Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

mercredi 13 février 2008

une crise alimentaire majeure se profile

Analyse.Une crise alimentaire majeure se profile, Le Monde, 08/02/02
Frederic Lemaitre, editorialiste

Il y a un an, a la fin du mois de janvier, quand les Mexicains sont descendus dans la rue pour protester contre l'augmentation du prix de la galette de mais, beaucoup ont souri.
En septembre, quand le meme motif a pousse les associations de consommateurs italiens a boycotter vingt-quatre heures durant l'achat de pates, le folklore a egalement semble prevaloir. A tort, dans les deux cas.
Ces mouvements sont en fait le reflet d'une crise majeure : les difficultes accrues que rencontrent de par le monde des centaines de millions de personnes pour se nourrir. La raison est simple : viande et cereales sont devenus inabordables pour les plus modestes, dans les campagnes mais aussi dans les villes, un phenomene nouveau.
Le Mexique et l'Italie ne sont pas des cas isoles.
Les emeutes de la faim se multiplient. Le Maroc, l'Ouzbekistan, le Yemen, la Guinee, la Mauritanie et le Senegal ont egalement ete le theatre de manifestations directement liees a l'augmentation du prix de produits alimentaires de premiere necessite. "Ce phenomene inquiete bien davantage les gouvernements que l'augmentation du prix de l'essence", confiait, au Forum de Davos en janvier, le responsable d'un grand organisme international.
Signe de l'inquietude grandissante : alors que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) tente de boucler dans les semaines a venir un accord liberalisant les echanges de produits agricoles, les pays sont, au contraire, de plus en plus nombreux a limiter les exportations de cereales, en instaurant des quotas ou en relevant les taxes de maniere parfois prohibitive. Apres l'Argentine et l'Ukraine, la Russie et la Chine (exportatrice de mais) viennent d'adopter de telles politiques restrictives. Leur objectif est clair : privilegier le marche interieur pour eviter les tensions sociales.
L'envolee des prix en 2007 est, il est vrai, impressionnante. Sur un an, l'indice de la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, a bondi de pres de 36 %. "En valeur absolue, nous ne sommes pas a des records historiques, mais on a rarement vu de telles variations", constate Abdulreza Abbassian, economiste a la FAO.
Plusieurs facteurs se conjuguent. L'augmentation de la demande, la stagnation de l'offre et les couts croissants du transport maritime.
L'augmentation de la demande est une bonne nouvelle. En s'embourgeoisant, Bresiliens, Chinois et Indiens adoptent de nouveaux gouts alimentaires. En moins d'une generation, la consommation de viande par Chinois est passee de 20 a 50 kilos, ce qui a une incidence directe sur la demande de cereales fourrageres. Vue la croissance economique des pays emergents, tout indique que ce phenomene va se poursuivre.
Comme on denombre par ailleurs 28,5 millions de bouches supplementaires a nourrir par an - la population doit passer de 6,5 milliards aujourd'hui a environ 9 milliards dans la deuxieme moitie du siecle -, la demande n'est pas pres de diminuer.
De son cote, l'offre est a la peine. En raison d'aleas climatiques, les recoltes ont souvent ete mediocres voire mauvaises dans plusieurs greniers de la planete comme l'Ukraine et l'Australie. Les stocks n'ont jamais ete aussi bas depuis trente ans. L'Europe, qui croulait jadis sous ses reserves, devrait cette annee importer 15 millions de tonnes de cereales. Un record.
La flambee des cours du petrole provoque, de son cote, un double effet negatif : elle rencherit le cout du transport maritime, qui represente desormais le tiers du prix des cereales. Surtout, elle rend les biocarburants de plus en plus attractifs. Sucre, mais, manioc, oleagineux sont donc detournes de leur finalite nourriciere. "Dans certains pays africains, l'huile de palme est directement indexee sur le prix du petrole.
Les Africaines qui font leur marche n'ont plus les moyens de s'en procurer", constate Josette Sheeran, directrice general du Programme alimentaire mondial (PAM). Celle-ci tire la sonnette d'alarme. "Le PAM nourrit environ 90 millions de personnes sur les 860 millions qui souffrent de la faim. L'augmentation des cereales nous oblige a faire un choix : soit nourrir 40 % de moins, soit diminuer de 40 % les portions offertes", resume-t-elle.

En Haiti, les plus pauvres en sont reduits a se nourrir de galettes d'argile.

Pression demographique, croissance economique, rechauffement climatique... A ces trois raisons souvent mises en avant s'en ajoute une quatrieme, tout aussi fondamentale : l'erreur des politiques menees jusqu'a present.

Dans son rapport sur le developpement publie en octobre 2007, la Banque mondiale le reconnait sans fard : pendant vingt ans, les responsables ont tout bonnement oublie l'agriculture.

Alors que 75 % de la population pauvre mondiale vit dans les espaces ruraux, seulement 4 % de l'aide publique va a l'agriculture dans les pays en developpement.

Prenant le contre-pied de la politique privilegiee jusqu'ici par le Fonds monetaire international (FMI) et par elle-meme, la Banque mondiale reconnait que la croissance de l'agriculture et donc la reduction de la pauvrete dependent d'investissements publics dans les infrastructures rurales (irrigation, routes, transports, energie...).
Ces efforts seront d'autant plus necessaires que le rechauffement climatique constitue, d'apres les experts, un danger majeur pour l'agriculture mondiale. "Les zones touchees par la secheresse en Afrique subsaharienne pourraient augmenter de 60 a 90 millions d'hectares (...) d'ici a 2060. (...) Le nombre de personnes souffrant de malnutrition pourrait augmenter de 600 millions d'ici a 2080", prevoyait l'ONU en 2007.

Chaque etude semble plus pessimiste que la precedente.

Le 1er fevrier, la revue Science a publie les previsions de l'universite Stanford de Californie selon lesquelles le sud de l'Afrique pourrait perdre plus de 30 % de sa production de mais, sa principale recolte, d'ici a 2030. De leur cote, l'Indonesie et l'Asie du Sud-Est verraient leurs principales cultures diminuer d'au moins 10 %. "C'est inquietant.
On ne pensait pas que cela irait si vite", reconnait la FAO.
Il va donc falloir produire davantage. Certains preconisent d'augmenter les surfaces agricoles, mais le rechauffement climatique et l'urbanisation croissante vont plutot reduire l'espace disponible. Accroitre le rendement est egalement possible.
Mais l'agriculture intensive consomme davantage d'eau, un bien qui devient rare et precieux.
Reste le developpement des organismes genetiquement modifies, mais leur utilisation est, on le sait, contestee.

A l'aube du XXIe siecle, l'agriculture est donc redevenue un probleme majeur pour l'humanite.

SALOPPERIE: le monde selon MONSANTO

Le monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien, Marie-Monique Robin, coedition ARTE editions /La Decouverte, mars 2008

Fruit d’une enquete exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genese d’un empire industriel, qui, a grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-americaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planete.
Avec 17 500 salaries, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto represente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversees de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphenyles, vendus en France sous le nom de pyralene), de polystyrene, d’herbicides devastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Vietnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitiere (interdites en Europe) : depuis sa creation, en 1901, la firme a accumule les proces en raison de la toxicite de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se presente comme une entreprise des « sciences de la vie », recemment convertie aux vertus du developpement durable. Grace a la commercialisation de semences transgeniques, concues notamment pour resister aux epandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle pretend vouloir faire reculer les limites des ecosystemes pour le bien de l’humanite.
Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, apres avoir longtemps neglige les impacts ecologiques et humains de ses activites, s’interesse tout a coup au probleme de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?
Fruit d’une enquete exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin dans trois continents (Amerique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). Il s’appuie sur des documents inedits, mais aussi sur des temoignages de victimes de ses activites toxiques, de scientifiques, de representants de la societe civile, d’avocats, d’hommes politiques, de representants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency.
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Marie-Monique Robin
Nee en 1960, laureate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et realisatrice, elle a realise de nombreux documentaires – couronnes par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournes en Amerique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’ecole francaise (La Decouverte, Paris, 2004) et L’ecole du soupcon. Les derives de la lutte contre la pedophilie (La Decouverte, Paris, 2006).
Le monde selon Monsanto, par Marie-Monique Robin, preface de Nicolas Hulot, coedition Arte editions / La Decouverte, 15.5 x 24 cm, 372 pages, 22 euros, ISBN : 978-2-7071-4918-3.

demain sera agricole ou ...

Dossier agriculture, Dossiers & Documents du Monde n°372, fevrier 2008


Demain sera agricole ou...
Le monde realise enfin que l'agriculture est essentielle pour lutter contre la pauvrete. Au-dela des polemiques sur les OGM, les biocarburants, l'élevage...
Chez tous les marchands de journaux, 2,95 euros.

jamais si belle étiquette n'a orné semblable bouteille de piquette

Bonjour, Madame et Monsieur les Sénateurs,

Depuis maintenant vingt ans, vous avez choisi de favoriser le Capital au
détriment du Travail, au nom d'un réalisme économique qui n'est qu'une
capitulation devant les intérêts financiers d'une minorité fortunée.

Bien sûr, ces propos vous semblent d'un autre âge et totalement hors de
saison. Mais ce qui est d'un autre âge, c'est la série de reculs sociaux
entraînés par vos réformes soi-disant modernes et réalistes...C'est aux
résultats qu'on juge une politique, et la généralisation de la précarité et
des difficultés de tous ordres que rencontrent les français, après leurs
prédecesseurs anglo-saxons, montre que tous les traités signés depuis 20 ans
ne font qu'organiser la régression sociale au profit des nantis (plus
archaique tu meurs, mais que voulez-vous, les faits, archaiques ou pas, sont
têtus...)

Et voilà que pour rendre irréversible leur triomphe ultralibéral, nos
politiques se sont mis en tête de graver dans le marbre les règles qui
organisent la domination des plus riches sur ceux qui vivent de plus en plus
mal de leur travail...

Et voilà que de prétendus socialistes ( jamais si belle étiquette n'a orné
semblable bouteille de piquette ) osent prêter la main aux puissants en
sacralisant la "concurrence libre et non faussée", assortie de
l'interdiction d'harmoniser les règles fiscales et sociales, ce qui revient
à mettre sous l'eau la tête des malheureux citoyens européens qui n'en
peuvent mais, condamnés à vendre toujours moins cher leur force de travail à
des rentiers multimillionnaires toujours plus insatiables !!

Jusqu'à quand devrons-nous supporter le lamentable spectacle de nos élus,
censés défendre ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, livrant à nos
pires ennemis les voies et les moyens de réduire la classe laborieuse à des
conditions de vie dignes du XIX ème siécle ?

Vraiment, vous ne connaissez rien à la vie quotidenne des gens et aux
raisons qui les ont fait voter majoritairement NON le 29 mai 2005 ! Il
paraît que les caisses du pays sont vides? Mais il me semble que les coffres
des spéculateurs craquent de partout ! qu'attand-on pour les soulager de l'
embolie qui les guette par une puissante ponction fiscale, en contradiction
avec tous nos diafoirus de l'économie libérale ? ?

