Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

dimanche 16 mars 2008

après nettoyage et taille des framboisiers



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je laisse tout simplement pousser les mauvaises herbes



pour avoir une échelle de grandeur:
le haut de la structure est à 2 mètres
il y a 1,5 mètres entre chaque arceau
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le BRF au pied des Framboisiers



Où trouve-t-on ces petits morceaux de "bois" ?
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vendredi 14 mars 2008

message d'André qui n'est pas passé dans les commentaires

Pascal
J’ai pas réussi à placer cette réponse à ton blogIl fallait s’identifier et ça a effacé mon premier texte
Le revoici : en substance ce que je voulais voir figurer sur ton site en réponse ou en texte, avec en attaché les articles auxquels mon texte fait référenceAmicalementAndréA Pascal Super ce texte de Jane Goodall : "Chaque bouchée change le monde", Après Niccolino, les PCB dans le Rhône et j'en passe !
-Du coup, ça me décide à écrire en prolongement…sur

Les agrocarburant, le capitalisme vert et la reconquête de notre autonomie de pensée

J'ai écouté Niccolino au salon Primevère sur les agro carburants en IndonésieLe gouvernement donne des concessions à des sociétés capitalistes dans l'immense forêt primitive pour la remplacer par de vastes champs de palmiers à huile destinés à fabriquer de l'agrocarburant.Les brûlis sur d'immenses superficies font de l'Indonésie le troisième producteur mondial de gaz à effet de serre derrière la Chine et les USA. Les populations qui y vivaient depuis des millénaires sont chassés par des nervis gouvernementaux à la solde des sociétés exploitantes : ils exigent des titres de propriété et exhibent des ordres d'expulsion !Elles vont grossir les bidonvilles dans la souffrance infinie des déracinés. La fantastique biodiversité (réservoir de molécules anti cancer entr'autres) de cette forêt primitive est détruite à jamais.Avec elles les chimpanzés perdent leur milieu. Affamés ils dévorent les jeunes pousses de palmier et sont tirés comme des lapins par des gardes. Nos plus proches cousins (nous sommes "le troisieme chimpanze") sont en voie d'extinction rapide. Ce choix des agrocarburants c'est celui de nourrir les voitures (d'abord celle des riches) au détriment de la planète et de la nourriture de milliards de pauvres qui n'ont que la terre pour vivre et qu'on leur vole… Chez nous arrosées de pesticides, mécanisées à outrance donc dévoreuse d'énergie fossile,les cultures destinée à faire des agrocarburants sont destructrices des sols, déjà morts biologiquement à 90 % selon Bourguignon : elles fournissent un alibi à continuer la bagnole au lieu des transports collectifs au temps de l'épuisement du pétrole et de son renchérissement. Par les carburants verts, en fait des nécro carburants, les bagnoles des riches qui roulent avec du diester ou del'éthanol causant la destruction du climat par l'effet de serre (le CO2 des forêts plus le CO2 des bagnoles) et la destruction des cultures vivrières des plus pauvres Le capitalisme repeint ainsi en vert sa fuite en avant toujours aussi productiviste et mortelle, en rien écologique. Comment sauver la planète avec la bagnole, le nucléaire, les OGM en plein champ, les tourteaux de soja OGM destinés aux animaux, la publicité pour la viande, avec les lotissements Borloo dévoreurs de 50 000 ha de bonne terre nourricière par an en France, les 100 000 tonnes de pesticides annuels dans les vignes et les champs…? Comment des associations et partis ont-ils pu accréditer la démarche du système capitaliste en participant au Grenelle de l'environnement en feignant de croire qu'il pouvait s'amender cautionnant une imposture.Seul l'Elysée accréditait les Assos. Exit "Sortir du nucléaire"Pourquoi tant de gens dirigeants de gauche font-ils croire que le capitalisme et son expression politique de proue le sarkozysme pourraient être écolo-compatibles ?Ainsi Voynet ("Mac Do est légitime à parler développement durable"), le PS …ont-ils signé le pacte écologique de Hulot ? (Voir "Les "gestes du jour" de Nicolas Hulot : sommes nous responsables ? André Duny ww.la-cen.org et Sophie Divry "Hulot, l'escroquerie médiatique du siècle)Les classse moyennes protestent contre les effets tout en épargnants la cause : elles sont intégrées au système dont elles profitent tout en rêvant de monter plus haut (épargner la cause car c'est aussi leur cause). Comme elles craignent de descendre plus bas, elles se posent en opposition aux dysfonctionnements (les effets) mais pas à la logique financière qui les fait rêver.La gauche moyenne censée proposer l'alternative au système en fait le légitime par l'alternance sans rien changer aux racines,, brouillant les repères et rendant plus ardue mais aussi plus urgence une reconquête en profondeur de notre autonomie intellectuelle.. Les médias, l'école…et nousEnsuite les mêmes sociétés qui détruisent la planète possèdent les médis, la télé,les journaux la publicité bref le pouvoir de contrôler notre pensée, de nous inciter conjointement à nous laisser aller au bien être de la consommation, du spectacle à la bière, et de ne voir dans ce monde que des problèmes de choix individuels et non d'injustice des structures sociales.C'est sans doute difficile à entendre pour qui défend les services publics (le principe des biens communs) mais il ne sert de rien de masquer les dysfonctionnements réels. Il y a aussi que l'école ne nous a pas appris à penser par nous mêmes, à résister à la paresse des réponses apprises.Car à l'école c'est l'évidence des réponse reçues-apprises qui prime sur l'apprentissage du questionnement, de la recherche, de l'expérimentation. En effet, quoi de plus normal et évident que le cours et la note pour apprendre ? Inconsciemment se réalise dans ces pratiques ordinaires et séculaires un formatage des consciences à la soumission intellectuelle à l'autorité mais aussi à la compétition, préparant "l'individu libre mais libéral d'instinct"
(A.Duny www.la-cen.org )
Bref c'est à l'école qu'on devient perméable à recevoir la pensée unique. Au point que les individus se croient libres justement parce qu'ils ignorent qu'ils sont déterminés à penser selon l'idéologie dominante : "Tu appelleras liberté de réaliser ton désir la soumission à ceux qui te l'ont inspiré " écrit fort justement F Brune dans "Le bonheur conforme"? Ecriture et reconquête de notre autonomie intellectuelle Il nous faut trouver le temps de lire, d'aller aux soirées d'info, de se documenter, de regarder les documentaires explosifs comme ceux de Marie Monique Robin, de Claude Sauter, et surtout de s'engager dans des pratiques sociales alternatives qui permettent de se dégager des évidences et des pressions ambiantes au bonheur conforme, vu qu'on ne peut penser différemment que si on agit différemment ! Mais comment résister aux désirs permanents de bien être ?C'est dans l'écriture (voir Lecture écriture éduc poulaire A Duny www.la-cen.org ) que se construit le mieux l'autonomie intellectuelle avec la valorisation de soi, donc la jubilation de ne plus être dominé par la tyrannie du plaisir immédiat des besoins ni naturels ni,nécessaires !
Devenir autodidactes ?
Pour finir, je suis fasciné par ces autodidactes militants remerciés par le système (chômeurs ou rmistes) qui, n'ayant plus rien à perdre, agissent dans l'alternative radicale, au lieu des compromis boîteux, qui utilisent leur temps à gagner une tout autre culture qu'ils se fabriquent eux-mêmes au lieu d'hériter, paradoxalement plus libres (ou moins formatés) de moins avoir hérité, capables de se remonter la tête en démontant le système…Et c'est avec leur engagement alternatif par l'écriture de blogs ou de médias alternatifs qu'ils se hissent bien au-dessus des héritiers diplômés quant à leur capacité d'autonomie et de raisonnement critique.

Contact :Andre.Duny@wanadoo.fr 06.75.80.05.79 04 75 25 33 79La CEN (Coordination pour la nouvelle éducation populaire Site internet : www.la-cen.orgListe d'échanges : echanges@liste.la-cen.org

mercredi 12 mars 2008

l'ère déshumanisée= l'ère industrielle

"Prenez les premieres chaines de montage des usines Ford, elles ont ete copiees sur le modele des abattoirs. Ce n'est pas par hasard." Henri Ford, selon elle, avait remarque que parcelliser les operations d'ecorchage concentrait les employes sur une activite mecanique – qui leur evitait toute reflexion.
On n'abattait plus des betes, on abattait un travail.
Sans etat d'ame.
En appliquant ces methodes aux humains, Henri Ford a inaugure les "temps modernes" decrits par Chaplin.
L'ere industrielle qui a deshumanise le travail – et le travailleur.

la nourriture INDUSTRIELLE et Jane Gooddall

Jane Goodall : "Chaque bouchee change le monde", Le Monde 2 n°211, 29/02/08
Frederic Joignot

