Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

jeudi 28 mai 2009

l'électricité verte bien plus EFFICACE que les biocarburants

Transports.
Voitures : l’electricite verte plus efficace que les biocarburants,
Le Nouvel Observateur, 11/05/09
Cecile Dumas, Sciences-et-Avenir.com

Tandis que se poursuit le debat sur les benefices et les risques des biocarburants, trois chercheurs americains apportent une nouvelle donnee au probleme. Grace a une comparaison chiffree, ils montrent qu’il est plus interessant de transformer la biomasse en electricite pour ensuite charger les batteries de vehicules electriques, que de transformer cette biomasse en carburant pour remplir les reservoirs.

Elliot Campbell (University of California, USA) et ses collegues ont ainsi calcule que pour une meme surface cultivee, un vehicule "bio-electrique" parcourt en moyenne sur l’autoroute une distance 81% plus longue qu’un vehicule roulant au biocarburant. Pour une acre cultivee (un peu moins d’un demi-hectare), la premiere parcourt 22.500 km, contre 14.500 km pour la seconde.
Les chercheurs ont pris en compte l’integralite des filieres pour batir leur comparaison, incluant les depenses energetiques de chaque technologie, de la production des carburants et des vehicules. Ils ont compare les rendements obtenus pour differents types de biomasse, mais ou graminees (Panicum virgatum ou "switchgrass").
La difference flagrante entre l’electricite issue de la biomasse et les biocarburants s’explique d’abord par le fait que le rendement des moteurs a combustion est beaucoup moins bon que celui des moteurs electriques, selon les chercheurs. Campbell estime meme qu’un vehicule hybride utilisant les bioethanols derniere generation ne ferait pas mieux qu’un vehicule electrique recharge grace a la biomasse.
D’autant plus que la voiture "bio-electrique" a un second avantage non negligeable, toujours selon Campbell et ses collegues : elle permet de reduire davantage les emissions de CO2 que la voiture roulant aux biocarburants. Pour une acre de panicum, une voiture "bio-electrique" evite le rejet de 10 tonnes de CO2 par rapport a une voiture de meme calibre brulant des carburants fossiles. L’economie est deux fois plus importante qu’avec un vehicule roulant au bioethanol versus un vehicule classique.
Faut-il alors abandonner la filiere du bioethanol au profit de centrales electriques a la biomasse ? Les chercheurs, dont les travaux sont publies dans la revue Science (datee du 8 mai), soulignent que d’autres elements, comme la pollution atmospherique, la consommation de l’eau ou le cout de production des vehicules doivent egalement etre pris en compte avant de realiser un tel choix.
<http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/nature/20090511.OBS6461/voitures_lelectricite_verte_plus_efficace_que_les_bioca.html>
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mercredi 27 mai 2009

comment ils ont TUE le bio

la phrase de Merillon est phénoménale:

« Le bio ne doit plus etre un choix ideologique, il doit s'imposer dans le circuit de distribution classique , martele Philippe Merillon, chef du service de la strategie agroalimentaire au ministere.

il me semble pourtant que c'est ce fameux choix idéologique qui donne confiance aux consommateurs...non?

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L'incroyable faillite du bio francais,

Le Point n°1914, 20/05/09
Emilie Lanez

Le premier pays agricole d'Europe a rate le virage bio.

Enquete.
Madame Bio, c'est elle. Chignon boheme, tailleur pantalon elegant, Elisabeth Mercier, ancienne economiste au ministere de l'Agriculture, preside l'Agence bio, l'ambassade du bio francais. Dans une rue silencieuse de Montreuil, en banlieue parisienne, quelques bureaux modestes, decores de posters de coccinelles et de souriantes vaches laitieres.

Avec une quinzaine de salaries et un budget annuel de 4,8 millions d'euros, sa mission consiste, depuis 2004, a mieux organiser cette filiere, a la defendre et a la faire connaitre.

Le retard bio est une expression qui, on s'en doutait, ne lui plait guere, meme si l'ancienne diplomate, qui negocia cinq ans durant nos quotas laitiers a Bruxelles et defendit notre agriculture aux Pays-Bas, ne le laisse guere paraitre : « Disons que c'est un monde riche de sensibilites contrastees. La consommation bio est une vraie tendance de fond. Depuis cinq ans, les consommateurs sont fideles, leur panier s'elargit, il faut engager une spirale vertueuse . » C'est bien la tout le probleme.

Les Francais adorent le bio-meme s'il leur coute plus cher-, ils en achetent et en redemandent.

Paradoxalement, la deuxieme puissance agricole de la planete est incapable de fournir du bio. Les distributeurs sont donc contraints d'importer massivement.

Recours qui donne a penser, car si, pour fournir aux Francais des pommes ou des carottes bio, on doit leur faire parcourir 2 000 kilometres en camion, le benefice environnemental de l'operation parait pour le moins amoindri.
« Nous vivons parfois des moments compliques pour trouver du lait bio, raconte Gilles Baucher, directeur des marques propres Monoprix , l'approvisionnement est tendu . » C'est la rancon du succes, car la marque bio Monoprix, lancee voila quinze ans, explose : les ventes ont augmente de 25 % l'an passe. L'entreprise de surgeles Picard est confrontee, elle aussi, chaque jour a cette penurie de bio. « Nous ne pouvons pas mettre un produit bio a la une de nos catalogues promotionnels. Nous serions incapables de suivre le boom de la demande », confie Delphine Courtier, directrice du marketing. Le bio chez Picard, c'est pres de 40 % de tous ses legumes vendus, 60 000 sacs de haricots verts achetes chaque mois, 20 000 sacs de choux-fleurs, « une explosion phenomenale depuis trois ans ». « Nous avons de plus en plus de difficultes a obtenir nos volumes », ajoute la directrice marketing. Pour fournir les 758 magasins, les producteurs doivent pouvoir livrer d'imposants volumes, mais aussi fournir des produits particuliers. Pas de carotte torve, de haricot riquiqui ou de petit pois bossele : les legumes Picard sont soumis a une charte esthetique contraignante. « Il nous faut du beau bio . » Des canons que dame Nature, surtout quand on la laisse faire, peine a respecter.
Le seul legume bio francais vendu chez Picard est donc le brocoli.

Tout le reste est achemine par route depuis l'Italie, mysterieusement capable, elle, de produire du beau bio.

La chaine a lance ce mois-ci ses premiers fruits issus de l'agriculture bio : « Les framboises sont cultivees et usinees sur place en Pologne, raconte Elisabeth Bouton, directrice de la qualite , le cocktail fruits rouges est achete en Bulgarie . »
Pour vendre du bio aux Francais, on importe donc. Etonnant. Car si l'agriculture biologique francaise est aujourd'hui a la traine de toute l'Europe, elle fut, voila vingt ans, la championne de cette filiere alors emergente. Le bio en France, c'est l'histoire du lievre qui demarre la course en tete, s'essouffle, ralentit, s'arrete et se fait depasser par tous ses concurrents. En pourcentage de surface consacree au bio par rapport a la surface agricole totale, le classement est sans appel : la Lettonie, l'Estonie, le Timor-Oriental et São Tome et Principe consacrent une plus grande part de leurs terres au bio que nous. Et par rapport a nos voisins europeens, nous sommes devances par l'Autriche, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Suede. « Lorsque l'Europe debloqua en 1992 des fonds pour inciter les agriculteurs a se convertir au biologique, raconte Stephane Bellon, coordinateur du programme bio a l'Inra, la France s'en servit pour maintenir son elevage de haute montagne. »

Une erreur politique que ne commirent pas ses voisins : l'Italie et l'Espagne investirent massivement dans le bio, parvenant ainsi a inonder aujourd'hui l'Europe de leurs productions. « La volonte politique de soutenir le bio a jusqu'ici ete bien faible , confirme Vincent Perrot, de la Federation nationale des agriculteurs biologiques, porte-voix de 70 % des 11 640 agriculteurs bio.

La France agricole est marquee par l'agriculture intensive, dominee par le lobby des grandes exploitations. Notre culture fut trop longtemps celle du produire plus pour exporter plus. »