Si vous voulez retrouver un peu de crédit auprès de vos électeurs
potentiels, votez NON à la réforme constitutionnelle ! Militez pour
l'élection d'une Assemblée Constituante de députés européens chargés de
rédiger la Constitution Européenne ! Et arrêtez de dire que ce qui ne plaît
pas à la droite et aux nantis n'est pas réaliste et ne peut se faire, ou
alors, à la suite de votre gourou Tony Blair et de son disciple Jean-Marie
Bockel, rejoignez une bonne fois pour toutes le camp de la droite, et que
les choses soient enfin claires pour tout le monde !

André Barnoin, citoyen européen, et non pas sujet de la Commission
Européenne.

jeudi 7 février 2008

vu chez Beber:une grosse envie de VOMIR

trouvé sur "Maison de quartier saint Nicolas-romans"

http://maisondequartierstnicolas.blogspirit.com/

Un soir au Fouquet's
Un voile se lève sur la nuit fondatrice de la Sarkozy triomphante. Le 6 mai et la soirée au Fouquet’s, célèbre et non moins select resto des Champs-Elysées. Un épisode marquant, symbolique du Sarkozysme. Deux journalistes se proposent de retracer la soirée et livrent la liste des invités.
"Une nuit au Fouquet’s", c’est le titre du bouquin publiée par Judith Perrignon et Ariane Chemin (qui après la Femme fatale se spécialise décidemment dans la narration de d'événements où elle n’était pas présente. Chapeau l’artiste). C’est grâce à ce "récit" que l’on apprend la liste des invités du nouveau chef de l’Etat au soir de son sacre. Et elle donne le tournis. Du CAC 40, du CAC 40 et du CAC 40, bien sûr. Des vieilles stars du ciné français beaufisés, des sportifs sur le retour et quelques amis à plus de 100 000 Keuros l’année. Des broutilles. C'est long mais ça vaut le coup.
Allez, ces guest-stars soigneusement choisies par Cécilia Sarkozy sont une cinquantaine, les voilà, plus ou moins classifiés.
Amis de Cécilia, l’éphémère première dame de France:
- Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada France et Robert Agostinelli, fondateur du fonds d'investissement Rhône Capital, membre du Council on Foreign Office. Pour info, ce sont entre autres eux qui ont invité les Sarko à Wolfeboro. Et elle qui a habillé toute la petite famille lors du défilé du 16 mai. Gratis. Qu'il est doux d'avoir des copines.
- Agnès Cromback, présidente de Tiffany France et Bruno Cromback, joaillier, PDG d'Augis 1880. C’est l’autre couple puissance invitante de Wolfeboro. On notera que ces couples là s'assemblent bien.
- Xavier de Sarrau, avocat et ancien président d’Arthur Andersen Europe et Sylvie de Sarrau, le couple des meilleurs amis, enfin ça c’était avant Rachida Dati.
- Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret et Isabelle Balkany, premier adjoint de son mari, vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine. Ils concourent aussi dans la catégorie du couple meilleur ami, mais sont un peu trop gaffeurs pour être des prétendants fiables. Se sont répandus dans les médias après l’Annonce du 18 octobre.
Les potes de 3ème mi-temps :
- Basile "grandes oreilles" Boli, ancien joueur de l'OM, l’homme de la ligue des champions remportée par le club en 1993.
- Denis Charvet, ex-rugbyman du Racing, actionnaire de casinos comme l'ancien sélectionneur du XV de France et néomisnistre Laporte, présent lui aussi lors des festivités. Qui a dit que les rugbymen ne jouaient plus?
- Pascal Gentil, champion de taekwondo.
- Richard Virenque, la flèche jaune du vélo français, remis de son opération.
Les vieux pipoles et autres cautions culturelles :
- L’ex-couple phare des Bronzés : Marie-Anne Chazel et Christian Clavier.
- Johnny Hallyday, icône nationale et sa femme Laetitia.
- Jean Réno, notre Léon international et Zofia Borucka, sa femme mannequin.
- Arthur, producteur et animateur de télévision. Pas sa femme, tiens ? L’ex de David Halliday aurait-elle été blacklistée par Cécilia pour faire plaisir à Laetitia?
- Bernard Fixot, éditeur de best-sellers, abhorré par les germanopratins. Donc, forcément à sa place ici. Et sa femme Valérie-Anne Giscard d'Estaing, éditrice aussi, seule représentante de l'illustre lignée politique de VGE.
- Philippe Warrin, unique photographe présent au Fouquet's. Photographe "grand écart", spécialiste de la Star ac’, de la photo présidentielle et de la femme bafouée en passe de divorcer.
- Eric Vu-an, maître de ballet au Ballet national de Marseille. Un mystère. Si quelqu’un peut m’éclairer?
- Hugues Gall, président de l'Institut de financement du cinéma et des industries culturelles. Sûrement une incrust du précédent, non?
La famille, bien sûr, Nicolas l'adore:
- Guillaume Sarkozy, le frère du Président, ancien vice-président Medef , qui a beaucoup œuvré pour l’apparition fantomatique de Cécilia place de la Concorde, après le dîner.
- François Sarkozy, frère du Président, vice-président du conseil de surveillance du groupe Bio-Alliance Pharma
- Andrée Sarkozy, la maman de l’omniprésident.
Les journalistes, pour services rendus:
- Nicolas Baverez, essayiste, chroniqueur au Point. Merci à "la France qui tombe".
- Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du Figaro. Indispensable à une bonne campagne. Deux Nicolas, signe de l'égo hypertophié du président. C'est Eric Zemmour qui a dû mal le prendre.
Ses amis les riches, mais les vrais, dans les très hautes sphères. De loin, la liste la plus impressionante:
- Bernard Arnault, président de LVMH, n°1 du luxe français, première fortune de France. Avec un tel président, attiré par le luxe comme les mouches part la merde, Arnault ne pouvait pas ne pas être là. Par ailleurs, Arnault possède La Tribune et bientôt Les Echos.
- Vincent Bolloré, PDG d'Havas, sixième groupe de communication mondial. Patron d’un tas de médias dont Direct soir, Direct 8 et Matin plus.
- Martin Bouygues, PDG de Bouygues, boss de TF1. La boîte à con a tourné à plein régime avant la campagne, pendant la campagne et après la campagne au speedy sarko. (en photo avec Sarko)
- Serge Dassault, PDG de Dassault et du journal le Figaro, l'allié inébranlable de toutes les campagnes.
- Stéphane Courbit, ex-président d'Endemol France depuis peu, gave le temps de cerveau disponible, important pour faire tourner la boîte à cons.
- Nicolas Bazire, secrétaire général de LVMH.
- Antoine Bernheim, banquier d'affaires, président de la compagnie d'assurances Generali.
- François de La Brosse, publicitaire, très proche de Nicolas Sarkozy – il lui a fait ses sites internet gloriophiles – et son épouse Conrada de La Brosse, dirigeante de la maison de l'Esprit de Château.
- Jean-Claude Darmon, ex-président de Sportfive, ancien grand argentier du football français, grande gueule m’as-tu vu, tout comme les aime Nicolas.
- Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière. Tiens, des casinos ! Bernard Laporte a dû lui laisser sa carte de visite.
- Albert Frère, première fortune de Belgique. Le patron des patrons. Il possède des actions un peu partout parmi les entreprises du CAC 40.
- Paul Desmarais Sr, milliardaire canadien, PDG de Power Corporation, actionnaire de plusieurs groupes français lui aussi. Ancien pote de bourse d’Albert Frère. Sarkozy sait choisir ses invités étrangers.
- Jean-Claude Decaux, PDG de JCDecaux, leader mondial de mobilier urbain.
- Henri Proglio, PDG de Veolia, ex-Compagnie générale des eaux . Officieux compagnon de Rachida Dati.
- Patrick Kron, PDG d'Alstom. Il était d’ailleurs convié il y a peu par Nicolas lors de sa visite d’Etat au Maroc, pour signer deux trois contrats l’air de rien.
Les politiques, les vrais:
- François Fillon, futur Premier ministre et actuel collaborateur.
- Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et actuel… pas grand-chose. Et puis c'est tout, comme dirait Philippe Lucas. Parce que des vrais politiques de droite d'envergure, Sarko les a tuer.
Les bébés Sarko, pas trop d’expérience, c’est plus malléable:
- David Martinon, futur porte-parole de l'Elysée et actuel "enfant imbécile".
- Rachida Dati, future ministre de la Justice et nouvelle Cruella.
- Christine Albanel, ex-directrice du château de Versailles, future ministre de la Culture, actuellement mangée par Georges-Marc Bénamou, c’est ignoble.
- Roger Karoutchi, futur secrétaire d'Etat avec le Parlement, surnommé "la serpillère".
Les porte-fligues:
- Henri Guaino, plume du Président, on lui doit Jaurès, Blum, Môquet et aussi le discours de Dakar. Eclectique.
- Claude Guéant, préfet, futur secrétaire général de l'Elysée et actuel homme le plus puissant de France, selon Le Point, qui ne fait jamais dans la demi-mesure.
Et les flatteurs intéressés :
- Pierre Giacometti, directeur général d'Ipsos France. Merci pour l'info.
- Alain Minc, président d'Alain Minc Conseil. Se prévaut d’une influence sur la terre entière.

Edifiant, non?

mercredi 6 février 2008

3 reportages de TF1 à la suite

j'ai déja parlé des ânes en sicile
la suite aussi est intéressante
http://tf1.lci.fr/infos/media/jt/0,,3705760,00-sicile-tri-selectif-dos-ane-.html

je suis d'accord avec ça

LA FORFAITURE SE GÉNÉRALISE DANS LES INSTITUTIONS !


En votant pour la révision constitutionnelle ou en s’abstenant, plus de 80 % des parlementaires se sont rendus complices du plus grand détournement politique de l’histoire contemporaine de notre pays.
Dans notre république, chaque élu(e) tient son mandat et sa légitimité de l’expression du peuple.

S’il est communément admis que les promesses électorales ne sont jamais tenues, il y a des mandats dont les parlementaires ne peuvent s’exonérer : ce sont ceux exprimés par la volonté populaire lors d’un référendum.

C’est pourtant ce vote NON majoritaire à ce même traité européen que députés et sénateurs, dans leur quasi-totalité, ont choisi de mépriser.
Ce geste inqualifiable restera comme une tache indélébile.

La preuve est faite, une fois de plus, que notre système institutionnel n’a plus de démocratique que l’apparence et que
l’une des tâches prioritaires pour celles et ceux qui veulent toujours changer la société est d’inventer de nouveaux rapports de véritable démocratie et de contrôle des représentants du peuple.
Contribuer au développement des luttes sociales par un éclairage des enjeux à la lumière de l’affrontement entre le capital et le travail doit aller de pair avec une réflexion sur des institutions garantissant la place et le rôle des travailleurs, seuls créateurs de richesses.
La forfaiture orchestrée par un groupe d’imposteurs au service du grand patronat, l’ampleur de la complicité parmi les élites politiques, tous d’accord pour légitimer la domination mondiale du capital, rendent ce travail de transformation plus indispensable que jamais. Il doit commencer dès aujourd’hui.
A condition de jamais oublier les actes de chacun à l’occasion de toutes les échéances électorales.

