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dimanche 19 juillet 2009

nouvel ordre mondial

Le plan Bilderberg 2009 : réformer l’économie politique mondiale
par Andrew Gavin Marshall


Mondialisation.ca, Le 24 juin 2009

Du 14 au 17 mai l’élite mondiale a tenu une réunion secrète en Grèce dans le cadre de la conférence annuelle de Bilderberg sous l’attention éparse et restreinte des médias internationaux. Environ 130 des personnes les plus puissantes au monde se sont réunies afin de discuter des problèmes actuels urgents et de tracer une voie à suivre pour l’an prochain. Cette année, le principal sujet de discussion était la crise financière mondiale, ce qui n’est pas surprenant, si l’on considère que la liste des participants comprend bon nombre des premiers architectes de la crise ainsi que ceux étant sur le point de la « régler ».


L’objectif : la restructuration de l’économie politique mondiale

Avant le début de la rencontre, le journaliste d’enquête Daniel Estulin a fait un reportage sur le principal point à l’ordre du jour, que lui ont divulgué ses sources à l’interne. Bien que de tels reportages ne puissent être vérifiés, ses sources, ainsi que celles de Jim Tucker, traqueur vétéran du Groupe Bilderberg, ont fait preuve d’une extrême justesse par le passé. Il semblerait que le thème principal de la conférence cette année était d’aborder la crise économique de façon à entreprendre « une dépression prolongée et douloureuse condamnant le monde à des décennies de stagnation, de déclin et de pauvreté […] ou une dépression plus courte mais plus intense ouvrant la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, offrant moins de souveraineté, mais plus efficient ». À l’ordre du jour figuraient d’autres sujets dont un plan pour « continuer à tromper des millions d’épargnants et d’investisseurs croyant au battage autour de la prétendue reprise économique. Ils sont sur le point de faire face à des pertes massives et à d’éprouvantes difficultés économiques dans les mois qui viennent ». Il y aura également « des pressions ultimes visant à promulguer le traité de Lisbonne, dépendant du vote irlandais en sa faveur en septembre ou en octobre [1] », ce qui donnerait à l’Union européenne d’énormes pouvoirs sur les pays membres en faisant d’elle un gouvernement régional supranational, reléguant chaque pays à un statut davantage provincial.

Peu après le début des réunions, le traqueur Jim Tucker signalait que ses sources à l’interne avaient révélé que le groupe a comme priorité « la planification d’un département mondial de la santé, d’une trésorerie mondiale et d’une courte dépression plutôt qu’un long déclin économique ». Tucker rapportait que Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères et ancien premier ministre, « a fait un discours encourageant la transformation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en un département mondial de la santé, celle du Fonds monétaire international (FMI) en un département mondial du trésor, tous deux bien sûr sous les auspices des Nations Unies ». En outre, M. Tucker signalait que « le secrétaire au Trésor Geithner et Carl Bildt réclamaient une récession plus courte, non pas une récession de 10 ans […] en partie parce que cette dernière ferait du tort aux industriels du Groupe Bilderberg. Bien qu’ils désirent des départements mondiaux du travail et du trésor, ils font tout de même de l’argent et une longue récession de la sorte leur coûterait cher sur le plan industriel puisque personne n’achèterait leurs gadgets. […] Le penchant est pour une courte récession [2]. »

Daniel Estulin rapportait après les réunions que « selon lui, l’une des principales préoccupations du club Bilderberg est le danger que leur zèle à réformer le monde en engendrant le chaos afin d’implanter leurs objectifs à long terme ne mène à une situation hors de contrôle et qu’elle entraîne tôt ou tard un scénario où Bilderberg et l’élite mondiale en général sont dépassés par les événements et finissent par perdre leur contrôle sur la planète [3] ».

Le 21 mai, la Macedionian International News Agency affirmait qu’« un nouveau rapport du Kremlin sur l’obscur Groupe Bilderberg, qui tenait la semaine dernière sa rencontre annuelle en Grèce, mentionne que les membres de l’élite financière, politique et corporative de l’Occident ont émergé de leur conclave après être parvenus à l’entente selon laquelle il fallait ”complètement” détruire le dollar étatsunien s’ils voulaient continuer leur élan vers un nouvel ordre mondial dominé par les puissances occidentales ». De plus, ce même rapport non confirmé signalait que « lors d’une rencontre secrète à New York convoquée et présidée par David Rockefeller, la majorité des membres les plus riches de l’élite avaient convenu de conspirer l’effondrement du dollar étatsunien [4]. » Ce rapport, qui n’a pas été reconnu par d’autres sources médiatiques, doit être vérifié.

La réunion secrète des milliardaires

À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d’argent ». La conférence se tenait à l’Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu’« elle n’était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L’éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu’il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n’est pas typique qu’ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller [5]. [Voir appendice 2 Bilderberg Connections to the Billionaire’s Meeting].


Membre fondateur de Bilderberg David Rockefeller, président honoraire du Council on Foreign Relations,
président honoraire et fondateur de la Commission Trilatérale,
président du Council of the Americas et de la Americas Society,
ancien président et PDG de Chase Manhattan.

À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d’autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence [6]. » Des reportages indiquent qu’« ils ont discuté de la façon d’aborder la crise mondiale et d’élargir leurs activités charitables pendant le déclin [7]. »

Le journal Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu’ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d’après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu’ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu’ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d’ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu’ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu’ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu’« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu’ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange [8]. »


Un rapport a fuité

Daniel Estulin aurait reçu de ses sources au sein de Bilderberg un résumé de la réunion de 73 pages destiné aux participants et révélant de sérieux désaccords parmi ceux-ci. « Les partisans de la ligne dure sont favorables à un déclin dramatique et à une dépression courte et sévère, mais d’autres pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique mondial ne peuvent pas être calculées avec exactitude si le modèle de Henry Kissinger est choisi. » Richard Holbrooke est l’un d’eux, mais on ignore pour l’instant si sont point de vue est en fait celui d’Obama. » La vision du consensus était que la récession empirerait et que la reprise serait « relativement lente et prolongée » et de chercher ces termes dans la presse durant les semaines et les mois à venir.

M. Estulin rapportait « que face au spectre de leur propre mort financière, certains éminents banquiers européens sont extrêmement préoccupés et qualifiaient cet exercice de haute voltige d’« insoutenable », et affirmaient que les déficits budgétaire et commercial pourraient engendrer l’effondrement du dollar ». Un membre de Bilderberg a admis que « les banques mêmes ne savent pas quand [le fond sera atteint] ». Tous paraissaient s’entendre sur le fait que « le niveau de capital dont les banques étatsuniennes ont besoin pourrait être considérablement plus élevé que ce que le gouvernement états-unien a suggéré lors de ses récents tests de tension ». De plus, « quelqu’un du FMI a souligné que sa propre étude sur les récessions historiques suggère que les États-Unis ne sont rendus qu’au tiers de celle-ci. Par conséquent, les économies s’attendant à se rétablir grâce à la résurgence de la demande provenant des États-Unis devront attendre longtemps. » Un des participant à déclaré que « les pertes en capitaux propres en 2008 étaient pires que celles de 1929 [et que] la prochaine phase du déclin économique sera également pire que dans les années 1930, surtout parce que les États-Unis sont chargés d’une dette excessive d’environ 20 billions de dollars. L’idée d’un boom [économique] sain constitue un mirage jusqu’à ce que cette dette soit éliminée [9] ».

Selon Jim Tucker, le Groupe Bilderberg travail à la tenue d’un sommet en Israël du 8 au 11 juin, où « les experts internationaux en réglementation [pourront] aborder la situation économique actuelle dans un forum ». En ce qui a trait aux propositions de Carl Bildt concernant la création d’une trésorerie et d’un département de la santé mondiaux menés par les Nations Unies, le FMI deviendrait le Trésor mondial alors que l’Organisation mondiale de la Santé serait transformée en département mondial de la santé. M. Bildt a également réaffirmé que les « changements climatiques » serviraient de défi clé servant à la poursuite des objectifs de Bilderberg, faisant référence à la crise économique comme « une crise ne se produisant qu’une fois par génération alors que le réchauffement climatique est un défi qui n’arrive qu’une fois par millénaire ». Il a aussi prôné l’expansion de l’ALENA à travers l’hémisphère occidental dans le but de créer une Union américaine en utilisant l’UE comme « modèle d’intégration ».

Le FMI aurait envoyé un rapport au Groupe Bilderberg préconisant son ascension à titre de département mondial du Trésor et « le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner a cautionné ce plan avec enthousiasme, bien qu’il n’ait eu aucune assurance qu’il en serait le dirigeant ». Geithner a ajouté qu’« [ils] espéraient pouvoir travailler avec l’Europe à un cadre mondial, à une infrastructure mondiale pouvant effectuer une surveillance mondiale [10] ».


Le plan Bilderberg en marche?

Réformer la Réserve fédérale

À la suite de la rencontre du Bilderberg, plusieurs participants renommés ont fait des annonces intéressantes, particulièrement concernant la réorganisation de la Réserve fédérale. Le 21 mai, on rapportait que le secrétaire au Trésor Tim Geithner « était vraisemblablement fort enclin à donner un rôle majeur à la Fed dans la future réglementation [et] il est entendu que celle-ci effectuerait certaines des tâches de la Securities and Exchange Commission (SEC) étatsunienne [11] ».

Mercredi le 20 mai, Geithner a parlé devant le Comité des banques du Sénat (Senate Banking Committee), où il a déclaré que« des signes importants montrent que notre système financier commence à se rétablir ». À propos de la réglementation du système financier, il a ajouté : « Nous devons nous assurer que les règles financières internationales et les standard élevés que nous implanterons aux États-Unis sont cohérents [12]. »

Le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner, ancien président de la Federal Reserve Bank of New York


Un article de Bloomberg révélait ceci : « L’administration Obama pourrait demander qu’on retire à la SEC certains de ses pouvoirs dans le cadre d’une réorganisation réglementaire. La proposition, toujours à l’ébauche, donnera possiblement davantage d’autorité à la Fed pour superviser les institutions financières jugées trop grosses pour faire faillite. La Fed héritera peut-être de certaines fonctions de la SEC, les autres pourraient être assumées par d’autres agences. » Fait intéressant, « l’agence de Mary Schapiro, présidente de la SEC, a été absente durant la majeure partie des négociations sur la refonte réglementaire et elle s’est dite frustrée qu’on ne l’ait pas consultée ».

Par ailleurs, on rapportait que « le secrétaire au Trésor Geithner était prêt à discuter de propositions pour changer les règles financières hier soir à un dîner en compagnie du directeur du Conseil économique national, Lawrence Summers, de l’ancien président de la Fed Paul Volcker, [qui étaient tous deux à la conférence Bilderberg], de l’ancien président de la SEC Arthur Levitt et de la professeure de droit de l’Université Harvard, Elizabeth Warren, à la tête d’un groupe de vigilance parlementaire pour le Plan de sauvetage des actifs à risques (Troubled Asset Relief Program (TARP)) de 700 milliards de dollars [13] ». La Réserve fédérale est une banque centrale privée, détenue par ses actionnaires, qui sont les plus grandes banques formant chacune des Fed régionales (les plus grandes étant JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York). En gros, ce plan donnerait à une banque privée, laquelle possède une autorité gouvernementale, la capacité de réglementer les banques qui la détiennent. Cela équivaut à prendre un colonel pour veiller sur un général à qui il est directement redevable. C’est confier au renard la garde du poulailler. Il s’agit littéralement d’octroyer la propriété de la réglementation financière aux banques qui subissent la réglementation.

Comme le mentionnait Market Watch, une publication en ligne du Wall Street Journal, « la Réserve fédérale, créée il y a presque 100 ans dans la foulée d’une panique financière, pourrait être transformée en une agence différente au moment où l’administration Obama réinvente la façon dont le gouvernement interagit avec le système financier ». Concernant la présence de Geithner au Sénat, on mentionnait qu’« [il] a été bombardé de questions sur les relations étroites qu’entretiennent les grandes banques et les banques régionales de la Fed. Avant que Geithner ne se joigne au gouvernement, il était président de la Fed de NewYork, une étrange institution hybride publique-privée, en fait détenue et dirigée par les banques. » En réponse, « Geithner a insisté sur le fait que les banques privées n’ont pas leur mot à dire sur les politiques de la Fed de New York, mais a reconnu que celles-ci en ont un lors de l’embauche du président, qui, lui, fait les politiques. Le président de la Fed de New York, Stephen Friedman, a été contraint de démissionner plus tôt ce mois-ci en raison d’apparence de conflits d’intérêt dus à ses avoirs importants chez Goldman Sachs [14] ».

Le FMI comme trésorerie mondiale

L’objectif de Bilderberg visant à créer un trésor mondial avait déjà été mis en oeuvre avant leur réunion, avec les décisions prises lors du sommet financier du G20 en avril. Si le G20 semblait vouloir créer cette trésorerie en en faisant plutôt une banque centrale mondiale, il est probable que le FMI puisse assumer les deux rôles.