Les agriculteurs sont des chefs d'entreprise ! L'ideologie productiviste de la FNSEA, syndicat majoritaire dans les campagnes, n'a pas fait de place au bio. « Car le bio est une technique d'exploitation qui ne se satisfait d'aucune recette livree par des representants en produits phytosanitaires, poursuit Vincent Perrot, il faut faire attention, tout inventer, beaucoup, beaucoup travailler. » Un engagement dont temoigne Jacques Frings, 57 ans, maraicher bio a la tete de 67 hectares sur la commune de Chevry-Cossigny, en Seine-et-Marne. « J'ai repris l'exploitation de mon pere, c'est lui qui a choisi la conversion, car il n'en pouvait plus d'arroser ses legumes avec des bidons qui portaient une etiquette a tete de mort. » Ensemble, ils ont « beaucoup galere sur le plan technique ».
« Vingt ans de galere »
Quand Frings reprend l'exploitation de son pere en 1977, il possede 18 hectares de vergers et une equipe d'ouvriers agricoles portugais. « L'avenir du bio a ete escamote par la revolution agricole. Les ouvriers agricoles sont partis parce que les logements etaient trop chers et que l'on gagne plus facilement sa vie en ville. Les avantages historiques de la production locale ont egalement disparu. Un camion de salades arrive a Rungis depuis Perpignan tout aussi vite que depuis la plaine de la Brie. » Sans personnel, sans circuit de distribution competitif, Jacques Frings a du tout reinventer. « Avec ma femme et nos deux enfants, on a connu vingt annees de galere. Financierement, on est descendus bien bas. Maintenant, cela va carrement bien. Le biologique, cela ne s'apprend pas a l'ecole, il faut faire du preventif, connaitre parfaitement son sol, afin que les plantes ne tombent pas malades », et ainsi eviter de les soigner a grand renfort de pesticides. Desormais, Jacques Frings maitrise, comme peu d'autres, la production de fruits et legumes bio. L'an passe, il a en tout et pour tout depense 10 euros en insecticide biologique, pour guerir « des choux envahis de chenilles », et, luxe inoui, il s'accorde une semaine de vacances trois fois par an. Pour ecouler ses produits, le maraicher s'appuie sur un cycle de distribution court, grace a son propre magasin Biocoop, vaste hangar chauffe au poele a bois, ou 400 clients viennent chaque semaine faire leurs courses. Saumon, poulet, ananas, creme hydratante, huile de sesame, miel, muesli, chocolat et carottes, rien ne manque et tout est gere par sa femme, ancienne infirmiere, et leur fille ainee. Les fruits et legumes proviennent des champs qui entourent a perte de vue le hangar, le reste est achete a la cooperative bio. Jacques Frings salarie desormais trois ouvriers, « des neoruraux qui un jour voudront s'installer a leur compte ».
Le bio est soudain devenu, l'automne dernier, priorite nationale, Grenelle de l'environnement oblige. Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, veut que triple d'ici quatre ans la surface agricole bio, de 500 000 hectares a 1,6 million d'hectares. Fort ambitieux. Il faudrait que les agriculteurs se convertissent en masse. « Abandonner l'agriculture conventionnelle est un choix delicat, car, pendant trois ans, votre production, qui faute d'engrais et de pesticides s'effondre, ne peut etre vendue sous le label bio », commente Stephane Bellon. Ces annees dites de conversion-le terme n'est pas anodin-sont financierement soutenues par les pouvoirs publics. « Jusqu'ici, les aides etaient plafonnees a 7 600 euros par exploitation et par an. Elles sont desormais deplafonnees, de 200 a 600 euros par annee et par hectare, variable selon le type de production », souligne Vincent Gitz, charge du bio et de la recherche au ministere de l'Agriculture . L'idee est de seduire les grands refractaires : les cerealiers, qui, portes par le cours caracolant des cereales, ne songent guere a quitter leur mode de production conventionnel . Or, sans cereales bio, pas d'alimentation bio pour le betail, et donc pas d'elevage bio. La defection des ceraliers, qui ne jurent que par les hauts rendements, penalise toute la chaine de l'elevage bio francais.
Autre ecueil, un grave probleme de generation. Les militants des annees 70 sont, trente-cinq ans plus tard, en fin de course. Pour reprendre cet exigeant flambeau, il faudra que des jeunes s'installent. Le voudront-ils ? Le pourront-ils ? « Ce plan bio ne resout pas l'immense probleme du foncier , souligne Francois Lerique, president de l'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) en Ile-de-France. Il est impossible de trouver 4 ou 5 hectares pour s'installer comme maraicher, surtout pres des grandes villes. Comment voulez-vous qu'un agriculteur bio debutant dans la profession rivalise avec des promoteurs immobiliers ou un grand cerealier ? C'est pourquoi, a vec l'association Terre de liens, on achete des terrains qu'on loue a des exploitants bio. On vient ainsi d'acquerir 28 hectares sur le plateau de Saclay, au sud de Paris . » Les paysans bio sont de bien Petits Poucets, volontaires mais fragiles, face aux geants agricoles. L'agence des espaces verts, organisme public d'Ile-de-France, acquiert des terrains pour les maintenir en terres agricoles, afin de preserver la production autour de Paris. Elle a ainsi achete 13 hectares aux Mureaux, dans les Yvelines, attribues, apres appel d'offres, a un cerealier, soutenu par une banque specialisee. Offre certainement plus viable economiquement que celle, autrement aleatoire, d'un exploitant bio.
Tonnage trop faible pour les hypers
Pour rattraper notre retard, les paysans devront se convertir, trouver des terrains et ecouler leurs productions. « Le bio ne doit plus etre un choix ideologique, il doit s'imposer dans le circuit de distribution classique , martele Philippe Merillon, chef du service de la strategie agroalimentaire au ministere. Il faut lutter contre l'idee que faire du bio, c'est faire petit . » Le mouvement bio souffre de son image. Que chacun produise dans son coin, c'est peut-etre bien, mais les grandes enseignes de distribution ne peuvent rassembler a moindre cout les tonnes necessaires. Voila pourquoi elles se fournissent aupres des immenses cooperatives bio du sud de l'Europe, tandis que nos paysans vendent leur production en direct a la ferme ou sur des marches locaux. Le Moyen Age !
Pour convaincre les agriculteurs de passer au bio, Michel Barnier veut leur garantir des debouches importants. Il veut donc que, dans trois ans, 20 % des repas servis dans les cantines soient issus de l'agriculture biologique. Un objectif que tous les specialistes jugent hors de portee, a moins d'importer en masse. « A l'Inra, nous avons etudie la faisabilite d'un scenario fictif : admettons que Marseille veuille recevoir 1 million de repas bio, se souvient Stephane Bellon . On a etudie toutes les possibilites. Force a ete d'admettre que les quantites etaient impossibles a fournir . » En attendant, pour oublier, au ministere, on dejeune avec du pain bio, des yaourts bio et des pommes bio. Bien de chez nous.
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46 euros
C'est la somme moyenne consacree aux achats de produits bio par les menages francais sur une annee.
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Un Francais sur quatre consomme des produits bio
42 % des Francais achetent du bio au moins une fois par mois,
23 % au moins une fois par semaine et
6 % tous les jours (on les appelle en marketing des « biocitoyens »).
Les produits bio ne representent que 1,7 % du budget annuel total d'alimentation d'un menage francais.
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La liste des courses bio
Les Francais achetent d'abord des yaourts, du lait et des oeufs. Viennent ensuite les fruits (pommes, bananes) et les legumes (carottes, courgettes, concombres).
+ Voir l’infographie : Part de l’agriculture bio en 2006
<http://www.lepoint.fr/content/system/media/0/1914/085bio.pdf>
<http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-20/l-incroyable-faillite-du-bio-francais/916/0/345177>

vendredi 15 mai 2009

exclusion des vieux

LES PERSONNES AGEES :UN PROBLEME ECONOMIQUE


Voila le ton est donné: d'un coté un directeur d'hôpital Monsieur Bouquet qui gère l hôpital d'un aspect purement comptable (ce qui peut se comprendre c'est son job )et de l autre monsieur Bertholet maire de romans qui incite a retarder l'accueil en établissement ....dénontrant au passage sa méconnaissance du sujet /2personnes agées sur 3 vivent chez elle !!!!


Actuellement , les vieux qui vivent a domicile payent les conséquences de quarante ans d'indifférence ETATIQUE:la politique de maintien a domicile, rarement accompagnée, aboutit a laisser de nombreux vieux.....En particulier le vieux pauvre a survivre sans aides et les soins nécessaires !!!!


Pour le premier aspect purement comptable..nous pourrions demander le remplacement de la direction et l 'encadrement par du personnel chinois tout aussi compétent mais nettement moins coûteux et pourquoi pas nos députés , nos sénateurs !!!!....


A force de ne pas affronter notre peur de la vieillesse et de la mort, nous nous sommes cachés que nous serons bientôt vieux et nous avons caché ces vieux qui nous rappellent ainsi que celles et ceux , familles, aidant, soignants qui en sont proches .
A force d'intéger la conception marchande de l homme , nous avons perdu le sens de la valeur humaine de tous ceux qui ne sont plus économiquement utiles, efficaces et performants.


Si les vieux restent sur le bord de la route , ce n'est pas parce que notre société rejette ceux qu'elles jugent inaptes, c'est simplement parce que les vieux , comme l écrivait Alfred Sauvy en 1946 ne peuvent s'adapter a la marche du monde ....comme c'est facile a dire !!!!!


A cause de nous , les personnes agées , dans leur grande majorité souffrent de se sentir inutiles.Déja notre société se conduit de telle maniére envers les vieux qu'elles finit par les contraindre a ressembler réellement aux stéréotypes qu elle utilise pour les décrire .
Il faut insister :il est nécessaire, si l'on ne veut pas que les vieux perdent le goût de vivre de cesser de les contraindre a ne survivre qu'en passifs béneficiaires de soins et de services.Pour cela il faut repenser la vieillesse, mais pas seulement .On ne naît pas vieux; On vieillit dans la continuité de toutes les autres périodes de sa vie .....C'est donc aussi comme l'écrivait Simone de beauvoir en 1970:L'homme tout entier qu il faut refaire , toutes les relations entre les hommes qu il faut recréer si l on veut que la condition du vieillard soit acceptable.


Un homme, une femme ne devraient pas aborder la fin de sa vie les mains vide et solitaire .

Si la culture n'était pas un savoir inerte acquis une fois pour toute et oublié, si elle était pratique et vivante, si par elle l individu avait sur son environnement une prise qui s'accomplirait et se renouvellerait au cours des années , a tout âge il serait citoyen actif .....si il n'était pas atomisé des l enfance clos et isolé parmi d'autres atomes , s'il participait a une vie collective aussi quotidienne et essentielle que sa propre vie .
Quand on a compris ce qu'est la condition des vieillards , on ne serait se contenter de réclamer une politique de la viellesse plus génereuse....c'est tout un systhéme qui est en jeu et la revendiquation ne peut étre que radicale:CHANGER LA ......VIE...Tous les jours des vieux meurent a cause de manques .Manque de soins, mais aussi de SENS!!!!!