Pour le bureau de Rouges Vifs IDF,Jean CALVARY
Paris, le 4 février 2008.

mardi 5 février 2008

l'article sur la dérive des syndicats

http://www.rue89.com/2008/02/03/syndicats-les-detournements-continuent

un extrait qui me parrait révélateur sur la POURRITURE DU SYSTEME:
"Les mêmes causes vont produire les mêmes effets. Si on leur donne un accès facile à tout un tas de ressources illégales... Ce ne sont ni des saints, ni des démons, ils vont se servir et se laisser doucement gangréner par le système."

ça me confirme bien dans l'idée que c'est en mettant notre destin entre les mains de gens qui se disent NOS représentants,alors qu'ils ont d'autres priorités,que nous nous mettons nous-même dans la merde.

PS,Syndicats et autres n'ont plus qu'un but:NOUS VENDRE.
et à LEUR PROFIT exclusif.

ma solution:
on commence par choisir nous-même NOS représentants et après,on pourra recommencer à discuter,à négocier.
en attendant,on bloque un système injuste.
ça s'appelle de la résistance

l'homme plus con que le singe?il organise sa propre dépendance.

Les chimpanzes, un exemple a suivre pour les traders, Liberation avec AFP, 30/01/08

Une etude americaine revele que les chimpanzes sont des speculateurs tres prudents, qui ne mettent pas en jeu des biens de valeur importante.
Les chimpanzes ne s’engagent dans un troc qu’a condition de pouvoir en retirer un benefice immediat, n’accumulent pas de biens et ont un sens peu developpe de la propriete, selon une etude americaine parue mercredi dans la revue scientifique en ligne Plos One.
«Les chimpanzes pratiquent le troc pour echanger des articles de valeur plus faible afin d’obtenir des biens de valeur superieure (a leurs yeux), et non l’inverse», ont constate des chercheurs americains, au terme d’experiences effectuees sur deux groupes de ces singes vivant dans des conditions differentes.
Tous les chimpanzes participant a l’experience se sont montres prets a ceder leurs carottes, un aliment qu’ils n’apprecient guere, contre des raisins, qu’ils adorent.
En revanche, ils «ont montre plus de difficultes a entreprendre l’echange attendu lorsque les aliments avaient (pour eux) des valeurs plus proches», expliquent Sarah Brosnan et ses collegues du Michael Keeling Center de recherche et de medecine comparative de l’Universite du Texas.
Dans ces cas, ils avaient tendance a consommer la friandise qu’ils appreciaient moins, plutot que des aliments plus desirables qu’ils pouvaient obtenir grace au troc.
Les chercheurs avancent deux hypotheses pour expliquer ce comportement: le risque eleve de «defection» du chimpanze qui a recu une marchandise et doit en donner une autre en retour, mais peut aussi s’en aller en courant.
Dans le cas d’un echange avec l’homme, le singe ne craindra pas d’etre dupe et sera plus enclin a effectuer la transaction.
La deuxieme explication est l’absence d’accumulation de biens chez les chimpanzes. Ces primates, commentent les scientifiques, «obeissent a des regles de possession de biens qu’ils controlent physiquement», mais un individu «ne peut pas se specialiser dans la production ou dans du troc sur une grande echelle», comme dans le modele de developpement des societes humaines decrit au XVIIIe siecle par l’economiste Adam Smith.


«Les humains non plus ne maximisent pas toujours leurs gains, en particulier lorsque le cout des transactions est eleve», relevent enfin les chercheurs qui esperent que de futurs travaux reveleront comment le troc de produits a forte valeur «est devenu une forme importante de cooperation chez les hommes».
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/307080.FR.php>

OGM : la stratégie commerciale des semenciers ne correspond pas à des principes scientifiques

Agriculture responsable : les semenciers claquent la porte des Nations-Unies, Le Journal du developpement durable, 28/01/08
Elsa Bellanger

Les entreprises du secteur des biotechnologies, Monsanto, Syngenta et BASF, ont quitte un groupe de travail international de prospective pour une agriculture durable, capable de reduire la faim et la pauvrete.

Motif du depart : le projet de rapport final n’est pas tendre avec les organismes genetiquement modifies (OGM) et avec les pratiques de propriete industrielle dans le domaine des semences.
Les industriels des biotechnologies, producteurs de semences d’organismes genetiquement modifies (OGM), se sont retires d’un projet international pour l’agriculture, rapporte The Guardian.
Ne de la mobilisation internationale a l’occasion du Sommet mondial de Johannesburg en 2002 sur le developpement durable, l’International Agriculture Assessment of Science and Technologies for Developpment (IAASTD) est une operation de prospective, lancee par la Banque mondiale et les Nations-Unies (FAO, OMS, PNUD, PNUE et UNESCO), autour de la question : « peut-on reduire la faim et la pauvrete dans le monde, ameliorer les conditions de vie des zones rurales et promouvoir un developpement durable et equitable grace a l’acces, l’utilisation et la production de savoirs, de sciences et de technologies agricoles ? ».
Regroupant une soixantaine de representants de gouvernements, de la societe civile et d’institutions internationales, le projet a l’ambition d’evaluer les connaissances scientifiques et technologiques agricoles en vue de definir les options d’une agriculture durable et de faire emerger des programmes de recherche pour combler les lacunes identifiees.
Les OGM : une source potentielle de problemes dans les pays en developpement
Les entreprises du secteur des biotechnologies, Monsanto, Syngenta et BASF, ont quitte l’IAASTD quand le projet de rapport a remis en cause l’evidence de l’accroissement des rendements permis par les cultures OGM et s’est inquiete des problemes potentiel de la possible appropriation des ressources agricoles par les entreprises concernees par le biais des brevets.
Base sur les travaux de 4000 scientifiques et experts internationaux, le rapport souligne egalement qu’il existe « un large eventail de perspectives sur l’environnement, la sante humaine et les risques economiques que nous ignorons encore ».
Selon Jan van Aken, responsable de la campagne OGM de Greenpeace international, cite par The Guardian, « cette evaluation va bien au-dela du genie genetique, il s’agit d’elaborer des solutions mondiales pour l’agriculture et le monde pauvre et affame. C’est une honte de se retirer d’une telle initiative, simplement parce que votre strategie commerciale ne correspond pas a des principes scientifiques ».
Les conclusions finales de l’IAASTD sont attendues pour le mois d’avril prochain.
Source : Biotech companies desert international agriculture project, The Guardian, 22/01/08
<http://www.guardian.co.uk/environment/2008/jan/22/gmcrops.climatechange>
<http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article1914>

lundi 4 février 2008

la fin de l'anesthésie à Romans?

je relaye le seul message d'espoir lu depuis quelques temps à Romans:

Municipales, cantonales, n’abandonnons pas le terrain
à la droite dure et à la gauche molle.
Pour une liste ouvrière et populaire, 100% à gauche


Ces élections auront une portée politique nationale, dans un contexte marqué par les attaques brutales d’un gouvernement qui est l’exécutant docile des volontés patronales.

Nous n’allons pas énumérer ici les multiples agressions contre les salariés, les agriculteurs, les chômeurs, les retraités et la jeunesse. Qu’il s’agisse du Code du travail, du pouvoir d’achat, de la fiscalité, de la protection sociale, des services publics, toutes les « réformes » de Nicolas SARKOZY s’inscrivent dans la même logique :

· Toujours plus de pouvoir et de fric pour les actionnaires
· Toujours plus de misère et de précarité pour la majorité de la population

Tant les projets de loi annoncés que les mesures préconisées par le rapport ATTALI et quelques autres de la même veine aggraveront encore cette situation.

Pour imposer cette politique, le gouvernement multiplie les dispositions répressives et s’attaque aux libertés syndicales et démocratiques : limitation du droit de grève, chasse aux immigrés, suppression de conseils de prud’hommes…

Malgré le matraquage médiatique, la majorité de la population reste opposée au libéralisme, raison pour laquelle le Président, avec la complicité de la direction du PS, a préféré éviter le risque d’un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne. Les velléités de résistance des travailleurs et de la jeunesse sont nombreuses. La popularité de SARKOZY s’effrite.

Si malgré les résistances le gouvernement parvient à imposer même les mesures les plus impopulaires, comme les franchises médicales, c’est parce qu’il ne rencontre aucune véritable opposition ni de la gauche social-libérale, ni des directions syndicales.

C’est pourquoi ces élections doivent permettre de faire entendre une autre voix et aider au regroupement de toutes celles et de tous ceux qui veulent affronter réellement les politiques libérales et ne considèrent pas le capitalisme comme l’avenir de l’humanité.

Sur la commune de ROMANS, le PCF a rallié la liste du PS conduite par Henri BERTHOLET, malgré les nombreuses critiques formulées ces dernières années contre les orientations de la municipalité. Ce choix risque de le contraindre à avaler d’autres couleuvres puisque le maire sortant laisse entendre clairement qu’il est prêt à s’allier avec le MODEM au second tour.

D’autres choix étaient possibles, comme dans le Val-de-Drôme où le PCF, la LCR, les Alternatifs et d’autres militants anti-libéraux ont passé un accord pour les cantonales.

Une liste ouvrière et populaire, 100 % à gauche, sur Romans
Des candidatures d’unité anti-libérale aux cantonales
C’est encore jouable !