Après la réunion du G20 au début d’avril 2009, on mentionnait que « le monde a fait un pas de plus vers une monnaie mondiale, financée par une banque centrale mondiale, dirigeant une politique monétaire pour toute l’humanité », puisque le communiqué publié par les leaders du G20 indiquait : « Nous nous sommes mis d’accord pour soutenir une allocation générale de DTS, lesquelles injecterons 250 milliards de dollars (170 milliards de livres) dans l’économie mondiale et augmenterons la liquidité. Les DTS sont des droits de tirage spéciaux, un papier monnaie synthétique émis par le Fonds monétaire International qui dormait depuis un demi siècle. » Au fond, « il mettent en jeu une monnaie mondiale de facto. Elle n’est contrôlée par aucune entité souveraine [15] ». [Voir annexe 2: Creating a Central Bank of the World]

À la suite de la réunion de Bilderberg, « le président Obama a demandé au Congrès d’autoriser 100 milliards de dollars en prêts au FMI pour aider à la création d’un fonds de sauvetage mondial de 500 milliards », ce qui donnerait à cette institution le privilège exclusif essentiel d’un trésor mondial fournissant de l’aide financière aux pays dans le besoin autour du globe. De plus, « le projet de loi permettrait au FMI d’emprunter jusqu’à 100 milliards de dollars des États-Unis et d’augmenter sa contribution fiscale à l’organisation de 8 milliards ». Plus en détail sur le programme, on a mentionné que « les leaders internationaux ont commencé à mettre en œuvre l’initiative d’aide financière mondiale appelé Nouveaux accords d’emprunts (NAE) au sommet du G20 en avril. Le président a accepté à ce moment là de mettre les fonds additionnels à disposition. » Obama a écrit : « Le secrétaire au Trésor Geithner a conclu que la taille des NAE est lamentablement inadéquate pour affronter la nature grave de la crise économique et financière que nous vivons et je suis d’accord avec lui [16] ».

En ce qui a trait à la décision du G20 d’accroître l’usage des DTS du FMI, créant une monnaie mondiale de facto, on rapportait que « l’Afrique subsaharienne recevra environ 10 milliards du FMI en DTS afin d’aider ses économies à surmonter la crise financière mondiale. Dans le cadre d’un accord de 1,1 billion de dollars conclu au sommet du G20 en avril et visant à lutter contre le déclin économique mondial, le FMI émettra l’équivalent de 250 milliards de DTS, qui pourront servir à augmenter les réserves de devises étrangères ».

Des reportages récents ont également indiqué que le rôle du FMI dans l’émission des DTS va de pair avec la discussion de Bilderberg sur l’effondrement du dollar étatsunien et que « le fait de transformer l’étalon dollar en système basé sur les DTS constituerait une rupture avec la politique en vigueur depuis plus de 60 ans ». On signalait également ceci : « Il existe deux façons de réduire le rôle du dollar dans le système monétaire international. Une des possibilités serait son érosion graduelle comme monnaie de réserve en fonction du marché et en faveur de l’euro. Toutefois, même si le rôle international de l’euro a augmenté depuis son inauguration, particulièrement dans les marchés financiers, il est difficile d’envisager qu’il surpasse le dollar comme monnaie de réserve dominante dans un avenir rapproché. » Cependant, « puisque qu’il est improbable que l’hégémonie du dollar soit minée par les forces du marché, du moins à court ou moyen terme, la seule façon de provoquer une réduction majeure de son rôle comme monnaie de réserve assez rapidement est au moyen d’un accord international ». C’est là où les DTS entrent en jeu puisque « une façon d’[en] faire rapidement la principale monnaie de réserve serait de créer et d’allouer aux membres du FMI d’énormes sommes de DTS [18] ». Fait intéressant, c’est exactement ce qui se produit actuellement en Afrique avec le FMI.

L’ancien directeur général du FMI Jacques de Larosière a récemment déclaré que la crise financière actuelle, « compte tenu de son envergure, offre une chance unique d’améliorer les institutions et il y a déjà un risque de la rater si les différents acteurs n’arrivent pas à s’entendre sur les changements avant que la croissance économique ne reprennent ». Il est maintenant conseiller pour BNP Paribas, une compagnie fortement représentée aux réunions de Bilderberg, et il a été à la tête du Trésor de la France lors de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, un habitué du Groupe Bilderberg [19].

The Guardian couvre la rencontre de Bilderberg

Le journal britannique Guardian a été le seul des grands quotidiens dominants à couvrir la réunion à chaque instant au cours de la fin de semaine. Les premières rubriques de Charlie Skelton étaient satiriques et légèrement railleuses, en faisant allusion à l’événement comme « un long weekend dans un hôtel de luxe, où les élites du monde peuvent se serrer la main, faire tinter leurs verres, mettre au point leurs projets mondiaux, se disputer à propos de celui qui possède la meilleure chaise longue. Je suppose que Henry Kissinger fait apporter la sienne par hélicoptère et la fait surveiller par une équipe d’opérations spéciales de la CIA [20] ». Mais au courant de la fin de semaine, le journaliste a changé de ton. La samedi il a déclaré : « Je sais que je me fais suivre. Je le sais car je viens de discuter avec le policier en civil que j’ai surpris en train de me filer. » Il a aussi été arrêté à deux reprises la première journée des réunions pour avoir tenté de prendre des photos alors que les limousines arrivaient à l’hôtel [21].

Il a mentionné plus tard qu’il n’était pas certain de ce dont ils discutaient à l’intérieur de l’hôtel, mais qu’il « sentait qu’il y avait quelque chose de corrompu en Grèce. Il a ajouté qu’« en trois jours [il] était devenu un suspect, un fauteur de trouble, un indésirable, [qu’il] se sentait mal à l’aise, fatigué et un peu craintif ». Il poursuit en écrivant « Bilderberg c’est une question de contrôle. Tout tourne autour de "qu’est ce que nous devrions faire ensuite?" Nous dirigeons déjà plein de trucs, et si on en dirigeait plus? Et si on en facilitait la maîtrise? Rendre le tout plus efficace. L’efficacité c’est bien. Ce serait tellement plus facile avec une seule banque, une seule monnaie, un seul marché, un seul gouvernement. Et s’il n’y avait qu’une seule armée? Ce serait vraiment super. Nous n’aurions alors plus de guerre. Ce cocktail de crevettes est BON. Et s’il n’y avait qu’une seule façon de penser? Et si Internet était contrôlé? » Et il ajoute, « et si... Non, je blague ».

Puis, il fait une remarque avisé, contrant l’argument fréquent voulant que Bilderberg n’est qu’un forum où les gens peuvent s’exprimer librement : « Je suis incroyablement écoeuré que le pouvoir soit influencé par le plus petit nombre. Je l’ai vu de mes yeux pendant trois jours et cela m’emmerde au plus haut point. Ça m’est égal si le Groupe Bilderberg envisage de sauver le monde ou de le mettre dans un mélangeur et d’en boire le jus, mais je ne crois pas que c’est la façon de faire de la politique. » L’auteur, déclare ensuite de manière éloquente : « S’ils tentent de guérir le cancer, ils pourraient le faire à la lumière du jour. » Il explique ensuite que « Bilderberg c’est une question de positions de contrôle. Je m’en approche à un demi mille et soudainement, je suis un des contrôlés. On me suit, me surveille, m’enregistre, me met en détention et encore en détention. C’est le "pouvoir" sur la route qui m’a mis dans cette situation [22] ».

Dimanche le 17 mai, Skelton a demandé au chef de police pourquoi on le suivait, celui-ci lui a répondu en lui demandant : « Pourquoi vous êtes là? » Le journaliste a répondu qu’il était là pour couvrir la conférence de Bilderberg, après quoi le chef lui a rétorqué : « Hé bien voilà la raison! Voilà pourquoi! Notre conversation est terminée! [23] » Les reporters se font-ils suivre et traquer par la police lorsqu’ils couvrent le Forum économique mondial? Non. Alors pourquoi est-ce le cas avec le Groupe Bilderberg, si cette conférence n’est vouée qu’à discuter d’idées librement?

Le lundi suivant la conférence, Skelton écrit : « Il n’y a pas que moi qui ait été arrêté pour avoir osé traîner à un demi-mille des portes de l’hôtel. Les quelques journalistes qui ont fait le voyage jusqu’à Vouliagmeni cette année se sont tous faits harcelés et ont senti la partie travaillante d’un talkie-walkie grec. Bon nombre ont été arrêtés. Bernie, d’American Free Press et Gerhard, le documentariste (on dirait un nom de personnage de Donjons et Dragons) ont affrété un bateau d’une marina à proximité afin d’essayer de prendre des photos par la mer. Ils ont été arrêtés à trois milles du complexe hôtelier. Par la marine grecque. » Comme l’a dit Skelton : « Mes dépêches sur la conférence de 2009, si elles signifient quoi que ce soit, ne représentent rien de plus évident que l’absence de couverture médiatique grand public approfondie [24]. »

L’article final de Skelton sur Bilderberg le 19 mai montre jusqu’où il est allé durant ces quelques jours de reportage : de l’écriture humoristique à la découverte de sa filature par le service de sécurité de l’État grec. Il a fait ces réflexions : « Alors, qui est le paranoïaque? Est-ce moi, qui se cache dans les cages d’escalier, observant le reflet de la chaussée derrière moi dans les vitrines de magasins, demeurant en public par mesure de sécurité? Ou Bilderberg, avec ses deux F-16, ses hélicoptères qui font des rondes, ses mitraillettes, ses commandos de la Marine et sa politique visant à détenir et harceler à répétition une poignée de journalistes? Qui est le plus cinglé? Moi ou Baron Mandelson? Moi ou Paul Volker, le dirigeant du Conseil consultatif pour la relance économique? Moi ou le président de Coca-Cola »?

Il ajoute : « La publicité est comme du sel pur sur la limace géante qu’est Bilderberg. Je suggère donc que l’on se pointe l’an prochain avec quelques pots à sel de plus. Si la presse dominante refuse de couvrir convenablement cet important événement annuel, alors les citoyens intéressés devrons le faire : les médias du peuple. »

Étonnamment, Skelton juge que ce qu’il a appris de la conférence Bilderberg est « notre devoir de nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, dès maintenant, cette seconde même, avec chaque particule de notre âme, -- pour empêcher le projet des pièces d’identités, [puisque] tout tourne autour du pouvoir de demander à les voir, de l’obligation de les montrer, d’avoir à justifier son existence, du pouvoir de celui qui questionne sur la soumission de celui qui doit répondre. […] J’ai appris avec les fouilles aléatoires, les détentions, les coups des furieuses brutes de la sécurité et les bureaux de policiers sans numéros que j'ai cognés, que j’ai dû souffrir à cause de Bilderberg : j’ai passé la semaine à vivre à la fois le cauchemar d’un avenir probable et différentes versions d’un passé terrifiant. J’ai eu droit à un très petit aperçu d’un monde de vérifications ponctuelles et de forces de sécurité non contrôlées. Et j’en suis resté ébranlé. J’en suis resté marqué, littéralement. » Il explique ostensiblement : « la carte d’identité transforme le citoyen libre que vous êtes en suspect [25]. »


Qui était présent?

La royauté


La reine Beatrix des Pays-Bas, la plus importante actionnaire de Royal Dutch Shell

Parmi les membres du Groupe Bilderberg, on trouve divers monarques européens. À la conférence cette année, il y avait la reine Beatrix des Pays-Bas, laquelle est justement l’actionnaire individuelle la plus importante de Royal Dutch Shell, une des plus grandes compagnies au monde. Elle était accompagnée d’un de ses trois fils, le prince Constantijn, qui a travaillé avec le Commissaire européen néerlandais pour l’Union européenne et comme expert-conseil en politiques stratégiques chez Booz Allen & Hamilton de Londres. Ce cabinet de consultants en stratégie et en technologie possède de l’expertise en Analyse économique et commerciale, en Analyse du renseignement et recherche opérationnelle, ainsi qu’en Technologie de l’information, parmi bien d’autres. Le prince Constantijn a également été chercheur en politiques pour la RAND Corporation en Europe. La RAND était initialement un groupe de réflexion destiné à offrir des recherches et des analyses aux Forces armées étatsuniennes, mais elle travaille maintenant avec des gouvernements, des fondations et des organisations internationales et commerciales [26]. Parmi les autres membres de la royauté européenne présents à la conférence, on trouvait le prince Philippe de Belgique et la reine Sofia d’Espagne.


Les banquiers

Comme d’habitude, la liste des participants était pleine de représentants des plus grandes banques au monde. Parmi ceux-ci, David Rockefeller, ancien PDG et président de la Chase Manhattan – maintenant JP Morgan Chase – dont il était jusqu’à récemment président du Conseil consultatif international. Aussi, il siège toujours à titre de président honoraire du Council on Foreign Relations, de président du Board of the Americas Society et du Council of the Americas, de président honoraire de la Commission trilatérale, qu’il a fondé aux côtés de Zbigniew Brzezinski, également membre fondateur du Groupe Bilderberg, éminent philanthrope et actuel doyen d’une des dynasties bancaires les plus riches et puissantes du globe.

Josef Ackermann était également de la partie. Le banquier suisse est PDG de la Deutsche Bank et directeur non exécutif de Royal Dutch Shell, vice-président de Siemens AG – la plus importante firme d’ingénierie européenne – membre du Conseil consultatif international du groupe Zurich Financial Services, président de l’Institut de finances internationales — la seule association mondiale d’institutions financières – et enfin vice-président du Conseil de fondation du Forum économique mondial [27].