POUR CES RAISONS :QUE VOUS SOYEZ JEUNES,MOINS JEUNES ,VIEUX : LE DIMANCHE 17 MAI A 10H30 DEVANT LA MAIRIE DE ROMANS....faites passez le message autour de vous :amis familles etc...MAIS VENEZ en nombres , méme ceux et celles qui ne sont pas concernés aujourd hui...MAIS DEMAIN?.....Des miracles peuvent se produire ?????

je ne pourrai pas aller dimanche devant la mairie car je serai en train de travailler sur une maison en paille mais je suis tout à fait d'accord avec le constat de Fournier.

je fais ce qui me semble nécéssaire au niveau du village de Crépol car il y a bien longtemps que je ne crois plus à la générosité des pouvoirs publics envers les anciens.

le conseil général a mis en place le CLIC de la drôme des colines:

au lieu d'être un outil au service des vieux,ils l'ont transformé en un outil économique d'encadrement,j'allais dire de parquage des vieux.

PlaNet Finance ou le genocide économique par le micro-crédit qui tue



c'est la suite du reportage:

on y apprend que le MARCHE DES PAUVRES est énorme,rentable et...sans fin

car il aura toujours des pauvres

Attali ,les économistes "socialiste" et les investisseurs sociaux créent un génocide




on ne voit pas la fin du reportage initial mais cette histoire finit pour un nombre de plus en plus important de gens par des suicides.
suicides familiaux car une clause du crédit prévoit que si la femme se suicide,sa famille doit quand même régler la dette.

le chiffre qu'on peut retenir:
pour 78% des emprunteurs,la dépendance aux crédits les empêche de sortir de cette situation


Aux rencontres mondiales sur la pauvreté , je m'étais insurgé contre la demande d'une généralisation du micro-crédit comme une solution majeure du problème.
je me suis frité avec tous les économistes présents.

ce reportage me donne raison.
ce micro-crédit est une horreur absolue.
je pense qu'on devrait JUGER les gens qui en tirent profit.
les juger pour génocide

autre pensée qui me vient:
quand on voit Attali à la tête de cette MAFIA
Strauss-kahn au FMI
d'autres "socialiste" à la tête des organismes économiques
est-ce que certains n'ont pas anticipé la crise? et inventé le moyen de s'assurer du cash à 30 % pendant la période ? en se foutant complêtement de la souffrance humaine qu'ils vont créer...

En France,le gouvernement dit se préoccuper du crédit à la consommation peu vertueux et pourtant ce sont des Français en col blancs qui sont en train d'organiser ce VOL manifeste des pauvres du monde entier.
des pauvres corvéables à merci dans des prisons sans bareaux ni gardiens.

que pensez-vous de ma proposition de juger ATTALI pour CRIME CONTRE l'HUMANITE ?

pascal

mercredi 13 mai 2009

il faut que le peuple récupère le pouvoir que les élus lui ont confisqué

piratage de la république.

Appel pour le revenu de vie

J'avais commencé à m'intéresser à la politique car je m'étais imaginé que le revenu de vie était une nécessité à mettre absolument en place.

aussi bien les socialistes que les verts,que...bien d'autres m'ont écoeuré avec leur obstination à défendre le système de spoliation en place .

kouchner qui vote UMP:c'est ce qu'ils ont fait de la gauche!

allez,pour ceux à qui il reste un peu d'humanité,le lien est là:

http://appelpourlerevenudevie.org/

mardi 12 mai 2009

vélo en bambous

NON,l'industrie n'est pas incontournable .

un bel exemple :

Un velo low-cost, Arte, GlobalMag, 01/05/09

Construire un velo a partir de bambou: c’est l'idee qu'a eue le designer americain Craig Galfee apres un voyage en Afrique. La plante y est souvent percue comme une mauvaise herbe. Pourtant, elle peut fournir des cadres tres robustes. Les ghaneens exportent meme leurs 2 roues vegetalises en Europe et aux Etats-Unis.
<http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/GLOBALmag---Tous-les-vendredis-a-19h00-/2606164.html>

et en plus je les trouve très jolis.
leur évolutivité peut permettre à chacun d'imaginer des développements pour chaque usage qu'on veut faire du véhicule.

à quand des vélos en bambous dans nos villes et nos campagnes?

lundi 11 mai 2009

quand on mélange le vert avec le rose, on se retrouve un peu marron

"quand on mélange le vert avec le rose , on se retrouve un peu marron"

c'est une phrase de 2007 qu'avait sorti Francis Lalanne.

Phrase au combien vraie.

aujourd'hui il se présente aux élections Européenne

il pose une question pleine de bon-sens:

"pourquoi revoter pour des politiciens alors qu'on sait déjà que par le passé ils n'ont rien fait pour nous ? "
"il y a d'autres personnes que les politiciens qui ont des choses à dire et des propositions à faire pour améliorer la vie"

bon courage Francis.
tu vas prendre des coups mais accroche-toi

pascal

mardi 5 mai 2009

les vers de terre et l'inra

L'incroyable histoire des vers de terre, INRA, Agriculture, fevrier-mars 2009

Les lombriciens, des travailleurs infatigables ou lorsque Michel Bertrand, centre Inra de Versailles-Grignon et Paul Robin, centre Inra de Rennes vous parlent de la vie des vers de terre.
De quoi parle-t-on lorsque l'on evoque la faune du sol ?
par Michel Bertrand
La faune du sol regroupe un nombre tres important d'organismes animaux, qui se comptent en centaines de millions d'individus par m2, appartenant a plusieurs centaines voire milliers d'especes.

Suivant leur taille, on regroupe ces individus en microfaune, mesofaune ou macrofaune en allant des plus petits au plus grands.

Avec les limaces et les araignees, les vers de terre appartiennent a la macrofaune, et on en denombre de l'ordre de quelques centaines au m2 correspondant a une masse qui se compte en dizaines voire en centaines de kilos a l'hectare

Y a-t-il differentes sortes de vers de terre, comment peut-on les distinguer ?
Les vers de terre appartiennent a de nombreuses especes et, dans un milieu donne, on trouve facilement une dizaine d'especes differentes. On classe ces especes en groupes ecologiques suivant leur taille, leur habitat, leur comportement et leurs ressources alimentaires. On distingue classiquement les vers aneciques, de grande taille, vivant dans des galeries verticales et se nourrissant de matiere organique presente a la surface du sol, des vers endoges beaucoup plus petits qui digerent la matiere organique incorporee dans l'horizon de surface du sol et des vers epiges qui vivent a la surface du sol, surtout quand il y a des debris vegetaux.
Quel est le role des lombriciens dans le sol ?
Les vers de terre creusent des galeries et ingerent de la matiere organique c'est-a-dire principalement des residus de vegetaux. Leur activite entraine donc des modifications de la structure du sol car les galeries font partie de la porosite du milieu, qui joue sur les transferts d'eaux et d'air, ainsi que sur la capacite d'enracinement des plantes. Lorsqu'ils ingerent, digerent et excretent de la matiere organique, les vers de terre participent egalement a la transformation physique et chimique des residus vegetaux qui presentent alors une forme plus decomposee. De meme, ils prennent part a l'incorporation dans le sol de la matiere organique presente en surface, comme les residus de culture dans le cas des champs cultives. Ces animaux font partie des organismes qui modifient le milieu par leur activite et que l'on appelle, en ecologie, les ingenieurs de l'ecosysteme. A un niveau plus global, les vers de terre sont eux memes une ressource trophique pour des animaux de plus grande taille, comme les oiseaux, et leur abondance joue donc sur la biodiversite generale.

Les vers de terre sont-ils de bons indicateurs des pratiques agricoles ?
Les vers de terre sont sensibles aux techniques utilisees par l'agriculteur. En particulier, ils reagissent fortement au travail du sol et a tout ce qui joue sur la quantite de matiere organique mise a leur disposition, puisqu'il s'agit de leur nourriture. En regle generale le travail du sol profond est globalement defavorable aux vers de terre, mais il affecte principalement les vers de type anecique en detruisant leurs galeries, incorporant dans le sol la matiere organique de surface dont ils se nourrissent, voire en les blessant directement. Les vers de type endoges peuvent par contre etre plus nombreux dans les parcelles labourees car la couche labouree est riche en matiere organique, ce qui leur est favorable. La quantite globale de carbone dans le sol est egalement preponderante, ce qui fait qu'on trouvera plus de vers de terre dans les prairies que dans des parcelles de grande culture, ainsi que dans les parcelles recevant des amendements organiques provenant d'elevage (fumier par exemple). En grande culture, l'effet des pesticides apparait secondaire, en particulier nous avons observe que les effectifs etaient similaires en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique. Dans des vergers, ou la quantite de pesticides utilisee est nettement plus forte qu'en grande culture, on a par contre observe des effets negatifs de ces produits sur les lombriciens.

