Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

mercredi 28 novembre 2007

article extrait de : http://imposteurs.over-blog.com/

De la vogue antiscience aux nostalgiques de la décroissance (Première partie)
Première partie
Définissons le scientisme comme une position naïve selon laquelle la science pourrait à elle seule résoudre tous les problèmes qui affligent l'humanité, indépendamment du système social économique et politique. Il y a de nos jours sans doute très peu d'intellectuels et d'hommes de science pour défendre une telle vision mécaniste du progrès. Pourtant la dénonciation du scientisme revient à tout bout de champ dans les salons de la critique sociale.A l'opposé, la défiance généralisée envers la science, non seulement à travers ses applications, mais en tant que démarche intellectuelle et méthode pour avancer dans la compréhension du monde, connaît une vogue qui dépasse très largement les élucubrations de quelques cercles universitaires ou militants. Et cette mode a des répercussions évidentes sur les mentalités de l'ensemble de la société.Pour vous en convaincre, lancez un débat sur la science au milieu d'une tablée d'une dizaine de monsieur et madame tout le monde, votre défense de l'approche rationaliste des choses risque fort de vous rendre impopulaire. Vous rencontrerez très fréquemment auprès de gens qui ont pourtant une espérance de vie doublée par rapport à leurs arrières grand-parents :
- la négation pure et simple que les bienfaits apportés par la sciences l'emporte en général sur ses applications perverses. - la persistance anachronique des croyances dans les phénomènes paranormaux tel que l'astrologie ou autre manifestation du destin.- le refus de prendre les pseudosciences et pseudo-médecines pour ce qu'elles sont : paradoxalement, la croyance aux pseudo-médecines (1) semble s'être renforcée au cours des dernières décennies pendant une période où les progrès de la médecine ont été vertigineux.- le refus de considérer les phénomènes sous l'angle objectif des preuves en faveur ou contre ce qu'on affirme.
Non seulement la discussion achoppe très vite, mais il est fréquent de voir railler l'idée qu'existe une vérité objective . « De toute manière, on croit ce qu'on veut ». On retrouve donc dans le « grand public » l'idée typiquement relativiste que la vérité n’est pas une affaire de correspondance (au moins approximative) avec la réalité objective, mais qu'elle est une simple affaire de consensus social, « intersubjectif ».Il y a donc d'un côté la version élaborée , théorisée de l'antiscience et de la défiance envers le rationalisme scientifique : C'est celle qui prévaut dans des milieux intellectuels ou parmi les tenants de l'écologie fondamentaliste teintée de mysticisme qu'on pourrait à tort croire marginaux (2). On pourrait se contenter de hausser les épaules s'il s'agissait d'un univers social et culturel totalement imperméable. Or c'est loin d'être le cas, et le type de conversation que j'ai dépeint ci-dessus reflète qu'il existe bien une version « populaire » de l'idéologie anti-scientifique. Les postillons post-modernistes n'éclaboussent pas que les premiers rangs de certains amphithéâtres américian de sociologie. Et concernant la critique de la société hautement technologique considérée comme déshumanisante , les thèses qui reprochent au smicard détenteur d'un téléphone portable son aliénation à la "technologie mortifère" et à "la société de consommation" sont certes édulcorées avant de pénétrer dans l'oreille du smicard,mais ce discours culpabilisateur arrive tout de même jusqu'à lui: c'est une raison de plus pour ouvrir les yeux de celui-ci sur la nature réelle de ces idéologies, leur caractère profondément dangereux et réactionnaires.Cette idéologie cherche des débouchés politiques, mais déteint également sur les idées de monsieur Lambda.Il est indispensable de les critiquer sans la moindre indulgence.Rejet des applications civiles et progressistes de la science au nom des applications perverses Dans sa préface au livre de Sokal (3), Jean Bricmont , après avoir évoqué le problème de la collaboration des scientifiques avec les militaires et les marchands d'armes, note subtilement :"Cela nous amène à un [autre] paradoxe qui concerne la critique des Sciences : un des aspects positifs du mouvement de Mai 68 était justement la mise en cause des scientifiques et leur responsabilité morale dans l'accumulation d'armements ainsi que dans la guerre du Vietnam. Mais ce type de critique est aujourd'hui presque inaudible, puisque les critiques contemporaines se concentrent presque toutes sur les aspects civils de la recherche (nucléaire, OGM etc..), aspects qu'il faut sans doute examiner avec soin, mais dont les conséquences, même en admettant les pires scénarios catastrophes, sont négligeables par rapport aux effets réels de la domination militaire. »Eh oui ! Avec la fin de la guerre froide, les peurs se sont déplacées, et le budget englouti dans les joujoux nucléaires des militaires ne provoquent plus que de l'indifférence tandis que la construction d'EPR ou d'un celle d'un réacteur expérimental de fusion ITER peuvent déplacer des milliers de manifestants.Certains trouvent toutefois nécessaire de garder sous le coude l'alibi anti-armement. Ainsi peut-on entendre dans la bouche des écologistes que lorsqu'il y a une centrale nucléaire, la bombe n'est jamais loin.Notons que c'est aussi l'argument des conseillers en propagande de Georges Bush à propos de l'Iran ou de l'Irak. A y regarder de plus près, disposer de centrales nucléaires énergétiques n'a jamais été la condition nécessaire pour disposer de la bombe atomique, et il est assez risible de pointer les risques de dévoiement militaire d' ITER 50 ans après l'explosion de la première Bombe H , tandis que la « fusion civile » n'est toujours pas maîtrisée.Quelque soit le domaine scientifique, les adversaires de celle-ci considèrent qu'il faut refuser y compris ces applications civiles, pacifiques, même lorsqu'elles représentent une source de progrès évidente, au nom de toutes les applications perverses que toute découverte peut potentiellement représenter. Ainsi faudrait-il renoncer au nom d'Hiroshima, à l'énergie nucléaire mais peut-être même aux applications médicales de la radio-activité, à la recherche en matière de thérapie génique au nom des docteurs Mengele etc.Dans le même esprit, unmouvement anti-nanotechnologies(4),entièrement calqué sur celui anti-OGM, sedéveloppe pour condamner en bloc celles-ci qui n'ont pourtant rien d'autre en commun que le manipulation et le façonnage de lamatière à l'échelle du nanomètre (ou du millionième de mm).
Un scientisme inversé :
En fait, ses positions sont paradoxalement celle d'un scientisme inversé qui occulte les responsabilités politiques ou les intêrets économiques qui conduisent aux applications perverses de la science et ne voient que dans celle-ci la source de tous les maux.A ce titre, un décroissant fanatique comme Guy Kastler peut-il sans ciller affirmer"Les controverses scientifiques remplacent les débats théologiques (sic!),ainsiEinstein a permis leremplacement du char d'assaut des mécaniciens par la bombe atomique des physiciens.»(5).Eh oui, Einstein est responsable d'Hiroshima ! Et accessoirement, l'inventeur du coupe-coupe responsable du génocide rwandais ? Dans la foulée, Rosalynd Francklin , James Watson etc....ne sont-ils pas en définitive les vrais responsables de la l'amendement Mariani?Ce scientisme à l'envers est dangereux : d'abord parce que dans sa version extrême où il nie que la science puisse contribuer à apporter des solutions techniques et matérielles positives aux problèmes que rencontre l'humanité. Ensuite parce que si l'activisme antiscience peut malheureusement bloquer ou retarder la mise en oeuvre de progrès réels amenés par la science (on le voit dans le domaine des OGM) , il est très mal armé pour empêcher les recherches qui se mènent dans le secret des laboratoires militaires pour des applications condamnables du génie scientifique. D'ailleurs, dans les faits, il ne se bat pas contre celles-ci.Du rejet des applications de la science au rejet de l'esprit scientifique Mais il y a encore pire : On peut désormais faire circuler en France des pétitions demandant un moratoire sur la recherche scientifique (6), et décrier la science, au-delà de ses applications technologiques, en elle-même, comme démarche intellectuelle et méthode visant à la connaissance.« L'autre aspect sur lequel se centre la critique est la valeur épistémologique de la science, plan sur lequel celle-ci est imbattable du moins par rapport à toutes les alternatives existantes (pseudosciences et religions). »(Bricmont)Cette pensée qu'on dit post-moderne n'est pas un progrès, un dépassement progressistes des « idées des lumières » mais un recul par rapport aux lumières. Si de telles idées avaient vocation à devenir les idées dominantes dans le siècle qui démarre, on peut prévoir une plongée généralisée dans les ténèbres ! Comment face aux nationalismes, au racisme et à l'ethnicisme, aux fanatismes religieux qui nous gangrènent, peut on oser attaquer ainsi « l'approche rationnelle du monde , seul véritable rempart contre nos diverses folies » ?Rejet de l’universalité de la science, promotion des pseudosciences et de l’ethnicisme
Dans Pseudosciences et postmodernisme, Sokal nous fournit des exemples convaincants des ponts qui existent entre la philosophie postmoderne et la promotion des pseudosciences. Nier la valeur de la science contribue bien entendu à réévaluer la pseudoscience et les charlatanismes avérées. Surtout lorsque le relativisme culturel fournit des arguments ethno-culturels : ainsi la science tout court est-elle fréquemment décrite simplement comme une tradition culturelle occidentale ne pouvant qu'être oppressive pour les autres cultures qui disposeraient d'autres manières de « produire de la vérité » . Vendana Shiva, engagée aux cotés de José Bové contre les OGM (le monde de l'obscurantisme est réellement un village planétaire !), défend que « la science moderne n'est ni plus ni moins que la science occidentale, c'est-à-dire (sic!) une catégorie particulière d'ethno-science (6). »Comme si un scientifique indien ou égyptien raisonnaient de manière différente d'un savant allemand , japonais ou états-uniens ! C'est précisément cette méthode commune qui font d'eux ce qu'on appelle des scientifiques. En fait, il n'existe pas une théorie scientifique de l'atome indienne ou américaine, pas plus qu'il existe une théorie de la génétique « bourgeoise » ou « prolétarienne » . Il existe des théories scientifiques et d'autres qui ne le sont pas, un point c'est tout. Affirmer le contraire c'est prendre la défense des pseudosciences, et c'est ce que fait Vendana Shiva.Les relations intimes que la science entretient avec la vérité et l'objectivité sont qualifiées d'oppression violente contre les cultures et les « savoirs traditionnels » , une manière polie de désigner les faux savoirs et les croyances erronées. Cette posture est d'ailleurs théorisée par les nationalistes hindous qui affirment la supériorité de la « science védique » sur la physique quantique notamment. Non seulement la relativisation de la valeur de la science représente un sérieux coup de main idéologique à toutes les pseudosciences et aux marchands d illusion, mais cette attitude face à l'universalisme,à l' intelligibilité scientifique du monde et au savoir rejoint les positions des dominants qui ont dans toute l histoire toujours profité de l ignorance et toujours considéré l' éducation et le savoir avec une méfiance compréhensible. L' idée que la connaissance opprime tandis que l' ignorance -pardon les « savoirs traditionnels » - affranchit est une absurdité réactionnaire. ****************************************************************************************************************** Comme nous l'avons vu , l'antiscience se décline de manière cohérente en plusieurs thèmes :- 1. Rejet des applications technologiques de la science, y compris celle utiles socialement, rejet de la validité de la notion de progrès- 2. Rejet de la supériorité de la science comme démarche intellectuelle et de son objectivité, rejet de la compréhension matérialiste du monde. Disqualification du concept de vérité.- 3.Réhabilitation (au moins partielle) des pseudosciences sous couvert de « savoirs traditionnels »- 4.Rejet de l'universalisme et apologie des « vérités locales, ethniques», affirmation que la science moderne n'a aucune légitimité en dehors de son "berceau occidental".Et pour les plus rétrogrades des anti-sciences :- 5. Affirmation que le droit à l'éducation, à l'accès à un savoir universel et au développement économique et social dans les pays retardataires du globe est une vision ethnocentrique d'européen ! - 6. Nostalgie d'un monde plus heureux (imaginaire) où les gens n' étaient pas trop éduqués et vivaient dans la félicité leur condition de pauvreté infra - humaine - 7. Projet (espérons-le, irréalisable) d'un retour au moins partiel vers cette condition . C'est au sens exact du terme un projet réactionnaire. La fraction radicale de ce courant intellectuel, le Mouvement pour la décroissance, adhère à ces dernières postitons (5 , 6 et 7). Ivan Illitch ,Un de ses pères spirituels , dont les textes sont souvent cités , ne considérait-il pas que l'école fait partie de «ces outils qui sont toujours destructeurs, quelles que soient les mains qui les détiennent», car elle «accroît l'uniformisation, la dépendance, l'exploitation et l'impuissance». (…) «Or, les hommes n'ont pas besoin de davantage d'enseignement. Ils ont besoin d'apprendre certaines choses.» En l'occurrence, «les hommes doivent apprendre à contrôler leur reproduction, leur consommation et leur usage des choses. Il est impossible d'éduquer les gens à la pauvreté volontaire.»Une vision du monde devant laquelle les doctrines philosophiques et sociales les plus rétrogrades de l'histoire de l'église paraissent modérées !(à suivre) ************************************************************************************************************************** Notes : ( 1 ) s i o n m e t d e c ô t é l a p s y c h a n a l y s e , p s e u d o s c i e n c e p a r e x c e l l e n c e d e l a s o u f f r a n c e e t d e s p a t h o l o g i e s m e n t a l e s , q u i a e u s o n h e u r e d e g l o i r e b i e n a v a n t n o t r e é p o q u e . ( 2 ) d o n t l e c o u r a n t e x t r ê m e e s t c e l u i d e l a d é c r o i s s a n c e q u i f a i t t o u t d e m ê m e p a s m a l d 'a d e p t e s . Par exemple, le journal du même nom tire 42 500 exemplaires , soit presque autant que la diffusion payante de l'Humanité ! ( 3 ) P s e u d o s c i e n c e s e t p o s t - m o d e r n i s m e s ( 4 ) lire notamment http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3316. Les opposants les qualifient de "nécrotechnologies" ( 5 ) Guy Kastler, Sciences : les choix qui orientent notre avenir dans Nature et Progrès (6) Voir le site des "décroissants de Bourges"