Roger Altman, spécialiste des services de banques d’affaires, investisseur de capitaux propres et ancien secrétaire adjoint au Trésor du gouvernement Clinton participait lui aussi à cette rencontre. D’autres banquiers étaient du nombre, comme Ana Patricia Botin, présidente de la Banque d’Espagne, de Banco Español de Crédito et anciennement au service de JP Morgan; Frederic Oudea, PDG et récemment nommé président du conseil de la Société Générale, banque française; Tommaso Padoa-Schioppa, économiste et banquier italien, anciennement ministre de l’Économie et des Finances; Jacob Wallenberg président de Investor AB; Marcus Wallenberg, PDG de Investor AB et George David, PDG de United Technologies Corporation et membre du conseil d’administration de Citigroup, du Business Council, du Business Roundtable et vice-président du Peterson Institute for International Economics [Pour en savoir plus sur le Peterson Institute, voir Annexe 1]

Parmi les banquiers canadiens figuraient W. Edmund Clark, président et PDG du Groupe Financier Banque TD, membre de la direction de l’Institut C.D. Howe – un important laboratoire d’idées canadien; Frank McKenna, vice-président du Groupe Financier Banque TD, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et enfin la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, qui siège par ailleurs sur le conseil de la Banque Scotia, une des plus grandes banques du pays.


Dirigeants des banques centrales

Au sein des membres du Groupe Bilderberg, il y a bien sûr les dirigeants des banques centrales les plus importantes du monde. Cette année, il y avait le gouverneur de la Banque nationale de Grèce, celui de la Banque d’Italie, le président de la Banque européenne d’investissement, l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et Nout Wellink membre de la direction de la Banque des règlements internationaux (BRI) [28] et Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne [29]. Rien n’indique que le président de la Federal Reserve Bank of New York, William C. Dudley, ainsi que le gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, y étaient, ce qui serait un étrange concours de circonstances si l’on considère que celui qui occupe ce poste est toujours présent aux rencontre du Bilderberg. J’ai contacté la Fed de New York afin de savoir si M. Dudley avait participé à des réunions en Grèce ou s’il y était allé du 14 au 17 mai ou si un autre haut représentant de l’institution y était allé à sa place. J’attends toujours une réponse.



Le gouvernement Obama à la conférence Bilderberg

Le conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones

Les membres de l’administration Obama étaient en grand nombre à cette conférence annuelle. Parmi eux, Keith B. Alexander, lieutenant général de la United States Army et directeur de la National Security Agency, l’agence d’espionnage monumentale des États-Unis; Timothy Geithner, secrétaire au Trésor et ancien président de la Federal Reserve Bank of New York; Richard Holbrooke, l’envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan; le général James Jones, conseiller national pour la Sécurité; Henry Kissinger, envoyé spécial pour la Russie, membre de longue date de Bilderberg et autrefois secrétaire d’État et conseiller national pour la Sécurité; Dennis Ross conseiller spécial pour le golfe Persique et l’Asie du Sud-Ouest de la secrétaire d’État Hillary Clinton; David Patraeus commandant de CENTCOM (Commandement du Centre des États-Unis au Moyen-Orient), Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, ancien président de l’Université Harvard et ancien économiste en chef de la Banque mondiale; Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale et chef du Comité consultatif de relance économique du président Obama; Robert Zoellick, ancien président de Goldman Sachs et actuel président de la Banque mondiale [30] et le secrétaire d’État adjoint James Steinberg [31].


Autres noms notoires

Parmi bien d’autres personnalités présentes à cette rencontre se trouvaient le vicomte Étienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne et président honoraire du Groupe Bilderberg; Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre du Portugal; Franco Bernabè, PDG de Telecom Italia et vice-président de Rothschild Europe; Carl Bildt, ancien premier ministre de la Suède; Kenneth Clarke obscur secrétaire administratif au Royaume Uni; Richard Dearlove, ancien chef du service de renseignements britannique MI6; Donald Graham, PDG de la Washington Post Company; Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN; John Kerr, membre de la Chambre des lords britannique et président de Royal Dutch Shell; Jessica Matthews, présidente de la Dotation Carnegie pour la paix internationale; Richard Perle de l’American Enterprise Institute; Romano Prodi, ancien premier ministre italien; J. Robert S. Prichard, PDG de Torstar Corporation et président émérite de l’Université de Toronto; Peter Sutherland, ancien directeur général de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), premier directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et actuellement président de British Petroleum (BP) et de Goldman Sachs International ainsi que membre de la direction de la Royal Bank of Scotland, président de la Commission trilatérale, vice-président de la Table ronde des industriels européens et membre de longue date de Bilderberg; Peter Thiel, membre du conseil d’administration de Facebook; Jeroen van der Veer, PDG de Royal Dutch Shell; Martin Wolf, rédacteur en chef adjoint et journaliste économique en chef du journal Financial Times et finalement Fareed Zakaria, journaliste étatsunien et membre de la direction du Council on Foreign Relations [32]. Certains reportages faisaient état de la présence d’Eric Schmidt, PDG de Google, et du rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Gigot [33], tous deux présents à la rencontre de l’an dernier [34].


Conclusion


Il est évident que la prérogative de cette rencontre annuelle de Bilderberg était d’exploiter au maximum la crise financière mondiale pour atteindre les objectifs que le groupe s’était fixés depuis de nombreuses années. Ceux-ci comprennent la création d’un département du trésor mondial, probablement en concomitance avec une banque centrale mondiale ou intégré à celle-ci, lesquels semblent en voie d’être incorporés au FMI.

Naturellement, ces rencontres de Bilderberg servent les intérêts des personnes et des organisations présentes.

Étant donné la vaste représentation de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à cette réunion, il est surprenant qu’il n’y ait pas eu plus d’informations provenant de cette rencontre en ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

Cependant, les États-Unis ont décidé récemment de congédier le général qui supervisait la guerre en Afghanistan et de le remplacer par « le lieutenant-général Stanley McChrystal, un ancien béret vert qui commandait il y a peu de temps les Forces d’opérations spéciales secrètes de l’armée en Irak [35] ». De 2003 à 2008, McChrystal était à la tête du Joint Special Operations Command du Pentagone (JSOC), lequel supervise les forces les plus cruciales de l’armée, y compris la Delta Force, « et que Seymour Hersh, journaliste d’investigation et récipiendaire du prix Pulitzer, a désigné comme le chef de “l’aile administrative d’assassins“ du vice-président Cheney [36].

Donc, vu les récents changements ainsi que le nombre élevé de représentants de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à la conférence Bilderberg cette année, il est probable que des décisions aient été prises ou, à tout le moins, qu’il y ait eu des discussions concernant l’escalade de la guerre en Afghanistan et de son expansion au Pakistan. Toutefois, il n’est pas surprenant que le principal point à l’ordre du jour ait été la crise financière mondiale. La prochaine année sera sans aucun doute intéressante et l’élite espère certainement en faire une année productive.

Article original en anglais,
The Bilderberg Plan for 2009: Remaking the Global Political Economy, publié le 26 mai 2009.Traduction : Julie Levesque, Mondialisation.ca.


Notes
[1] CFP, Annual Elite Conclave, 58th Bilderberg Meeting to be held in Greece, May 14-17. Canadian Free Press: May 5, 2009: http://canadafreepress.com/index.php/article/10854

[2] Paul Joseph Watson, Bilderberg Wants Global Department Of Health, Global Treasury. Prison Planet: May 16, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-wants-global-department-of-health-global-treasury/

[3] Paul Joseph Watson, Bilderberg Fears Losing Control In Chaos-Plagued World. Prison Planet: May 18, 2009: http://www.prisonplanet.com/bilderberg-fears-losing-control-in-chaos-plagued-world.html

[4] Sorcha Faal, Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? MINA: May 21, 2009: http://macedoniaonline.eu/content/view/6807/53/

[5] Kristi Heim, What really happened at the billionaires' private confab. The Seattle Times: May 20, 2009: http://seattletimes.nwsource.com/html/thebusinessofgiving/2009244202_what_really_happened_at_the_bi.html

[6] A. G. Sulzberger, The Rich Get … Together (Shhh, It Was a Secret). The New York Times: May 20, 2009: http://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/05/20/the-rich-get-together-shhh-it-was-a-secret/

[7] Chosun, American Billionaires Gather to Discuss Slump. The Chosun Ilbo: May 22, 2009: http://english.chosun.com/site/data/html_dir/2009/05/22/2009052200772.html

[8] John Harlow, Billionaire club in bid to curb overpopulation. The Sunday Times: May 24, 2009: http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece

[9] Press Release, Investigative Author, Daniel Estulin Exposes Bilderberg Group Plans. PRWeb: May 22, 2009: http://www.prweb.com/releases/Bilderberg_Group_Meeting/Daniel_Estulin/prweb2453144.htm

[10] James P. Tucker Jr., BILDERBERG AGENDA EXPOSED. American Free Press: June 1, 2009: http://www.americanfreepress.net/html/bilderberg_2009_179.html

[11] James Quinn, Tim Geithner to reform US financial regulation. The Telegraph: May 21, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/5359527/Tim-Geithner-to-reform-US-financial-regulation.html

[12] Greg Menges, U. S. Secretary of the Treasury Timothy F. Geithner speech before the Senate Banking Committee. Examiner: May 20, 2009: http://www.examiner.com/x-8184-Boston-Investing-Examiner~y2009m5d20-U-S-Secretary-of-the-Treasury-Timothy-F-Geithner-speech-before-the-Senate-Banking-Committee

[13] Robert Schmidt and Jesse Westbrook, U.S. May Strip SEC of Powers in Regulatory Overhaul. Bloomberg: May 20: 2009: http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a18ctNv3FDcw

[14] Rex Nutting, Fed could be completely retooled, Geithner says. Market Watch: May 20, 2009: http://www.marketwatch.com/story/fed-could-be-completely-retooled-geithner-says

[15] Ambrose Evans-Pritchard, The G20 moves the world a step closer to a global currency. The Telegraph: April 3, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5096524/The-G20-moves-the-world-a-step-closer-to-a-global-currency.html

[16] Marie Magleby, Obama Wants U.S. to Loan $100 Billion to Global Bailout Fund. CNS News: May 20, 2009: http://www.cnsnews.com/public/content/article.aspx?RsrcID=48329

[17] Joe Bavier, Sub-Saharan Africa to receive $10 bln in SDRs-IMF. Reuters: May 25, 2009: http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLP336909

[18] Onno Wijnholds, The Dollar’s Last Days? International Business Times: May 18, 2009: http://www.ibtimes.com/articles/20090518/dollar-rsquolast-days.htm

[19] MATTHEW SALTMARSH, Former I.M.F. Chief Sees Opportunity in Crisis. The New York Times: May 22, 2009: http://www.nytimes.com/2009/05/23/business/global/23spot.html?ref=global

[20] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: in pursuit of the world's most powerful cabal. The Guardian: May 13, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/13/in-search-of-bilderberg

[21] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: They're watching and following me, I tell you. The Guardian: May 15, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

[22] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: I'm ready to lose control, but they're not. The Guardian: May 15, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch1

[23] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: 'You are not allowed to take pictures of policemen!' The Guardian: May 17, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/17/charlie-skelton-bilderberg

[24] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Fear my pen. The Guardian: May 18, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/18/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

[25] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Let's salt the slug in 2010. The Guardian: May 19, 2009: http://www.guardian.co.uk/news/blog/2009/may/19/bilderberg-skelton-greece

[26] Dutch Royal House, Work and official duties. Prince Constantijn: http://www.koninklijkhuis.nl/english/content.jsp?objectid=18215

[27] Deutsche Bank, Management Board. Our Company: http://www.db.com/en/content/company/management_board.htm

[28] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[29] Demetris Nellas, Greek nationalists protest Bilderberg Club meeting. AP: May 14, 2009: http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jep_nbEq1srzJHFQ8fRGNQO3P38QD987H3200

[30] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[31] MRT, Top US official arrives in Greece. Macedonian Radio and Television: May 15, 2009: http://www.mrt.com.mk/en/index.php?option=com_content&task=view&id=6112&Itemid=28

[32] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[33] WND, Google joins Bilderberg cabal. World Net Daily: May 17, 2009: http://worldnetdaily.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=98469

[34] Adam Abrams, Are the people who 'really run the world' meeting this weekend? Haaretz: May 14, 2009: http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085589.html

[35] YOCHI J. DREAZEN and PETER SPIEGEL, U.S. Fires Afghan War Chief. The Wall Street Journal: May 12, 2009: http://online.wsj.com/article/SB124206036635107351.html

[36] M.J. Stephey, Stan McChrystal: The New U.S. Commander in Afghanistan. Time Magazine: May 12, 2009: http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1897542,00.html

Appendices (voir la version anglaise).Notes pour les appendices.[37] PIIE, About the Institute. Peterson Institute for International Economics: http://www.petersoninstitute.org/institute/aboutiie.cfm

[38] PIIE, Board of Directors. Peterson Institute for International Economics: http://www.petersoninstitute.org/institute/board.cfm#52

[39] Jeffrey E. Garten, Needed: A Fed for the World. The New York Times: September 23, 1998: http://www.nytimes.com/1998/09/23/opinion/needed-a-fed-for-the-world.html

[40] Jeffrey Garten, Global authority can fill financial vacuum. The Financial Times: September 25, 2008: http://www.ft.com/cms/s/7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c.html&_i_referer=http%3A%2F%2Fwilliamnotes.wordpress.com%2F2008%2F09%2F30%2Fgarten-on

[41] Jeffrey Garten, We Need a Bank Of the World. Newsweek: October 25, 2009: http://www.newsweek.com/id/165772

[42] Ambrose Evans-Pritchard, IMF may need to "print money" as crisis spreads. The Telegraph: October 28, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/3269669/IMF-may-need-to-print-money-as-crisis-spreads.html
Andrew Gavin Marshall est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Andrew Gavin Marshall publiés par Mondialisation.ca

jeudi 16 juillet 2009

industrie pétrolière :pollueurs en toute impunité.l'inhumanité dans toute sa splendeur

Les compagnies petrolieres epinglees par Amnesty International, Metro, 02/07/09

Au Nigeria, la pollution aux hydrocarbures represente une "tragedie des droits humains" selon un rapport de l'ONG.

