Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

vendredi 11 avril 2008

les pesticides dans le vin

Un arriere-gout de pesticides, Liberation, 27/03/08
Julie Majerczak, correspondante a Bruxelles (UE)

Les vins vendus dans l’Union europeenne contiennent-ils des pesticides ?
Les associations du reseau europeen d’action contre les pesticides (Pan-Europe) ont mene l’enquete. Et les resultats presentes hier sont troublants.
Les pesticides subsistent bel et bien a la transformation du raisin en vin.
Les 34 bouteilles de vin conventionnel passees au crible se sont revelees contaminees.
En moyenne, les echantillons preleves contenaient 4 pesticides differents et jusqu’a 10 pour les plus suspects.
Le probleme ne semble pas lie a la qualite des vins.
Trois bouteilles de crus francais valaient plus de 200 euros chacune.
L’age de la bouteille ne semble pas non plus avoir d’influence. La plupart des vins dataient de 2002. Mais est-ce pour autant dangereux pour la sante ?
Les niveaux de contamination constates dans les analyses ne depassent pas les limites maximales autorisees pour le raisin. C’est l’argument principal que les viticulteurs mettent en avant pour se defendre. Le Copa-Cogeca, qui represente les agriculteurs europeens, juge aussi l’enquete trop limitee pour pouvoir en tirer des lecons.
Pan-Europe souligne toutefois que les niveaux de contamination observes dans le vin conventionnel sont considerablement plus eleves que ceux toleres pour les pesticides presents dans l’eau du robinet.
De plus, comme le souligne Francois Veillerette, auteur d’un livre remarque sur les pesticides, la limite maximale autorisee s’applique a chaque pesticide, d’ou la tendance a recourir a des cocktails pour eviter de faire apparaitre des seuils trop eleves.

Sur les 24 pesticides identifies dans l’etude de Pan-Europe, cinq sont classes par l´Union europeenne comme cancerigenes possibles ou probables, toxiques pour la reproduction, perturbateurs sur le plan endocrinien ou encore neurotoxique.

Faut-il des lors arreter de boire du vin ?
«Il ne sert a rien de dire aux gens de ne plus boire de vin», affirme Elliott Cannell, l’un des militants de Pan-Europe. Et d’ajouter «toute la chaine alimentaire est contaminee. Et on ne va pas arreter de manger !»
L’enjeu pour ces francs-tireurs, c’est d’arriver a faire interdire les pesticides les plus dangereux pour la sante et surtout de changer les pratiques agricoles.
«La viticulture occupe 3 % des surfaces cultivees en France mais consomme 20 % de l’ensemble des pesticides utilises», souligne Francois Veillerette.
Ils esperent etre entendus par l’Union europeenne ou une reforme de la legislation sur les pesticides est en cours.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/317823.FR.php>

jeudi 10 avril 2008

crime contre l'humanité

j'en ai parlé souvent:
on l'a pensé
on l'a prédit
on l'a annoncé
on l'a dénoncé
et maintenant on est en plein dedans,et ce n'est pas prêt de s'arrêter...

les agrocarburants ,la spéculation sur les produits alimentaires ont des conséquences désastreuses pour les pauvres.
un CRIME CONTRE L'HUMANITE ORCHESTRE PAR LES FINANCIERS,LES INDUSTRIELS ET ...LES POLITIQUES QUI LES SERVENT.

quand les gens n'ont plus rien à donner à manger à leurs enfants,ils n'ont plus rien à perdre:

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3816486,00-haiti-emeutes-faim-font-tache-huile-.html

le CONFORMISME

un sujet pour la CEN (éducation populaire),
la réaction de jean-daniel Flaysakier qui parle de sillons rectilignes m'y a fait penser.


c'est un extrait d'un blog que m'a fait découvrir stéphane:

http://ilssontfous.over-blog.com/

Noam Chomsky avait écrit : « Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle ».
D’ailleurs, Normand Baillargeon l’a pris au mot et en a fait un livre (Petit cours d’autodéfense intellectuelle) que je conseille à tous.

Pour commencer, voici une expérience en psychologie : On conduit un volontaire dans une pièce où se trouvent neuf chaises disposées en demi-cercle. On l’installe sur l’avant dernière et, peu à peu, tous les sièges sont occupés par d’autres participants. On leurs projette simultanément deux images. La première ne représente qu’une ligne alors que la seconde en représente trois : une plus petite, une plus longue et enfin une de longueur identique à celle de la première image. On demande au groupe d’identifier quelle ligne de la deuxième image a une longueur identique à celle de la première image. L’exercice semble facile. Sauf qu’à l’exception du volontaire, tous les autres participants sont complices de l’expérience et choisissent la ligne la plus petite. Lorsque vient le moment où le volontaire doit se prononcer, il choisit souvent la même ligne que le groupe. Les résultats de l’expérience montrent que le tiers des volontaires se conforment à chaque fois au choix du groupe et que 75% y adhèrent au moins un fois.

Le conformiste est une attitude facile et confortable mais étouffe la personnalité et l’expression de ses idées.

Pourquoi faire comme les autres ? Nous disposons chacun de nos propres goûts. Pourquoi créer un hit parade des « meilleures » chansons ? On y indique ainsi ce qu’il faut aimer pour se conformer à la volonté du groupe et y être ainsi mieux intégré.

La mode en est un autre exemple. On peut entendre des absurdités du type : « Cet hiver la tendance sera au marron avec une note de zen attitude. » Traduction : « Si vous ne souhaitez pas passer pour un ringard… ».
Pierre Desproges avait très justement détourné la célèbre phrase de Pascal en « Je pense donc tu suis. ».

Pourquoi dans ce cas ne pas tout classer en top 50 ? On aurait alors la sélection de la semaine des meilleurs plats cuisinés et on saurait ainsi ce que l’on devrait aimer manger : « Cette semaine en troisième position, la choucroute ravit la place du cassoulet qui dégringole en dixième position ». Ces plats seraient alors présentés dans les rayons de l’alimentation comme chez les disquaires !

Je pense qu’il est très important de conserver sa propre personnalité, ses idées.
Le conformisme engendre un appauvrissement de la diversité d’une société.
Cette diversité qui en fait d’ailleurs sa richesse.
Dans notre histoire, ce sont les marginaux, les excentriques qui l’ont toujours fait progresser.
Il faut que chacun ait le courage de s’affirmer avec ses aspects positifs et négatifs pour que cette diversité enrichisse toujours plus le groupe.
Le paradoxe est que nous, individus d’une société, souffrons de ne pas être suffisamment acceptés et reconnus par l’autre, mais d’un autre côté, nos pensées, nos attitudes convergent vers un comportement commun conforme à l’unicité du groupe.
Savoir défendre ses convictions, c’est aussi une sorte de liberté.

mercredi 9 avril 2008

les kichwa gagnent par la non-violence contre les multinationales

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3815463,00-amazonie-kichwa-menaces-par-multinationales-.html

ils gagnent le respect des peuples indigènes oprimés par les puissances de l'argent et
ils gagnent le respect de la biodiversité.

le rêglement Européen 2009 sur l'agriculture bio ne fait pas RIRE tout le monde

l’agriculture biologique, oui ! Mais pour combien de temps encore ?
jeudi 21 février 2008,

Le projet de nouveau règlement pour l’agriculture biologique, qui sera applicable en 2009, organise insidieusement l’exclusion des petits paysans diversifiés (ceux qui sont l’âme même de la bio !),qui seront incapables d’appliquer les contraintes imposées par des normes pensées pour la seule industrie agroalimentaire.
Les mécanismes à l’œuvre vont tous dans le même sens et touchent des secteurs apparemment très éloignés : fonctionnement non démocratique, système de contrôle et de certification confidentiels et anonymes, paquet hygiène et normes HACCP, autorisations de mise en marche (AMM) ou encore Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).
Au-delà de l’agriculture, les fabrications artisanales traditionnelles, le commerce de proximité, les écomatériaux de construction, les écocarburants, les énergies renouvelables, les médecines traditionnelles... sont menacés par cette même vision normalisatrice propre à l’industrie.
De la guerre des étoiles aux acteurs de la chaîne alimentaire : Les exigences spécifiques à la sécurité des aliments
La norme ISO 2200
Cette norme est applicable à tous les acteurs de la chaîne alimentaire. Elle spécifie des exigences comprenant 5 éléments qui sont reconnus comme essentiels pour assurer la sécurité des aliments à tous les niveaux de la chaîne alimentaire :
l’approche systémique ,la communication interactive ,la traçabilité, les programmes préalables (PRP) et le plan HACCP
Ces éléments font partie intégrante des exigences de la norme.
Le chapitre 7 de la norme porte sur la planification et la réalisation de produits sûrs. Il associe de façon dynamique les programmes préalables (PreRequisite Program=PRP) avec les phases d’application d’un plan HACCP telles que décrites par la Commission du Codex Alimentarius. En cohérence avec les dispositions de l’article 18 du nouveau règlement européen n°178-2002 fixant les procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires, la norme exige également que l’entreprise établisse un système de traçabilité.
La Méthode HACCP : petit historique
Cette méthode a vu le jour dans les années 1970, dans l’industrie chimique américaine.
Rapidement, cette méthode a trouvé des applications dans le domaine agro-alimentaire.
Notamment pour la gestion des dangers de contamination des fournitures alimentaires des programmes spatiaux de la NASA ou le risque botulinique dans l’industrie de la conserve. Par la suite, les grands groupes européens de l’industrie alimentaire ont utilisé cette méthode pour la gestion de la sécurité de leur fabrication (Unilever, Nestlé, BSN). Suivant les recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et du Codex Alimentarius, la Communauté Européenne a introduit l’utilisation du système HACCP dans la directive 93/43 du 14 juin 1993 relative à l’hygiène des denrées alimentaires. Cette réglementation européenne a rapidement été retranscrite en droit français pour les produits de 2ème et 3ème transformation. La généralisation de l’emploi de la méthode à l’ensemble des filières agro-alimentaire se met ensuite en place.
La démarche HACCP est devenue obligatoire depuis 1998 pour les entreprises désirant réaliser du commerce international.

Interventions de Cécile Rousseau et Pierre Péguin, tous deux membres de l’association Nature et Progrès, enregistrées lors du Contre-Grenelle de l’environnement tenu le Samedi 6 Octobre 2007 à Lyon au 33 rue Bossuet, salle Victor Hugo.
Depuis 1964 , l’objet de l’association « Nature et progrès » est de regrouper des producteurs et des consommateurs de l’agriculture biologique. Nature et progrès est une fédération de groupes locaux situés dans plusieurs départements en France qui réalise l’animation d’événements pédagogiques pour promouvoir l’agriculture biologique. Sur le mode de la recherche participative , elle travaille aussi à la mise en œuvre d’une mention permettant le contrôle de ses adhérents producteurs, sur un cahier des charges technique et sur une charte qui comporte des critères environnementaux et sociaux.Se faisant force de proposition en matière de réflexion concernant l’évolution de la réglementation européenne ou encore le processus de normalisation industriel, « Nature et progrès » déplore de ne pas être entendu par les pouvoirs publics.
Huit organisations, dont Nature et Progrès se sont rassemblées pour promouvoir les systèmes de garanties participatifs (SGP) et publient à cette occasion un communiqué : "Contre la consommation dirigée, pour une démarche citoyenne"

Ci-dessous, le texte de Cécile Rousseau publié dans l’ouvrage intitulé : "Pour repolitiser l’écologie", disponible aux éditions Parangon/Vs

La norme industrielle, ou l’exclusion au nom de la sacro-sainte sécurité sanitaire.