La LCR vous invite à venir en discuter
Vendredi 8 février à 20 h
Salle Yves Perron - MJC Robert Martin – 87 avenue Alphonse Figuet – ROMANS

Contact : lcr.romans@orange.fr

Ecrit par : Gérard FLORENSON dimanche, 03 février 2008

et toc,dans les dents (trouvé sur le blog de coco des bois)

dimanche 3 février 2008

le bio industriel commence à bouffer l'autre:quelle tristesse cette "grande distribution"

Victime de son succes, le bio a des etats d'ame, AFP, 22/01/08

Berlin (AFP) - 09h05 - L'alimentation bio est victime de son succes : en Europe, la production ne peut plus repondre a une demande en forte croissance, tandis qu'aux yeux de certains, la democratisation du segment trahit ses ideaux.
Croissance de 15% du chiffre d'affaires du secteur en Allemagne l'an dernier, de pres de 10% en France, multiplication des enseignes "tout bio" et lancement par la grande distribution de lignes bio: l'engouement pour les produits cultives ou eleves proprement, qui a commence comme la marotte de quelques ecologistes forcenes, surtout d'Europe du nord, fait de plus en plus d'adeptes.
Au salon agricole allemand Grune Woche ("Semaine verte"), qui se tient a Berlin du 18 au 27 janvier, le bio occupe un hall entier et les visiteurs se pressent devant les stands de saucisse bio avant de s'accorder un verre de vin, bio bien sur.
Revers de la medaille: en Europe, la production ne suit pas. Fruits, legumes ou encore miel doivent donc etre importes, par exemple de Turquie ou d'Amerique Latine. Et "cela pose un probleme de credibilite", commente Alexander Rogge, de la federation francaise du commerce et de la distribution (FCD).
Car si l'etiquette bio renvoie au sens strict a un mode de production qui n'a pas recours aux engrais et pesticides et qui respecte certaines normes d'alimentation des animaux, elle est aussi pour beaucoup une profession de foi en un mode de vie sain et respectueux de l'environnement.
Un ideal qui s'accomode mal du transport en avion sur des milliers de kilometres de tomates chiliennes ou d'agneau neo-zelandais, generateur de pollution atmospherique.
"Pour beaucoup, les produits bio ce sont des produits de la region", resume Rainer Mihr, redacteur en chef du mensuel allemand des professionnels de l'alimentation Lebensmittel Praxis.
En outre, "qu'en est-il de la qualite, de la certification?" des produits importes, s'interroge Uli Schnier, qui dirige le comite "agriculture bio" du secteur neerlandais de la distribution.
Comment etre sur en effet que les fruits secs turcs sont soumis aux meme criteres que, par exemple, les produits francais labellises AB (agriculture biologique)?
Au-dela de la seule question de l'importation, pour les puristes c'est toute la democratisation du secteur qui pose probleme.
"Nous nous felicitons que tout le secteur du commerce, y compris la grande distribution, ait rejoint le mouvement", assure Alexander Gerber, qui dirige la federation allemande du commerce alimentaire ecologique. Neanmoins, trouver du bio dans les rayons de tous les supermarches et de discounters comme Aldi ou Lidl lui cause des etats d'ame.
"De nos jours, la qualite n'est consideree que du pur point de vue de la matiere", deplore-t-il, or le bio est beaucoup plus que cela, il repose sur "le respect de l'environnement et de la nature" au sens large et est lie a "une qualite emotionnelle".
"Bio ce n'est pas une question d'absence d'element toxique, c'est quelque chose qui se concentre sur tout le processus d'elaboration", rencherit Wolfgang Gutberlet, patron de la chaine de supermarches allemande tegut.

Ainsi la saucisse bio vendue dans certains supermarches est certes confectionnee a partir de viande estampillee bio. Mais elle contient quand meme des substances de maturation, rejetees par la stricte orthodoxie bio, explique M. Gerber, pour qui, au final, on n'est jamais mieux servi en bio que dans les magasins specialises.

Un avis que ne partage pas M. Schnier: "dans les petits magasins bio ca pue, les pommes de terre sont toutes fripees, vous y allez une fois et apres plus jamais".
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Victime_de_son_succes_le_bio_a_des_etats_d_ame.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.25dcc197f7697c59482bbcb6e736deff.3a1.xml>

KOMPOSTKVARN,VERMICOMPOST:une solution pour l'intérieur

Papounet,avec ton lombricompostage,est-ce que tu n'étais tout simplement pas en avance sur ton temps?


Le compost, l'ecologie dans les poubelles, Toogezer, 18/01/08
Ingrid Arnoux

Les avantages du compost ne sont plus a prouver. La reduction de 30 % des dechets d’un foyer se suffit a elle-meme. Mais pour l’instant, en France, le tri des dechets organiques reste l’apanage des chanceux qui ont un jardin. Pourtant, il existe des solutions pour tous ceux qui souhaitent reduire la taille de leur poubelle.

Le compost collectif est encore une idee a faire germer dans les habitudes urbaines francaises, toutefois, certains pays ont deja largement developpe ce concept. En Suede par exemple, les locaux a poubelles sont pourvus de « Kompostkvarn » dans lesquels les habitants sont invites a deposer leurs dechets organiques dans des sacs en papier.
Les coproprietes qui pratiquent ce tri beneficient d’une reduction non negligeable sur les tarifs de collecte des ordures et les composteurs recoivent de l’engrais une fois par an.
Il y a des precurseurs. Rennes Metropole pilote une operation dans une copropriete de l’agglomeration. Elle a fournit le composteur ainsi que les poubelles de cuisine destinees a stocker et transporter les dechets organiques. Bonne idee !
En attendant, le compostage collectif n’est pas la seule alternative aux trieurs urbains.
Le vermicompost : une solution individuelle
Parfois, l’implantation d’un compost exterieur n’est tout simplement pas possible faute de place a l’exterieur. La solution : le vermicompost. Comme pour le compost exterieur, on peut acheter ou se confectionner soi-meme un bac a vers dont les habitants seront capables de digerer les dechets de cuisine, et cela sans odeur, en occupant un minimum de place dans la cuisine, tout en produisant un excellent compost ainsi qu’un engrais liquide naturel.
Le principe est simple. Il faut disposer d’un recipient a etages (des bois encastrables peuvent tres bien faire l’affaire). Le bac du bas devant etre permeable et munis d’un petit robinet afin de recuperer le jus ; les bacs superieurs, perces de petits trous dans le fond, laissent couler le jus et permettent egalement le deplacement des vers d’un bac a l’autre. Lorsque le contenu d’un bac est entierement transforme en compost, les vers vont se deplacer naturellement vers un autre bac, permettant ainsi de recuperer le compost. Ne pas oublier de surmonter le bac superieur par un couvercle, sans ca, les vers pourraient etre tentes de visiter toute la cuisine, mais comme ils preferent l’obscurite, si le bac superieur est bien ferme, ils ne tenteront pas de sortir, appreciant le confort de ce frigo obscur !
Ces vers, dont les noms scientifiques sont Eisenia foetida et Eisenia andrei, ressemblent a des vers de terre en plus petits.
Voraces, ils mangent quotidiennement l’equivalent de leur poids en dechets organiques !
On peut se les procurer chez un autre vermicomposteur, dans un tas de compost en maturation ou dans les commerces specialises (pour les trouver dans le commerce, il faut encore etre perseverant). Mais une fois trouves, ces petits animaux malins sont d’une efficacite incroyable - si toutes les precautions sont prises bien entendu.
D’abord la temperature : le vermicompost doit etre place dans un endroit ou la temperature est comprise entre 15 et 25°C. S’il a trop chaud ou trop froid, le ver peut mourir, sinon, c’est son cycle de reproduction qui en patit : a 10°C, il lui faudra 6 mois pour passer du cocon a sa taille adulte alors qu’a 25°C, deux mois suffiront !
Une fois acclimates a leur nouveau lieu de vie, les vers font tout le travail d’aeration en creusant des galeries, et l’humidite de dechets suffit en general. Il peut toutefois etre utile de planter un baton le long des parois du vermicomposteur. Concernant l’humidite, les dechets de cuisine contiennent en moyenne 85 % d’eau, il n’est en principe pas utile d’humidifier le vermicompost. L’humidite ideale correspond a une eponge essoree.
La mise en œuvre du vermicompostage peut rebuter, mais son efficacite est impressionnante
Les vers ont besoin d’une litiere constituee de terreau, de petits morceaux de paille, de feuilles d’arbres, de papier journal, qu’ils vont manger petit a petit. Il faut faire tremper cette litiere dans de l’eau (environ trois fois le poids de la litiere en eau), puis ajouter un peu de terre. Une fois la litiere prete, une couche de 10 a 15 centimetres de litiere humide peut etre installee dans le recipient du bas avant d’y introduire les vers (500 grammes de vers environ). Apres un temps d’acclimatation de deux semaines, le vermicomposteur est pret a recevoir les dechets de cuisine.
Au debut, il faut prendre quelques precautions ! Les dechets trop gros ne sont pas conseilles, il faut donc les couper en petits morceaux et les enfouir dans la litiere afin que tout soit recouvert. Une couche supplementaire de litiere peut etre ajoutee de temps en temps.
Et voila, au bout de trois mois, si les conditions sont optimales, les dechets sont transformes en vermicompost riches en elements nutritifs pour les plantes d’interieur.
Le liquide excedentaire pourra etre dilue a 10 %, et utilise comme engrais pour les plantes.
Pour le vermicompostage, le Quebec est encore en avance en proposant des seances de formation, animees par des agronomes experimentes, afin de presenter les differentes techniques pour fabriquer son propre compost dans un appartement.
Mais rien d’etonnant, la Communaute metropolitaine de Quebec, rive nord, vise d’ici 2008, a ce que 60 % des matieres residuelles du secteur residentiel prennent la route de la recuperation plutot que celle de l’incinerateur !
A quand le meme projet a Lyon, a Paris ou a Marseille ?
<http://www.toogezer.com/index.php?option=com_content&task=view&id=246>

la nunucherie conquérante de Ségolène Royal

article du jour de Marianne 2:
La nunucherie conquérante de Ségolène Royal

Par Elie Arié, ancien Secrétaire national à la santé du Mouvement républicain et citoyen. Ou comment l'équipe de campagne de la candidate a fait du forum Internet Désirsdavenir.org un organe de propagande au ridicule et aux méthodes de censure digne des meilleures dictatures.