Sa longue enquete sur les chimpanzes l'a rendue celebre. Grace a elle, on sait a quel point l'animal est proche de l'homme. A 7 3 ans, Jane Goodall engage un nouveau combat. Dans "Nous sommes ce que nous mangeons" (Actes sud), elle denonce les aberrations de l'industrie agroalimentaire et lance un plaidoyer pour une alimentation responsable. Rencontre avec une vieille dame indignee.
"Wou ! Hou ! Hou ! Hou ! Wou, wou !" A la tribune, Jane Goodall crie. Frele silhouette, cheveux blancs, visage lumineux. Les trois cents enfants sont ecroules de rire. "Elle vous a adresse un bonjour en chimpanze", leur explique le traducteur. Les gamins, des tout jeunes, de la sixieme a la troisieme, repartent a pouffer. Ils viennent d'ecouter sagement le discours du ministre de l'education, Xavier Darcos, qui s'est excuse d'etre si long. La tension se relache.
Bien vite, un collegien demande la parole : Jane Goodall connait-elle d'autres expressions en langage singe ? Elle se leve aussitot : "Je vais vous raconter comment j'ai accueilli votre president au Gabon, cet ete." Elle demande au traducteur de jouer le role de Nicolas Sarkozy. "Vous savez, explique-t-elle, marchant vers lui en se dehanchant, chez les chimpanzes, helas, les femelles, helas, doivent d'abord faire des signes de soumission pour aborder un male dominant…" Elle avance baissant la tete, criaillant : "Heu ! Heu ! Heu !" Puis elle se jette au cou du traducteur en poussant de joyeux gemissements. "Cela signifie Bonjour Monsieur Sarkozy ! "
Rigolade generale
Les collegiens sont venus a l'Ecole nationale de chimie de Paris rencontrer l'extraordinaire docteur Jane Goodall dans le cadre de la campagne "L'Ecole agit !", decidee pendant le Grenelle de l'environnement. Des appels a "projets ecologiques" ont ete lances dans tous les lycees et colleges de France. Aujourd'hui, les eleves du sud de Paris viennent les exposer a la primatologue. Un micro circule. Un bout de chou de fillette, un gamin tout rouge de sixieme, un gomine fierot de troisieme, expliquent comment ils recuperent les papiers, trient les dechets. L'un d'eux reclame de l'aide : "Nous voudrions recycler, mais nous n'avons aucun moyen !" Emue, Jane Goodall encourage les uns, felicite les autres.
Elle interpelle le ministre : "Je ne dirais pas que les enfants heritent de notre monde. Ce n'est pas un cadeau !"
Elle brandit un singe en peluche qui a ete fabrique par son ami "Gary", un enfant aveugle qui, raconte-t-elle, fait de la plongee sous-marine, du ski nautique, sculpte. A le voir, personne ne devine sa cecite. "Tout est possible !" s'ecrie-t-elle. Elle impressionne.
Le docteur Jane Goodall a bouleverse les sciences de la nature, l'ethologie, toutes nos conceptions bornees sur les "animaux-machines" – de mauvais pretextes, dit-elle, pour les massacrer. Elle a mene, sur les rives du lac Tanganyika, en Tanzanie, la plus longue enquete jamais faite sur les chimpanzes, vivant parmi eux, les etudiant jour et nuit. Elle a observe que les singes effeuillent des brindilles et s'en servent pour "pecher" des fourmis, se soignent avec des plantes medicinales, cassent des noix a coups de pierres. Elle a montre qu'ils developpent chacun une personnalite, forment des familles, se reconnaissent dans une flaque d'eau, transmettent des connaissances a leurs petits.
Ses recherches, comme celles de Dian Fossey sur les gorilles et Frans De Waal sur les bonobos, ont fait reculer le "propre de l'homme".
Elles ont mis en evidence l'usage d'outils, une conscience de soi, le recours a des symboles, des formes de ruse, de politique et de culture chez les grands singes. Elles ont revele que nous etions "le troisieme chimpanze", leur proche cousin.
Des decouvertes qui rendent leur extinction annoncee encore plus odieuse.
Aujourd'hui, les instituts Jane Goodall comptent trente-huit bureaux dans le monde (en France, janegoodall.fr), se consacrent a la protection des grands primates, la creation de sanctuaires animaliers, l'amelioration des zoos (ChimpanZoo), l'etude des animaux, la reforestation et le developpement (Africa Programs). Quelque neuf mille groupes Jane Goodall - Roots & Shoots (racines et pousses), destines a sensibiliser les ecoliers a la destruction de l'environnement, ont ete formes a travers 95 pays.
Jane Goodall a ete honoree pour ses travaux par la National Geographic Society, recu la medaille Benjamin Franklin pour les sciences de la vie, le titre de "messager de la paix" des Nations unies, la recompense Gandhi-King pour la non-violence – et elle est officier de la Legion d'honneur francaise. Elle est l'auteur de plusieurs livres, essais et articles d'ethologie importants. Elle sillonne desormais le monde pour alerter l'opinion. Elle passe a Paris en cette fin janvier pour lancer un nouveau combat, defendu dans son dernier ouvrage paru : Nous sommes ce que nous mangeons.
Pourquoi s'interesse-t-elle aujourd'hui a la nourriture ? Toujours a cause des animaux. D'entree d'entretien, sa colere gronde. "Quand des gens me disent qu'ils sont revoltes par les traitements que nous infligeons aux animaux, cela me met en rage. Que font-ils pour les empecher ? Quels animaux mangent-ils tous les jours ? Aident-ils les populations defavorisees qui tuent les especes menacees pour se nourrir ?"

Jane Goodall est une vieille dame indignee.

Il y a de la suffragette britannique, de l'anarchiste activiste derriere ce sourire lumineux. En arrivant a l'Ecole nationale de chimie, elle courait dans l'escalier. "Je fais un peu de gymnastique. Je suis vegetarienne, regardez comme je suis en forme. Nous pouvons tout a fait nous passer de viande, vous savez !"
Obesite et gaspillage
Dans son livre, Jane Goodall denonce notre "boulimie" occidentale de viande. Elle en enumere les consequences, comme l'avait deja fait l'economiste Jeremy Rifkin dans son etude Beyond Beef ("Au-dela du bœuf", Plume Books, 1993, non traduit). Les chiffres qu'ils citent effraient. 1,2 milliard de bœufs, vaches, veaux et moutons destines a l'abattage vivent sur terre : 100 000 bovins sont abattus par jour aux Etats-Unis, 3 000 000 par an en France.
Ce veritable continent d'animaux de boucherie, et la monoculture cerealiere qui l'accompagne, occupent 25 % des terres cultivees planetaires.
Un tiers des cereales mondiales nourrit le betail que devorent un demi-milliard d'Occidentaux trop gras.
Au Bresil, 23 % des terres arables vont a l'alimentation du bœuf exporte, au detriment du mais et des haricots noirs, nourriture de base des paysans.
90 % du bœuf du Guatemala, pays en malnutrition, part aux Etats-Unis.
50 000 tonnes de bœuf passent chaque annee de l'Amerique latine aux Etats-Unis.
Les consequences ? L'obesite : 6,7 milliards de hamburgers sont vendus aux Etats-Unis chaque annee dans les fast-foods. En moyenne, un Americain entre 7 et 13 ans mange 6,2 hamburgers par semaine, presque un par jour.
L'eau gaspillee : selon Rifkin, 50 % de l'eau consommee aux Etats-Unis sert a l'elevage. Et le rechauffement planetaire : les dejections et pets des ruminants liberent chaque annee dans l'atmosphere 60 millions de tonnes de methane, dont la molecule accumule vingt-cinq fois plus de chaleur solaire qu'une molecule de CO2…
"Au depart, je voulais juste ecrire un livre de recettes vegetariennes, explique Jane Goodall avec son joli sourire de grand-mere. Et puis j'ai commence a enqueter sur la facon dont le monde se nourrit. J'ai ete epouvantee. Nous avons perdu la raison !"

