Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

dimanche 14 octobre 2007

nécro-carburants,la secrétaire d'état à l'écologie,Nathalie Kosciusko Morizet,NKM, opposée à un moratoire de 5 ans

le "crime contre l'humanité" ne fait pas le poids façe à l'opportunité

et ça se prétend écologisssssssssssssste!

(merçi Fabrice Nicolino pour l'info)

Biocarburants - Un rapport bientôt remis à l'ONU demande un moratoire ( Publié le 11/10/2007 à : 17H 00 min )
Le 25 octobre prochain sera remis à l'ONU un rapport sur les biocarburants demandant un moratoire sur cinq ans pour "crime contre l'humanité".

"Ce genre de mots doit être utilisé avec prudence au risque de brouiller le message", a réagi hier au cours d'un entretien la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko Morizet.
Ce rapport demande un moratoire sur les biocarburants de première génération, dans l'attente de voir se développer ceux de seconde génération.
Nathalie Kosciusko Morizet indique qu'il y a effectivement "des questionnements très forts adressés en ce moment aux biocarburants." La hausse des prix des matières premières suscite en effet des interrogations : "C'est embêtant", constate la secrétaire d'Etat.
Elle précise que la France n'a pas encore tranchée cette question. "Ce sujet sera lancé, parmi d'autres, dans la consultation du public", explique-t-elle.
NKM : "La France a des atouts formidables à faire valoir en matière de biomasse"
"Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain", tempère la secrétaire d'Etat, "et, par confusion autour de ce qui concerne la biomasse, laisser passer des opportunités." Si la première génération de biocarburants est contestée, la seconde, voire la troisième, "offrent des perspectives", d'autant que "la France a des atouts formidables à faire valoir en matière de biomasse."
Vous aussi vous pouvez donner votre opinion sur http://www.legrenelle-environnement.fr/
Source : Millefeuille Presse / TV Agri
Auteur : Elise Moreau

NB:vous pouviez sensément donner votre opinion jusqu'au 14
pourtant le site ne marche pas?????????????

exit le principe de précaution

on se demandait comment les professionnels des nécro-carburants allaient pouvoir faire avec la charte de l'environnement:
vendre un produit qui pollue plus que le pétrole pourrait être considéré comme un dommage sur la population,non?

pas de problème:il suffit de changer la loi.

bien-sûr ils ne sont pas les seuls bénéfiaires du projet,
(les industriels(pas tous),les distributeurs et ceux qui les financent se frottent les mains)
mais je pense que ça tombe pile-poil pour eux.


Publié le 12/10 à 15:25
Commission Attali contre principe de précaution


La Commission Attali va demander à Nicolas Sarkozy de reconsidérer le "principe de précaution"

Selon un premier rapport d'étape publié vendredi dans "Le Figaro", les membres de la commission y voient un frein pour la croissance.
La demande de la commission Attali de supprimer le principe de précaution constitue, note "Le Figaro", "une pierre dans le jardin de Nathalie Kosciusko-Morizet", au moment où se prépare le Grenelle de l'environnement.
"La secrétaire d'État à l'Écologie avait en effet été le rapporteur de la charte de l'environnement. Elle s'était battue bec et ongles pour le principe de précaution, persuadée que celui-ci peut ... offrir un réel avantage concurrentiel aux industriels capables de se prémunir contre les désastres futurs. Le débat devrait donc repartir de plus belle", estime le quotidien.
Jacques Chirac avait fait inscrire en 2005 dans la Constitution la "charte de l'environnement" adoptée en 2004.
Charte dont l'article 5 stipule que
« lorsque la réalisation d'un dommage (...) pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution (...) à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ».

La commission Attali veut supprimer les lois interdisant la vente à perte
La commission présidée par Jacques Attali prône aussi plusieurs mesures libérales souhaitées par le président de la République. Elle souhaite ainsi supprimer les textes diminuant la marge de manoeuvre de la grande distribution, et préconise d'en finir avec les trois lois Galland, Royer et Raffarin qui encadrent les relations entre la grande distribution et les fournisseurs. Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était à Bercy, avait prôné la suppression de ces lois qui interdisent la vente à perte et les "marges arrières" (ristournes exigées par la grande distribution).Pour la commission Attali , il est temps de "restaurer la liberté tarifaire"en autorisant "la liberté des négociations commerciales" et en mettant fin à l'interdiction de revente à perte. Cependant, elle préconise des garde-fous pour éviter de pratiquer des prix "abusivement bas".
Logement : la commission réclame la diminution des délais d'expulsion
En matière de logement, la "Commission pour la libération de la croissance" propose de raccourcir les délais d'expulsion et de limiter le pouvoir d'appréciation des juges et des préfets. D'autre part, pour elle, plus question qu'un bailleur réclame à la fois une caution et un dépôt de garantie. Ce sera l'un ou l'autre, limité à un mois de loyer, d'après le rapport. Elle suggère également une vaste restructuration des 850 organismes de HLM dont le nombre serait réduit afin d'augmenter leur efficacité.La commission envisage aussi la création d'une dizaine d'"Ecopolis", des cités modèles, technologiques et éocologiques d'une taille de 50.000 habitants, créées de toute pièce qui n'utiliseraient que les technologies les plus innovantes et respectueuses de l'environnement en matière de construction et de communication.Ces "Ecopolis" ne seraient plus des villes-dortoirs mais constitueraient un laboratoire écologique et de la "mixité sociale", selon le rapport.
-> Pour en savoir plus :
Le site officiel de la Commission Attali
La charte de l'Environnement

et Sarko a signé la charte de Nicolas Hulot!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

conte pour les enfants et les grands

http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/BD_GABAS-3.pdf

si vous utilisez le diaporama,il faut régler le temps entre chaque page sur 10 secondes pour avoir une lecture confortable

vendredi 12 octobre 2007

j'ai fait ça,j'encourrage chacun à le faire.

Agrocarburants : alerte à Bruxelles !
Empêchons les industries automobile, pétrolière et biotechnologique d’inscrire les agrocarburants, comme priorité de la recherche et des subventions européennes, pour les 10 années qui viennent !
Ca vous prend 1 minute !Une adresse, 5 croix, un commentaire…voir en fin de message

Alerte lancée par l’Observatoire Européen de l’Industrie,(Corporate European Observer), membre affilié de la Fédération européenne des Amis de la Terre (FoEE)
Consultation publique à propos de l’Agenda Stratégique de la Recherche (SRA) sur les agrocarburants, élaboré par la très pro-industrie Plateforme Technologique Européenne des Agrocarburants (EBFTP)
Quelques infos :
Le choix de l’Union Européenne pour les agrocarburants a été largement poussé par les industries qui vont directement profiter de leur développement et de leur utilisation à grande échelle. Ces industries sont des poids lourds de la Plateforme Technologique Européenne des Agrocarburants (EBFTP), groupe consultatif, mis en place par la Commission européenne (Direction Générale Recherche) avec comme rôle clé de développer l’Agenda Stratégique de la Recherche (SRA) pour les agrocarburants, c’est à dire identifier les secteurs clés de la recherche pour les 10 années à venir.
Les membres de cette plateforme reconnaissent, eux-mêmes, que leur objectif majeur est de réaliser les principales propositions définies dans le rapport « Biocarburants dans l’Union Européenne, une vision pour 2030 et au-delà », rédigé par BIOFRAC, groupe qui a précédé la Plateforme Technologique. BIOFRAC était massivement dominé par les industries automobile, pétrolière et biotechnologique et son rapport de juin 2006 - qui reflétait clairement cette orientation pro-industrie - est maintenant devenu un document officiel de la Commission. L’objectif principal de cette « vision » est d’arriver à ce que 25% des carburants automobiles soient fournis, d’ici 2030, par des agrocarburants. Qui plus est, le rapport faisait lourdement la promotion des agrocarburants de seconde génération et recommandait la mise en place de la plateforme technologique sur les agrocarburants.
La plateforme (EBFTP) fut créée en juin 2006 et malgré de grands discours sur une ouverture à tous, dès le début le choix des membres fut une supercherie. Pour commencer, les membres du comité directeur furent sélectionnés par le président de BIOFRAC (Anders Roj de Volvo) et les 2 vice-présidents (Olivier Appert de l’Institut Français du Pétrole et le PDG d’Abengoa, Javier Salgado), en consultation avec la Commission. Le comité directeur qui en résulte, est totalement dominé par les industries et les centres de recherches qui ont des liens étroits avec l’industrie. Il est présidé par Luis Cabra de la compagnie pétrolière Repsol YPF et il n’y a pas une seule organisation de la société civile représentée. Les 5 groupes de travail sont aussi très largement dominés par des représentants de l’industrie et des centres de recherches. Plus de 300 personnes ont demandé à participer aux groupes de travail. Pourtant, avec un maximum de 25 personnes par groupe de travail, plus de la moitié des candidatures furent rejetées. Finalement, on ne retrouve que 2 représentants d’ONG sur les 125 membres des groupes de travail. Le secrétariat a refusé de donner la liste initiale des 300 candidats et l’Observatoire Européen de l’Industrie attend toujours les détails qu’on lui a promis, sur l’historique de ce choix.
Pour résumer : la Commission s’est assurée que les mêmes compagnies qui avaient rédigé la « Vision de l’Union européenne pour les agrocarburants » par l’intermédiaire de BIOFRAC puissent maintenant réaliser ses recommandations et définir l’agenda des recherches et du développement des agrocarburants. Ce sont en plus des compagnies qui ont des intérêts commerciaux directs dans le développement des agrocarburants dans l’Union européenne.
L’Agenda Stratégique de la Recherche (et le Document Stratégique de Déploiement) est en train d’être rédigé par l’EBFTP et a été consulté par les parties prenantes inscrites. Depuis le 26 septembre, il est ouvert à la consultation publique. Bien que la section de consultation du site de l’EBFTP (voir http://www.biofuelstp.eu/) ne précise pas quand la consultation publique se termine, d’autres sections du site précisent que cette consultation est ouverte jusqu’au 26 octobre. Une période aussi courte est en contradiction avec les lignes directrices de la Commission pour les processus de consultation qui exigent un minimum de 6 semaines. Début novembre, le comité directeur approuvera le rapport final qui sera rendu public à Bruxelles le 31 janvier.
Que pouvons-nous faire ?
Il nous faut nous opposer à ce processus.
Le contenu de l’Agenda Stratégique de la Recherche va fortement déterminer où les fonds européens vont aller dans les années qui viennent et aider les industries pétrolière, biotechnologique et autres, à continuer leurs coûteuses recherches dans les techniques de manipulations génétiques et autres développements nuisibles.
Mais lutter contre ce processus, c’est aussi lutter contre les objectifs de l’Union européenne. En effet, une fois que l’argent sera parti vers l’industrie pour la recherche et que l’Union européenne aura décidé que les agrocarburants de seconde génération sont pour une ou plusieurs raisons, une priorité, il sera alors difficile de stopper ce processus.
On retrouve des plateformes technologiques dans d’autres domaines que les agrocarburants.
Le schéma général consiste à laisser les industriels décider de ce que les priorités de la recherche devraient être pour l’UE et ensuite de leur fournir les moyens financiers et la commercialisation des centres de recherches. Le but est d’aider à ce que des priorités identifiées par les industriels soient rapidement réalisées et commercialisées pour rendre ainsi l’UE plus compétitive.
Ce serait super si de nombreux groupes réagissaient à cette consultation et rejetaient le contenu de l’Agenda Statégique de la Recherche proposé par l’industrie. Nous pourrions réutiliser une partie des réponses pour la consultation sur la directive agrocarburants.
Tout le processus est biaisé à de nombreux niveaux et pas seulement à cause du contenu de l’Agenda mais aussi à cause de la composition de la Plateforme et du concept même de commercialisation de la recherche publique.
Il nous reste peu de temps et les consultations seront probablement closes, fin octobre. Vous pouvez télécharger le projet d’Agenda Stratégique de la Recherche et son Document Stratégique de Déploiement à l’adresse suivante : http://www.biofuelstp.eu/consultation.html