réponse:
si je critique les apprentis sorciers bien rémunérés sans conscience,il faut aussi que j'accepte leurs critiques.
personnellement,ce n'est pas parce que j'ai un bon niveau en traitements phytosanitaires et en hydroponique,donc les moyens d'empoisonner légalement les gens, que ça me donne le droit moral de le faire.
Science sans conscience..............

pascal

le saviez-vous?

Pourquoi les feuilles tombent ?, INRA Environnement, mis a jour le 22/11/07

Si nos lectures et enseignements de biologie nous ont laisse des images assez nettes de la formation de l’oeuf de poule ou de la metamorphose du tetard, il n’en est pas de meme pour le fonctionnement de l’arbre, en particulier pour le phenomene de la chute des feuilles. Des chercheurs de l’Inra repondent a quelques questions sur la physiologie de l’arbre et evoquent leurs travaux de recherche.
Pourquoi les feuilles tombent ?
Par Herve Cochard
Sous nos climats temperes, a l’automne, les feuilles tombent. L’arbre s’adapte ainsi aux effets conjugues du froid et de la diminution de la duree du jour. Si l’on maintient un arbre en serre chaude, comme nous le faisons au laboratoire pour le noyer, il garde ses feuilles plus longtemps.
Les signaux environnementaux (temperature et photoperiode) declenchent une serie d’evenements aboutissant a la chute des feuilles : sous l’action des basses temperatures, la chlorophylle et certaines proteines sont degradees ce qui permet de recycler le carbone et l’azote de ces molecules sous forme de reserves de nutriments transferes au reste de l’arbre. La degradation de la chlorophylle devoile une palette de pigments a base de carotenes (orange), d’anthocyanines (pourpre), et de xantophylles (jaune) qui donnent a l’automne ses si jolies couleurs ... Des enzymes et hormones vegetales reglent ces processus.
Une zone d’abscission se forme a la base des feuilles, qui tombent sous l’effet de leur poids et du vent. Chez le chene, les premiers gels se produisent avant la formation de la zone d’abscission et les feuilles se dessechent completement tout en restant sur l’arbre.
La chute des feuilles au sol permet de recycler les constituants de la matiere vegetale, degrades par les microorganismes de l’humus et captes a nouveau par l’arbre.
La chute des feuilles en automne n’est pas une grande perte pour l’arbre d’une part parce que leur metabolisme est tres ralenti par arret de la photosynthese, d’autre part parce que leurs constituants sont recycles et reutilises par l’arbre.
Pourquoi l’arbre doit-il se proteger contre le froid ?
En cas de froid intense, les petits vaisseaux des feuilles peuvent geler. Les gaz dissous dans la seve forment alors des bulles d’air car ils sont tres peu solubles dans la glace formee. Lors du degel, ces bulles d’air grossissent et provoquent l’interruption de la circulation de seve. Ce phenomene est appele embolie hivernale.
L’autre probleme est de proteger les cellules elles-meme contre le gel. En effet, si l’interieur des cellules gele, il y a une dilatation et donc un risque d’eclatement de la cellule. De plus, les cristaux formes endommagent la machinerie cellulaire (organites, proteines,...). Pour prevenir ce risque, les cellules se deshydratent et produisent des substances cryoprotectrices (sucres, proteines) qui abaissent le point de congelation a l’interieur de la cellule. Le resultat est visible, en tout cas mesurable, au niveau de l’ecorce : les cellules se contractent, le diametre de l’arbre diminue. Lors du degel, l’arbre reprend son diametre initial, le phenomene est reversible.
Et les arbres a feuilles persistantes ?
Les arbres a feuilles persistantes sont moins sensibles au froid. Les coniferes sont bien proteges contre le phenomene d’embolie hivernale car leurs aiguilles possedent des elements conducteurs (tracheides) tres etroits ou ne peuvent etre piegees que des bulles d’air tres petites. De plus, leur systeme photosynthetique est plus resistant au froid.
Cependant, chez toutes les especes d’arbres, les feuilles ou aiguilles ont une duree de vie limitee et finissent par tomber. Le vieillissement naturel des feuilles est un processus complexe qui, comme chez l’homme, touche toutes les fonctions (photosynthese, composition en pigments, assimilation des nutriments …).
Y a-t-il une descente de seve avant la chute des feuilles ?
Il est faux de dire que la seve quitte les feuilles avant leur chute. Il n’y a pas de descente de seve. La seve reste dans les vaisseaux. 
Dans un arbre, on distingue schematiquement deux circulations de seve en periode feuillee : le mouvement ascendant de la seve brute des racines vers les feuilles qui passe par les vaisseaux et le mouvement descendant de la seve elaboree des feuilles vers les racines qui passe de cellules en cellules. La seve elaboree ne contient que 1% de la quantite d’eau vehiculee par la seve brute.
C’est l’aspiration de l’eau par les feuilles qui tire la seve brute jusqu’en haut de l’arbre. Les feuilles perdent de l’eau par transpiration a travers les stomates. L’arbre rejette ainsi dans l’atmosphere la presque totalite de l’eau qu’il puise dans le sol. Ses reserves d’eau sont tres reduites.

Que se passe-t-il en cas de gel precoce, en automne ?
par Thierry Ameglio
Normalement, en automne, l’arbre se prepare au froid : on dit qu’il s’endurcit. Des la chute des feuilles, les reserves d’amidon stockees pendant l’ete dans le bois et l’ecorce sont progressivement transformees en sucres solubles, qui ont une fonction d’antigel. C’est au mois de janvier-fevrier que l’arbre est le mieux prepare au gel. En cas de gel precoce, le tronc de l’arbre insuffisamment endurci peut presenter des zones de necrose, comme on a pu l’observer recemment dans la hetraie ardennaise.
De telles necroses corticales sont egalement observees sur les arbres urbains et auraient pour origine des alternances gels - degels localisees sur des arbres non encore endurcis au froid. C’est actuellement un souci majeur des gestionnaires de l’arbre en ville. On peut meme se demander si la selection par les pepinieristes de specimens ayant une croissance soutenue et prolongee, dans le but d’obtenir rapidement des arbres de grande taille pour ce marche tres porteur de l’arbre urbain, n’est pas a l’origine de la frequence de ces necroses. En effet, ces arbres sont toujours en croissance a l’automne et dans ces conditions, ils ne se preparent pas au froid.
Si de plus, l’arbre a subi des stress pendant l’ete precedent (secheresse, defoliation due a un stress thermique ou attaques de chenilles) et que sa croissance a ete affectee avec des reserves d’amidon amoindries, sa sensibilite au gel est renforcee. Ce scenario s’est produit lors de la canicule de 2003 (secheresse et temperature elevee entrainant la chute precoce des feuilles) et pourrait se reproduire dans le contexte du rechauffement climatique puisque l’on predit des deficits hydriques plus frequents en ete. Ainsi paradoxalement, le risque majeur pour la suivie des arbres dans ces climats futurs pourrait etre le froid.
Et en cas de gel tardif ?
Au printemps, les cellules de l’arbre sont plus sensibles au froid qu’en hiver, on parle de « de-endurcissement ». Ce dernier est en partie lie a la rehydratation de tous les organes avant le debourrement (eclosion des feuilles et fleurs protegees jusque la par les ecailles du bourgeon). A cette periode, les consequences du gel sur les jeunes organes en croissance sont importantes. En effet, les feuilles comme les fleurs ne sont pas des organes adaptes au froid.
Les gels tardifs marquent les esprits par leurs consequences economiques directes sur la production fruitiere de l’annee. Ils sont neanmoins moins problematiques pour la survie de l’arbre que les gels d’automne. En effet, des bourgeons latents vegetatifs (sans fleur) peuvent a nouveau debourrer apres ces premiers dommages. L’arbre doit alors puiser a nouveau dans ses reserves glucidiques pour faire croitre ces nouvelles structures. Ainsi, seule la repetition des gels tardifs au printemps ou sur plusieurs annees peut etre fatale a l’arbre. La encore, le changement climatique qui induit un debourrement plus precoce pourrait aggraver ce phenomene de sensibilite des arbres au gel tardif.
Les feuilles peuvent-elles tomber en ete ?
Par Nathalie Breda
Lors de la canicule de 2003, on a observe des jaunissements et rougissements precoces des feuilles, des chutes de feuilles, de branches, de rameaux, de fruits. Cette annee la, il y a eu la conjonction exceptionnelle de 2 contraintes : la secheresse et la canicule, dont les effets se sont ajoutes.
La secheresse provoque une fermeture des stomates des feuilles pour limiter la transpiration. Du meme coup, il n’y a plus d’entree de CO2, plus de photosynthese, la croissance s’arrete. Pour entretenir ses cellules, l’arbre doit puiser sur ses reserves, alors qu’il devrait en constituer pour l’hiver. Une fois les stomates fermes, l’arbre entre dans une periode de survie difficile. Si la secheresse persiste, il continue a se deshydrater - certes, a un rythme plus lent, mais continu. Les feuilles peuvent griller au soleil. Si la secheresse est trop severe, il y peut y avoir des phenomenes d’embolie gazeuse, la regulation par les stomates etant insuffisante (1). Les feuilles ne recoivent plus de seve et se dessechent. Elles tombent, fletries, mais restent souvent vertes. La canicule produit quant a elle une degradation de la chlorophylle, faisant apparaitre des jaunissements et rougissements.
Quelles sont les consequences pour l’arbre ?
Le jaunissement et la chute prematures des feuilles ne sont pas forcement inquietants car seuls les organes annuels sont touches. Il s’agit d’une strategie de protection de l’arbre contre le dessechement. L’arbre survit tant qu’il reste des bourgeons vivants et que son systeme racinaire n’est pas desseche. Mais le sacrifice des feuilles entraine un deficit d’accumulation des reserves. L’arbre sera plus sensible au gel pendant l’hiver et au printemps suivant, le debourrement pourra etre retarde et le feuillage moins dense.
Les consequences sont plus graves pour des arbres deja affaiblis par des incidents precedents (tempete de 1999, exces d’eau des printemps 2000 et 2001, secheresse de 1996). Les effets des accidents climatiques peuvent se manifester plus de 10 ans apres.
Les jaunissements et chutes precoces de feuilles peuvent-ils avoir d’autres causes ?
Ces symptomes ne sont pas specifiques et peuvent etre provoques par beaucoup d’autres causes phytosanitaires. C’est ainsi qu’en 2003, beaucoup de hetres ont perdu leurs feuilles en ete sous l’effet de la secheresse, mais des rougissements intenses etaient provoques par un charancon phyllophage (l’orchestre du hetre). L’oidium provoque des brunissements des chenes, la mineuse le jaunissement des marronniers d'Inde, la graphiose le dessechement de l’orme. Il convient donc de faire des diagnostics precis de l’etat sanitaire des forets.
Combien y-a-t-il de feuilles dans une foret ?
A l’epoque ou les feuilles tombent et ou certains envisagent de les ramasser, en ville ou dans leur jardin, on peut se demander quels sont le nombre et la surface de feuilles d’un arbre. Le niveau des echanges entre la foret et l’atmosphere est proportionnel a la surface des feuilles : plus il y a de feuilles, plus la foret consomme d’eau et fixe de carbone. Ce parametre s’appelle l’indice de surface foliaire.
Nous mesurons cette donnee en foret : typiquement pour une foret feuillue temperee, il y a entre 5 et 9 ha de feuilles pour un hectare de foret. La surface d’une feuille est de l’ordre de 15-20 cm2 pour le tilleul, le charme ou le hetre, de 30 cm2 pour les chenes et peut atteindre 70 cm2 pour le chataignier. Ainsi, un petit chene de 15 ans presente une surface foliaire de 15 a 20 m2 soit entre 3000 et 5000 feuilles ! Et pour un hectare de foret, il faut compter entre 30 a 45 millions de feuilles… Alors a vos brouettes et vos rateaux !
(1) En cas de secheresse, les feuilles perdent beaucoup d’eau par transpiration a travers les stomates et aspirent plus d’eau. On peut imaginer la colonne de seve dans un vaisseau comme une corde tiree vers le haut. Si l’aspiration augmente trop, « la corde » casse. De l’air present dans des vaisseaux morts avoisinants penetrent dans le vaisseau, provoquant un phenomene d’embolie. Il s’agit donc d’un mecanisme different de l’embolie hivernale. Normalement, l’arbre reagit avant l’embolie en fermant ses stomates. Le phenomene d’embolie gazeuse est la principale cause de mortalite des parties terminales de l’arbre (pousses et racines) en cas de secheresse.
<http://www.inra.fr/la_science_et_vous/apprendre_experimenter/chute_des_feuilles>