Aujourd’hui, dans la plupart des cantines scolaires ou les maisons de retraite, les repas ne sont plus préparés sur place.

Les carottes du petit producteur local sont bannies des petites cuisines collectives, qui n’ont plus, pour travailler, que des chauffe-plats !

Les normes sanitaires et les « cuisines centrales » industrielles sont passées par là.
Consommateurs, soyez tranquilles, votre nourriture est sous contrôle : le grand inquisiteur HACCP ou le « Paquet hygiène » veillent à votre sécurité... et les petits producteurs disparaissent !
Sécurité sanitaire, Paquet hygiène, tous ces termes semblent rassurants.
Derrière eux, pourtant, se cache un projet de société mortifère, centré sur le marché.

La vie, par définition, est irréductible à des normes applicables partout : c’est sa nature même d’être diversifiée, exubérante.
Sans cette faculté à se répandre, à s’enrichir de tout, à se renouveler en se diversifiant constamment, elle aurait tout simplement cessée d’être.
Mais, comme le souligne le chercheur Jean-Pierre Berlan, la nature a le défaut de se reproduire gratuitement et abondamment.
Or, par les temps qui courent, la gratuité est devenue politiquement incorrecte.
Rien ne doit échapper au marché.
Dans cette traque au fric, toute niche est bonne à prendre ! Parmi ces niches, il y avait les petits producteurs non équipés de vitrines réfrigérantes sur les marchés de plein vent : danger de listeria, nous a-t-on dit.
Au nom de cette chasse à la bactérie, les petites fromageries, les modestes structures de transformation ou de restauration collective, les petits abattoirs locaux... se sont vus infliger les mêmes normes de sécurité que les structures industrielles.
Ne pouvant suivre ces normes trop coûteuses pour des petits volumes, inadaptés et parfois contraires à leur métier, ils ont été éliminés.
Derrière des règlements ou décrets, des appels d’offre ou des documents techniques, des critères d’autorisation ou d’accessibilité, se cache un processus qualifié ici de « normalisation industrielle ».
Quand il se réfère à des produits ou méthodes de l’industrie relatifs à la matière inerte (aéronautique, automobile, informatique), ce terme peut revêtir une approche pertinente.
En revanche, lorsque les produits ou méthodes sont artisanaux, fermiers, et surtout lorsqu’ils touchent le vivant, dont l’humain, la pertinence vole en éclats.

Selon sa définition même, la normalisation ne consiste-t-elle pas en « l’élimination des complications et des variétés superflues » ?

Or, la vie est un phénomène complexe dont une des caractéristiques fondamentales est justement la variabilité qui crée la diversité. Elle permet évolution et adaptation aux changements de l’environnement naturel et sociétal. La définition explicite encore : « Permettre une production rationnelle sur la base des techniques du moment. » Une production rationnelle, oui, mais pas uniquement, puisque « l’irrationnel » permet d’introduire plus d’intuition et de créativité, voire de culturel dans le fait même de produire. Ensuite, ayons un peu de sagesse, les techniques du moment doivent être mises à l’épreuve du temps. Le principe de précaution doit être appliqué lorsque le doute subsiste.
Le problème de cette normalisation, c’est qu’elle est faite en « considération de besoins déterminés », ce qui signifie in fine « en considération des besoins du marché et des profits des entreprises ».
La société se trouve ainsi devant un rouleau compresseur qui a pour objectif la simplification des processus du vivant et/ou artisanaux afin de mieux les maîtriser, les contrôler pour les intégrer dans le grand marché économique mondialisé.
Aujourd’hui, seules les groupes les plus importants peuvent s’aligner sur ces normes.
Et le marché a pû changer. Ainsi, concernant la restauration collective, la Sodexho-Alliance voit son chiffre d’affaires croître d’environ 4 % par an, pour un total annoncé de plus de 11 milliards d’euros.
Pour en revenir à la listeria, présente dans un milieu vivant, autrement dit équilibré, elle ne prolifère pas, car d’autres bactéries la concurrencent et la régulent.
C’est l’asepsie qui est dangereuse et qui fragilise nos organismes.
Imposer le lavage des crudités dans des bains d’eau chlorée, l’irradiation des aliments, le suremballage, n’est nécessaire qu’aux conservations et aux transports trop longs, pas pour les produits frais : voila bien des normes qui profitent plus sûrement aux firmes industrielles qu’a l’amélioration de notre sureté sanitaire !
La sécurité, quel que soit le secteur qu’elle touche, de la vidéo-surveillance aux bracelets électroniques, en passant par les chaines du froid industrielles, représente un vrai pactole qui attise bien des convoitises.
L’industrialisation, voilà le vrai danger.
Prenons le fameux virus H5N1, dont on a voulu nous faire croire qu’il était transmis par les oiseaux migrateurs. Avant qu’il ne soit rappelé qu’il avait pris sa source dans les immenses élevages industriels asiatiques , le Tamiflu était vendu en quantités astronomiques, au profit des laboratoires pharmaceutiques et avec l’argent des contribuables... Ces élevages surdimensionnés qui ont vu proliférer le H5N1 sont, de façon presque caricaturale, une incarnation du danger que représente l’industrialisation, ici alimentaire. Une seule race s’y développe, avec les mêmes fragilités, les mêmes tares génétiques, si bien qu’un seul virus peut éradiquer l’ensemble du cheptel. Les élevages familiaux diversifiés sont en revanche bien plus équilibrés. Des races différentes s’y côtoient, avec des systèmes immunitaires dissemblables. De sorte que si un individu contracte un virus pour lui mortel, un autre saura y résister. Non seulement il transmettra son potentiel à sa progéniture, mais l’élevage lui-même survivra, avec seulement quelques bêtes en moins, qui auront vite fait d’être renouvelées... La vie se nourrit ainsi de ces multiples facteurs héréditaires : la biodiversité est sa meilleure défense face aux attaques. C’est pourquoi l’uniformité qui prévaut dans les élevages industriels - des poulets de même lignée, des milliers de vaches ou de brebis issues d’un même géniteur « prime », etc. - est une aberration en terme de sécurité justement. Cette uniformisation dangereuse gagne pourtant du terrain, des cultures terrestres aux cultures spirituelles.
Et la bio n’échappe plus à cette régie. Dans sa dernière proposition, la Commission européenne veut « faire entrer dans le moule » cette agriculture qui, par nature, ne peut y tenir.
La bio a déjà perdu pas mal de plumes au contact de la grande distribution : les calibres, les exigences vétérinaires, les monoproductions sont passées par là.
« Peut mieux faire », semble dire la Commission européenne. Dans les tiroirs, l’interdiction des semences paysannes et des traitements auto-produits par les paysans (tisanes, purins ou essences de plantes...), parce qu’il ne faut pas vendre ou utiliser des produits ne possédant pas d’autorisation de mise sur le marché - une procédure lourde et coûteuse, inaccessible aux paysans ou artisans.
Surcontrôlée afin de s’assurer d’en bien maîtriser tous les paramètres, la bio rend l’âme au contact de la norme et des règlements.
Comment peut-elle se préserver dans cette logique qui la condamne ? La réponse, notamment proposée par Nature & Progrès, parait naturelle... A méfiance, elle répond confiance ; à mécanisation, elle répond humanisation ; à circuits longs, elle répond proximité à dictature de la régie et du contrôle anonyme, elle répond transparence et participation citoyenne.
Alors, la bio pourra rester bien... vivante

http://www.passerellesud.org/spip.php?article1240

lundi 7 avril 2008

comme j'ai balancé le lien sur le blog de Michel Edouard Leclerc,je vous le donne aussi:

http://www.passerellesud.org/spip.php?article1249

l'intervention de Jacquiau au contre grenelle de l'environnement (12 mn) est un pur moment de bonheur:à faire PARTAGER sans modération.

le texte de Michel Lepesant sur la conférence de PAUL ARIES

le texte de Michel sur la conférence de Paul Ariès
(merci hubert)