Comment se developpent actuellement vos recherches en rapport avec les vers de terre ?
A Grignon, nos recherches ont pour cadre general les regulations biologiques dans le champ cultive. Nous cherchons a preciser l'impact des techniques culturales sur les organismes vivants dans les parcelles agricoles, afin de mettre au point des manieres de cultiver plus respectueuses de l'environnement et valorisant les aspects positifs lies a la presence de certains organismes. Dans le cas des lombriciens, il s'agit a la fois de mieux comprendre l'effet des pratiques agricoles sur les vers de terre et l'effet des populations de vers de terre sur le milieu. A partir de ces connaissances, on pourra proposer des alternatives techniques alliant l'action des vers de terre et des operations culturales.
Une question que tout le monde se pose : les lombriciens repoussent-ils quand on les coupe ?
Suivant la position de la coupure par rapport aux organes vitaux, c'est-a-dire la tete et les organes sexuels, le ver de terre peut mourir ou non. Quand il survit, il reconstitue partiellement les anneaux manquants. Par contre, contrairement a ce qu'on peut entendre parfois, si l'on coupe un ver de terre en deux, les deux morceaux ne repoussent pas pour donner deux vers de terre !
Le role des lombrics dans la degradation de la matiere organique peut il etre mis a profit dans les filieres de l’agronomie ?
par Paul Robin
Certainement, surtout dans le contexte du developpement de filieres "non alimentaires".
L'evacuation rapide des dejections animales par un systeme de « chasse d'eau » permet une amelioration des elevages en batiment, grace a la limitation des odeurs, des emissions d’ammoniac et des gaz a effet de serre. Cependant, pour etre durable, le systeme doit recycler l'eau, etre facile a gerer pour les eleveurs et ouvrir de nouvelles voies de valorisation des nutriments excretes.
Par exemple, la lombrifiltration – elevage de vers de terre sur un support organique arrose par un liquide charge de matieres organiques (eaux usees, lisier ou fumier de batiments d’elevage, effluents de laiteries…) – permet de traiter avec succes du lisier et fumier porcin dans un systeme associant a une porcherie, un lombrifiltre, une serie de 4 lagunes alternant plantes flottantes et enracinees, puis un reservoir en vue des chasses d’eau toutes les 4 heures dans l’elevage. Le bassin de stockage peut accueillir des poissons rouges si l’on souhaite controler empiriquement la qualite de l’eau.
Ce procede, developpe avec la Chambre d'Agriculture du Finistere, le CNRS et d’autres partenaires (Universites de Rennes, Montpellier, Brest, Jiao Tong de Shanghai, Cemagref de Rennes, Agrocampus Ouest, Cirad avec des financements du Departement du Finistere, de la Region Bretagne, de l’Europe et de l’Etat), conduit a :
- produire des engrais organiques exportables,
- incorporer des coproduits agro-forestiers,
- reduire le besoin de surface d'epandage,

- reduire l'emission d'ammoniac, de methane et d'odeurs d'un elevage sur lisier conventionnel,
- considerer les lombriciens comme un bioindicateur, simple a controler, de la stabilite du systeme, a defaut de les elever en vue d’une recolte.
Comment se developpent actuellement vos recherches en rapport avec les vers de terre ?
L’enjeu est de rendre ces resultats utilisables par une majorite d’elevages. Si les effluents d’elevage ne sont pas valorises integralement, directement ou indirectement, vers la production d’engrais et d’aliments du betail, on va continuer a epuiser les sols d’une part et polluer les ecosystemes d’autre part. Nos recherches s'orientent donc vers :
- la prise en compte des specificites territoriales dans l'aide a la decision pour adapter le dimensionnement et la gestion a des tailles d'elevage et a des territoires varies (par exemple Bretagne, Corse, Chine, Bresil),
- la maitrise de la coexistence d'especes plus nombreuses : soit des especes pour les productions animales et vegetales dans differents compartiments ou successivement au cours du temps ; soit des especes naturelles a travers le developpement et le suivi d'especes locales d'interet ecologique qui interagissent aux limites du systeme de production,
- le commencement de travaux sur des systemes "secs" : dans ce que nous avons fait, l'eau assure le transfert des nutriments entre compartiments et il faut stocker de l'eau en hiver pour compenser l'evaporation estivale ; lorsque l'eau est rare ou salee, il faut limiter l'evaporation et nous devons identifier d'autres vecteurs des nutriments pour maximiser l'efficience des intrants et minimiser les fuites polluantes vers l'ecosysteme naturel qui entoure l'elevage. C'est l'elevage de volailles sur parcours qui pourrait nous conduire a des resultats equivalents en systeme "sec".
Source et contacts :
<http://www.inra.fr/la_science_et_vous/apprendre_experimenter/histoire_de_vers_de_terre>

intoxication des populations

ça n'est pas en France ,le pays du grenelle et de jean charles bocquet
donc on peut l'écrire:


Le Bresil nourri aux pesticides,
Univers Nature, 28/04/09
Elisabeth Leciak

Au Bresil, l’Agence Nationale de Vigilance Sanitaire (Anvisa) vient de rendre publics des chiffres alarmants sur les pesticides. Des residus de produits chimiques utilises dans l’agriculture ont ete retrouves dans de nombreux produits alimentaires, a des taux depassant les limites autorisees.

Au Bresil, « apres les medicaments, les produits chimiques issus de l’agriculture sont la deuxieme cause d’intoxication des populations » declare Jose Gomes Temporão, Ministre de la Sante.

Selon le rapport de l’Anvisa, sur plus de 1700 echantillons analyses, parmi les produits alimentaires les plus courants (patate, tomate, banane, oignon, etc.), 15 % ne presentent pas de resultats « satisfaisants ». Quelques produits se revelent comme les plus risques : 64 % des echantillons de poivrons analyses ont des teneurs en pesticides au-dessus des limites admises par les autorites sanitaires, ou encore le raisin et les fraises, pour lesquels pres de 30 % des echantillons sont contamines.
Le rapport met egalement en relief la presence de pesticides classes comme dangereux pour la sante dans la plupart des analyses.
Desormais interdits dans d’autres pays du monde, des produits comme l'acephate, l'endosulfan, le phorate et le metamidophos ont ete retrouves dans les cultures de laitue, de riz, de tomate ou encore d’ananas.

Pays emergent, le Bresil est considere comme le futur « geant vert » de la planete. D’une superficie 16 fois superieure a la France, ce pays-continent a en effet un potentiel agricole sans commune mesure. Deja premier exportateur de cafe et de canne a sucre, deuxieme exportateur mondial de soja et de viande bovine, le Bresil a connu ces dernieres annees une formidable expansion de son agriculture au point que la production agricole et l’ensemble des secteurs qui lui sont lies representent aujourd’hui pres de 33 % du PIB (Produit Interieur Brut). Mais ce developpement fulgurant ne se fait pas sans qu’il y ait de revers a la medaille. Sans meme parler de la deforestation du patrimoine planetaire qu’est l’Amazonie, c’est le peuple bresilien qui est le premier affecte.

D’apres les resultats d’analyses de l’Anvisa, il est clair que les risques sanitaires de l’agriculture industrielle sont tres loin d’etre maitrises.

Or si l’agence du ministere de la sante bresilien propose une serie de recommandations, pour les consommateurs et afin de renforcer le suivi, il est a esperer que le geant latino-americain s’imposera plus de vigilance, alors qu’il est devenu, en 2008, le premier consommateur mondial de pesticides, depassant les Etats-Unis.
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3717>

Telepac.agriculture.gouv.fr

mon avis:notez le nom des plus gros pollueurs agricoles et allez sur le site pour voir combien ils touchent:c'est de la folie...

les subventions perçues par l'agriculture industrielle dépassent largement le revenu des agriculteurs : un système qui marche sur la tête payé par le contribuable qui en prime se fait empoisonner à petit feu...


Les subventions aux agriculteurs rendues publiques. Et les "gagnants" sont...,

Le Monde, 29/04/09
Laetitia Clavreul

"Je vais m'en prendre plein la figure, c'est sur. D'accord, je suis cense etre l'un de ceux qui touchent le plus, mais en face du montant, il faudrait donner le benefice de ma societe : 20 000 euros." Jean-Pierre Pitois s'emporte. Ce Breton, engraisseur de bovins, pense qu'avec la publication exhaustive des beneficiaires de la politique agricole commune (PAC), jeudi 30 avril, il sera de nouveau sur le banc des accuses. Comme en 2006, quand la France, sous la pression des medias, avait fini par devoiler les noms des dix plus gros destinataires des aides aux grandes cultures et a l'elevage. Il y figurait. Et en avait entendu parler...

On avait alors su qu'il avait touche 358 000 euros de subventions, meme si, lui, dit percevoir "autour de 200 000 euros". Ce qui fait deja une coquette somme, surtout que desormais, il ne vend plus que 400 bovins par an, contre plus de 3 500 avant. Mais les aides, calculees sur une base historique, n'ont pas diminue pour autant. L'homme ne se demonte pas : "Il faut voir le boulot qu'on a abattu pour les avoir, ces primes."


Jean-Pierre Pitois le sait : dans la nuit de mercredi a jeudi sera active le site Telepac.agriculture.gouv.fr, qui permettra, en tapant le nom d'un individu, d'une societe ou d'une commune, de savoir combien touche chacun. Ou en inscrivant un montant, par exemple 300 000 euros, de deceler les plus gros beneficiaires de la PAC.


C'est un reglement europeen qui a rendu obligatoire, a cette date, la publication des aides par tous les pays de l'UE, et qui va permettre de lever le voile sur la repartition des 8 milliards d'euros que touche la France.