Il est difficile d'imaginer lorsqu'on fait son plein a la station-service en quelles conditions on extrait l'or noir qui nous fait rouler.

On ne sait meme pas exactement d'ou vient l'essence ou le diesel : pas de tracabilite a la pompe. Le rapport que vient de publier l'ONG Amnesty International sur le petrole, la pollution et la pauvrete dans le delta du Niger (Nigeria : Petroleum, Pollution and Poverty in the Niger Delta) est edifiant.
Dans ce pays qui compte parmi les plus gros exportateurs au monde de petrole, non seulement la population ne profite pas de la richesse creee, elle subit les consequences d'une pollution inquietante, selon Amnesty. L'ONG n'hesite pas a qualifier de "tragedie des droits humains" la situation dans le delta du Niger.
Des consequences sur la sante
"Les populations vivant dans les zones de production du petrole dans le delta du Niger doivent utiliser une eau polluee pour boire, cuisiner et se laver. Elles consomment du poisson contenant des hydrocarbures et d’autres toxines (lorsqu’elles ont la chance de trouver du poisson), et les terres qu’elles utilisent pour l’agriculture sont detruites. Apres les deversements de petrole, elles inhalent des vapeurs d’hydrocarbures, du gaz et d'autres polluants.", explique Audrey Gaughran, specialiste de la responsabilite des entreprises en matiere de droits humains pour Amnesty et coauteur du rapport.
"Pour pecher, il faut pagayer pendant quatre heures sur plusieurs rivieres pour arriver a un endroit moins pollue… mais malgre tout, lorsqu'on ouvre le ventre des poissons, ca sent parfois le petrole brut" , raconte un pecheur nigerian, cite par le rapport. "Les gens se plaignent de problemes respiratoires et de lesions cutanees – et pourtant, ni le gouvernement ni les compagnies petrolieres ne cherchent a controler les consequences humaines de la pollution par les hydrocarbures", ajoute Audrey Gaughran.

Shell mis en cause
Aujourd'hui, aucune etude n'a evalue l'ampleur des deversements d'hydrocarbures dans le delta du Niger. Ce qui est sur est que les consequences pour la population locale sont desastreuses : "la majorite de la population du delta du Niger depend de l'environnement naturel pour sa nourriture et ses moyens de subsistance, notamment par l'agriculture et la peche", explique l'ONG.
"Le delta du Niger constitue un exemple frappant du manque de responsabilite d’un gouvernement envers son peuple, et d’entreprises multinationales n’ayant pratiquement aucun compte a rendre quand leurs activites portent atteinte aux droits humains", resume Audrey Gaughran.

Les manquements du gouvernement ne dedouanent pas pour autant les compagnies petrolieres de leurs responsabilites, explique Audrey Gaughran : "Les compagnies petrolieres telles que Shell (le plus gros exploitant de la region, ndlr) ne peuvent pas ignorer les consequences de leurs actions simplement parce que le gouvernement ne parvient pas a leur faire rendre des comptes. La regle, en l’occurrence, ce n’est pas le ‘ pas vu, pas pris ’ – il existe des normes internationales concernant l’industrie petroliere et ses consequences sociales et environnementales. Les compagnies operant dans le delta du Niger les connaissent tres bien."

Telecharger le rapport (pdf en anglais)
<http://www.metrofrance.com/planete/les-compagnies-petrolieres-epinglees-par-amnesty-international/migb!UUZTbsvSGdzqc/>

mardi 14 juillet 2009

le tourisme peut nuire gravement à la santé.

Le tourisme peut nuire gravement a la sante, Blog Six pieds sur Terre, 10/07/09
Laure Noualhat

Les iles Andaman ont ete rendues celebres le 26 decembre 2004, un jour de tsunami. A cette occasion, nous avons entendu parler de ses animaux qui fuyaient dans la foret forts de leur sixieme sens primal. Nous avons aussi entendu parler des Jarawa, une tribu de quelques centaines d'individus, vivant sur l'ile, a l'ecart du monde moderne. Les Jarawa aussi avaient "senti" le danger...

L'association Survival, dont l'objet est de defendre les peuples autochtones, attire notre attention sur le sort qui leur est reserve alors qu'un complexe hotelier menace d'etre construit sur le site. Survival avait reclame une zone tampon autour de la reserve des Jarawa, afin de les proteger. Mais la Cour des Iles Andaman a invalide le projet d’amenagement de ce type de zone. Ce qui donne le feu vert a Barefoot India pour construire un complexe hotelier, a proximite de la reserve.
"Les Jarawa, qui sont environ 320, ne sont en contact avec le monde exterieur que depuis 1998 et sont donc tres vulnerables aux maladies allogenes. Le jugement permettra egalement a d’autres compagnies touristiques d’ouvrir des hotels pres de la reserve ou un certain nombre de petits commerces sont deja etablis." explique Survival, dans un communique.
"Survival estime que le complexe hotelier Barefoot represente une grave menace pour la sante des Jarawa, en raison des risques potentiels de contagion auxquels sa clientele les exposera. De recentes etudes ont demontre que, meme s’ils sont en contact depuis longtemps avec le monde exterieur, les peuples indigenes sont particulierement menaces par la pandemie de grippe porcine. En raison de leur long isolement, les Jarawa qui ont deja ete exposes a des epidemies de rougeole, y sont excessivement vulnerables."
D'apres Survival, certaines recherches montrent qu'environ 20% des passagers aeriens developpent des rhumes et autres infections virales dans les quelques jours suivant leur vol. Or, pour farnienter aux Iles Andaman, la majorite des touristes s'y rend en avion.
<http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/07/le-tourisme-peut-nuire-gravement-a-la-sante.html>

lundi 13 juillet 2009

comprendre les ineractions et étudier les expositions à faible dose

Cancer et environnement : la logique de precaution s'impose, Le Monde, 02/07/09
Paul Benkimoun
Quelle est l'importance du lien entre environnement et cancer ? Sortant des querelles de chiffres, l'Agence francaise de securite sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu, jeudi 2 juillet, un avis et des recommandations sur cette question controversee.

L'Agence plaide pour une logique de precaution et demande que soit pris en compte le risque lie a l'ensemble des expositions, et non pas uniquement le danger avere de telle ou telle substance.

Chiffres et controverses. Tandis que le plan national sante environnement (PNSE) 2004-2008 indiquait que de "7 % a 20 % des cancers seraient imputables a des facteurs environnementaux", un groupe de travail de l'Academie de medecine et du Centre international de recherche sur le cancer affirmait en 2007 : "Le nombre de cancers lies a la pollution de l'eau, de l'air et de l'alimentation est faible en France. De l'ordre de 0,5 %, il pourrait atteindre 0,85 % si les effets de la pollution de l'air atmospherique etaient confirmes."

A l'inverse, le cancerologue Dominique Belpomme, avancait en 2004 qu'on pouvait "considerer que 80 % a 90 % des cancers sont causes par la degradation de notre environnement".

Progression inquietante. Selon une expertise realisee a la demande de l'Afsset par l'Institut national de la sante et de la recherche medicale (Inserm), l'incidence de la plupart des cancers a progresse en France entre 1978-2000.

C'est le cas en particulier pour neuf localisations : lymphomes malins non hodgkiniens (ganglions), cancers de la peau, du colon, du poumon, du foie, du rein, de la thyroide, et surtout de la prostate et du sein.
Entre 1980 et 2005, l'incidence des cancers s'est accrue de 35 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. Une augmentation qui, selon les experts, ne s'explique pas seulement par la demographie et les progres du depistage.
Cancerogenes averes ou possibles. Pour son nouvel avis, l'Afsset s'est appuye sur ce rapport de l'Inserm consacre aux liens entre environnement et localisations cancereuses les plus frequentes. La plupart des cancers ont une origine multifactorielle.
Certains facteurs sont des cancerogenes averes (tabac, alcool, vieillissement, certains aliments…) et, parmi les facteurs environnementaux, on retrouve aussi des cancerogenes averes ou probables (amiante, radiations, metaux lourds, travail poste avec perturbation des rythmes biologiques…).
Pour d'autres facteurs, le caractere cancerogene est debattu (pollution atmospherique, pesticides, solvants, champs electromagnetiques, etc.).


Agir et limiter les risques.
"Il ne faut pas attendre d'avoir des certitudes pour agir", resume le professeur Gerard Lasfargues, qui dirige les travaux d'expertise en sante environnement a l'Afsset.
L'Agence recommande de renforcer les actions sur les agents dont le role cancerogene est encore debattu afin de reduire le plus possible les expositions.
"La priorite doit etre accordee aux personnes cumulant des expositions professionnelles et environnementales, comme par exemple les interimaires et les sous-traitants", insiste le Pr Lasfargues.

L'Afsset souhaite sortir de l'approche binaire selon laquelle un agent est cancerogene (parce qu'il provoque des mutations genetiques) ou non.

Selon elle, il faut privilegier les recherches visant a comprendre les mecanismes d'action et a elucider la toxicite d'une substance et ses interactions possibles avec d'autres agents.
"Nous pourrons ameliorer les connaissances sur les expositions et les marqueurs d'exposition grace notamment a des registres pour lesquels il est indispensable d'accroitre les moyens", souligne le Pr Lasfargues.
Enfin, l'Afsset estime indispensable de completer l'epidemiologie – principale maniere de rendre compte des effets cancerogenes des facteurs environnementaux – par d'autres disciplines : la toxicologie, mais aussi l'"expologie" ou l'etude des expositions a de faibles doses et a des ages sensibles de la vie, notamment in utero ou chez les personnes agees.
<http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2009/07/02/cancer-et-environnement-la-logique-de-precaution-s-impose_1214179_3224.html#ens_id=1210700>
En savoir plus :
Consulter l´avis de l´Afsset (5,3 Mo - juillet 2009)
Telecharger le communique de presse
<http://www.afsset.fr/index.php?pageid=415&newsid=470&MDLCODE=news>

Roundup:miracle pour les transexuels mais pour les autres ?

Les herbicides Roundup perturbent les hormones sexuelles, CRIIGEN, 02/07/09

Selon une nouvelle etude de l'equipe du Prof. GE Seralini publiee recemment
Apres avoir montre la toxicite des herbicides Roundup a des doses infinitesimales notamment sur des cellules de nouveau-né, l'equipe du Pr. Seralini du CRIIGEN a l'Universite de Caen, en collaboration avec l'equipe du Pr. Chagnon de Dijon, vient de publier une nouvelle decouverte. A des doses pourtant tres inferieures (800 fois) a celles autorisees dans certains OGM alimentaires aux Etats-Unis, ce type d'herbicide, pour une formulation vendue en magasin, empeche l'action des androgenes, hormones virilisantes.

Puis l'action et la formation des estrogenes sont aussi perturbees. Les dommages sur l'ADN des cellules humaines commencent alors. Ces effets expliquent des resultats d'experiences preoccupants sur l'animal et en epidemiologie humaine.

Il est donc propose de revoir au niveau reglementaire la classification des Roundup et autres herbicides a base de glyphosate, comme etant toxiques pour la reproduction et perturbateurs endocriniens.

Ces phenomenes ont ete jusqu'alors sous-estimes car les producteurs de pesticides presentent majoritairement aux autorites des etudes avec le glyphosate seul, alors que le melange commercialise est bien plus actif.

L'etude est publiee fin juin 2009 dans la revue scientifique internationale Toxicology par Gasnier et al.
<http://www.criigen.org/content/view/257/1/>

jeudi 9 juillet 2009

nucléaire : énergie SALE : les poubelles débordent

Dechets nucleaires : plus d'un million de m3 en 2007, le double en 2030, AFP, 30/06/09

Paris (AFP) - 16:27 - Plus d'un million de metres cube de dechets nucleaires etaient stockes sur 1.121 sites en France fin 2007, un volume appele a doubler d'ici 2030, selon un inventaire publie mardi par l'Agence nationale pour la gestion des dechets radioactifs (Andra).

Ces 1,15 million de m3 de dechets proviennent pour 62% du secteur electronucleaire, mais aussi de laboratoires de recherche, de la defense ou de materiel medical. Fin 2030, leur volume total devrait atteindre 2,25 millions de m3.
Les dechets hautement radioactifs, issus des combustibles uses des centrales, en composent une part infime en volume (0,2% avec 2.293 m3) mais ils representent 94,98% de la radioactivite totale, selon cet "inventaire national" qui dresse un etat des lieux au 31 decembre 2007.

Le volume de ces dechets dits a "haute activite" - plusieurs dizaines de milliards de Becquerels (Bq) par gramme - devrait depasser 5.000 m3 en 2030.


Ce nouvel "inventaire national des matieres et dechets radioactifs", le premier rendu public depuis la loi du 28 juin 2006, est un "outil de gestion qui permet d'assainir des situations passees", notamment sur les sites pollues, et "d'anticiper" les besoins de stockage pour l'avenir, a resume le president du conseil d'administration de l'Andra, Francois-Michel Gonnot, devant la presse.
Depuis l'entree en vigueur de cette loi, "nous devons apporter une solution pour tous les types de dechets presents sur le territoire francais", a precise la directrice generale de l'Andra, Marie-Claude Dupuis.