Si vous ne voulez pas lire les 60 pages de baratin, allez directement sur la page réponse :

http://www.biofuelstp.eu/forms/stakeh/consult_response.html

On vous demande votre nom. Vous faites partie de la « civil society ». Vous pouvez refuser de voir votre email publié.
Ensuite, tout à fait en bas, vous cliquez systématiquement le 1 et ensuite dans « other issue » (autre but ), vous inscrivez par exemple « making money », (faire de l’argent) ; « increasing corporate power », (augmenter le pouvoir des multinationales) ; « greenwashing » (lavage vert) ; « smoke screen », (écran de fumée) …
Dans la dernière case, vous pouvez laisser comme commentaire : « outrageous proceeding ! », (procédure scandaleuse ! ) ; « a mokery of democracy » (une pantalonnade démocratique ) ; « since when is English the only language in the EU ? » (depuis quand l’anglais est la seule langue de l’Union européenne ? ) ; etc…
Vous pouvez bien sûr développer vos arguments et n’hésitez pas à le faire en français. Vous trouverez des idées d’arguments dans les articles suivants :
www.amisdelaterre.org/Ethanol-de-mais-speculation-et.html
www.amisdelaterre.org/Ethanol-l-energie-du-desespoir-ou.html
www.amisdelaterre.org/Une-usine-d-ethanol-a-base-de-mais.html http://www.amisdelaterre.org/OGM-biocarburants-et-euralis.html

Ensuite, diffusez, diffusez, diffusez !

Amitiés terrestres et landaises
C. Berdot

mais ,en fait la FNSEA avait des informations que les autre n'avaient pas

la négociation s'est faite en sous main.
la FNSEA qui fait un geste:c'est bon pour son image au moment où Bové fait pression:
"il marche pour rien"

mais ce que SAVAIT la FNSEA avant de faire sa proposition:

Evenement. Les mesures qui vont faire pschitt, Liberation, 11/10/07

Hier, Liberation s’est procure le document de travail du ministere de l’Ecologie, du Developpement et de l’Amenagement durable. Les negociations finales - qui se derouleront les 24 et 25 octobre - devraient deboucher sur des mesures fortes (plan thermique de grande ampleur dans le batiment, rupture dans la politique des transports, structuration de la filiere bio, retrait des substances dangereuses a negocier ...). Pas assez consensuelles, trop contraignantes ou impopulaires, d’autres, en revanche, ne feront pas partie du bouquet final :
- L’abaissement de la vitesse sur les autoroutes de 130 a 120 km/h. La mesure enerve des deputes en vue des municipales.
- L’eco-pastille avec bonus-malus sera « discutee», mais elle peut sauter tout comme la taxe carbone, jugee complexe a mettre en place et repoussee aux calendes grecques... « Elle n’est plus defendue au niveau de l’executif», analyse un expert.
- Le gel des cultures des OGM avant l’elaboration d’une loi.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/283945.FR.php>

c'est facile de jouer quand on a des cartes dans la manche!

information étonnante pour qui connait le probème

La FNSEA prete a accepter un gel provisoire des semences OGM, AFP, 11/10/07

Paris (AFP) - 22h02 - La FNSEA, principal syndicat agricole, s'est declaree prete a accepter un gel "provisoire" de la commercialisation des semences OGM jusqu'au vote d'une loi, un revirement de sa position a deux semaines de la table ronde du "Grenelle de l'environnement".
"Je suis pret (a accepter) le principe d'un gel des OGM jusqu'au vote d'une loi permettant de clarifier leur statut et les conditions de leur exploitation en France", a indique Jean-Michel Lemetayer, le president de la FNSEA, cite sur le site internet de la Tribune.
Contactee par l'AFP, la FNSEA a confirme ces propos, precisant toutefois que le syndicat n'accepterait ce gel "qu'a condition que le texte prenne effet avant les prochains semis du printemps".
La FNSEA etait jusqu'a present radicalement opposee a cette idee de gel. Elle avait menace de se retirer definitivement du "Grenelle de l'environnement", a la suite d'informations de presse parues dans Le Monde fin septembre et evoquant un projet de gel.
Le debat sur les organismes genetiquement modifies, qui divise les Francais depuis dix ans, est un des principaux themes du "Grenelle de l'environnement" qui se tiendra entre le 24 et le 26 octobre. Cependant, un consensus s'est dessine sur le principe d'une nouvelle loi et la creation d'une Haute autorite.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo promet une loi "avant la fin de l'annee" et meme "le plus rapidement possible". Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier souhaite egalement l'adoption d'une loi "le plus rapidement possible".
Mais pour le moment, aucune date n'est encore fixee.
Le gouvernement souligne toutefois qu'il faut que la legislation francaise soit en "coherence avec les partenaires europeens" de la France. La Commission europeenne avait reaffirme fin septembre que la legislation europeenne n'autorisait pas un Etat ou une region a "geler" la culture d'organismes genetiquement modifies, comme la possibilite en est evoquee en France.
L'annonce de la FNSEA est a relativiser, puisque les 22.000 hectares de mais OGM sont deja recoltes et les prochains semis n'auront lieu qu'au printemps. "Mais c'est symbolique et fort. Cela a beaucoup d'importance pour le consommateur", a commente a l'AFP Marie-Christine Blandin, senatrice verte du Nord, et co-presidente du groupe de travail sur la biodiversite, du Grenelle de l'environnement.
Pour Lylian Le Goff, representant de la Federation France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations) a l'intergroupe de travail sur les OGM, "c'est une nouvelle considerable".
"C'est exactement ce qu'on demandait", s'est-il felicite. "Cependant, (la FNSEA ) met la pression sur le gouvernement pour que la loi soit la plus permissive possible: ils esperent ainsi pouvoir continuer en toute quietude alors que nous souhaitons un moratoire technique de fait, sans recourir necessairement a ce terme".
"Le plus important est que cette loi soit debattue a la prochaine session parlementaire, le gouvernement doit l'inscrire", a-t-il insiste.
L'association Greenpeance a salue la decision de la FNSEA, qui montre que le syndicat "est a l'ecoute de sa base et de la societe", selon Yannick Jadot, le porte-parole de Greenpeace France et de l'Alliance pour la planete (80 associations).
"Maintenant, s'il s'agit de traduire une loi a minima qui permette des semis (d'OGM) des mars, alors nous ne sommes pas d'accord. Notre revendication forte est que le droit de produire et de consommer sans OGM soit inscrit dans la future loi", a-t-il ajoute.<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-La_FNSEA__prete_a_accepter_un_gel_provisoire_des_semences_OGM.htm?idrub=14&xml=071011220215.dwg0sa2a.xml>

marche anti OGM

Je m'apperçois que j'ai parlé de Janadesh 2007 mais que je n'ai pas parlé de la marche des faucheurs en France.
leur blog:
http://marche.chartres-paris.ouvaton.org/

c'est mal relayé mais au cours de cette marche les discussions vont tourner aussi autour des autres problèmes environnementaux et sociaux.

peut-être,un jour auront-nous un Janadesh français,
ou mieux un Janadesh mondial

je n'aime pas le mot décroissance,mais les bases d'un AUTRE CHOIX apparaissent peu à peu

Notre survie passe-t-elle par la decroissance ? «Il faut un choc salutaire», Liberation, 08/10/07
Pascal Canfin (Alternatives Economiques) et Laure Noualhat

Tous les lundis, un expert decrypte une question d’actualite. Aujourd’hui, Serge Latouche.
Alors que les adeptes de la decroissance participaient samedi a Lyon a un contre-Grenelle de l’environnement, Serge Latouche explique pourquoi la societe de croissance a atteint ses limites.
A la place du ministre de l’Ecologie, quelles politiques mettriez-vous en place ?
Le role de l’intellectuel n’est pas de definir des politiques, mais de lancer des idees. Ce qui frappe dans les debats du Grenelle, c’est que le diagnostic de l’impasse dans laquelle nous sommes est partage. Mais on n’analyse pas pourquoi nous allons droit dans le mur. Ce n’est pas la croissance le probleme en soi - on ne peut pas etre contre la croissance de la qualite de l’air, de l’eau, des espaces verts, de la facilite des transports… - mais le fait que nous vivons dans une societe qui a pour seul objectif la croissance pour la croissance. Il faut decoloniser l’imaginaire, pas seulement trouver des mesurettes pour faire en sorte de prolonger la croissance.
S’il en sortait un moratoire sur les autoroutes et les OGM ou un controle des publicites, le Grenelle serait-il un succes ?
Absolument. J’ai lu la plate-forme de coordination des ONG, et je m’y retrouve. Mais je doute que ce programme soit accepte. Comment peut-il etre compatible avec la volonte de realiser un taux de croissance de 3 % par an ? Il y a une vraie contradiction entre, par exemple, le moratoire sur les autoroutes et les projets europeens - de grosses infrastructures de transport : autoroutes, tunnels, TGV…
Vous evoquez la decolonisation de l’imaginaire… Comment se depollue-t-on la tete ?
Ce n’est pas en disant aux gens «travaillez plus pour gagner plus» mais plutot «travaillez moins pour vivre mieux». Il faut ralentir le rythme, la production, la consommation et prendre le temps. De vivre. C’est delirant de proposer a des gens stresses, malades de leur travail, de faire toujours plus. La decolonisation de l’imaginaire consiste a changer les fondamentaux sur lesquels repose notre societe de croissance. A bousculer ce qui prend racine dans la grande mutation qu’a connue l’Occident entre le XVIe et le XVIIIe siecle et que certains appellent la mise sur orbite du mode de production capitaliste.
Comment construire un consensus social democratique pour aller vers une societe de decroissance ?
Le consensus ne va pas tomber du ciel, nous sommes toxico-dependants de la croissance et de la societe de consommation. Or, dans une dependance, il y a deux acteurs : les drogueurs et les drogués. Les premiers sont les plus gros pollueurs de la planete : Monsanto, Novartis, Total, Areva, Nestle, etc. Et les drogués, ce sont nous. Nous sommes plus enclins a frequenter notre dealer pour avoir notre dose quotidienne plutot que d’entreprendre une cure de desintoxication. Avec la crise ecologique, il y a urgence. Il ne faut pas changer uniquement a cause de l’urgence, mais comprendre que nous vivrions mieux autrement. Deja, dans les annees 70, des theoriciens tels Ivan Illitch ou Andre Gorz nous y invitaient. Ils ont preche dans le desert mais ils avaient raison. Leur message etait inaudible car la catastrophe semblait si lointaine…
La croissance verte serait-elle la drogue de substitution pour la desintoxication ?
On ne peut pas atterrir en douceur. Il faut un choc salutaire. Le coup de l’autre croissance, on nous l’a deja fait. Depuis les debuts de l’ere industrielle, ca a pris toutes sortes de formes : l’opposition croissance-developpement, un autre developpement, une autre croissance. En 1972, le president de la Commission europeenne disait «il faut entrer dans une croissance negative». Le college des commissaires s’est accorde sur une «autre» croissance. C’etait il y a trente ans.
C’est une therapie de choc, une desintoxication sans produit de substitution. Pas tres mobilisateur…
L’objectif est un changement radical : la remise en question de la base imaginaire de l’Occident qui consiste a croire que l’homme est maitre et dominateur de la nature. Ce que les Grecs appelaient lubris , la demesure, est incorpore dans notre systeme. Pour passer de la societe actuelle a une democratie ecologique, une societe autonome, eco-compatible, soutenable, on doit imaginer des transitions. Mais il ne s’agit pas de rendre compatible ce qui ne l’est pas, comme le fait le Grenelle, a savoir le developpement et la survie de la biosphere.
- Vous pouvez aussi ecouter (et podcaster) l'emission avec Serge Latouche sur Libelabo.fr
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/283173.FR.php>
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jeudi 11 octobre 2007