Le 27 Novembre 2007, j'avais publié sur Marianne2.fr un article sur le blog de campagne de Ségolène Royal, qui avait valu la bagatelle de 300 réactions. Deux mois plus tard, les choses se sont assez clarifiées pour qu'il soit possible d'y voir plus clair dans la stratégie de Ségolène Royal. J'ai d'abord eu deux surprises : - dans son ouvrage Ma plus belle histoire, c'est vous (ah, ce titre, toujours dans le sentimentalisme pour midinettes…), je me trouve cité et remercié, page 93, pour avoir fait admettre à la médiatrice du Monde que le « grand journal de référence du soir » s'était montré d'une parfaite mauvaise foi envers Mme Royal pendant la campagne électorale, alors que ce même livre fait à peine mention de la pseudo-association Desirs d' Avenir (DA), censée être le « laboratoire d'idées » de Ségolène Royal ; - ensuite, j'ai été invité au siège de Mme Royal, boulevard Raspail, par les responsables du blog, pour y exposer mes suggestions d'amélioration; j'y ai défendu le point de vue qu'il valait mieux supprimer son forum, qui avait opéré une telle sélection des contributions les plus « nunuches » (les autres étant systématiquement censurées) qu'il donnait une image catastrophique de Ségolène Royal pour tous ceux, journalistes ou citoyens politisés, qui s'y rendaient pour se faire une idée du ségolènisme. La mièvrerie confondante des commentaires Le résultat n'a pas tardé: jusque là censuré dans 50% des contributions que j'y envoyais, mon compte s'est trouvé bloqué, et il m'est désormais impossible d'y laisser le moindre message. Parallèlement, on y trouve toujours ceux de gens qui y ont parlé du « lobby juif qui domine le monde avec son pognon » (message apparu, puis censuré au bout d'un moment, mais son auteur, Benflasherbe, y est toujours le bienvenu). Il faut noter que cette exclusion ne gêne absolument pas les partisans de la « démocratie participative », désormais confondue avec la pensée unique.
Comment expliquer cette apparente contradiction ? Il faut, pour cela, analyser l'évolution de ce forum et de l'association DA depuis deux mois. Sur Desirs d' Avenir d'abord, opération de marketing politique sans doute conçue par la conseillère de Royal, Nathalie Rastoin, directrice de l' agence de publicité Ogilvy. L'association revendique officiellement 14 000 adhérents, ce qui, en politique, signifie 6 à 7000 au maximum ; ce sont donc ces « meilleurs experts de leur propre vie » qui vont écrire le programme de la gauche pour 2012. Par ailleurs, l' Assemblée Générale de l'association, tenue en décembre, a réuni moins de 300 personnes et n'a fait l'objet d'aucun compte-rendu officiel ; le quorum n'ayant pas été atteint, une AG extraordinaire devait être convoquée en Janvier. Tout cela est oublié...
Enfin, un débat de démocratie participative a été lancé sur le thème assez flou de « La Ville », dont les résultats auraient dû être rendus publics depuis longtemps. On peut parier qu'on l'attendra encore un peu… Quant au forum de DA, il fait l'objet d'une « nunuchisation » spectaculaire et accélérée, toute contribution un tant soit peu structurée étant impitoyablement éliminée ; il y a une volonté éditoriale flagrante de constituer un noyau dur d'une trentaine des nunuches les plus nunuches, et j'invite ceux qui trouveraient cette affirmation excessive à aller y jeter un œil : « Comme je l'aime ! », « Quelle joie de la soutenir », « Avec elle jusqu'au bout ! », « Ce sera elle ou personne d'autre », « Nous avons raison et les autres ont tort », etc. On y chercherait en vain la moindre interrogation sur les moyens de financer la retraite par répartition, de combler le déficit de l'assurance maladie, des avantages et inconvénients d'un Euro trop fort par rapport au Dollar… Faire pleurer Margot sans traiter des vraies questions Quels ont été les principaux thèmes de débats (si l'on peut dire…) de ces deux derniers mois ? 1- Depuis que Royal a fait état de son intention de tenter de prendre la tête du PS, ce ne sont qu'anathèmes contre les autres leaders du PS, que « leur ambition personnelle et égoïste démesurée » empêche de s'unir derrière elle pour faire l'union sacrée. Il ne vient à l'idée d'aucun des honorables contributeurs du forum que Royal participe aussi à ce combat pour le leadership du PS, avec la même ambition personnelle que ses concurrents. Ainsi, si Bertrand Delanoë est invité à constituer un « ticket gagnant » Royal Présidente- Delanoë Premier Ministre, on ne lit jamais l'idée de la constitution du ticket symétrique avec inversion des deux rôles… 2- Il y a eu l'épisode de la tribune de Michel Rocard dans Libération du 15 Janvier, invitant Ségolène Royal à se retirer de la compétition. Evidemment, tous les nunucheurs lui sont tombés dessus à bras raccourcis pour ce blasphème, mais pas un seul n'a remarqué qu'on chercherait vainement la moindre différence entre les lignes politiques de Rocard et de Royal (acceptation du TUE, évolution du PS vers le blairisme et alliance avec le MoDem, une ligne sur laquelle on peut accorder à Rocard le mérite de l'antériorité). Sur ce forum, on ne réfléchit pas en termes de politique, mais uniquement en termes de culte de la personnalité. 3-Arrive le rapport Attali, dont il est difficile de nier le caractère économiquement très libéral. Les honorables contributeurs au forum n'avaient pas manqué d'imagination, jusque là, pour affubler Attali de noms d'oiseau -« traître », « gauche caviar », « vendu à Sarkozy », etc-, mais voilà que Mme Royal semble réserver un accueil plutôt favorable à ce rapport. Du coup, silence radio sur le forum, chacun attend de savoir ce que la chef pense exactement de ce rapport pour savoir ce qu'il doit lui-même en penser, car en penser quelque chose par soi-même est incompatible avec la démocratie participative… « Avec elle jusqu'au bout ! »
4- Dernier épisode en date, l'émission « Vivement Dimanche ! » de Drucker et les confidences de Ségolène sur sa vie amoureuse, sa rupture avec François Hollande pour faire pleurer Margot et les lecteurs de Voici (qui votent aussi), les critiques sur cet étalage très sarkozyste de sa vie privée émises par Elisabeth Guigou (traitée de « fausse amie »)... Les honorables contributeurs n'y voient qu'un dérapage marginal, ignorant que cette émission avait été enregistrée quatre jours plus tôt, que les conseillers de la candidate étaient partisans de faire supprimer ce passage, mais que Mme Royal a fait le choix de l'y maintenir, tout en achetant les droits de l'émission de sorte qu'elle ne puisse pas être rediffusé : on réserve cette nunucherie aux nunuches qui regardent cette émission nunuche, mais on évite qu'elle puisse être vue par ceux qui s'intéressent un peu à la politique…Au passage : qu'aurait-on lu sur le forum si Sarkozy s'était donné les moyens d'empêcher la rediffusion d'un de ses propos ? Au terme de cette analyse, on discerne aujourd'hui assez bien la stratégie de Ségolène Royal : c'est celle-là même par laquelle Karl Rove a construit les succès électoraux de George W. Bush, consistant à segmenter les discours en fonction de fractions distinctes de l'électorat qui n'ont aucun point commun entre elles : aux plus nunuches un forum à la nunucherie délibérément choisie ; aux novices en politique qui veulent « être écoutés » sans avoir jamais eu l'idée de s'inscrire pour cela dans un parti politique, le mythe de la « démocratie participative » ; aux « intellectuels », l'annonce d'un livre d'entretiens avec le sociologue Alain Touraine, annoncé pour Janvier 2008. Tiens, on est déjà le 30 Janvier, et toujours rien à l'horizon : on dirait que ça coince, de ce côté-là…
Dimanche 03 Février 2008 - 00:05
Elie Arié

mardi 29 janvier 2008

le prix des maisons basse consommation

Hier,j'ai commencé la formation éco-construction
(formation non qualifiante,précarité oblige..........)
petit bémol sur la formation:les coûts ne sont pas chiffrés.
pour ceux que ça peut intéresser:


Faire construire sa maison (tres) basse consommation, Le Particulier n°1020, janvier 2008
Dossier realise par Nathalie Coulaud

> Maison ancienne (avant 1975) = 450 kWh/m2/an (pour un chauffage au gaz ou au fuel)
> Maison conforme a la reglementation actuelle RT2005 = de 151 a 230 kWh/m2/an
> Maison labellisee THPE (tres haute performance energetique) = entre 51 et 150 kWh/m2/an
> Maison labellisee Effinergie = ou – de 50 kWh/m2/an
> Maison « passive » sans systeme de chauffage = ou – de 50 kWh/m2/an

Les enjeux environnementaux et l'augmentation du prix des energies fossiles ont amene les pouvoirs publics a exiger que les maisons neuves soient tres economes en energie. Et il est d'ores et deja possible de faire construire une maison dont la consommation est tres inferieure aux plafonds reglementaires actuels.
Les logements et autres batiments representent 43 % de la consommation d'energie en France, et pres de 25 % de nos emissions de gaz a effet de serre, sous forme de CO2 notamment. C'est pourquoi une premiere reglementation thermique concernant les constructions neuves a ete edictee en 2000, puis une seconde, plus contraignante, en 2005 (dite RT 2005, cf ci-dessous). Cela, aussi bien pour reduire notre facture energetique que pour tenir l'engagement pris par la France de diviser par quatre ses emissions de CO2 d'ici a 2050. En novembre 2007, les professionnels et associations reunis lors du Grenelle de l'environnement ont meme preconise d'imposer en 2010 la conformite a la norme «tres haute performance energetique» (THPE, voir ci-apres), au lieu de la reglementation prevue pour cette echeance (RT 2010). En 2012 les logements basse consommation deviendraient obligatoires, et en 2020, ce serait le tour des logements a energie positive, qui produisent plus d'energie qu'ils n'en consomment. « Il y a quelques annees, ces annonces auraient ete considerees comme des objectifs impossibles a atteindre, car les professionnels n'etaient pas prets. On peut desormais envisager avec optimisme ces evolutions », estime Dominique Dupperet, secretaire general de l'Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI). En effet, la conception des batiments, comme les materiaux et equipements ont beaucoup progresse. Panneaux solaires, briques alveolaires, structures en bois... sont produits en plus grande quantite et les entreprises sont plus nombreuses a les utiliser. Leur abondance etait d'ailleurs le fait marquant du salon Batimat en novembre dernier.

Revers de la medaille, ces maisons coutent plus cher.
Un chauffage solaire ou par pompe a chaleur, par exemple, est environ deux fois plus onereux qu'un chauffage classique, soit un surcout de l'ordre de 10000 euros. Au total, une maison performante en energie peut couter de 5 a 15 % plus cher a construire qu'une maison simplement conforme a la RT 2005, soit un surcout de 10 000 a 20 000 euros selon la taille de la maison. Si elle permet de consommer de 50 a 100 kWh/m2/an de moins qu'une maison RT 2005, l'economie sur les factures d'energie sera, aux tarifs actuels, de l'ordre de 500 a 1000 euros par an. Le temps de retour sur investissement sera alors de l'ordre de 10 a 20 ans, et se reduira si les prix de l'energie continuent a augmenter. Un tel delai commence a etre acceptable, la duree de vie d'une maison etant de plusieurs decennies. Et en termes d'environnement, si la maison dure 80 ans, un tel gain de consommation represente l'equivalent de 3 a 4 fois la quantite de gaz a effet de serre emise pour sa construction. Neanmoins, peu d'accedants a la propriete peuvent se permettre un tel calcul, etant donne le niveau des prix de l'immobilier et des terrains a batir. Selon un sondage du cabinet Batim‑etudes, 68 % des particuliers qui ont fait construire au premier semestre 2007 souhaitaient recourir a un chauffage solaire ou a une pompe a chaleur, mais y ont renonce pour des raisons de cout. Aussi ces equipements ne sont‑ils presents que dans 20 % des maisons neuves. Une autre raison du surcout, souligne le promoteur Nexity: « est que les maisons les plus economes en energie sont majoritairement concues sur mesure. »

