Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.
mardi 30 juin 2009
E10 :PRISE D'OTAGE des automobilistes
Helene Duvigneau et Karine Le Loet
Commercialise a la pompe depuis le 1er avril avec comme objectif de reduire l’impact des transports sur le rechauffement climatique, le nouveau supercarburant 95-E10 semble remplacer le SP95 plus vite que prevu. Premier bilan de sa mise en place.
Les industriels de la betterave, les groupes petroliers et automobiles se felicitent. Le SP95-E10 est un veritable succes. C’est en tout cas ce qu’ils assuraient lundi 22 juin, lors d’une conference de presse destinee a faire le bilan de ce nouveau carburant compose a 10% d’alcool de synthese fabrique a partir de betterave, ble et mais, et a 90% d’essence sans plomb SP95. Deux mois apres son lancement le 1er avril, l’E10 est en vente dans plus de 1 015 des 13 000 stations-essences du pays (soit 8% des points de vente). Et des la fin de l’annee, 70% des stations de l’Hexagone en proposeront. "C’est un produit qui va avoir une croissance exponentielle dans les dix ans a venir, a souligne Alain Jeanroy, directeur general de France Betteraves. J’espere que la France saura saisir cette opportunite. C’est une opportunite energetique, ecologique et creatrice d’emplois."
Aubaine pour le consommateur, l’E10 coute 3 a 5 centimes de moins que le traditionnel SP95.
Selon Laurent Hecquet, delegue general de l’association de defense des droits des consommateurs, le seul probleme reside dans la disparition un peu trop rapide du sans plomb 95 : "En region parisienne, l’E10 a tendance a se mettre en place au detriment du SP95", sans que le consommateur ne soit toujours au courant de la compatibilite ou non de son vehicule avec ledit carburant.
Or, poursuit-il, "une utilisation repetee de l’E10 pour des vehicules datant d’avant l’an 2000 peut entrainer une corrosion du moteur et des joints".
Obliges de se conformer aux reglementations, les petroliers invoquent en effet le manque de pompes pour remplacer le SP95 par l’E10, au lieu de faire cohabiter dans un premier temps les deux carburants. Chez BP, on a carrement decide de retirer le sans plomb 95 depuis la mi-mai.
Et pour les 40% de vehicules - trop vieux - qui ne peuvent carburer a l’E10, reste le SP98, en moyenne 5 centimes plus cher que le 95. "Choquant", juge Laurent Hecquet, qui en appelle a une meilleure prise en compte des droits des consommateurs : "Il faut veiller a ce que la mise en place de l’E10 ne constitue pas une forme de prise d’otage des automobilistes, qui, de toute facon, se retrouvent contraints d’acheter un carburant plus cher."
Clivage
Avant son lancement au 1er avril, l’agro-carburant E10 avait suscite une polemique entre ses partisans, au nombre desquels les cerealiers, betteraviers, constructeurs automobiles et l’Etat - qui a donne son feu vert par un decret du 26 janvier - et ses opposants ecologistes.
Sur le plan environnemental, l’E10 reduit a priori les emissions de gaz a effet de serre. Selon une etude de 2002 signee par l’Ademe et le ministere de l’Industrie, le bioethanol permettrait une reduction de 60% des emissions de CO2 du "champ a la roue"- production, acheminement du carburant et emissions des vehicules prises en compte - et aurait un bilan energetique deux fois meilleur que l’essence. Sur le plan politique enfin, l’E10 donne a la France une longueur d’avance dans la realisation de l’objectif europeen, a savoir 10% d’energies renouvelables dans le transport d’ici a 2020.
Passé au crible des ONG environnementales, le supercarburant semble pourtant beaucoup moins "super" que prevu. D’abord le chiffre de 60% de reduction des gaz a effet de serre ne s’applique qu’a la portion - 10% - de bioethanol inclue dans l’E10. Pis, ce carburant ne permet pas de consommer moins. Greenpeace calcule la surconsommation a environ 3% par rapport a un carburant classique (1,7% selon les industriels du secteur). Pour le meme nombre de kilometres, l’utilisateur devra donc acheter une quantite plus importante d’E10. Resultat, le gain a l’achat sera annule ou tres fortement tempere par la necessite de consommer plus. "La surconsommation est minime, se defend neanmoins Alain Jeanroy, directeur general de France Betteraves. Grace a l’E10, le conducteur peut continuer de gagner 2% sur le prix." "1 ou 2% ce n’est rien, affirme encore Francois Roudier, du Comite des Constructeurs Francais d’Automobiles. Avoir de bons pneus bien gonfles peut faire baisser de 5% la consommation de carburant."
Peut-etre sauf qu’a l’avenir, l’automobiliste devra aussi tabler sur une hausse du prix a la pompe de l’E10 en raison du cout de revient d’un agrocarburant, largement superieur a celui de l’essence. Et si le prix du baril de petrole venait encore a chuter, l’avantage economique de l’E10 sur son predecesseur pourrait bien s’envoler tout a fait. Et quid de l’etude americaine signee Marc Jacobson et parue il y a deux ans, qui demontrait que la combustion d’ethanol produisait de l’ozone, guere favorable aux poumons ?
Pour les associations de defense de l’environnement la solution passe plutot par les voitures propres ou par l’utilisation de biocarburants de seconde generation, fabriques a partir des parties non comestibles des plantes.
A lire aussi dans Terra eco :
Manger ou conduire, il faut choisir
Notre dossier : le mirage des biocarburants
Le jatropha, or vert prometteur ?
Les sources de cet article :
Le site du Ministere de l’Ecologie
Le site du Journal Developpement Durable
Sur le site de Futura Sciences, l’etude de Marc Jacobson
Le site 40 millions d’automobilistes
<http://www.planete-terra.fr/spip.php?page=article&id_article=1215>
vendredi 26 juin 2009
Biens mal acquis,à qui profite le crime?
Mercredi 24 juin 2009, à 12h 4, rue Jean Lantier 75001 Paris(Métro Châtelet)
Deux ans après la publication de son étude « Biens mal acquis », support des plaintes déposées en France contre Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema, le CCFD-Terre Solidaire publie le rapport « Bien mal acquis, à qui profite le crime ?».
On estime à plus de 1 000 milliards de dollars les avoirs détournés par des dirigeants corrompus à travers le monde.
En dépit des promesses répétées de la communauté internationale de lutter contre la corruption, seul 1% à 4% des montants détournés ont été à ce jour restitués aux populations volées.
Fruit d’un minutieux travail d’enquête, le rapport dresse un bilan actualisé des avoirs détournés par une trentaine de chefs d'Etats. Au-delà de la dénonciation de ces agissements, il analyse les raisons de la « non restitution » des fonds détournés, interpelle les institutions des pays du Nord sur leurs responsabilités (entraves aux restitutions, paradis fiscaux, pillages des richesses ...) et adresse des recommandations au gouvernement français et à l'Union européenne.
Présentation du Rapport en présence de :- Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire,- Jean Merckaert, chargé du financement du développement au CCFD-Terre Solidaire, auteur du rapport,- Jean-Marc Bikoko (Cameroun), président de la Centrale syndicale du secteur public (CSP) et coordinateur de la Plateforme d'information et d'action sur la dette du Cameroun.Merci de confirmer votre présence auprès de :Véronique de La Martinière01 44 82 80 64>>
téléchargez le rapport "Bien Mal Acquis - à qui profite le crime ?"
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je rapelle que selon la FAO 1 MILLIARD de personnes souffrent de la faim actuellement.
et on veut nous faire croire que le problème n'a pas de solution....que c'est une fatalité.
les spoliations sont une fatalité prétendent les spoliateurs...
quelle arnaque!
bio industriel:2,6 Milliards d'euros pour faire oublier l'éthique
ce raisonnement économique qui prévaut aujourd'hui va tuer le bio.
je reste persuadé que le bio marche grace à la confiance:ils vont tuer la confiance.
écoutez ensuite ce grossiste:
faire bouffer des poires en juin à des gens lui apparait comme une démarche bio...
c'est pourtant la négation de ce en quoi je crois,
négation au même titre que l'utilisation de poisons pour nourrir les gens...
quand je vois la tournure que prend ce bio,j'ai envie de pleurer.
comment donner envie à ces jeunes qui pour l'instant s'accrochent aux phytos comme des junkyes à leur dope ?
en leur proposant juste un raisonnement bio-économique encore une fois basé sur l'EXPLOITATION ET LE PROFIT MAXIMUM ?
je ne crois pas que ça marchera longtemps
http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-retard-de-la-filiere-bio-4452228.html
Jean Charles Bocquet a fait son beurre:il a bien répandu sa merde.
Paris (AFP) - 17:11 - Le marche francais des produits phytopharmaceutiques (pesticides) est en hausse en 2008, selon les chiffres rendus publics mardi par l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP).
Pour 2009, les professionnels s'attendent, sauf aleas climatiques, a une baisse des utilisations et a une stabilite du chiffre d'affaires, a indique Jean-Charles Bocquet, directeur general de l'UIPP lors d'un point presse.
En 2008, le chiffre d'affaires est en augmentation de 14% a 2 milliards d'euros,
retrouvant le niveau de 2001.
En volume, la hausse est de 2% a 78,6 milliers de tonnes, a precise M. Bocquet.
En raison du mildiou qui touche souvent la vigne, les viticulteurs restent les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15% des utilisations des phytosanitaires pour 3% des surfaces cultivees.
L'UIPP a reaffirme ses "reserves sur les mesures arbitraires" decidees lors du Grenelle de l'environnement.
Aux termes du plan Ecophyto 2018 decide par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit reduire "si possible" de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides.
La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le quatrieme au niveau mondial apres le Bresil, les Etats-Unis et le Japon.