parmi les signes positifs:des collectivités s'y mettent...au Quebec

Les feuilles… pas mortes pour rien !, L’Express, Canada, 04/10/07

L’automne venu, apres avoir offert des coloris magnifiques, les arbres perdent leurs parures. Certains croient que ces feuilles mortes ne sont bonnes que pour la poubelle. Pas du tout !
En plus d’etre un ingredient essentiel pour le compost et de pouvoir etre laissees directement sur la pelouse une fois broyees avec la tondeuse, les feuilles mortes sont ideales comme protection hivernale pour les arbres et les arbustes. Pour ce faire, il suffit d’epandre une couche de cinq centimetres d’epaisseur au pied de ceux-ci. De plus, lorsqu'elles sont hachees a l'aide d'une tondeuse, les feuilles mortes peuvent etre deposees sur les plantations de bulbes et les vivaces des plates-bandes.
Il est aussi possible de creer un manteau de jute en y emprisonnant des feuilles mortes et d'entourer la base des plantes grimpantes (sur une hauteur de 60 a 80 cm) ainsi que les arbustes jeunes ou fragiles situes dans des endroits venteux, et ou la neige ne s'accumule pas suffisamment pour les isoler de l'air ambiant.
Il est cependant tres important de ne pas se servir de feuilles provenant d’arbres fruitiers et de rosiers, car ces vegetaux sont souvent atteints de maladies qui se transmettent par le feuillage. De meme, il ne faut pas utiliser de feuilles presentant des taches, des toiles, du duvet, des trous, des galles, des verrues ou d’autres anomalies suspectes.
Par ailleurs, rappelons que l’Ecocentre de la MRC de Drummond accepte les residus verts, dont les feuilles mortes. Accessible gratuitement a tous les residants de la MRC de Drummond, l’Ecocentre est situe au 5620, rue Saint-Roch Sud, a Drummondville, sur les terrains adjacents au centre de tri de Recuperaction Centre-du-Quebec.
<http://www.journalexpress.ca/article-145013-Les-feuilles-pas-mortes-pour-rien.html>

14 pesticides différents rien que pour les fraises

Des residus de pesticides toxiques dans les fruits des eurodeputes !, MDRGF, 10/10/07

Mercredi 10 octobre a 10h30 au Parlement Europeen, le reseau PAN-Europe (dont le MDRGF est un des administrateurs) et l'ONG Milieudefensie (Pays-Bas) ont presente les resultats des analyses de residus de pesticides contenus dans des fruits achetes dans une boutique du Parlement Europeen a Bruxelles. Des resultats etonnants !
Comme nous l’annoncions dans notre communique du 9 octobre, les resultats des analyses en residus de pesticides contenus dans des fruits achetes dans une des boutiques du Parlement Europeen ont ete reveles lors de cette conference de presse. Des resultats qui doivent inciter au changement.
L’enquete et les fruits cibles.
En juillet 07, des representants de nos ONG ont achete au sein du parlement europeen 8 fruits differents (fraises, abricots, oranges, pommes, poires et 3 sortes de raisins). Ces fruits ont ete analyses pour evaluer leur teneur en residus de pesticides. La plupart des echantillons testes provenaient de l’UE : fraises belges, oranges espagnoles, 2 types de raisin d’Italie, pommes et poires françaises. L’une des grappes de raisin venait d’Egypte. Pas d’origine indiquee pour les abricots.
Resultats :Tous les fruits contamines !
28 residus de pesticides differents
ont ete retrouves dans les echantillons, avec
en moyenne 5 residus differents par fruit,
tous les echantillons etant contamines.
Fait remarquable : 14 pesticides differents rien que pour les fraises !
Parmi ces pesticides, on a retrouve 10 cancerigenes connus, 3 neurotoxiques, 3 toxiques pour le developpement ou le systeme reproducteur et 8 perturbateurs endocriniens suspectes. 2 de ces polluants ont ete classes comme « hautement dangereux » par l’OMS.
Abricots, raisins et orange contenaient des residus au dela de la Limite Maximale en Residus (LMR) – seuil legal a ne pas depasser : dont des perturbateurs endocriniens pour les abricots, un cancerigene pour le raisin ainsi que pour les oranges etc.
Ces analyses corroborent les enquetes annuelles menees au niveau de l’UE faisant etat en 2006 de plus de 324 pesticides differents retrouves dans les 60450 echantillons testes. Avec plus de 40% des echantillons contamines par des pesticides et 3% au-dessus des LMR. Pour la France ce sont 48% des aliments qui contiennent des pesticides dont 5% qui depassent les LMR.
Les futures legislations « La presence de pesticides dans les aliments, parfois a des niveaux importants, est la consequence directe de la politique agricole europeenne menee depuis plus de 50 ans. Chaque annee, plus de 200 000 tonnes de pesticides sont epandus en Europe dont 1/3 en France ! Nombre de pesticides sont dangereux pour la sante et l’environnement. Alors que la question des pesticides occupe le devant de la scene en France, nous pensons qu’il est temps de prendre les mesures qui s’imposent pour une plus grande protection de la sante et de l’environnement. Comment ? En interdisant les pesticides preoccupants et instaurant un programme de reduction des pesticides de 50% en 10 ans. Lors du vote en pleniere en Octobre sur les legislations pesticides, le parlement europeen a une occasion unique de prouver qu’il agit pour la protection de ces concitoyens. En France, le Grenelle de l’environnement devra imperativement deboucher sur l'adoption d'un plan de reduction de 50% de l'usage des pesticides dans les 10 prochaines annees . Il ne faudra pas manquer ces rendez-vous. Nous saurons y etre attentifs. », declare François Veillerette, Administrateur de PAN-Europe et President du MDRGF.
<http://www.mdrgf.org/news/news0711010_Pesticides_analyses_parlement.html>

mercredi 10 octobre 2007

trouvé:le chant des partisans de la guerre économique

http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Les-nouveaux-partisans.htm

aujourd'hui,on nous a dit que presque tous les fleuves français sont pollués aux PCB.exemple de dépollution par gérard colomb,maire PS de Lyon

écologie et monde de l'argent :chassez le naturel,il revient au galop

Les banques savent faire la difference entre carbone et charbon, BE Etats-Unis n°94, 08/10/07

L'ONG Rainforest Action Network lance une campagne contre les deux des principales banques americaines Citi (anciennement Citigroup) et Bank of America, les accusant d'investir lourdement sur la filiere charbonniere, responsable du tiers des emissions de CO2 des Etats-Unis.
Les deux banques, recemment saluees (notamment par le Carbon Disclosure Project) pour leurs efforts de reduction de leur propre empreinte carbone et leurs actions de financement des projets de lutte contre le changement climatique, investiraient massivement dans l'industrie charbonniere. Elles seraient les acteurs majeurs des investissements dans les 151 projets de centrales electriques au charbon, actuellement en cours de developpement aux Etats-Unis. Seuls 34 de ces projets s'appuient sur la technologie IGCC (gazeification a cycle combine) et aucun ne prevoit de capture et de sequestration des emissions de gaz a a effet de serre. De plus, certaines des compagnies clientes des banques sont fortement critiquees pour leurs pratiques minieres destructives, comme le Mountain Top Removal dans les Appalaches….
... Lire la suite de cet article sur le web a l'url :
<http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51339.htm>
Sources : - <http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=39502>
- <http://ran.org/presskit/>
- "Banks, Climate Change & the New Coal Rush", Rainforest Action Network: <http://ran.org/fileadmin/materials/comms/special/gf_briefing.pdf

mardi 9 octobre 2007

le "réchauffement climatique":une marque déposée du grand capital

par Dominique Guillet

voir la date!
l'analyse est impressionnante.

http://www.liberterre.fr/gaiasophia/agriculture/agro-industrie/index.html

la résistance humaniste contre l'argent:un espoir POSSIBLE.

J'organise ma résistance,à ma façon

Pour Quid,quand tu dis que mes positions m'isolent,
c'est vrai et faux.
parfois en lisant certaines autres positions j'ai l'impression de me regarder dans un mirroir.
je n'ai rien à retirer à ce qui suit.
peut-être que formulé par un autre,tu comprendras mieux.
encore un à qui on ne demande pas son opinion mais qui la donne,
qui agit dans son coin mais qui sait que la solution passe par une autre organisation mondiale.


"Il est illusoire de penser qu’on va resoudre la crise ecologique sans changer de systeme economique", par Gilles Clement, Telerama, Le Monde Bouge, 07/10/07
Rudy Waks