Dans l'attente d'un stockage durable en profondeur, envisagé dans un site autour de Bure (Meuse) d'ici 2025, les dechets de haute activite et de "moyenne activite a vie longue", issus des centrales nucleaires, sont actuellement conserves sur les sites de La Hague (Manche), de Marcoule (Gard) et Cadarache (Bouches-du-Rhone).

Les dechets de "moyenne activite a vie longue" dont la radioactivite prend plus de 31 ans pour diminuer de moitie, representent 3,6% du volume des dechets pour 4,98% des rayonnements.
La majeure partie des stocks est constitue de dechets de "faible activite", dont le rayonnement est de quelques dizaines a quelques centaines de milliers de Bq/g.
Les dechets de faible et moyenne activite a vie courte (moins de 31 ans pour diviser la radioactivite par deux) sont pris en charge par l'Andra dans le centre de stockage de l'Aube. Ils constituent 68,8% du volume (792.695 m3) pour 0,03% de la radioactivite.
En attente d'une solution de gestion definitive, les dechets de faible activite a vie longue (FA-VL) representent 7,2% du volume pour 0,009% de la radioactivite. Il s'agit notamment de dechets de graphite issus du demantelement des premieres centrales nucleaires, ou provenant de sites ou materiaux pollues par du radium.
Deux communes de l'Aube, Auxon et Pars-les-Chavanges, viennent d'etre pre-selectionnees dans le cadre de la recherche d'un site de stockage de ce type de dechets, qui devrait etre mis en service en 2019.
Les dechets de "tres faible activite" qui representent 20% du volume total soit quelque 232.000 m3, pour une part infime de la radioactivite, sont actuellement stockés en surface dans l'Aube. D'ici 2030, leur volume devrait presque quadrupler.

L'Andra qui publie tous les trois ans un nouvel "inventaire national" repertorie aussi les dechets "historiques", immerges ou stockes sur les anciens sites de mines d'uranium notamment, ainsi que les sites pollues par des activites du passe.

<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.51fe45638618c4884869b42799908e4b.481.xml>

lundi 6 juillet 2009

comment la F A O va assassiner l'afrique avec ses engrais et ses pesticides

Vers la conversion de 400 millions d’hectares de savane en terre agricole,

Univers Nature, 22/06/09
Alex Belvoit

Sur les 600 millions d’hectares de savane guineenne, allant du Senegal jusqu’a l’Afrique du Sud, seuls 10 % sont actuellement cultives. Or, a l’heure ou la planete vient de franchir le milliard d’individus ne mangeant pas a sa faim, selon la FAO et la Banque Mondiale environ 400 millions d’hectares de cet espace conviendraient a une exploitation agricole.
Pourtant, les cycles de pluie abondants et imprevisibles, les sols pauvres enclins a l’acidite et aux toxines de cette region sont tres eloignes de la definition que l’on peut se faire d’une terre agricole. Un point dont sont conscientes les autorites, mais qui doit pouvoir etre depasse en tirant "des lecons de la masse d’experiences accumulees par differents pays". De meme, pour les deux organismes internationaux, au regard des experiences thailandaises et bresiliennes, l’exploitation de cette vaste bande de savane, qui traverse 25 pays, doit etre conduite par les petits exploitants agricoles pour eviter ce qui s’est produit au Bresil (exploitations enormes dirigees par de riches fermiers generant de nombreux conflits locaux et une acceleration de la pauvrete/malnutrition).

Michael Morris, eminent economiste agricole aupres de la Banque mondiale, a Madagascar, n’hesite d’ailleurs pas a ajouter a ce sujet que "La production mecanisee a grande echelle n’offre pas d’avantages evidents en ce qui concerne les couts, sauf dans certaines circonstances specifiques, et elle conduirait plutot a des conflits sociaux".

Une telle conversion a l’agriculture, sur une grande echelle, de la savane guineenne ne serait pas sans entrainer un impact considerable sur l’environnement regional. A la lumiere des experiences passees, la destruction des ecosystemes et l’utilisation excessive d’engrais et de pesticides sont les principaux maux a en attendre.

Conscient de ce risque, Guy Evers, chef du Service Afrique au Centre d’investissement de la FAO, estime qu’en "cas d’intensification de l’agriculture, les gouvernements doivent prendre soin d’en surveiller les effets sur l’environnement et mettre en place des mesures pour reduire ou eviter les degats."

Une petite phrase que l’on peut interpreter comme : nous initions le processus de conversion et vous vous débrouillez avec ses consequences !
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3810>

vendredi 3 juillet 2009

SYMBIOSES,magazine belge d'éducation à l'écologie:un exemple à suivre

ce magazine est extrêmement bien écrit.

dommage que le ministère de l'écucation français ne soit pas à la hauteur.
imaginez un ministère Français de l'éducation capable d'écrire aux élèves:

"
Au-dela des elections, des hommes et des femmes, des jeunes et des sans-voix, s’investissent au quotidien pour imaginer et construire le « vivre ensemble » : dans leur quartier, leur ecole, leurs institutions. Parce que la democratie et la politique, ce n’est pas seulement cocher une case sur un scrutin. C’est participer - ou parfois resister - aux decisions. A son echelle, avec ses moyens. C’est passer de l’individuel au collectif. Une question d’education. Un enjeu environnemental.
"
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Participation, resistance : on fait tous de la politique !,
Symbioses n°82, mars, avril, mai 2009

Au-dela des elections, des hommes et des femmes, des jeunes et des sans-voix, s’investissent au quotidien pour imaginer et construire le « vivre ensemble » : dans leur quartier, leur ecole, leurs institutions. Parce que la democratie et la politique, ce n’est pas seulement cocher une case sur un scrutin. C’est participer - ou parfois resister - aux decisions. A son echelle, avec ses moyens. C’est passer de l’individuel au collectif. Une question d’education. Un enjeu environnemental.

Il sera telechargeable en aout. Pour le recevoir des a present, vous pouvez le commander ou vous abonner


Symbioses, le magazine de l'Education relative a l'Environnement, est realise par le Reseau IDee. Chaque trimestre, il presente une thematique particuliere, sous la forme d'un dossier fait d'experiences educatives vecues, de references d'outils, d'adresses utiles, d'articles de reflexion, d'activites…
Il s'adresse aux enseignants, animateurs, parents, eco-conseillers, educateurs... qui desirent mener des activites ou des projets d'education a l'environnement aupres des publics jeunes et moins jeunes.


Pour retrouver les derniers numeros au format pdf :
81 Reveillez l'artiste qui sommeille en vous 2009
n°80Precarite 2008
n°79Changements climatiques 2008
Spec.Eduquer a l'Environnement dans le primaire 2008
n°78Comment eco-gerer ? 2008
n°77La publicite en questions 2008
n°76Et le Sud dans tout ca ? 2007
n°75Sports et Environnement 2007
Spec.Eduquer a l'Environnement dans le secondaire 2007
n°74En famille ou en solo 2007
n°73Jeunes en mouvement 2007
n°72La foret 2006
n°71Mer et Littoral 2006

<http://www.symbioses.be/>

mercredi 1 juillet 2009

victimes-pesticides.org

Un nouveau reseau pour defendre les victimes des pesticides, Le Monde.fr, 18/06/09
Propos recueillis par Claire Ane

Aurele Clemencin est charge de mission sante au sein de l'ONG Mouvement pour les droits et le respect des generations futures, affiliee a l'organisation europeenne Health and environment alliance (HEAL).

Quel est l'objectif du reseau des victimes des pesticides lance aujourd'hui ?
Nous voulons rassembler les victimes au niveau national, les conseiller et les soutenir, pour montrer qu'il y a un veritable probleme. Le site victimes-pesticides.org, lance jeudi 18 juin, rassemble notamment les temoignages d'une dame en Isere dont le fils a developpe une leucemie apres une surexposition aux pesticides, d'un particulier dont le fils a des problemes de tyroide, et d'un agriculteur atteint de la maladie de Parkinson apres un accident.

Nous souhaitons mettre en place des actions juridiques, en faisant valoir le principe de precaution inscrit dans la legislation francaise.

Il faut engager la responsabilite des pollueurs, qu'ils soient agriculteurs ou fabricants de pesticides, et obtenir des pouvoirs publics une restriction de l'usage de ces substances.

Quels sont les dangers de l'exposition aux pesticides ?
Certaines des substances qui les composent sont cancerogenes, tout particulierement pour les professionnels, ou mutagenes (elles induisent des mutations des genes, pouvant causer des desequilibres physiologiques ou des cancers), ou encore toxiques pour la reproduction : on parle alors de substances CMR. Et certains pesticides contiennent des perturbateurs endocrinaux, qui modifient les systemes hormonaux, pouvant entrainer des problemes des organes sexuels, et des problemes neurologiques (maladie de Parkinson, troubles psychomoteurs).

Existe-t-il des lois permettant de diminuer les risques et de condamner les derives ?
Oui, mais pas assez. Au niveau europeen les molecules classees CMR 1 et 2 sont interdites. Mais elles sont peu nombreuses. Nous avons recense, en croisant les listes d'autres organismes a l'international, tels le Centre international contre le cancer et l'Agence americaine pour l'environnement (EPA), plus de 70 molecules CMR sur les 350 autorisees en France. La classification des perturbateurs endocrinaux n'en est qu'a ses balbutiements, donc ces substances peuvent etre commercialisees.

Il est aberrant qu'aujourd'hui, il n'y ait pas de normes fixant un seuil de concentration maximale des pesticides dans l'air. Pour l'eau, ces normes fixent un maximum de 0,5 microgramme de pesticides par litre. Or des etudes ont montre que juste apres des pulverisations de pesticides, leur concentration peut atteindre quelques microgrammes par metre cube d'air. Et chaque jour, chaque individu absorbe 15 m3 d'air ! Heureusement, toutes les personnes exposees ne sont pas malades. Mais elles s'inquietent...
Autre vide normatif : il n'existe pas de valeur limite d'exposition aux pesticides, alors qu'il en existe dans l'industrie, pour chaque molecule et en fonction du poste de travail. Les industriels font valoir que l'utilisation de leurs produits necessite une protection individuelle, mais ce n'est pas suffisant.
Enfin, en France, il est interdit de pulveriser des pesticides des que le vent atteint le niveau 3 sur l'echelle de Beaufort (soit environ 18 km/h). Mais aucune sanction penale n'est prevue en cas de manquement. Et c'est a la victime qu'il revient de prouver que les regles n'ont pas ete respectees, en faisant venir un huissier...

Quelles sont vos demandes prioritaires ?
Nous demandons l'interdiction des pesticides les plus dangereux, classes CMR 1 a 3, et des pertubateurs endocriniens.
Et la creation d'une trame verte, soit l'interdiction d'utiliser des pesticides dans une zone de minimum 100 metres a proximite des habitations. Cet espace pourrait etre reserve aux paturages, ou a de l'agriculture bio.

Sur le meme sujet :
Les faits : Parkinson : les pesticides doublent le risque chez les agriculteurs
Compte rendu : Nos aliments ont trop de pesticides
Cadrage Zoom Compte rendu
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/06/18/un-nouveau-reseau-pour-defendre-les-victimes-des-pesticides_1208582_3244.html#ens_id=1207698>
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pollution des maisons

ça se passe aux Etats Unis
bien sûr, rien de ceci n'existe en France
nous avons un grenelle,nous.
tiens,on reparle du Fipronil,l'insecticide neuro-perturbateur jugé innoffensif par Michel Edouard Leclerc......
tout ce qui n'est pas interdit est écologique selon lui.

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Les habitations americaines remplies de pesticides,
Tout sur le bio, 26/06/09

C'est ce que revele une nouvelle enquete menee par le departement americain du Logement et du Developpement Urbain. Le DDT, pourtant interdit depuis 1972, a ete trouve dans 42% des habitations !
Le departement americain du Logement et du Developpement Urbain (U.S. Department of Housing and Urban Development) en collaboration avec l'EPA (Environmental Protection Agency) a mene une enquete (1) de mesure du plomb, des allergenes, et des insecticides dans plus de 1000 habitations residentielles aux Etats-Unis.
Les echantillons ont ete collectes entre juin 2005 et mars 2009 et ont fait l'objet d'analyses pour la detection de 24 composants.
Les resultats montrent notamment que les sols de cuisine sont impregnes de pesticides dont plusieurs sont reconnus toxiques et pourtant interdits depuis de nombreuses annees.

Les pesticides les plus courants qui ont ete detectes sont les suivant :
- Le Permethrine, insecticide que l'on vaporise notamment directement sur les vetements et sur les moustiquaires et utilise contre les termites, a ete trouve dans 89% des habitations.
- Le Chlorpyriphos-ethyl, insecticide commercialise jusqu'en 2001, a ete trouve dans 78% des habitations.
- Le Chlordane, insecticide organochlore non absorbe par les plantes et faisant partie de la liste des polluants majeurs a l'echelle mondiale selon la Convention de Stockholm. Cet insecticide, interdit en Europe en 1981 et aux Etats-Unis en 1984 a ete trouve dans 74% des habitations. En 2009 seule la Chine a ete autorisee a produire au maximum 500 tonnes de chlordane pour la lutte contre le termites dans les habitations.
- Le butoxyde de piperonyle a ete trouve dans 52% des habitations.
- Le Cypermethrine, insecticide utilise comme repulsifs pour moustiques par exemple et trouve dans certains produits Raid, a ete trouve dans 46% des habitations.
- Le DDT a ete trouve dans 42% des habitations alors que cet insecticide a ete interdit depuis 1972 aux Etats-Unis ! Debut 2009, la Convention de Stockholm a indique qu'elle visait l'elimination du DDT dans le monde.
- Le Fipronil a ete trouve dans 40% des habitations. Cet insecticide a ete mis au point en France par la societe Rhone-Poulenc (devenu la propriete de Sanofi-Aventis) en 1987 et mis sur le marche en 1993. Le fiprobil est utilisee notamment comme substance active de l'insecticide Regent commercialise par BASF pour le traitement des semences de mais. Le Regent, accuse de causer la mort des abeilles, a ete interdit en France.
- Le Diazinon, insecticide utilise notamment contre les fourmis, cafards et autres parasites et banni depuis 2004, a ete trouve dans 35% des habitations.