Paul Ariès à Romans le 4 avril
Envoyé par Michel Lepesant le 6 avril 2008

Paul Ariès, en 1h30 de conférence énergique et rôdée, a parfaitement défendu toute l’ambition d’un nouveau projet politique articulé autour de la décroissance.
Son projet repose clairement sur trois piliers : des constats, un problème et des actions.
Nul besoin de revenir sur les constats : ils sont nombreux, ils sont convergents et ils sont chiffrés. Alors un seul exemple : 20% des humains possèdent 86% des ressources mondiales ; la richesse des quatre familles les plus puissantes équivaut à celle des 48 pays les plus pauvres.Le problème – politique – est très facile à formuler : c’est celui de « l’union entre la question sociale et la problématique environnementale ». Comment sceller une alliance du rouge et du vert ? Pour Paul Ariès, la « décroissance » peut articuler les solutions aux crises de l’urgence écologique et de l’urgence sociale. Comment ?
Paul Ariès nous propose de suivre trois pistes pour « concrétiser » ce « concept-obus » qu’est la décroissance, chacune nécessaire mais insuffisante si elle se sépare des deux autres :
La simplicité volontaire. Faire ce que l’on dit ; pratiquer dans la mesure du possible l’accord de ses actes et de ses idées. D’autant qu’il est souvent plus facile de commencer par de petits gestes pour en arriver à « décoloniser son imaginaire » que de suivre le trajet inverse (de la belle théorie à la juste pratique) : consonance cognitive qui redonne sens et pouvoir à nos volontés.
Des expérimentations collectives : continuons à être des « multicartes » de l’engagement citoyen à travers amap, sel, asti, sortir du nucléaire, éco-construction, syndicat, anti-ogm…
Deux objectifs politiques : celui d’un revenu universel d’existence versé sans condition lié à un revenu maximum autorisé, celui de la gratuité du bon usage lié au renchérissement du mésusage.
On peut lire avec grand profit son texte sur « Gratuité de l’usage, renchérissement du mésusage ».Les constats sont indubitables, le problème est explicitement posé, les actions sont réalisables : pourquoi alors les thèmes de la décroissance, des revenus minimum et maximum, de la gratuité n’ont-ils pas emporté sans coup férir l’adhésion d’une salle pourtant composée d’acteurs engagés dans les luttes écologiques et sociales ?Demandons-nous alors à quelles conditions ces thèmes pourraient trouver leur juste place dans le débat politique ? On peut en imaginer trois :
La catastrophe.
L’homme providentiel.
La repolitisation de l’écologie et celle de la société.Ecartons les deux premières ; non pas par facilité parce qu’« évidemment » elles devraient être rejetées, mais parce que ce sont des questions difficiles, typiquement ces questions qui nécessitent de marcher « sur la crête » - pour reprendre l’expression répétée par Paul Ariès. D’une part, la pensée de la « catastrophe » nous obligera à retrouver cette « sensibilité à l’historique que n’annule pas, mais que rend au contraire plus que nécessaire l’abandon de la fiction marxiste de l’histoire » (Claude Lefort dans ses Essais sur le politique - 1986). Jean-Pierre Dupuy a amorcé une réflexion sur les « prophètes de malheur » dans un essai au titre explicite : Pour un catastrophisme éclairé (2002). D’autre part, la question de l’homme providentiel est encore plus délicate : chacun a déjà pu vivre – dans ses expériences de vie associative et citoyenne – la propension à couper toutes les têtes qui dépassent. Pierre Clastres, il y a une trentaine d’années, ne nous avait-il pas pourtant proposé quelques pistes sur ce que serait un « leader » sans pouvoir de domination, juste préoccupé de prendre la parole pour maintenir l’unité du groupe, un « faiseur de paix » ?
Reste la condition qui offre – sur la crête toujours – la voie la plus large : celle de la repolitisation.
C’est sur cet aspect que nous « oserions » critiquer la conférence de Paul Ariès.
Et pour se faire, n’hésitons pas à critiquer Paul Ariès avec Paul Ariès.A l’urgence de la crise écologique et à l’urgence de la crise sociale – nature menacée et société injuste – ne faut-il pas ajouter l’urgence de la crise « anthropologique » ?
Ne reprochons pas à Paul Ariès d’ignorer cette crise. Il ne réfléchit pas et n’écrit pas que sur la décroissance, il est aussi l’auteur d’ouvrages sur le harcèlement au travail comme nouveau mode de management, sur les ravages de la pub, sur les dangers du vampirisme et du satanisme, sur les délires terroristes des néo-malthusiens qui confondent humanisme et « humanicide ». Et évidemment, il n’y a pas là un catalogue d’intérêts épars mais une pensée cohérente.Proposons alors plusieurs formulations de la même critique. Le « concept-obus » de décroissance peut faire mieux que concilier le rouge de la justice et le vert de l’écologie. Critiques – fussent-elles injustes - lui ont été exprimées de ne pas tenir compte de tous ceux qui n’ont ni les moyens, ni le temps ni même l’idée de décroître. Dans l’assistance, quelqu’un lui a reproché de ne pas avoir parlé de la « valeur-travail » : mais un autre mot n’a pas été prononcé : « liberté ».Pourtant, « le but de l'organisation en société, c'est la liberté ! » écrivait il y a plus de trois cents ans Spinoza. Nul homme ne peut se dépouiller de sa liberté sans « renoncer à sa qualité d’homme », répétait ensuite Jean-Jacques Rousseau. Au cœur de la crise anthropologique, c’est donc bien la liberté qui est menacée.On sait trop comment une grande espérance de justice a été dévoyée au XXème siècle et n’a amené que le totalitarisme rouge. Au nom de la nécessité économique, le pire n’a pu être évité. L’urgence de la crise sociale ne doit plus jamais écarter la question de la dignité humaine.Dans les milieux même de la décroissance, ne rencontre-t-on pas trop de ces nouveaux déterministes qui n’ont remplacé la nécessité économique que par une nouvelle nécessité écologique. Si « en dernière instance », la décroissance est « nécessaire », pourquoi alors « vouloir » un autre monde « possible » ? L’urgence de la crise écologique ne doit jamais écarter la question de la dignité humaine. Pour le dire autrement : la « décroissance » ne doit jamais justifier aucun « éco-fascisme » et elle ne pourra favoriser une repolitisation qu’à condition que la décroissance soit « désirable » (Michel Dias) quand bien même les ressources naturelles seraient illimitées !Enfin, aucune urgence dans la crise anthropologique ne peut justifier la tentation des « plus décroissants que moi tu meurs » à vouloir nous imposer le despotisme de leur bonheur. Les « zélateurs de la décroissance équitable » doivent renoncer à leur « propension naturelle à régenter le bonheur des hommes au nom de l’absolue nécessité qui nous presse d’en finir avec le culte de la croissance » (toujours Michel Dias). Autant écrire que « l’idéologie du développement personnel constitue aujourd’hui la nouvelle étape de l’idéologie croissanciste » : Paul Ariès dans la troisième livraison de la revue Entropia !Trois crises, trois urgences, sociale, environnementale et anthropologique. Les mêmes valeurs en danger : dignité et liberté humaines. D’où la possibilité d’une triple repolitisation : bien sûr de l’écologie, bien sûr de la société mais aussi de la démocratie elle-même.Dans ses travaux, Chantal Mouffe propose une « démocratie plurielle » à partir du constat que si « la référence au socialisme, si elle continue à être nécessaire, n’est pourtant plus suffisante pour rendre compte de la diversité des luttes démocratiques qui existent aujourd’hui dans les sociétés occidentales », c’est parce que « dans beaucoup de luttes pour la reconnaissance des différences », il faut essayer de penser « une articulation complexe entre des revendications qui relèvent de l’égalité et d’autres qui concernent la liberté ».
« L’enjeu véritable de cette démocratie plurielle, c’est la création d’une chaîne d’équivalences entre les diverses luttes » : non seulement donc la convergence du rouge et du vert (Ariès), nous seulement la convergence des luttes pour l’égalité et de celles pour la liberté (Mouffe), mais une triple convergence des problématiques sociale, écologique et libérales-libertaire.Cette triple convergence revient à « restaurer la centralité du politique », à « multiplier les espaces où les rapports de pouvoir seront ouverts à la contestation démocratique ». Non pas pour avoir le pouvoir, mais pour avoir du pouvoir : « tout ordre hégémonique en place peut être remis en cause par des pratiques contre-hégémoniques, qui tentent de le désarticuler afin d’établir une autre forme d’hégémonie ». Paul Ariès a eu raison de rappeler qu’aujourd’hui nous devrons lutter idéologiquement contre cinquante ans de travaux de think tanks conservateurs et ultralibéraux.
Voilà un beau projet politique qui devrait inciter tous ceux qui sont déjà des acteurs d’une vie citoyenne et alternative à ne pas se complaire dans leur rejet facile du spectacle de la politique, à ne pas se satisfaire de leurs réactions (pétitions, manifestations…) contre l’hégémonie néolibérale actuelle et à retrouver ce sens du politique qui referait d’eux les auteurs de leur vita activa : Paul Ariès nous a convaincus que seule la décroissance pourrait féconder la mise en place d’une telle nouvelle « hégémonie ».

Paul Ariès nous a convaincus que la décroissance était au carrefour des luttes sociales, des luttes écologiques et des luttes démocratiques : simplicité volontaire, expérimentations collectives, revenu universel, revenu maximum, gratuité du bon usage, renchérissement du mésusage.

http://altergauche26.ouvaton.org/articles.php?id=148&id_rubrique=221

dimanche 6 avril 2008

pour moi,les PRATIQUES DE JARDINAGE ORGANIQUE sont l'avenir de l'humanité

http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.new-agri.co.uk/08/02/focuson/focuson6.php&sa=X&oi=translate&resnum=4&ct=result&prev=/search%3Fq%3Dbocashi%26start%3D10%26hl%3Dfr%26rls%3Dcom.microsoft:en-US%26sa%3DN

BOKASHI 3


Seau à compost Bokashi


Un système incroyable qui vous permet de recycler TOUS vos déchets de cuisine en un compost riche en nutriments! Vous compostez ainsi viandes, poissons, produits laitier, et même de la nourriture cuite. Placez simplement vos déchets de cuisine dans le seau étanche à l'air, saupoudrez-les d'une poignée de Bokashi. Laissez fermenter 15 jours, et voilà! Vous avez un compost de grande valeur qui aura gardé toute son énergie nutritive (contrairement au compost traditionnel). Faites travailler les micro-organismes en utilisant notre composteur de cuisine au Bokashi :• Simple, un saupoudrage sur le contenu du seau.

• Rapide, 15 jours pour la transformation des déchets en compost.

• Petit, un seau de seulement 37cm de haut pour traiter les déchets d’une famille de 4 membres!•

Sans odeur, grâce aux bons micro organismes, des petites créatures qui révolutionnent le compostage : les Ems (Efficaces micro organismes).
Ces Ems ont été développé au japon au début des années 90. Bokashi est un terme japonais qui signifie «matière bio fermentée» ; c’est une culture de micro-organismes naturels bénéfiques tels que les bactéries d’acide lactique, la levure,... comme ceux que nous retrouvons dans les fromages, yaourts ou pain.

Ces micro-organismes controlés et dosés travaillent ensemble pour augmenter la vitesse du compostage, éliminer les mauvaises odeurs, et contribuent à augmenter la diversite microbienne, bénéfique pour la nature et l’homme.

Ces Ems représentent tout l’intérêt du système.

Ils sont vendus sous forme de sacs appellés : Son au Bokashi Actif.

Fonctionnement :Les déchets de cuisine déposés dans le seau de cuisine, sont simplement saupoudrés de Son au Bokashi actif.Pendant que vous remplissez régulièrement le seau de cuisine de vos déchets, vous évacuez quotidiennement le jus au fond du seau, en ouvrant le robinet au dessus du gobelet. Vous obtenez ainsi un excellent engrais végétal pour les plantes et toutes sortes de végétaux ou pour purifier vos eaux de bassin, en dosant 1/100.Une fois le premier seau rempli, laissez le 15 jours à fermenter ; pendant ce temps remplissez l'autre de vos déchets.Avantages :Dans le seau, grâce au Bokashi vos déchets ne pourrissent pas, ne sentent pas, n’attirent pas les moucherons des fruits, peuvent être des produits cuisinés ou non de viande poisson ou fruits et légumes. Vos déchets fermentent sans dégager ni chaleur ni mauvaises odeurs.

En une quinzaine de jours vous aurez un compost de grande valeur qui aura gardé toute son énergie nutritive (contrairement au compost traditionnel), et qui, incorporé dans vos sols permettra une disponibilité rapide des substances alimentaires pour les plantes, reconstruira une bonne qualité de sol et aura un effet désintoxiquant. Une fois le seau plein, laissez les Ems travailler pendant 1 à 2 semaines (suivant la saison), avant de commencer à l’utiliser : dans le jardin on le mélange à la terre à raison de ½ kg pour un mètre carré, dans les pots il faut un mélange à 50%, recouvert de 3cm de terre non mélangée.

Attention le terreau ainsi obtenu est très acide, une fois le mélange terre/compost fait, il faut attendre trois semaines avant de planter.
Ce terreau enrichi aux Ems est une excellente méthode pour donner aux plantes plus d’énergie vitale et une plus grande résistance contre les bactéries et les parasites.

Caractéristique techniques : • Seau composé d’un plastique spécial, mélangé à de la poudre de céramique chargée d’Ems actifs.• Etanche à l’air grace à son couvercle qui se ferme et permet de chasser l’air à la façon d’un tupperware.• Support équipé d’un robinet, pour récupérer l’excédent de liquide, résultant du processus de fermentation.• Gobelet plastique fourni pour la récupération du liquide.
Contenu du paquet (suivant options choisies) :
2 Seaux à compost Bokashi
1 gobelet plastique pour récupérer le liquide
Option : Sac de 2kg de Son au Bokashi Actif pour env. 6 mois
Dimensions du seau : 37cm (haut) x 30cm (larg.) x 24.5cm (prof.).