Il ne veut pas d’un Grenelle de l’environnement mais une revolution ! Pour le jardinier ecrivain, ce n’est pas en bricolant des reformes que l’on sauvera la planete.
Ne lui dites surtout pas qu’il est courageux. Gilles Clement vous replique qu’il est « juste un artiste, libre de donner son opinion » . Son opinion, il l’a dite haut et fort le 7 mai dernier, au lendemain de l’election de Nicolas Sarkozy : ce jour-la, le jardinier-poete-voyageur, createur du parc Andre-Citroen ou du jardin du musee du Quai Branly, annoncait qu’il rompait tous ses contrats avec l’Etat. Motif : denoncer « un projet de societe qui nous engage tous dans la destruction de la planete ». Sacrement radical dans un paysage francais plutot assoupi… Cinq mois plus tard, en plein Grenelle de l’environnement, vaste negociation initiee par les associations ecologiques et orchestree par le gouvernement, Gilles Clement persiste et signe.Aujourd’hui, ou en etes-vous ?Les agissements du gouvernement n’ont fait que renforcer ma position. Nous sommes face a un projet ultraliberal qui favorise la sante des entreprises plutot que la sante humaine, mene par un president ouvertement fascine par le modele americain. Le modele meme qui menace le plus la vie, la diversite, la societe, la democratie sur la planete. Nous savons tres bien ou cela nous mene, ce serait de la mauvaise foi de pretendre le contraire : il suffit de voir comment les Americains vivent, comment on les precarise tout en laissant entendre qu’il n’y a pas de chomage. Nicolas Sarkozy a clairement porte ce message devant les Francais, qui l’ont entendu et se sont prononces en sa faveur. Ainsi va la democratie. Mais, en ce qui me concerne, je ne veux plus cautionner ce systeme, qui devaste notre planete et detruit des populations entieres. Et je considere qu’agir avec le gouvernement, de maniere directe ou indirecte, c’est de la collaboration. Alors j’organise ma resistance, A ma facon.
Vous y allez fort ! Je reprends les mots de la guerre car j’estime que la situation est aussi grave. Voire plus, dans la mesure ou le desastre ecologique et social atteint aujourd’hui des dimensions planetaires, alors que la derniere guerre mondiale, elle, est restee localisee. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas d’une position de resistance a Nicolas Sarkozy lui-meme, mais a ce capitalisme financier qui nous broie peu a peu. Et qui pollue l’eau, detruit la diversite et la vie. Je pense par exemple a cette invention monstrueuse qu’est la mise en Bourse du droit a polluer. Et qui permet a une entreprise, quand elle a trop pollue, d’acheter a une autre entreprise, moins polluante, un droit a polluer. L’an dernier, comme l’hiver a ete doux, les industries emettrices de CO2 ont beaucoup moins consomme d’energie. Elles ont moins pollue, et ont donc moins achete de droits a polluer, si bien que les actions en Bourse ont chute et que les actionnaires sont mecontents. Conclusion : pour gagner de l’argent, il faut polluer ! Je trouve gravissime que notre societe ait pu en arriver la.
Vous ne croyez pas au Grenelle de l’environnement ? Cela fait partie de la grande tricherie. Nicolas Sarkozy va parvenir a faire exactement ce qu’il veut, en ayant obtenu l’assentiment des ONG et des syndicats, auxquels il aura promis beaucoup de choses… qu’il ne tiendra pas. Je ne pense pas qu’il s’agisse de sa part d’une prise de position en toute conscience. Pas question pour lui de revenir sur notre mode de vie, d’abandonner notre logique boursiere, nos 4x4 et notre egoisme. Or il est illusoire de penser qu’on va resoudre cette crise ecologique sans changer de systeme economique. Le capitalisme financier est fondamentalement destructeur. Et il n’a meme pas besoin de la democratie pour exister, la Chine en fait la preuve ! Tant qu’on n’aura pas change ces fondamentaux, on n’avancera pas. Tout le reste sera de la poudre aux yeux, avec quelques resultats, habiles et ultra mediatises. De petites concessions, comme diminuer la vitesse de circulation des voitures ou faire couler moins d’eau sous la douche. Bref, un ecologisme mondain qui permet de cautionner le systeme. Et qui refuse de debattre des vraies questions, comme l’amenagement du territoire, la remise en question de la voiture et des systemes de circulation. Le symbole le plus frappant, ce sont les biocarburants, presentes comme une solution, alors qu’il s’agit d’une aberration ecologique. Leur culture exige d’immenses surfaces qui viennent en destruction absolue de la diversite. Il faut les engraisser avec des tonnes de pesticides et d’eau. Et, au final, ils polluent a peine moins que les carburants traditionnels. En realite, ils n’ont pour but que de maintenir l’activite de quelques lobbies, automobiles en particulier.
Ne sous-estimez-vous pas les ONG, les syndicats et l’opinion publique aussi, dont la sensibilite environnementale est de plus en plus aigue ? Quelque chose va forcement sortir de ce Grenelle, il y va de la credibilite de ce gouvernement. Mais cela se serait fait dans tous les cas ! Toutes les mesures dont on parle aujourd’hui auraient ete adoptees, tot ou tard, sous la pression de l’Europe. Au mieux, nous allons rattraper notre retard sur nos voisins europeens.
C’est un premier pas, non ? Certes, mais je regrette qu’on y aille comme ca, par petits bouts. Alors qu’il y a de quoi construire une vraie politique, avec un projet economique coherent, sur l’environnement et la societe. Or personne n’en parle, a l’exception des Verts et, dans une moindre mesure, de Jose Bove. Peut-etre est-ce trop tot dans l’histoire de la France ? Le probleme est que ca risque d’etre trop tard pour la planete.
C’est plutot inedit d’entendre un paysagiste prendre des positions politiques ? Depuis trente ans, on me dit : « C’est bien ce que vous faites, ces beaux jardins… » Mais, pour moi, etre jardinier a toujours eu une dimension politique, meme si c’est la premiere fois que je l’affirme aussi nettement. Il faut en revenir a l’etymologie du mot « jardin », qui vient de « Garten », autrement dit un enclos dans lequel on protege le meilleur. Le meilleur des plantes. Le meilleur de l’espace, de la lumiere, de l’art de vivre. Le meilleur de la pensee : c’est un lieu de meditation, de discussion. Ce « meilleur » a ete protege, valorise, scenographie a travers les siecles de facons extremement variees. A un moment donne, on a estime qu’il fallait mettre en valeur l’eau : c’est le cas des jardins hispano-mauresques, depuis la Perse jusqu’a Grenade au XVe siecle. Mais il y a aussi le jardin classique, au XVIIIe siecle, qui met en scene l’horizon et ou il est question de domination, de maitrise totale de l’environnement. Ou le jardin romantique, au XIXe siecle, qui magnifie la nature en l’idealisant et l’encadre comme un tableau. Aujourd’hui, quel est notre « meilleur » ? La diversite et la vie, dans sa fragilite. Nous voila brutalement conscients de la finitude ecologique de la planete. C’est donc ca, le jardin : proteger la vie, l’exploiter – car on y est obliges –, mais sans la detruire. C’etait tout le message du « jardin planetaire », que j’ai expose a la Villette en 1999.
Vous avez recemment imagine un « jardin politique », un jardin d’orties. Qu’entendez-vous par la ? Je l’ai concu dans un contexte particulier, juste apres les elections, en juin 2007, dans le cadre d’une biennale artistique consacree a la « sagesse du jardinier », a Melle, dans les Deux-Sevres. Une ville tres etrange, dirigee pendant des annees par un maire remarquable qui a plante un arboretum unique en France : des rues, une ancienne voie ferree ont ete transformees en promenades et truffees d’arbres rares. J’ai decide d’y faire un jardin a double thematique. Un jardin d’eau d’une part, ou l’eau est purifiee par les plantes, pour pointer que partout en France, mais specialement dans les Deux-Sevres et en Bretagne, l’eau est totalement polluee par les traitements agricoles, industriels et domestiques. Et un jardin d’orties egalement, ou l’on fabrique du purin d’orties, un soin curatif pour les plantes, que l’on distribue gratuitement tous les vendredis. Ce qui est totalement illegal. Car nous sommes sous le coup d’une loi inique, selon laquelle il est interdit d’utiliser des produits « non homologues », autrement dit tous ceux qui se vendent sous l’appellation « bio » ou sur les petits marches. A moins d’une autorisation, qu’il faut payer 25 000 euros, ce que ne peuvent pas faire les artisans. Si on passe outre, si on commercialise le purin d’orties ou qu’on publie des livres sur le sujet – comme l’editeur Bernard Bertrand –, on risque 25 000 euros d’amende et deux ans de prison (1) ! C’est encore un exemple de cette politique francaise qui vise a favoriser les grands lobbies et a interdire le petit artisanat, sur un marche du bio de plus en plus convoite par les grandes firmes.
D’ou vient cette radicalite ? La nature et le jardinage m’ont appris a observer. A constater, par exemple, que les insectes constituent un maillon-cle dans la chaine du vivant. Et que tuer un insecte revient a tuer le jardinier aussi. Cela a meme failli m’arriver en traitant un rosier ! J’etais adolescent, et mon pere m’avait demande de pulveriser un insecticide contre les pucerons : une poudre KB. L’engin m’a explose a la figure comme un bazooka, la poudre est rentree dans la blessure et je suis reste dans le coma pendant vingt-quatre heures. Je n’ai plus cesse de me questionner depuis : qu’est-ce donc que ce jardinage-la, sinon une pratique qui sert a faire prosperer une industrie qui n’a rien a voir avec la nature ? On en a chaque jour de nouvelles preuves, comme avec la disparition progressive des abeilles, fragilisees par l’accumulation des produits de traitement, une catastrophe majeure. Mais on refuse encore d’en mesurer la gravite, notamment parce que la France est un des plus gros consommateurs d’insecticides, et que les lobbies ne veulent pas lacher prise.
Dans vos jardins, l’esthetique passe apres le politique ? La recherche purement esthetisante peut etre interessante. Mais cela reste de l’ornementation. Pour moi, un jardin doit d’abord repondre a une preoccupation de l’epoque, illustrer une position de l’homme face a la nature. J’avais d’ailleurs sous-titre mon exposition de la Villette, consacree au jardin planetaire : « projet politique d’ecologie humaniste ». Une maniere de dire que nous sommes tous embarques sur un meme equipage, que nous sommes tous lies – micro-organismes, insectes, oiseaux, etres humains… Et qu’en tant que passagers de la Terre nous sommes obliges d’en devenir les jardiniers. Nous n’avons plus d’autre choix pour nous maintenir en vie que de penser a l’eau potable, a la maniere d’obtenir de l’energie, a la facon de nous nourrir.
Jardiner, c’est une ethique ? Est jardinier tout etre qui prend soin de la vie car il en est tributaire. Quelqu’un qui n’a jamais mis les mains dans la terre peut s’averer un excellent jardinier planetaire parce qu’il aura tout fait pour proteger la vie, sa diversite et l’equilibre entre les societes. Je pense par exemple a Jaime Lerner, urbaniste et maire de Curitiba, au Bresil, une ville passee de 300 000 a 2,3 millions d’habitants en trente ans. Il n’est bien entendu pas jardinier au sens ou on l’entend habituellement ! Mais il a imagine une ville qui s’etend en faisant le moins de degats possible, avec des transports en commun quasi gratuits, des circulations en voiture malcommodes, des panneaux de signalisation aux couleurs simples pour que les gens se reperent meme s’ils ne savent pas lire… A Curitiba, le tri des dechets se fait sur la base du troc vert : tous les quinze jours, les gens rapportent les produits recyclables qu’ils ont stockes et on leur donne, en poids equivalent, des fruits et legumes du marche, invendus mais frais. Je pourrais aussi parler des faroles del saber, ces petites bibliotheques gratuites en forme de phare qu’il a fait installer en face de chaque ecole. Des piá, ces maisons ou l’on enseigne aux enfants des favelas comment jardiner, recycler, faire du pain, fabriquer des objets a partir de materiaux recyclables... Bref, Lerner gere sa ville comme un jardin, en pensant aux humains et a tout le reste. Ca vous rend optimiste ? Cette experience est bien la preuve que c’est possible dans une grande ville et, qui plus est, dans un pays emergent. Des signes encourageants, il y en a beaucoup en France aussi, a l’echelon individuel ou a celui de ces micro-societes que sont les associations. Le probleme est que ces energies sont satellisees, manquent d’argent et ne constituent pas un veritable levier… Peut-etre le sursaut viendra-t-il alors des jeunes generations ? C’est ce que je me dis parfois quand j’observe mes etudiants de l’Ecole du paysage. Encore faudrait-il leur offrir la formation dont ils ont vraiment besoin aujourd’hui. Comment agir sur les ecosystemes si on ne les connait pas ? C’est bien d’enseigner la philosophie du paysage, mais il faudrait surtout multiplier les cours fondamentaux de botanique, apprendre les bases du vivant, des plantes, des insectes, des oiseaux ! Au moment ou les chercheurs americains brevettent a tous crins (genes, fragments de plantes, vegetaux transgeniques ou classiques…), transformant ainsi le vivant en marchandise, en France on supprime les postes de botanistes et la recherche fondamentale s’etiole. On a fait des pas de geant dans la prise de conscience du rechauffement climatique. Quand prendrons-nous enfin conscience de l’urgence a preserver le vivant ?
Propos recueillis par Weronika Zarachowicz
(1) A la suite d’une forte mobilisation, un amendement vote en decembre 2006 a autorise a nouveau l’usage du purin d’orties. Mais, en octobre 2007, le decret d’application n’est toujours pas passe… laissant les utilisateurs du purin dans l’illegalite.
<http://www.telerama.fr/monde/20411-il_est_illusoire_de_penser_qu_on_va_resoudre_la_crise_ecologique_sans_changer_de_systeme_economique.php>