Les quantites vendues en France ont atteint des sommets dans les annees 1990 avant de s'orienter a la baisse.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.75e35b977d6cd5cc91c23310808b5ba1.741.xml>
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à mettre ,bien-sûr en relation avec le message précédent...
preuve biologique de la contamination des agriculteurs par les pesticides:jusqu'à 1000 fois plus
Marseille (AFP) - 11:26 - Les agriculteurs exposes aux pesticides presentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le developpement d'un lymphome ou cancer du systeme immunitaire, selon une etude de chercheurs de l'Inserm bases a Marseille, communiquee mardi a l'AFP.
Cette decouverte d'un premier "marqueur biologique" du lymphome pourrait permettre de mieux depister ce cancer, de suivre les populations considerees comme "a risque" et de mettre en oeuvre, le cas echeant, des traitements plus precoces, selon un resume de l'etude, publiee dans la revue specialisee "The Journal of Experimental Medicine".
Cette etude a ete realisee par l'equipe "Instabilite genomique et hemopathies humaines" du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy, qui depend de l'Institut national de la sante et de la recherche medicale (Inserm), en collaboration avec une equipe d'epidemiologistes du Groupe regional d'etudes sur le cancer de Caen.
L'exposition aux pesticides en milieu agricole, ainsi qu'aux dioxines et aux solvants organiques, est consideree comme un facteur de risque accru de lymphomes, mais il manquait jusqu'a present la "preuve biologique" d'un lien de cause a effet.
Dans le cas du lymphome, le processus de cancerisation debute par un echange de materiel genetique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Sauf exceptions, c'est la signature clinique de ce cancer.
Or, en suivant sur une periode moyenne de dix ans une population de 128 agriculteurs exposes aux pesticides, les chercheurs marseillais ont trouve qu'ils presentaient dans le sang une frequence de cellules transloquees pouvant etre jusqu'a 1.000 fois superieure a la normale.
Et l'analyse moleculaire de ces cellules suggere que certaines pourraient constituer de reels precurseurs tumoraux et une premiere etape vers la cancerisation.
"Nos resultats apportent une vision nouvelle des etapes de progression vers le lymphome tout en mettant l'accent sur le role majeur de l'exposition agricole aux pesticides dans les etapes de progression", affirment les chercheurs marseillais Sandrine Roulland et Bertrand Nadel.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.cfbb6abcb1c2e8585a4f2915320ab018.221.xml>
jeudi 25 juin 2009
la lutte contre les spoliations est possible.
Les Indiens d'Amazonie ont obtenu gain de cause.
Apres deux mois de bras de fer avec l'Etat, ils ont finalement obtenu que le Parlement abroge deux decrets loi sur l'exploitation des ressources d'Amazonie par des entreprises etrangeres.
Le president Garcia a fait machine arriere devant l'ampleur de la contestation.
« C'est un jour historique pour les peuples indigenes » affirment les Indiens du Perou.
Soixante-cinq ethnies d'Amazonie etaient mobilisees depuis le mois d'avril pour proteger leur terre.
A l'origine de la crise, une loi adoptee l'annee derniere et favorisant les investissements etrangers au Perou, les textes autorisaient notamment l'exploitation des ressources naturelles d'Amazonie
Devant l'ampleur de la contestation le president peruvien a finalement fait son autocritique et dans la foulee le Parlement de Lima a abroge, jeudi 18 juin, deux decrets controverses. En echange, la minorite indienne a accepte de lever ses barrages.
La volte face des autorites a permis de sortir d'une crise sanglante puisque 34 personnes au moins ont trouve la mort dans les affrontements entre les forces de l'ordre et les Indiens d'Amazonie.
Le Premier ministre peruvien a d'ailleurs annonce son intention de demissionner car il n'a pas su eviter le bain de sang. La region de Bagua ou se sont deroules les heurts reste malgre tout en etat de siege et les charges sont maintenues contre 4 dirigeants de la minorite indienne entres en clandestinite.
<http://www.rfi.fr/actufr/articles/114/article_82006.asp>
jeudi 18 juin 2009
écologie participative
-participation à la démocratie participative rhone-alpes
-association d'éducation populaire
-construction de maisons en paille avec un maximum de chantiers participatifs
-cours de jardinage partagé en permaculture inspirée de Masanobu Fukuoka
je ne vois pas l'avenir sans un développement énorme de toutes les actions de PARTAGE.
PARTAGE à tous les niveaux.
tout le monde n'est pas prêt à ça(il suffit de lire les commentaires de Papounet qui justifie presque systématiquement les spoliations,les injustices)mais ,parfois, il y a de bonnes nouvelles:
la parcours de Nicolas Hulot en fait partie.
j'ai beaucoup critiqué Hulot lorsqu'il s'était associé avec Leclerc,le spoliateur en chef, au nom du développement de l'écologie.
j'avoue qu'il a vraiment évolué dans sa démarche et,à mon avis,dans le BON SENS.
partir d'où il est parti pour en arriver là: chapeau !
j'invite tout le monde à participer à sa nouvelle initiative.
pascal
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Hulot mise sur l'ecologie participative, L’Express, 15/06/09
Anne-Sophie Ladonne
Videos, textes, musiques et images... Pour reagir face a la crise, la Fondation Nicolas Hulot fait appel aux idees et aux propositions multimedia des internautes.
Dans un contexte de crise economique et culturelle, la Fondation Nicolas Hulot veut proposer des solutions ou l'ecologie permettrait d'aller vers une nouvelle economie, plus "humaine".
C'est pourquoi la FNH a reuni, samedi 13 juin, ses quelques 850 000 membres a la Cite des Sciences. Nouveau logo, nouveau site internet, nouvel objectif: "Prendre un nouveau cap". Nom de l'operation: Evolution Chapitre 2.
Pour Nicolas Hulot, "on ne peut pas se contenter de constater" les problemes ecologiques sans proposer de solutions.
La crise que traverse le monde doit servir de point de rupture au systeme actuel. Et pour pallier cette "crise culturelle", la Fondation propose d'allier economie et ecologie en "faisant preuve de solidarite et de partage".
Ecologie participative
Pour ce faire, la FNH a donc lance une invitation a l'ecologie participative. "Nous voulons tenter une approche plus sociale et solidaire, dans le but d'expliquer la complexite des enjeux, et d'enrichir la reflexion au niveau humain", explique Anabelle Jaeger, chargee du developpement a la fondation.
Chacun est invite a apporter des reponses a cette question: "Comment voyez-vous le monde de demain ?", en utilisant toutes sortes de medias (textes, musique, videos etc.).
Le but n'est pas d'apporter une reponse toute faite, mais d'"agreger des fragments de solutions" pour ecrire le Livre des evolutions.
Une initiative qui s'adresse a tous:
adherents, citoyens lambdas, personnalites politiques...
Le moment d'ouvrir ce nouveau chapitre dans l'ecologie par l'ouverture semble opportun, au vu du score realise par la liste Europe-ecologie au scrutin europeen, le dimanche 7 juin dernier.
<http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/hulot-mise-sur-l-ecologie-participative_767602.html>_____________________________________________________________________________________________________________
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mercredi 17 juin 2009
LAND GRABBING : nouveau FLEAU mondial. Olivier DE SCHUTTER complice de l'escroquerie
Le Monde, 15/06/09
Jean-Pierre Stroobants (avec Antoine Le Bozec), Bruxelles correspondant
Olivier De Schutter, rapporteur special des Nations unies pour le droit a l'alimentation, s'inquiete de l'extension rapide des acquisitions et locations de terres agricoles dans des pays en developpement par des Etats riches et des fonds d'investissement.
Cette pratique du land grabbing ("accaparement de terre") s'est acceleree a la faveur de la crise alimentaire de 2008.
M. De Schutter juge que la question doit figurer a l'agenda des discussions agricoles du G8, le sommet des huit pays les plus industrialises, en juillet.
Il avance onze principes lies aux droits de l'homme qui devraient, selon lui, servir de base aux contrats futurs ainsi qu'a une approche multilaterale, afin d'eviter les menaces qui planent sur les populations locales.
Selon les estimations, de 15 a 20 millions d'hectares (ha) - l'equivalent des terres arables francaises - ont fait l'objet de transactions depuis trois ans, essentiellement en Afrique.
La Chine aurait achete 2,8 millions d'ha en Republique democratique du Congo pour y developper la plus grande exploitation mondiale d'huile de palme.
La Coree du Sud, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont acquis, au total, plus de 1,5 million d'ha au Soudan. L'Arabie saoudite aimerait louer un demi-million d'ha en Tanzanie.
Les experts estiment que, d'ici a 2030, il faudra trouver 120 millions d'ha de terres agricoles supplementaires pour repondre a la demande de produits alimentaires. "Ces investissements peuvent representer une chance de developpement, creer des infrastructures et de l'emploi, permettre a des agriculteurs d'acceder a la technologie et au credit, note M. De Schutter.
Ils peuvent aussi avoir des consequences tres negatives et menacer tant le droit a l'alimentation que les autres droits des populations concernees."
Faute de regles negociees, des cultivateurs sont, et seront, expulses et prives d'acces aux ressources indispensables a leur survie.
Le paradoxe, releve le representant special, est que parmi les personnes les plus exposees au risque alimentaire se trouvent 500 millions d'hommes et de femmes dont depend en grande partie l'avenir de la planete : ce sont les ouvriers salaries du secteur agricole. "Leur assurer une protection adequate constituerait une contribution majeure", estime-t-il.
M. De Schutter reclame egalement que les investissements soient couples a des projets a haute intensite de main-d'oeuvre, ce qui donnerait de l'emploi et des revenus aux groupes locaux. Ils devraient, en outre, se voir reserver une partie des recoltes, a mettre en vente sur les marches locaux. Le representant special demande encore que les principes du developpement durable et d'une approche agro-ecologique soient respectes partout.
Seule une approche multilaterale, conclut-il, permettra d'eviter la concurrence entre les pays pauvres desireux d'attirer des capitaux.
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/06/15/l-onu-veut-controler-la-ruee-vers-les-terres-agricoles_1206948_3244.html#ens_id=1207050>
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je pense que l'ONU,est malgré tout ce qu'il raconte, en train de mettre le doigt dans un engrenage qu'ils seront par la suite incapables de maitriser.
donner un cadre "légal" à des actions de SPOLIATION à l'échelle mondiale est,à mon avis une erreur monstrueuse car du coup ils les justifient.
je crois que l'ONU a tort et devrait exiger un moratoire sur toutes les actions de Land Grabbing.