mardi 27 novembre 2007

L'OMBRE DU ZEBRE N'A PAS DE RAYURES ou l'art de TUER l'écologie

Grenelle de l'environnement. "Quelque chose qui nous depassait", 20 Minutes, 23/11/07
Propos recueilli par Stephane Colineau

C'etait il y a un mois. Les 24 et 25 octobre se sont deroulees a Paris les negociations finales du Grenelle de l'environnement. Un morceau d'histoire, au terme duquel la France a amorce un virage, de l'avis des ONG les plus pointilleuses. Nathalie Kosciusko-Morizet, secretaire d'Etat a l'Ecologie, etait aux premieres loges.
Elle temoigne de ce huis clos entre les representants des ONG, des syndicats, des patrons, des collectivites territoriales et de l'Etat.
· Le stress avant les reunions «En arrivant au ministere, je ressentais un peu de stress. Comme avant un accouchement, quand on en a marre d'attendre mais qu'en meme temps on a de l'inquietude. Je craignais que les participants, tres positifs pendant les travaux preparatoires, aient ete recadres par leurs organisations.»
· L'ecopastille et les premiers pas «On savait que la premiere heure serait cruciale. On a vu tres vite. C'etait constructif. La pression de l'opinion a joue, personne ne voulait apparaitre comme celui qui ferait echouer le Grenelle. A la fin de la premiere matinee on a eu un exemple, avec l'ecopastille. Patrick Ollier [depute UMP], qui representait l'Assemblee, voulait que cette pastille ne soit instituee qu'au moment de l'achat du vehicule. Les ONG voulaient qu'elle soit annuelle. Finalement Ollier a dit "O.K.: je suis pret a defendre l'option annuelle." La, on a vu que les gens changeaient leurs positions. Mais ce mercredi, il y a aussi eu des echanges vifs. Le soir, je suis rentree chez moi claquee
· Un SMS s'echappe «Le lendemain matin, il y a un couac sur la reduction de l'usage des pesticides. En pleine discussion, une association a envoye un SMS a un de ses contacts a l'exterieur pour lui dire: "On a gagne." Ce contact en a parle a l'Agence France-Presse, qui a publie une depeche. Dans la salle, un representant du syndicat des agriculteurs, la FNSEA, a aussitot recu un texto de ses troupes: "Vous nous avez laches." Il etait en colere. Heureusement, on a pu reprendre les discussions.»
· Le discours de Sarkozy «Le discours du president de la Republique a l'Elysee a ete un moment tres fort. J'ai ete touchee quand il a dit: "J'assume les conclusions du Grenelle." On avait le sentiment d'avoir fait quelque chose de tres important qui nous depassait.»
· «L'ombre du zebre» «Les liens tisses entre les participants au fil du temps ont ete un element important. Ca s'est encore senti quatre jours apres le "Grenelle", quand plusieurs d'entre nous etaient les invites d'une emission sur la Cinquieme. L'ecologiste Alain Bougrain-Dubourg m'a defiee de glisser en direct une phrase qui n'avait pas de sens: "L'ombre du zebre n'a pas de rayures." Je l'ai dite. Plus tard, Bougrain Dubourg a envoye un zebre en peluche pour mon fils.»
... Retrouvez notre blog d'experts sur le Grenelle de l'environnement...
<http://www.20minutes.fr/article/196349/France-Quelque-chose-qui-nous-depassait.php>

à rapprocher de ça:
(extrait du blog de Fabrice Nicolino)

Publié le 26 novembre 2007
Je ne connais pas Stéphane Demilly, mais ce doit être un excellent homme, puisqu’il est député. De la Somme. Du Nouveau Centre. C’est-à-dire qu’après avoir clamé son amour d’un grand homme - François Bayrou - jusqu’au soir du premier tour des présidentielles de 2007, il s’est jeté dans les bras d’un second héros, Nicolas Sarkozy. Un tel choix, qui l’honore, n’a rien à voir avec l’opportunisme, les gros sous, la carrière, contrairement à ce que pensent les perfides.
La suite. Demilly, avant de faire parlementaire, a été conseiller en com’ et management. Et alors ? Mais rien, c’est juste pour situer. Il vient en tout cas d’être réélu Président du groupe d’études parlementaire sur les biocarburants. « Je suis heureux, a-t-il déclaré (http://www.agrapresse.fr/ftp/AgraFil/Agrafil19Nov.doc), de cette confiance qui m’est témoignée à un moment où, plus que jamais, il est nécessaire d’informer et de rassurer les acteurs de cette filière et le grand public face à la campagne de calomnies lancées par certains lobbies à l’encontre des carburants verts ».

à rapprocher aussi de ça:

Jean-Louis Borloo estime cependant que le processus de consultation qui se poursuit avec les differents acteurs ne doit pas se transformer en Grenelle permanent.
"Il est normal que, dans cette phase, le gouvernement reprenne la main et que les ministeres aient un peu de temps pour plancher sur les modalites pratiques des mesures", estime Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement (FNE). Apres avoir mobilise toutes leurs forces au moment de la negociation, les associations manquent aussi souvent de moyens pour suivre de front tous les dossiers.
Arbitrages ministeriels
Elles savent pourtant que cette seconde etape est tout aussi cruciale pour que le Grenelle soit, au final, a la hauteur des ambitions affichees.
En devoilant, le 21 novembre, sa conception de la taxe kilometrique sur les poids lourds, adoptee dans son principe par le Grenelle, le secretariat d'Etat au transport a montre que cela n'etait pas gagne d'avance.
Cette taxe n'aurait, selon les services de Dominique Bussereau, vocation a s'appliquer qu'aux routes nationales, contrairement aux conclusions du Grenelle qui englobait l'ensemble du reseau routier, hors autoroutes. Ce detail n'aura evidemment echappe a personne.
Apres avoir gagne la bataille sur les grands principes, les associations ecologistes ont maintenant devant elles celles des arbitrages ministeriels.<http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-982511@51-946550,0.html>

pour reprendre le titre du haut:
"il y a bien quelque chose qui est en train de les dépasser"!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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lundi 26 novembre 2007

un peu technique mais très intéressant pour comprendre le rôle du type d'agriculture que l'on choisit

Le stock de carbone dans les sols agricoles diminue, IFEN, Le 4 pages n°121, novembre 2007

Les matieres organiques du sol assurent de nombreuses fonctions environnementales. Elles constituent notamment un reservoir temporaire de carbone organique, pouvant agir comme source ou comme puits de carbone vis-a-vis de l’atmosphere. Les changements d’usage du sol et de pratiques agricoles influent sur l’evolution du stock de carbone des sols. Le stock de carbone organique dans les sols agricoles a diminué. Cette perte est estimée a
6 millions de tonnes de carbone par an, soit pres de 0,2%, entre les periodes 1990-1995 et 1999-2004. Neanmoins, les sols forestiers ont stocke de l’ordre de 0,7 million de tonnes par an sur la meme periode.
Telecharger la publication au format PDF (taille : 1.4 Mo)
Voir aussi...
Des stocks de carbone organique plus faibles en zones de culture intensive
Diminution des teneurs en carbone organique sur la facade atlantique et dans l’Est entre les periodes 1990-1995 et 1999-2004
Flux de carbone lies a des changements d’usage du sol<http://www.ifen.fr/publications/le-catalogue-des-publications/le-4-pages/2007/le-stock-de-carbone-dans-les-sols-agricoles-diminue.html>

dimanche 25 novembre 2007

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger les conquêtes sociales ? !!!

au moment où Sarko poste ses copains à la tête des journaux(comme Poutine d'ailleurs)
et que les syndicats bradent les conquêtes sociales,
je veux juste rappeler ça:

14 Mars 2004 -
Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :- Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?

Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
- Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
- Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

Créer, c’est résister.Résister, c’est créer.

Signé : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey

samedi 24 novembre 2007

qui connait l'ordonnance du 12 mars 2007 ?