lundi 8 octobre 2007

une pub pour Fabrice qui s'est attaqué à un gros morceau.chapeau

Sur la pile. L’actualite en livre. Pseudo-biocarburants, Liberation, 05/10/07

La faim, la bagnole, le blé et nous. Une denonciation des biocarburants de Fabrice Nicolo, Ed. Fayard.
C’est un coup de poing qui fait voler en eclats la propagande menee en faveur des biocarburants. Ble, colza, tournesol au Nord ; soja, mais, palmier a huile ou canne a sucre au Sud sont presentes comme une panacee ecologique, une reponse verte a l’epuisement des ressources petrolieres. Le livre pamphlet de Fabrice Nicolino, journaliste au magazine Terre sauvage, demonte les contre-verites enrobant ce qu’il appelle des «armes de mort». L’auteur s’en prend au mot biocarburant. «Falsification», dit-il, car leur production necessite un usage massif d’engrais et de pesticides, prolongeant ainsi une agriculture industrielle nefaste a l’environnement. De plus, c’est au prix du massacre des dernieres forets tropicales que deferlent les biocarburants. Entre 1985 et 2000, le developpement des plantations de palmiers a huile a ete responsable de 87 % de la deforestation en Malaisie. Quant a l’Indonesie, deuxieme producteur mondial, elle a perdu 72 % de sa surface forestiere primaire. En outre, reputes economes en emission de gaz a effet de serre, les biocarburants se revelent, selon divers etudes (dont celles de Paul Crutzen, Nobel de chimie), plus nefastes pour le climat que le petrole ! Le pire semble, aux yeux de Nicolino, le risque d’aggravation de la faim dans le monde. Le boom de ces carburants, avec la flambee des cereales, destabilise deja le marche mondial de l’alimentation. Dramatique pour les 2,7 millions d’hommes qui vivent avec moins de deux dollars par jour. La concurrence s’annonce fatale entre les cultures vivrieres et celles destinees aux voitures.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/282737.FR.php>

son blog:http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/

écologie:mettre le citoyen au coeur du processus

"Mettre le citoyen au coeur du processus", par Alain Caille, sociologue, professeur a l'universite Paris-X-Nanterre, Le Monde, 04/10/07
Propos recueillis par Laurence Caramel

Vous etes sociologue, professeur a l'universite Paris-X-Nanterre. Quelle avancee attendez-vous d'une nouvelle politique ecologique de la France ?
Pour que l'opinion s'empare des questions environnementales et se mobilise, il faut sortir des debats entre experts. Or le Grenelle de l'environnement nous offre le spectacle d'un debat entre experts sans proposer de mode d'emploi sur la facon d'arbitrer ces positions divergentes. Le citoyen est absent alors qu'il devrait etre au centre du processus.
Plutot que d'institutionnaliser les associations ecologistes en leur donnant des sieges au Conseil economique et social, il me semblerait plus important d'instaurer le principe de conference citoyenne comme cela se pratique dans les pays scandinaves.
Il ne s'agit pas d'idealiser le citoyen, mais tout specialiste a une vision parcellaire. Les conferences citoyennes permettent de depasser les positions partisanes. Elles sont un processus exigeant et couteux pour l'Etat, car il faut, pendant des semaines, prendre en charge des citoyens (hotel, revenu de substitution...) afin qu'il puisse formuler un avis en prenant en compte tous les parametres possibles.
La France a tente une seule fois l'experience, en 1998, sur les organismes genetiquement modifies, mais sans la mener a terme.
<http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-959155,36-962921@51-946550,0.html>

dimanche 7 octobre 2007

marche des SANS-TERRE,suite

La marche se déroule actuellement mais elle est annoncée depuis longtemps.

Voilà un EXTRAIT d'article qui montre que cette marche est EFFICACE et qu'elle a des répercutions internationales,même sur l'économie américaine.
c'est pour moi un formidable espoir.

Après l’échec de la réunion du G4 le 21 juin , le Wall Street Journal a publié dans ses colonnes, le 7 juillet dernier, un article intitulé : « Why the Trade Talks Collapsed 2» . Les auteurs, Jagdish Bhagwati et Arvind Panagariya, professeurs d’économie à la célèbre Université de Columbia aux Etats-Unis, y contestent l’analyse de la représentante américaine au Commerce Extérieur Susan Schwab selon laquelle la rupture des négociations est due au refus de l’Inde (et, dans une moindre mesure du Brésil) de faire des concessions. Selon eux, les causes de « l’échec annoncé » du cycle de Doha sont à chercher du côté des Etats-Unis : l’administration et le Congrès ne sont pas prêts à prendre le risque politique, alors que l’échéance présidentielle se rapproche, de se mettre à dos le puissant lobby agricole et restent donc campés sur leurs positions. Les auteurs rappellent que le blocage des négociations se situe bien au niveau du dossier agricole, dans la mesure où l’Inde a déjà démontré de substantiels efforts sur l’ouverture de son marché intérieur aux produits manufacturés. New Dehli n’est en revanche pas décidée à exposer les agriculteurs indiens à une concurrence plus forte avec les exportations américaines, alors même que les principales subventions du Farm Bill s’apprêtent à être prolongées pour cinq années supplémentaires. Dès lors, selon les auteurs de l’article du Wall Street Journal, la seule solution possible pour sauver le cycle Doha est une réforme en profondeur de la politique agricole américaine.

samedi 6 octobre 2007

c'est possible:ça existe

lotissements écologiques.

Quid,
depuis un moment je diffuse ça:
http://www.ecolopop.info/article/langouet-une-mairie-engagee

il y a un lien vers le lotissement écologique:
ça montre aux maires que c'est possible et que ça marche!

vendredi 5 octobre 2007

L'article d'Hubert sur Romans.

Hubert est sympatisant socialiste:
je trouve la publication de cet article courrageux et honnête de sa part
http://leromanais.free.fr/?p=828


je précise que
le rapport de la court des comptes n'a été dévoilé qu'après la désignation par les encartés PS du maire actuel Henry Bertholet qui espère un quatrième mandat consécutif.
ce rapport a été présenté au conseil municipal où ni les verts ni le PC n'ont fait de commentaires...
peu après on apprenait que le maire préparait une liste d'OUVERTURE qui comprendrait des adhérents des verts et du PC.

les noms de ceux qui se sont partagé le gateau des agro-carburants

http://www.industrie.gouv.fr/infopres/presse/participants.pdf

ETBE NORD et OUEST sont les filliales de TOTAL
donc Jacques Blondy est le représentant de TOTAL

les empreintes profondes de l'agro-ethanol.

Environnement. Les empreintes profondes du bioethanol, BE Etats-Unis n°93, 01/10/07

Un rapport de l'association Environmental Defense tire la sonnette d'alarme a propos des impacts environnementaux des biocarburants d'origine cerealiere. Selon ce rapport, la forte expansion de la filiere bioethanol dans les plaines centrales des Etats-Unis fait peser d'importantes menaces sur les reserves en eau souterraine et sur les ecosystemes des prairies temperees.
Neuf bio-raffineries sont en construction, pour une capacite annuelle totale de 2420 millions de litres (contre 270 millions de litres actuellement), dans des secteurs du centre sud des Etats-Unis ou l'aquifere des Hautes-Plaines (aussi appele Ogallala) a accuse les plus fortes baisses piezometriques de son histoire dans les dernieres decennies. Cette vaste nappe souterraine (450.000 km2 a cheval sur 8 Etats) constitue la principale reserve en eau de ces secteurs pour les usages agricoles (irrigation) et industriels. Or, l'elaboration d'un litre de bioethanol consomme entre 3 et 6 litres d'eau. Ce sont donc plus de 10 millions de metres cubes d'eau qui seraient extraits chaque annee des zones deja vulnerabilisees de cette nappe, au Texas et dans le Kansas notamment.
En outre, on estime que l'implantation de ces nouvelles raffineries inciterait au developpement de nouvelles cultures de maïs a proximite, ce qui aggraverait le probleme, sachant que la production d'un quintal de maïs necessite pratiquement un metre cube d'eau d'irrigation dans les secteurs concernes, et inciterait a la mise en culture de vastes zones de prairies actuellement gelees par l'US Conservation Reserve Program (CRP). Le CRP est un programme du Departement de l'Agriculture qui assure un dedommagement aux agriculteurs acceptant de mettre en jachere des terres agricoles fragiles pendant une periode contractuelle de 10 a 15 ans. Depuis son instauration, ce programme a permis de proteger pres de 20.000 km2 de terres sensibles a l'erosion situees a l'aplomb de l'aquifere Ogallala. Or, selon une estimation de l'USDA, 15% de ces terres seraient susceptibles d'etre remis en culture a l'echeance des contrats dans les 4 prochaines annees.
L'association recommande la mise en oeuvre de mesures de protection plus efficaces pour les eaux et les sols vulnerables a l'accroissement de la production de matieres premieres pour les bio-raffineries et l'adoption de normes permettant de discriminer les biocarburants selon leur empreinte environnementale globale.
Pour en savoir plus :
< http://www.edf.org/documents/6728_CRS%20Grasslands%20Report.pdf>
Sources : Potential Impacts of Biofuels Expansion on Natural Resources, Environmental Defense, septembre 2007 <http://redirectix.bulletins-electroniques.com/MYY7p>
- Cartes par Etat :<http://www.environmentaldefense.org/page.cfm?tagID=1550>
<http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51281.htm>