Son ouvrage commence par un hommage a la cuisine francaise et a notre tradition de pays "gourmet". Elle y decrit sa fascination pour toutes les expressions culinaires hexagonales importees dans la langue anglaise : aperitif, croquette, consomme, croutons, flambe, hors-d'œuvre, gratin, quiche, liqueur, mayonnaise, petits fours, souffle…
Puis elle s'etonne qu'entre 1997 et 2003, l'obesite ait augmente de 15 % en France – que 11,6 % d'adultes et 15 % d'enfants y souffrent de surpoids.
Le docteur Jane Goodall a une explication.
"La multiplication des fast-foods, la mondialisation d'une cuisine bon marche a base de viande et d'huiles sursaturees, voila ce qui a altere la tradition francaise du bien-manger, son gout pour les produits frais et de terroir.
– Vous n'allez pas convaincre les Francais de devenir vegetariens…
– Ils pourraient manger moins de viande. Ils pourraient s'interroger sur l'elevage et l'abattage de masse, se demander quelle philosophie justifie toutes ces souffrances. Pensez a ce qu'est la vie d'une vache, elevee en prison, piquee aux hormones, s'effondrant sur elle-meme, souvent envoyee a l'abattoir consciente, ecorchee vive.
– Ecorchee vive ?
– Je n'invente rien. De nombreux animaux meurent dans des conditions effroyables, depeces encore vivants, lisez le reportage de Gail A. Eisnitz sur les abattoirs de Chicago [Slaughterhouse : the Shocking Story of Greed, Neglect, and Inhumane Treatment Inside the US Meat Industry, Prometheus Books, 1997]. Avez-vous deja approche une vache ?
Enfant, j'allais a la ferme de ma grand-mere dans le Kent. Les vaches repondaient a leur nom, nous connaissions la personnalite de chacune, le troupeau paissait dans un pre de trefles, changeait de paturage. Ensuite, nous y mettions les cochons qui retournaient la terre, devoraient les bouses, eliminaient bacteries et parasites. J'adore les cochons. Ce sont des betes tres intelligentes, joueuses, affectueuses, comme les chiens. Quand on pense qu'ils sont enfermes dans des porcheries minuscules ou regne une odeur infernale, alors qu'ils possedent un odorat extremement fin ! En mangeant tous ces animaux, qui ont longtemps ete nos dieux, nos proches, nous mangeons leurs souffrances, nous incorporons les tortures qu'ils subissent. Je ne peux pas l'oublier."
De la facon dont l'homme traite les animaux, il traitera les humains.
C'est un des themes recurrents chez Jane Goodall.
"Prenez les premieres chaines de montage des usines Ford, elles ont ete copiees sur le modele des abattoirs. Ce n'est pas par hasard." Henri Ford, selon elle, avait remarque que parcelliser les operations d'ecorchage concentrait les employes sur une activite mecanique – qui leur evitait toute reflexion. On n'abattait plus des betes, on abattait un travail. Sans etat d'ame.
En appliquant ces methodes aux humains, Henri Ford a inaugure les "temps modernes" decrits par Chaplin. L'ere industrielle qui a deshumanise le travail – et le travailleur.
Le martyre des saumons
"Des que nous ne considerons plus les humains comme tels, nous les traitons, dit-on, comme des animaux . Or, traiter sans aucune compassion les animaux, les considerer comme des objets industriels et plus comme des especes souffrantes, est deja une cruaute indefendable." Sa colere scintille.
Evaluer les consequences incalculables de chaque bouchee de nourriture, voila la nouvelle quete de Jane Goodall. Prenez un sushi. La semaine de notre rencontre, le Fonds mondial pour la nature (WWF) appelait solennellement les grandes surfaces a cesser de vendre du thon rouge, le grand thon fusele de Mediterranee. Il disparait a jamais, deguste dans tous les restaurants japonais d'Europe. Jane Goodall hausse les epaules a cette nouvelle. Rien ne l'etonne plus depuis qu'elle mene ses recherches. Beaucoup de grands poissons sont condamnes a court terme : elle en dresse la liste dans son ouvrage, au chapitre "Le pillage des mers et des oceans". D'apres des enquetes canadiennes recentes, le saumon boccacio, la raie tachetee, le chevalier cuivre, le colin, l'eglefin, l'espadon, le capelan, le thon, la morue (ou cabillaud) sont tombes en Atlantique en dessous des 10 % de leurs populations de 1950.
"Quand j'etais petite, la morue etait consideree comme le pain de la mer . Elle etait tres bon marche. Nous en achetions dans les fish and chips et les emportions chez nous dans du papier paraffine. Aujourd'hui, la morue est en voie d'extinction. Tout comme le saumon sauvage. Nous mangeons des saumons d'elevage entasses dans des fermes piscicoles ou on les nourrit avec des petits poissons, decimes a leur tour. Ils attrapent des poux de mer qui se repandent hors des cages et exterminent les especes sauvages. Ils presentent des ulceres, des maladies du foie, deviennent obeses. Les producteurs les traitent avec des antibiotiques et des hormones de croissance. Ils les inondent avec des colorants roses pour que leur chair soit presentable dans les supermarches. Des etudes menees par la biologiste Angela Morton en Colombie-Britannique ont montre qu'ils sont infestes par des bacteries resistant a 11 antibiotiques sur 18."
Le docteur Jane Goodall ne se lasse pas d'egrener les absurdites associees a ce qu'elle appelle l'"agrobusiness". "Prenez l'usage methodique des semences a rendement eleve. Elles finissent par appauvrir dangereusement le patrimoine genetique des plantes mondiales. En 1970, dans toute l'Asie, les semences de riz ont ete attaquees par un virus. Les scientifiques ont cherche partout une espece resistante. Ils en ont trouve une seule, dans une vallee indienne reculee. Aujourd'hui, cette vallee a ete submergee par un projet hydro-electrique. Que se serait-il passe, si cela etait arrive avant ?"
Quand elle parle des OGM, c'est pour mettre en garde. "De tres nombreuses anecdotes montrent que les animaux ont une aversion naturelle pour les OGM. Ainsi les oies sauvages ne vont jamais dans les champs de colza a graines modifiees. En Amerique, des eleveurs ont constate que les vaches preferent le mais naturel au mais Bt, les porcs dedaignent les rations OGM. Quant aux ratons laveurs, ils devastent les champs bio, pas les autres. Pourquoi ? Ils developpent des sens plus aceres que les notres. Une etude systematique realisee en Grande-Bretagne par le chercheur Arpad Pusztai a montre que les pommes de terre Bt rendent malades les rats de laboratoire. Ce chercheur a ete suspendu, puis, heureusement, rehabilite par la revue The Lancet."
Des signes d'optimisme
Derriere sa critique de la nourriture industrielle, les animaux demeurent toujours au cœur de ses preoccupations. "Aux Etats-Unis, les produits chimiques agricoles tuent a peu pres 67 millions d'oiseaux chaque annee. En Iowa, on ne les entend plus saluer le printemps sur les terres cultivees. Silent spring, " le printemps silencieux", la prophetie de Rachel Carson, une des initiatrices du mouvement ecologique des annees 1960, semble en passe de se realiser. C'est affreux…" Quand on oppose a Jane Goodall qu'il faut bien developper une agriculture intensive pour nourrir une population de six milliards d'humains, elle se fache. "Je crois a l'avenir de la culture biologique.
– Mais cela ne suffira pas…
– Les jeunes generations comprennent, je le vois dans toutes mes conferences. Elles vont boycotter la nourriture industrielle, elles vont changer leur maniere de se nourrir, et cela va gagner le monde…
– Vous voyez des signes d'optimisme ?
- Partout. En 1990, aux Etats-Unis, les consommateurs ont achete pour 1 milliard de dollars d'aliments et de boissons issus de l'agriculture biologique. En 2002, ce chiffre atteignait 11 milliards. Que se passera-t-il en 2020 ? Resultat immediat, de plus en plus de fermiers americains choisissent de se convertir aux methodes biologiques. On comptait en 1997 485 000 hectares bio . Ils avaient double en 2004. C'est tres encourageant. Il faut aussi voir les rendements. Pendant la secheresse de 1998, les exploitations bio americaines ont donne des recoltes beaucoup plus abondantes que les fermes industrielles. Cela commence a se savoir… Meme si notre vieux monde industriel, voue au profit rapide, ne change pas par preoccupation ethique ou par compassion pour les animaux, il devra bien evoluer ne serait-ce que pour survivre.
Cela me rend optimiste !" Revoila son sourire lumineux.
<http://abonnes.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/02/29/jane-goodall-chaque-bouchee-change-le-monde_1016557_1004868.html>

mardi 11 mars 2008

84% des Français sont pour le bio et la plupart des vrais producteurs bio que je connais arrêtent...?

84% des Francais sont pour le bio, Ecolife, 26/02/08

Le barometre 2007 de l'agence bio devoile une hausse de la prise de conscience des enjeux environnementaux par les Francais, de plus en plus nombreux a plebisciter l'agriculture biologique.
Pour 84% des Francais, l'agriculture biologique est une voie d'avenir dans la lutte en faveur de la preservation de l'environnement. Auparavant associee a une nourriture saine, les Francais plebiscitent desormais l'agriculture biologique pour ses bienfaits sur l'environnement. "Il est necessaire de comprendre la nature et de moins perturber les ecosystemes. L'engouement des Francais pour le bio s'explique par ce retour aux fondamentaux", explique Thierry Ramat, enseignant en arboriculture.
Sur le plan scientifique, aucune preuve formelle ne demontre les benefices pour la sante d'une agriculture biologique. "Des recherches sont en cours en Angleterre, mais il n'y a pas de certitudes concernant les differences d'apports en fibres, vitamines et autres elements, entre bio et non bio", confie Patrick Baillieux, chef d'unite adjoint de l'Agriculture biologique aupres de la Commission europeenne. "En revanche, les benefices pour la nature et les sols sont reels. Dans une certaine mesure, le retour a l'agriculture biologique est legitime. Les gens ont trop ete deconnectes de la realite", poursuit-il.
"Soutenir la recherche scientifique est primordial"
Actuellement en vogue, l'agriculture biologique ne represente cependant que 2% de la production agricole francaise.
"Seules 75 000 tonnes de produits agricoles sont bio, contre 14 millions issues de l'agriculture conventionnelle", precise Thierry Ramat. En Europe, l'Autriche est le leader inconteste avec plus de 12% de son agriculture d'origine bio.
"La France a perdu l'avance qu'elle avait il y a 20 ans. Elle n'a pas su developper le secteur de l'agriculture biologique autant qu'elle aurait pu", explique Patrick Baillieux. "Avec le Grenelle de l'environnement, le pays est sur la bonne voie, meme si la question du financement des annonces se pose." D'autant que les recherches profitent a toutes les filieres agricoles, biologiques ou conventionnelles.
Soucieux de la coherence de la demarche agricole bio, Patrick Baillieux rappelle que "l'importation par avion de fruits exotiques et de contre saison est un non sens".
Il est dommage en effet de perdre le benefice environnemental d'une production bio, en ayant recours a des modes de transports tres polluants.
<http://www.eco-life.fr/84_des_Francais_sont_pour_le_bio.php>

lundi 10 mars 2008

agriculteurs et OGM

66% des agriculteurs interroges jugent que les cultures OGM ne sont pas necessaires pour repondre aux besoins croissants de la demande de produits agricoles et 54% qu'elles representent un vrai danger pour la diversite des filieres et des modes de production.
61% se declarent favorables au maintien du moratoire sur les OGM "le temps que les recherches avancent".

dimanche 9 mars 2008

photo aujourd'hui en bretagne

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Pauvreté,Précarité : Quelle démocratie participative pour quelles transformations ? 2

L'idée de l'AUDIT par les pauvres m'est venue dès que François Auguste a parlé de la possibilité de cette rencontre.

Pour moi,il est évident qu'il faut FAIRE PARTICIPER les pauvres au maximum dans cette rencontre.François Auguste en est aussi persuadé.