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/CASSE_DU_CODE_DU_TRAVAIL_L_analyse_de_Richard_Abauzit.pdf

foyers radians contraflow

http://www.debriel.com/index.php

la décroissance

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les photos de Nadine

http://www.flickr.com/photos/nadinebreizphoto/

nous sommes pris aux filets des agro-industriels

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un autre prix Nobel opposé aux nécro-carburants

extrait du blog de Fabrice Nicolino:

Harmut Michel. Prix Nobel, interrogé par MÓNICA SALOMONE 12/09/2007.
Question : Selon une directive de l’Union Européenne, 5,75% de tous les transports utilisant les énergies fossiles devra être remplacé par des agrocarburants avant 2010. Est-ce une mauvaise stratégie ?
Réponse : Je recommanderais d’abolir cette directive: avec les agrocarburants, on n’économise pas les émissions de gaz carbonique. Il est évident que nous devons réduire les émissions de gaz carbonique si nous voulons freiner ou réduire le réchauffement climatique. Nous devons passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables. Mais, en ce qui concerne la production de CO2, la production et l’utilisation du biogaz et du biocarburant ne sont pas neutres, parce qu’au moins 50% de toute l’énergie contenue dans le biogaz ou dans le biocarburant provient de sources fossiles.
Question : Pouvez vous l’expliquer plus en détail ?
Réponse : Pour produire certains agrocarburants, comme l’éthanol, il faut investir beaucoup d’énergie sous forme d’engrais, de transport, etc… Il en est de même pour la distillation de l’alcool. Ce qu’on obtient quand le végétal fermente, c’est un peu comme le vin à 10 degrés d’alcool qu’on doit convertir en alcool pur. Il faut pour cela investir presque autant d’énergie que celle qu’il y a dans l’éthanol. Et si on obtient cette énergie des combustibles fossiles, on finit par émettre plus de CO2 que ce qu’on émettrait en utilisant simplement de l’essence pour sa voiture.
Question : N’est ce pas quelque chose qu’on peut améliorer avec de nouvelles techniques de culture, avec plus de recherche en général ?Réponse : Le problème, c’est qu’au départ, l’efficacité globale de la photosynthèse est très faible. Moins de un pour cent de l’énergie solaire est stocké sous forme de biomasse, et il n’est pas possible d’améliorer cela. L’agrocarburant qu’on peut produire par unité de surface et par an contient moins de 0,4 % de l’énergie solaire que cette surface a reçue en un an.
Question : Autrement dit, il faudrait cultiver des surfaces gigantesques pour obtenir suffisamment d’agrocarburants…
Réponse : Même si nous ne comptons pas l’énergie qu’il faut investir pour produire les agrocarburants, il faut tenir compte que couvrir la demande d’électricité de l’Allemagne avec des agrocarburants, exigerait de consacrer toute la surface du pays aux cultures énergétiques. En comparaison, les cellules photovoltaïques sont de 50 à 100 fois plus efficaces en ce qui concerne la conversion de l’énergie solaire en électricité et elles ont besoin de beaucoup moins de sols. Les cultures énergétiques sont une façon très peu efficace d’utiliser le sol.
Question : Vous avez aussi parlé de déforestation associée à l’utilisation des agrocarburants.
Réponse : Oui, les agrocarburants favorisent la perte des forêts tropicales en Indonésie, en Malaisie, dans certaines régions d’Afrique et au Brésil. Au Brésil, c’est le soja. On cultive de plus en plus de soja dans la forêt et brûler la forêt pour produire du soja libère une quantité énorme de CO2 dans l’atmosphère.Question : Dans votre conférence vous avez même dit qu’il est plus efficace d’utiliser directement les cultures pour se chauffer et que ça évite plus d’émissions de CO2.Réponse : Oui, si on doit cultiver, ce serait plus économique d’utiliser le bois pour se chauffer, au lieu d’utiliser le pétrole ou le gaz naturel. Le pétrole, on le laisserait pour les voitures. De cette façon, on triple ou quadruple l’efficacité et on ne paie pas d’impôt pour convertir la biomasse en biocarburants.Question : Mais vous avez dit aussi que produire des agrocarburants est énergétiquement moins cher dans certains pays que dans d’autres. Les agrocarburants sont ils au moins rentables dans certains pays ?
Réponse : Oui, ça peut être un processus rentable si on produit les agrocarburants à partir de la canne à sucre dans les pays où cette culture pousse comme si c’était de l’herbe, sans engrais. C’est le cas du Brésil. Au Brésil, on presse la canne et on utilise les restes de la plante pour distiller l’alcool. Mais en Europe, avec le blé et la betterave, ce n’est pas rentable. Ici, la canne à sucre ne pousse pas.
Question : Et si on utilise les méthodes biotechnologiques, les enzymes, qui digéreraient toute la plante – même la lignine - pour augmenter l’éfficacité des biocarburants?
Réponse : On ne gagne pas beaucoup. L’efficacité de la conversion de la biomasse en agrocarburants oscille entre 0,15 % et 0,3 %. Les cellules photovoltaïques ont, elles, une efficacité qui oscille entre 15 % et 20 % .Et les autres façons de profiter de l’ énergie solaire sont intéressantes, comme par exemple l’énergie solaire thermique.
Question : Ainsi, d’ après vous, il faut favoriser l’énergie solaire.Réponse : La meilleure manière de résoudre notre problème, c’est l’énergie solaire. Ce qui ne va pas, c’est que les cellules photovoltaïques sont très chères. Nous pourrions avoir une ferme solaire dans le Sahara, par exemple, et convertir l’énergie qu’on obtiendrait en une autre forme d’énergie qu’on pourrait transporter, comme l’hydrogène. Cela, jusqu’à ce qu’on développe des câbles supraconducteurs à température ambiante.Question : S’il est si clair que les agrocarburants ne sont pas une option, pourquoi tout le monde parie sur eux?
Réponse : C’est qu’ils sont une idée très attirante, le terme “bio”(carburants) se vend très bien. Mais je ne suis pas le seul qui critique les agrocarburants. Il suffit de faire les calculs.

vendredi 23 novembre 2007

l'oeil dans l'arbre




Celle-là aussi me plait beaucoup
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reflet du ciel dans un lac



photo de ma soeur
joli,non?

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jusqu'à où ira-t-on?

Londres. British Airways fait voler des avions sans passagers, 20 Minutes avec AP, 14/11/07

Ces vols fantomes ne sont pas sans danger pour l’environnement
British Airways a fait voler des avions de Grande-Bretagne vers l’Amerique du Nord ce mois-ci sans le moindre passager a bord en raison d’un manque de personnel en cabine, a reconnu hier la compagnie aerienne.
Greenpeace a critique l’utilisation de vols fantomes a un moment ou la communaute internationale essaie de reduire les emissions de gaz a effet de serre. «Alors qu’il y a une crise du climat, il est absolument scandaleux que cette compagnie fasse voler des avions vides au-dessus de l’Atlantique», a deplore Ben Stewart, porte-parole de Greenpeace.
Depuis le 1er novembre, presque quotidiennement, un vol de notre compagnie a quitte la Grande-Bretagne pour se rendre aux Etats-Unis ou au Canada avec seulement des pilotes et une cargaison a bord, a explique le porte-parole de British Airways. Ces vols sans passagers ont permis a la compagnie de faire monter en Amerique du Nord des passagers qui avaient des reservations pour se rendre en Grande-Bretagne. La societe a affirme qu’elle faisait tout pour regler le probleme, cause par certaines difficultes a coordonner les horaires de ses membres d’equipage, pilotes et 240 avions. Cela entraine parfois un manque de personnel en cabine sur certains vols.<http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/20536857>

mardi 20 novembre 2007

Payer les agriculteurs pour protéger l'environnement

la transat Jacques Vabre s'engage à planter des arbres pour compenser son empreinte écologique...et après?

la FAO propose quelque chose qui me parait beaucoup mieux car le programme intègre l'homme dans le processus écologique:

Payer les agriculteurs pour proteger l’environnement ?, FAO, 15/11/07

Publication de La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2007

Rome – Une retribution des agriculteurs judicieusement ciblee contribuerait a la protection de l’environnement et a affronter les preoccupations croissantes liees aux changements climatiques, a la perte de biodiversite et aux ressources en eau, a indique aujourd’hui la FAO a l’occasion de la publication annuelle de La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2007.
Le rapport avertit toutefois que le paiement pour services environnementaux n'est pas la panacee, et que de gros problemes de mise en oeuvre subsistent.
“Le secteur agricole emploie plus d’individus, occupe plus d’espace et absorbe plus d’eau que toute autre activite humaine”, fait remarquer M. Jacques Diouf, Directeur general de la FAO, dans l’avant-propos du rapport.
“L’agriculture peut a la fois provoquer la degradation des sols, de l’eau, de l’air et des ressources biologiques de la planete et en ameliorer la qualite; tout depend des decisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent directement de l’agriculture, de l’elevage, de la peche ou de l’exploitation des ressources forestieres. Il est donc primordial de garantir des incitations adaptees a ces personnes”.
La croissance demographique, le developpement economique rapide, la demande croissante de biocarburants et le rechauffement climatique exercent une lourde pression sur les ressources environnementales du monde. D'autant que l’agriculture est censee nourrir une population mondiale qui passera de 6 a 9 milliards d’etres humains en 2050.
Une des principales raisons de la degradation de l’environnement est la gratuite apparente des services offerts par la nature: ceux-ci n’appartiennent a personne, nul n’est retribue pour les dispenser, ce qui n’incite guere les agriculteurs a les sauvegarder. En outre, les subventions qui encouragent la production de biens commercialisables aux depens d’autres services ecosystemiques sont susceptibles d’aggraver leur degradation.

Mesures incitatives
Les mesures d’incitation actuelles favorisent la production d’aliments, de fibres et, de plus en plus, de biocarburants, mais elles ont tendance a sous-estimer d’autre services benefiques dispenses par les agriculteurs, tels que le stockage du carbone, la lutte contre les inondations, la fourniture d’eau salubre ou la conservation de la biodiversite.
La remuneration des services environnementaux inciterait les agriculteurs a adopter de meilleures pratiques agricoles, voire de neutraliser la pollution engendree dans d’autres secteurs.
Toutefois, “dans certains cas, la retribution des agriculteurs pourrait accroitre la pauvrete et menacer la securite alimentaire, en particulier si elle devait entrainer une diminution du nombre d’emplois agricoles ou un accroissement des prix des denrees alimentaires”, fait-on remarquer a la FAO.
Puits a carbone
Les agriculteurs auront un role important a jouer dans l’attenuation des effets du changement climatique, indique le rapport de la FAO. L’agriculture joue un role important en tant que “puits a carbone” du fait de sa capacite a pieger et a stocker les gaz a effet de serre, en particulier dans les sols, les plantes et les arbres. Un recul de la deforestation, la plantation d’arbres, la reduction du travail des sols, l’accroissement du sol de couverture et un amenagement ameliore des paturages pourraient, par exemple, porter au stockage de plus de 2 milliards de tonnes de carbone dans environ 50 pays entre 2003 et 2012.
“Une retribution des services environnementaux bien concue est un moyen d’aider les agriculteurs a modifier leurs pratiques d’utilisation des terres et rendre l’agriculture plus ecologique”, a precise Leslie Lipper, specialiste d’economie environnementale a la FAO.
“Il s’agit de paiements en compensation de services reels que les agriculteurs peuvent fournir, un peu comme les remunerations qu'ils recoivent pour le riz ou le cafe qu’ils produisent.”
Programmes de remuneration
Le rapport indique que les paiements se presentent sous diverses formes: transactions volontaires faisant intervenir agriculteurs, communautes, contribuables, consommateurs, societes commerciales et gouvernements. Il pourrait s’agir de paiements directs des gouvernements aux producteurs ou de transferts indirects, tel qu'un supplement de prix que les consommateurs paieraient en contrepartie d'un cafe plus savoureux provenant de plantations situees a l’ombre.
Des centaines de programmes de retribution des services environnementaux sont actuellement mis en oeuvre dans le monde, essentiellement dans le cadre des initiatives de conservation des forets.
Mais “les programmes de remuneration des services environnementaux qui ciblent les agriculteurs et les terres agricoles dans les pays en developpement sont relativement peu nombreux”, deplore le rapport
.