état des lieux en Inde:la GREED REVOLUTION

Etat de l’agriculture en Inde Extrait de l’article de l’Express
Révolution verte à refaire de Gilbert Charles
Quarante ans après le lancement de la modernisation agraire, la colère gronde parmi les paysans, chez qui les suicides atteignent des taux record. Pour quelques gagnants, beaucoup paient au prix fort la course au rendement et le recours massif aux OGM
Alignés comme dans un décor de conte de fées, les cinq petits châteaux des cinq frères Singh se dressent fièrement sur la plaine moissonnée. Bardées de marbre vert et visibles à des kilomètres à la ronde, ces luxueuses villas témoignent de la réussite de la famille d’agriculteurs, installée sur les terres fertiles du Pendjab, la Beauce de l’Inde. Le patriarche a acheté en 1956 un lopin de terre que ses fils, aujourd’hui âgés de 40 à 50 ans, tous éduqués dans les meilleures universités, ont transformé en exploitation céréalière de 150 hectares. Coiffés de leurs turbans et barbes au vent, ils s’activent sur leurs tracteurs dans les champs tracés au cordeau et irrigués par d’énormes pompes. Le domaine produit chaque saison 250 tonnes de blé et de riz basmati, dont une partie est exportée vers l’Europe et le Japon. Et il ne cesse de s’agrandir. « Chaque hiver, après la moisson, nous achetons une dizaine d’hectares supplémentaires à des voisins, au double du prix normal, précise Arur Singh, le frère cadet, titulaire d’un diplôme de marketing obtenu à Boston. L’important, pour nous, c’est de continuer de nous étendre. » Leurs affaires sont tellement prospères qu’ils ont décidé de se faire construire cinq villas identiques, afin qu’il n’y ait pas de jaloux, et proches les unes des autres. « Comme ça, ils peuvent continuer à se voir tous les jours », explique leur architecte, un réfugié irakien qui a participé à l’édification des palais de Saddam Hussein...
Ce sont des fermes comme celle-là qui, il y a quarante ans, ont permis à l’Inde de passer en quelques années du sous-développement chronique au statut de grande puissance agricole lors d’un des plus grands miracles économiques du XXe siècle : la « révolution verte ». A l’époque, au début des années 1960, la jeune démocratie est au bord de la catastrophe. La population ne cesse de croître et les paysans, qui cultivent encore comme au Moyen Age, sont incapables de répondre à la demande. Une famine récurrente s’installe dans le pays, désormais associé aux images d’enfants faméliques à la Une des journaux. Le Premier ministre, Jawaharlal Nehru, lance alors un grand programme de modernisation agraire. Il s’agit de faire passer les campagnes à l’heure industrielle, en important massivement les engrais, les semences à haut rendement et les techniques de culture intensive utilisées aux Pays-Bas, en France ou dans le Middle West américain. Un jeune agronome et généticien indien, Monkombu Swaminathan, se retrouve chargé de coordonner le projet, auquel personne ne croit. En quelques mois, il réussit à doubler la production de céréales. Dès 1968, contre toute attente, l’Inde recommence à manger à sa faim et parvient à l’autosuffisance. Le pays est aujourd’hui le premier producteur mondial de lait et de thé, le deuxième pour le riz et le blé, et le troisième exportateur de coton...
Le moindre aléa climatique suffit à les plonger dans une spirale infernale
Mais le colosse agricole indien a des pieds d’argile. Derrière l’image idyllique de la réussite des frères Singh se cache une autre réalité, beaucoup plus sombre. La très grande majorité des 700 millions de paysans que compte le sous-continent vivent sur de minuscules parcelles de moins de 1 hectare. Ceux-là aussi ont adopté les techniques de la révolution verte, mais sans avoir les moyens des grands exploitants. Poussés depuis des années à investir pour s’équiper, ils se sont endettés pour passer des cultures vivrières à la monoculture du riz ou du coton, quitte à devenir totalement dépendants des firmes agroalimentaires qui leur vendent semences, engrais et produits de traitement.
Le jeu en vaut la chandelle quand les récoltes sont bonnes et les cours au plus haut. Mais le moindre aléa suffit à les plonger dans une spirale infernale. Depuis six ans, une sécheresse persistante sévit dans le pays. Les plantes à haut rendement importées de l’étranger, notamment les OGM, résistent de plus en plus mal au manque d’eau et sont affectées par des maladies en tout genre. Un grand nombre de paysans ont vu leurs récoltes décimées au cours des derniers mois. Incapables de rembourser leurs crédits, certains sont poussés au bout du désespoir.
Au cœur de l’Inde rurale, dans l’Andhra Pradesh, une cinquantaine de badauds aux mines lugubres campent devant la porte d’une petite maison, au centre du village de Datla. Des hurlements de douleur fusent à l’intérieur, où une jeune femme en sari, effondrée sur le sol avec ses trois enfants, s’arrache les cheveux en criant : « Mon Dieu, qu’est-ce que je vais devenir ? Pourquoi a-t-il fait ça ? » Elle pleure la mort de son mari, un fermier de 38 ans, qui s’est suicidé la veille en avalant des pesticides. Le malheureux a été incinéré quelques heures auparavant, dans une clairière non loin de là, où le bûcher finit de se consumer.
Rama Venkanna était propriétaire de 2 hectares de terre où il cultivait du coton et du riz. Ses premiers ennuis ont commencé il y a trois ans, quand il fait creuser un puits pour arroser ses plantes malmenées par la sécheresse. Ayant dépensé une fortune, 10 000 roupies (170 euros), il découvre qu’il n’y a plus d’eau au fond du trou, car le niveau des nappes phréatiques ne cesse de baisser dans toute la région. L’année suivante, il fait creuser un second puits, sans succès, puis un troisième, toujours plus profond et plus cher, sans résultat. Chaque fois, il doit emprunter pour financer les travaux. Les banques indiennes refusent de prêter aux petits paysans, qui se voient contraints de recourir à des prêteurs privés. C’est ce que fait Rama, en acceptant de payer des taux d’intérêt faramineux : plus de 40% par an. Incapable de rembourser, il doit vendre la moitié de sa propriété au printemps dernier. Comble de malchance, il plante à l’automne des graines de coton transgénique sur les 2 hectares qui lui restent, mais rien ne pousse. Avec une obstination de fourmi, il se remet au travail, retournant la terre pour semer cette fois une variété classique. Les plantes sortent bel et bien, mais les insectes commencent à les grignoter au moment le plus crucial, juste avant la floraison. Rama doit à nouveau emprunter pour acheter des quantités d’insecticide avec lesquelles il asperge ses cultures, dans l’espoir de les sauver. En vain. « Il n’y a même pas assez de fleurs dans ce champ pour payer les produits qu’il a répandus, constate le beau-frère en soupirant. Voilà pourquoi il a fini par jeter l’éponge. »
Plus de 25 000 agriculteurs se sont donné la mort depuis dix ans en Inde. Selon une étude publiée en 2002 dans la revue scientifique The Lancet, le taux de suicide des régions rurales du Sud atteint 58 décès pour 100 000 habitants, triste record mondial (la moyenne dans les autres pays est de 14,5 pour 100 000). Au centre du territoire, l’Andhra Pradesh est le plus touché : depuis le début de l’année, plus de 500 paysans y ont déjà mis fin à leurs jours. Les premiers signes de ce phénomène dévastateur sont apparus en 1998, quand le gouvernement local a fait voter des lois ouvrant plus largement le marché agricole aux sociétés privées étrangères. Plusieurs études officielles ont été lancées pour tenter de comprendre les raisons de cette hécatombe, au Pendjab, en 1998, ainsi qu’au Kerala, en 2002. Leurs conclusions restent vagues et contradictoires, évoquant pêle-mêle la sécheresse, le système bancaire défaillant, l’alcoolisme ou les « problèmes psychologiques »... La situation ne cesse d’empirer depuis quelques mois et les autorités, qui faisaient jusque-là la sourde oreille, commencent enfin à s’inquiéter. Car les paysans indiens, qui se considèrent comme abandonnés, alors que les villes en plein boom économique captent toutes les richesses, n’hésitent plus à se rebeller en utilisant leur bulletin de vote. Lors des élections législatives d’avril 2004, ce sont les campagnes qui ont déboulonné l’ancien gouvernement, dominé par les nationalistes hindouistes, et porté au pouvoir le parti du Congrès de Sonia Gandhi. Faute de s’attaquer aux causes profondes des suicides, les leaders régionaux de l’Andhra Pradesh ont décidé, voilà quelques mois, d’allouer une aide de 10 000 roupies aux familles des victimes. Mais les conditions d’accès sont si drastiques que la plupart des demandes sont rejetées : une centaine de dossiers seulement ont été pris en considération à ce jour.
« Ce qu’ils veulent, c’est nous faire partir et remembrer les terres : il n’y en a plus que pour l’agrobusiness »
Personne ne se risque à faire la liaison entre les suicides de paysans et les OGM, mais elle existe, affirme Asfar Jafri, responsable d’une ONG qui enquête depuis cinq ans sur les problèmes des paysans. Ces plantes dont on a honteusement vanté les mérites se révèlent désastreuses pour les paysans, qu’elles poussent un peu plus à la ruine. » La révolte gronde dans toute la région contre les vendeurs de semences manipulées, accusés de mensonge et d’escroquerie. Depuis deux ans, le gouvernement a autorisé en Inde la culture d’un coton transgénique, le Bt, mis au point par Monsanto, une société américaine, déjà planté sur quelque 9 millions d’hectares dans les régions du Sud. Génétiquement modifié pour résister, en principe, aux attaques des insectes, celui-ci est loin de tenir ses promesses. Plus de la moitié des plants sont infestés cette année par les chenilles et les vers, quand ils ne refusent pas carrément de germer. Les paysans qui ont fait le choix des OGM, plus chers, dans l’espoir de réduire leurs achats de pesticides, en sont réduits à en répandre toujours plus. « J’en ai ras le bol de devoir sans cesse pulvériser pour rien, peste cette cultivatrice en montrant les bulbes de coton mangés par les chenilles. Tout l’argent qu’on gagne, on le dépense en produits. Les vendeurs nous disent que c’est de notre faute, parce qu’on n’en met pas assez. Ces salauds n’ont aucune idée des problèmes qu’on a avec les OGM. Si ça continue comme ça, ce ne sont pas les insectes, c’est nous qui allons crever. »
Début novembre, plusieurs milliers de paysans ont manifesté contre les « semences pourries » devant les échoppes des vendeurs de produits agricoles de Warangal, la ville au centre de la grande région cotonnière du plateau du Deccan, en défonçant quelques vitrines. Ils avaient déjà défilé un mois plus tôt pour les mêmes raisons. Les responsables supposés de leurs malheurs se trouvent très loin, dans les bureaux climatisés du siège de Monsanto à New Delhi, dont les responsables, sollicités par L’Express, refusent de s’exprimer. Pour Krishna Reddy, secrétaire général du syndicat agricole All India Kisan Sabha, pas de doute : le gouvernement et les multinationales se sont entendus pour mettre à genoux les petits paysans. « Ce qu’ils veulent, affirme-t-il, c’est nous faire partir et remembrer les terres pour créer de vastes exploitations industrielles : il n’y en a plus aujourd’hui que pour l’agrobusiness. »
Il n’a peut-être pas complètement tort. Le milliardaire indien Sunil Bharti Mittal, PDG de Bharti Televenture, une entreprise spécialisée dans la téléphonie et les call centers, a décidé de se lancer... dans l’agriculture. En octobre dernier, il s’est associé avec le groupe Rothschild pour créer une société spécialisée dans la production et l’exportation de fruits et légumes. Des fermes ultramodernes seront installées d’ici un an à travers le pays, reliées entre elles par un réseau de transport et de stockage réfrigéré. « La production nationale de fruits et légumes représente 14% du total mondial, mais la part de ses exportations se limite à 1%, en raison du manque d’infrastructures, explique le businessman. Au lieu de gâcher les beaux produits de nos fermiers, nous allons les envoyer en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient. » Doté de 50 millions de dollars, le projet ne profitera probablement pas aux petits cultivateurs : concurrencés par un tel géant, ils n’auront d’autre choix que de travailler pour lui ou de changer de métier.
Dans ce contexte tendu, les écologistes font monter la pression, menés par leur chef de file, Vandana Shiva, fondatrice de l’ONG Navdania. Sorte de José Bové local, cette physicienne de formation, omniprésente dans les médias et célèbre dans le monde entier, mène depuis vingt ans la fronde contre le génie génétique et les multinationales de l’agroalimentaire. « Aujourd’hui, le paysan indien est totalement désorienté, se désole-t-elle. La seule information qu’il reçoit, c’est la publicité des multinationales, fondée sur le mensonge et la propagande. La pression des OGM, des produits chimiques, du libéralisme défini par l’Organisation mondiale du commerce, et voilà ce qui a conduit 25 000 d’entre eux au suicide. Au moins 5 millions de personnes quittent chaque année l’agriculture. C’est une situation que ce pays ne peut plus supporter. »
Et pourtant, il va falloir trouver un moyen de nourrir la population indienne, qui s’accroît chaque année de 20 millions d’âmes. L’agriculture actuelle n’y suffira pas. Une nouvelle révolution verte s’impose. Certains pensent qu’elle sortira des laboratoires de biotechnologies, où l’on met au point la deuxième génération d’OGM, plus performante que celle cultivée aujourd’hui.
Soucieux de préserver l’indépendance du pays, le gouvernement investit à fond dans la recherche. Sur le campus de l’université de New Delhi, les ouvriers achèvent la construction d’un grand centre exclusivement consacré à la génétique des plantes, financé par des fonds publics. Son directeur, le Pr Asis Datta, a mis au point une pomme de terre transgénique enrichie en protéines, la « protato », qui pourrait régler certains problèmes de malnutrition. Le généticien reconnaît que la tâche est immense, mais il est persuadé que l’ADN est la clef de l’avenir alimentaire de l’Inde. « A condition de ne pas laisser les firmes privées s’emparer totalement de ce domaine stratégique », précise-t-il.
Vandana Shiva, la pasionaria écologiste, balaie tous ces espoirs d’un revers de main : « On a réussi à doubler le taux de protéines de cette patate pour le faire passer de 2,5 à 5%. La belle affaire ! Le millet, une graminée cultivée en Inde depuis des millénaires, en contient 10%... A quoi bon dépenser des millions de dollars dans des recherches qui ne servent à rien ? » Elle rêve de stopper la course aux rendements en introduisant massivement dans le pays les méthodes de culture « bio », sans engrais et sans pesticides. Utopie ? Pas si sûr. Un personnage inattendu, agronome et généticien réputé, lui donne en partie raison.
Quarante ans après avoir sauvé l’Inde de la famine, Swaminathan, le père de la révolution verte, est devenu une icône vivante dans son pays. A 84 ans, il dirige une fondation de recherche agronomique qui porte son nom, à Madras, et préside la Commission nationale des fermiers, chargée de conseiller le gouvernement sur les questions d’agriculture. Le vieil homme, auréolé de gloire, se veut lucide et reconnaît que « sa » révolution verte a entraîné des excès : « C’est vrai, l’agriculture industrielle pollue l’environnement et a rendu les paysans esclaves des sociétés agroalimentaires, qui les poussent à la consommation, constate-t-il. Quand on me parle des dégâts de la green revolution, la révolution verte, je réponds qu’il s’agit plutôt de ceux causés par la greed revolution, la révolution du profit, de l’avidité... » Swaminathan continue aujourd’hui de mener des recherches en génétique - ses équipes ont notamment réussi à transférer sur des légumes les gènes de résistance à la salinité prélevés sur les palétuviers, afin qu’ils puissent pousser sur des terres proches de la mer. Mais il se refuse à tout miser sur la science conventionnelle. Selon lui, le futur de l’agriculture indienne passe par un mariage subtil entre les biotechnologies... et les méthodes de l’agriculture bio chères à Vandana Shiva ! « Il ne faut pas jeter le bébé génétique avec l’eau du bain, explique-t-il, mais on ne peut pas nier non plus l’apport des techniques de développement durable, plus respectueuses de l’environnement : il faut concilier les deux démarches. »
Combien de temps faudra-t-il pour convertir les 700 millions de paysans indiens à ces méthodes douces ? Si rien n’est fait rapidement pour améliorer leur sort, une bonne partie d’entre eux risquent d’abandonner tout simplement la terre - un exode rural qui aurait des conséquences catastrophiques pour le pays. L’envie lancinante de tout plaquer obsède même ceux qui ne connaissent ni les usuriers ni les OGM ravagés par les insectes. Comme ce jeune couple d’un village de l’Andhra Pradesh : ils ont hérité de leurs parents une ferme de 4 hectares qu’ils ne cultivent pas, mais dont ils touchent les bénéfices. Le mari, Ravinder, 23 ans, étudiant en troisième année de mathématiques, veut devenir professeur et ne rêve que d’une chose : les lumières de la ville. « Mon père et ma mère se sont échinés à cultiver ici pendant presque cinquante ans, sans bonheur, sans joie... Moi, dès que je trouve un travail, c’est sûr, je m’en vais d’ici. »