Il y a eu des assises de l'insertion dans mon département,une VERITABLE HONTE:
il y avait des élus,des institutions,des associations,des syndicats même Martin Hirsch:ils ont JUSTE NEGLIGE d'inviter les pauvres.
les gens qui ont participé et que j'ai interpellé à ce propos,soit ne m'ont pas répondu,soit m'ont expliqué que c'est un domaine très technique et que de toutes façons,on n'aurait rien compris.
PLUS JAMAIS CA !

Au départ,j'ai cherché l'articulation entre le fonctionnement de la région et la possibilité de participation des citoyens:ça coûte cher de participer à ce genre de rencontres et la région ne peut pas financer dirrectement les gens.
Au mieux,la Région peut lancer des APPELS A PROJETS auquels répondent des associations.

je me suis rapproché d'une association d'éducation populaire:
la CEN
Coordination pour la Nouvelle Education Populaire.
www.la-cen.org.

avec son président,André Duny,nous avons eu plusieurs réunions pour définir ce qu'il est possible et surtout souhaitable de faire .

Nous partons d'un groupe de personnes RMIstes (dont je fais partie)qui ont déjà participé à des expériences de démocratie participative.

nous allons demander aux pauvres de venir nous expliquer comment ils ressentent les actions qui sont menées sur eux par les politiques.
-est-ce que ça a amélioré leur vie?
-est-ce que ça n'a rien changé?
-est-ce que ça a empiré leurs conditions de vie?

nous allons faire des réunions un peu partout,là où se trouvent les pauvres

à partir du résultat de ces réunions,nous allons faire plusieures choses:

-nous allons établir un rapport d'Audit en language administratif que nous remettrons aux élus.

-nous demanderons aux pauvres qui ont participé à une réunion préparatoire de désigner un porte parole parmi eux qui aura 2 missions:
1-venir le 29 exposer -son problème particulier
-un autre problème choisi par la majorité des membres
présents à la réunion préparatoire
2-revenir après le 29 expliquer aux autres quelles ont été les réponses.


Notre idée est d'organiser une grande rencontre entre les décideurs et ceux qui "bénéficient/subissent"leurs décisions.
les pauvres viendront EXPLIQUER leur vie,
LES YEUX DANS LES YEUX
à ceux qui décident pour eux.

pour un jour,ils ne seront plus des DOSSIERS ou des colonnes de chiffres ou des morceaux de camenbert sur un shéma.

on veut RE-HUMANISER le rapport décideurs-pauvres.

il n'est pas facile de s'exprimer dans une assemblée devant des élus et une foule:
nous allons aider les représentants à s'exprimer en leur proposant une journée "jeux de rôle" avec des acteurs.

la CEN est une petite association,trop petite.
il faut qu'elle s'associe avec d'autres associations afin qu'elles assurent ENSEMBLE le suivi de cette opération.
il y a une EXIGENCE:
il faut que ces associations restent au service de la parole des pauvres et qu'elles n'essayent en aucun cas de s'y substituer.

Au cours de la réunion de Vendredi j'ai proposé qu'en plus des élus de la Région, les 8 vice-présidents chargés de la solidarité des 8 conseils généraux de le région soient intégrés dans la préparation de cette journée.
c'est acté:ils seront oficiellement invités par la Région à participer au groupe de pilotage.

il a aussi été acté que TOUS les pauvres de la région qui se rendront à la rencontre le 29 seront remboursés de leurs frais de transports.

Pauvreté,Précarité : Quelle démocratie participative pour quelles transformations ? 1

Certains d'entre vous savent déjà que je suis très impliqué dans le processus de démocratie participative de la Région Rhone-Alpes.
Quand j'ai commencé l'aventure il y a un peu plus de 2 ans,j'étais loin d'imaginer que nous allions avancer aussi vite.
Aujourd'hui je suis investi dans un projet qui me tient énormément à coeur:
une rencontre Régionale sur le thème de la PAUVRETE.

Nous avons un projet FOU:
faire,au cours de cette rencontre,un AUDIT DES RESULTATS des politiques mises en place pour les pauvres.
ce qui est inédit,c'est que nous allons faire réaliser cet AUDIT PAR LES PAUVRES en utilisant des méthodes de démocratie participative.

Je pense que je peux en parler maintenant car j'ai la quasi-certitude que nous pourrons mener ce projet à son terme.

j'ai déjà participé à des réunions pour affiner le projet.
ce qui m'intéresse,en le rendant public,c'est de l'ouvrir aux suggestions et aux critiques.

j'espère que ce type de rencontres aura lieu ensuite à travers la France:je veux un maximum de transparence sur ce que nous allons faire,j'expliquerai les bons et les mauvais côtés afin que les rencontres qui suivront aient les bases pour faire encore MIEUX que nous.


J'ai eu la confirmation que la rencontre aura bien lieu vendredi dernier lors d'une réunion au conseil général.

voiçi la convocation:



Bonjour,

Comme vous le savez peut-être déjà, nous préparons actuellement une des suites de la Rencontre mondiale de décembre 2007. Il s’agit d’une Rencontre régionale qui aura comme thème : « Pauvreté, précarité : quelle démocratie participative pour quelles transformations ? » avec comme questionnements complémentaires :
« Comment améliorer l’intervention des personnes en situation de pauvreté et de précarité dans les politiques publiques afin qu’elles puissent participer aux décisions ? » et
« Comment transformer les liens entre les politiques et ces personnes, pour une meilleure compréhension réciproque ? ».
Cette Rencontre devrait avoir lieu le 29 novembre prochain.

Ces premières suggestions sont issues d’une discussion avec une quinzaine d’associations (déjà impliquées dans la Rencontre mondiale de 2007) à l’occasion de la première réunion de préparation le 17 janvier dernier* en présence notamment de François Auguste vice président du Conseil régional, du directeur de la MRIE Jean Pierre Aldeguer et du collectif d’associations K’ôse toujours.
Lors de cette réunion, il a été décidé d’élargir encore l’implication d’organisations, le plus en amont possible, à la préparation de cette Rencontre régionale. C’est pourquoi nous nous permettons de vous solliciter pour participer à la prochaine réunion de préparation de la Rencontre régionale qui aura lieu vendredi 7 mars à 9 h 30 au Conseil régional Rhône Alpes, 78 route de Paris à Charbonnières les Bains en salle 2/3.

Nous vous remercions d’avance de bien vouloir nous faire savoir si vous êtes intéressés par notre proposition de participer à préparation de la Rencontre régionale et quelle contribution vous envisageriez d’apporter à cette occasion, sachant qu’un appel à projet sera prochainement lancé, sur la même thématique que la Rencontre régionale, qui permettra ainsi aux associations qui souhaitent contribuer d’être soutenues financièrement.

samedi 8 mars 2008

zut,on y revient

le genre de trucs qui me mettent en boule:
trouvé sur le site de la maison de quartier Saint Nicolas (Romans)

je ne vois que 2 réponses:
-aller pisser sur le bureau du directeur
-demander sa démission.
un SERVICE PUBLIC qui se fout du public...............


jeudi, 06 mars 2008
Petite aventure à l'ANPE
Un conseil si vous vous rendez à l'ANPE, prenez vos précautions avant comme disait ma grand-mère.
Car à l'ANPE du troisième millénaire, pas de toilettes publiques.
L'accueillante d'ajouter " on ne peut vous faire bénéficier des notres, nous nous faisons engueuler par le directeur".
Visiblement je ne suis pas le seul à mettre étonné d'aprés la même accueillante. J'ai eu beau lui parler, en mâle, de ma prostate, rien à faire, pas de pipi.
A L'ANPE on y va pour être soulagé de son chômage, pas d'autre chose. C'est déjà pal mal..

la vidéo trouvée par Catherine

voir ginette et...mourrir empoisonné au fromage rapé

pause politique

la France des POPULISTES=UMP VOTEZ messieurs-dames

mercredi 5 mars 2008

meeting Chaumontet-Pienec.commentaire laissé sur le blog de la section locale du PS

à propos du meeting,et comme il n'était pas participatif,quelques remarques:

Gérard Chaumontet a affirmé que le conseil général ne pleure pas malgré la non-reversion par l'état de la totalité du RMI.
j'ai pourtant entendu ,il y a quelques semaines,son président au conseil général expliquer aux organismes d'insertion qu'il allait serrer le robinet à cause justement de cette non-revertion...?ce président était présent à la tribune,il s'est bien gardé de rétablir la vérité,pourtant il était le suivant à prendre la parole.

sur le discours de Didier Guillaume:il aurait fallu l'ENREGISTRER afin de le faire écouter à tous les pauvres du département.
EXTRAORDINAIRE.
il fustige sarko qui fauche l'argent du peuple pour le donner aux classes supérieures:super
MAIS
il nous explique plus tard qu'il a décidé ,avec son équipe,de limiter l'aide aux plus pauvres (car selon lui celà favorise l' oisiveté) pour préférer des actions pour ceux qui,selon lui,favorisent l'activité.
il ajoute même qu'il est conscient que les pauvres qui souffrent du fait actuellement puissent ne pas comprendre ses efforts.(c'est certain:je ne comprends pas!)
en fait,et c'est ce que j'ai retenu de cette soirée,il fait LA MEME CHOSE que sarko.
il fauche le pognon de ceux qui en ont le plus besoin pour le donner à ses copains des classes moyennes.
entre un état qui file le pognon aux classes supérieures,des institutions régionales qui le filent aux classes moyennes,il ne reste bien entendu PLUS RIEN pour ceux qui en ont VRAIMENT besoin juste pour les besoins essentiels de la vie.