“S’ils sont bien concus, les programmes de paiement des services environnementaux pourraient egalement favoriser une grande partie du milliard ou plus d’habitants pauvres des pays en developpement qui vivent dans des ecosystemes fragiles”, precise Mme Lipper.
Cela requiert un ciblage minutieux ainsi que des mesures de suivi de la fourniture des services environnementaux.
<http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000698/index.html>

pour Emcee

Les capucins en greve contre les inegalites de salaire, Le Figaro, 15/11/07
Pierre Kaldy

Le celebre primatologue Frans de Waal demontre, au cours d’une experience avec des grains de raisin et des rondelles de concombre, l’aversion de ces primates a l’iniquite.
Que fait un singe capucin s’il finit par remarquer qu’il est moins bien retribue que son voisin pour un meme travail ? Il cesse toute collaboration et entame une greve sur le tas, indique une etude faite sous la houlette du celebre primatologue Frans de Waal (PNAS, 13 novembre 2007). Elle demontre que les capucins ont une «aversion pour l’iniquite» et sont sensibles a la recompense qu’ils recoivent non seulement par rapport a l’effort fourni mais aussi par rapport aux autres. Dans le test, ils finissent par se mettre en colere lorsqu’en echange d’un jeton, ils ne recoivent qu’une tranche de concombre au lieu d’un grain de raisin comme leur voisin. Ils vont meme jusqu’a jeter en l’air le jeton et la nourriture, qu’ils auraient acceptes sans element de comparaison.
En 2003, Sarah Brosnan et Frans de Waal, de l’Universite Emory a Atlanta (Etats-Unis), avaient deja annonce cette aversion chez les capucins mais on pouvait encore l’attribuer a leur frustration de ne pas obtenir pour le meme effort des raisins restes a portee de leur vue, ou a une forme de revendication pour cette recompense plus prisee qu’ils ont pu avoir l’occasion de consommer par le passe. Bref, a quoi bon travailler pour des concombres quand on peut avoir du raisin ?
«Nous avons pu rejeter cet argument, precise Frans de Waal, parce que lorsque les deux singes recevaient tous deux un morceau de ce legume alors que nous leur montrions du raisin a l’exterieur de l’enclos ils reagissaient encore de la meme maniere que dans les tests equitables. Ce qui signifie que leur reaction negative a l’iniquite n’est pas tant due a la presence ou a l’attente d’une meilleure recompense qu’au fait que l’autre fait une meilleure affaire.» L’aversion a l’iniquite etait aussi proportionnelle au travail fourni : les singes s’attendaient aussi a gagner plus en travaillant plus, et reagissaient d’autant plus que leur propre recompense leur paraissait derisoire.
Retribution collective
D’ou vient chez les singes capucins une telle sensibilite a un traitement qui leur parait inegal ? Dans son passionnant ouvrage Le Singe en nous paru l’an passe, Frans de Waal explique que les capucins, vivant dans les forets d’Amerique centrale et du Sud doivent s’entraider pour pouvoir chasser de grosses proies comme les ecureuils geants. La question de la retribution collective devient alors cruciale pour pouvoir compter sur les autres lors d’une prochaine chasse. «Nous pensons que le sens d’une recompense proportionnee a l’effort fourni peut se developper dans un contexte de cooperation, explique de Waal. Les capucins sont parmi les singes les plus intelligents, Ils ont peut-etre une sensibilite innee a ce qu’ils recoivent en fonction de ce qu’ils font, puis leur sens de l’equite se developpe en comparant avec les autres.» Chez les chimpanzes, de Waal et Brosnan ont montre en 2004 une meme aversion pour l’iniquite, mais elle se revele moins violente lorsque le beneficiaire est un familier du singe teste, marque encore hypothetique d’une sympathie absente chez tous les autres singes.
Cette emergence du sens de l’equite dans une societe ou la cooperation est de mise montre que des considerations sociales peuvent intervenir dans les choix economiques des individus, l’emotion dictant alors des reactions qui seraient jugees irrationnelles chez un individu isole. Cette recherche rejoint ainsi les travaux de Daniel Kahneman, prix Nobel d’economie en 2002, sur l’importance que peut prendre la psychologie et les emotions dans les decisions economiques. Chez tous les singes cependant, l’aversion pour l’iniquite de traitement disparait s’ils n’en sont que les spectateurs.
Les chercheurs ont constate que les chimpanzes comme les capucins paraissent plutot se rejouir d’une situation inequitable s’ils en sont les beneficiaires.

Ce n’est que chez certains etres humains qu’apparait finalement l’aversion au fait de beneficier indument de privileges au regard de leurs congeneres, qu’ils soient proches ou totalement etrangers.

<http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/15/01008-20071115ARTFIG00009-les-capucins-en-greve-contre-les-inegalites-de-salaire.php>

développer la traction hippomobile:des outils

Depasser "le cote gadget ou image", Le Monde, 16/11/07
Jean-Louis Andreani

Dans le nouveau contexte qui se dessine, une energie alternative comme celle du cheval devient credible." Stephane de Veyrac n'est ni un fou ni un reveur : il est charge, au sein des Haras nationaux, de reflechir a ces sujets. A l'occasion du Salon des collectivites locales qui accompagne le Congres de l'Association des maires de France (AMF), reuni a Paris du 19 au 22 novembre, les Haras nationaux doivent presenter une nouvelle structure, HN Conseil ingenierie.
Dirigee par M. de Veyrac, celle-ci est destinee notamment a offrir une assistance aux elus pour developper ce que les Haras appellent le "cheval service". Avec 12 personnes dont 5 ingenieurs-conseil, il s'agit d'apporter aux collectivites locales une "offre professionnelle", de facon a depasser "le cote gadget ou image", loin de tout passeisme, explique M. de Veyrac.
Selon lui, au-dela de la mise sur pied des diverses brigades equestres, qui viennent de facon plus naturelle a l'esprit des elus, des activites comme la collecte de dechets, avec des distances courtes, des arrets frequents et repetes, conviennent tres bien au placide cheval de trait : sur ce terrain, il est plus adapte que le diesel et constitue un concurrent direct du moteur electrique.
"Consommateur d'emploi"
De facon generale, investissement initial, consommation et entretien sont beaucoup moins eleves que pour un vehicule classique. En revanche, le cheval "consomme de l'emploi". C'est pourquoi M. de Veyrac juge que la solution cheval doit etre analysee dans le cadre d'un raisonnement global, qui integre la dimension sociale et humaine. M. de Veyrac defend aussi une vision "tout a fait moderne" de la traction hippomobile, y compris pour du transport urbain regulier, mais "dans des conditions tres specifiques d'emploi", par exemple pour des centres-villes deja en partie fermes aux voitures. Des omnibus tires par des chevaux ont deja ete testes a Brest (Finistere) et a Beauvais (Oise). "L'intelligence de la ville, souligne M. de Veyrac, c'est l'association de multiples solutions complementaires."<http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-979179@51-979281,0.html>

réhabiliter le cheval

Reportage. Le cheval reprend du service, Le Monde, 16/11/07

Jean-Louis Andreani, Trouville, Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados), envoye special

Ce matin, Pola est comme les enfants de maternelle qu'elle emmene a l'ecole : il lui faut un peu de temps pour se reveiller. Le meneur de l'attelage de ramassage scolaire de Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) doit se montrer persuasif pour qu'elle conserve son trot regulier et sonore. Tous les matins, elle traverse cette ville de 4 000 habitants, entre Caen et Livarot, pour transporter en deux tournees 24 bambins d'un quartier peripherique. Depuis la rentree 2006, la percheronne grise de 4 ans assure le ramassage d'une partie des 127 eleves : a la suite du regroupement des deux maternelles, Herve Lucas, l'adjoint au maire charge du tourisme, a pense a la jument municipale, qui ramassait deja les corbeilles a papier publiques, arrosait les jardinieres...
Un an apres, le pari est reussi. "Le cheval, c'est la vedette !", souligne Regine Riguidel, la directrice de la maternelle. Ceux qui n'ont pas la chance d'aller a l'ecole avec Pola lui rendent visite a l'ecurie. Quant a ses "clients", ils sont issus de familles defavorisees, qui n'auraient pas pu les emmener dans un poney-club pour decouvrir l'univers de douceur que peut suggerer le regard d'un cheval. D'ailleurs, l'une des petites le dit : "J'aime bien Pola, parce qu'elle est gentille..."
M. Lucas est un recidiviste. Saint-Pierre-sur-Dives lui doit d'avoir ete, en 1993, la premiere commune de France a se doter d'une jument de trait. Un jour, en voyant un vieux fourgon diesel redemarrer tous les vingt metres, a grands coups de fumee noire, pour vider les corbeilles municipales, M. Lucas s'est dit que c'etait absurde. Au coeur de cette Basse-Normandie, berceau de l'elevage percheron, M. Lucas a achete Uranie. Ce fut un tolle.
Aux municipales de 1995, l'equipe sortante est battue ; la jument y est sans doute pour quelque chose. Le nouveau maire a promis de l'envoyer "a la boucherie". Grace a la mobilisation d'une partie des habitants, elle echappe au couteau.
En 2001, le vent electoral tourne de nouveau. Uranie reprend du service puis, vieillissante, cede la place a Pola de Nesque, de son vrai nom. "Quand je vois les gens s'arreter dans la rue pour regarder passer Pola, mon bonheur est la", souligne M. Lucas. Region et conseil general ont finance 50 % de l'investissement. Pour compenser les trois emplois nouveaux, quelques departs en retraite ne seront pas remplaces.
A une quarantaine de kilometres de la, sur la cote, Lasso, un puissant cob normand alezan, fait lui aussi resonner son pas calme sur le pave de Trouville, 5 500 habitants l'hiver. Il s'arrete devant chaque bar. Non que Lasso soit un soiffard : le cheval fait partie d'une equipe de cinq employes municipaux, dont trois bipedes, charges de la collecte du verre. Tous ont ete embauches par Olivier Linot, l'homme du "cheval territorial". Directeur general des services de la ville, il est president de la Commission nationale de developpement qui organise a Trouville, presque chaque annee depuis 2002, un congres sur ce theme.
M. Linot ne veut surtout pas passer pour un doux ecolo. Son raisonnement est economique, social et societal, avant d'etre ecologique. Au debut des annees 2000, Trouville s'inquiete du tonnage quotidien de ses ordures menageres. En fait, tout ce poids vient du verre usage de ses quelque 80 restaurants.
La mairie envisage alors une collecte separee, si possible avec un vehicule non polluant. Mais M. Linot est refroidi par le cout. Pourquoi pas un cheval, comme a Saint-Pierre ? Festival de Mai, le premier percheron affecte au tri selectif, fait son entree dans la ville. Pour moins de 10 000 euros, carriole comprise. La mairie embauche trois personnes, autant que pour un camion, affirme M. Linot. Meme si le cheval demande plus de disponibilite, week-ends compris. "C'est surtout une question d'organisation", souligne-t-il. Festival de Mai sera plus tard rejoint par Lasso.
Le nouveau cheval urbain peut ainsi etre eboueur, policier, auxiliaire pedagogique, therapeute... Dans les ceintures ou les poumons "verts" des villes, il est "ecogarde", agent forestier pour l'ONF. Partout, il a un gros avantage - le seul, disent ses detracteurs : il valorise l'image de l'homme. Du maire au gendarme, en passant par le modeste employe municipal a qui il donne une motivation precieuse.
La plupart des chevaux urbains sont utilises pour la surveillance. Selon les Haras nationaux, fin 2006, un millier de chevaux y etaient consacres. Au moins 25 villes ont desormais des chevaux dans leur police municipale. Parmi elles, Caen, Versailles, Bordeaux, Montpellier...
La Garde republicaine a ete la premiere a organiser des patrouilles a cheval en foret, puis a Paris et maintenant sur certaines plages l'ete. Elle a aussi repris du service pour canaliser les supporteurs de football ou de rugby pour la Coupe du monde. Quant a la police nationale, sa premiere unite equestre a ete creee en 1994 pour securiser le parc departemental de La Courneuve. Ses policiers montes y cotoient les gardes a cheval du conseil general, au pied des cites sensibles de Seine-Saint-Denis. Pour les sorties de matchs du Stade de France, 7 policiers a cheval remplacent 35 hommes a pied. Sur l'ensemble de la region, 80 cavaliers emploient 47 chevaux.
Le cheval est si apprecie qu'une discrete guerre des polices montees oppose policiers et gendarmes de la Garde republicaine. Pour tous, le cheval est considere comme un "mediateur" precieux. "Quand il y a des chevaux dans un quartier, les gamins vont parler au keuf, parce que c'est un dresseur de chevaux !" lance M. Linot, lui-meme issu d'un quartier defavorise. A 2,50 m de haut, l'oeil du cavalier voit large et loin. Le cheval ne pollue pas, entre la ou s'arretent les engins motorises, est plus rapide et imposant qu'un pieton. Son image est en effet ambivalente. Apaisant, il peut dissuader et participer aux taches repressives.
Quelque 70 communes participaient au congres de Trouville 2007, contre 15 en 2002. Les recalcitrants evoquent le crottin (probleme regle par des sacs pour les chevaux atteles), les dangers du cheval ; ils doutent de son efficacite, evoquent son cout... "On est dans un monde du mineral et on y rajoute du vivant, retorque M. Linot. Cela n'a pas de prix !"
<http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-979178,0.html>