En Camargue, ou les riziculteurs et les producteurs de ble dur (pour les pates) sont particulierement aides, on n'apprecie pas forcement cette publicite. A la societe Fermes francaises, en tete du "top ten" de 2006 avec 872 000 euros d'aides, on propose de "rappeler la semaine prochaine"... Ancienne propriete de Monceau Assurances, le site appartient depuis l'ete dernier a des actionnaires danois, dont le fils cadet du couple royal du Danemark.
"Ces aides permettent de maintenir une activite sur notre territoire, qui est un milieu tres atypique", rappelle, au nom de tous les riziculteurs, Francois Callet, president de leur syndicat. S'il admet qu'il peut etre juge choquant que les aides soient restees les memes en 2008, alors que le prix du riz s'est envole, il justifie le systeme : "La flambee n'a dure que six mois. Nos exploitations ont une rentabilite faible, et quand les cours etaient bas et que nous puisions dans nos tresoreries, personne ne criait au scandale."
Avant que l'on puisse le decouvrir sur Internet, il refuse de dire combien il touche. Il concede juste cultiver 400 hectares, ce qui devrait le placer au-dela des 300 000 euros de subventions annuelles. En 2006, date des derniers chiffres publies par le ministere de l'agriculture, ils etaient 37 en France dans cette categorie, et 4 500 dans celle des plus de 100 000 euros. Ces gros beneficiaires ne representent cependant que 1 % des 394 000 exploitations francaises. Ils n'en sont pas representatifs : il s'agit plutot de structures industrielles, parfois meme de filiales de groupes agroalimentaires ou autres.

Chez les agriculteurs, la transparence n'est pas bien vecue.

Certains ont meme du mal a admettre qu'il s'agit la d'argent public.

Les cerealiers d'Ile-de-France, eux, ont meme plaide aupres de leurs elus pour que publication il n'y ait pas.
Nicolas Jaquet, producteur de mais dans les Landes, avoue toucher 180 000 euros. Mais il tient a preciser que "cette prime ne compense qu'un tiers de la baisse du chiffre d'affaires" qu'il subit depuis l'instauration du systeme, en 1992. Si la FNSEA et la Confederation paysanne sont favorables a la transparence, son syndicat, la Coordination rurale, souvent classsee a droite, y est hostile. Il craint les cliches et l'amalgame avec les "subventions du prince Charles ou d'Albert de Monaco". "Certains touchent 100 000 euros d'aides pour faire tourner leur entreprise, et ont un revenu inferieur au smic", dit-il.*

En moyenne, les agriculteurs recoivent 20 300 euros par an, et les subventions representent souvent bien plus que leurs revenus.

Mais ils savent que leurs voisins, leurs ennemis et meme leurs amis iront voir combien ils touchent, et les prendront a partie. Pourtant, ce systeme, qui devait compenser l'alignement des prix europeens sur les cours mondiaux, ils ne l'ont pas choisi. Beaucoup disent leur crainte de "trinquer" a cause des gros beneficiaires, la publication des aides sans explication servant les interets des anti-PAC.

Mais la transparence sera-t-elle totale ? Pas si simple. Certains beneficiaires pourront rester discrets, car il ne sera pas facile de distinguer qui se cache derriere certaines societes, et encore moins de savoir combien un meme individu en detient, ce que ne revelera pas le moteur de recherche.

Le ministere disait, mardi 28 avril, se refuser a publier une liste des principaux destinataires, et voulait se contenter de repondre a l'obligation de mettre en place "un outil de transparence". Mais les equipes du ministre de l'agriculture, Michel Barnier, lui ont prepare le terrain en decryptant les donnees a l'avance. Il sera en outre moins difficile pour le ministre de justifier les aides, puisqu'il a, en fevrier, annonce leur reequilibrage.

Les donnees revelees jeudi ne devraient pas manquer de surprendre. On trouvera parmi les plus aides, non des agriculteurs, mais des entreprises des secteurs laitier, volailler ou porcin, qui touchent differentes aides, dont des soutiens a l'exportation.
Certains montants pourraient s'elever a plusieurs millions d'euros.

Chez Lactalis, par exemple, on relativise. La somme qui sera publiee sera a mettre en relation avec les "10 milliards de chiffres d'affaires" de la societe, souligne Luc Morelon, porte-parole. "Le grand public sera capable de comprendre", juge-t-il.
On trouvera aussi des associations, comme les Restos du coeur, qui touchent des subventions pour l'aide alimentaire. Les fonds de la PAC, caverne d'Ali Baba, servent aussi a cela.
Sur le meme sujet :
Eclairage : L'Allemagne s'oppose toujours a la publication des donnees
<http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2009/04/29/agriculture-europeenne-et-les-gagnants-sont_1186892_3214.html>

dimanche 19 avril 2009

mardi 14 avril 2009

Grenelle de l'empoisonnement

Abeilles : où sont-elles passées ?

Révolte et cri d’alarme d’un apiculteur professionnel
Par José Nadan, Président du Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne
samedi 4 avril 2009 Posté par José Nadan



José Nadan est apiculteur professionnel. Pour lui, "l’abeille disparaît à cause des pesticides, il est malhonnête de le contester" … Et la situation continue à se dégrader…