120 millions d'ha nécéssaires d'ici 20 ans pour la consommation alimentaire,c'est déjà dûr à trouver,
si en plus il faut accepter de DONNER celles qui existent déjà pour satisfaire uniquement des investisseurs sans foi ni loi,sous prétexte de faire rouler des bagnoles,le but devient inateingnable.
les conséquences sont toujours les mêmes:FAMINE pour ceux qu'on a spolié et à qui on n'a,comme d'habitude ,pas demandé leur avis.
demandé aux 8 pays les plus riches de s'auto-réguler,surtout en période de crise économique:
quelle FOUTAISE !
mardi 16 juin 2009
risque de disparition du petit colibri
l'activité de vente a été stoppée en 2008 car le maire de la commune,un exploitant agricole veut répupérer le terrain.
pour cela il a changé le PLU et fait passer les terrains en zone verte inconstructible.
comment créer une ferme avec en plus un projet pédagogique sans aucun batiment?
il n'y a pas de réponse.
Richard Wallner n'a pas de réponse.
pourtant il se démène avec un courage exemplaire.
il a besoin de soutiens.
les informations sont là:
http://aupetitcolibri.free.fr/EcolieuAUPETITCOLIBRI.html
écologie à 2 vitesses:le particulier paye,l'industriel récolte
Paris (AFP) - 10:29 -
Le gouvernement a cree un nouveau regime d'autorisation simplifiee pour certaines installations industrielles classees, selon une ordonnance publiee vendredi au Journal officiel, provoquant la colere des ecologistes qui y voient "un symbole de la relance grise".
La creation de ce "troisieme regime", simplifié, sans enquete publique ni etude d'impact, vise a accelerer les procedures pour les installations potentiellement les moins dangereuses.
Il existe quelque 500.000 installations classees en France, dont environ 50.000 - celles presentant les risques industriels les plus importants pour l'environnement - sont soumises a une autorisation prefectorale prealable, les autres devant faire l'objet d'une simple declaration d'activite.
Farouchement opposees a cette reforme, les associations ecologistes ont juge qu'elle pourrait remettre en cause leur participation a la table ronde sur les risques industriels lancee il y a pres d'un mois par la secretaire d'Etat a l'Ecologie, Chantal Jouanno.
"On organise une concertation mais on decide avant la concertation !
C'est totalement contraire a l'esprit du Grenelle. C'est a vous degouter de la concertation", a reagi Arnaud Gossement, porte-parole de la federation France nature environnement (FNE, 3.000 associations).
"Dans la mesure ou cette reforme supprime un grand volume d'enquetes publiques, cela ne va pas servir a grand chose de savoir comment les ameliorer.
Or c'est l'un des sujets majeurs a l'ordre du jour de la table ronde", a-t-il ajoute.
Interroge sur un eventuel depart de la federation ecologiste de la table ronde, qui doit se reunir mardi, il a repondu: "Tres clairement, la question se pose".
Un decret doit maintenant fixer le champ d'application de cette ordonnance, c'est-a-dire la liste des activites qui passeront dans le troisieme regime simplifie.
"C'est dans les modalites d'application qu'il faudra etre coherents et vigilants", avait explique a l'AFP Mme Jouanno lors du lancement de la table ronde, le 19 mai.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.6cd7b9be54402b54b338f8cc5cf00c83.281.xml>
jeudi 11 juin 2009
pourquoi n'avons nous pas arrêté le changement clmatique quand nous le pouvions ?
j'avoue que je suis un peu décu par le choix du réalisateur de ménager la chèvre et le chou en ne mettant pas les acteurs industriels face à leurs responsabilités.
il y a des ACTEURS de la pollution qui se batissent des fortunes grâce à la pollution qu'ils engendrent.
penser qu'ils accepteront de changer radicalement de cap sans les mettre face à leurs responsabilités me parait être une grossière erreur.
pour compléter le film,je vous en propose un autre.
http://allantverslendroit.wordpress.com/2009/03/31/the-age-of-stupid-une-future-verite-qui-derange/
The Age of Stupid (L'ère de la stupidite) est un film documentaire britannique du realisateur Franny Armstrong (McLibel), sorti en 2009.
L'acteur Peete Postlewaite, nomine aux Oscars, incarne un homme vivant seul dans le monde devaste de 2055, et qui regarde de vieilles images tele datant de 2008 en se demandant : Pourquoi n'avons-nous pas empeche le changement climatique tant que nous le pouvions ?
mardi 9 juin 2009
pollueurs contre générations futures:utilisation du système judiciaire pour harceler et taire la vérité
Pascal Farcy
En octobre dernier, cinq associations environnementales europeennes achetaient du raisin de table dans 16 chaines de supermarches situees en Allemagne, France, Hongrie, Italie, Pays-Bas et Allemagne. L'objectif de l'operation etait d'evaluer la teneur en pesticides de ces raisins, de la meme maniere que cela l'avait deja ete pour le vin (1) precedemment. La publication des resultats de cette etude, fin novembre, a ete sans appel… 99,2 % des echantillons presentant une contamination par un ou plusieurs pesticides.
Un tel resultat n'a evidemment pas plu aux producteurs, puisque la Federation Nationale des Producteurs de Raisins de Table (2) a assigne en justice le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Generations Futures), association reference pour l'operation en France. En consequence, pour ce qui est considere comme un "denigrement du raisin de table", le MDRGF se voit reclamer la somme de 500 000 €, la publication du jugement dans 10 medias nationaux et la suppression sur son site Internet.
Pour l'association, il s'agit d'une "attaque scandaleuse visant simplement a nous faire taire car notre travail derange tous ceux qui voudraient que rien ne change dans les pratiques agricoles polluantes actuelles". Avec cette assignation, comme le souligne le MDRGF, c'est en fait la liberte d'information qui est mise en cause, et la decision du tribunal sera a ce titre doublement interessante a connaitre.
Notons que de la meme maniere, la chaine de television TF1 aurait egalement ete assignee en justice pour avoir denigre le raisin de table dans le cadre de l'emission "Attention a la marche", le 22 novembre dernier. Dans cette derniere, un candidat s'est en effet vu poser la question : "quel est le pourcentage de raisin contamine par les pesticides vendus en grande distribution ?"…
1- Voir l'article "Vin : jusqu'a 5800 fois plus de pesticides que dans l'eau".
2- La FNPRT est affiliee a la FNSEA (Federation Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3781>
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nul doute,pour moi, que Jean Charles Bocquet est derrière tout ça:
quand on se considère si puissant que tous les coups sont permis...
tiens je vais reposer la question:
Quel est le pourcentage de raisins contaminés par les pesticides vendus en grande distribution?
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lundi 8 juin 2009
l'alliance écologique indépendante revendique un bon score:près de 4%
PARIS - L'Alliance écologiste indépendante (AIE), en réunissant près de 4 % des suffrages en métropole aux européennes, "a réussi ses débuts", trois mois après sa naissance, en dépit du peu d'attention des médias, a souligné lundi son président Antoine Waechter.
La liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové a remporté 16,28% des voix aux Européennes, et va envoyer quatorze eurodéputés à Strasbourg. L'importance de cette percée est l'une des principales surprises de ce scrutin.
"Le vote écologiste est le principal signal envoyé par les électeurs au cours de ce scrutin.
Les défis climatiques, énergétiques, alimentaires, sanitaires, biodiversitaires et environnementaux exigent de véritables ruptures dans les choix politiques", a affirmé dans un communiqué M. Waechter, tête de liste malheureux de l'AIE dans l'Est.
"La schizophrénie qui consiste à convoquer un Grenelle de l'Environnement tout en poursuivant les programmes routiers et aéroportuaires, à mépriser les paysages français ou à stériliser chaque année des dizaines de milliers d'hectares pour l'urbanisation doit cesser", a-t-il estimé.
Alliance écologiste indépendante était en concurrence avec Europe-Ecologie de M. Cohn-Bendit et José Bové, et le MoDem avec Corinne Lepage et l'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias.
"Avec huit fois moins de moyens financiers et 50 fois moins de temps d'antenne, les listes de l'Alliance ne font que 4 fois moins qu'Europe Ecologie", a assuré M. Waechter indiquant que l'AEI s'engagera "dès les prochaines semaines, dans la préparation des élections régionales avec la capacité d'être présente dans toutes les régions".
Francis Lalanne, tête de liste AEI dans le Sud-Est, avait déposé fin mai une plainte auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour protester contre "la censure systématique" dont était victime, selon lui, son parti face à "une médiatisation à outrance" d'Europe-Ecologie.
(©AFP / 08 juin 2009 12h57)
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je veux ajouter que les pauvres,dans leur majorité ne sont pas allé voté.
ils ne voteront plus jamais pour le PS qui s'est largement foutu de leur gueule.
la gauche bobo encore plus RACISTE envers les pauvres que les riches n'a plus de raison d'être,elle n'a plus de base électorale.
ça fait longtemps que je le dis.
ce qui est nouveau c'est qu'
elle ne pourra plus jamais CONFISQUER le vote populaire avec son escroquerie du "vote utile"
le vote utile ,aujourd'hui c'est l'écologie.
les pauvres n'ont pas encore confiance dans l'écologie.
cela viendra peut-être mais à la seule condition qu'il n'y ait aucune alliance avec tous ceux qui ont déjà trahi le vote populaire.
je pense qu'EUROPE ECOLOGIE fera cette erreur.