BOKASHI 2:on commence juste à trouver des infos sur le net et la France est en retard.

BOKASHI

sur le blog,j'ai déjà parlé du BRF,
un peu du lombricompostage,
mais il y a une autre technique de fertilisation que j'utilise:
le Bokashi.

c'est une technique de compostage ultra rapide.
elle a plusieurs avantages par rapport aux autres:
-on peut composter pratiquement tout ce qui est organique.
(ce qui n'est pas le cas pour le lombricompost)
-il y a aussi de l'engrais liquide
-on n'est pas obligé d'attendre que le compost soit mûr pour s'en servir.
et surtout:les résultats de rendements sont assez incroyables.

je suis persuadé qu'on peut lier intimement l'assainissement et l'agriculture avec cette technique.

le principe de base:
http://www.mag.go.cr/agr_conser_capac/Francais/Tran-pdf/Pres-4.3.pdf

dalle chaux-chanvre

si Stéphane porte un masque,ce n'est pas parce que la dalle est toxique,
c'est parce qu'il préparait le mélange :la chaux en poudre fine est extrêmement irritante.
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dalle chaux-chanvre 1

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La Maison Ecologique


le numéro 44 , Avril-Mai 2008 est paru
Page 48 à 51 il y a un dossier sur la réalisation d'une dalle chaux-chanvre
les photos de Xavier Pagès ont été prises sur le chantier de la maison de Stéphane et Valérie à Montrigaud.
http://pailleendrome.over-blog.com
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pour jérome:plancher isolé en paille

les dimensions sont les bords intérieurs des chevrons et des solives.
l'épaisseur solive+ chevron doit correspondre à l'épaisseur des bottes.

jérome,tu peux cliquer sur la photo pour mieux voir.

je serai samedi et dimanche prochain sur le chantier si tu veux passer pour voir le montage...
il est situé à Peyrins en face du stade de foot.
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Paul Aries -le débat


en prolongement de la conférence,il y a eu un débat.
(un petit coucou à Michel qu'on voit içi de dos lors de son intervention)
la discution partait bien mais nous sommes plusieurs à trouvé qu'elle a fini un peu en queue de poisson.
Samedi,il y a eu un café citoyen de la CEN à Valence.
nous avons pensé qu'il serait intéressant de créer une suite participative à la rencontre de vendredi.
affaire à suivre...
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Paul Aries 2


il y avait beaucoup de monde
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Paul Aries


conférence de Paul Ariès vendredi dernier à Romans.
pour ceux qui le connaissent le sujet était bien entendu la décroissance.
inutile,je crois, de dire qu'on est sur la même longueur d'onde.
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vers de compost


il y a des vers californiens et des vers italiens.
et non,ils ne se mangent pas entre eux...
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lombricompost d'intérieur



le système Can-o-Worm fonctionne très bien.
les vers sont d'une vigueur remarquable et surtout ils ne s'échappent pas partout dans la maison.
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lombricomposteur d'intérieur

comme je ne sais pas comment conserver le reportage de France 3 dans le temps,voilà un
autre reportage sur le lombricomposteur:

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3801712,00-vers-dans-cuisine-.html

je signale aux jardiniers bios de la drome que je DONNE des vers de compost adaptés à ce compostage d'intérieur.
il suffit de me contacter.

lombricomposteurs-Vers la Terre-station d'épuration de COMBAILLAUX-

reportage dans le 19/20 de France 3
édition du samedi 5 avril.
10ème reportage du journal

http://jt.france3.fr/1920/

ami Karim

slam de Karim

J’voulais écrire un beau texte, plein de bons sentiments
ça parlerait d’un monde meilleur et de rassemblement
des phrases touchantes, de la douceur quelque chose de consensuel
un truc un peu abstrait, comme un joli conte de Noël...
Mais finalement c’est mon stylo qu’a pas été d’accord,
il m’a dit que raconter la misère ça se faisait pas dans le confort
que je devais pas oublier en écrivant au chaud devant l’ordinateur
qu’au bout de ma rue des gens ignoraient, la définition du mot radiateur
.
Il m’a dit d’oublier pour une fois les images et les figures de style
de laisser au fond de ma cartouche d’encre les métaphores un peu faciles
parce qu’il n’y a pas de beaux mots pour raconter ces regards baissés,
et jamais assez de révolte quand on parle de la grande pauvreté.
C’est pas un pays lointain, pas besoin de visa ni de passeport
Pour découvrir l’exclusion, y a qu’à s’ballader gare du nord
Et observer le triste ballet qui se joue sous le panneau des départs
où se croisent sans se regarder, SDF, et voyageurs en eurostar.
Parce qu’il y a des frontières qu’on traverse sans voyager,
Quand on bascule brutalement de l’autre côté de la société,
Là où y a pas de Mcdo, trop de rêves, et pas de vacances aux Baléares,
juste un soleil qui brille jamais, et des jours qui finissent trop tard.
Alors moi je veux savoir, jusqu’à quand ?
Combien de temps encore on va garder les yeux en l’air
Pendant qu’une femme donne à manger à ses enfants,
Les colliers de pâtes de la fête des mères ?

Combien de temps encore on va laisser des gens disparaître
à force de n’être jamais regardés ;
parce que pour pas avoir à se soumettre,
ils ont préféré se cacher
.
On est tous au fond de nos coeurs des Martin Luther King, des Gandhi,
On a tous la place pour recevoir la foi d’un Malcolm X ou d’un Joseph Wresinski.
Alors combien de temps encore avant qu’on ne remette les pieds sur terre ?
Combien de temps avant qu’on ne refuse tous la misère ?
Je veux plus fermer les yeux, je veux me sentir agressé,
quand au lieu de la faire disparaître, on me parle de la faire régresser.
C’est comme si on avait offert aux esclaves noirs d’en libérer que 20 %
Y a peut-être pas assez de prof d’histoire au sein de nos gouvernements.
Ca serait un bon sujet de philo si on renvoyait les Etats à l’école
C’est quoi ce monde ou un humain vaut moins qu’un baril de pétrole ?
On sait tous que si chaque pays passait l’épreuve d’exclusion aujourd’hui,
y en a pas un qu’aurait la moyenne, ni à l’oral, ni à l’écrit.
Alors pendant qu’on parle misère entre cocktails et réception
ceux qui la vivent ont pris les armes y a que se pencher par le balcon
dehors c’est la guerre on peut voir, une armée de héros ordinaires,
qui veulent leur petit bout de ciel bleu après toutes ces années sous terre.
Moi j’voulais écrire un beau texte, plein de bons sentiments,
Ca parlerait d’un monde meilleur et de rassemblement,
Mais pour écrire autant de courage, y a pas de mots suffisament forts,
Juste une question, pas compliquée...
Putain, mais combien de temps encore ?
Ami Karim 17/10/2007

"La misère est l’oeuvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire."

"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré".

Fondateur du Mouvement international ATD Quart Monde, Joseph Wresinski (1917-1988), après avoir fait lui-même l’expérience de la pauvreté, a été en 1987 l’inspirateur de la Journée mondiale du refus de la misère célébrée chaque 17 octobre.

Il est également l’auteur du rapport sur la grande pauvreté qui est à l’origine de la loi française sur la lutte contre les exclusions.

Il a consacré sa vie à la lutte contre la misère en promouvant des actions concrètes et une réflexion visant à :

-considérer les plus pauvres comme les premiers acteurs de la lutte contre la pauvreté ;

-associer les plus pauvres à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques qui les concerne ;

-porter l’ambition d’un monde sans pauvreté, un monde où les droits à la vie familiale, au travail décent, à la participation sociale, culturelle et politique sont premiers.

plus d'informations là:

http://www.joseph-wresinski.org/Pere-Joseph-Wresinski.html

coucou Catherine.et oui c'est beau

samedi 5 avril 2008

petite saga des profiteurs de la misère des pauvres

Chez Leclerc, Michel-Edouard ne fait pas la loi
Gilles Tanguy - 01/02/2006 - L'Expansion