Des techniques de construc­tion tres specifiques.
Autre probleme : les techniques de construction et les materiaux necessaires pour ce type d'habitat necessitent un savoir‑faire que toutes les entre­prises de batiment n'ont pas. Poser de la brique alveolaire, isoler parfaitement une maison afin qu'elle puisse se passer de chauffage sont des techniques pour lesquelles les artisans doivent etre formes. On se heurte alors aux difficultes chroniques de recrutement et de formation du secteur du batiment. L'enjeu est d'importance, car une fois la maison terminee, les eventuels defauts d'isolation seront souvent indecelables. Et, en cours de construction, aucun controle n'a lieu, hormis ceux du constructeur lui‑meme ou, le cas echeant, de l'architecte. «J'estime que 8 maisons sur 10 ne sont en realite pas conformes a la RT 2005 », indique Richard Lefevre, constructeur de maisons « passives» (voir ci-apres). Opter pour un constructeur labellise apporte alors quelques garanties supplementaires. Ainsi, Cequami, un organisme certificateur, controle par sondage 25 % des maisons se prevalant de la marque NF, que ce soit au moment de la conception ou de la construction. Les controles sont les memes pour le label Effinergie. Derniere difficulte, « il n'est pas facile d'obtenir l'assurance dommages‑ouvrage », regrette Michel Laronche, courtier en assurances specialise dans le secteur de la construction. En principe obligatoire, cette assurance intervient en cas de malfacons graves. Mais, deja reticents, d'une facon generale, a assurer les chantiers de maisons individuelles, les assureurs le sont encore plus en presence de procedes de construction ou de materiaux innovants, tels que ceux employes dans ces maisons d'un nouveau genre. Les objectifs ambitieux du Grenelle de l'environnement risquent donc de se heurter a bien des obstacles. Cela dit, pour ceux qui veulent ‑ et peuvent ‑ faire construire des aujourd'hui une maison a consommation faible, voire quasi nulle, ce choix est deja possible. Nous vous en donnons 4 exemples dans les pages qui suivent. Pour que vous puissiez mieux apprehender le «plus» qu'elles apportent, en termes de performances energetiques, par rapport a une maison simplement conforme a la RT 2005 (obligatoire pour toute maison dont le permis de construire a ete demande depuis le 1er septembre 2006), nous vous indiquons ci‑dessous les principales exigences de cette reglementation.
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Les valeurs de reference de la RT 2005
La RI 2005 prevoit des valeurs de reference pour la consommation d'energie et l'isolation. Elle laisse les architectes et les constructeurs libres des moyens a mettre en oeuvre pour respecter ces exigences, mais elle prevoit aussi des valeurs de reference sur d'autres points: si le projet de construction n'atteint pas une de ces valeurs, ou prevoit une solution moins performante, il devra « se rattraper » sur d'autres points, par des valeurs ou des solutions meilleures que celles de reference.
Consommation d'ener­gie : une maison chauffee au fuel ou au gaz doit etre concue de facon a ne pas depasser 80 kWh/m2/an en zone climatique H3 (midi mediterraneen), 110 kWh/m2/an en zone H2 (Ouest et Sud-Ouest), et 130 kWh/m2/an en H1 (Nord, Est et Centre). Ces plafonds incluent : chauffage, eau chaude, ventilation, climatisation et eclairage. Ils sont respectivement de 50, 74 et 97 kWh/m2/an si l'energie utilisee est l'electricite (chauffage par convecteurs, panneaux radiants... ou par pompe a chaleur).
Gros oeuvre : La RT 2005 donne pour l'isolation des valeurs de references differentes selon les parois (murs, planchers, toiture) et les zones climatiques. Pour les fenetres, la solution de reference de la RT 2005 est de 40 % des baies vitrees au sud et de 20 % au nord, ainsi qu'a l'est et a l'ouest.
Chauffage : les equipements de reference sont la chaudiere basse temperature (fuel ou gaz), ou les panneaux rayonnants (chauffage electrique), les pompes a chaleur et les chaudieres a bois. Le choix d'equipements moins performants (chaudiere standard, convecteurs electriques...) doit etre compense, par exemple, par une isolation renforcee.
Eau chaude sanitaire (ECS) : un chauffe‑eau electrique doit etre obligatoire­ment place en volume chauffe. Pour un chauffe‑eau solaire, la solution de reference prevoit au moins 2 m2 de capteurs par maison.
Climatisation et ven­tilation : la RI 2005 fixe un plafond de temperature interieure a ne pas depasser l'ete, en fonction de la zone climatique. La construction doit etre concue de facon a pouvoir respecter ce maximum sans climatisation, grace a des protections telles que volets ou stores, de bords de toiture, murs a forte inertie thermique...
En savoir plus :
<www.logement.equipement.gouv.fr> rubrique “nouvelle reglementation thermique”.
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Les diverses appellations de qualite
Les maisons qui font mieux que le minimum reglementaire (la RI 2005, voir ci-apres) peuvent se prevaloir de diverses mentions valorisantes. Voici les principales :
> Label HPE (haute performance energetique) : garantit des consommations inferieures de 10 % aux exigences de la RI 2005. Le label HPE EnR impose, en plus, l'utilisation au moins partielle d'energies renouvelables.
> Label THPE (tres haute performance energetique) : garantit - 20 % par rapport a la RI 2005.
> Label THPE EnR 2005 (haute performance energetique, energie renouvelable) : garantit - 30 % par rapport a la RI 2005, et impose l'utilisation d'energies renouvelables.
> Labels Batiment basse consommation et Effinergie : ils garantissent une consommation (incluant les postes de la RI 2005) n'excedant pas 40 kWh/m2/an a 70 kWh/m2/an selon les regions et l'altitude (<www.effinergie.org>).
> Maison passive : traduction du terme allemand « Passivhaus », cette appellation designe des maisons concues pour consommer (appareils menagers compris) moins de 120 kWh/m2/an. Il n'existe pas de label francais, mais le constructeur peut faire certifier son projet par l'organisme de labellisation allemand Passivhaus.
> Marque NF : ce label ne comporte pas d'exigences de performances, mais il porte sur le serieux du constructeur en general. Il accroit donc les chances que les exigences de la RI 2005 soient respectees lors de la construction (<www.constructeurs‑nf.fr> ou 0810 01 01 25).
> Label HQE (haute qualite environnementale) : cette appellation est attribuee a des maisons conformes qui satisfont a diverses exigences environnementales (economies d'eau, utilisation de materiaux recyclables...). La performance energetique n'est qu'un de ces criteres, et doit etre certifiee par un label HOE ou superieur.
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Nos 4 exemples de maisons a haute performance

• 1- Utiliser l’inertie thermique des briques monomur = 90 kWh par m2 et par an
Les Linottes, Guy Baset, architecte
- Cout de construction (1) : 1100 euros/m2 (155 m2 habitables)
- Gros oeuvre : briques monornur de 37,5 cm d'epaisseur
- Chauffage : veranda bioclimatique et poele a bois
- ECS(2) : panneaux solaires (17 m2) et poele a bois
- Climatisation : puits canadien (canalisations enterrees, dans lesquelles passe l'air, de facon a le rafraichir)
- Facture energetique(3) : 1200 euros/an (chauffage et ECS)
(1) TTC, hors terrain et adaptation au terrain.
(2) Eau chaude sanitaire.
(3) Estimation previsionnelle, a partir des tarifs 2007.
Situee en moyenne montagne (600 m d'altitude), sur un versant, cette maison est construite en briques alveolaires « monomur» et a obtenu le label THPE. Leur materiau, l'argile, presente une plus forte inertie thermique que le beton, et les alveoles emmagasinent l'air et isolent ainsi le logement. Lorsqu'il fait soleil, les alveoles restituent la chaleur accumulee la journee avec un decalage de 12 heures environ. En ete, la brique restitue dans la journee la fraicheur de la nuit. Au nord, le mur en brique est double d'une couche isolante en fibres de bois, et d'un bardage en bois. Les combles sont isoles par de la cellulose (issue du recyclage du papier). Les fenetres sont equipees de doubles vitrages faiblement emissifs (perdant peu de chaleur). Le chauffage est assure majoritairement par une grande veranda, qui capte le rayonnement solaire l'hiver. L'appoint est fourni par un poele a bois dit « bouilleur», qui diffuse sa chaleur dans toute la maison par l'intermediaire d'un mur d'argile auquel il est adosse. Ce poele constitue aussi un appoint a la production d'eau chaude, lorsque les panneaux solaires ne suffisent pas. La consommation de bois de cette maison est estimee a environ 3 steres de bois par an.
Avis d’expert
La brique monomur necessite une main‑d'oeuvre specialement formee.
De par ses caracteristiques, cette maison est deja conforme a la RI 2010. Comme elle est situee en altitude, on ne pouvait se contenter de la brique monomur standard de 32 cm, il fallait une plus grande epaisseur. Ce materiau tres isolant est tres different des briques traditionnelles, et doit etre utilise par une entreprise et du personnel competents. En effet, les briques s'emboitent et ne sont jointes que par un mortier mince. Les fabricants de ce type de materiaux peuvent donner la liste des artisans qualifies dans une region. De nouveaux types de briques monomur arrivent sur le marche avec des alveoles remplies d'isolant ameliorant les capacites d'isolation de la brique.
Dominique Duperret, Secretaire general de l’UNCMI (Union nationale des constructeurs de maisons individuelles)
En savoir plus :
Federation francaise des tuiles et briques, tel: 0144370713
Le site des occupants de cette maison <http://pulligny38. free.fr/Iinotte>

• 2- Fibre de bois et membrane en plastique pour mieux isoler = 50 kwh par m2 et par an
La bonne maison, Geoxia
- Cout de construction(1) : de 1200 a 1300 euros/m2 (de 80 a 150 m2 habitables)
- Gros oeuvre : structure acier, beton fibre en bois, tuiles beton et bois. Isolation : laine de verre et membrane plastique
- Chauffage : pompe a chaleur air/air et poele a bois accole a un mur de briques a forte inertie thermique
- ECS (2) : chauffe‑eau solaire (60 %) et ballon electrique (40 %)
- Climatisation : puits canadien
- Facture energetique(3) : 500 euros/an (chauffage et ECS)
(1) TTC, hors terrain et adaptation au terrain.
(2) Eau chaude sanitaire.
(3) Estimation previsionnelle, a partir des tarifs 2007.
Concue par l'agence d'architecture Coste, pour le constructeur de maisons individuelles Geoxia (groupe maisons Phenix), c'est la premiere iaison au label Effinergie vendue sur catalogue. Elle sera commercialisee au printemps 2008, Tout en les rendant plus isolantes, la fibre de bois allege les dalles de beton qui habillent la structure en acier de la maison ainsi que les tuiles du toit. L'isolation est completee par 20 cm de laine de verre en couches croisees, et par des triples vitrages, dont la performance est de 25 % superieure a celle des doubles vitrages. Cependant, l'element le plus innovant de la maison est la membrane plastique, situee entre l'isolant et les plaques de platre, qui l'enveloppe. Les ruptures d'isolation sont ainsi completement supprimees. Cette membrane est legerement permeable a l'air afin de garantir un taux d'humidite (hygrometrie) acceptable. Enfin, un puits canadien (canalisations enterrees) renforce l'efficacite de la pompe a chaleur, alimentee en air a temperature constante, d'environ 14 °C, hiver comme ete.
Avis d’expert
La membrane, une solution efficace qui requiert une bonne ventilation.
La membrane est tres efficace car elle permet, par exemple, d'etre certain qu'il n'y a pas de rupture d'isolation aux jonctions des plaques de beton. De plus, elle facilite la mise en oeuvre des materiaux. En revanche, cela implique d'avoir une tres bonne ventilation du logement. Cote fenetres, les triples vitrages pourraient etre rem­places par des doubles vitrages (environ 20 a 60% moins cher) et des volets, qui protegent bien contre le froid (notamment, le gel nocturne) et le soleil. Le poele est une bonne idee mais les ingenieurs thermiciens ne savent pas encore si son efficacite vaut le surcout engendre par son installation (compter 1500 euros).
Jean-Christophe Visier, Directeur energie, sante et environnement au CSTB (Centre scientifique et technique du batiment)
En savoir plus :
<www.geoxia fr>
<www.effinergie.org>
<www.coste.fr>