UMP - PS et leurs vasseaux ,tous dans le même sac, et ......DEHORS.
pascal
vendredi 5 juin 2009
la France nazie est de retour.déportation des Roms
-des expulsions accompagnées de destruction
-des exclus sont poussés par les CRS vers un quai de garre et embarqués de force dans des wagons réservés pour cette déportation
-la création d'un guetto avec limitation de la liberté de circulation et des vigiles qui bloquent les accès.
on est revenu aux méthodes de l'extermination des juifs.
l'ecoeurement au plus haut degré
à quand la dernière étape ?
la solution ultime ?
la douche :c'est vrai qu'ils sont sales
et le ministre responsable de tout ça est un ex-socialiste...
http://www.m6replay.fr/emissions/enquete-exclusive/13500080
mardi 2 juin 2009
vol de terres:IIED, FIDA et FAO ne condamnent pas au nom du productivisme:quelle honte!
Laetitia Clavreul
Les investisseurs internationaux jettent leur devolu sur les terres agricoles - surtout les meilleures.
Elles constituent pourtant le moyen de subsistance des populations locales, qui risquent d'en perdre l'acces.
Mais les gouvernements font peu de cas de ces dernieres.
Ce phenomene vient, pour la premiere fois, d'etre analyse en detail dans huit pays africains par des experts de l'Institut international de l'environnement et du developpement (IIED), en collaboration avec deux institutions de l'ONU, le Fonds international de developpement agricole (FIDA) et l'Agence pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Intitule "Accaparement des terres ou opportunite de developpement ?", leur rapport, publie lundi 25 mai et dont Le Monde a eu connaissance, appelle a la consultation des populations rurales menacees et a une meilleure prise en compte de leurs interets dans les transactions. Il souligne un manque de transparence dans les processus de decision et les circuits d'investissement. De quoi alimenter les craintes de corruption.
Le rapport confirme l'accroissement des transactions a grande echelle.
En cinq ans, en Ethiopie, au Ghana, au Mali, a Madagascar et au Soudan, ce sont
2,5 millions d'hectares sur lesquels les investisseurs se sont rues. Comme souvent en Afrique, ces terres sont propriete des Etats, et les paysans ne detiennent qu'un droit d'usage.
Les droits sur les terres offerts aux investisseurs sont tres bas, car la priorite est donnee aux contreparties en termes d'emplois ou d'infrastructures. Mais les contrats examines sont presque tous "courts et simples, compare a la realite economique de la transaction", note le rapport. Les engagements des investisseurs y restent vagues et la question de la repartition des recoltes entre exportation et consommation locale pas vraiment evoquee.
Surtout, les populations concernees sont tenues a l'ecart des negociations et les donnees sur la superficie ou la nature des contrats ne sont pas publiques. Si les transactions commerciales privees peuvent demander une certaine confidentialite, "le manque de transparence parait problematique" quand il s'agit de discussions entre gouvernements.
"Absence de dialogue"
"Cette absence de dialogue est un probleme. Dans toutes nos actions, nous nous attachons a ce qu'il y ait un consentement libre et informe des populations quand il est question de ressources naturelles", explique Jean-Philippe Audinet, directeur de la division des politiques au FIDA, qui regrette de voir des gouvernements preferer "le business au developpement".
Faut-il pour autant condamner ces acquisitions - ou plutot ces concessions qui peuvent aller jusqu'a 99 ans, car il s'agit rarement de ventes ?
IIED, FIDA et FAO ne sont pas si categoriques. "Le phenomene existe et il est massif. Il faut faire en sorte que ses effets soient positifs et ses degats minimes", estime Paul Mathieu, expert a la FAO. "Tout depend des termes de la negociation et de l'implication des acteurs, qui ne doivent pas inclure que les investisseurs et les Etats", estime l'un des auteurs, Lorenzo Cotula (IIED).
Si l'accaparement de terres peut choquer, surtout dans des zones importatrices de denrees, les trois institutions veulent aussi y voir l'occasion, pour ces pays, de rendre leur agriculture plus productive. Les rapporteurs ne mettent pas moins les investisseurs, et tout autant les Etats, devant leurs responsabilites. "Les efforts pour attirer les investissements de grande echelle ne doivent pas detourner l'attention sur les besoins d'ameliorer la securite des populations locales", jugent ainsi les auteurs.
Ils invitent les investisseurs a communiquer sur leurs veritables intentions des le debut des transactions. Concernant les pays hotes, ils leur recommandent de clarifier leur politique en matiere d'accueil d'investissements, de mettre l'accent sur le partage des benefices, de reorienter les transactions vers la qualite, et non plus vers la quantite. Ils demandent la publication de toute decision et le respect des droits fonciers locaux.
Car, pour les auteurs, le phenomene va s'accentuer, entrainant des transformations economiques et sociales en Afrique et ailleurs.
Ce qui se joue la aura donc de fortes implications pour l'avenir de l'agriculture mondiale, ou "l'agribusiness" pourrait encore plus dominer.
Sur le Web : http://www.fao.org/nr/tenure/infores/newpubs/en
Sur le meme sujet :
Zoom : Une nebuleuse d'investisseurs prives et publics
Les faits : Les dangers de la ruee sur les meilleures terres d'Afrique
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/05/25/les-paysans-africains-ecartes-des-transactions-sur-les-terres-arables_1197633_3244.html#ens_id=1196528>
résistance:comment l'Amaranthe rend les OGM non-rentables
Sylvie Simon
Aux Etats-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgenique ont du etre abandonnes par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menaces.
Cette panique est due a une « mauvaise » herbe qui a decide de s’opposer au geant Monsanto, connu pour etre le plus grand predateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifere et defie le Roundup, l’herbicide total a base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne resiste ».
Quand la nature reprend le dessus
C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Georgie, ville situee a environ 130 kilometres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes resistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.
Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont ete ensemences avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant recu un gene de resistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne resiste ».
Depuis cette epoque, la situation s’est aggravee et le phenomene s'est etendu a d'autres etats, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri.
Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique situee a Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de genes entre la plante OGM et certaines herbes indesirables, comme l’amarante.
Ce constat contredit les affirmations peremptoires et optimistes des defenseurs des OGM qui pretendaient et persistent a affirmer qu'une hybridation entre une plante genetiquement modifiee et une plante non-modifiee est tout simplement « impossible ».
Pour le geneticien britannique Brian Johnson, specialise dans les problemes lies a l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement reussi sur plusieurs millions de possibilites. Des qu’elle est creee, la nouvelle plante possede un avantage selectif enorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilise ici, a base de glyphosphate et d’ammonium, a exerce sur les plantes une pression enorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »
Ainsi, un gene de resistance aux herbicides a, semble-t-il, donne naissance a une plante hybride issue d’un saut entre la graine qu’il est cense proteger et l’amarante, devenue impossible a eliminer.
La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes a la main, comme on le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible etant donne l’etendue des cultures. En outre, ces herbes, profondement enracinees sont tres difficiles a arracher et 5 000 hectares ont ete tout simplement abandonnes.
Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir a une agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coutent de plus en plus cher et la rentabilite est primordiale pour ce genre d’agriculture. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja a Dudley, dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ces derniers temps, ce secteur representait 80 % de son commerce. Aujourd’hui, les graines OGM ont disparu de son catalogue et la demande de graines traditionnelles augmente sans cesse.
Deja, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui revelait que des genes modifies de cereales avaient transite vers des plantes sauvages, creant ainsi une « supergraine » resistante aux herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministere de l’environnement. Depuis 2008, les media agricoles americains rapportent de plus en plus de cas de resistance et le gouvernement des Etats-Unis a pratique d’importantes coupes budgetaires qui ont contraint le Ministere de l’Agriculture a reduire, puis arreter certaines de ses activites.
Plante diabolique ou plante sacree
Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture genetique, est une plante sacree pour les Incas.
Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde.
Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en proteines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels mineraux.
Ainsi ce boomerang, renvoye par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce predateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanite en cas de famine.
Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les regions seches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problemes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.
Ainsi, « la marante » affronte le tres puissant Monsanto, comme David s’opposa a Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inegal ! Si ces phenomenes se reproduisent en quantite suffisante, ce qui semble programme, Monsanto n’aura bientot plus qu’a mettre la cle sous la porte. A part ses salaries, qui plaindra vraiment cette entreprise funebre ?
<http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article10632>
jeudi 28 mai 2009
l'électricité verte bien plus EFFICACE que les biocarburants
Voitures : l’electricite verte plus efficace que les biocarburants,
Le Nouvel Observateur, 11/05/09
Cecile Dumas, Sciences-et-Avenir.com
Tandis que se poursuit le debat sur les benefices et les risques des biocarburants, trois chercheurs americains apportent une nouvelle donnee au probleme. Grace a une comparaison chiffree, ils montrent qu’il est plus interessant de transformer la biomasse en electricite pour ensuite charger les batteries de vehicules electriques, que de transformer cette biomasse en carburant pour remplir les reservoirs.
Elliot Campbell (University of California, USA) et ses collegues ont ainsi calcule que pour une meme surface cultivee, un vehicule "bio-electrique" parcourt en moyenne sur l’autoroute une distance 81% plus longue qu’un vehicule roulant au biocarburant. Pour une acre cultivee (un peu moins d’un demi-hectare), la premiere parcourt 22.500 km, contre 14.500 km pour la seconde.
Les chercheurs ont pris en compte l’integralite des filieres pour batir leur comparaison, incluant les depenses energetiques de chaque technologie, de la production des carburants et des vehicules. Ils ont compare les rendements obtenus pour differents types de biomasse, mais ou graminees (Panicum virgatum ou "switchgrass").
La difference flagrante entre l’electricite issue de la biomasse et les biocarburants s’explique d’abord par le fait que le rendement des moteurs a combustion est beaucoup moins bon que celui des moteurs electriques, selon les chercheurs. Campbell estime meme qu’un vehicule hybride utilisant les bioethanols derniere generation ne ferait pas mieux qu’un vehicule electrique recharge grace a la biomasse.
D’autant plus que la voiture "bio-electrique" a un second avantage non negligeable, toujours selon Campbell et ses collegues : elle permet de reduire davantage les emissions de CO2 que la voiture roulant aux biocarburants. Pour une acre de panicum, une voiture "bio-electrique" evite le rejet de 10 tonnes de CO2 par rapport a une voiture de meme calibre brulant des carburants fossiles. L’economie est deux fois plus importante qu’avec un vehicule roulant au bioethanol versus un vehicule classique.