Soulignons que d'apres l'EPA, environ 165 composes de pesticides sont potentiellement cancerigenes.

En outre, une etude canadienne indiquait il y a quelques jours, que le risque de leucemie etait double chez les enfants dont les meres ont ete exposees professionnellement a des pesticides pendant la grossesse.


(1) American Healthy Homes Survey: A National Study of Residential Pesticides Measured from Floor Wipes
Telecharger l'etude complete
<http://www.toutsurlebio-nature.com/les-habitations-americaines-remplis-de-pesticides.html>

mardi 30 juin 2009

E10 :PRISE D'OTAGE des automobilistes

L’agrocarburant E10 est-il si "super" ?, Terra Eco, 23/06/09
Helene Duvigneau et Karine Le Loet

Commercialise a la pompe depuis le 1er avril avec comme objectif de reduire l’impact des transports sur le rechauffement climatique, le nouveau supercarburant 95-E10 semble remplacer le SP95 plus vite que prevu. Premier bilan de sa mise en place.
Les industriels de la betterave, les groupes petroliers et automobiles se felicitent. Le SP95-E10 est un veritable succes. C’est en tout cas ce qu’ils assuraient lundi 22 juin, lors d’une conference de presse destinee a faire le bilan de ce nouveau carburant compose a 10% d’alcool de synthese fabrique a partir de betterave, ble et mais, et a 90% d’essence sans plomb SP95. Deux mois apres son lancement le 1er avril, l’E10 est en vente dans plus de 1 015 des 13 000 stations-essences du pays (soit 8% des points de vente). Et des la fin de l’annee, 70% des stations de l’Hexagone en proposeront. "C’est un produit qui va avoir une croissance exponentielle dans les dix ans a venir, a souligne Alain Jeanroy, directeur general de France Betteraves. J’espere que la France saura saisir cette opportunite. C’est une opportunite energetique, ecologique et creatrice d’emplois."
Aubaine pour le consommateur, l’E10 coute 3 a 5 centimes de moins que le traditionnel SP95.

Selon Laurent Hecquet, delegue general de l’association de defense des droits des consommateurs, le seul probleme reside dans la disparition un peu trop rapide du sans plomb 95 : "En region parisienne, l’E10 a tendance a se mettre en place au detriment du SP95", sans que le consommateur ne soit toujours au courant de la compatibilite ou non de son vehicule avec ledit carburant.
Or, poursuit-il, "une utilisation repetee de l’E10 pour des vehicules datant d’avant l’an 2000 peut entrainer une corrosion du moteur et des joints".
Obliges de se conformer aux reglementations, les petroliers invoquent en effet le manque de pompes pour remplacer le SP95 par l’E10, au lieu de faire cohabiter dans un premier temps les deux carburants. Chez BP, on a carrement decide de retirer le sans plomb 95 depuis la mi-mai.
Et pour les 40% de vehicules - trop vieux - qui ne peuvent carburer a l’E10, reste le SP98, en moyenne 5 centimes plus cher que le 95. "Choquant", juge Laurent Hecquet, qui en appelle a une meilleure prise en compte des droits des consommateurs : "Il faut veiller a ce que la mise en place de l’E10 ne constitue pas une forme de prise d’otage des automobilistes, qui, de toute facon, se retrouvent contraints d’acheter un carburant plus cher."

Clivage
Avant son lancement au 1er avril, l’agro-carburant E10 avait suscite une polemique entre ses partisans, au nombre desquels les cerealiers, betteraviers, constructeurs automobiles et l’Etat - qui a donne son feu vert par un decret du 26 janvier - et ses opposants ecologistes.
Sur le plan environnemental, l’E10 reduit a priori les emissions de gaz a effet de serre. Selon une etude de 2002 signee par l’Ademe et le ministere de l’Industrie, le bioethanol permettrait une reduction de 60% des emissions de CO2 du "champ a la roue"- production, acheminement du carburant et emissions des vehicules prises en compte - et aurait un bilan energetique deux fois meilleur que l’essence. Sur le plan politique enfin, l’E10 donne a la France une longueur d’avance dans la realisation de l’objectif europeen, a savoir 10% d’energies renouvelables dans le transport d’ici a 2020.
Passé au crible des ONG environnementales, le supercarburant semble pourtant beaucoup moins "super" que prevu. D’abord le chiffre de 60% de reduction des gaz a effet de serre ne s’applique qu’a la portion - 10% - de bioethanol inclue dans l’E10. Pis, ce carburant ne permet pas de consommer moins. Greenpeace calcule la surconsommation a environ 3% par rapport a un carburant classique (1,7% selon les industriels du secteur). Pour le meme nombre de kilometres, l’utilisateur devra donc acheter une quantite plus importante d’E10. Resultat, le gain a l’achat sera annule ou tres fortement tempere par la necessite de consommer plus. "La surconsommation est minime, se defend neanmoins Alain Jeanroy, directeur general de France Betteraves. Grace a l’E10, le conducteur peut continuer de gagner 2% sur le prix." "1 ou 2% ce n’est rien, affirme encore Francois Roudier, du Comite des Constructeurs Francais d’Automobiles. Avoir de bons pneus bien gonfles peut faire baisser de 5% la consommation de carburant."
Peut-etre sauf qu’a l’avenir, l’automobiliste devra aussi tabler sur une hausse du prix a la pompe de l’E10 en raison du cout de revient d’un agrocarburant, largement superieur a celui de l’essence. Et si le prix du baril de petrole venait encore a chuter, l’avantage economique de l’E10 sur son predecesseur pourrait bien s’envoler tout a fait. Et quid de l’etude americaine signee Marc Jacobson et parue il y a deux ans, qui demontrait que la combustion d’ethanol produisait de l’ozone, guere favorable aux poumons ?
Pour les associations de defense de l’environnement la solution passe plutot par les voitures propres ou par l’utilisation de biocarburants de seconde generation, fabriques a partir des parties non comestibles des plantes.


A lire aussi dans Terra eco :
Manger ou conduire, il faut choisir
Notre dossier : le mirage des biocarburants
Le jatropha, or vert prometteur ?
Les sources de cet article :
Le site du Ministere de l’Ecologie
Le site du Journal Developpement Durable
Sur le site de Futura Sciences, l’etude de Marc Jacobson
Le site 40 millions d’automobilistes
<http://www.planete-terra.fr/spip.php?page=article&id_article=1215>

vendredi 26 juin 2009

la vidéo pour comprendre les enjeux

http://www.ccfd.asso.fr/BMA/video-conference-de-presse-biens-mal-acquis-24-juin-2009.html

Biens mal acquis,à qui profite le crime?

"Biens mal acquis, à qui profite le crime ?"

Mercredi 24 juin 2009, à 12h 4, rue Jean Lantier 75001 Paris(Métro Châtelet)

Deux ans après la publication de son étude « Biens mal acquis », support des plaintes déposées en France contre Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema, le CCFD-Terre Solidaire publie le rapport « Bien mal acquis, à qui profite le crime ?».

On estime à plus de 1 000 milliards de dollars les avoirs détournés par des dirigeants corrompus à travers le monde.

En dépit des promesses répétées de la communauté internationale de lutter contre la corruption, seul 1% à 4% des montants détournés ont été à ce jour restitués aux populations volées.

Fruit d’un minutieux travail d’enquête, le rapport dresse un bilan actualisé des avoirs détournés par une trentaine de chefs d'Etats. Au-delà de la dénonciation de ces agissements, il analyse les raisons de la « non restitution » des fonds détournés, interpelle les institutions des pays du Nord sur leurs responsabilités (entraves aux restitutions, paradis fiscaux, pillages des richesses ...) et adresse des recommandations au gouvernement français et à l'Union européenne.

Présentation du Rapport en présence de :- Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire,- Jean Merckaert, chargé du financement du développement au CCFD-Terre Solidaire, auteur du rapport,- Jean-Marc Bikoko (Cameroun), président de la Centrale syndicale du secteur public (CSP) et coordinateur de la Plateforme d'information et d'action sur la dette du Cameroun.Merci de confirmer votre présence auprès de :Véronique de La Martinière01 44 82 80 64>>

téléchargez le rapport "Bien Mal Acquis - à qui profite le crime ?"

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je rapelle que selon la FAO 1 MILLIARD de personnes souffrent de la faim actuellement.
et on veut nous faire croire que le problème n'a pas de solution....que c'est une fatalité.

les spoliations sont une fatalité prétendent les spoliateurs...

quelle arnaque!

bio industriel:2,6 Milliards d'euros pour faire oublier l'éthique

écoutez bien Serge Fluet :
ce raisonnement économique qui prévaut aujourd'hui va tuer le bio.

je reste persuadé que le bio marche grace à la confiance:ils vont tuer la confiance.

écoutez ensuite ce grossiste:
faire bouffer des poires en juin à des gens lui apparait comme une démarche bio...
c'est pourtant la négation de ce en quoi je crois,
négation au même titre que l'utilisation de poisons pour nourrir les gens...

quand je vois la tournure que prend ce bio,j'ai envie de pleurer.

comment donner envie à ces jeunes qui pour l'instant s'accrochent aux phytos comme des junkyes à leur dope ?
en leur proposant juste un raisonnement bio-économique encore une fois basé sur l'EXPLOITATION ET LE PROFIT MAXIMUM ?

je ne crois pas que ça marchera longtemps

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-retard-de-la-filiere-bio-4452228.html

Jean Charles Bocquet a fait son beurre:il a bien répandu sa merde.

Vente des pesticides en hausse en 2008, selon les professionnels, AFP, 23/06/09

Paris (AFP) - 17:11 - Le marche francais des produits phytopharmaceutiques (pesticides) est en hausse en 2008, selon les chiffres rendus publics mardi par l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP).
Pour 2009, les professionnels s'attendent, sauf aleas climatiques, a une baisse des utilisations et a une stabilite du chiffre d'affaires, a indique Jean-Charles Bocquet, directeur general de l'UIPP lors d'un point presse.

En 2008, le chiffre d'affaires est en augmentation de 14% a 2 milliards d'euros,

retrouvant le niveau de 2001.
En volume, la hausse est de 2% a 78,6 milliers de tonnes, a precise M. Bocquet.
En raison du mildiou qui touche souvent la vigne, les viticulteurs restent les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15% des utilisations des phytosanitaires pour 3% des surfaces cultivees.
L'UIPP a reaffirme ses "reserves sur les mesures arbitraires" decidees lors du Grenelle de l'environnement.
Aux termes du plan Ecophyto 2018 decide par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit reduire "si possible" de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides.
La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le quatrieme au niveau mondial apres le Bresil, les Etats-Unis et le Japon.
Les quantites vendues en France ont atteint des sommets dans les annees 1990 avant de s'orienter a la baisse.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.75e35b977d6cd5cc91c23310808b5ba1.741.xml>

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à mettre ,bien-sûr en relation avec le message précédent...

preuve biologique de la contamination des agriculteurs par les pesticides:jusqu'à 1000 fois plus

Des chercheurs identifient un lien biologique entre pesticides et lymphome, AFP, 23/06/09

Marseille (AFP) - 11:26 - Les agriculteurs exposes aux pesticides presentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le developpement d'un lymphome ou cancer du systeme immunitaire, selon une etude de chercheurs de l'Inserm bases a Marseille, communiquee mardi a l'AFP.

Cette decouverte d'un premier "marqueur biologique" du lymphome pourrait permettre de mieux depister ce cancer, de suivre les populations considerees comme "a risque" et de mettre en oeuvre, le cas echeant, des traitements plus precoces, selon un resume de l'etude, publiee dans la revue specialisee "The Journal of Experimental Medicine".
Cette etude a ete realisee par l'equipe "Instabilite genomique et hemopathies humaines" du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy, qui depend de l'Institut national de la sante et de la recherche medicale (Inserm), en collaboration avec une equipe d'epidemiologistes du Groupe regional d'etudes sur le cancer de Caen.

L'exposition aux pesticides en milieu agricole, ainsi qu'aux dioxines et aux solvants organiques, est consideree comme un facteur de risque accru de lymphomes, mais il manquait jusqu'a present la "preuve biologique" d'un lien de cause a effet.


Dans le cas du lymphome, le processus de cancerisation debute par un echange de materiel genetique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Sauf exceptions, c'est la signature clinique de ce cancer.
Or, en suivant sur une periode moyenne de dix ans une population de 128 agriculteurs exposes aux pesticides, les chercheurs marseillais ont trouve qu'ils presentaient dans le sang une frequence de cellules transloquees pouvant etre jusqu'a 1.000 fois superieure a la normale.