• 3- Une bulle climatique pour se passer de chauffage = moins de 30 kWh par m2 et par an
Maison passive, Bioconstruct et Biosetbio
- Cout de construction (1) : 1320 euros/m2 (127,5 m2 de surface interieure habitable)
- Gros oeuvre : ossature bois, isolation en cellulose ; cloisons interieures en briques crues, a forte inertie thermique
- Chauffage : aucun; ventilation mecanique controlee (VMC double flux)
- ECS (2): chauffe‑eau solaire avec appoint electrique
- Climatisation : puits canadien
- Facture energetique(3) : 250 euros/an (chauffage et ECS)
(1) TTC, hors terrain et adaptation ax terrain.
(2) eau chaude sanitaire.
(3) Estimation previsionnelle, a partir des tarifs 2007.
Situee en milieu semi‑rural, cette maison ne dispose d'aucun systeme de chauffage. Pour que cela soit possible dans une region ou le climat n'est pas particulierement clement, toutes les deperditions de chaleur sont supprimees grace a une isolation extremement poussee et a un systeme de ventilation qui permet de rechauffer l'air entrant dans la maison avec la chaleur de l'air extrait de celle‑ci. Les entrees d'air se font du cote des chambres et les sorties du cote des pieces humides (salle de bains...). L'ossature est en bois, et comporte des creux remplis d'isolant. Les murs exterieurs, constitues de 8 couches differentes, sont doubles d'isolant en cellulose, et un espace ventile est conserve entre celui‑ci et le bardage (planches de bois fixees sur les murs exterieurs de la maison) afin que l'humidite de l'interieur de la maison puisse s'evacuer. Les cloisons interieures sont en briques crues ‑ materiau a forte inertie thermique ‑ dont certaines sont recouvertes de plaques de fibroplatre et d'enduit d'argile. La maison est equipee de triples vitrages et, ce qui est desormais classique, est orientee au sud pour beneficier au mieux des apports solaires, avec des debords de toit suffisants pour la proteger du soleil en ete. Enfin, la production d'eau chaude est assuree par 5 m2 de capteurs solaires, qui alimentent un ballon de 390 litres. Un appoint electrique se declenche quand la temperature de l'eau du ballon tombe en dessous de 65 °C.
Avis d’expert
Ce type de maison impose de faire une etude thermique poussee en amont
Une maison passive fonctionne comme une bulle climatique. L'isolation doit donc etre sans faiblesse. Pas question, par exemple, de negliger la jonction entre fenetres et gros oeuvre. Autre atout: toutes les sources de chaleur sont utilisees. Ainsi, les appareils electriques, la cuisiniere mais aussi l'activite humaine (environ 125 Wh par personne) sont autant de sources. Il est d'ailleurs possible de recupe rer cette chaleur directemen par une pompe a chaleur air air, qui repartit dans la maison ces sources de chaleur. La conception et la construction d'une maison passive imposent donc, en amont, une etude thermique poussee, afin de determiner exactement le besoin en isolation, en fonction de la temperature exterieure moyenne et de la surface interieure.
Richard Lefevre, constructeur de maisons passives (Forges-les-Eaux, 76)
En savoir plus :
L'isolation ecologique, conception, materiaux, mise en oeuvre, J.‑P. Oliva, Ed. Terre vivante, <www.terrevivante.org>
<www.lesairelles.fr>
<www.la maison passive.fr>
Le site des occupants de cette maison <http://passive‑aventure.vivao.be>

• 4- Produire plus d’energie que n’en consomme la maison = excedent de 15 kWh par m2 et par an
Maison a energie positive, Cythelia
- Cout de construction(1) : 2200 euros/m2 (200 m2 de surface habitable)
- Gros oeuvre : KLH (lamelles en bois massif contrecollees) et liege
- Chauffage : pompe a chaleur air/air
- ECS (2) : chauffe‑eau electrique
- Climatisation : puits canadien et pompe a chaleur air/air
- Facture energetique : 0 euro/an (chauffage et ECS)
(1) TTC, hors terrain et adaptation au terrain.
(2) eau chaude sanitaire.
(3) Estimation previsionnelle, a partir des tarifs 2007.
Caracteristique de cette maison achevee fin 2007 : les 200 m2 de panneaux solaires photovoltaiques qui occupent toute la toiture. Imitant les ardoises, ils s'integrent harmonieusement au bati, mais coutent cher (200 euros/m2, le double des panneaux ordinaires). D'ou le cout eleve de la construction. Il devraient produire 12 000 kWh par an, alors que les besoins ! de la maison sont estimes a 9 000 kWh par an (45 kWh/m2/an).Toute la production des panneaux sera vendue a EDF, a 0,55 euros/kWh, tarif reglementaire depuis 2006. Et l'electricite consommee sera fournie par EDF, au tarif normal, moins eleve. Ce qui devrait rapporter environ 5 000 euros net par an. Le recours au reseau EDF est egalement necessaire parce qu'en hiver, les panneaux photovoltaiques ne suffiront pas aux besoins. Le chauffage (ou la climatisation, l'ete) sera assure par une pompe a chaleur (fonctionnant a l'electricite) et par un puits canadien, ainsi que par une large veranda vitree au sud (dont le toit s'ouvre en ete pour evacuer l'air chaud). La maison sera construite en KLH, un materiau en lames de bois massif, qui presente une bonne inertie thermique, et est double, a l'exterieur, de liege expanse, a la fois isolant et «respirant».
Avis d’expert
Les materiaux et la conception interieure doivent etre adaptes a l'environnement.
Le parti pris de cette maison est interessant, notamment parce que le bois est un materiau traditionnellement utilise en montagne. En revanche, pour un programme de maisons a energie positive a Laval nous avons prefere des blocs de beton cellulaire, plus performants que les parpaings classiques. Mais cela a necessite l'ajout d'une couche de laine de roche, plutot que des isolants ecologiques comme la ouate de cellulose ou le chanvre, qui restent tres couteux (environ 20% plus cher). Attention aussi a la conception interieure: eviter les longs couloirs, et placer les pieces «chaudes» (cuisine, par exemple) au centre, et les pieces plus «froides» (chambres...) autour.
Vincent Lacaille, architecte, agence Ipso Facto
En savoir plus :
Bureau d'etudes Cythelia, concepteur de cette maison : 0479253175 ou <www.cythelia.fr>
Source : <www.leparticulier.fr>

lundi 28 janvier 2008

Aïe,Quand c'est écrit ,ça fait mal,et pourtant....

Seule une bonne recession nous sauverait, Courrier International n°896, 03/01/08
George Monbiot, The Guardian (extraits), Londres

Dans les pays riches, la croissance est un sedatif politique qui etouffe toute contestation, explique le chroniqueur ecolo George Monbiot.
Si vous etes sensible, je vous conseille de tourner la page. Je m’apprete a briser le dernier tabou universels ; j’espere que la recession predite par certains economistes se materialisera.
Je reconnais que la recession est quelque chose de douloureux.
Comme tout le monde, je suis conscient qu’elle ferait perdre a certains leurs emplois et leurs logements. Je ne nie pas ces consequences ni les souffrances qu’elles infligent, mais je retorquerai qu’elles sont le produit parfaitement evitable d’une economie concue pour maximiser la croissance, et non le bien-etre.
Ce dont j’aimerais vous faire prendre conscience est bien moins souvent evoque :
c’est que, au-dela d’un certain point, la souffrance est egalement le fruit de la croissance economique.
Le changement climatique ne provoque pas seulement un declin du bien-etre : passe une certaine limite, il le fait disparaitre. En d’autres termes, il menace la vie de centaines de millions de personnes. Quels que soient leurs efforts pour reduire les emissions de gaz a effet de serre, les gouvernements se heurtent a la croissance economique. Si la consommation d’energie s’accroit moins vite a mesure qu’une economie arrive a maturite, aucun pays n’a encore reussi a la reduire tout en augmentant son produit interieur brut. Au Royaume-Uni, les emissions de dioxyde de carbone sont plus elevees qu’en 1997, en raison notamment des soixante tri­mestres de croissance consecutifs dont ne cesse de se vanter [le Premier ministre] Gordon Brown.
Une recession dans les pays riches representerait sans doute le seul espoir de gagner du temps afin d’empecher le changement climatique de devenir incontrolable.
L’enorme amelioration du bien-etre des humains dans tous les domaines – logement, nutrition, hygiene, medecine – depuis deux cents ans a ete rendue possible par la croissance economique, ainsi que par l’education, la consommation, l’innovation et le pouvoir politique qu’elle a permis. Mais jusqu’ou doit-elle aller ?
Autrement dit, a quel moment les gouvernements decident-ils que les couts marginaux de la croissance depassent les benefices marginaux ?
La plupart n’ont pas de reponse a cette question. La croissance doit se poursuivre, pour le meilleur et pour le pire.
Il me semble que, dans les pays riches, nous avons d’ores et deja atteint le point ou il faut logiquement s’arreter.
Je vis actuellement dans l’un des endroits les plus pauvres du Royaume-Uni. Ici, les adolescents depensent beaucoup d’argent chez le coiffeur, ils s’habillent a la derniere mode et sont equipes d’un telephone portable. La plupart de ceux qui sont en age de conduire possedent une voiture, qu’ils utilisent tout le temps et bousillent en quelques semaines. Leur budget essence doit etre astronomique. Ils sont liberes de la terrible pauvrete dont ont souffert leurs grands-parents ; nous devrions nous en feliciter et ne jamais l’oublier. Mais, a une exception majeure – le logement, dont le prix est surevalue –, qui osera pretendre qu’il est impossible de satisfaire les besoins fondamentaux de tous dans les pays riches ?
Les gouvernements adorent la croissance parce qu’elle les dispense de s’attaquer aux inegalites.
Comme Henry Wallich, un ancien gouverneur de la Reserve federale americaine [de 1974 a 1986], l’a un jour fait remarquer en defendant le modele economique actuel, “la croissance est un substitut a l’egalite des revenus. Tant qu’il y a de la croissance, il y a de l’espoir, et cela rend tolerables les grands ecarts de revenus.”
La croissance est un sedatif politique qui etouffe la contestation, permet aux gouvernements d’eviter l’affrontement avec les riches, empeche de batir une economie juste et durable.
La croissance a permis la stratification sociale que meme le Daily Mail [quotidien conservateur] deplore aujourd’hui.
Existe-t-il quelque chose que l’on pourrait raisonnablement definir comme relevant du bien-etre et que les riches n’ont pas encore ? Il y a trois mois, le Financial Times a publie un article sur la facon dont les grands magasins s’efforcent de satisfaire “le client qui est vraiment arrive”. Mais son sujet implicite est que personne n’“arrive”, car la destination ne cesse de changer. Le probleme, explique un cadre de Chanel, est que le luxe s’est “surdemocratise”. Les riches doivent donc depenser de plus en plus pour sortir du lot : aux Etats-Unis, le marche des biens et services destines a les y aider pese pres de 1 000 milliards d’euros par an. Si vous voulez etre certain que l’on ne peut vous confondre avec un etre inferieur, vous pouvez desormais acheter des casseroles en or et diamants chez Harrod’s.
Sans aucune ironie deliberee, l’article etait accompagne de la photo d’un cercueil. Il s’agit d’une replique de celui de lord Nelson, fabriquee avec du bois provenant du bateau sur lequel il est mort, que l’on peut s’offrir pour un prix faramineux dans la nouvelle section du grand magasin Selfridges dediee a l’hyperluxe.
Sacrifier sa sante et son bonheur pour pouvoir se payer cette horreur temoigne certainement d’un trouble mental grave.
N’est-il pas temps de reconnaitre que nous avons touche la Terre promise et que nous devrions chercher a y rester ?
Pourquoi voudrions-nous la quitter pour explorer un desert souille par une frenesie de consommation suivie d’un effondrement ecologique ?
Pour les gouvernements du monde riche, la politique raisonnable a mener desormais n’est-elle pas de maintenir des taux de croissance aussi proches de zero que possible ?
Mais, parce que le discours politique est controle par des gens pour qui l’accumulation d’argent est la principale finalite, une telle politique semble impossible.
Aussi desagreable qu’elle soit, il est difficile d’imaginer ce qui, a part une recession accidentelle, pourrait empecher la croissance economique de nous expulser du pays de Canaan pour nous expedier dans le desert.
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Une maison 100 % recyclee
Ils font les poubelles depuis des annees, et ils en sont fiers. Cela fait sept ans que Fiona Duthie, fabricante de feutre, et Graham McGuffin, menuisier, renovent leur maison, une ancienne ferme situee dans la region de Prescott, presque exclusivement avec des materiaux de recuperation, raconte le quotidien canadien The Ottawa Citizen. “Ce n’est pas qu’une question de responsabilite environnementale, explique Fiona Duthie. Creer quelque chose ayant du caractere a partir de trucs qui allaient finir a la decharge procure un sentiment d’accomplissement.” Pour l’instant, le couple n’a depense que 12 000 dollars canadiens (8 200 euros) pour acheter ce qui lui manquait au depot ReStore, a Ottawa. Ce magasin a but non lucratif brade les materiaux (des fins de serie, par exemple) que lui donnent diverses enseignes specialisees. Le but : reduire le gaspillage et aider les foyers modestes. Le produit de la vente finance les programmes d’Habitat pour l’humanite, qui en partenariat avec des familles demunies, construit des logements decents a des prix moderes.
<http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=81125>