je vous en prie,lisez ce texte jusqu'au bout,MERCI

Discours d'Evo Morales à l'ONU : 24 septembre 2007

Soeurs, frères
Présidents et chefs d'Etat des nations Unies :

le monde est saisi de la fièvre du changement climatique et la maladie se nomme le modèlede développement capitaliste.
Tandis que en 10.000 années l'augmentation du dioxyde de Carbone (CO2) sur la planète a été approximativement de 10%, dans les derniers 200 dernières années de développement industriel, la croissance des émissions de carbone a été de30%.
Depuis 1860, l'Europe et le nord de l'Amérique contribuent à 70% des émissions de CO2.
2005 a été l'année la plus chaude du dernier millénaire planétaire.
Différentes recherches démontrent que sur les 40.170 espèces vivantes recensées, 16.119 sont menacées d'extinction.Un oiseau sur huit peut disparaître pour toujours. Un mammifère sur quatre est menacé. Un amphibien sur trois peut cesser d'exister. Huit crustacés sur dix et trois insectes sur quatre sont en risque d'extinction.Nous vivons la sixième crise d'extinction des espèces vivantes dans l'histoire de la planète terre : le rythme d'extinction est cent fois plus rapide que celle des temps géologiques.
Devant ce sombre futur , les intérêts des transnationales imposent de poursuivre comme si rien n'était et de "peindre la machine en vert",
c'est-à-dire, poursuivre avec cette croissance et ce consumérisme irrationnel et inégal générant plus et plus de profit sans se rendre compte qu'actuellement nous sommes en train de consommer en un an ce que la planète produit en un an et trois mois.
Devant cette réalité, la solution ne peut être le maquillage environnemental.
Pour pallier les impacts du changement climatique je lis dans des rapports de la banque Mondiale qu'il faut en terminer avec les subventions aux hydrocarbures, payer le prix de l'eau et promouvoir les investissements privés dans les secteurs d'énergie propre.
A nouveau, il veulent appliquer les recettes du marché et de la privatisation pour faire des affaires même avec la maladie que ces politiques ont engendré.
La même logique s'applique dans le cas des biocombustibles alors que pour produire un litre d'éthanol il faut 12 litres d'eau.
De la même manière pour avoir une tonne d'agro-combustible, il faut occuper un hectare de terre.
Devant cette situation, nous- les peuples indigènes et les habitants humbles et honnêtes de cette planète- nous croyons qu'est arrivé le temps de stopper pour renouer avec nos racines, avec le respect dû à la mère terre, avec laPachamama comme nous l'appelons dans les Andes.

Aujourd'hui, les peuples indigènes de l'Amérique latine et du monde nous sommes en train d'être convoqués par l'histoire pour devenir l'avant-garde de la défense de la nature et de la vie.Je suis convaincu que la déclaration des nations Unies sur les droits des peuples indigènes, approuvée récemment après tant d'années de lutte, doit passer du papier à la réalité pour que nos savoirs et notre participation nous aident à construire un nouvel avenir d'espérance pour tous.
On ne saurait se passer des peuples indigènes pour que s'opère le virage de l'humanité pour la préservation de la nature, des ressources naturelles que nous utilisons d'une manière ancestrale.
Nous avons besoin d'un coup fort de gouvernail, fondamental et à un niveau mondial pour arrêter d'être les condamnés de la terre.
Les pays du Nord doivent réduire leurs émissions de carbone entre 60 et 80 %si nous voulons éviter que la température croisse de plus de 2 grades prévus, que le réchauffement global atteigne des proportions catastrophiques pour la vie et la nature. Nous devons créer une Organisation mondiale du milieu ambiant avec un pouvoir inaliénable, et discipliner l'organisation mondiale du Commerce nous engageant sur la voie de la barbarie.
Il n'est pas possible de parler de croissance de produit Brut national sans prise en compte de la destruction et l'épuisement des ressources naturelles,Nous devons adopter un indicateur qui permette la prise en compte, d'une manière combinée, de l'indice du Développement humain et de l'empreinte écologique pour mesurer notre situation médico-environnementale.Il faut que soient appliqués de forts impôts sur la super concentration de la richesse et que soient adoptés des mécanismes effectifs de redistribution équitables.
Il n'est pas possible que trois familles aient les revenus supérieurs au PIB réunis de 48 pays les plus pauvres.
Nous ne pouvons parler d'équité et de justice sociale tout en perpétuant cette situation.Les Etats Unis et l'Europe consomment, ,en moyenne, 8,4 fois plus que la moyenne mondiale.
Pour eux il est nécessaire de baisser le niveau de consommation et de reconnaître que tous nous sommes les hôtes d'une même terre, de la même Pachamama.
Je sais que ce n'est pas facile d'opérer un changement quand une partie extrêmement puissante est invitée à renoncer à ses extraordinaires profits pour que survive la planète Terre.
Dans mon propre pays, je souffre avec le front haut, de ce sabotage permanent pour que soient maintenus leurs privilèges parce que nous sommes en train d'en finir avec les privilèges pour que tous nous puissions « vivre bien »et non mieux que nos semblables.
Je sais que le changement dans le monde est beaucoup plus difficile que dans mon pays, mais j'ai une absolue confiance dans l'être humain, dans sa capacité de raisonner, d'apprendre de ses erreurs, de récupérer ses racines et de changer pour forger un monde juste, divers, intégrant,équilibré et,harmonieux avec la nature .

Evo Morales Ayma Presidente de la República de Bolivia

dimanche 18 novembre 2007

écologistes vendus

dans son premier commentaire de l'article précédent DEN parle de gens qui se sont vendus:

comme je suis un peu en colère ces derniers temps,
je relaye cet article de Nicolino plein de bon-sens:

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=128

pour Den

j'ai proposé la même chose pour ma communauté de communes il y a 5 ans:ça a fait rigoler tout le monde:


Sicile. Des anes utilises pour ramasser les ordures en Sicile, Le Nouvel Observateur, 31/10/07

A Castelbuono, six de ces animaux ont remplace quatre camions ramassant 140.240 kilos d'ordures en plus, en une annee, alors qu'ils coutent trente fois moins chers a l'achat et pret de quatre fois moins chers a l'entretien.
L a commune de Castelbuono en Sicile, qui compte 10.000 habitants, a annonce mardi 30 octobre d'utiliser des anes pour rendre le ramassage des ordures plus ecologique, plus economique mais aussi plus efficace. Six anes remplacent depuis fevrier dernier les quatre camions poubelles de cette ville situee dans la province de Palerme.
"En remplacant les moyens de transport qui consomment du carburant polluant par des anes ... nous faisons des economies, mais nous contribuons surtout a rendre le monde plus propre", se felicite le maire de Castelbuono, Mario Cicero, dans un communique.
Exemple bientot suivi
Un ane coute en effet environ 1.200 euros a l'achat, plus 2.000 euros par an pour la nourriture et l'entretien, contre 30.000 euros pour un camion poubelle auxquels il faut ajouter entre 7.000 et 8.000 euros d'entretien par an, souligne-t-il.
Or, les anes de Castelbuono ont ramasse depuis fevrier pres de 140.240 kilos d'ordures en plus que l'annee derniere pendant la meme periode, note encore le maire.
Flanques de deux caisses en bois ou sont stockees les ordures, les anes sont accompagnes tout au long de la journee par des eboueurs rebaptises "operateurs ecologiques", se glissant dans toutes les ruelles, contrairement aux camions, obliges de s'arreter frequemment.
Castelbuono est la premiere commune en Italie a avoir mis en place ce systeme, qui a neanmoins fait des emules depuis, plusieurs villes italiennes, en Calabre (extreme-sud de la peninsule) et en Toscane (centre-ouest) ayant le projet de l'imiter.
<http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20071030.OBS2227/des_anes_utilises_pour_ramasser_les_ordures_en_sicile.html>

mon lien

http://www.onpeutlefaire.com/ilslontfait/pascal.php

un autre pascal,paysan bio

pour comprendre ce qu'IL FAUT être prêt à accepter comme conditions de vies pour exercer ce métier.

quand on pense que tout ça part de la
SIMPLE VOLONTE DE NE PAS EMPOISONNER SES CLIENTS:

le PRIX A PAYER est TROP ELEVE.

le lien de Den

http://www.onpeutlefaire.com/le-coton-OGM-tue

merçi Den,

j'avais déjà vu cette vidéo mais je n'avais pas mis le lien.

il y a une GROSSE analogie avec ce que je vis actuellement.

j'ai changé de boulôt.

je suis persuadé que les petits paysans bio qui vivaient déjà dans la misère vont crever à cause de la nouvelle politique mise en place de la politique du bio-industriel.

mes enfants n'ont rien fait,ils n'ont pas à subir personnellement les conséquences de ça.

je sais qu'en général les contes de fées finissent bien.

mais on dit aussi que les histoires d'amour finissent mal,en général...

ce qui me gêne le plus:

je vais mieux gagner ma vie en travaillant 4 fois moins longtemps par semaine qu'avant et à un rythme tellement moins soutenu qu'au bout de 2 semaines,je n'arrive pas encore à adopter le nouveau rythme.

heureusement que ce que je fais maintenant m'intéresse.

mardi 13 novembre 2007

étonnant,non?