franchement,on serait bien bêtes d'aller voter POUR des gens qui se donnent le droit de nous spolier,oui,nous spolier dans le sens de la justice sociale.
les candidats,hier appelaient à voter utile dès le premier tour.
je voudrais dire une chose aux pauvres comme moi:
il nous reste une seule RICHESSE dans cette démocratie:notre VOTE.
ne nous laissons pas VOLER notre vote par des gens qui ,de toutes façons ne défendront pas nos intérêts,ne défendront pas la simple JUSTICE.

je vais voter blanc,et vous?

pascal

heureusement,il y a des gens qui dénoncent

Portrait. Claude et Lydia Bourguignon, damnes de la terre, Le Monde, 26/02/08
Herve Morin

Deux gros boeufs tractant une charrue tronent dans le laboratoire de Claude et Lydia Bourguignon. Cette aquarelle originale du peintre animalier Olivier de Penne (1831-1897) est un clin d'oeil : les Bourguignon, specialistes des sols, ne peuvent pas voir le labourage en peinture. Ni les techniques agricoles intensives qui contribuent, selon eux, a tuer la terre.
Le couple ne police plus son discours sur la degradation des sols, fine pellicule sur laquelle repose l'essentiel de la vie de la planete. "C'est la fin de la civilisation, alerte Claude Bourguignon. Nous sommes dans la phase d'effondrement. Partout on voit baisser les rendements agricoles."
Voila bientot vingt ans, les Bourguignon ont quitte l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), ou ils estimaient ne pas pouvoir travailler sur les vrais enjeux de l'agriculture.
Depuis leur laboratoire, une superbe grange de 1754, a Marey-sur-Tille, au nord de Dijon, ils alertent les agriculteurs et etudient leurs sols. En francs-tireurs. Gens de terrain, ils ont a leur actif quelque 5 500 analyses - en France et a l'etranger.
D'une formule, Lydia resume le probleme : "La plante est incapable de sucer le caillou. Il faut que des microbes le dissolvent." Sans ce grouillement souterrain, les plantes vegetent, le sol se derobe. Elle montre ces photos de champs ravines, dans la Somme : "Des canyons, les tracteurs ne peuvent plus passer !" Leur solution : renoncer au travail mecanique du sol et laisser microbes, champignons et vers de terre s'en charger, sous un couvert vegetal qui etouffe les mauvaises herbes et reduit l'erosion.
Pour Claude, l'agriculture intensive est devenue "de la gestion de pathologies vegetales" : les varietes a haut rendement, fragiles, sont protegees en permanence par des batteries d'engrais, d'insecticides et de pesticides. En consequence, les sols souffrent et "l'humanite ne mange que des plantes malades".
L'epidemie d'obesite, la montee des allergies ? Ce n'est qu'un debut, assurent les Bourguignon. L'esperance de vie va chuter. "Les vieux d'aujourd'hui ont ete nourris aux produits bio, avant l'intensification agricole, dit-il. Les jeunes generations n'auront pas ce capital."
Leurs arguments, bien charpentes, s'imbriquent - meme s'ils meriteraient parfois d'etre reactualises. Leurs coq-a-l'ane finissent par faire sens, voire systeme : "Les memes boites produisent les engrais, les pesticides, les medicaments : de l'or en barre, inderacinable", lache Claude.
Leur unite de pensee est nee de mondes opposes. Lui, Parisien d'origine, issu d'une lignee de scientifiques medicaux. Elle, nee en Bourgogne d'un pere menuisier et d'une remailleuse de bas italiens, arrives en France en 1945.
Enfant, Claude se passionne pour la vie sauvage, fonde avec des copains de lycee le "groupe ornithologique parisien". "Il savait tout des animaux, se souvient Brice Lalonde, qui frequentait alors sa soeur ainee. Il m'a ensuite influence comme ministre. J'admire ces ouvreurs de chemin, qui ont raison avant tout le monde." Cette grande soeur fameuse, l'actrice Anemone, est toujours admirative du "courage" de son erudit de frere, "un peu professeur Nimbus", qui a converti l'ensemble de la famille a l'ecologie.
Le jeune homme se reve gardien de reserve naturelle. Mais une mission de comptage des tigres pour le WWF, en Inde, lui ouvre les yeux : "Les gens crevaient de faim. J'ai decide de faire l'Agro." Ses reticences face a ce qu'il y apprend - "nourrir les bovins avec de la viande, l'abattage de masse" - lui valent parmi ses condisciples le surnom de "Papillon", en reference a l'evade de Cayenne, Henri Charriere.
Il se specialise en microbiologie. Nomme au centre INRA de Dijon, il developpe une methode de mesure de l'activite microbienne des sols, au moment ou sa discipline s'etiole. "Elle a ete rejetee parce que les microbes, contrairement aux engrais, travaillent gratuitement."
A l'INRA, on lui demande de se concentrer sur le cycle de l'azote, pour trouver des micro-organismes capables de nettoyer les nappes phreatiques polluees aux nitrates. "J'ai dit qu'il serait peut-etre plus simple d'epandre moins d'engrais." Le message est mal passe.
De son cote, Lydia, contrainte par son pere a travailler des 16 ans, poursuit ses etudes en cours du soir. Sa maitrise de biologie lui ouvre les portes du laboratoire "graisses chauffees" de l'INRA a Dijon. Elle y est aux premieres loges pour suivre la controverse de l'huile de colza erucique qui, bien que mauvaise pour le coeur, sera produite jusqu'a ce qu'une nouvelle variete soit developpee. Elle est vaccinee vis-a-vis des discours lenifiants des scientifiques officiels, amiante, OGM, nucleaire... Et assume des vices denonces par la Faculte : elle tolere le cigare et goute le vin - elle est diplomee d'oenologie, toujours en cours du soir.
Leur rencontre a l'INRA conduira finalement a un divorce avec cette institution. Ils y sont aujourd'hui percus comme des amateurs trop peu soucieux d'etayer scientifiquement leurs discours alarmistes. Ou comme des "idiots utiles", capables d'attirer l'attention sur la fragilite des sols. L'INRA evoque d'ailleurs le sujet dans un colloque, le 26 fevrier, lors du Salon de l'agriculture.
En 1989, lorsqu'ils se "defonctionnarisent" pour s'installer a leur compte, c'est d'abord "la galere". Claude enchaine les conferences, autour de son livre Le Sol, la Terre et les Champs (edition La Manufacture/Sang de la Terre, epuise).
C'est grace a l'une d'elles qu'Anne-Claude Leflaive, responsable d'un prestigieux domaine de Puligny-Montrachet, decide de produire ses vins en suivant ses preceptes. "En degustation, ils ont davantage de complexite aromatique", se felicite-t-elle aujourd'hui. L'approche fait tache d'huile. Aujourd'hui, 90 % des clients des Bourguignon sont viticulteurs. "Ils vont vite et parfois choquent, note Anne-Claude Leflaive, mais ils sont ecoutes dans notre secteur."
L'agriculture fait encore la sourde oreille, plus confiante dans les analyses de sol gratuites des vendeurs d'engrais que dans leurs prestations payantes (800 euros hors taxes). Mais en Argentine, John Waymel, un Francais qui exploite ble, mais et soja en rotation sur 22 000 hectares, les a fait venir sur ses terres. Il ne tarit pas d'eloges sur la methode Bourguignon. Meme si, en passant aux OGM, il a commis une entorse que ceux-ci deplorent. "Ils proposent une agriculture reflechie, soutenable dans le temps, a l'inverse de l'Europe ou on applique des recettes subventionnees", juge John Waymel, qui souhaite aux Bourguignon de faire ecole. La situation n'est pas desesperee : leur fils travaille actuellement, en Nouvelle-Zelande, a une these en... microbiologie des sols.
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Parcours
1949 : Naissance de Lydia a Dijon (Cote-d'Or).
1951 : Naissance de Claude a Paris.
1977 : Rencontre a l'Institut national de la recherche agronomique de Dijon.
1990 : Ouverture de leur laboratoire a Marey-sur-Tille (Cote-d'Or).
1993 : Remportent l'appel d'offres pour replanter le domaine de La Romanee-Conti.
2008 : N'assistent pas a la conference de l'INRA sur les sols au Salon de l'agriculture.
<http://abonnes.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/02/26/claude-et-lydia-bourguignon-damnes-de-la-terre_1015833_3244.html#ens_id=1015917>


information:
le sol est VIVANT:

Le sol est vivant : 1 hectare peut contenir entre 1 et 5 tonnes d'animaux (insectes, vers de terre, etc.), 3,5 tonnes de champignons et 2,5 tonnes de bacteries.

"Chaque gramme de terre contient 10 000 bacteries differentes"

mardi 4 mars 2008

l'argent qui PUE:celui ,entre autres, de BENJAMIN LOUVET

encore un article pioché chez Nicolino
http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/

LEUR MONDE PUE , vous ne trouvez pas ?
pendants qu'ils se payent sur la bête des enfants MEURENT de FAIM et de SOIF tous les jours.
et ils MISENT sur une augmentation de ces problèmes...!
combien de cadavres sur leurs consciences?
combien de cadavres sur nos consciences,NOUS qui les laissons faire?
ré-écoutez l'appel des vieux du Conseil National de la Résistance à leur propos.