On ne voit que lui, mais en interne, l'homme qui incarne le no 1 français de la distribution est aux ordres des tout-puissants patrons de magasins.
Ce jeudi de décembre, à Franconville, Michel-Edouard Leclerc fait salle comble. Toute la presse s'est rendue dans le Val-d'Oise pour entendre le plus célèbre patron de France vanter son dernier bébé : une boutique de lunettes à prix cassés. Comme à chacun de ses shows, Michel-Edouard sourit, tutoie et se prête de bonne grâce à la traditionnelle séance de photos. Mais, derrière le bateleur, un homme se fait plus discret : Roland Loury. C'est pourtant lui, le PDG de l'hypermarché attenant, qui a eu l'idée du concept, lui qui a investi 180 000 euros de sa poche pour qu'il voie le jour, lui seul enfin qui en encaissera les bénéfices, ou qui en assumera les pertes.
La discrétion de Roland Loury ne l'empêche pas de tirer les ficelles en coulisse. Car il fait partie de la caste très fermée des « barons » qui dirigent vraiment la première chaîne de distribution de France, cantonnant le très médiatique Michel-Edouard au simple rôle de porte-parole.
A la différence de Carrefour ou de Casino, sociétés anonymes possédées par leurs actionnaires, les 460 patrons des magasins Leclerc de France sont non seulement propriétaires de leur point de vente, mais aussi copropriétaires du groupement à travers l'ACDLec, l'Association des centres distributeurs Leclerc. Michel-Edouard Leclerc en est le coprésident avec son père Edouard, mais il ne peut rien faire sans leur accord. Quand il tombe à bras raccourcis sur le ministre du Commerce Renaud Dutreil, critique Unilever ou menace Danone, il agit sur commande de ses adhérents. « C'est un peu notre Jean-François Copé [le porte-parole du gouvernement]. A nous le savoir-faire, à lui le faire-savoir », résume Anny Courtade, « baronne » et PDG d'un hypermarché au Cannet (Alpes-Maritimes), membre du comité stratégique, l'instance suprême du groupe. André Jaud, le patron du centre de Saint-Berthevin, près de Laval (Mayenne), y a également longtemps siégé. Depuis l'ouverture de son premier magasin à Nantes, en janvier 1968, cet ancien cégétiste a connu toutes les structures du mouvement et bâti un empire familial : son fils Vincent dirige un Leclerc à Laval, son frère Hervé s'est implanté à La Roche-sur-Yon, son beau-frère Michel Payraudeau est à Rezé, près de Nantes, et son oncle Robert Nauleau a dirigé celui d'Argentan, dans l'Orne. C'est aussi lui qui a cornaqué le jeune docteur en sciences économiques Michel-Edouard Leclerc à son entrée dans l'entreprise, en 1978.
L'influence de la famille Jaud dépasse largement les frontières de l'Ouest. Le cousin Rémy Nauleau est le « parrain » de Leclerc en Midi-Pyrénées. Près de Toulouse, ses hypers de Blagnac et de Saint-Orens-de-Gameville totalisent 300 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il est l'« inventeur » du Manège à bijoux, en 1986, et des agences de voyages Leclerc, en 1987. Des efforts dont il est bien payé en retour, puisqu'en 1999 il a pu assouvir sa passion du vin en s'offrant puis en rénovant à grands frais le célèbre Château-Cransac, à Fronton.
Il faut dire qu'un magasin Leclerc est une véritable machine à cash.
Les patrons achètent les magasins sans un sou d'apport grâce à des prêts bancaires cautionnés par les autres adhérents.
Des emprunts qu'ils remboursent très rapidement, en dix ou douze ans en moyenne, grâce à leur abondante trésorerie. Indépendants, ils fixent eux-mêmes leur rémunération. « Cela va du smic à plus de 15 000 euros par mois », selon un ancien adhérent. Sans compter les avantages en nature, souvent importants, comme l'illustre l'alignement de Porsche Cayenne ou d'Audi rutilantes sur les parkings des centrales régionales quand les patrons s'y réunissent, chaque jeudi. « Ils s'enrichissent en se levant à 5 heures tous les matins et en consacrant toute leur vie » à leurs magasins, commente Michel-Edouard Leclerc. Mais les rois des hypers ne réalisent réellement leur fortune que lorsqu'ils revendent leurs fonds de commerce. Ceux-ci sont généralement valorisés à quatre mois de chiffre d'affaires, soit 50 millions d'euros pour les plus importants.
Conscients de détenir des pépites, certains d'entre eux rechignent d'ailleurs à signer la clause de préemption, instaurée en 2001, qui les oblige à céder leur centre au réseau et non à des concurrents comme Carrefour ou Auchan, prêts à surenchérir de 30 à 40 % pour s'offrir de nouvelles surfaces. Me Wilhelm, défenseur de plusieurs anciens adhérents, a fait condamner cette clause par la cour d'appel de Nancy en 2004. Leclerc s'est pourvu en cassation.
Généreux avec eux-mêmes, les patrons d'hypers le sont parfois moins avec leurs salariés. Selon la coutume maison, un quart du bénéfice du magasin leur est redistribué chaque année sous forme de participation et d'intéressement.
Pourtant, Jeanine Lecot-Lothoré, secrétaire fédérale à Force ouvrière, dénonce « des conditions de travail déplorables, une main-d'oeuvre à bon marché et une tendance antisyndicale très forte ».
Mais les protestations restent locales : Leclerc ne compte ni comité d'entreprise national ni syndicat central comme il en existe à Carrefour ou à Casino.
« A chaque fois que nous l'avons sollicité, Michel-Edouard Leclerc nous a répondu qu'il ne pouvait rien faire », explique Bernard Aimé, le secrétaire national de la fédération CFDT des services.
Intransigeants, les patrons de magasin le sont aussi dans les achats, le coeur du métier, qu'ils contrôlent de bout en bout. Le lundi et le mardi, ils montent au siège d'Issy-les-Moulineaux, dans la banlieue parisienne, pour participer aux travaux du Groupement d'achat des centres Leclerc (Galec), la centrale de référencement national des fournisseurs. Objectif : pressurer ces derniers le plus possible pour négocier des ristournes maximales. Quelques cadres sont là pour apporter études et expertise, mais la signature finale revient toujours aux adhérents. Quant à Michel-Edouard, son rôle n'est que secondaire : « Si la négociation est bloquée, L'Oréal m'appellera pour que j'organise un nouveau round. Mais je ne suis qu'une deuxième porte. »
Un rôle d'arbitre qu'il essaie de jouer aussi lors des assemblées générales trimestrielles qui réunissent les 460 PDG de magasin au palais des Congrès, à Paris. Car les débats y sont souvent chauds. Michel-Edouard Leclerc a beau le démentir, certains patrons ont beaucoup grogné ces derniers mois contre la féroce course aux prix bas engagée par l'enseigne. Si elle séduit le client, elle rogne aussi dangereusement leurs marges, comme le confirme une étude récente du cabinet Eurostaf : « Selon nos estimations, la marge brute d'exploitation des magasins Leclerc aurait baissé de 4,1 à 3,6 % depuis 2002 », détaille son auteur, Fabien Kay. D'autant que, pendant ce temps, les cotisations au réseau continuent de grimper. Selon nos informations, la contribution au Galec (actuellement 0,17 % du chiffre d'affaires) aurait fortement augmenté pour financer la construction du futur siège pharaonique que Leclerc s'offre à Ivry-sur-Seine : 180 millions d'euros pour 60 000 mètres carrés de bureaux flambant neufs signés par le célèbre architecte Jean-Michel Wilmotte. « Nous avons les structures nationales les moins coûteuses de la distribution », se défend Michel-Edouard Leclerc.
Cette grogne peut-elle le faire vaciller ? Pas à court terme. En même temps que son père vendait la marque aux adhérents pour 120 millions d'euros (lire ci-contre), en 2003, Michel-Edouard a obtenu la garantie de conserver son poste au conseil d'administration de l'ACDLec pendant quinze ans. A 53 ans, il compte bien en profiter.

Les barons du groupe
François Levieux
Gendre d'Edouard Leclerc, il dirige l'un des plus gros hypers de France, près de Bordeaux.
André Jaud
Le PDG de l'hyper de Saint-Berthevin (Mayenne) est un des hommes clefs du Galec, la centrale nationale de référencement, depuis 1972.
Anny Courtade
Patronne d'un hyper au Cannet (Alpes-Maritimes), elle préside la centrale d'achats du Sud-Est et la commission qui agrée les nouveaux patrons de magasins Leclerc.
Rémy Nauleau
Propriétaire de deux gros magasins près de Toulouse, il est à l'origine des activités bijoux et voyages chez Leclerc.
Roland Loury
Il a pris le risque de lancer dans son hyper de Franconville (Val-d'Oise) le dernier concept Leclerc : la vente de lunettes.
Le super dir'com
Michel-Edouard Leclerc incarne le groupement dans les médias. Il arbitre les débats entre adhérents, mais n'a pas de pouvoir hiérarchique sur eux.
Un nom qui vaut de l'or
Je ne possède pas de magasin, pas de stock-options, pas de rémunération liée à mon nom. » Le défenseur des consommateurs ne supporte pas qu'on le prenne pour un milliardaire. Aussi Michel-Edouard Leclerc préfère-t-il préciser qu'il paie bien l'impôt sur la fortune depuis quatre ans, mais avec un patrimoine de 2,2 millions d'euros, à des années-lumière de celui de ses collègues épiciers : 7,5 à 10 milliards pour la famille Mulliez (Auchan) et 3,7 milliards pour les Halley (Carrefour).
Pendant longtemps, le fondateur du groupement Edouard Leclerc n'a pas profité d'un bas de laine bien plus fourni que celui de son fils. Jusqu'à ce qu'il cède son nom, fin 2003, aux 460 adhérents à travers l'Association des centres distributeurs Leclerc (ACDLec).
Le prix ? 120 millions d'euros, selon le magazine spécialisé LSA. Un chiffre jamais confirmé par les intéressés, mais validé par de nombreux adhérents. « Il aurait pu demander bien davantage, car la marque vaut largement plus que cela », estime un PDG. Certes. Mais certains adhérents estiment avoir dû payer une marque qu'ils avaient eux-mêmes collectivement bâtie.

vendredi 4 avril 2008

le guide du jardin naturel du CIPEL

Jardiner sans pesticide ni herbicide, Bon a savoir, 28/03/08

Il est possible de cultiver son lopin de terre sans nuire a l'environnement, rappelle la Commission pour la protection des eaux du Leman.
Avec le retour du printemps, les jardiniers amateurs n'ont plus qu'une envie: s'occuper de leur lopin, planter, sarcler, becher, mais peut-etre aussi desherber, pulveriser, eradiquer les plantes indesirables a grand renfort de pesticides et d'herbicides. Or ces produits sont extremement nocifs, non seulement pour la sante humaine, mais aussi pour l'eau et l'environnement. La Commission internationale pour la protection des eaux du Leman a sorti un «Guide du jardin naturel» qui donne de nombreux conseils pratiques pour remplacer les pesticides par des methodes simples et naturelles.
A telecharger ou a commander sur: www.cipel.org
- Le guide du jardin naturel. (CIPEL, mars 2008)
<http://www.cipel.org/sp/article183.html><http://www.bonasavoir.ch/script/bas.jj.conso_presse.surf.ViewConsoPresse2?article=2041>
Histoires de savoir.
Pourquoi les cailloux poussent-ils dans les champs ?, Le Figaro, 28/03/08
La chronique de Jean-Luc Nothias
Tous ceux qui ont un tant soit peu approche le travail de la terre le savent : il faut regulierement ramasser les pierres apparues dans les champs ou les paturages afin de faciliter les semailles et de preserver les animaux. Et on aura beau le faire completement, nul doute que le travail sera a recommencer l'annee d'apres. C'est pourquoi on dit communement que les pierres enfouies dans les sols remontent spontanement a la surface. Les paysans disent pour leur part que « les cailloux poussent ». Comment cela est-il possible ? Est-ce reel ?

Sans plus attendre, voici la reponse : c'est a la fois oui et non.