Crazy Experiment - The funniest movie is here. Find it

L'éthanol : l'humain sacrifié pour l' "environnement":le BENEFICE SOCIAL selon nos bons agro-industriels

L’éthanol : l’humain sacrifié pour l’environnement?

L’éthanol à base de bagasse de canne à sucre au Brésil est reconnu pour être à la fois bon marché et peu polluant. Outre les propriétés naturelles de la canne à sucre, ces avantages découlent également du fait que 75 % de la canne à sucre destinée à produire de l’éthanol est coupée à la machette.
Plus d’un demi-million de travailleurs œuvrent dans ce secteur extrêmement éprouvant physiquement, au point où 21 d’entre eux sont morts sur les lieux de travail depuis 2004, très probablement d’épuisement, rapporte Bloomberg. La plupart d’entre eux étaient pourtant âgés entre 25 et 35 ans.

Ces décès s’ajoutent aux 83 000 accidents de travail qui ont eu lieu entre 2002 et 2005 dans ce secteur, dont près de 24 000 seulement en 2005.

La demande pour l’éthanol connaît un boom important, la production au Brésil ayant bondi de 22 % entre 2006 et 2007. Environ 15 % de cet éthanol est destiné à l’exportation, le reste étant consommé par les 3 millions de voitures sur les routes du pays qui peuvent carburer au E100 (100 % éthanol).

Les salaires dans le secteur de la canne à sucre sont deux fois plus élevés que ceux des travailleurs agricoles sans formation. Voilà qui explique pourquoi les travailleurs acceptent des conditions qui vont de difficiles à exécrables : chacun d’entre eux doit maintenant couper 12 tonnes de canne à sucre chaque jour. Cette production était de 6 tonnes il y a trente ans.

Outre l’effort physique, ces travailleurs doivent également vivre avec des maladies pulmonaires attribuables au fait que les champs de canne sont brulés avant d’être coupés, afin d’éliminer la végétation « inutile » et ainsi faciliter la coupe.

Plusieurs d’entre eux seraient affectés par la fibrose pulmonaire, qui aurait entraîné la mort de certains travailleurs selon le reportage de Bloomberg.

Alors que les États-Unis veulent multiplier par sept leur consommation actuelle d’éthanol d’ici 2017 (de 19 millions de litres à 132), l’intérêt pour l’éthanol n’est pas prêt de diminuer. Si l’éthanol à base de maïs est vertement critiqué pour son rendement énergétique modeste, l’éthanol brésilien semble pour sa part cacher une réalité qui n’est pas toujours rose pour ses travailleurs.

et pendant ce temps les producteurs de nécrocarburants font du lobbying

Ban Ki-Moon et Lula discutent du rechauffement climatique, AFP, 12/11/07

Brasilia (AFP) - 23h11 - Le secretaire general de l'ONU Ban Ki-Moon et le president bresilien Luiz Inacio Lula da Silva ont discute lundi des possibilite d'action concertee pour affronter les changements climatiques.
Selon Ban Ki-Moon, Lula "a exprime son ferme soutien a l'idee que la communaute internationale travaille de maniere conjointe face au rechauffement global", a la suite d'une rencontre au siege du ministere bresilien des Affaires etrangeres a Brasilia.
Le Bresil est l'une des etapes de la tournee d'une semaine qu'effectue M. Ban en Amerique latine et en Antarctique pour se faire une idee sur place des effets du rechauffement de la planete et des reponses qu'y apportent les gouvernements de la region.
Peu avant d'embarquer a Brasilia pour une visite en Amazonie, le secretaire general de l'ONU a indique a la presse que le president Lula lui avait assure que les plantations de canne a sucre pour la production d'ethanol ne se subsitueront pas aux plantations destinees a l'alimentation et qu'elles ne contribueraient pas a l'invasion de l'Amazonie par les plantations.
Le ministre bresilien des Affaires etrangeres, Celso Amorim, a souligne que M. Ban aura l'occasion en Amazonie "de verifier personnellement les efforts faits par le Bresil pour eviter la deforestation".
Selon M. Amorim, le president Lula a informe Ban Ki-Moon des recentes decouvertes de vastes gisements de petrole en mer par la compagnie Petrobas, tout en soulignant que le Bresil ne renoncerait pas a effectuer d'importants investissements pour developper l'utilisation des biocombustibles.
Apres son arrivee dimanche au Bresil, le secretaire general de l'ONU avait visite une usine de fabrication d'ethanol, combustible fabrique a partir de la canne a sucre. Il a rendu hommage a cette occasion au "tranquille geant vert" qu'est le Bresil dans la lutte contre les changements climatiques.
Tout en rendant hommage a la technologie developpee, Ban Ki-Moon avait exprime sa preoccupation au sujet de la conversion de cultures alimentaires en biocarburant.
Le mois dernier, le rapporteur des Nations unies pour le droit a l'alimentation, Jean Ziegler, avait estime que l'utilisation de terres cultivables pour la production de combustibles equivalait a un "crime contre l'humanite", un "desastre" a la fois sur le plan de l'alimentation que sur celui de l'environnement.
"Il est clair que les biocarburants ont un potentiel benefique, et peut-etre aussi negatif", a declare M. Ban dimanche, exprimant la crainte que les cultures, la faune et les forets soient mises en peril par une production massive de biocombustibles.
Parallelement a la visite de Ban Ki-Moon, les principaux producteurs mondiaux de biocombustibles ont rendu publique lundi une lettre qui lui est adressee pour defendre "l'impact positif" de leur production sur l'environnement, en reponse aux critique de M. Ziegler.
La lettre, signee par les associations de producteurs du Bresil (Unica), de l'Union europeenne (Ebio), du Canada (CRFA) et des Etats-Unis (USRFA), affirme que "les biocombustibles ne conduisent pas a la famine", mais au contraire "generent des benefices economiques et sociaux" et "peuvent aider a combattre la crise climatique".
Le president bresilien et le secretaire general de l'ONU ont egalement aborde au cours de leur rencontre la demande du Bresil de disposer d'un siege permanent au Conseil de securite de l'ONU, la situation a Haiti et au Moyen-Orient.
Selon une source de l'ONU ayant participe au dejeuner de travail, le president Lula a souhaite que de "nouveaux interlocuteurs", comme le Bresil, l'Inde et l'Afrique du Sud participent aux negociations de paix au Moyen-Orient.
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Ban_Ki_moon_et_Lula_discutent_du_rechauffement_climatique.htm?idrub=14&xml=071112231127.cggso1kj.xml>

les riches polluent ,les pauvres subissent

"70% des gaz a effets de serre deja emis sont dus a l'activite des pays riches, 28% ont ete emis par les pays emergents et seulement 2% par les pays les moins developpes. Les consequences du changement climatique seront, dans le court terme, tres differentes selon la partie du monde ou l'on se trouve. Malheureusement, les pays et les peuples les plus vulnerables sont aussi les plus pauvres." Kemal Dervis, administrateur du Programme des Nations unies pour le developpement


- "C'est un phenomene d'une extreme injustice, et il y a la une question de responsabilite historique a laquelle nous ne pouvons pas echapper. Face a ce tragique paradoxe, un devoir special de solidarite des pays developpes s'impose". Jose Manuel Barroso, president de la Commission europeenne


- "Meme les pires predictions du Giec sous-estiment la severite du changement climatique." James Lovelock


- "Il serait criminel et irresponsable de ne rien faire contre le rechauffement climatique." Yvo de Boer, secretaire executif de la Convention climat de l'Onu

jeudi 8 novembre 2007

même pas mal:pas si sûr surtout pour les enfants

Les enfants du Fahrenheit, BE Etats-Unis n°98, 05/11/07

Les consequences sanitaires du changement climatique frapperont de maniere disproportionnee les enfants, avertit l'American Academy of Pediatrics (AAP) dans un rapport publie dans le numero de Novembre du journal Pediatrics. Dans une declaration de principe, l'AAP appelle les professionnels de la pediatrie a exercer une vigilance accrue et des operations de sensibilisation afin d'anticiper les effets du rechauffement global sur la sante des enfants. Elle invite le gouvernement a accroitre son effort de recherche pour mettre au point des strategies de mitigation et d'adaptation au changement climatique, en pretant une attention particuliere a la sante infantile, a preparer les professions medicales et paramedicales a prendre en compte ces nouveaux enjeux et, plus generalement, a mettre en oeuvre des politiques agressives pour combattre les causes du changement climatique.
Les enfants sont plus exposes et plus vulnerables que la moyenne des populations aux menaces sanitaires directes ou indirectes, accrues ou emergentes qui devraient accompagner le changement climatique.
Le rapport cite notamment :
- les evenements extremes et les catastrophes climatiques, en particulier les effets consecutifs aux evenements, tels que les dommages aux installations de traitement des eaux potables et usees, les ruptures des chaines du froid, l'absence de materiel de cuisson, l'entassement dans des abris provisoires, les maladies transmises par les parasites proliferant dans les eaux stagnantes et les stress post-traumatiques,
- les maladies infectieuses, principalement les diarrhees qui sont la deuxieme cause de mortalite chez les jeunes enfants. Une etude basee sur des donnees relatives aux evenements El Nino, montre que les hospitalisations d'enfants diarrheiques augmentent de 8% par degre centigrade d'elevation de temperature. L'accroissement des precipitations predit par les modeles climatiques risque d'aggraver ces pathologies. Une correlation positive a par exemple ete observee entre les exces de precipitation et les maladies hydriques aux Etats-Unis dans le demi-siecle ecoule. Les pathogenes (bacteries, virus, parasites) et leurs vecteurs (rongeurs, insectes, escargots) sont egalement sensibles aux variations de temperature et d'humidite, comme le montre l'extension de la malaria dont 75% du million de deces annuel frappe des enfants de moins de 5 ans,
- la pollution de l'air ambiant : du fait de leur croissance pulmonaire, les enfants respirent a un rythme plus eleve que les adultes. Ils sont donc davantage exposes aux polluants atmospheriques, parmi lesquels l'ozone, un polluant a dynamique climatique. Les temperatures plus elevees risquent d'accroitre la pollinisation et donc l'exposition aux substances allergenes,
- les migrations : les degradations environnementales provoquees par le changement climatique (zones cotieres, regions subarides) entraineront des mouvements de population dont souffrent particulierement les enfants.
La publication de ce rapport intervient une semaine apres la controverse declanchee par le temoignage edulcore de la directrice des Centers of Disease Control lors de son audition au Senat sur les effets sanitaires du changement climatique. Il n'a pas ete fait mention de la vulnerabilite particuliere des enfants lors de cette audition.
Fondee en 1930 a Detroit, l'American Academy of Pediatrics compte 60.000 professionnels dont 34.000 pediatres.
Pour en savoir plus :
"CDC= Censure du Discours Climatique", BE Etats-Unis numero 97, 29/10/2007 - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
<http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51595.htm>
Sources :
- Katherine M. Shea, Global Climate Change and Children's Health, Pediatrics, Volume 120, Number 5, 11/2007, 1359-1367
<http://www.aap.org/pressroom/GlobalTR.pdf>
- American Academy of Pediatrics, Policy Statement on Climate Change, Pediatrics, Volume 120, Number 5, 11/2007, 1149-1152
<http://www.aap.org/pressroom/GlobalPS.pdf><http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51669.htm>

pas grave,même pas mal

La disparition de la banquise programmee avant 2020, Liberation, 31/10/07
Dino Dimeo