Faut-il alors abandonner la filiere du bioethanol au profit de centrales electriques a la biomasse ? Les chercheurs, dont les travaux sont publies dans la revue Science (datee du 8 mai), soulignent que d’autres elements, comme la pollution atmospherique, la consommation de l’eau ou le cout de production des vehicules doivent egalement etre pris en compte avant de realiser un tel choix.
<http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/nature/20090511.OBS6461/voitures_lelectricite_verte_plus_efficace_que_les_bioca.html>
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mercredi 27 mai 2009
comment ils ont TUE le bio
la phrase de Merillon est phénoménale:
« Le bio ne doit plus etre un choix ideologique, il doit s'imposer dans le circuit de distribution classique , martele Philippe Merillon, chef du service de la strategie agroalimentaire au ministere.
il me semble pourtant que c'est ce fameux choix idéologique qui donne confiance aux consommateurs...non?
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L'incroyable faillite du bio francais,
Le Point n°1914, 20/05/09
Emilie Lanez
Le premier pays agricole d'Europe a rate le virage bio.
Enquete.
Madame Bio, c'est elle. Chignon boheme, tailleur pantalon elegant, Elisabeth Mercier, ancienne economiste au ministere de l'Agriculture, preside l'Agence bio, l'ambassade du bio francais. Dans une rue silencieuse de Montreuil, en banlieue parisienne, quelques bureaux modestes, decores de posters de coccinelles et de souriantes vaches laitieres.
Avec une quinzaine de salaries et un budget annuel de 4,8 millions d'euros, sa mission consiste, depuis 2004, a mieux organiser cette filiere, a la defendre et a la faire connaitre.
Le retard bio est une expression qui, on s'en doutait, ne lui plait guere, meme si l'ancienne diplomate, qui negocia cinq ans durant nos quotas laitiers a Bruxelles et defendit notre agriculture aux Pays-Bas, ne le laisse guere paraitre : « Disons que c'est un monde riche de sensibilites contrastees. La consommation bio est une vraie tendance de fond. Depuis cinq ans, les consommateurs sont fideles, leur panier s'elargit, il faut engager une spirale vertueuse . » C'est bien la tout le probleme.
Les Francais adorent le bio-meme s'il leur coute plus cher-, ils en achetent et en redemandent.
Paradoxalement, la deuxieme puissance agricole de la planete est incapable de fournir du bio. Les distributeurs sont donc contraints d'importer massivement.
Recours qui donne a penser, car si, pour fournir aux Francais des pommes ou des carottes bio, on doit leur faire parcourir 2 000 kilometres en camion, le benefice environnemental de l'operation parait pour le moins amoindri.
« Nous vivons parfois des moments compliques pour trouver du lait bio, raconte Gilles Baucher, directeur des marques propres Monoprix , l'approvisionnement est tendu . » C'est la rancon du succes, car la marque bio Monoprix, lancee voila quinze ans, explose : les ventes ont augmente de 25 % l'an passe. L'entreprise de surgeles Picard est confrontee, elle aussi, chaque jour a cette penurie de bio. « Nous ne pouvons pas mettre un produit bio a la une de nos catalogues promotionnels. Nous serions incapables de suivre le boom de la demande », confie Delphine Courtier, directrice du marketing. Le bio chez Picard, c'est pres de 40 % de tous ses legumes vendus, 60 000 sacs de haricots verts achetes chaque mois, 20 000 sacs de choux-fleurs, « une explosion phenomenale depuis trois ans ». « Nous avons de plus en plus de difficultes a obtenir nos volumes », ajoute la directrice marketing. Pour fournir les 758 magasins, les producteurs doivent pouvoir livrer d'imposants volumes, mais aussi fournir des produits particuliers. Pas de carotte torve, de haricot riquiqui ou de petit pois bossele : les legumes Picard sont soumis a une charte esthetique contraignante. « Il nous faut du beau bio . » Des canons que dame Nature, surtout quand on la laisse faire, peine a respecter.
Le seul legume bio francais vendu chez Picard est donc le brocoli.
Tout le reste est achemine par route depuis l'Italie, mysterieusement capable, elle, de produire du beau bio.
La chaine a lance ce mois-ci ses premiers fruits issus de l'agriculture bio : « Les framboises sont cultivees et usinees sur place en Pologne, raconte Elisabeth Bouton, directrice de la qualite , le cocktail fruits rouges est achete en Bulgarie . »
Pour vendre du bio aux Francais, on importe donc. Etonnant. Car si l'agriculture biologique francaise est aujourd'hui a la traine de toute l'Europe, elle fut, voila vingt ans, la championne de cette filiere alors emergente. Le bio en France, c'est l'histoire du lievre qui demarre la course en tete, s'essouffle, ralentit, s'arrete et se fait depasser par tous ses concurrents. En pourcentage de surface consacree au bio par rapport a la surface agricole totale, le classement est sans appel : la Lettonie, l'Estonie, le Timor-Oriental et São Tome et Principe consacrent une plus grande part de leurs terres au bio que nous. Et par rapport a nos voisins europeens, nous sommes devances par l'Autriche, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Suede. « Lorsque l'Europe debloqua en 1992 des fonds pour inciter les agriculteurs a se convertir au biologique, raconte Stephane Bellon, coordinateur du programme bio a l'Inra, la France s'en servit pour maintenir son elevage de haute montagne. »
Une erreur politique que ne commirent pas ses voisins : l'Italie et l'Espagne investirent massivement dans le bio, parvenant ainsi a inonder aujourd'hui l'Europe de leurs productions. « La volonte politique de soutenir le bio a jusqu'ici ete bien faible , confirme Vincent Perrot, de la Federation nationale des agriculteurs biologiques, porte-voix de 70 % des 11 640 agriculteurs bio.
La France agricole est marquee par l'agriculture intensive, dominee par le lobby des grandes exploitations. Notre culture fut trop longtemps celle du produire plus pour exporter plus. »
Les agriculteurs sont des chefs d'entreprise ! L'ideologie productiviste de la FNSEA, syndicat majoritaire dans les campagnes, n'a pas fait de place au bio. « Car le bio est une technique d'exploitation qui ne se satisfait d'aucune recette livree par des representants en produits phytosanitaires, poursuit Vincent Perrot, il faut faire attention, tout inventer, beaucoup, beaucoup travailler. » Un engagement dont temoigne Jacques Frings, 57 ans, maraicher bio a la tete de 67 hectares sur la commune de Chevry-Cossigny, en Seine-et-Marne. « J'ai repris l'exploitation de mon pere, c'est lui qui a choisi la conversion, car il n'en pouvait plus d'arroser ses legumes avec des bidons qui portaient une etiquette a tete de mort. » Ensemble, ils ont « beaucoup galere sur le plan technique ».
« Vingt ans de galere »
Quand Frings reprend l'exploitation de son pere en 1977, il possede 18 hectares de vergers et une equipe d'ouvriers agricoles portugais. « L'avenir du bio a ete escamote par la revolution agricole. Les ouvriers agricoles sont partis parce que les logements etaient trop chers et que l'on gagne plus facilement sa vie en ville. Les avantages historiques de la production locale ont egalement disparu. Un camion de salades arrive a Rungis depuis Perpignan tout aussi vite que depuis la plaine de la Brie. » Sans personnel, sans circuit de distribution competitif, Jacques Frings a du tout reinventer. « Avec ma femme et nos deux enfants, on a connu vingt annees de galere. Financierement, on est descendus bien bas. Maintenant, cela va carrement bien. Le biologique, cela ne s'apprend pas a l'ecole, il faut faire du preventif, connaitre parfaitement son sol, afin que les plantes ne tombent pas malades », et ainsi eviter de les soigner a grand renfort de pesticides. Desormais, Jacques Frings maitrise, comme peu d'autres, la production de fruits et legumes bio. L'an passe, il a en tout et pour tout depense 10 euros en insecticide biologique, pour guerir « des choux envahis de chenilles », et, luxe inoui, il s'accorde une semaine de vacances trois fois par an. Pour ecouler ses produits, le maraicher s'appuie sur un cycle de distribution court, grace a son propre magasin Biocoop, vaste hangar chauffe au poele a bois, ou 400 clients viennent chaque semaine faire leurs courses. Saumon, poulet, ananas, creme hydratante, huile de sesame, miel, muesli, chocolat et carottes, rien ne manque et tout est gere par sa femme, ancienne infirmiere, et leur fille ainee. Les fruits et legumes proviennent des champs qui entourent a perte de vue le hangar, le reste est achete a la cooperative bio. Jacques Frings salarie desormais trois ouvriers, « des neoruraux qui un jour voudront s'installer a leur compte ».
Le bio est soudain devenu, l'automne dernier, priorite nationale, Grenelle de l'environnement oblige. Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, veut que triple d'ici quatre ans la surface agricole bio, de 500 000 hectares a 1,6 million d'hectares. Fort ambitieux. Il faudrait que les agriculteurs se convertissent en masse. « Abandonner l'agriculture conventionnelle est un choix delicat, car, pendant trois ans, votre production, qui faute d'engrais et de pesticides s'effondre, ne peut etre vendue sous le label bio », commente Stephane Bellon. Ces annees dites de conversion-le terme n'est pas anodin-sont financierement soutenues par les pouvoirs publics. « Jusqu'ici, les aides etaient plafonnees a 7 600 euros par exploitation et par an. Elles sont desormais deplafonnees, de 200 a 600 euros par annee et par hectare, variable selon le type de production », souligne Vincent Gitz, charge du bio et de la recherche au ministere de l'Agriculture . L'idee est de seduire les grands refractaires : les cerealiers, qui, portes par le cours caracolant des cereales, ne songent guere a quitter leur mode de production conventionnel . Or, sans cereales bio, pas d'alimentation bio pour le betail, et donc pas d'elevage bio. La defection des ceraliers, qui ne jurent que par les hauts rendements, penalise toute la chaine de l'elevage bio francais.