De nombreuses causes sont pour cela a l'œuvre. Mais pour bien comprendre, il faut tout d'abord savoir ce qu'est vraiment un sol.
C'est avant tout une entite vivante qui peut bouger, respirer mais peut aussi mourir sous l'effet de l'erosion, des pollutions, de l'acidification ou de l'urbanisation.
Les Suisses ont par exemple calcule qu'a cause d'une urbanisation debridee, leur pays perdait presque 1 m² de « bon » sol chaque seconde. Soit presque 30 km² par an.
«Jungle» animale souterraine
Le sol fait la transition entre la surface de la terre et la roche dure. Il peut etre plus ou moins epais. Son processus de formation est tres lent, de l'ordre, en moyenne, du centimetre par siecle. Sous l'action du soleil, de l'eau, du gel, la roche mere se morcelle petit a petit en fragments de plus en plus petits. Pour aboutir au bout de milliers d'annees a un melange de graviers, de sable, de limon et d'argile. La vegetation, meme clairsemee, fournit des matieres organiques qui vont donner un humus qui sera melange aux autres elements.
Au bout du compte, la terre est ainsi composee en moyenne de 50 % d'elements solides, comme les pierres et l'humus, et de 50 % d'espaces creux, des pores remplis d'eau et d'air.
Ajouter a cela une fantastique « jungle » animale souterraine regroupant des nematodes et des larves d'insectes, des protozoaires et des amibes, des bacteries et des champignons. Leur poids peut atteindre jusqu'a 30 tonnes a l'hectare. Ce qui veut dire que le poids des organismes du sol serait dix fois superieur a ceux vivant en surface.
Et on dit qu'il y a plus de micro-organismes dans une cuillere de terre que d'habitants sur la planete.
Comme tout ecosysteme, le sol peut etre malade.
Et si les activites humaines peuvent l'abimer ou le preserver, les causes naturelles de degradation sont nombreuses. A commencer par l'erosion due au vent ou au ruissellement de l'eau. Les champs en pente, par exemple, peuvent perdre en une annee pres de 50 tonnes d'humus par hectare, alors que la nature n'en renouvelle au mieux qu'une tonne dans le meme temps.
Outre cette perte de substance, l'erosion est l'une des causes de l'apparente remontee des pierres.
Elle fait simplement apparaitre les pierres qui se trouvaient la, tapies sans bouger et qui, trop lourdes pour etre emportees, vont rester la, cette fois a decouvert. Et compliquer le travail de l'agriculteur. D'ou les epierrages annuels qui se repetent inlassablement.
Main d'homme, pieds de betes
Mais la main de l'homme n'est pas «innocente». Car une autre cause de la pousse des cailloux dans les champs est... le labourage. Selon la profondeur a laquelle le soc de la charrue descend, il ramene en surface tout ce qui dormait sous la terre. Pierres et cailloux, mais aussi graines de mauvaises herbes enfouies par le labour de l'annee precedente. Graines de mauvaises herbes qui sont bien souvent encore fertiles. L'agriculteur doit donc non seulement epierrer son champ, mais aussi utiliser des herbicides. D'ou une tendance nouvelle, le ­non-labourage. On se contente de fragmenter la couche superficielle du sol pour le rendre plus permeable a l'eau et au semis. Une technique qui n'est pas generalisable partout.
Tout ce qui se promene a la surface du sol porte une responsabilite dans la remontee des cailloux. En particulier les troupeaux de betail. Pour deux raisons. Premierement, leur pietinement va compacter le sol, faisant apparaitre les pierres sous-jacentes. Deuxiemement, les vibrations engendrees par leurs deplacements vont bouger les pierres, les petites particules ainsi « secouees » passant le long des flancs des grosses, contribuant a les «pousser» vers la surface.
Autre cause produisant le meme effet, l'alternance des periodes de gel et de degel. La geliturbation, en langage specialise. En compactant et decompactant les sols, cette alternance favorise egalement l'apparition de petits rocs en surface. Mais cela n'est valable que pour les zones ou les hivers sont tres rudes et tres longs. Dans nos contrees temperees, cela ne joue pas beaucoup.
Vous ne marcherez peut-etre plus sur le sol comme avant. Car a force de la fouler aux pieds, on oublie combien la terre est « magique ».
Pour s'en souvenir, utilisons cette cle des sols.
<http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/03/26/01008-20080326ARTFIG00292-pourquoi-les-cailloux-poussent-ils-dans-les-champs.php>

jeudi 3 avril 2008

spéculation et crises,ça suffit

pétition européenne

La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi.
Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.
Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.
Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.
Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.
C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons : l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société.
Et nous demandons également la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

http://www.stop-finance.org/Speculation-et-crises-ca-suffit?lang=fr

mercredi 2 avril 2008

tout arrive:je suis d'accord avec un élu de l'UMP,et oui...

Entretien. Un senateur UMP estime que des parlementaires pro-OGM sont "actionnes" par les semenciers, Le Monde, 01/04/08
Propos recueillis par Gilles van Kote

Les deputes examinent en premiere lecture, jusqu'au 3 avril, le projet de loi sur les organismes genetiquement modifies (OGM). L'esprit de ce texte, base sur les compromis obtenus lors du Grenelle de l'environnement, a ete sensiblement modifie lors de son examen par le Senat, debut fevrier, dans un sens favorable aux OGM. Lors de ce debat, le senateur UMP de la Manche, Jean-Francois Le Grand, s'est trouve isole au sein de son propre groupe parlementaire. Ses collegues n'avaient pas apprecie de l'entendre exprimer, lorsqu'il presidait le comite de prefiguration de la Haute Autorite sur les OGM, des "doutes serieux" sur le MON 810, variete de mais transgenique de Monsanto dont la culture en France est depuis suspendue. Sa position, partagee par le depute UMP Francois Grosdidier, est tres minoritaire au sein de son parti.
Comment expliquez-vous votre mise au ban du groupe UMP au Senat lors de l'examen de la loi sur les OGM ?
Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de defendre des interets mercantiles, "ripolines" pour les rendre sympathiques : on a parle de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phenomenale.
Il fallait voir la violence des reactions de Bernard Accoyer (president de l'Assemblee nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comite de prefiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colere. Ils ont ete actionnes. J'ai ete approche par Monsanto, et j'ai refuse de leur parler. Je veux rester libre.
Les conclusions de ce comite de prefiguration, que vous presidiez, ont suscite de vives critiques, y compris en son sein. Etes-vous alles trop vite ?
Meme si certains ont declare a posteriori qu'une relecture aurait ete utile, le texte final a bien ete valide par l'ensemble du comite. La conclusion du comite etait qu'il subsistait des interrogations au niveau de l'evaluation du risque, qui est du ressort de la science et de la societe, et des doutes concernant la gestion du risque, qui revient au politique. On ne peut pas affirmer, par exemple, qu'il n'existe pas de risque de dissemination des OGM.
Pourquoi avoir choisi de monter au creneau sur cette question des OGM ?
Je pense que le XXIe siecle sera un siecle de restructuration autour d'un nouveau modele qui verra l'homme place au coeur des preoccupations.
La question des OGM est un combat d'arriere-garde, mene par ceux qui pensent encore que l'economie l'emporte sur l'homme : des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde.
Que pensez-vous des OGM ?
Il faut continuer la recherche et ne pas se precipiter dans la prise de decision. J'ai eu le privilege de vivre le Grenelle de l'environnement de l'interieur, en tant que president du groupe sur la biodiversite et de l'intergroupe sur les OGM. J'en ai tire la conviction que la biodiversite doit etre protegee a tout prix et que les OGM constituent un inconvenient a ce niveau. Leur interet est plus que douteux, y compris pour les agriculteurs.
Quelle attitude comptez-vous adopter lors de la seconde lecture de la loi au Senat, dans quelques semaines ?
Je ne renonce pas a faire valoir mon point de vue au sein de mon parti, car je reste persuade que l'interet economique a court terme ne peut pas l'emporter sur l'interet societal. Je deposerai a nouveau des amendements et j'essayerai d'expliquer posement a mes collegues pourquoi je ne suis pas d'accord avec eux. Lors de la premiere lecture, certains se sont refugies dans une attitude confortable qui consiste a chasser en meute plutot que de se poser les questions de fond. J'ai retire mes amendements pour obliger le groupe UMP a se retrouver face au gouvernement. En un week-end, j'ai recu 1 700 mails d'encouragement. L'Elysee et Matignon m'ont fait passer des messages dans le meme sens.
<http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/04/01/un-senateur-ump-estime-que-des-parlementaires-pro-ogm-sont-actionnes-par-les-semenciers_1029623_3244.html#ens_id=1019229>
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lundi 31 mars 2008

extrait d'un article déjà paru sur le blog.

cet été,il n'y a eu aucun contrôle surprise des producteurs de tomates bios.
pas vu,pas pris.
mais le consommateur dans cette histoire?il en pense quoi?

la rêglementation Européenne va changer en 2009.
à croire que les produits chimiques ne polluent plus...

vrai ou faux bio?
pour moi,il y a 2 sortes d'agricuteurs bio.les paysans bio et les exploitants bios.tout le monde n'a pas triché mais certains qui ont choisi la monocuture ont pris des risques démesurés...ce qui me gêne c'est que ce sont les tricheurs qui s'en sortent financièrement:j'ai vu des tomates "bien protégées" vendues pour des bios à plus de 6 euros le kilo.bien-sûr les consommateurs ne vont pas mourrir mais les producteurs qui ont choisi cette année de tricher vont avoir du mal à revenir en arrière pour retrouver une éthique ...j'ai une dent contre les organismes certificateurs sensés protéger le consommateur mais qui ont tout intérêt à ne pas parler de la triche parce que ça revient à scier la branche sur laquelle ils sont assis:les tricheurs le savent bien,malheureusement.

La viticulture bio mise en échec par le mildiou et un été maussade
LE MONDE 03.09.07 15h00 • Mis à jour le 03.09.07 15h00
Températures douces, pluies abondantes à partir de mai... les conditions météorologiques de 2007 ont fait apparaître dans les vignes, ainsi que sur les tomates et les pommes de terre, un mildiou particulièrement ravageur, que viticulteurs et maraîchers bio ont eu beaucoup de mal à maîtriser.
Au point que certains ont dû se résigner, pour assurer leur revenu, à traiter leurs vignes contre ce champignon avec des produits chimiques de synthèse,
une pratique strictement interdite par la réglementation européenne sur l'agriculture biologique, car elle pollue les sols.

En quinze ans, "je n'ai jamais, quelles que soient les difficultés, utilisé un produit qui ne soit biologique", a écrit, en juillet, un viticulteur dans une lettre ouverte au président d'Ecocert, l'organisme qui délivre les certificats d'agriculture biologique. En haut à gauche de sa missive, ce Bordelais bien connu pour son engagement pour la viticulture bio, a inscrit : "objet : retrait de la certification". Puis il informe que, "dans une situation aussi sensible, où l'éventualité d'une perte totale de récolte se posait directement, seule l'application d'un produit non autorisé (lui) permettait de sauver (sa) récolte". Sa décision est lourde de sens : sa production va être déclassée, et il lui faudra désormais trois ans, s'il le souhaite, pour convertir de nouveau son vignoble à l'agriculture biologique.
Selon Ecocert, quelques agriculteurs bio ("moins d'une dizaine"), uniquement des viticulteurs, se sont résignés à prendre cette douloureuse décision cet été, mais d'autres ont préféré perdre tout ou partie de leur récolte annuelle et rester en bio.
"Beaucoup de gens nous ont alertés sur les attaques fongiques auxquelles ils étaient confrontés. Ceux qui ont traité juste au bon moment s'en sont sortis, pour les autres, les traitements utilisés en bio n'ont pas été efficaces", explique Antoine Faure, responsable de la certification chez Ecocert. L'organisme a décidé de réaliser 40 % de contrôles supplémentaires pour vérifier qu'il n'y avait pas eu, à son insu, de traitements chimiques dans les vignobles bio.
Ceux qui cèdent à la tentation sont rares : une vingtaine de cas par an, sur 8 000 producteurs bio, précise M. Faure, ajoutant que les viticulteurs non bio "ont dû utiliser beaucoup de pesticides" pour cette récolte.PAS DE TRAITEMENT CURATIFFace aux attaques de mildiou, les agriculteurs bio ne peuvent avoir recours qu'aux moyens de lutte préventifs, et à aucun traitement curatif. Ils sont autorisés, selon la réglementation européenne, à utiliser quelques produits, principalement le sulfate de cuivre, plus communément appelé "bouillie bordelaise", avec lequel ils traitent fréquemment leur vigne, tout comme les viticulteurs conventionnels.
Si le produit est naturel, il n'est pas totalement inoffensif : son utilisation en bio est donc limitée, afin de préserver la vie du sol, à 6 kilos de cuivre-métal par hectare, sur une moyenne de cinq ans.
Cette année, beaucoup auront poussé jusqu'à 8, voire 10 kilos, traitant exceptionnellement chaque semaine en juillet et en août sans toujours que cela suffise à sauver leur récolte.
"Une fois que les taches sont là, la maladie est difficile à stopper en bio. On y a donc moins droit à l'erreur qu'en agriculture conventionnelle", explique Monique Jonis, chargée des fruits et légumes et de la viticulture à l'Institut technique de l'agriculture biologique (ITAB). "C'était particulièrement dur cette année", ajoute-t-elle, rappelant, que comme le mildiou est arrivé tardivement en Europe, au XIXe siècle, les cépages n'ont pas de moyens de défense naturels contre lui.Certains viticulteurs bio réclament que l'accent soit mis davantage sur la recherche, et non seulement sur les normes et les contrôles, pour permettre à ceux qui font le choix d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement d'être moins démunis face au champignon. Sur 840 000 hectares de vignes en France, 20 000 ont été convertis au bio, un chiffre en progression de 40 % sur cinq ans.La virulence du champignon, cette année, aura mis en exergue la technicité que demande ce mode de production. "Ce n'est pas une agriculture d'arrière-garde, bien au contraire. Ce sont les meilleurs en conventionnel qui se mettent en bio, car cela demande un professionnalisme qui n'est pas à la portée de tous", plaide Antoine Faure.
Avec les traitements préventifs, la disponibilité doit aussi être supérieure : "J'ai été trop absent", raconte le président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique, Henri Thépaut, maraîcher en Bretagne. "Ma production de pommes de terre de conservation sera égale à zéro, mais d'autres, plus présents et techniciens que moi, auront réussi à en faire tout de même", conclut-il.
Laetitia Clavreul
Article paru dans l'édition du 04.09.07.