Et l'analyse moleculaire de ces cellules suggere que certaines pourraient constituer de reels precurseurs tumoraux et une premiere etape vers la cancerisation.
"Nos resultats apportent une vision nouvelle des etapes de progression vers le lymphome tout en mettant l'accent sur le role majeur de l'exposition agricole aux pesticides dans les etapes de progression", affirment les chercheurs marseillais Sandrine Roulland et Bertrand Nadel.

<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.cfbb6abcb1c2e8585a4f2915320ab018.221.xml>

jeudi 25 juin 2009

la lutte contre les spoliations est possible.

Perou. Les Indiens d'Amazonie crient victoire, RFI, 19/06/09

Les Indiens d'Amazonie ont obtenu gain de cause.

Apres deux mois de bras de fer avec l'Etat, ils ont finalement obtenu que le Parlement abroge deux decrets loi sur l'exploitation des ressources d'Amazonie par des entreprises etrangeres.

Le president Garcia a fait machine arriere devant l'ampleur de la contestation.

« C'est un jour historique pour les peuples indigenes » affirment les Indiens du Perou.

Soixante-cinq ethnies d'Amazonie etaient mobilisees depuis le mois d'avril pour proteger leur terre.

A l'origine de la crise, une loi adoptee l'annee derniere et favorisant les investissements etrangers au Perou, les textes autorisaient notamment l'exploitation des ressources naturelles d'Amazonie
Devant l'ampleur de la contestation le president peruvien a finalement fait son autocritique et dans la foulee le Parlement de Lima a abroge, jeudi 18 juin, deux decrets controverses. En echange, la minorite indienne a accepte de lever ses barrages.

La volte face des autorites a permis de sortir d'une crise sanglante puisque 34 personnes au moins ont trouve la mort dans les affrontements entre les forces de l'ordre et les Indiens d'Amazonie.

Le Premier ministre peruvien a d'ailleurs annonce son intention de demissionner car il n'a pas su eviter le bain de sang. La region de Bagua ou se sont deroules les heurts reste malgre tout en etat de siege et les charges sont maintenues contre 4 dirigeants de la minorite indienne entres en clandestinite.
<http://www.rfi.fr/actufr/articles/114/article_82006.asp>

jeudi 18 juin 2009

écologie participative

c'est l'idée directrice des actions que je mène:

-participation à la démocratie participative rhone-alpes
-association d'éducation populaire
-construction de maisons en paille avec un maximum de chantiers participatifs
-cours de jardinage partagé en permaculture inspirée de Masanobu Fukuoka


je ne vois pas l'avenir sans un développement énorme de toutes les actions de PARTAGE.

PARTAGE à tous les niveaux.

tout le monde n'est pas prêt à ça(il suffit de lire les commentaires de Papounet qui justifie presque systématiquement les spoliations,les injustices)mais ,parfois, il y a de bonnes nouvelles:

la parcours de Nicolas Hulot en fait partie.
j'ai beaucoup critiqué Hulot lorsqu'il s'était associé avec Leclerc,le spoliateur en chef, au nom du développement de l'écologie.
j'avoue qu'il a vraiment évolué dans sa démarche et,à mon avis,dans le BON SENS.

partir d'où il est parti pour en arriver là: chapeau !

j'invite tout le monde à participer à sa nouvelle initiative.

pascal

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Hulot mise sur l'ecologie participative, L’Express, 15/06/09
Anne-Sophie Ladonne

Videos, textes, musiques et images... Pour reagir face a la crise, la Fondation Nicolas Hulot fait appel aux idees et aux propositions multimedia des internautes.
Dans un contexte de crise economique et culturelle, la Fondation Nicolas Hulot veut proposer des solutions ou l'ecologie permettrait d'aller vers une nouvelle economie, plus "humaine".

C'est pourquoi la FNH a reuni, samedi 13 juin, ses quelques 850 000 membres a la Cite des Sciences. Nouveau logo, nouveau site internet, nouvel objectif: "Prendre un nouveau cap". Nom de l'operation: Evolution Chapitre 2.
Pour Nicolas Hulot, "on ne peut pas se contenter de constater" les problemes ecologiques sans proposer de solutions.
La crise que traverse le monde doit servir de point de rupture au systeme actuel. Et pour pallier cette "crise culturelle", la Fondation propose d'allier economie et ecologie en "faisant preuve de solidarite et de partage".

Ecologie participative

Pour ce faire, la FNH a donc lance une invitation a l'ecologie participative. "Nous voulons tenter une approche plus sociale et solidaire, dans le but d'expliquer la complexite des enjeux, et d'enrichir la reflexion au niveau humain", explique Anabelle Jaeger, chargee du developpement a la fondation.


Chacun est invite a apporter des reponses a cette question: "Comment voyez-vous le monde de demain ?", en utilisant toutes sortes de medias (textes, musique, videos etc.).

Le but n'est pas d'apporter une reponse toute faite, mais d'"agreger des fragments de solutions" pour ecrire le Livre des evolutions.

Une initiative qui s'adresse a tous:
adherents, citoyens lambdas, personnalites politiques...

Le moment d'ouvrir ce nouveau chapitre dans l'ecologie par l'ouverture semble opportun, au vu du score realise par la liste Europe-ecologie au scrutin europeen, le dimanche 7 juin dernier.

<http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/hulot-mise-sur-l-ecologie-participative_767602.html>_____________________________________________________________________________________________________________

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mercredi 17 juin 2009

LAND GRABBING : nouveau FLEAU mondial. Olivier DE SCHUTTER complice de l'escroquerie

L'ONU veut controler la ruee vers les terres agricoles,

Le Monde, 15/06/09
Jean-Pierre Stroobants (avec Antoine Le Bozec), Bruxelles correspondant

Olivier De Schutter, rapporteur special des Nations unies pour le droit a l'alimentation, s'inquiete de l'extension rapide des acquisitions et locations de terres agricoles dans des pays en developpement par des Etats riches et des fonds d'investissement.

Cette pratique du land grabbing ("accaparement de terre") s'est acceleree a la faveur de la crise alimentaire de 2008.
M. De Schutter juge que la question doit figurer a l'agenda des discussions agricoles du G8, le sommet des huit pays les plus industrialises, en juillet.

Il avance onze principes lies aux droits de l'homme qui devraient, selon lui, servir de base aux contrats futurs ainsi qu'a une approche multilaterale, afin d'eviter les menaces qui planent sur les populations locales.

Selon les estimations, de 15 a 20 millions d'hectares (ha) - l'equivalent des terres arables francaises - ont fait l'objet de transactions depuis trois ans, essentiellement en Afrique.
La Chine aurait achete 2,8 millions d'ha en Republique democratique du Congo pour y developper la plus grande exploitation mondiale d'huile de palme.
La Coree du Sud, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont acquis, au total, plus de 1,5 million d'ha au Soudan. L'Arabie saoudite aimerait louer un demi-million d'ha en Tanzanie.

Les experts estiment que, d'ici a 2030, il faudra trouver 120 millions d'ha de terres agricoles supplementaires pour repondre a la demande de produits alimentaires. "Ces investissements peuvent representer une chance de developpement, creer des infrastructures et de l'emploi, permettre a des agriculteurs d'acceder a la technologie et au credit, note M. De Schutter.
Ils peuvent aussi avoir des consequences tres negatives et menacer tant le droit a l'alimentation que les autres droits des populations concernees."

Faute de regles negociees, des cultivateurs sont, et seront, expulses et prives d'acces aux ressources indispensables a leur survie.

Le paradoxe, releve le representant special, est que parmi les personnes les plus exposees au risque alimentaire se trouvent 500 millions d'hommes et de femmes dont depend en grande partie l'avenir de la planete : ce sont les ouvriers salaries du secteur agricole. "Leur assurer une protection adequate constituerait une contribution majeure", estime-t-il.
M. De Schutter reclame egalement que les investissements soient couples a des projets a haute intensite de main-d'oeuvre, ce qui donnerait de l'emploi et des revenus aux groupes locaux. Ils devraient, en outre, se voir reserver une partie des recoltes, a mettre en vente sur les marches locaux. Le representant special demande encore que les principes du developpement durable et d'une approche agro-ecologique soient respectes partout.
Seule une approche multilaterale, conclut-il, permettra d'eviter la concurrence entre les pays pauvres desireux d'attirer des capitaux.
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/06/15/l-onu-veut-controler-la-ruee-vers-les-terres-agricoles_1206948_3244.html#ens_id=1207050>

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je pense que l'ONU,est malgré tout ce qu'il raconte, en train de mettre le doigt dans un engrenage qu'ils seront par la suite incapables de maitriser.
donner un cadre "légal" à des actions de SPOLIATION à l'échelle mondiale est,à mon avis une erreur monstrueuse car du coup ils les justifient.

je crois que l'ONU a tort et devrait exiger un moratoire sur toutes les actions de Land Grabbing.

120 millions d'ha nécéssaires d'ici 20 ans pour la consommation alimentaire,c'est déjà dûr à trouver,
si en plus il faut accepter de DONNER celles qui existent déjà pour satisfaire uniquement des investisseurs sans foi ni loi,sous prétexte de faire rouler des bagnoles,le but devient inateingnable.
les conséquences sont toujours les mêmes:FAMINE pour ceux qu'on a spolié et à qui on n'a,comme d'habitude ,pas demandé leur avis.

demandé aux 8 pays les plus riches de s'auto-réguler,surtout en période de crise économique:
quelle FOUTAISE !

mardi 16 juin 2009

risque de disparition du petit colibri

la ferme du petit colibri est un éco-lieu consacré à la permaculture

l'activité de vente a été stoppée en 2008 car le maire de la commune,un exploitant agricole veut répupérer le terrain.
pour cela il a changé le PLU et fait passer les terrains en zone verte inconstructible.
comment créer une ferme avec en plus un projet pédagogique sans aucun batiment?
il n'y a pas de réponse.

Richard Wallner n'a pas de réponse.

pourtant il se démène avec un courage exemplaire.
il a besoin de soutiens.
les informations sont là:

http://aupetitcolibri.free.fr/EcolieuAUPETITCOLIBRI.html

écologie à 2 vitesses:le particulier paye,l'industriel récolte

Risque industriel : autorisation simplifiee pour certaines installations, AFP, 12/06/09

Paris (AFP) - 10:29 -

Le gouvernement a cree un nouveau regime d'autorisation simplifiee pour certaines installations industrielles classees, selon une ordonnance publiee vendredi au Journal officiel, provoquant la colere des ecologistes qui y voient "un symbole de la relance grise".

La creation de ce "troisieme regime", simplifié, sans enquete publique ni etude d'impact, vise a accelerer les procedures pour les installations potentiellement les moins dangereuses.

Il existe quelque 500.000 installations classees en France, dont environ 50.000 - celles presentant les risques industriels les plus importants pour l'environnement - sont soumises a une autorisation prefectorale prealable, les autres devant faire l'objet d'une simple declaration d'activite.


Farouchement opposees a cette reforme, les associations ecologistes ont juge qu'elle pourrait remettre en cause leur participation a la table ronde sur les risques industriels lancee il y a pres d'un mois par la secretaire d'Etat a l'Ecologie, Chantal Jouanno.

"On organise une concertation mais on decide avant la concertation !

C'est totalement contraire a l'esprit du Grenelle. C'est a vous degouter de la concertation", a reagi Arnaud Gossement, porte-parole de la federation France nature environnement (FNE, 3.000 associations).
"Dans la mesure ou cette reforme supprime un grand volume d'enquetes publiques, cela ne va pas servir a grand chose de savoir comment les ameliorer.
Or c'est l'un des sujets majeurs a l'ordre du jour de la table ronde", a-t-il ajoute.
Interroge sur un eventuel depart de la federation ecologiste de la table ronde, qui doit se reunir mardi, il a repondu: "Tres clairement, la question se pose".
Un decret doit maintenant fixer le champ d'application de cette ordonnance, c'est-a-dire la liste des activites qui passeront dans le troisieme regime simplifie.
"C'est dans les modalites d'application qu'il faudra etre coherents et vigilants", avait explique a l'AFP Mme Jouanno lors du lancement de la table ronde, le 19 mai.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.6cd7b9be54402b54b338f8cc5cf00c83.281.xml>

jeudi 11 juin 2009

pourquoi n'avons nous pas arrêté le changement clmatique quand nous le pouvions ?

le film de Y.A.B. a le mérite d'exister.

j'avoue que je suis un peu décu par le choix du réalisateur de ménager la chèvre et le chou en ne mettant pas les acteurs industriels face à leurs responsabilités.

il y a des ACTEURS de la pollution qui se batissent des fortunes grâce à la pollution qu'ils engendrent.
penser qu'ils accepteront de changer radicalement de cap sans les mettre face à leurs responsabilités me parait être une grossière erreur.

pour compléter le film,je vous en propose un autre.
http://allantverslendroit.wordpress.com/2009/03/31/the-age-of-stupid-une-future-verite-qui-derange/

The Age of Stupid (L'ère de la stupidite) est un film documentaire britannique du realisateur Franny Armstrong (McLibel), sorti en 2009.
L'acteur Peete Postlewaite, nomine aux Oscars, incarne un homme vivant seul dans le monde devaste de 2055, et qui regarde de vieilles images tele datant de 2008 en se demandant : Pourquoi n'avons-nous pas empeche le changement climatique tant que nous le pouvions ?

mardi 9 juin 2009

pollueurs contre générations futures:utilisation du système judiciaire pour harceler et taire la vérité

500 000 euros pour avoir dit que les raisins de table contenaient des pesticide, Univers Nature, 03/06/09
Pascal Farcy