refus d'acheter:COMPACT fait son chemin

Courrier International n°896, 03/01/08
Jenny Uechi, Adbusters

Le mouvement Compact, qui compte 8 000 membres de par le monde, se propose de freiner la course a la surabondance.
San Francisco, 1951. L’arome de gateaux tout juste sortis du four se repand dans le salon. Les maitresses de maison du quartier passent de groupe en groupe, echangent des sourires en bavardant. On pourrait se croire dans n’importe quelle fete… Mais c’est une reunion Tupperware, et ces femmes sont la pour acheter.
En appliquant une couche de couleurs pastel sur les annees grises de la depression et de la guerre, des produits comme Tupperware ont inaugure une ere de prosperite, de renouvellement et de surabondance. Pour des millions de personnes, les biens de consommation tels que television ou Cadillac devinrent beaucoup plus que necessaires : ils furent l’essence de la vie elle-meme.
2005. Un groupe d’amis vivant dans la baie de San Francisco se reunit autour d’un diner a la fortune du pot. Lasses de la course sans fin a la consommation, ils veulent pousser a l’extreme le concept de “buy nothing day” [journee sans achat] en passant une annee entiere sans rien acheter. S’inspirant du pacte signe par les colons du Mayflower a Plymouth Rock [en 1620], ils nomment leur groupe The Compact et s’engagent a limiter leurs courses aux denrees alimentaires, aux medicaments et aux produits d’hygiene de base, en achetant d’occasion lorsque c’est possible [ils recourent egalement au don et a l’echange]. Aujourd’hui, avec 8 000 membres et 55 branches dans le monde (dont l’Islande ou Singapour), Compact se retrouve a la pointe d’un mouvement de contestation de la culture de la consommation [la liste des blogs se trouve sur http://sfcompact.blogspot.com/].
Les Compacters ne sont ni des extremistes ni des revolutionnaires : des millions de personnes sur la planete vivent ainsi depuis des generations. Mais ils menacent et remettent en question tout ce que l’on avait fini par croire au sujet de “la belle vie” dans le monde industrialise.
Ce mouvement a entraine des reactions passionnees, allant des applaudissements a l’indignation. Ses membres ont ete traites de “fanfarons complaisants” qui “ruinent l’economie americaine”. Une Compacter de Chilliwack, au Canada, raconte que, lorsqu’elle a adhere au groupe, ses amis ont reagi comme si elle avait rejoint une secte satanique. Que vous l’aimiez ou que vous le haissiez, Compact vous amene a vous interroger sur les veritables raisons de vos achats quotidiens.
Les motifs pour lesquels les gens rejoignent le mouvement Compact sont varies : certains cherchent a reduire leurs depenses, d’autres leurs dechets, d’autres encore veulent echapper au materialisme et opter pour des valeurs plus spirituelles. Cependant, tous s’accordent a dire qu’acheter n’est pas la solution a leurs problemes : au contraire, cela pourrait bien etre la cause de nombre d’entre eux.
“L’argent et les dettes semblent gouverner notre existence”, note Rúna Bjorg Gartharsdottir, membre de Compact en Islande. Elle a rejoint le mouvement pour briser ce qu’elle appelle le “cercle vicieux” de l’hyperconsommation : travailler trop pour depenser plus ; la desintegration sociale due a cet exces de travail ; les consequences du gaspillage sur l’environnement ; l’apparition de conflits pour controler les ressources destinees a repondre a la demande… Bref, une myriade de problemes relies entre eux par le desir apparemment inoffensif de s’offrir un iPod ou une collection de voitures de luxe.
Pour l’instant, la plupart des Compacters affirment que leur choix est strictement “personnel” et se defendent d’avoir un objectif politique. Mais ils continuent de susciter le mecontentement en tournant le dos a un ideal sacre, a la croyance partagee par des milliards d’individus que “plus” est mieux que “juste assez”.
Les marchands esperent que le mouvement restera marginal. Mais, selon des enquetes menees recemment par la sociologue Juliet Schor, 81 % des Americains estiment que leur pays est trop centre sur la consommation et pres de 90 % pensent qu’il est trop materialiste.
Quand on lui dit que son refus d’acheter pourrait ebranler l’economie de son pays, Rúna Bjorg Gartharsdóttir est assez fiere. “Ca demontre a quel point les forces du marche influencent actuellement la nation, affirme-t-elle.
Nous devrions controler nos propres vies et etablir nos priorites nous-memes.”
<http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=81121>

dimanche 20 janvier 2008

un rapport prouve que l'Union Européenne s'est plantée en favorisant les nécro-carbuants

http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/?p=107

PERMACULTURE.la France à la traine

UN AUTRE MODELE ECONOMIQUE EST POSSIBLE ET...SOUHAITABLE,NON?

Quand ma ville se passera du petrole, Courrier International n°896, 03/01/08
Jane Power, The Irish Times

Demandez aux gens ce qu’ils feront quand le pétrole se fera rare et cher : ils détournent les yeux – ou vous fixent comme si vous étiez cinglé – ou bien sont persuadés que le gouvernement trouvera la solution.

D’autres personnes n’ont pas attendu et savent deja ce qu’elles comptent faire – pas seulement en cas de pic petrolier, mais aussi face aux defis poses par le changement climatique.
Kinsale, une ville [de 7 000 habitants] a l’ouest de Cork, en Irlande, a mis au point il y a quelques annees un projet largement salue. Ce Plan d’action pour la descente energetique, formule par les etudiants en permaculture* de l’Ecole d’enseignement professionnel de Kinsale et par Rob Hopkins, leur professeur, est devenu un modele pour les communautes cherchant a se proteger des effets du changement climatique.
Le plan de Kinsale, soutenu par la municipalite, repose sur une strategie a quinze ans pour repondre aux futurs problemes d’approvisionnement en nourriture, energie, intrants agricoles, materiaux de construction, et en tout ce qui etait produit jadis localement mais ne l’est plus.
D’ici a 2021, il devrait permettre a la ville d’avoir une economie dynamique et autosuffisante et d’avoir reduit de facon spectaculaire sa dependance vis-a-vis des energies fossiles.
Cette volonte de s’affranchir du petrole a inspire le concept de “ville en transition”, dont Kinsale est le premier exemple au monde.
Rob Hopkins, l’un de ses principaux promoteurs, s’est depuis installe a Totnes, dans le Devon [en Angleterre], qui est egalement devenu une ville en transition. Cette communaute s’est recemment dotee d’une monnaie parallele, la livre de Totnes.

Ces monnaies (qui sont parfois des unites de temps, et non des unites monetaires) ont une valeur au sein de l’economie locale et profitent aux travailleurs et aux petites entreprises du cru.

Aujourd’hui, vingt et une villes dans le monde se sont officiellement declarees en transition (essentiellement au Royaume-Uni), et plus d’une centaine d’autres songent serieusement a sauter le pas .

*Permaculture: La culture de la permanence regroupe des principes et des pratiques visant a créer une production agricole soutenable, économe en énergie et respectueuse des êtres vivants.

le PS et l'UMP s'accordent pour TUER le modèle social Français

suite de la discussion avec Papounet:

une gauche qui ne s'oppose pas aux fameuses réformes libérales,on n'a pas besoin d'essayer d'imaginer le résultat,on le connait déjà,chez nos voisins Anglais.
Tony Blair a enrichi les classes moyennes de son pays sur le dos des pauvres:
le résultat c'est le combat d'une vieille dame:

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3572774,00-penurie-dentistes-fait-rage-grande-bretagne-.html

bel avenir pour les Français pauvres,hein?

je suis sûr qu'il y a au moins 10% des élus "socialistes" Anglais qui ne sont pas de parfaits salauds et qui ont essayé de changer le parti de l'intérieur.

allez,Papounet,c'est pas grave:
on pourra toujours se faire soigner en testant les futurs médicaments de riches pour enrichir quelques médecins et quelques laboratoires.

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3655740,00-tests-cliniques-pleine-expansion-inde-.html

tu remarqueras que dans les 2 cas,le patient porte bien son nom:on l'oblige à faire la queue afin de bien le conditionner à l'acceptation de sa maltraitance.

mercredi 9 janvier 2008

mon voeux pour 2008:que cet appel soit entendu et compris

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :- Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.- Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.- Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

Créer, c’est résister.Résister, c’est créer.

Signé : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey

résister c'est créer,créer c'est résister

pour Thierry,et repose tes yeux ...croque coeur

http://paysan-bio.blogspot.com/2007/08/pour-fter-le-retour-de-marques-du.html

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.