pour comprendre la différence entre ma position et celle de Papounet

Nouveau rêglement Européen de l'agriculture biologique:
sa caractéristique majeure:
si un produit biologique n'est pas disponible,les possibilités de dérogation sont facilitées.
en clair:vous pouvez traiter chimiquement la culture et qualifier votre produit de bio si votre coop d'approvisionnement vous couvre...


Agriculture biologique : les jeux sont faits depuis longtemps
Monsieur Sarkozy ne craint pas les paradoxes : alors qu’il annonçait en mai dernier, en lançant le processus du « Grenelle de l’environnement », son engagement à ne pas prendre de décision importante concernant l’environnement avant la fin du dispositif, la représentante de la France n’a pas hésité en juin à voter en faveur du nouveau règlement européen de l’agriculture biologique proposé par la Commission, au mépris des propositions du Parlement européen et de la mobilisation des associations.
Une réglementation déplorable, qui dénature la bio et ouvre un boulevard aux productions industrielles.
Un exemple funeste pour le Grenelle de l’environnement ?Lorsque le Conseil des ministres européens de l’agriculture et de la pêche des 11 et le 12 juin 2007 a adopté le nouveau Règlement de l’agriculture biologique (applicable à partir de 2009) proposé par la Commission européenne, seuls quatre pays ont voté contre : la Belgique, l’Italie, la Hongrie et la Grèce, Christine Lagarde, alors ministre de l’agriculture du gouvernement français ayant voté pour.
On a pu se féliciter que certains éléments des versions précédentes proposées par la Commission européenne aient été évincés, grâce à l’intervention du Parlement européen et à la mobilisation des acteurs professionnels et associatifs. Cependant, d’autres aspects sont beaucoup moins réjouissants.Tout en confirmant l’interdiction des OGM en production biologique, le nouveau règlement autorise ainsi 0,9% d’OGM dans les produits issus de l’agriculture biologique, en prétendant « protéger les producteurs contre des contaminations accidentelles d’OGM ». De fait, il permet surtout d’entériner à la fois le soutien aux OGM et l’irréversibilité de leur contamination ; une tolérance bien commode pour contrer les arguments de ceux qui réclament l’application du principe de précaution et un moratoire sur les OGM !
En outre, le nouveau règlement renforce l’approche du contrôle fondée sur les risques et prévoit des critères précis et complets pour l’autorisation d’intrants (engrais, pesticides, additifs, ...) en agriculture biologique ainsi que l’inscription des substances autorisées sur des listes restrictives.

Ces dispositions accompagnent la mise en place du contrôle des « points à risque », en référence au « paquet hygiène » et au système HACCP, qui se substitue progressivement à l’obligation de moyens pour l’agriculture biologique.

Ce système contraindra les producteurs à multiplier les analyses et l’achat d’intrants, de matières premières et autres matériels officiellement « sécurisés », pour un coût financier pénalisant en particulier les plus petits opérateurs, excluant les substances naturelles, les semences traditionnelles et les animaux de renouvellement bio non homologables dans le cadre juridique actuel, et favorisant ainsi les dérogations, voire les obligations d’utilisation de produits chimiques de synthèse.

Il faut encore savoir que le nouveau règlement prévoit aussi des dérogations permettant potentiellement d’utiliser des substances chimiques, dont certains pesticides de synthèse, et des intrants issus d’OGM : si un produit biologique n’est pas disponible, les possibilités de dérogations sont facilitées.

Le système d’étiquetage, quant à lui, devient moins strict et permettra de faire apparaître des composants bio dans la liste des ingrédients, même si le produit est majoritairement conventionnel.
Par ailleurs, le nouveau règlement rend obligatoire le logo de l’Union européenne pour les produits biologiques d’origine communautaire, « afin de promouvoir le « concept commun » du mode de production biologique », et établit un nouveau régime permanent d’importation qui permettra aux pays tiers d’exporter vers les marchés de l’Union européenne dans des conditions identiques ou équivalentes à celles des producteurs du marché intérieur ; pourtant, le contrôle et la certification de ces produits posent des problèmes.
Et, si les cahiers des charges privés restent autorisés, les normes nationales (comme celles qui régissent le label AB), plus strictes et plus adaptées aux régions que le nouveau cahier des charges européen, ne sont plus permises, les vidant ainsi de leur sens.
Tous ces éléments ne peuvent que contribuer à marginaliser des modes de production biologique aux critères plus rigoureux, fondés sur l’utilisation de procédés et substances naturels (au lieu d’intrants commercialisés [1] ), ainsi que les plus petites exploitations.
En réalité, cette politique publique, qui programme la réduction des critères de l’agriculture biologique, ouvre la voie à davantage de productions industrielles de grande échelle et d’importations pour l’agriculture biologique,et pousse ainsi les acteurs professionnels à renforcer ou initier des démarches de marque et de certification privées, pour pallier les insuffisances des normes publiques et assurer aux consommateurs un approvisionnement en produits biologiques de qualité.

On ne peut que s’interroger sur les raisons (ou les pressions) qui ont pu conduire des fonctionnaires européens à produire et soutenir un tel projet, et les représentants des gouvernements à voter pour ce règlement.
En réalité, il s’agit d’une logique de gestion du risque sanitaire calibrée sur les conditions de production industrielle, qui prévaut de plus en plus sur la qualité nutritionnelle et sanitaire des aliments, et qui sert les intérêts des industries agrochimiques et agroalimentaires.

Les constructeurs automobiles, par exemple, peuvent aussi trouver un intérêt à un « assouplissement » des normes, pour que puissent mieux se troquer, dans les grandes négociations internationales, exportations d’automobiles contre importations de produits alimentaires.
Il n’est donc pas surprenant que les nouvelles marques de produits bio fleurissent depuis quelques années chez les multinationales de la distribution et de la production, appâtées par un marché croissant et probablement aussi la perspective d’une réglementation « plus souple ».Ainsi par exemple chez Danone. Quand cette firme avait finalement, après des années, abandonné l’appellation « BIO » pour une de ses gammes de yaourts qui n’avait rien de bio, on avait pu croire au succès - certes tardif - du harcèlement des professionnels de la bio et des associations auprès de Danone et des institutions. Mais Danone, leader mondial des produits laitiers frais, préparait surtout sa reconversion, manifestée à l’automne 2006 avec le lancement d’une nouvelle marque de produits bio (« les deux vaches ») à travers la filiale française de l’entreprise nord-américaine Stonyfield (fraîchement rachetée), premier producteur mondial de produits laitiers frais organiques et quatrième marque de yaourts aux Etats-Unis. Une reconversion vertueuse ? Questionnée par quatre associations [2] sur sa campagne vers les consommateurs au printemps 2007, leur proposant d’interpeller les candidats aux élections en France pour leur demander de favoriser le développement de l’agriculture biologique - mais sans évoquer les dangers de la réforme en cours du règlement européen - Stonyfield avait répondu ne pas avoir souhaité « complexifier » l’information vers les consommateurs (et Danone n’avait manifestement pas jugé utile de s’exprimer). Dans l’introduction - résolument optimiste et autosatisfaite - de sa dernière lettre d’information électronique [3] (octobre 2007), la firme se félicite de s’être « invitée dans la campagne présidentielle », sans mentionner aucunement le nouveau règlement européen. Selon Stonyfield, ses approvisionnements sont aujourd’hui essentiellement régionaux. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années, quand la nouvelle marque sera plus solidement implantée sur le marché et dans la tête des consommateurs, et que le nouveau règlement de l’agriculture biologique sera en application ?
A qui profitera le développement de l’agriculture biologique dénaturée ?
Ainsi, pour l’agriculture biologique officielle, il n’y a plus rien à négocier lors du « Grenelle de l’environnement », sinon des aménagements à la marge à travers les « règlements d’application » qui, comme leur nom l’indique, ne pourront que préciser les conditions d’application de la nouvelle réglementation. Le cadre légal, lui, reste fermement posé.
Une belle mascarade !
Véronique Gallais
Action Consommation le 10.10.2007

juste pour montrer à notre papounet jusqu'à où peut aller la REDEFINITION INDUSTRIELLE du BIO

pour prétendre être bio,il suffit de mettre 5% d'agro-carburant dans son réservoir:
ça s'appelle une NORME.
pour imposer le bio industriel,c'est la même chose:il suffit de changer la norme,le rêglement.
c'est ce que l'Europe est en train de faire.
tu prétends que c'est un progrès:
regarde en face où ça a mené avec les carburants "bio",
prouve moi que c'est un progrès,
et surtout explique moi à quel moment les producteurs bio ont été écoutés dans cette histoire,
tu te rappelles?les spécialistes des gérémiades...

il n'y a même pas besoin d'avoir une bonne mémoire,il suffit juste de regarder comment évolue notre monde,aujourd'hui.