Le Grenelle de l’environnement a viré au Grenelle de l’empoisonnement





L’industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d’une toxicité encore jamais vue.
On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb (partie par milliard).
Exemple du Cruiser récemment autorisé : la fine pellicule d’enrobage d’un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta), ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d’eau, vous atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l’eau potable. Le thiaméthoxam est hypersoluble dans l’eau (jusqu’à 5gr/litre d’eau).
Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d’un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d’un demi-milliard de litres d’eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c’est l’objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ. Et quel impact d’un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?
Les firmes chimiques connaissent l’extrême toxicité de la molécule ainsi que sa rémanence : « dangereux pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs », « une utilisation seulement tous les 3 ans », « pas de plante attractive pour les abeilles dans la rotation des cultures » (et le maïs ? ) , « installez des déflecteurs sur les semoirs pour que les poussières ne s’envolent pas », « remplissez le semoir à plus de 10m du bord du champ », « semez par vent faible », « portez des équipements qui protègent les yeux, la bouche et le nez, notamment un masque, des gants, une combinaison à capuche… »…
Seraient-ce « les graines de la mort » pour exiger de l’agriculteur tant de précautions ? Vous pouvez consulter toutes les précautions d’emplois à l’intention de l’agriculteur … à vous donner froid dans le dos… [1]
Veulent-ils exterminer les apiculteurs, ces témoins gênants ? Les abeilles disparaissent en quantité depuis une dizaine d’années, ce qui correspond à l’arrivée des néonicotinoïdes dont le fameux Gaucho que tout le monde croit interdit mais dont la molécule, l’imidaclopride, est de plus en plus présente dans les sols français. Elle est toujours utilisée pour les céréales, pour la betterave à sucre, pour des fruitiers… sous une vingtaine de marques commerciales, liste que vous pouvez trouver sur le site du Ministère de l’agriculture [2].
Elle est présente partout. Une étude en 2002-2003 relevait que 60 à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l’imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique.
La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits mais ce n’est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser. On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches bourdonneuses…). Et que sait-on aujourd’hui des effets synergiques de plusieurs molécules ? On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l’eau de pluie ! [3].
Une récente étude en Italie a prouvé l’extrême toxicité des exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l’ordre de 1000 fois la dose fatale à l’abeille. [4]
La plupart des apiculteurs sont écœurés du refrain de l’AFSSA : « les mortalités d’abeilles sont dues à des causes multifactorielles ». L’apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de 20 ans, des « papis » produisaient du miel en se contentant de soulever le toit de la ruche 2 fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l’enlever. Leur principal souci était d’avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient. Aujourd’hui malgré les élevages de reines et les nombreux essaims que nous faisons sans cesse, nous avons en permanence des palettes de ruches vides. L’évolution est dramatique depuis quelques années. D’ailleurs les chiffres officiels l’annoncent : moins 15 000 apiculteurs amateurs au niveau national entre 1994 et 2004 (source audit GEM) et depuis le déclin s’est accéléré…
Les maladies, parasites ou champignons divers existaient avant, ils ne sont pas la cause première de nos soucis mais plutôt la conséquence de l’affaiblissement par les pesticides. Méfiez-vous de la désinformation perpétuelle pratiquée par le lobby agrochimique dans les médias, sur Internet avec ses liens sponsorisés. Quand vous tapez « abeilles, environnement… » vous avez www.jacheres-apicoles.fr financé par BASF et les grands semenciers, vous y trouvez tout sur les menaces pesant sur l’abeille mais bien sûr un dédouanement des pesticides.
Nous avons face à nous la puissance de l’industrie chimique. Des « journalistes agricoles » tel Gil Rivière-Wekstein leurs sont totalement dévoués [5]... Ils réussissent même à établir une « collaboration » avec des collègues apiculteurs tel Philippe Lecompte, apiculteur, bio de surcroît. Doit-on encore considérer ceux-ci comme « apiculteurs » ou d’abord comme « consultants » pour ces firmes chimiques ?
L’UIPP « l’Union des Industries de la Protection des Plantes », organisme de propagande des pesticides siège à l’AFSSA, ainsi l’on comprend mieux pourquoi l’AFSSA peine tant à accuser les pesticides…. Sa présence est-elle compatible avec un fonctionnement indépendant ? [6]
Hier, je suis resté très perplexe à la lecture de la dernière fiche « Avertissements agricoles » sur l’utilisation du Cruiser, émise par le SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux) : juste les précautions d’emploi minimums concernant l’aspect technique…absolument rien sur la forte toxicité du produit, même pas pour l’agriculteur… aucune consigne pour demander de restreindre ce traitement des plus polluant aux parcelles à risque avéré de taupins
Récemment en Bretagne (et ailleurs sans doute) une grosse propagande a eu lieu pour inciter les agriculteurs à commander des semences traitées Cruiser, propagande de l’industrie chimique très bien relayée par certains revendeurs. Ils parviennent à convaincre nombre d’agriculteurs de jouer la sécurité, on met de la semence traitée même ou il y a très peu de risque de taupins.
Pourtant un technicien agricole expérimenté, libre et indépendant, vous dira que de nombreux agriculteurs conventionnels ne connaissent pas de dégâts sérieux dus aux taupins. Il vous dira que les risques déclenchants sont bien connus : dégradation des matières organiques en anaérobie, PH insuffisant, déséquilibre des sols… Il est aussi évident que ces agriculteurs s’imposent d’incorporer les matières organiques au sol suffisamment longtemps avant le semis…
Soyons tous bien conscients que ce ne sont pas les 1 à 2% de parcelles à risque qui sont visées par Syngenta mais bien toutes les surfaces de maïs. Dans leurs documents publicitaires, avec des arguments partisans et mensongers, avec des graphiques trompeurs, ils promettent des rendements meilleurs dans toutes les situations. La lutte contre le taupin n’est qu’un prétexte et une porte d’entrée pour convaincre les agriculteurs d’acheter leur poison. Le matraquage systématique par la diffusion de bulletins "Alerte taupins" auprès de techniciens agricoles et dans les journaux agricoles a préparé le terrain depuis quelques années. Ils avaient annoncé un pullulement de taupins suite à l’interdiction de certains produits jugés trop toxiques. Comme ce ne fût pas le cas, il fallait aux firmes chimiques maintenir la pression, communiquer tous azimuts sur les parcelles touchées, sinon l’absence de traitements (et de taupins) aurait pu habituer l’agriculteur à se passer de ces produits que les firmes veulent rendre indispensables.
Les agriculteurs italiens, eux aussi, ont dû faire face à ces stratégies commerciales offrant certains hybrides quasi exclusivement en semence traitée avec insecticides. Les agriculteurs étaient ainsi contraints d’acheter, bon gré mal gré, de la semence traitée…
Mais en Italie, suite à des hécatombes d’abeilles, toutes les semences enrobées insecticides sont aujourd’hui interdites (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent…). Auparavant, une expérience pluriannuelle, 2003 – 2006, menée sur un échantillon représentatif des conditions du maïs dans la plaine Padane, avait montré que le traitement avec des insecticides (Gaucho, Cruiser…) n’avait pas d’incidence significative sur les rendements et la production du maïs (Université de Padoue).
L’expérimentation avait mis en évidence que les rendements de maïs obtenus à partir de semences traitées avec fongicides seuls tendent à être supérieurs à ceux obtenus avec des semences traitées avec insecticides, alors qu’il n’y avait aucune différence de production significative entre le maïs provenant de semences traitées avec insecticides et les non traitées. Cette étude contredit tout ce qui est annoncé par Syngenta… En outre, les semences sans insecticide ont tendance à germer plus rapidement.
Malgré l’expérience italienne il va falloir à notre tour qu’on subisse ces hécatombes d’abeilles, qu’on accepte une pollution des sols, de l’eau, de l’air… Tout ça pour les seuls intérêts de Syngenta.
Nos responsables agricoles ne peuvent pas ignorer ces études… On peut donc s’interroger sur le rôle joué par la puissante FNSEA dans cette désinformation. Ses dirigeants roulent-ils exclusivement pour les firmes chimiques et les grands semenciers ? Que font-ils pour défendre, un tant soit peu, les vrais intérêts des agriculteurs ?
Pourquoi le journal « Le Paysan Breton » est il devenu un outil de propagande au services des firmes chimiques, au lieu d’être un outil de vulgarisation de techniques propres allant dans l’intérêt de l’agriculteur ?
Que font les firmes chimiques dans certains lycées de formation agricole ?
Cette année, le produit miracle est chez nous, il s’appelle « Cruiser », et la lutte contre le taupin – ou plus souvent son fantôme - va battre son plein. Après enquête auprès d’agriculteurs et de coopératives je constate, que les pourcentages des surfaces de maïs Cruiser ne sont pas liés au risque taupins mais bien plus en adéquation avec la politique commerciale de la coopérative, et avec son application sur le terrain par des commerciaux plus ou moins scrupuleux. Il n’y a aucune logique agronomique…
Si certaines coopératives n’en ont pas proposé, ou alors très peu, d’autres telle la Cooperl (producteurs de porcs de Lamballe) visent 50% des surfaces… L’on constate aussi les mêmes écarts au niveau des commerciaux d’une même coopérative : l’un des commerciaux de Coopagri me dit en limiter l’usage aux parcelles qu’il juge à risque tandis que d’autres en sont à plus de 50%... Soit suffisamment pour qu’on puisse leur suggérer la commercialisation prochaine d’un « Beurre Paysan Breton au Cruiser ».
Sur nos 4 départements le maïs couvrira plus de 400 000 ha. 100 000 ha avec Cruiser ? Ou plus ? Qui s’en intéresse ? Imaginez pourtant la quantité de ce poison de thiaméthoxam balancé dans la nature et qui fatalement nous reviendra à la figure… par l’air, par l’eau, par notre alimentation… Quels seront les dégâts pour nos abeilles déjà trop malmenées ? Qui peut dire quelle part de ce thiaméthoxam aboutira dans nos rivières ? Quel est l’avis du consommateur et du contribuable ? Qu’en pense le conseiller régional quand il doit trouver des millions d’euros pour le programme « Bretagne eau pure »… ou lorsqu’il vote d’importants crédits pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement ?
Tout ceci se fait en usant de formules injustes et malhonnêtes « L’agriculture durable et raisonnée » dit une publicité Cruiser expédiée aux agriculteurs. Alors que c’est tout l’inverse du raisonné, puisque l’on pellicule le grain d’insecticide et de fongicide sans savoir s’il y aura attaque d’insectes ou champignon éventuel. C’est le summum du traitement systématique et déraisonné.
Je suis fils, petit fils, arrière petit fils de paysans… et je pleure aujourd’hui que la sagesse paysanne aie pu à ce point déserter nos champs…
L’abeille est le témoin malheureux de ces pratiques inconscientes. Quel éleveur, quelle que soit la production, survivrait économiquement et psychologiquement à des pertes régulières de son cheptel de l’ordre de 30, 40, et parfois au-delà de 50% ? Des collègues sont désespérés, va-t-il falloir des drames humains, des drames familiaux pour que l’administration française arrête de nous traiter avec mépris. Dans tout rapport officiel sur l’apiculture, une soi-disante incompétence des apiculteurs prend plus de place que les conséquences de l’usage des pesticides. Quand j’ai démarré, il y a 25 ans, quasiment sans formation et sans expérience, la taille de mon cheptel progressait sans difficulté. Aujourd’hui, malgré les techniques que j’ai acquises, les moyens plus importants dont je dispose, je me sens aussi désarmé que le débutant. En cette fin mars, lors de mes premières visites ce printemps, la situation est toujours aussi préoccupante… Toute installation de jeunes devient impossible…
Le récent rapport de Martial Saddier « pour une filière apicole durable »ne nous donne aucun espoir. La limite des investigations est fixée dans la lettre de mission du Premier Ministre, Mr Fillon, en une phrase : « sans préjudice de la nécessaire prise en compte de la protection sanitaire des cultures », en d’autres termes : « rassurez les apiculteurs ! Occupez-les ! Mais interdiction au député de mettre en cause les pesticides » [7].
Face aux défis que nous devons affronter, les moyens d’actions de notre syndicat sont dérisoires. L’adversaire est puissant mais nous avons pour nous notre bonne foi et notre conscience, et surtout un fabuleux atout : l’opinion publique ! Car de plus en plus de personnes sont victimes de ces poisons jusque dans leur chair et ils doivent, en plus, payer les dépollutions. Nous avons besoin d’être épaulés, nous manquons de moyens, humains et financiers pour communiquer, pour combattre l’hypocrisie des lobbyistes de l’agrochimie.
L’urgence et l’enjeu sont de taille, ils concernent chacun d’entre nous.
Diffusez cet article, alertez vos élus pour mettre l’agrochimie face à ses responsabilités ! Le maïs dans nos campagnes bretonnes est une catastrophe pour la planète : c’est une plante exigeante en eau, en engrais, en pesticides… donc des plus polluante. c’est une plante déséquilibrée pour l’alimentation de nos troupeaux, obligeant l’agriculteur à compléter les rations alimentaires avec du soja OGM, produit à l’autre bout de la planète au détriment des forêts et des cultures vivrières… affamant encore un peu plus les populations démunies [8]
Diffusez cet article, alertez vos élus car le cruiser : constitue une grave menace supplémentaire pour nos abeilles constitue une grave menace pour l’eau, de nos rivières jusqu’à notre table.
José Nadan, Kercadoret 56320 Le Faouët - Apiculteur professionnel depuis 1984, Président du Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne - jose.nadan@wanadoo.fr