Autre ecueil, un grave probleme de generation. Les militants des annees 70 sont, trente-cinq ans plus tard, en fin de course. Pour reprendre cet exigeant flambeau, il faudra que des jeunes s'installent. Le voudront-ils ? Le pourront-ils ? « Ce plan bio ne resout pas l'immense probleme du foncier , souligne Francois Lerique, president de l'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) en Ile-de-France. Il est impossible de trouver 4 ou 5 hectares pour s'installer comme maraicher, surtout pres des grandes villes. Comment voulez-vous qu'un agriculteur bio debutant dans la profession rivalise avec des promoteurs immobiliers ou un grand cerealier ? C'est pourquoi, a vec l'association Terre de liens, on achete des terrains qu'on loue a des exploitants bio. On vient ainsi d'acquerir 28 hectares sur le plateau de Saclay, au sud de Paris . » Les paysans bio sont de bien Petits Poucets, volontaires mais fragiles, face aux geants agricoles. L'agence des espaces verts, organisme public d'Ile-de-France, acquiert des terrains pour les maintenir en terres agricoles, afin de preserver la production autour de Paris. Elle a ainsi achete 13 hectares aux Mureaux, dans les Yvelines, attribues, apres appel d'offres, a un cerealier, soutenu par une banque specialisee. Offre certainement plus viable economiquement que celle, autrement aleatoire, d'un exploitant bio.
Tonnage trop faible pour les hypers
Pour rattraper notre retard, les paysans devront se convertir, trouver des terrains et ecouler leurs productions. « Le bio ne doit plus etre un choix ideologique, il doit s'imposer dans le circuit de distribution classique , martele Philippe Merillon, chef du service de la strategie agroalimentaire au ministere. Il faut lutter contre l'idee que faire du bio, c'est faire petit . » Le mouvement bio souffre de son image. Que chacun produise dans son coin, c'est peut-etre bien, mais les grandes enseignes de distribution ne peuvent rassembler a moindre cout les tonnes necessaires. Voila pourquoi elles se fournissent aupres des immenses cooperatives bio du sud de l'Europe, tandis que nos paysans vendent leur production en direct a la ferme ou sur des marches locaux. Le Moyen Age !
Pour convaincre les agriculteurs de passer au bio, Michel Barnier veut leur garantir des debouches importants. Il veut donc que, dans trois ans, 20 % des repas servis dans les cantines soient issus de l'agriculture biologique. Un objectif que tous les specialistes jugent hors de portee, a moins d'importer en masse. « A l'Inra, nous avons etudie la faisabilite d'un scenario fictif : admettons que Marseille veuille recevoir 1 million de repas bio, se souvient Stephane Bellon . On a etudie toutes les possibilites. Force a ete d'admettre que les quantites etaient impossibles a fournir . » En attendant, pour oublier, au ministere, on dejeune avec du pain bio, des yaourts bio et des pommes bio. Bien de chez nous.
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46 euros
C'est la somme moyenne consacree aux achats de produits bio par les menages francais sur une annee.
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Un Francais sur quatre consomme des produits bio
42 % des Francais achetent du bio au moins une fois par mois,
23 % au moins une fois par semaine et
6 % tous les jours (on les appelle en marketing des « biocitoyens »).
Les produits bio ne representent que 1,7 % du budget annuel total d'alimentation d'un menage francais.
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La liste des courses bio
Les Francais achetent d'abord des yaourts, du lait et des oeufs. Viennent ensuite les fruits (pommes, bananes) et les legumes (carottes, courgettes, concombres).
+ Voir l’infographie : Part de l’agriculture bio en 2006
<http://www.lepoint.fr/content/system/media/0/1914/085bio.pdf>
<http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-20/l-incroyable-faillite-du-bio-francais/916/0/345177>
vendredi 15 mai 2009
exclusion des vieux
LES PERSONNES AGEES :UN PROBLEME ECONOMIQUE
Voila le ton est donné: d'un coté un directeur d'hôpital Monsieur Bouquet qui gère l hôpital d'un aspect purement comptable (ce qui peut se comprendre c'est son job )et de l autre monsieur Bertholet maire de romans qui incite a retarder l'accueil en établissement ....dénontrant au passage sa méconnaissance du sujet /2personnes agées sur 3 vivent chez elle !!!!
Actuellement , les vieux qui vivent a domicile payent les conséquences de quarante ans d'indifférence ETATIQUE:la politique de maintien a domicile, rarement accompagnée, aboutit a laisser de nombreux vieux.....En particulier le vieux pauvre a survivre sans aides et les soins nécessaires !!!!
Pour le premier aspect purement comptable..nous pourrions demander le remplacement de la direction et l 'encadrement par du personnel chinois tout aussi compétent mais nettement moins coûteux et pourquoi pas nos députés , nos sénateurs !!!!....
A force de ne pas affronter notre peur de la vieillesse et de la mort, nous nous sommes cachés que nous serons bientôt vieux et nous avons caché ces vieux qui nous rappellent ainsi que celles et ceux , familles, aidant, soignants qui en sont proches .
A force d'intéger la conception marchande de l homme , nous avons perdu le sens de la valeur humaine de tous ceux qui ne sont plus économiquement utiles, efficaces et performants.
Si les vieux restent sur le bord de la route , ce n'est pas parce que notre société rejette ceux qu'elles jugent inaptes, c'est simplement parce que les vieux , comme l écrivait Alfred Sauvy en 1946 ne peuvent s'adapter a la marche du monde ....comme c'est facile a dire !!!!!
A cause de nous , les personnes agées , dans leur grande majorité souffrent de se sentir inutiles.Déja notre société se conduit de telle maniére envers les vieux qu'elles finit par les contraindre a ressembler réellement aux stéréotypes qu elle utilise pour les décrire .
Il faut insister :il est nécessaire, si l'on ne veut pas que les vieux perdent le goût de vivre de cesser de les contraindre a ne survivre qu'en passifs béneficiaires de soins et de services.Pour cela il faut repenser la vieillesse, mais pas seulement .On ne naît pas vieux; On vieillit dans la continuité de toutes les autres périodes de sa vie .....C'est donc aussi comme l'écrivait Simone de beauvoir en 1970:L'homme tout entier qu il faut refaire , toutes les relations entre les hommes qu il faut recréer si l on veut que la condition du vieillard soit acceptable.
Un homme, une femme ne devraient pas aborder la fin de sa vie les mains vide et solitaire .
Si la culture n'était pas un savoir inerte acquis une fois pour toute et oublié, si elle était pratique et vivante, si par elle l individu avait sur son environnement une prise qui s'accomplirait et se renouvellerait au cours des années , a tout âge il serait citoyen actif .....si il n'était pas atomisé des l enfance clos et isolé parmi d'autres atomes , s'il participait a une vie collective aussi quotidienne et essentielle que sa propre vie .
Quand on a compris ce qu'est la condition des vieillards , on ne serait se contenter de réclamer une politique de la viellesse plus génereuse....c'est tout un systhéme qui est en jeu et la revendiquation ne peut étre que radicale:CHANGER LA ......VIE...Tous les jours des vieux meurent a cause de manques .Manque de soins, mais aussi de SENS!!!!!
POUR CES RAISONS :QUE VOUS SOYEZ JEUNES,MOINS JEUNES ,VIEUX : LE DIMANCHE 17 MAI A 10H30 DEVANT LA MAIRIE DE ROMANS....faites passez le message autour de vous :amis familles etc...MAIS VENEZ en nombres , méme ceux et celles qui ne sont pas concernés aujourd hui...MAIS DEMAIN?.....Des miracles peuvent se produire ?????
je ne pourrai pas aller dimanche devant la mairie car je serai en train de travailler sur une maison en paille mais je suis tout à fait d'accord avec le constat de Fournier.
je fais ce qui me semble nécéssaire au niveau du village de Crépol car il y a bien longtemps que je ne crois plus à la générosité des pouvoirs publics envers les anciens.
le conseil général a mis en place le CLIC de la drôme des colines:
au lieu d'être un outil au service des vieux,ils l'ont transformé en un outil économique d'encadrement,j'allais dire de parquage des vieux.
PlaNet Finance ou le genocide économique par le micro-crédit qui tue
Banquier des pauvres 2.2 envoye speciale 14.5.09
envoyé par 20thcenturyfox. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
c'est la suite du reportage:
on y apprend que le MARCHE DES PAUVRES est énorme,rentable et...sans fin
car il aura toujours des pauvres
Attali ,les économistes "socialiste" et les investisseurs sociaux créent un génocide
Banquier des pauvres 1.2 envoye speciale 14.5.09
envoyé par 20thcenturyfox. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
on ne voit pas la fin du reportage initial mais cette histoire finit pour un nombre de plus en plus important de gens par des suicides.
suicides familiaux car une clause du crédit prévoit que si la femme se suicide,sa famille doit quand même régler la dette.
le chiffre qu'on peut retenir:
pour 78% des emprunteurs,la dépendance aux crédits les empêche de sortir de cette situation
Aux rencontres mondiales sur la pauvreté , je m'étais insurgé contre la demande d'une généralisation du micro-crédit comme une solution majeure du problème.
je me suis frité avec tous les économistes présents.
ce reportage me donne raison.
ce micro-crédit est une horreur absolue.
je pense qu'on devrait JUGER les gens qui en tirent profit.
les juger pour génocide
autre pensée qui me vient:
quand on voit Attali à la tête de cette MAFIA
Strauss-kahn au FMI
d'autres "socialiste" à la tête des organismes économiques
est-ce que certains n'ont pas anticipé la crise? et inventé le moyen de s'assurer du cash à 30 % pendant la période ? en se foutant complêtement de la souffrance humaine qu'ils vont créer...