Cyniques de tous les pays, regardez-vous
Publié le 3 mars 2008
L’amoralité est toujours aussi fascinante.
Lisez plutôt cet entretien paru dans Le Figaro (lefigaro.fr). Un monsieur
Benjamin Louvet,
directeur-adjoint du fonds d’investissement Prim’Alternative,
explique pourquoi et comment il va miser sur la hausse des matières premières, à commencer par les céréales.
Au passage, il note sans y penser que l’explosion du prix du blé et du maïs - entre autres - a été largement provoquée par le boom sur les biocarburants. Édifiant.
«Le blé pourrait valoir 50% plus cher en 2009»
Directeur général adjoint de Prim’Alternative, Benjamin Louvet gère le fonds Prim’Univert.
Il mise sur la hausse des matières premières par le biais des contrats à terme.
LE FIGARO.FR Comment se compose votre portefeuille ?
Benjamin Louvet Notre panier se compose de contrats à terme sur sept produits. Ces contrats permettent de miser sur la performance des matières premières sans supporter les risques inhérents aux actions de sociétés. Le sucre et le maïs sont représentés à hauteur de 18,75% des actifs. Le blé, le soja, l’huile de soja, le colza et le canola, qui est un type de colza génétiquement modifié cultivé exclusivement en Amérique du Nord et en Australie, constituent chacun 12,5% du portefeuille. Prim’Univert était également investi initialement dans un contrat à terme sur l’éthanol. Mais celui-ci n’a jamais vraiment fonctionné, faute de liquidités suffisantes. Les capitaux ont donc été répartis sur le sucre et le maïs, les deux sources de production d’éthanol. L’ensemble de ces pondérations est fixe, notamment pour limiter la volatilité.
Comment expliquez-vous la hausse actuelle de l’ensemble des matières premières agricoles ?
Le sucre, le maïs et le blé bénéficient du développement des biocarburants.
La politique dans ce domaine est très active aux Etats-Unis, où 20% de biocarburants devront être incorporés dans les carburants d’ici à 2030. Cette orientation modifie complètement la filière agricole. La demande de maïs destiné à la production d’éthanol a augmenté d’un tiers cette année. Le prix de cette céréale a donc bondi. Les producteurs ont alors choisi de semer davantage de maïs, au détriment du blé. Plus rare, celui-ci est devenu plus cher. Les surfaces cultivées en blé ont donc été accrues, au détriment du soja, dont les cours se sont tendus à leur tour. Les biocarburants sont principalement responsables de la flambée actuelle des cours des matières premières agricoles. Mais cette hausse des prix a été renforcée par de mauvaises conditions climatiques. La sécheresse a sévi en Ukraine, qui est le grenier à grain de l’Europe, mais aussi au Maroc et en Australie, où la production l’an dernier a baissé de 60% par rapport à 2005.
Face à l’inflation sur ces matières premières, des pays parmi les plus gros exportateurs mondiaux ont restreint leur offre. Après la Chine et la Russie, le Kazakhstan a pris cette décision. Ce pays est le cinquième exportateur mondial de blé. Seuls les Etats-Unis et le Canada ont aujourd’hui les capacités nécessaires pour fournir des céréales sur le marché mondial. Il y a donc une situation de pénurie relative à la forte demande. Actuellement, les stocks mondiaux de blé représentent deux mois de consommation mondiale. Les réserves de soja n’excèdent pas un mois. La récolte devrait permettre de réduire ces tensions, si les conditions météorologiques sont normales.
En cas d’intempéries ou de nouvelle sécheresse, le blé pourrait valoir 40% à 50% plus cher en 2009.
Les matières premières agricoles font-elles l’objet de spéculation, après avoir désintéressé les investisseurs pendant quarante ans ?
Les investisseurs sont rationnels. Ils misent quand les prix augmentent, ce qui n’a pas été le cas pendant les dernières décennies. Ils saisissent les tendances de marchés, mais ne les créent pas. Il ne faut pas stigmatiser les méchants spéculateurs. L’inflation sur les denrées alimentaires n’est pas directement liée à la hausse des matières premières, qui ne représentent que 2% à 5% du prix d’une baguette de pain. D’autres profitent de cette flambée des cours.
Quels sont vos autres thèmes d’investissement ?
Le panier de Prim’Univert permet dans un premier temps de miser sur la croissance de la population mondiale. En s’enrichissant, des pays comme la Chine et l’Inde adoptent de nouvelles attitudes alimentaires, davantage tournée vers les protéines et la viande. La demande de céréales pour l’alimentation du bétail croît fortement. La raréfaction de l’eau est aussi un thème d’investissement que nous avons retenu. Depuis les années 1950, la consommation d’eau dans le monde a triplé. La pollution des nappes phréatiques augmente avec la taille des villes. Pour rendre l’eau potable, de coûteuses infrastructures de retraitement des eaux usées et de dessalement d’eau de mer sont nécessaires. Le coût élevé de ces équipements va contribuer à l’augmentation du prix de l’eau. Comme 70% de l’eau consommée est utilisée par l’agriculture, notamment pour l’irrigation des cultures, le prix des céréales et des oléagineux devrait aussi progresser.

"beurk" comme dit ma fille

samedi 1 mars 2008

politique,nécro-carburants et hausse des prix

vous croyez que la hausse des prix est une fatalité?
NON,elle est la conséquence de choix POLITIQUES.
ce qui me met dans une COLERE NOIRE c'est que ces ENFOIRES les ont fait
AU NOM DE L'ECOLOGIE.
les conséquences du choix politique de favoriser les ROIS DU PETROLE VERT ?
elle sont là:

article copié sur le blog de Fabrice Nicolino

Le PAM appelle au secours
Publié le 29 février 2008
Vous ne savez pas ce qu’est le PAM ?
Je vous explique : il s’agit de la bureaucratie internationale appelée Programme alimentaire mondial.
Le PAM est une sorte de pompier planétaire, chargé par l’ONU de nourrir en catastrophe ceux qui ne le peuvent plus par eux-mêmes. C’est une bureaucratie, je suis désolé de l’écrire. Une bureaucratie nécessaire, ô combien.
Cette année 2008, avertit le PAM, sera terrible. Il faudrait réunir de toute urgence 500 millions de dollars, ce qui paraît hors de portée. Lisez plutôt cet extrait sinistre, tiré d’un papier du Monde (lemonde.fr) :
« Elaboré à l’été 2007, le budget 2008 (2,9 milliards de dollars) de la plus grande opération humanitaire du monde ne suffit plus. Une ration de nourriture au Rwanda coûte aujourd’hui 40 % plus cher qu’en juin 2007. Pour honorer ses programmes en cours, le PAM va devoir trouver 375 millions de dollars de plus pour la nourriture, et 125 millions de dollars de plus pour alimenter en carburant sa flotte de quelque 30 navires, 70 avions et près de 5 000 camions.
En attendant, le PAM s’en tire en puisant plus vite que prévu dans ses stocks de l’année. Mais faute de contributions, à partir du mois de juin ou de juillet, la nourriture va manquer. La situation est d’autant plus “grave”, explique-t-on au PAM, que l’augmentation des prix a précarisé les classes moyennes de pays comme l’Indonésie, le Yémen ou le Mexique.
“Nous observons un nouveau visage de la faim avec des gens qui n’ont plus les moyens d’accéder au marché de la nourriture”, dans des endroits où elle ne manque pas, a expliqué au Financial Times Josette Sheeran, la directrice du PAM ».
J’ai noté, bien obligé, cette phrase insupportable à mes yeux : « En augmentant, le prix du pétrole se répercute sur toute la chaîne alimentaire : engrais, récolte, stockage distribution… Il incite par ailleurs à la production de biocarburants, qui entrent en “compétition”, selon le PAM, avec la production de nourriture ».
Le gras dans le texte est de moi.
Combien de temps allons-nous accepter ?

au boulot MONSIEUR BORLOO!!!!!!!!

L'Allemagne aussi a fait la CONNERIE des nécro-carburants.

(en volant elle aussi le marché aux producteurs biologiques=tout pour les industriels pollueurs
=les nouveaux rois du "pétrole"avec leur E 85).
mais ,au moins,les politiques allemands se posent la question de l'écologie quand ils mettent des politiques en route avec un prétexte "écologique".

NON,l'écologie n'est pas un marché captif aux mains d'une poignée de pollueur comme la France essaye de nous l'IMPOSER.