[1] Guide des bonnes pratiques Syngenta, adressé aux agriculteurs, les 4 pages qui suivent, et site http://www.syngenta-agro.fr/synweb/produit_fiche_1694_1_CRUISER.aspx.
[2] Site du Ministère de l’agriculture : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/.
[3] Voir étude 1999-2002 « Produits phytosanitaires dans les eaux de pluie de la Région Nord – Pas-de-Calais »,1999 - 2002 l’étude ne semble plus téléchargeable (résultats peut être trop inquiétants ?). Nous pouvons vous la transmettre si vous désirez.
[4] Voir http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi ?id=3634 et http://www.mieliditalia.it/n_rugiada.htm visionner aussi la petite vidéo.
[5] voir site : voir site : www.affaire-gaucho-regent.com.
[6] Lire « Pesticides, révélations sur un scandale français. » http://www.fabrice-nicolino.com.
[7] Ces consignes ont été respectées, vous pouvez le constater dans le rapport rapport Saddier : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3 ?id_article=3776.
[8] Voir le film « Herbe » : http://www.herbe-lefilm.com/ .



http://cdurable.info/Revolte-et-cri-d-alarme-d-un-apiculteur-professionnel,1640.html

mardi 7 avril 2009

je ne suis pas le seul paysan bio à avoir arrêté les cultures commerciales



1 hectare par agriculteur= partage de la ressource
c'est l'agriculture d'un monde durable et juste,un modèle que notre société d'EXPLOITATION
refuse de voir s'implanter.
un modèle qui pourtant rend heureux ,qui permet de vivre en harmonie avec la nature et que nous serions fiers de léguer à nos enfants...



L’agriculture sans pesticides derange les idees recues,
Novethic, 23/03/09
Helene Huteau

La « semaine sans pesticides », Richard Wallner la vit a l’annee. En Charente, ce jeune agriculteur experimente une « agriculture naturelle » sans pesticides, sans engrais et sans labours, avec une production a la surface meilleure qu’en monoculture industrielle, notamment grace a la complementarite des cultures.
Richard Wallner a banni de son exploitation agricole, depuis trois ans, les produits chimiques. Enthousiaste sur les resultats, il cite pour l’exemple : « le probleme des limaces s’est regle de lui-meme, des la seconde annee, grace aux carabes, crapauds et herissons », des allies naturels qu’il a su attirer par des bandes enherbees et conserver en s’abstenant de traiter ses salades et de labourer. Ce jeune agriculteur s’est installe en Charente, a Marsac, pres d’Angouleme, pour mettre en pratique les principes d’une agriculture ecologique, en totale rupture avec le modele agricole intensif actuel. Sa ferme, Au Petit Colibri, qui est aussi un ecolieu pedagogique, ressemble au premier abord a une friche. Pourtant, lorsqu’on penetre, les choux, salades et autres legumes sont bien la, sur des buttes, calfeutres dans de la paille.

"Principe du non agir"
Richard Wallner pratique une agriculture dite « naturelle », qui preconise le non labour, interdit tout pesticide, fongicide ou herbicide et evite meme l’emploi de tout compost prepare, aussi naturel qu’il puisse etre.

Le concepteur de cette methode, le Japonais microbiologiste des sols Masanobu Fukuoka, avait tant etudie la complexite des interactions au sein des ecosystemes, dans les annees 1930, qu’il en etait arrive a la conclusion que toute intervention humaine causait plus de degats qu’elle n’en reparait.

« La nature fonctionne tres bien mais nous ne l’avons toujours pas comprise » resume Richard Wallner. Par exemple, ses plants de tomates, non tailles, resistent mieux aux maladies et donnent autant de fruits, meme si ces derniers sont un peu plus petits. Il est rejoint dans ce principe par un chercheur contemporain de l’INRA, Jean-Marie Lespinasse, qui, apres avoir tout essaye, conclut sur les arbres fruitiers : « il faut laisser l’arbre tranquille, avec de l’espace »...

Pour autant, precise Richard Wallner, « le principe du non agir n’est pas l’agriculture du rien faire. Cette methode necessite beaucoup d’observation, de presence et de travail ».

Surtout les premieres annees, ou il faut arracher ou faucher les herbes indesirables. Ensuite, la couverture du sol, le fait de ne pas labourer et quelques autres techniques reduisent la repousse.
Locale, sobre et productive
Cette agriculture se pratique a petite echelle (moins de 10 ha la ferme) et sur la proximite.

Rentable au plan economique, ecologiquement et socialement viable.

L’un des secrets de sa rentabilite, des la premiere annee, repose sur l’absence d’investissement lourd, puisqu’on se passe de tracteur et d’intrants. On evite au maximum les transports en organisant les terres autour de la ferme, selon les principes de la permaculture. La vente se fait aussi localement. Richard Wallner a vite fidelise des familles avec ses paniers hebdomadaires.
Le concept d’organisation permaculturelle, qui fait des emules dans le monde entier, optimise toutes les energies, humaines, fossiles et naturelles, du bati aux cultures, en passant par la gestion de l’eau. Cette ferme ideale est non seulement sobre mais tres productive grace au melange des cultures, qui permet de densifier l’usage de la terre. Ainsi, le verger sert aussi de poulailler. Les arbres sont d’ailleurs presents sur toutes les cultures puisqu'ils en sont les regulateurs, remontant les fertilisants a la surface grace a leurs racines. « La ferme est de plus en plus auto fertile, securisee et de moins en moins penible. Le systeme est mature au bout de dix ans, la duree d'une bonne emprise des arbres» explique Richard Wallner.
Une experience qui derange
L’objectif de l’experience de Richard Wallner est de prouver la viabilite du systeme, independant du petrole et de toute subvention europeenne, benefique pour la sante et l’environnement, et qui recreerait du lien social et de l’emploi dans les campagnes. « A terme, on peut envisager un hectare par agriculteur, qui nourrirait vingt a trente familles de facon diversifiee, hors viande. Avec un million de fermes on nourrit la France sur une surface ridicule ! » extrapole-t-il. Son projet a commence sur les chapeaux de roues, en 2005, grace a l’aide de benevoles et les deux premieres annees ont ete prometteuses.

Mais ce parisien exile, ingenieur de formation, a du arreter les cultures commerciales pour cause de blocage de la mairie de Marsac, qui lui refuse arbitrairement le droit de construction sur son terrain.

Son projet avait pourtant le soutien du Conseil General, de la Chambre d’Agriculture et de la DIREN. En janvier, il a meme recu la visite des Verts. « L’experience de Richard est interessante car il utilise des methodes que les agriculteurs traditionnels n’ont pas appris comme etant possibles » a declare Cecile Duflot, secretaire nationale. Peut-etre est-ce le succes potentiel de ce modele qui gene le maire de Marsac, maisiculteur et eleveur de porcs hors-sol ? Apres trois ans de negociation et de resistance, a vivre en caravane, Richard Wallner attaquera en justice la mairie a la fin du mois pour pouvoir mener son reve a bien et cultiver notre espoir d’une agriculture durable.
<http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/agriculture/l_agriculture_sans_pesticides_derange_idees_recues.jsp>

jeudi 27 novembre 2008

en FINIR avec la "gauche" molle

"La Guerre des classes", de François Ruffin : pour en finir avec la gauche molle
LE MONDE 19.11.08 16h08 • Mis à jour le 19.11.08 16h08 Hervé Kempf

Il y a des mots tellement horribles qu'il faut posséder la liberté d'impertinence d'un milliardaire pour les prononcer. Il revenait donc au premier d'entre eux, l'homme le plus riche du monde, Warren Buffett, de révéler une vérité inconvenante : "Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner" (le New York Times du 26 novembre 2006).

Cette observation lucide est le point de départ du livre de François Ruffin.
Il explore avec une verve caustique mais attristée ce mystère : pourquoi le terme de lutte de classes a-t-il disparu du débat politique, alors que l'évidence montre qu'il est plus actuel que jamais ?
Ce ne sont pas seulement les déclarations d'un milliardaire plus sincère que les autres qui légitime cette interrogation, mais aussi les études de la Banque des règlements internationaux (BRI), du Fonds monétaire international (FMI) ou de la Commission européenne, dûment référencées dans le livre et qui montrent que la part des profits, ou du capital, dans le partage de la richesse collective s'est singulièrement accrue, dans tous les pays occidentaux, depuis les années 1980, au détriment des revenus du travail.

La part de ceux-ci dans le produit intérieur brut a baissé dans les pays du G7 de 5,8 % entre 1983 et 2006. "Cette donnée majeure est quasiment effacée de la sphère publique, éclipsée dans les médias, à peine mentionnée par les politiques", observe François Ruffin, qui sait par ailleurs donner chair à cette statistique, en montrant notamment que cette redistribution des richesses au profit de l'oligarchie s'est opérée au détriment de la "génération des trentenaires précaires".

C'est surtout l'absence de toute référence à cette question par les partis de gauche - défenseurs supposés naturels des travailleurs - qui frappe l'auteur.

Il analyse d'une plume chirurgicale les discours de Ségolène Royal, de Marie-George Buffet, plus larmoyante que combative, de Vincent Peillon, un champion de la langue molle.

Comment s'explique cette démission de la gauche ?
François Ruffin cite l'analyse d'Emmanuel Todd : "L'immobilité idéologique des enseignants (noyau du Parti socialiste) les a séparés de cet autre coeur sociologique de la gauche que constituent les ouvriers, qui eux subissent, depuis près de vingt ans, toutes les adaptations, tous les chocs économiques concevables."