et qu'est ce que nous coûte la plaisanterie?

les chiffres sont là:

http://www.agriculture.total.fr/Agri/AgriSite.nsf/VS_OPM/77B1D999739C6C33C12570EC0032C621?OpenDocument

Fiscalité et rentabilité

Pour être économiquement viables et se dèvelopper rapidemment, les biocarburants doivent bénéficier d'un dispositif fiscal de soutien.

Le dispositif fiscal de soutien aux biocarburants est actuellement composé de deux instruments :
Des agréments d'unités de production donnant droit à une défiscalisation partielle de TIPP lors de la mise à la consommation des biocarburants (de 25 €/hl pour les EMHV incorporés dans le gazole et 33 €/hl pour l'éthanol et pour l'ETBE incorporés dans les essences),
Une TGAP (instituée depuis le 1er janvier 2005) portant sur les distributeurs de carburants pour les inciter à incorporer des volumes de biocarburants dans les carburants fossiles qu'ils mettent à la consommation.
Si le premier dispositif pèse directement sur le budget de l'Etat (dépense fiscale correspondant à la moindre rentrée de TIPP), le deuxième dispositif pèse sur les distributeurs de carburants (grande distribution et pétroliers) . Cependant, cette taxe n'a pas pour but d'être payée mais de faire en sorte que chaque distributeur atteigne les objectifs d'incorporation annuels fixés dans la loi.

La dépense fiscale (liée à la réduction de TIPP) correspond à environ 190 M€ pour un taux d'incorporation effectif de 1% de biocarburants en valeur énergétique dans les carburants fossiles. Les objectifs d'incorporation annoncés par Dominique de Villepin et inscrites dans la loi d'incorporation agricole, prévoient une incorporation de 5,75% à l'horizon 2008, soit une dépense fiscale de près 1 Md€(1 MILLIARD d'euros/AN), avec un passage à 7% en 2010 et 10% en 2015.
(soit près de 2 MILLIARDS d'euros/an si le baril de pétrôle reste au cours actuel)

Ces chiffres s'entendent à taux de défiscalisation inchangés : ces taux dépendent du prix du baril et de la compétitivité des biocarburants ; ils pourront donc à nouveau varier à l'avenir en fonction de ces paramètres.

étonnant,non?
et juteux
surtout si le prix du baril explose!

et le côté démocratique:
l'autorisation est conditionnée à un agréement:
seuls les petits copains peuvent profiter de l'AUBAINE:
http://www.agenziadogane.it/wps/wcm/connect/resources/file/ebde0f49eee522b/french_customs_administration.pdf?MOD=AJPERES

et si on nous mettait devant le fait accomplit?

nos petits copains des céréales et de la betterave ne le disent pas fort mais ils se gavent déjà:
ils sont associés avec TOTAL
c'est écrit sur le site de Total
"La production d'ETBE a commencé en France en 1993 à la raffinerie de FEYZIN (69). Puis le Groupe TOTAL, l'AGPB (Association Générale des Producteurs de blé), la CGB (Confédération Générale des Planteurs de Betteraves) et les producteurs d'éthanol agricole se sont associés dans deux sociétés : NORD ETBE et OUEST ETBE qui ont construit respectivement des unités de production d'ETBE dans les raffineries de DUNKERQUE (59) et du HAVRE (76)."

LE SAVIEZ-VOUS?
Total l' écrit lui-même:
Aujourd'hui,sans le savoir,vous consommez déjà des NECRO-CARBURANTS quand vous faites le plein chez eux :
"Cette production de biocarburant est incorporée directement dans les essences puis livrée à nos stations services : sans le savoir quand vous faites le plein chez TOTAL vous consommez déjà du carburant d'origine végétale ! "

http://www.agriculture.total.fr/agri/agrisite.nsf/VS_OPM/6B4508254C89481D412570EB003856AA?OpenDocument#226A

MENSONGE ECOLOGIQUE:les nécro-carburants

ils n'ont HONTE de rien.

toute la COM lobbyiste y est :
-réduction de 75% des gazs à effets de serre
(ce que dit Crutsen:la production d'un litre de carburant issu de l'agriculture peut contribuer jusqu'à deux fois plus à l'effet de serre que la combustion de la même quantité de combustible fossile)
les agro-carburants vont AIDER LA FRANCE à tenir ses engagements de DIMINUTION des gazs à effets de serre ?????????????????????????????????????????????????????????
-bénéfices sociaux et économiques
-création d'emplois
-développement durable
-chartes de progrès ,en faveur de l'environnement
et la cerise sur le gateau:
-à juste titre les générations futures nous reprocheraient de n'avoir rien fait

http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?Video

agro-carburants:salopperies subventionnées avec notre argent par nos politiciens

L'essor des agrocarburants pourrait aggraver le réchauffement climatique
LE MONDE 24.09.07 15h12 •


Le développement des agrocarburants pourrait considérablement aggraver le changement climatique en cours. L'avertissement n'émane pas d'un inconnu, mais de Paul Crutzen (Max-Planck-Institut für Chemie, Mainz, Allemagne), lauréat du prix Nobel de chimie, en 1995, pour ses travaux sur la dégradation de la couche d'ozone stratosphérique. Selon ses calculs, cosignés par une équipe internationale de chercheurs et publiés dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics Discussions, la production d'un litre de carburant issu de l'agriculture peut contribuer jusqu'à deux fois plus à l'effet de serre que la combustion de la même quantité de combustible fossile.
Le constat semble paradoxal. La combustion d'un agrocarburant est en effet neutre du point de vue du carbone : elle ne relâche dans l'atmosphère que le carbone préalablement absorbé par la plante. Mais, dans leurs travaux, Paul Crutzen et ses coauteurs se sont penchés sur les émissions de protoxyde d'azote (N2O) dues à l'agriculture intensive.

Gaz qui, à quantité égale, contribue 296 fois plus à l'effet de serre que le dioxyde de carbone (CO2).