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L'Allemagne va moderer ses ardeurs sur les biocarburants, AFP, 22/02/08

Berlin (AFP) - 14h38 - L'Allemagne va moderer ses ardeurs en matiere de biocarburants, le temps de verifier que la production de certains d'entre eux repond bien a des criteres ecologiques, a indique vendredi le ministre de l'Environnement Sigmar Gabriel.
"Nous devons d'abord calculer combien de CO2 est degage lors de la production de biocarburants pour etre sur que cela contribue a la protection de l'environnement. Nous n'autoriserons que les biocarburants qui sont au moins 30% meilleurs" en matiere de protection climatique que les carburants classiques, a-t-il dit sur la chaine de television ARD.
"Apres (la parution de) quatre ou cinq grandes etudes internationales, nous allons devoir debattre de l'ensemble de notre strategie sur les biocarburants et voir si elle est compatible avec les nouveaux resultats scientifiques", a dit M. Gabriel.
Selon des experts americains notamment, l'implantation de cultures destinees a produire des biocarburants, souvent au detriment d'ecosystemes naturels, peut aggraver le rechauffement planetaire en generant pendant plusieurs decennies plus de dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz a effet de serre.
L'Allemagne ne fait pas "marche arriere, certainement pas", a dit M. Gabriel. Mais "tout doit etre reexamine. Cela ne sert a rien de dire, juste parce qu'on a eu une bonne idee, +allons-y, foncons+. Les criteres que nous posons, au niveau national et de l'Union europeenne, doivent etre debattus", a ajoute M. Gabriel. Ceci devra selon lui etre fait "d'ici l'ete".
L'Allemagne veut importer uniquement des biocarburants produits de maniere "ecologique", "dans des conditions sociales" correctes et pas au detriment des "forets tropicales", avait dit M. Gabriel jeudi devant les deputes.
Berlin n'importera par exemple pas d'huile de palme, "tant que des accords n'auront pas ete conclus" avec les pays qui la produisent pour certifier les criteres de production, a precise M. Gabriel sur ARD.
Et "tout ce que la biomasse n'apporte pas en matiere de reduction de CO2, nous devrons l'obtenir d'autres manieres", a-t-il ajoute.
Les biocarburants (ethanol, biodiesel) devront, en 2020, composer 10% du carburant total englouti par les vehicules des Europeens, a decide la Commission europeenne.
Le ministere allemand de l'Environnement et le puissant club d'automobilistes ADAC s'affrontent sur le nombre de vehicules qui pourront supporter le nouveau melange biocarburant/carburant classique impose par Berlin. "Plusieurs millions de vehicules" ne supporteront pas le dosage incluant 10% de matiere bio, contre 5% aujourd'hui, selon ADAC. Le ministere affirme lui que seul 1% des vehicules en circulation ne le supportera pas.
Berlin veut imposer a partir de janvier 2009 un carburant melange avec 10% de biocarburant, dans un souci ecologique.
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-L_Allemagne_va_moderer_ses_ardeurs_sur_les_biocarburants.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.d2945d439f8e21411bebc52299a672e1.111.xml>

mercredi 27 février 2008

les économistes commencent à se rendre compte qu'ils nous conduisent dans le mur

MAIS ils vont essayer de sauver le capitalisme et leurs avantages de riches à tout prix.

quotas,taxes et rêglements seront leurs ARMES

et comme dans toutes les guerres,ce sont les JEUNES qu'ils comptent envoyer au front.

Une autre croissance,

Les Echos, 04/01/07
Par Alain Grandjean, Patrick Criqui et Jean-Marc Jancovici

Entre les partisans d'une croissance "as usual", qui se heurte irremediablement aux limites de la planete, et ceux de la decroissance, souvent vue comme un retour au Moyen Age, peut-on donner un contenu concret et mobilisateur a une autre croissance ?
La decouverte (recente) du fait que la Terre est finie montre que la croissance illimitee de la consommation de ressources non renouvelables est strictement impossible. De la meme maniere nous devrons reduire ineluctablement nos emissions de gaz a effet de serre. La generalisation a l'ensemble de l'humanite du mode de vie americain et meme europeen est impossible. Il n'y a tout simplement pas assez de petrole pour faire rouler des voitures en Chine si leur taux d'equipement devenait similaire au notre. Les exportateurs occidentaux et les importateurs orientaux en feront un jour ou l'autre la decouverte cuisante. Autre exemple : il est strictement impossible de prolonger indefiniment la croissance actuelle du trafic aerien. Le reve de la mobilite sans limite pour tous se heurte aux realites.
Est-ce pour autant la fin du "developpement" et la preuve de la necessite de la decroissance de l'activite economique ? Nous ne le pensons pas et nous ne le souhaitons pas. On imagine en effet trop bien quels pourraient etre les resultats sociaux catastrophiques d'une decroissance prolongee : l'entree dans la depression generalisee et le desespoir.
Comment par ailleurs la decroissance economique pourrait-elle permettre les mutations rapides de l'economie vers un modele ecologiquement soutenable : comment produire une energie propre en quantite suffisante pour 9 milliards d'hommes en 2050 sans investissements massifs et sans innovations technologiques ?
Cela va necessiter des moyens de recherche et de developpement importants et tous azimuts : des technologies "rustiques", comme la construction et le chauffage au bois, a des innovations radicales dans les technologies du photovoltaique ou les nanotechnologies pour le recyclage ; dans tous les secteurs, de l'agriculture, qui devra developper une "chimie verte", a l'urbanisme, qui devra inventer des organisations spatiales optimales au plan energetique.
Nous ne concilierons les imperatifs ecologiques et sociaux qu'en reussissant a decoupler entierement l'activite economique et sa traduction monetaire, d'une part (qui peut continuer a croitre au niveau mondial), de la consommation (ou plutot de la destruction) de matieres et de l'energie, d'autre part. Comment faire ?
Il va falloir que nous nous imposions des contraintes globales incontournables definies par les capacites des ecosystemes a nous fournir les ressources et les services de maniere soutenable. Grace a une architecture adaptee de quotas, de taxes et de reglements, nous creerons un cadre a l'action decentralisee des acteurs, qui ne pourront plus raisonner hors contrainte et devrons donc developper de nouvelles solutions. Il en resultera des innovations parfois radicales et des investissements massifs pour la preservation et la restauration de l'environnement et des services ecologiques, creant ainsi par ailleurs de nouveaux emplois. Les consommateurs devront s'accommoder d'une certaine sobriete dans la consommation materielle. Mais pas necessairement d'une perte de confort et de qualite de vie. Un seul exemple : ce qui nous interesse c'est de vivre dans une maison temperee, pas de bruler des calories.
La "croissance durable" reste a inventer. Mais "sobriete, investissement, emploi et innovation dans le respect et la restauration de l'environnement", voila un beau defi a relever pour les generations du XXIe siecle. Un "plan Marshall ecologique" peut etre un projet mobilisateur pour tous les jeunes, y compris ceux que nous ne savons pas aujourd'hui accueillir correctement dans la societe.
Cliquez ici pour telecharger le fichier
<http://www.capitalismedurable.com/article.php?id_article=1677>

samedi 23 février 2008

attention VIRUS dans les commentaires du message précédent.

ne pas cliquer sur le lien du commentaire en Anglais.

je le laisse afin que chacun puisse voir la forme que ces messages destructeurs ont.

jeudi 21 février 2008

pour info


on peut édifier des murs PORTEURS en fixant entre eux des cadres contreventés par 1 ou 2 plaques d'OSB.
c'est le principe des maisons à ossature bois.


mon idée est de mettre de la paille dans ces cadres.
la paille se retrouve prise en sandwitch entre 2 plaques d'OSB.
je remplace les chevrons de 45X100 par des planches ayant l'épaisseur des bottes.
rapport efficacité/prix difficile à battre.
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85-86 cm entre les madriers qui portent les chevrons

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45 cm entre les chevrons

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vu de dessous,ça donne ça

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OSB=contreplaqué



l'OSB c'est du contreplaqué
les fibres de bois sont pressées donc il y a très peu de colles toxiques dedans.
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lundi 18 février 2008

Grande nuit du logement solidaire !

Venez passer la nuit avec les 27 associations de solidarité engagées auprès des mal-logés et des SDF.
Prises de paroles, animations, musique, café, couvertures de survie et discussions jusqu'au petit matin.
Venez nombreux et parlez-en autour de vous.

http://logement-solidaire.over-blog.org/

NON aux APEs

je ne veux pas être COMPLICE de LEUR EUROPE:

http://www.awadimusic.com:80/

ON NE SIGNE PAS

jeudi 14 février 2008

mercredi 13 février 2008

LE DROIT A L'ALIMENTATION

La faim et les droits de l¹homme par Jean Ziegler

UN BON RESUMÉ A FAIRE CIRCULER,

La faim et les droits de l’homme par Jean Ziegler

I. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans
meurt de faim ou de ses suites immédiates.
Plus de 6 millions en 2007.
Toutes les quatre minutes, quelqu'un
perd la vue à cause du manque de vitamines A. Ce sont 854
millions d’êtres qui sont gravement sous-alimentés,
mutilés par la faim en permanence.

Cela se passe sur une planète qui regorge de richesses. La
FAO est dirigée par un homme de courage et de grande
compétence, Jacques Diouf. Il constate qu’au stade du
développement actuel de ses forces de production
agricoles, la planète pourrait nourrir sans problème 12
milliards d'êtres humains, soit le double de l'actuelle
population mondiale
Conclusion : ce massacre quotidien par la faim n'obéit à
aucune fatalité.
Derrière chaque victime, il y a un
assassin.

L'actuel ordre du monde n'est pas seulement
meurtrier. Il est aussi absurde. Le massacre a bien lieu
dans une normalité glacée.

L’équation est simple : quiconque a de l’argent mange et
vit. Qui n’en a pas souffre, devient invalide ou meurt. Il
n’a pas de fatalité. Quiconque meurt de faim est
assassiné.