En France,le gouvernement dit se préoccuper du crédit à la consommation peu vertueux et pourtant ce sont des Français en col blancs qui sont en train d'organiser ce VOL manifeste des pauvres du monde entier.
des pauvres corvéables à merci dans des prisons sans bareaux ni gardiens.
que pensez-vous de ma proposition de juger ATTALI pour CRIME CONTRE l'HUMANITE ?
pascal
mercredi 13 mai 2009
Appel pour le revenu de vie
aussi bien les socialistes que les verts,que...bien d'autres m'ont écoeuré avec leur obstination à défendre le système de spoliation en place .
kouchner qui vote UMP:c'est ce qu'ils ont fait de la gauche!
allez,pour ceux à qui il reste un peu d'humanité,le lien est là:
http://appelpourlerevenudevie.org/
mardi 12 mai 2009
vélo en bambous
un bel exemple :
Un velo low-cost, Arte, GlobalMag, 01/05/09
Construire un velo a partir de bambou: c’est l'idee qu'a eue le designer americain Craig Galfee apres un voyage en Afrique. La plante y est souvent percue comme une mauvaise herbe. Pourtant, elle peut fournir des cadres tres robustes. Les ghaneens exportent meme leurs 2 roues vegetalises en Europe et aux Etats-Unis.
<http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/GLOBALmag---Tous-les-vendredis-a-19h00-/2606164.html>
et en plus je les trouve très jolis.
leur évolutivité peut permettre à chacun d'imaginer des développements pour chaque usage qu'on veut faire du véhicule.
à quand des vélos en bambous dans nos villes et nos campagnes?
lundi 11 mai 2009
quand on mélange le vert avec le rose, on se retrouve un peu marron
c'est une phrase de 2007 qu'avait sorti Francis Lalanne.
Phrase au combien vraie.
aujourd'hui il se présente aux élections Européenne
il pose une question pleine de bon-sens:
"pourquoi revoter pour des politiciens alors qu'on sait déjà que par le passé ils n'ont rien fait pour nous ? "
"il y a d'autres personnes que les politiciens qui ont des choses à dire et des propositions à faire pour améliorer la vie"
bon courage Francis.
tu vas prendre des coups mais accroche-toi
pascal
jeudi 7 mai 2009
mardi 5 mai 2009
les vers de terre et l'inra
Les lombriciens, des travailleurs infatigables ou lorsque Michel Bertrand, centre Inra de Versailles-Grignon et Paul Robin, centre Inra de Rennes vous parlent de la vie des vers de terre.
De quoi parle-t-on lorsque l'on evoque la faune du sol ?
par Michel Bertrand
La faune du sol regroupe un nombre tres important d'organismes animaux, qui se comptent en centaines de millions d'individus par m2, appartenant a plusieurs centaines voire milliers d'especes.
Suivant leur taille, on regroupe ces individus en microfaune, mesofaune ou macrofaune en allant des plus petits au plus grands.
Avec les limaces et les araignees, les vers de terre appartiennent a la macrofaune, et on en denombre de l'ordre de quelques centaines au m2 correspondant a une masse qui se compte en dizaines voire en centaines de kilos a l'hectare
Y a-t-il differentes sortes de vers de terre, comment peut-on les distinguer ?
Les vers de terre appartiennent a de nombreuses especes et, dans un milieu donne, on trouve facilement une dizaine d'especes differentes. On classe ces especes en groupes ecologiques suivant leur taille, leur habitat, leur comportement et leurs ressources alimentaires. On distingue classiquement les vers aneciques, de grande taille, vivant dans des galeries verticales et se nourrissant de matiere organique presente a la surface du sol, des vers endoges beaucoup plus petits qui digerent la matiere organique incorporee dans l'horizon de surface du sol et des vers epiges qui vivent a la surface du sol, surtout quand il y a des debris vegetaux.
Quel est le role des lombriciens dans le sol ?
Les vers de terre creusent des galeries et ingerent de la matiere organique c'est-a-dire principalement des residus de vegetaux. Leur activite entraine donc des modifications de la structure du sol car les galeries font partie de la porosite du milieu, qui joue sur les transferts d'eaux et d'air, ainsi que sur la capacite d'enracinement des plantes. Lorsqu'ils ingerent, digerent et excretent de la matiere organique, les vers de terre participent egalement a la transformation physique et chimique des residus vegetaux qui presentent alors une forme plus decomposee. De meme, ils prennent part a l'incorporation dans le sol de la matiere organique presente en surface, comme les residus de culture dans le cas des champs cultives. Ces animaux font partie des organismes qui modifient le milieu par leur activite et que l'on appelle, en ecologie, les ingenieurs de l'ecosysteme. A un niveau plus global, les vers de terre sont eux memes une ressource trophique pour des animaux de plus grande taille, comme les oiseaux, et leur abondance joue donc sur la biodiversite generale.
Les vers de terre sont-ils de bons indicateurs des pratiques agricoles ?
Les vers de terre sont sensibles aux techniques utilisees par l'agriculteur. En particulier, ils reagissent fortement au travail du sol et a tout ce qui joue sur la quantite de matiere organique mise a leur disposition, puisqu'il s'agit de leur nourriture. En regle generale le travail du sol profond est globalement defavorable aux vers de terre, mais il affecte principalement les vers de type anecique en detruisant leurs galeries, incorporant dans le sol la matiere organique de surface dont ils se nourrissent, voire en les blessant directement. Les vers de type endoges peuvent par contre etre plus nombreux dans les parcelles labourees car la couche labouree est riche en matiere organique, ce qui leur est favorable. La quantite globale de carbone dans le sol est egalement preponderante, ce qui fait qu'on trouvera plus de vers de terre dans les prairies que dans des parcelles de grande culture, ainsi que dans les parcelles recevant des amendements organiques provenant d'elevage (fumier par exemple). En grande culture, l'effet des pesticides apparait secondaire, en particulier nous avons observe que les effectifs etaient similaires en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique. Dans des vergers, ou la quantite de pesticides utilisee est nettement plus forte qu'en grande culture, on a par contre observe des effets negatifs de ces produits sur les lombriciens.
Comment se developpent actuellement vos recherches en rapport avec les vers de terre ?
A Grignon, nos recherches ont pour cadre general les regulations biologiques dans le champ cultive. Nous cherchons a preciser l'impact des techniques culturales sur les organismes vivants dans les parcelles agricoles, afin de mettre au point des manieres de cultiver plus respectueuses de l'environnement et valorisant les aspects positifs lies a la presence de certains organismes. Dans le cas des lombriciens, il s'agit a la fois de mieux comprendre l'effet des pratiques agricoles sur les vers de terre et l'effet des populations de vers de terre sur le milieu. A partir de ces connaissances, on pourra proposer des alternatives techniques alliant l'action des vers de terre et des operations culturales.
Une question que tout le monde se pose : les lombriciens repoussent-ils quand on les coupe ?
Suivant la position de la coupure par rapport aux organes vitaux, c'est-a-dire la tete et les organes sexuels, le ver de terre peut mourir ou non. Quand il survit, il reconstitue partiellement les anneaux manquants. Par contre, contrairement a ce qu'on peut entendre parfois, si l'on coupe un ver de terre en deux, les deux morceaux ne repoussent pas pour donner deux vers de terre !
Le role des lombrics dans la degradation de la matiere organique peut il etre mis a profit dans les filieres de l’agronomie ?
par Paul Robin
Certainement, surtout dans le contexte du developpement de filieres "non alimentaires".
L'evacuation rapide des dejections animales par un systeme de « chasse d'eau » permet une amelioration des elevages en batiment, grace a la limitation des odeurs, des emissions d’ammoniac et des gaz a effet de serre. Cependant, pour etre durable, le systeme doit recycler l'eau, etre facile a gerer pour les eleveurs et ouvrir de nouvelles voies de valorisation des nutriments excretes.
Par exemple, la lombrifiltration – elevage de vers de terre sur un support organique arrose par un liquide charge de matieres organiques (eaux usees, lisier ou fumier de batiments d’elevage, effluents de laiteries…) – permet de traiter avec succes du lisier et fumier porcin dans un systeme associant a une porcherie, un lombrifiltre, une serie de 4 lagunes alternant plantes flottantes et enracinees, puis un reservoir en vue des chasses d’eau toutes les 4 heures dans l’elevage. Le bassin de stockage peut accueillir des poissons rouges si l’on souhaite controler empiriquement la qualite de l’eau.
Ce procede, developpe avec la Chambre d'Agriculture du Finistere, le CNRS et d’autres partenaires (Universites de Rennes, Montpellier, Brest, Jiao Tong de Shanghai, Cemagref de Rennes, Agrocampus Ouest, Cirad avec des financements du Departement du Finistere, de la Region Bretagne, de l’Europe et de l’Etat), conduit a :
- produire des engrais organiques exportables,
- incorporer des coproduits agro-forestiers,
- reduire le besoin de surface d'epandage,
- reduire l'emission d'ammoniac, de methane et d'odeurs d'un elevage sur lisier conventionnel,
- considerer les lombriciens comme un bioindicateur, simple a controler, de la stabilite du systeme, a defaut de les elever en vue d’une recolte.
Comment se developpent actuellement vos recherches en rapport avec les vers de terre ?
L’enjeu est de rendre ces resultats utilisables par une majorite d’elevages. Si les effluents d’elevage ne sont pas valorises integralement, directement ou indirectement, vers la production d’engrais et d’aliments du betail, on va continuer a epuiser les sols d’une part et polluer les ecosystemes d’autre part. Nos recherches s'orientent donc vers :
- la prise en compte des specificites territoriales dans l'aide a la decision pour adapter le dimensionnement et la gestion a des tailles d'elevage et a des territoires varies (par exemple Bretagne, Corse, Chine, Bresil),
- la maitrise de la coexistence d'especes plus nombreuses : soit des especes pour les productions animales et vegetales dans differents compartiments ou successivement au cours du temps ; soit des especes naturelles a travers le developpement et le suivi d'especes locales d'interet ecologique qui interagissent aux limites du systeme de production,
- le commencement de travaux sur des systemes "secs" : dans ce que nous avons fait, l'eau assure le transfert des nutriments entre compartiments et il faut stocker de l'eau en hiver pour compenser l'evaporation estivale ; lorsque l'eau est rare ou salee, il faut limiter l'evaporation et nous devons identifier d'autres vecteurs des nutriments pour maximiser l'efficience des intrants et minimiser les fuites polluantes vers l'ecosysteme naturel qui entoure l'elevage. C'est l'elevage de volailles sur parcours qui pourrait nous conduire a des resultats equivalents en systeme "sec".