Agro ou « bio » carburants : petit precis d’une supercherie mondiale, Green is beautiful, Webmagazine n°5, 25/03/08
Emmanuelle Grundmann

Dimanche 24 fevrier 2008, premier vol commercial « vert » par la compagnie Virgin. Vert ? Vous avez dit vert ? Eh oui ! A partir du moment ou vous mettez dans votre reservoir ne serait-ce que 5% d’agro-carburants, vous pouvez vous targuer d’etre un ecolo en herbe qui oeuvre pour sauver la planete. Ou du moins en apparence. Car, contrairement a ce que l’on voudrait vous faire croire, vous ne roulez pas pour, mais contre votre planete.
En effet, les agro-carburants ne constituent pas une solution pour contrer le rechauffement climatique, pire, ils l’accelerent et accentuent l’insecurite alimentaire.
Ces carburants sont issus de la biomasse vegetale d’ou leur surnom de carburants « verts ». Cependant, si l’idee de depart consistait a transformer des dechets vegetaux, aujourd’hui, les agro-carburants sont issus de plantes cultivees uniquement ou presque a cet effet. Ce surnom verdoyant qui anime notre cote bucolique ravit les industriels car il leur permet de surfer sur une vague ecologiste post-Grenelle et sur le reveil d’une conscience environnementale d’une partie de la population mondiale. Un theme ayant ete repris en coeur par les medias lors du lance­ment de ces agro-carburants, qui se sont largement fait les por­te-paroles de l’industrie automobile et petroliere desireuse de verdir leur image et de tromper un peu plus le potentiel consom­mateur …
Puis de « vert », nous sommes passes a « bio », une maniere de tromper un peu plus avant le consommateur car ces carbu­rants n’ont rien de BIO au sens du label adopte par le Ministere de l’Agriculture francais et par la Commission europeenne. Or, en France, le mot « bio » entre en resonance avec l’agriculture biologique, ce qui est loin d’etre le cas de ces agro-carburants engloutissant de titanesques rations de pesticides et d’engrais sans parler de la pollution associee.
Revenons sur les carburants en eux-memes : il en existe deux types, selon la matiere premiere utilisee et le processus de trans­formation effectue.
- La filiere ethanol pour les vehicules essence : ce sont les su­cres et cereales qui sont utilises et transformes en ethanol puis melanges a de l’essence.
- La filiere des huiles vegetales pour les vehicules diesel : les hui­les vegetales subissent une trans-esterification puis ces EMHV.
- Ethyl Methylique d’Huile Vegetale - sont melanges a du gazole pour obtenir des « biodiesels ».
Ces EMHV sont plus couteux a produire que l’ethanol et de­mandent plus d’apports en energie mais ils sont tres facilement utilisables en remplacement de gazole traditionnel car jusqu’a une incorporation de 30% dans le melange, les moteurs n’ont aucunement besoin d’etre modifies. Cependant, meme l’ethanol de mais, moins gourmand, consomme, pour etre produit, quasi­ment autant d’energies fossiles que l’ethanol classique qu’il veut remplacer. Quel interet donc, si ce n’est d’enrichir un peu plus certaines filieres et industriels ?
Aujourd’hui, l’Europe produit des EMHV essentiellement a partir de colza et les Etats-Unis du bioethanol a partir de mais et de canne a sucre en provenance du Bresil. Cependant, il ne faut pas oublier que ces cultures sont largement engraissees d’engrais et arrosees de pesticides, produits a partir de la filiere du petrole sans parler de la pollution induite par ces substances qui n’ont absolument rien de BIO. Prenons un exemple : pour produire un litre de bioethanol il faut de 3 a 5 litres d’eau utilisee pour l’irriga­tion des cultures. Puis, la production de ce litre de carburant vert produira environ 10 litres d’eaux usagees qui necessiteront pour leur traitement un equivalent energetique de 110 litres de gaz naturel. Vu le cout energetique, ces eaux usagees seront a cout sur relachees dans la nature sans avoir ete traitees, polluant un peu plus les fleuves, rivieres et nappes phreatiques.
De plus, l’Union Europeenne a fixe des objectifs d’incorporation des bio ou agro-carburants a hauteur de 5,75 % d’ici 2010 et 10% d’ici 2020. Or, comme l’explique la chargee de recherche et coordinatrice de programme European Biofuels Policy (EBP) a propos de l’accent mis sur le biodiesel, « un probleme de surface va se poser pour atteindre les objectifs europeens, l’importation d’huile de palme pourrait completer la production europeenne ». En effet, l’Europe devrait utiliser 70% de ses terres agricoles si elle souhaite atteindre ces pourcentages.
Le desastre est d’ores et deja en marche. En effet, l’huile de palme est largement utilisee pour la fabrication de « bio-diesels ». En mars 2006, le biofuel B5 palm oil ou ENVO Diesel (5% d’huile de palme + 95% de diesel) a ete lance en grande pompe en Malaisie, par ailleurs premier producteur mondial d’huile de palme (87% de la deforestation dans ce pays est imputable a l’installation de monocultures de palmiers a huile). La National Biofuel Policy de la Malaysia Palm Oil Board prevoit d’ailleurs d’utiliser cet ENVO Biodiesel dans tous les transports, alors l’in­dustrie mise sur l’exportation pour augmenter encore plus les profits de cette filiere.
Trois immenses raffineries destinees au traitement de l’huile de palme sont en cours de construction en Malaisie. En novembre 2006, la Natural Fuels Australia Ltd a ouvert une grande raffine­rie a Darwin dont l’objectif affiche est de produire 800 millions de litres de biodiesels a partir d’huile de palme debut 2008 et le developpement d’une autre raffinerie cinq fois plus grande est actuellement en projet a Singapour tandis que l’industriel etudie egalement l’implantation de plusieurs autres de ces raffineries a Houston, aux Pays-Bas et en Malaisie. Ceci allant de pair avec la conversion de milliers voire de millions d’hectares supplementaires de forets en monocultures de palmier a huile, en Indonesie, en Afrique mais aussi en Amerique latine comme au Perou ou l’industriel Romero s’est deja implante en rasant plusieurs milliers d’hectares de foret amazo­nienne et ce, bien que les etudes d’impact environnementaux n’aient pas encore ete menees a terme. En Indonesie, d’ici 2020, 98% du couvert forestier aura disparu pour faire place essen­tiellement a des monocultures de palmier a huile, s’etendant a perte de vue.
L’huile de palme, issue de la destruction des forets tropicales, est deja arrivee sur le marche Europeen. Ainsi, la demande des Pays-Bas est actuellement de 400 000 tonnes uniquement pour la production d’electricite dite « verte », une supercherie de plus dans le domaine energeti­que ! Diverses centrales de production electriques par exemple fonctionnent a l’huile de palme comme BIOX bv qui fut neanmoins recemment obligee sous la pression du public hollandais de temperer ses ardeurs. BIOX bv s’investit egalement dans la production de biodiesel, un projet mene en partenariat avec Unimills, une filiale de la compagnie Malaise « Golden Hope Plantations ». Quelle cruelle ironie dans ce nom lorsqu’on connait le desastre environnemental et social sous-jacent a la filiere de l’huile de palme ! En Allemagne, plus d’un millier de stations services vendaient du biodiesel en mars 2007, cependant, face aux constats et rapports dŽemontrant l’impact terrible de la production d’huile de palme sur la deforestation et le rechauf­fement climatique, l’Allemagne a decide de moderer ses ardeurs et n’importera plus d’huile de palme tant que les pays producteurs ne pourront certifier que cette derniere est produite de maniere « ecologique ».
L’huile de palme, c’est un rendement de 500t/km2/an, qui necessite une importante main d’oeuvre pour la recolte des noix de palme, se pratiquant a la main. C’est donc une filiere viable dans des pays ou la main d’oeuvre est tres peu onereuse, taillable et corveable a merci. Ultime menace sur l’environnement, dans un souci de productivite (au vu des objectifs de l’Union Europeenne notamment), M. Chandran, directeur de l’association malaisienne pour l’huile de palme a declare en 2001 que la priorite residait aujourd’hui dans le developpement de palmiers transgeniques et ce, dans le but d’ameliorer la qualite de l’huile, d’augmenter la production et de diminuer la taille des arbres pour faciliter la recolte. Les etudes sont en cours. Une aubaine pour les grosses multinationales agro-alimentaires !
Enfin, penser que l’Europe se contentera de sa propre production d’oleagineux ou de sucres et cereales, c’est se voiler la face. Depuis 2005, l’Europe importe deja de l’huile de palme (bien plus rentable par ailleurs) et de l’huile de soja (dont les monocultures sont egalement issues d’une vaste deforestation de la foret amazonienne, notamment dans l’etat du Mato Grosso) pour produire une partie du biodiesel consomme, sans parler du bioethanol fabrique a partir de mais ou de canne a sucre plebiscite par le president bresilien Lula.
Ultime coup de couteau dans le dos de l’ecologie et de la preservation de l’environnement, ce communique de presse du 26 septembre 2006 dans lequel Thierry Breton, ministre de l’Eco­nomie, des Finances et de l’Industrie s’etait engage sans reserve pour le lancement en France, des 2007, de l’E85 (l’ethanol massivement utilise au Bresil, ou il est issu de la transformation de la canne a sucre), premier carburant de l’apres petrole. Que ceux qui doutaient de la sensibilite ecologique du gouvernement precedent et de l’equipe actuelle soient rassures : bientot, nous roulerons tous a l’ethanol et au biodiesel, pour preserver notre environnement. Quelle ignoble supercherie !
Car aux problemes environnementaux se superposent egalement un grave probleme humain. En effet, pour remplir en bioethanol le reservoir d’un gros 4x4, de ceux que l’on voit fleurir partout en Europe ces dernieres annees, il ne faut pas moins que l’equivalent de 200 kg de mais, autant de calories necessaires pour nourrir une personne pendant une annee entiere. Or, les terres agricoles ne sont pas extensibles a l’infini et le boom des agro-carburants a induit une flambee du prix des denrees alimentaires et donc egalement une hausse de l’insecurite alimentaire. Au Mexique, le prix de la tortilla a plus que double en 2006 suite a une tres forte demande d’ethanol a base de mais emanant notamment des Etats-Unis. Si l’ethanol est fabrique a base de mais jaune et la tortilla a base de mais blanc, cette demande accrue a entraine une penurie en mais jaune et les Etats-Unis se sont alors rabattus sur le mais blanc laissant les mexicains sans matiere premiere pour leur nourriture de base ; la tortilla.
La FAO estime que le prix des denrees alimentaires de base augmentera de 2 a 33% d’ici 2010, autant dire que nous sommes en plein dans ce schema... Et de 26 a 135% d’ici 2020. Or, chaque fois que le cout de la nourriture augmente d’1% seulement, ce sont environ 16 millions de personnes qui tombent dans l’insecurite alimentaire.
Plebisciter les agro-carburants, c’est ouvrir un peu plus grand la porte aux OGM, aux pesticides et participer au rechauffement clima­tique a travers une acceleration sans precedent de la deforestation en zone tropicale.
Au-dela de la supercherie climatique, ces agro-carburants constituent egalement un veritable crime contre l’humanite car leur expansion va priver de plus en plus de gens de leurs ressources alimentaires de base, entrainant au mieux des carences et au pire des famines. Les adopter, c’est egalement cautionner d’autres atteintes faites aux droits de l’homme et a ce nouvel esclavage mis en place au sein des immenses plantations de palmier a huile, de soja ou de canne a sucre, sans oublier les graves atteintes aux droits des peuples autochtones chasses de leurs terres ancestrales, ces dernieres etant convoitees par les industriels pour etendre les titanesques monocultures.
Ces agro-carburants ne representent finalement qu’un leurre permettant aux pays du Nord de continuer a gaspiller les reserves et l’atmosphere de la planete, au detriment des pays du Sud…
Lire l’excellent livre-enquete de Fabrice Nicolino La faim, la bagnole, le ble et nous : une denonciation des biocarburants paru chez Fayard (2007)
<http://www.green-is-beautiful.com.fr/IMG/pdf_green-is-beautiful-webmagazine-n5.pdf>

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.