En octobre dernier, cinq associations environnementales europeennes achetaient du raisin de table dans 16 chaines de supermarches situees en Allemagne, France, Hongrie, Italie, Pays-Bas et Allemagne. L'objectif de l'operation etait d'evaluer la teneur en pesticides de ces raisins, de la meme maniere que cela l'avait deja ete pour le vin (1) precedemment. La publication des resultats de cette etude, fin novembre, a ete sans appel… 99,2 % des echantillons presentant une contamination par un ou plusieurs pesticides.
Un tel resultat n'a evidemment pas plu aux producteurs, puisque la Federation Nationale des Producteurs de Raisins de Table (2) a assigne en justice le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Generations Futures), association reference pour l'operation en France. En consequence, pour ce qui est considere comme un "denigrement du raisin de table", le MDRGF se voit reclamer la somme de 500 000 €, la publication du jugement dans 10 medias nationaux et la suppression sur son site Internet.
Pour l'association, il s'agit d'une "attaque scandaleuse visant simplement a nous faire taire car notre travail derange tous ceux qui voudraient que rien ne change dans les pratiques agricoles polluantes actuelles". Avec cette assignation, comme le souligne le MDRGF, c'est en fait la liberte d'information qui est mise en cause, et la decision du tribunal sera a ce titre doublement interessante a connaitre.
Notons que de la meme maniere, la chaine de television TF1 aurait egalement ete assignee en justice pour avoir denigre le raisin de table dans le cadre de l'emission "Attention a la marche", le 22 novembre dernier. Dans cette derniere, un candidat s'est en effet vu poser la question : "quel est le pourcentage de raisin contamine par les pesticides vendus en grande distribution ?"…
1- Voir l'article "Vin : jusqu'a 5800 fois plus de pesticides que dans l'eau".
2- La FNPRT est affiliee a la FNSEA (Federation Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3781>

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nul doute,pour moi, que Jean Charles Bocquet est derrière tout ça:
quand on se considère si puissant que tous les coups sont permis...


tiens je vais reposer la question:

Quel est le pourcentage de raisins contaminés par les pesticides vendus en grande distribution?

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lundi 8 juin 2009

l'alliance écologique indépendante revendique un bon score:près de 4%

L'Alliance écologique indépendante revendique un bon score

PARIS - L'Alliance écologiste indépendante (AIE), en réunissant près de 4 % des suffrages en métropole aux européennes, "a réussi ses débuts", trois mois après sa naissance, en dépit du peu d'attention des médias, a souligné lundi son président Antoine Waechter.
La liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové a remporté 16,28% des voix aux Européennes, et va envoyer quatorze eurodéputés à Strasbourg. L'importance de cette percée est l'une des principales surprises de ce scrutin.
"Le vote écologiste est le principal signal envoyé par les électeurs au cours de ce scrutin.
Les défis climatiques, énergétiques, alimentaires, sanitaires, biodiversitaires et environnementaux exigent de véritables ruptures dans les choix politiques", a affirmé dans un communiqué M. Waechter, tête de liste malheureux de l'AIE dans l'Est.
"La schizophrénie qui consiste à convoquer un Grenelle de l'Environnement tout en poursuivant les programmes routiers et aéroportuaires, à mépriser les paysages français ou à stériliser chaque année des dizaines de milliers d'hectares pour l'urbanisation doit cesser", a-t-il estimé.
Alliance écologiste indépendante était en concurrence avec Europe-Ecologie de M. Cohn-Bendit et José Bové, et le MoDem avec Corinne Lepage et l'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias.
"Avec huit fois moins de moyens financiers et 50 fois moins de temps d'antenne, les listes de l'Alliance ne font que 4 fois moins qu'Europe Ecologie", a assuré M. Waechter indiquant que l'AEI s'engagera "dès les prochaines semaines, dans la préparation des élections régionales avec la capacité d'être présente dans toutes les régions".
Francis Lalanne, tête de liste AEI dans le Sud-Est, avait déposé fin mai une plainte auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour protester contre "la censure systématique" dont était victime, selon lui, son parti face à "une médiatisation à outrance" d'Europe-Ecologie.

(©AFP / 08 juin 2009 12h57)



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je veux ajouter que les pauvres,dans leur majorité ne sont pas allé voté.
ils ne voteront plus jamais pour le PS qui s'est largement foutu de leur gueule.
la gauche bobo encore plus RACISTE envers les pauvres que les riches n'a plus de raison d'être,elle n'a plus de base électorale.
ça fait longtemps que je le dis.
ce qui est nouveau c'est qu'
elle ne pourra plus jamais CONFISQUER le vote populaire avec son escroquerie du "vote utile"
le vote utile ,aujourd'hui c'est l'écologie.

les pauvres n'ont pas encore confiance dans l'écologie.
cela viendra peut-être mais à la seule condition qu'il n'y ait aucune alliance avec tous ceux qui ont déjà trahi le vote populaire.
je pense qu'EUROPE ECOLOGIE fera cette erreur.

UMP - PS et leurs vasseaux ,tous dans le même sac, et ......DEHORS.

pascal

vendredi 5 juin 2009

la France nazie est de retour.déportation des Roms

dans ce reportage on voit de images que je n'aurais jamais cru revoir:

-des expulsions accompagnées de destruction

-des exclus sont poussés par les CRS vers un quai de garre et embarqués de force dans des wagons réservés pour cette déportation

-la création d'un guetto avec limitation de la liberté de circulation et des vigiles qui bloquent les accès.

on est revenu aux méthodes de l'extermination des juifs.
l'ecoeurement au plus haut degré

à quand la dernière étape ?
la solution ultime ?
la douche :c'est vrai qu'ils sont sales

et le ministre responsable de tout ça est un ex-socialiste...

http://www.m6replay.fr/emissions/enquete-exclusive/13500080

mardi 2 juin 2009

vol de terres:IIED, FIDA et FAO ne condamnent pas au nom du productivisme:quelle honte!

Les paysans africains ecartes des transactions sur les terres arables, Le Monde, 25/05/09
Laetitia Clavreul

Les investisseurs internationaux jettent leur devolu sur les terres agricoles - surtout les meilleures.
Elles constituent pourtant le moyen de subsistance des populations locales, qui risquent d'en perdre l'acces.
Mais les gouvernements font peu de cas de ces dernieres.


Ce phenomene vient, pour la premiere fois, d'etre analyse en detail dans huit pays africains par des experts de l'Institut international de l'environnement et du developpement (IIED), en collaboration avec deux institutions de l'ONU, le Fonds international de developpement agricole (FIDA) et l'Agence pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Intitule "Accaparement des terres ou opportunite de developpement ?", leur rapport, publie lundi 25 mai et dont Le Monde a eu connaissance, appelle a la consultation des populations rurales menacees et a une meilleure prise en compte de leurs interets dans les transactions. Il souligne un manque de transparence dans les processus de decision et les circuits d'investissement. De quoi alimenter les craintes de corruption.

Le rapport confirme l'accroissement des transactions a grande echelle.
En cinq ans, en Ethiopie, au Ghana, au Mali, a Madagascar et au Soudan, ce sont
2,5 millions d'hectares sur lesquels les investisseurs se sont rues. Comme souvent en Afrique, ces terres sont propriete des Etats, et les paysans ne detiennent qu'un droit d'usage.

Les droits sur les terres offerts aux investisseurs sont tres bas, car la priorite est donnee aux contreparties en termes d'emplois ou d'infrastructures. Mais les contrats examines sont presque tous "courts et simples, compare a la realite economique de la transaction", note le rapport. Les engagements des investisseurs y restent vagues et la question de la repartition des recoltes entre exportation et consommation locale pas vraiment evoquee.

Surtout, les populations concernees sont tenues a l'ecart des negociations et les donnees sur la superficie ou la nature des contrats ne sont pas publiques. Si les transactions commerciales privees peuvent demander une certaine confidentialite, "le manque de transparence parait problematique" quand il s'agit de discussions entre gouvernements.
"Absence de dialogue"
"Cette absence de dialogue est un probleme. Dans toutes nos actions, nous nous attachons a ce qu'il y ait un consentement libre et informe des populations quand il est question de ressources naturelles", explique Jean-Philippe Audinet, directeur de la division des politiques au FIDA, qui regrette de voir des gouvernements preferer "le business au developpement".

Faut-il pour autant condamner ces acquisitions - ou plutot ces concessions qui peuvent aller jusqu'a 99 ans, car il s'agit rarement de ventes ?
IIED, FIDA et FAO ne sont pas si categoriques. "Le phenomene existe et il est massif. Il faut faire en sorte que ses effets soient positifs et ses degats minimes", estime Paul Mathieu, expert a la FAO. "Tout depend des termes de la negociation et de l'implication des acteurs, qui ne doivent pas inclure que les investisseurs et les Etats", estime l'un des auteurs, Lorenzo Cotula (IIED).
Si l'accaparement de terres peut choquer, surtout dans des zones importatrices de denrees, les trois institutions veulent aussi y voir l'occasion, pour ces pays, de rendre leur agriculture plus productive. Les rapporteurs ne mettent pas moins les investisseurs, et tout autant les Etats, devant leurs responsabilites. "Les efforts pour attirer les investissements de grande echelle ne doivent pas detourner l'attention sur les besoins d'ameliorer la securite des populations locales", jugent ainsi les auteurs.
Ils invitent les investisseurs a communiquer sur leurs veritables intentions des le debut des transactions. Concernant les pays hotes, ils leur recommandent de clarifier leur politique en matiere d'accueil d'investissements, de mettre l'accent sur le partage des benefices, de reorienter les transactions vers la qualite, et non plus vers la quantite. Ils demandent la publication de toute decision et le respect des droits fonciers locaux.
Car, pour les auteurs, le phenomene va s'accentuer, entrainant des transformations economiques et sociales en Afrique et ailleurs.

Ce qui se joue la aura donc de fortes implications pour l'avenir de l'agriculture mondiale, ou "l'agribusiness" pourrait encore plus dominer.

Sur le Web : http://www.fao.org/nr/tenure/infores/newpubs/en
Sur le meme sujet :
Zoom : Une nebuleuse d'investisseurs prives et publics
Les faits : Les dangers de la ruee sur les meilleures terres d'Afrique
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/05/25/les-paysans-africains-ecartes-des-transactions-sur-les-terres-arables_1197633_3244.html#ens_id=1196528>

résistance:comment l'Amaranthe rend les OGM non-rentables

Effet boomerang chez Monsanto, Altermonde-sans-frontieres, 21/05/09
Sylvie Simon

Aux Etats-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgenique ont du etre abandonnes par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menaces.

Cette panique est due a une « mauvaise » herbe qui a decide de s’opposer au geant Monsanto, connu pour etre le plus grand predateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifere et defie le Roundup, l’herbicide total a base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne resiste ».

Quand la nature reprend le dessus
C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Georgie, ville situee a environ 130 kilometres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes resistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.
Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont ete ensemences avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant recu un gene de resistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne resiste ».
Depuis cette epoque, la situation s’est aggravee et le phenomene s'est etendu a d'autres etats, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri.

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique situee a Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de genes entre la plante OGM et certaines herbes indesirables, comme l’amarante.
Ce constat contredit les affirmations peremptoires et optimistes des defenseurs des OGM qui pretendaient et persistent a affirmer qu'une hybridation entre une plante genetiquement modifiee et une plante non-modifiee est tout simplement « impossible ».
Pour le geneticien britannique Brian Johnson, specialise dans les problemes lies a l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement reussi sur plusieurs millions de possibilites. Des qu’elle est creee, la nouvelle plante possede un avantage selectif enorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilise ici, a base de glyphosphate et d’ammonium, a exerce sur les plantes une pression enorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

Ainsi, un gene de resistance aux herbicides a, semble-t-il, donne naissance a une plante hybride issue d’un saut entre la graine qu’il est cense proteger et l’amarante, devenue impossible a eliminer.
La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes a la main, comme on le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible etant donne l’etendue des cultures. En outre, ces herbes, profondement enracinees sont tres difficiles a arracher et 5 000 hectares ont ete tout simplement abandonnes.

Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir a une agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coutent de plus en plus cher et la rentabilite est primordiale pour ce genre d’agriculture. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja a Dudley, dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ces derniers temps, ce secteur representait 80 % de son commerce. Aujourd’hui, les graines OGM ont disparu de son catalogue et la demande de graines traditionnelles augmente sans cesse.

Deja, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui revelait que des genes modifies de cereales avaient transite vers des plantes sauvages, creant ainsi une « supergraine » resistante aux herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministere de l’environnement. Depuis 2008, les media agricoles americains rapportent de plus en plus de cas de resistance et le gouvernement des Etats-Unis a pratique d’importantes coupes budgetaires qui ont contraint le Ministere de l’Agriculture a reduire, puis arreter certaines de ses activites.
Plante diabolique ou plante sacree


Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture genetique, est une plante sacree pour les Incas.
Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde.

Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en proteines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels mineraux.
Ainsi ce boomerang, renvoye par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce predateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanite en cas de famine.
Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les regions seches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problemes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.
Ainsi, « la marante » affronte le tres puissant Monsanto, comme David s’opposa a Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inegal ! Si ces phenomenes se reproduisent en quantite suffisante, ce qui semble programme, Monsanto n’aura bientot plus qu’a mettre la cle sous la porte. A part ses salaries, qui plaindra vraiment cette entreprise funebre ?
<http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article10632>

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.