Source et contacts :
<http://www.inra.fr/la_science_et_vous/apprendre_experimenter/histoire_de_vers_de_terre>
intoxication des populations
donc on peut l'écrire:
Le Bresil nourri aux pesticides,
Univers Nature, 28/04/09
Elisabeth Leciak
Au Bresil, l’Agence Nationale de Vigilance Sanitaire (Anvisa) vient de rendre publics des chiffres alarmants sur les pesticides. Des residus de produits chimiques utilises dans l’agriculture ont ete retrouves dans de nombreux produits alimentaires, a des taux depassant les limites autorisees.
Au Bresil, « apres les medicaments, les produits chimiques issus de l’agriculture sont la deuxieme cause d’intoxication des populations » declare Jose Gomes Temporão, Ministre de la Sante.
Selon le rapport de l’Anvisa, sur plus de 1700 echantillons analyses, parmi les produits alimentaires les plus courants (patate, tomate, banane, oignon, etc.), 15 % ne presentent pas de resultats « satisfaisants ». Quelques produits se revelent comme les plus risques : 64 % des echantillons de poivrons analyses ont des teneurs en pesticides au-dessus des limites admises par les autorites sanitaires, ou encore le raisin et les fraises, pour lesquels pres de 30 % des echantillons sont contamines.
Le rapport met egalement en relief la presence de pesticides classes comme dangereux pour la sante dans la plupart des analyses.
Desormais interdits dans d’autres pays du monde, des produits comme l'acephate, l'endosulfan, le phorate et le metamidophos ont ete retrouves dans les cultures de laitue, de riz, de tomate ou encore d’ananas.
Pays emergent, le Bresil est considere comme le futur « geant vert » de la planete. D’une superficie 16 fois superieure a la France, ce pays-continent a en effet un potentiel agricole sans commune mesure. Deja premier exportateur de cafe et de canne a sucre, deuxieme exportateur mondial de soja et de viande bovine, le Bresil a connu ces dernieres annees une formidable expansion de son agriculture au point que la production agricole et l’ensemble des secteurs qui lui sont lies representent aujourd’hui pres de 33 % du PIB (Produit Interieur Brut). Mais ce developpement fulgurant ne se fait pas sans qu’il y ait de revers a la medaille. Sans meme parler de la deforestation du patrimoine planetaire qu’est l’Amazonie, c’est le peuple bresilien qui est le premier affecte.
D’apres les resultats d’analyses de l’Anvisa, il est clair que les risques sanitaires de l’agriculture industrielle sont tres loin d’etre maitrises.
Or si l’agence du ministere de la sante bresilien propose une serie de recommandations, pour les consommateurs et afin de renforcer le suivi, il est a esperer que le geant latino-americain s’imposera plus de vigilance, alors qu’il est devenu, en 2008, le premier consommateur mondial de pesticides, depassant les Etats-Unis.
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3717>
Telepac.agriculture.gouv.fr
les subventions perçues par l'agriculture industrielle dépassent largement le revenu des agriculteurs : un système qui marche sur la tête payé par le contribuable qui en prime se fait empoisonner à petit feu...
Les subventions aux agriculteurs rendues publiques. Et les "gagnants" sont...,
Le Monde, 29/04/09
Laetitia Clavreul
"Je vais m'en prendre plein la figure, c'est sur. D'accord, je suis cense etre l'un de ceux qui touchent le plus, mais en face du montant, il faudrait donner le benefice de ma societe : 20 000 euros." Jean-Pierre Pitois s'emporte. Ce Breton, engraisseur de bovins, pense qu'avec la publication exhaustive des beneficiaires de la politique agricole commune (PAC), jeudi 30 avril, il sera de nouveau sur le banc des accuses. Comme en 2006, quand la France, sous la pression des medias, avait fini par devoiler les noms des dix plus gros destinataires des aides aux grandes cultures et a l'elevage. Il y figurait. Et en avait entendu parler...
On avait alors su qu'il avait touche 358 000 euros de subventions, meme si, lui, dit percevoir "autour de 200 000 euros". Ce qui fait deja une coquette somme, surtout que desormais, il ne vend plus que 400 bovins par an, contre plus de 3 500 avant. Mais les aides, calculees sur une base historique, n'ont pas diminue pour autant. L'homme ne se demonte pas : "Il faut voir le boulot qu'on a abattu pour les avoir, ces primes."
Jean-Pierre Pitois le sait : dans la nuit de mercredi a jeudi sera active le site Telepac.agriculture.gouv.fr, qui permettra, en tapant le nom d'un individu, d'une societe ou d'une commune, de savoir combien touche chacun. Ou en inscrivant un montant, par exemple 300 000 euros, de deceler les plus gros beneficiaires de la PAC.
C'est un reglement europeen qui a rendu obligatoire, a cette date, la publication des aides par tous les pays de l'UE, et qui va permettre de lever le voile sur la repartition des 8 milliards d'euros que touche la France.
En Camargue, ou les riziculteurs et les producteurs de ble dur (pour les pates) sont particulierement aides, on n'apprecie pas forcement cette publicite. A la societe Fermes francaises, en tete du "top ten" de 2006 avec 872 000 euros d'aides, on propose de "rappeler la semaine prochaine"... Ancienne propriete de Monceau Assurances, le site appartient depuis l'ete dernier a des actionnaires danois, dont le fils cadet du couple royal du Danemark.
"Ces aides permettent de maintenir une activite sur notre territoire, qui est un milieu tres atypique", rappelle, au nom de tous les riziculteurs, Francois Callet, president de leur syndicat. S'il admet qu'il peut etre juge choquant que les aides soient restees les memes en 2008, alors que le prix du riz s'est envole, il justifie le systeme : "La flambee n'a dure que six mois. Nos exploitations ont une rentabilite faible, et quand les cours etaient bas et que nous puisions dans nos tresoreries, personne ne criait au scandale."
Avant que l'on puisse le decouvrir sur Internet, il refuse de dire combien il touche. Il concede juste cultiver 400 hectares, ce qui devrait le placer au-dela des 300 000 euros de subventions annuelles. En 2006, date des derniers chiffres publies par le ministere de l'agriculture, ils etaient 37 en France dans cette categorie, et 4 500 dans celle des plus de 100 000 euros. Ces gros beneficiaires ne representent cependant que 1 % des 394 000 exploitations francaises. Ils n'en sont pas representatifs : il s'agit plutot de structures industrielles, parfois meme de filiales de groupes agroalimentaires ou autres.
Chez les agriculteurs, la transparence n'est pas bien vecue.
Certains ont meme du mal a admettre qu'il s'agit la d'argent public.
Les cerealiers d'Ile-de-France, eux, ont meme plaide aupres de leurs elus pour que publication il n'y ait pas.
Nicolas Jaquet, producteur de mais dans les Landes, avoue toucher 180 000 euros. Mais il tient a preciser que "cette prime ne compense qu'un tiers de la baisse du chiffre d'affaires" qu'il subit depuis l'instauration du systeme, en 1992. Si la FNSEA et la Confederation paysanne sont favorables a la transparence, son syndicat, la Coordination rurale, souvent classsee a droite, y est hostile. Il craint les cliches et l'amalgame avec les "subventions du prince Charles ou d'Albert de Monaco". "Certains touchent 100 000 euros d'aides pour faire tourner leur entreprise, et ont un revenu inferieur au smic", dit-il.*
En moyenne, les agriculteurs recoivent 20 300 euros par an, et les subventions representent souvent bien plus que leurs revenus.
Mais ils savent que leurs voisins, leurs ennemis et meme leurs amis iront voir combien ils touchent, et les prendront a partie. Pourtant, ce systeme, qui devait compenser l'alignement des prix europeens sur les cours mondiaux, ils ne l'ont pas choisi. Beaucoup disent leur crainte de "trinquer" a cause des gros beneficiaires, la publication des aides sans explication servant les interets des anti-PAC.
Mais la transparence sera-t-elle totale ? Pas si simple. Certains beneficiaires pourront rester discrets, car il ne sera pas facile de distinguer qui se cache derriere certaines societes, et encore moins de savoir combien un meme individu en detient, ce que ne revelera pas le moteur de recherche.
Le ministere disait, mardi 28 avril, se refuser a publier une liste des principaux destinataires, et voulait se contenter de repondre a l'obligation de mettre en place "un outil de transparence". Mais les equipes du ministre de l'agriculture, Michel Barnier, lui ont prepare le terrain en decryptant les donnees a l'avance. Il sera en outre moins difficile pour le ministre de justifier les aides, puisqu'il a, en fevrier, annonce leur reequilibrage.
Les donnees revelees jeudi ne devraient pas manquer de surprendre. On trouvera parmi les plus aides, non des agriculteurs, mais des entreprises des secteurs laitier, volailler ou porcin, qui touchent differentes aides, dont des soutiens a l'exportation.
Certains montants pourraient s'elever a plusieurs millions d'euros.
Chez Lactalis, par exemple, on relativise. La somme qui sera publiee sera a mettre en relation avec les "10 milliards de chiffres d'affaires" de la societe, souligne Luc Morelon, porte-parole. "Le grand public sera capable de comprendre", juge-t-il.
On trouvera aussi des associations, comme les Restos du coeur, qui touchent des subventions pour l'aide alimentaire. Les fonds de la PAC, caverne d'Ali Baba, servent aussi a cela.
Sur le meme sujet :
Eclairage : L'Allemagne s'oppose toujours a la publication des donnees
<http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2009/04/29/agriculture-europeenne-et-les-gagnants-sont_1186892_3214.html>
Qui êtes-vous ?
- paysan bio
- paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.