II. Le plus grand nombre des personnes sous-alimentées,
515 millions, vivent en Asie où elles représentent 24 % de
la population totale. Mais si l’on considère la proportion
des victimes, c’est l’Afrique subsaharienne qui paie le
plus lourd tribut : 186 millions d’êtres humains y sont en
permanence gravement sous-alimentés, soit 34 % de la
population totale de la région. La plupart d’entre eux
souffrent de ce que la FAO appelle « la faim extrême »,
leur ration journalière se situant en moyenne à 300
calories au-dessous du régime de la survie dans des
conditions supportables.
Un enfant manquant d’aliments adéquats en quantité
suffisante, de sa naissance à l’âge de 5 ans, en
supportera les séquelles à vie. Au moyen de thérapies
délicates pratiquées sous surveillance médicale, on peut
faire revenir à une existence normale un adulte qui a été
temporairement sous-alimenté. Mais un enfant de moins de 5
ans, c’est impossible. Privées de nourriture, ses cellules
cérébrales auront subi des dommages irréparables. Régis
Debray nomme ces petits des « crucifiés de naissance » .
La faim et la malnutrition chronique constituent une
malédiction héréditaire : chaque année, des centaines de
milliers de femmes africaines gravement sous-alimentées
mettent au monde des centaines de milliers d’enfants
irrémédiablement atteints. Toutes ces mères
sous-alimentées et qui, pourtant, donnent la vie
rappellent ces femmes damnées de Samuel Beckett, qui «
accouchent à cheval sur une tombe … Le jour brille un
instant, puis c’est la nuit à nouveau »
Une dimension de la souffrance humaine est absente de
cette description : celle de l’angoisse lancinante et
intolérable qui torture tout être affamé dès son réveil.
Comment, au cours de la journée qui commence, va-t-il
pouvoir assurer la subsistance des siens, s’alimenter
lui-même ? Vivre dans cette angoisse est peut-être plus
terrible encore qu’endurer les multiples maladies et
douleurs physiques affectant ce corps sous-alimenté.

La destruction de millions d’Africains par la faim
s’effectue dans une sorte de normalité glacée, tous les
jours, et sur une planète débordant de richesses.
En Afrique subsaharienne, entre 1998 et 2005, le nombre de
personnes gravement et en permanence sous-alimentées a
augmenté de 5,6 millions.

III. Jean-Jacques Rousseau écrit : « Entre le faible et le
fort, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui
libère ».
Afin de réduire les conséquences désastreuses
des politiques de libéralisation et de la privatisation à
l’extrême pratiquée par les maîtres du monde et par leurs
mercenaires (FMI, OMC), l'Assemblée générale des Nations
Unies a décidé de créer et de rendre justiciable un
nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation.
Le droit à l’alimentation est le droit d’avoir un accès
régulier, permanent et libre, soit directement, soit au
moyen d’achats monétaires, à une nourriture
quantitativement et qualitativement adéquate et
suffisante, correspondant aux traditions culturelles du
peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une
vie physique et psychique, individuelle et collective,
libre d’angoisse, satisfaisante et digne.
Les droits de l’homme - hélas ! - ne relèvent pas du droit
positif. Ce qui signifie qu'il n'existe encore aucun
tribunal international qui rendrait justice à l’affamé,
défendrait son droit à l’alimentation, sanctionnerait son
droit de produire lui-même ses aliments ou de se les
procurer au moyen d’achats monétaires, et protégerait son
droit à la vie.

IV. Tout va bien aussi longtemps que des gouvernements
comme celui du président Luis Inacio Lula da Silva à
Brasilia ou du président Evo Morales à La Paz mobilisent
par leur propre volonté les ressources de l’Etat, afin
d'assurer à chaque citoyen son droit à l’alimentation.
L’Afrique du Sud est un autre exemple. Le droit à
l’alimentation est inscrit dans sa Constitution. Celle-ci
crée une Commission nationale des droits de l’homme,
composée en parité par des membres nommés par les
organisations de la société civile (Eglises, syndicats et
mouvements sociaux divers) et de membres désignés par le
Parlement. Les compétences de la Commission sont étendues.
Depuis son entrée en fonction, il y a cinq ans la
Commission a déjà arraché des victoires importantes. Elle
peut intervenir dans tous les domaines relevant du déni du
droit à l’alimentation : éviction de paysans de leur terre ;
autorisation donnée par une municipalité à une société
privée pour la gestion de l’approvisionnement de l’eau
potable, entraînant des taxes prohibitives pour les
habitants les plus pauvres ; détournement par une société
privée de l’eau d'irrigation au détriment des cultivateurs ;
manquement au contrôle de la qualité de l’alimentation
vendue dans les bidonvilles ; etc.
Mais combien existe-t-il de gouvernements, notamment dans
le tiers-monde, dont la préoccupation quotidienne
prioritaire est le respect du droit à l’alimentation de
leurs citoyens ? Or, dans les 122 pays dits du tiers-monde
vivent aujourd’hui 4,8 milliards des 6,2 milliards d’hommes
que nous sommes sur terre.

V. Les nouveaux maîtres du monde ont horreur des droits de
l’homme. Ils les craignent comme le diable l’eau bénite.

Car il est évident qu’une politique économique, sociale,
financière réalisant à la lettre tous les droits de
l’homme briserait net l’ordre absurde et meurtrier du
monde actuel et produirait nécessairement une distribution
plus équitable des biens, satisferait aux besoins vitaux
des gens et les protégerait contre la faim et une bonne
part de leurs angoisses.

Dans leur achèvement, les droits de l’homme incarnent donc
un monde totalement autre, solidaire, libéré du mépris,
plus favorable au bonheur.
Les droits de l’homme – politiques et civils, économiques,
sociaux et culturels, individuels et collectifs – sont
universels, interdépendants et indivisibles. Ils sont
aujourd’hui l’horizon de notre combat.

Jean Ziegler

1 > droits de l’homme des Nations Unies sur le droit à
l’alimentation ; il vient de publier /L’Empire de la
honte/ (2007) en livre de poche.
2 <> FAO, /L'état de l'insécurité alimentaire dans le
monde/, Rome, 2006.
3 <> Nourrir normalement veut dire procurer à chaque
individu adulte, chaque jour, 2 700 calories.
4 <> Régis Debray et Jean Ziegler, /Il s’agit de ne pas se
rendre/, Paris, Arléa, 1994.
5 <> Samuel Becket, /En attendant Godot/, Paris, Editions
de Minuit, 1953.
6 <> Un droit de l’homme collectif est par exemple le
droit à l’autodétermination ou le droit au développement.

l'information commence à circuler: les nécrocarburants sont loin d'être écologiques

Les «biocarburants» sont loin d'etre verts, 20 Minutes, 08/02/08
Yaroslav Pigenet

Consideres un temps comme une alternative «verte» a l’utilisation des carburants petroliers, l’exploitation des agrocarburants (souvent appeles biocarburants) se revele etre encore plus polluante pour l’atmosphere. C’est ce que demontrent deux etudes americaines publiees par la revue Science .
L’espoir des agrocarburants
Qu’il s’agisse de bioethanol produit a base de graines de ble et de maïs ou de biodiesel produit a base d’oleagineux (soja, colza), les carburants issus de l’agriculture ont deux avantages evidents : ils constituent une source d’energie toujours renouvelable et apparemment neutre du point de vue des emissions de carbone. A priori, il suffit de replanter l’equivalent de ce que l’on a brule en carburant pour reconstituer les stocks et «refixer» par photosynthese le CO2 ainsi libere. Les agrocarburants ont ainsi ete presentes comme un des moyens de diminuer les emissions de gaz a effet de serre (GES) dans l’atmosphere.
Pollution verte
Deux nouvelles etudes montrent toutefois que le cout environnemental global de l’exploitation des agrocarburants n'est pas neutre. Pour produire des quantites suffisantes de graines et d’oleagineux, on doit abattre des forets pour gagner de la terre, utiliser beaucoup d’engrais pour fertiliser les sols et bruler beaucoup de carburant pour recolter le tout. Des pratiques qui diminuent le rendement energetique des agrocarburants et augmentent considerablement les emissions de GES dans l’atmosphere.
300 ans pour rembourser son carbone
Joseph Fargione et ses collegues de l’Universite du Minnesota (Etats-Unis) ont ainsi etudie les effets a long terme de la conversion de terres non cultivables (forets, savanes, marais, etc) en terres agricoles destinees a la production d’agrocarburants. Ils ont notamment calcule la « dette en carbone » resultant de l’abattage des arbres – qui ne pourront plus fixer le CO2 atmospherique - et de la decomposition des racines laissees sur place.
Or selon les chercheurs, cette dette en carbone est, selon les pays,
17 a 420 fois plus importante que la diminution annuelle des emissions de GES due a l’utilisation des agrocarburants.
Par exemple, la conversion de 10 000 m2 de foret amazonienne en champ de soja liberant 700 tonnes d’equivalent carbone, les gains en emissions dus a l’utilisation du biodiesel produit sur cette surface ne compenseront cette dette qu’au bout de 300 ans ! Pour la foret indonesienne, evoquee dans le reportage ci-dessous, cette dette serait de 400 ans.
Bio-Fuel toasting the Indonesian rainforests : a voir a :
<http://www.youtube.com/watch?v=HKrQGC7uVNo&eurl=http://www.20minutes.fr/article/211759/Sciences-Les-biocarburants-sont-loin-d-etre-verts.php>
Des emissions doublees pendant 30 ans
Une autre etude, menee par Timothy Searchinger et ses collegues de l’Universite Princeton (Etats-Unis), montre que meme aux Etats-Unis, la generalisation des carburants agricoles risque d’aggraver l’accumulation des GES.
A l’aide d’une modelisation, ils ont estime les variations des emissions globales de CO2 dues a une conversion massive des prairies et des forets en champs de maïs destines a la production de bioethanol. Ils ont alors constate que l’utilisation de ce carburant doublera les GES sur 30 ans et continuera de les augmenter pendant 167 ans.
En attendant le jatropha
Les auteurs de ces etudes estiment donc que l’utilisation de la premiere generation des agrocarburants n’est en aucun cas une solution au probleme de l’accumulation des GES responsables du rechauffement global. Ils recommandent plutot le developpement d’un nouveau type de biocarburant derive de nos dechets organiques ou de plantes moins gourmandes en terres, en eau et en engrais comme, par exemple, le jatropha.
<http://www.20minutes.fr/article/211759/Sciences-Les-biocarburants-sont-loin-d-etre-verts.php>

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.