Or le N2O est produit en quantité par l'agriculture. Une part des engrais azotés utilisés pour augmenter les rendements est en effet dégradée - par les sols, en particulier - en N2O. Le fait est connu : le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) estime, dans son dernier rapport, le "taux de conversion" de l'azote des fertilisants en protoxyde d'azote à environ 1 %. Selon M. Crutzen et ses coauteurs, ce taux est plus vraisemblablement situé entre 3 % et 5 %. Cette différence change la donne. Surtout pour les plantes dont la croissance exige de grandes quantités d'azote.
Avec un tel "taux de conversion", la combustion de biodiesel issu du colza (80 % de la production européenne de cet agrocarburant) contribue ainsi 1 à 1,7 fois plus au réchauffement que l'utilisation d'une énergie fossile en quantité équivalente.

Ce même coefficient est compris entre 1,3 et 2,1 pour le bioéthanol issu du blé et entre 0,9 et 1,5 pour celui issu du maïs. La seule culture dont l'utilisation sous forme de combustible est, selon les estimations des chercheurs, bénéfique au regard du changement climatique, est la canne à sucre, dont le coefficient est toujours inférieur à 1 (compris entre 0,5 et 0,9).
Pour parvenir à un "taux de conversion" de l'azote agricole en N2O d'environ 1 %, les experts du GIEC se sont fondés sur les mesures d'émission des plantes elles-mêmes. Paul Crutzen et ses coauteurs ont, au contraire, considéré le problème globalement. "Ils ont observé les variations de la concentration atmosphérique en N2O et les ont corrélées avec les quantités d'azote épandues dans l'environnement depuis le début de l'ère industrielle, explique le chimiste de l'atmosphère Didier Hauglustaine, directeur de recherche au CNRS. Après avoir tenu compte des émissions dues aux autres activités, ils parviennent à un "taux de conversion" de l'azote agricole en N2O trois à cinq fois supérieur aux précédentes estimations."
Dans ces calculs, les marges d'erreurs sont importantes. Cette imprécision, estime M. Hauglustaine, "pose le problème du N2O, dont on connaît encore mal le bilan dans l'atmosphère, du fait du manque de réseaux de mesure". Un processus de "revue en ligne" de ces résultats est engagé sur le site d'Atmospheric Chemistry and Physics Discussions, processus au terme duquel certaines estimations pourront éventuellement être amendées. David Reay (Université d'Edimbourg), appliquant les évaluations de Crutzen et ses collègues, estime que la volonté du Sénat américain de multiplier par sept la production d'éthanol à base de maïs, d'ici à 2022, se traduirait par une hausse des émissions liées au transport de 6 %.
Par ailleurs, dans un récent rapport, l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) mettait en effet en garde contre certains dangers inhérents au développement des agrocarburants : risques de pénurie alimentaire, d'érosion de la biodiversité en raison de la reconversion de sols en surfaces cultivées, etc. Le rapport concluait que "la capacité des agrocarburants à couvrir une part importante des besoins énergétiques des transports sans nuire aux prix alimentaires ou à l'environnement est très limitée".
Cette reconversion des terres est en outre parfois responsable d'émissions massives de carbone dans l'atmosphère. L'organisation non gouvernementale (ONG) Wetlands estime par exemple à 2 milliards de tonnes (Gt), la quantité moyenne de CO2 relâchée chaque année par le drainage des zones humides indonésiennes. Par comparaison, les émissions de gaz à effet de serre de la France se situaient, en 2004, à l'équivalent de 0,56 Gt de CO2.


Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 25.09.07

mercredi 3 octobre 2007

Janadesh 2007 :marche des sans-terres

c'est la marche des expulsés économiques en Inde.350 Km

elle a commencé avec 25 000 personnes et devrait arriver dans 1 mois avec plus de 100 000 personnes.

le mouvement non-violent s'appelle Ekta Parishad,
son leader Rajagopal P.V.

L’accès à la terre est l’une des questions vitales posées par les organisations paysannes et notamment les mouvements des sans-terre. En Inde, Ekta Parishad un mouvement populaire coutumier des actions de terrain dans la tradition non-violente gandhienne, a programmé une mobilisation sans précédent pour octobre 2007. La préparation a déjà commencé et rentre dans sa phase publique. Une marche, comme celles qu’Ekta Parishad a l’habitude d’organiser, se prépare pour octobre 2006 en prélude à celle d’octobre 2007. Une sorte de répétition générale pour les militants et les responsables et surtout un avertissement solennel adressé aux autorités indiennes pour qu’elles prennent, enfin, au sérieux les revendications des paysans sans-terre.
Depuis 15 ans, sous l’impulsion de son responsable Rajagopal P.V. (voir pour en savoir plus, page 2), le mouvement d’inspiration gandhienne Ekta Parishad, travaille dans 8 Etats indiens. Son action couvre 4.000 villages et on estime à plus de 10 millions le nombre de personnes concernées par son activité. Le mouvement travaille plus particulièrement avec les petits paysans, les dalits et les communautés tribales autour d’une double activité. D’une part, il appuie des projets de développement communautaire et local qui visent à l’autosuffisance et cherchent à compenser les lacunes des programmes gouvernementaux. D’autre part, il organise des mobilisations pour réclamer l’accès aux droits et tout particulièrement l’accès à la terre et aux ressources de base.
En Orissa, par exemple, les militants d’Ekta Parishad travaillent particulièrement à Banpur, avec les populations tribales de la forêt de Barbara, harcelées par la police (Central Reserve Police Force) et l’administration. Plus loin, à Kalahandi, ils soutiennent les populations qui ont été expulsées pour laisser la place aux sociétés minières. Ailleurs, dans ce nouveau pays émergent qu’est l’Inde, des paysans sont chassés de leurs terres par la construction de barrages hydro-électriques, l’installation de nouvelles zones d’irrigation pour l’agro-industrie ou l’implantation de parc touristiques, sans recevoir de compensation matérielle ou financière. Il faut veiller avec eux à la conservation des eaux et des sols et à l’amélioration des cultures.
Dans tous les projets qu’il anime, le mouvement non-violent prône un développement par la base, qui comporte des dimensions économiques, le soutien à l’artisanat, la promotion de l’agriculture paysanne. Mais en Inde, les petits propriétaires, les paysans sans terre, les dalits et les adivasis (premiers habitants de l’Inde) n’ont pas les revenus suffisants pour faire vivre leurs familles. La loi ne leur donne aucun droit et ils doivent faire face à des difficultés financières insupportables qui conduisent certains au suicide.Alors, quand le dialogue ne suffit plus et que tous les recours à la négociation ont été épuisés, Ekta Parishad montre sa force non-violente pour obtenir gain de cause.
Droit de vivre et de travailler
Voilà maintenant de nombreux mois que le nouveau gouvernement indien a promis de redistribuer les terres dans le cadre d’une réforme agraire. Or les mouvements paysans attendent et ne voient toujours rien venir. En 2006, une loi sur la reconnaissance des droits indigènes devait être présentée au Parlement, mais son examen n’est toujours pas à l’ordre du jour. Aussi, Ekta Parishad a décidé d’une initiative sans précédent : la mobilisation “Janadesh 2007”. Au mois d’octobre 2007, une marche, rassemblant 20 à 25.000 personnes couvrira les 300 kilomètres qui séparent Gwalior, lieu emblématique de l’action non-violente gandhienne [1], de Delhi la capitale de l’Etat Fédéral. A l’arrivée, le mouvement compte rassembler 100.000 personnes face au Parlement. Ekta Parishad est bien décidé à rester devant ce haut lieu de débat et de décision politique tant que des engagements formels n’auront pas été pris par les responsables en termes de réforme agraire et de redistribution des terres.

on peut leur envoyer des messages de soutien là:
http://www.french.janadesh.net/index.php
rubrique contact

-

ou encore mieux:
on peut éditer leur pétition,la faire signer et la renvoyer à l'adresse indiquée.
http://www.solidarite.asso.fr/home/petition.pdf

un ESPOIR : la marche des sans-terres

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3560214,00-marche-sans-terre-inde-.html

bon (coup de) pied,bonneuil

comme le dit le gars à la fin,il y a 2 solutions............
la mairie demande l'expulsion!!!!!!!!

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3559964,00-bidonville-installe-dans-val-oise-.html


PS:dans le reportage suivant:
il faut des problèmes de racket et de vols pour que quelqu'un se dise qu'il pourrait être judicieux d'engager des gens vivants dans les quartiers en rénovation.

faut-il être raketté pour devenir humain?

mardi 2 octobre 2007

industrialisation

je n'ose pas mettre les photos tellement elles sont sales,
alors juste le lien

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070916.WWW000000021_l_infect_palmares_des_oscars_de_la_pollution.html

quand toute la terre sera comme ça,peut-être qu'il commenceront à faire de la vraie écologie et pas la com pourrie qu'ils nous assènent

Ps:je viens de lire une vingtaine d'articles sur le grenelle:quelle HONTE ce qu'ils osent faire.

TOURISME de la misére:les riches vont visiter les pauvres comme les missionnaires visitaient les ethnies pygmées ou papous

Paris Hilton en mission humanitaire au Rwanda

Paris Hilton, à Toronto, le 25 septembre 2007
L'héritière ultra médiatique souhaite utiliser sa notoriété pour attirer "davantage d'attention sur les gens qui ont besoin d'aide".
Paris Hilton désire se rendre au Rwanda pour une mission humanitaire en novembre.
L.I. (d'après agence) - le 27/09/2007 - 11h13





La starlette américaine Paris Hilton a annoncé qu'elle allait se rendre au Rwanda, en novembre, pour une mission humanitaire, dans un entretien publié, mercredi, par le site internet spécialisé dans les célébrités E! Online. "Je vais (y) aller en novembre, après avoir terminé le tournage de mon film", un thriller musical intitulé Repo!, a déclaré Hilton, 26 ans, héritière d'une partie de la fortune de l'empire hôtelier fondé par son arrière grand-père. "Les besoins sont énormes dans cette zone et je pense que, si j'y vais, cela attirera davantage d'attention sur les gens qui ont besoin d'aide", a poursuivi la jeune femme, dont l'incarcération en juin dernier, pendant 23 jours pour avoir conduit sans permis, avait provoqué une frénésie médiatique. "Je veux visiter d'autres pays où la pauvreté et le sort des enfants sont de gros problèmes", a ajouté Paris Hilton, qui avait promis, à sa sortie de prison, de mettre sa célébrité au service de causes humanitaires.

samedi 29 septembre 2007

pour Quidam

la partie intéressante ne commence qu'au bout de 2:30 minutes
et ça dure une heure!
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/TERREATERRE/TERREATERRE20070224.ram

je suis d'accord c'est un peu lourd à certains moment mais c'est,à mon avis, le style de l'interview qui veut ça.

un détail:
cette idée de lutte des classes que voulait abolir DSK
je trouve que Kempf explique bien mieux que moi que cette idée était une vraie saloperie pour les pauvres et une bénédiction pour l'oliguarchie.

tu connais le Bénin.
est-ce que la redistribution immédiate des richesses serait une chance formidable pour eux?
ou est ce que leur intéret est d'attendre patiemment que les fruits de la "croissance durable" arrivent chez eux pour les sauver?
sachant que cette redistribution sera faite justement au bon vouloir de l'oliguarchie.

ç'est toujours mieux dire que ça se passe chez les autres

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3557518,00-milliards-euros-bonus-pour-city-.html


"d'un point de vue éthique,je pense que les gens sont payés pour leurs efforts"
"j'ai eu 1 500 000 d'euros": dit l'autre pas trop fatigué.
(je rappelle que c'est juste une prime)

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.