Apres 420 jours de derive sur la banquise, l’expedition Tara Arctic, support du programme de recherche Damocles, le projet pilote europeen pour l’annee polaire, a livre hier au museum d’histoire naturelle a Paris, ses premieres conclusions. Le recul spectaculaire de la banquise constate a l’ete 2007 laisse envisager sa disparition totale d’ici a 2020.
La montagne d’informations recueillies depuis cet amarrage est encore en cours d’analyse. Mais l’avis des trois chercheurs, epaules par Etienne Bourgois, le directeur du programme Tara, et representant a la fois Damocles et Search, son pendant americain, temoignent de l’ampleur des degats.
Calotte glaciere. Jean-Claude Gascard, directeur de recherches au CNRS et coordinateur du projet, est formel : «Depuis 1979 et les premieres donnees photographiques satellitaires, la surface de la banquise retrecit trois fois plus vite que le laissaient entendre les previsions. Rien que depuis septembre 2005, elle a recule de plus d’un million de kilometres carres.»
Ce diagnostic appuye par plus de 45 laboratoires de recherche dans le monde montre qu’il y a de plus en plus de risques de voir cette glace fondre totalement pendant l’ete. Les animations satellites temoignent clairement de cet amenuisement. Aujourd’hui, la surface totale de la banquise est de 4 millions de km2. Si elle continue a perdre 500 000 km2 de plus chaque annee, dans dix ans, il ne restera presque plus rien.
Le phenomene est encore difficile a prevoir avec precision, mais la tendance a la disparition progressive des glaces perennes au profit des glaces de l’annee se confirme. Les releves effectues recemment par l’expedition Tara donnent des chiffres largement inferieurs a la fourchette moyenne des projections.
Si la glace de mer reduit a vue d’œil, la calotte glaciere qui recouvre le Groenland semble egalement plus fragile. Peter Schlosser, coordinateur du programme americain Search, de l’universite de Columbia, envisage meme un scenario catastrophe : «Si cette calotte venait a fondre entierement, le niveau de la mer monterait alors de pres de sept metres.»
Nuit polaire. Dans une telle eventualite, l’afflux d’eau douce vers l’ocean ralentirait la montee des eaux chaudes et salees de l’Atlantique. Ce qui pourrait bouleverser le climat de l’Europe occidentale. Selon les mesures effectuees par cette expedition polaire, les glaces arctiques ont surtout perdu en epaisseur. La banquise fait une moyenne de deux metres a l’heure actuelle. Quant aux glaces reformees, leur epaisseur se situerait plutot autour du metre. Ce qui les fragilise d’autant. Ces releves laissent apparaitre qu’au 15 octobre, et malgre l’arrivee de la nuit polaire, la banquise n’avait toujours pas commence a se reformer.
Le rechauffement du a la concentration de gaz a effet de serre est, bien sur, le premier vise. Bien que benefique pour que la Terre ne gele pas totalement, c’est l’amplification de ce phenomene qui pourrait devenir fatale.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/288420.FR.php>

vendredi 2 novembre 2007

le Prix des politiciens:Ségolène n'est pas en reste.

question de sous, ici et ailleurs...
Parce qu’ils le valent bien !
Dimanche 28 octobre 2007 à 23:37 :: Michel Soudais ::#394 ::rss
Deux buzz sonnant et trébuchant ce week-end, dans la blogosphère : Ségolène Royal dément (en jouant sur les mots) faire payer ses prestations et Nicolas Sarkozy s’augmente.
Conférence payante
Panique dans la Ségosphère ! Jean-Luc Mélenchon, dans une note publiée sur son blog le 23 octobre, depuis le Chili, a osé faire état d’un aspect méconnu de la visite de Ségolène Royal au pays de Michelle Bachelet. L’ex-candidate socialiste à la présidence de la République qui y est annoncée le 29 octobre doit y donner « une conférence qui énerve beaucoup les gens de gauche que je rencontre, écrit le sénateur de l’Essonne. En effet c’est le patronat du coin qui l’organise et il faut payer pour y assister. Le prix du billet d’entrée oscille entre deux mois de retraite de base et presque un SMIC selon la catégorie de réservation. »
Cette info, publiée samedi dans Libération sous forme de brève, relayée par le NouvelObs.com, qui titre « Mélenchon attaque violemment Royal sur son blog » (chacun peut juger de la violence de l’attaque en s’y reportant [1]), fait évidemment quelques vagues.
Dès jeudi, sur le site Désirs d’avenir, un certain Drungali s’était étonné qu’il « en coute entre 48.5 $ et 128.5 $ pour écouter Ségolène au Chili lors d’une conférence dont le sujet est : "Planteamientos para una Sociedad Ética y Responsable" » et avait osé demander des « explications ». L’insolent ! Après quelques heures d’inattention des webmestres, le sujet a été censuré et la page de discussion est aujourd’hui introuvable, sauf dans la mémoire de Google. Sur le net, chaque fois que l’information est reprise, les "royalistes" se déchaînent dans des commentaires d’une violence incroyable, furieux qu’on porte atteinte à l’image de leur madone.
Afin d’éviter que l’incendie se propage, Ségolène Royal dément sur le NouvelsObs.com, les « affirmations totalement mensongères » de Mélenchon. « Je ne participe à aucune conférence payante organisée par le patronat contrairement à ce qui a été publié », affirme-t-elle. Disons qu’elle ne participe plus. Car les informations de Mélenchon étaient bien exactes.
1. Nous les avions vérifiées dès le 24 octobre en consultant le site chilien de réservation en ligne feriaticket.cl.
2. Le fait que ce site internet ait depuis supprimé de ses pages la prestation de Mme Royal n’est évidemment en aucun cas une preuve que M. Mélenchon aurait inventé cette histoire. D’ailleurs, il suffit de taper dans Google "Ségolène Royal feriaticket.cl" pour retrouver l’adresse des pages qui annonçaient cette conférence. Puis cliquer sur En cache sous l’adresse qui s’affiche pour voir que l’annonce a bien existé. C’est simple comme un clic et Ségolène est une fieffée menteuse.
Sarkozy veut s’augmenter
Selon une note que Profession Politique s’est procurée, le budget de l’Élysée devrait tripler en 2008. Alors que la loi de finances prévoyait une enveloppe de 32 millions, les crédits accordés devraient finalement s’élever à... 100 millions. Mais rassurez-vous, cette augmentation est uniquement motivé par un... souci de transparence. En gros, il s’agirait de réintégrer dans les comptes de la présidence plus de 800 personnes actuellement « prêtées » par les administrations. L’opération serait donc « purement comptable ». Ce qui reste à voir. En tout cas, à compter de 2008, la présidence s’engagerait à publier un « rapport d’activité », retraçant l’utilisation des fonds alloués à son fonctionnement. Elle demanderait aussi à la Cour des comptes de vérifier la nature des dépenses effectuées et à certifier le rapport d’activité.
Mais le plus croquignolet concerne la rémunération du Président (101 488 euros en 2007). La note de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, juge « souhaitable que celle-ci soit fixée par la loi et portée à un niveau comparable à celle du Premier ministre et des homologues étrangers du président de la République française ». Le salaire brut du Premier ministre atteint 240 000 euros brut par an, soit 140 % de plus que celui du chef de l’État… C’est pas juste ! Non seulement Sarko travaille plus que Fillon et ne gagne pas autant. Mais il travaille aussi plus que Chirac et ne gagne toujours pas plus. Il serait temps que sa promesse de campagne soit appliquée, au moins pour lui-même. Un type qui parvient à paraître aussi grand que Bush sur une photo doit pouvoir gagner autant, non ?
[1] Voici l’intégralité du passage consacrée à Ségolène Royal dans le blog de Jean-Luc Mélenchon : « Quand j’en ai fini avec les questions qu’on me pose au sujet des rebondissements de la nouvelle présidence francaise, on me demande alors des explications sur la prochaine visite de Ségolène Royal à Santiago. En effet, elle est annoncée ici le 29 octobre prochain. Elle accompagne un choeur de jeunes gens de la région du chabichou qui viennent chanter ici le « Canto general » de Neruda. Mais elle donnera aussi une conférence qui énerve beaucoup les gens de gauche que je rencontre. En effet c’est le patronat du coin qui l’organise et il faut payer pour y assister. Le prix du billet d’entrée oscille entre deux mois de retraite de base et presque un SMIC selon la catégorie de réservation (feriaticket.cl rubrique : seminario-congreso). Pour ne pas exagérer disons juste que ce n’est pas bien compris. Et pas seulement chez les gauchistes du coin, en supposant que les gens qui m’en ont parlé puissent être considérés comme tels, ce qui pourrait bien les énerver en me lisant. J’ai répondu que c’était sûrement pour payer les frais d’organisation. On m’a alors demandé si les frais incluaient les encarts publicitaires qui annoncent l’événement depuis une semaine dans la presse avec ce foutu prix d’entrée ! « Est-elle payée comme Clinton pour faire cette conférence » me demande-t-on ? Comment pourrais je le savoir ? Je dis non, à tout hasard, avec un air d’évidence qui est très important dans le rôle de composition que je joue en défense de notre ex candidate parmi des gens qui ignorent l’intensité amicale de nos relations. De plus, ils sont persuadés que nous nous disons tout, entre dirigeants socialistes francais. Et quand on s’est bien moqué de moi, il me reste encore à avaler la fin du potage. En effet le thème de la conférence est « l’éthique en politique ». D’abord j’ai cru à une blague. Mais tout ca est sur les sites internet des journaux chiliens...Comme la publicité dans la presse est dorénavant interrompue, apres une semaine de présence, on me demande si c’est parce qu’il ne reste plus de places ou bien parce que c’est un bide. Je n’en sais rien. Mais je me marre en douce en pensant que dans la grande tradition d’organisation qui est la sienne de « l’agenda modulable à tout moment » elle a peut-être annulé la conférence, ou le voyage (« un euro dépensé, un euro utile » ?). Je pense à la tête des gens assez grotesques pour payer un smic afin d’écouter au premier rang quelqu’un leur parler « d’éthique en politique » dans un pays où la pauvreté reste une réalité si cruelle. Ils devront aller demander leur remboursement comme des blaireaux qu’ils sont. »

jeudi 1 novembre 2007

la pauvreté

il y a des moments où je trouve que le web est assez génial comme source d'informations:

2 articles trouvés sur le web qu'en fait je trouve complémentaires:

le premier:
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2007/10/31/Plus-de-milliardaires-et-plus-de-pauvres-aux-US%3A-attendez-nous-on-arrive

le second:
http://maisondequartierstnicolas.blogspirit.com/archive/2007/10/31/l-angoisse-de-la-pauvrete.html

un monde meilleur ne passera ni par le grenelle ni par les ONG "écologistes"qui s'y sont fourvoyées...
essayons au moins,la prochaine fois,d'envoyer négocier des gens conscients des problèmes.

LA PAUVRETE(au sens large:la répartition des richesses) EST LE PRINCIPAL problème écologique de notre monde:
ça n'a pas été évoqué au grenelle...
il ne fallait fâcher PERSONNE...

et les pauvres,ils ne sont pas fâchés?
moi,je le suis...
mais c'est vrai,on n'est PERSONNE
la preuve:on n'a pas de REPRESENTANTS

en attendant,ma colère ne se porte pas sur Sarko qui,à mon avis est dans son rôle de droitier spoliateur des pauvres gens,
elle se porte sur les "représentants" écologistes ,syndicaux et autres souvent auto-désignés qui lui apportent une aide pour sa politique de spoliation ,soit-disant en notre nom.

pascal

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.