Mais l'explication ne suffit pas, comme le montre le travail d'une chercheuse du CNRS, Josette Lefèvre, qui a analysé le vocabulaire syndical depuis plusieurs décennies et constaté que le terme de "classe" disparaît du discours, donc de l'analyse, dans les années 1980, non seulement du PS, mais aussi des syndicats ouvriers.
M. Ruffin ne prétend pas livrer une explication définitive, simplement souligner un trait majeur et mesurer l'épaisseur du silence à son propos. S'appuyant sur Jaurès bien plus que sur le marxisme, rappelant que le grand leader sut être révolutionnaire sans céder à ce qui allait devenir le léninisme, François Ruffin propose un point de départ : "S'il suffit de poser capital/travail pour rendre à l'univers social un peu de sa clarté, pourquoi s'en priver ? Pourquoi déchirer ce schéma, grossier, certes, mais efficace au moins pour mettre à nu cette offensive générale de l'argent contre les hommes ?"

Pour M. Ruffin, la refondation de la gauche ne peut se faire qu'en redéfinissant un socle commun d'intérêts.

Il propose une grille de lecture sans doute insuffisante, mais qui s'appuie suffisamment sur les faits pour mériter une large réflexion chez ceux qui aspirent à changer les règles du jeu social et économique. Et les citations vigoureuses de l'humaniste socialiste Jaurès, d'une surprenante actualité, rappellent que l'on peut dénoncer l'âpreté de la lutte sociale sans tomber dans la dogmatique marxiste.

LA GUERRE DES CLASSES de François Ruffin. Fayard, 252 pages, 19 €.
Hervé Kempf

mercredi 26 novembre 2008

TF1 dans toute sa SPLENDEUR.

http://www.burlador.net/2008/11/lultra-gauche-lultra-gauche-lultra.html



Lettre ouverte des parents des neuf mis en examens du 11 Novembre
lundi 24 novembre 2008, par cyril
Lettre ouverte des parents des neuf mis en examens du 11 Novembre
Dimanche, 23 Novembre 2008
Lorsque la cacophonie s’accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.
Certains médias se sont empressés d’accréditer la thèse affirmée par la ministre de l’intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : Les personnes arrêtées étaient d’emblée condamnées.
Personne n’aura pu rater l’épisode de "police-réalité" que nous avons tous subi la semaine passée. L’angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergé et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéanti, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd’hui ce sont nos enfants, demain ce pourrait être les vôtres.

Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.
Les interpellés ont à l’évidence bénéficié d’un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d’eux des personnes hors normes. La police les suspecte d’être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d’avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d’avoir cultivé des terres abandonnées, d’avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours.
Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine.
A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l’intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu’elles sont collectives.
Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre "L’insurrection qui vient" du Comité Invisible fait d’une personne un terroriste, à force d’en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n’est pas un "bréviaire terroriste", mais un essai politique qui tente d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Aujourd’hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d’avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu’ à 20 ans de prison.
L’opération policière la plus impressionnante n’aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.
Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s’ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.
Que devient la présomption d’innocence ? Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient évidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.
PS : Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu’ils vivent que ce qu’ils voient à la télé.
www.comite-visible.info
www.soutien11novembre.org
http://www.hns-info.net/spip.php?article16248

mardi 25 novembre 2008

crimes de l'UIPP et responsabilité de JC BOCQUET

Pollution : la fertilite masculine en peril, Novethic, 20/11/08
Rouba Naaman

Arte diffuse, mardi 25 novembre, le documentaire « Males en peril », qui fait le point sur les recherches scientifiques concernant la toxicite de certains produits chimiques. L’enquete demontre le lien, aujourd’hui avere, entre les substances toxiques et la baisse de fertilite observee chez les hommes. La gravite de la situation a egalement ete soulignee par la secretaire d’Etat a l’ecologie.
« Au depart, on n’osait pas croire ces resultats ». C’est sur ces temoignages glacants de chercheurs du monde entier que s’ouvre le documentaire « Males en peril » de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade*. Les auteurs reviennent sur les decouvertes scientifiques qui amenent aujourd’hui a affirmer – et non plus seulement a supposer – que la baisse de la fertilite observee chez l’homme depuis une quinzaine d’annees est liee a la pollution de son environnement. Des resultats tellement inquietants que les chercheurs eux-memes peinaient a les croire au debut. Mais aujourd’hui, aucun doute ne subsiste, a tel point que la secretaire d’Etat a l’ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a pris parti officiellement sur le sujet.
Comme souvent en sciences, les decouvertes majeures decoulent de hasards, d’observations fortuites, voire d’erreurs. C’est ainsi que Ana Soto, professeur d’anatomie et de biologie cellulaire a l’universite Tufts, a Boston (Etats-Unis) a soupconne les plastiques de contenir un produit qui imitait l’effet des œstrogenes, les hormones feminines. En parallele, le professeur Niels Skakkebaek, directeur de recherche a l’hopital universitaire de Copenhague (Danemark), observe qu’un garcon danois sur cinq a une fertilite tres faible. Chez les grenouilles d’un lac pollue a l’Atrozine, un herbicide de Syngenta, le professeur Tyrone Hayes, de l’universite de Californie (Etats-Unis), decouvre des œufs dans les testicules des males.
Effets prouves, inquietudes concretes
C’est ainsi que ces chercheurs ont decouvert les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui agissent sur le systeme hormonal et modifient les caracteristiques du systeme reproducteur, chez les animaux, mais aussi chez les hommes. « Males en peril » nous accompagne a travers les laboratoires, presente les tatonnements des chercheurs, puis leurs resultats, ahurissants. Le distilbene, œstrogene de synthese prescrit pendant 30 ans aux femmes enceintes pour eviter les fausses couches, contamine les fœtus. Le bisphenol A, present notamment dans les biberons et les bouteilles en plastique, passe dans les liquides puis dans le sang.

La presence de pesticides dans les urines des hommes est correlee avec la baisse de qualite de leur sperme.

Les phtalates, composants des plastiques souples, agissent sur la formation du systeme reproducteur chez le fœtus male (voir article lie).
Tous ces produits, omnipresents dans notre quotidien, ont en commun d’agir sur l’organisme comme des œstrogenes. Leurs effets sont particulierement aigus pendant la vie fœtale. Par defaut, le fœtus humain devient une fille ; c’est la mise en place du systeme hormonal masculin, induite par la presence du chromosome Y, qui en fait un garcon. Les perturbateurs endocriniens, en jouant le role d’hormones feminines, court-circuitent cette mise en place par des mecanismes encore mal connus. En contaminant la mere, les produits chimiques reprotoxiques (toxiques pour la reproduction) atteignent le fœtus, organisme tres sensible aux pollutions exterieures.

« Je pense qu’il est tres probable que de nombreuses maladies des adultes trouvent leur origine pendant la vie fœtale » affirme le professeur Skakkebaek dans le documentaire.

Henrik Leffers, docteur en biologie moleculaire a l’hopital universitaire de Copenhague, declare meme n’avoir jamais trouve, dans ses recherches, « une femme qui ne soit pas contaminee par les phtalates ».


Le risque du “cocktail” de produits chimiques
Les inquietudes n’ont pas finir de grandir. Les scientifiques craignent l’effet synergique des differents produits chimiques. Le laboratoire du professeur Ulla Hass, du departement de toxicologie et d’evaluation des risques de l’Institut national danois de l’alimentation, a teste sur des rats un cocktail de deux pesticides et un phtalate. La encore le resultat est inquietant. « Ces trois substances ne posaient pas de probleme injectees seules. Mais injectees ensemble, elles ont un effet tres net, quelle que soit la dose » precise Ulla Hass. Et il faudra probablement de nombreuses annees pour tester tous les melanges possibles des milliers de substances considerees comme inquietantes.
Devant ces informations gravissimes, on s’attend a une reaction ferme des decideurs. L’interdiction pure et simple des substances dangereuses ? Un moratoire sur les produits soupconnes d’etre reprotoxiques ? Une augmentation des credits de recherche pour les laboratoires ? Rien de tout cela. Nathalie Kosciusko-Morizet s’est certes declaree preoccupee par le sujet. Elle soutient la sortie du documentaire d’Arte et organise, mardi 25 octobre, un colloque international « Environnement chimique, reproduction et developpement de l’enfant » pour faire le point sur l’etat des connaissances scientifiques. La creation d’un pole d’ecotoxicologie est egalement a l’etude. Mais la secretaire d’Etat a l’ecologie n’a parle que d’une « campagne d’information des citoyens » et de prevention, essentiellement aupres des femmes enceintes. Elle place ses espoirs dans la reglementation REACH, qui « responsabilise l’industriel ». « Les questions posees par les chercheurs de notre reportage demandent des reponses politiques » a declare Sylvie Gilman, l’une des realisatrices du documentaire. « Les reponses de strategies individuelles ne suffisent pas ».
*Males en peril, de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade. Documentaire (2008 – 52 minutes)
Diffuse le mardi 25 novembre a 21h sur Arte, suivi d’un debat avec la secretaire d’Etat a l’ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
<http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/pollution/pollution_fertilite_masculine_en_peril.jsp>

jusqu'où est-il prêt à aller pour vendre sa daube?

c'est pas beau cette utilisation du grenelle par le représentant des pires pollueurs de notre pays?

http://grenelle.info-pesticides.org/utilite/index.php

l'argent DETTE : pour comprendre la crise. qui va récupérer les actifs pour une bouchée de pain?


L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.