Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

mardi 7 avril 2009

je ne suis pas le seul paysan bio à avoir arrêté les cultures commerciales



1 hectare par agriculteur= partage de la ressource
c'est l'agriculture d'un monde durable et juste,un modèle que notre société d'EXPLOITATION
refuse de voir s'implanter.
un modèle qui pourtant rend heureux ,qui permet de vivre en harmonie avec la nature et que nous serions fiers de léguer à nos enfants...



L’agriculture sans pesticides derange les idees recues,
Novethic, 23/03/09
Helene Huteau

La « semaine sans pesticides », Richard Wallner la vit a l’annee. En Charente, ce jeune agriculteur experimente une « agriculture naturelle » sans pesticides, sans engrais et sans labours, avec une production a la surface meilleure qu’en monoculture industrielle, notamment grace a la complementarite des cultures.
Richard Wallner a banni de son exploitation agricole, depuis trois ans, les produits chimiques. Enthousiaste sur les resultats, il cite pour l’exemple : « le probleme des limaces s’est regle de lui-meme, des la seconde annee, grace aux carabes, crapauds et herissons », des allies naturels qu’il a su attirer par des bandes enherbees et conserver en s’abstenant de traiter ses salades et de labourer. Ce jeune agriculteur s’est installe en Charente, a Marsac, pres d’Angouleme, pour mettre en pratique les principes d’une agriculture ecologique, en totale rupture avec le modele agricole intensif actuel. Sa ferme, Au Petit Colibri, qui est aussi un ecolieu pedagogique, ressemble au premier abord a une friche. Pourtant, lorsqu’on penetre, les choux, salades et autres legumes sont bien la, sur des buttes, calfeutres dans de la paille.

"Principe du non agir"
Richard Wallner pratique une agriculture dite « naturelle », qui preconise le non labour, interdit tout pesticide, fongicide ou herbicide et evite meme l’emploi de tout compost prepare, aussi naturel qu’il puisse etre.

Le concepteur de cette methode, le Japonais microbiologiste des sols Masanobu Fukuoka, avait tant etudie la complexite des interactions au sein des ecosystemes, dans les annees 1930, qu’il en etait arrive a la conclusion que toute intervention humaine causait plus de degats qu’elle n’en reparait.

« La nature fonctionne tres bien mais nous ne l’avons toujours pas comprise » resume Richard Wallner. Par exemple, ses plants de tomates, non tailles, resistent mieux aux maladies et donnent autant de fruits, meme si ces derniers sont un peu plus petits. Il est rejoint dans ce principe par un chercheur contemporain de l’INRA, Jean-Marie Lespinasse, qui, apres avoir tout essaye, conclut sur les arbres fruitiers : « il faut laisser l’arbre tranquille, avec de l’espace »...

Pour autant, precise Richard Wallner, « le principe du non agir n’est pas l’agriculture du rien faire. Cette methode necessite beaucoup d’observation, de presence et de travail ».

Surtout les premieres annees, ou il faut arracher ou faucher les herbes indesirables. Ensuite, la couverture du sol, le fait de ne pas labourer et quelques autres techniques reduisent la repousse.
Locale, sobre et productive
Cette agriculture se pratique a petite echelle (moins de 10 ha la ferme) et sur la proximite.

Rentable au plan economique, ecologiquement et socialement viable.

L’un des secrets de sa rentabilite, des la premiere annee, repose sur l’absence d’investissement lourd, puisqu’on se passe de tracteur et d’intrants. On evite au maximum les transports en organisant les terres autour de la ferme, selon les principes de la permaculture. La vente se fait aussi localement. Richard Wallner a vite fidelise des familles avec ses paniers hebdomadaires.
Le concept d’organisation permaculturelle, qui fait des emules dans le monde entier, optimise toutes les energies, humaines, fossiles et naturelles, du bati aux cultures, en passant par la gestion de l’eau. Cette ferme ideale est non seulement sobre mais tres productive grace au melange des cultures, qui permet de densifier l’usage de la terre. Ainsi, le verger sert aussi de poulailler. Les arbres sont d’ailleurs presents sur toutes les cultures puisqu'ils en sont les regulateurs, remontant les fertilisants a la surface grace a leurs racines. « La ferme est de plus en plus auto fertile, securisee et de moins en moins penible. Le systeme est mature au bout de dix ans, la duree d'une bonne emprise des arbres» explique Richard Wallner.
Une experience qui derange
L’objectif de l’experience de Richard Wallner est de prouver la viabilite du systeme, independant du petrole et de toute subvention europeenne, benefique pour la sante et l’environnement, et qui recreerait du lien social et de l’emploi dans les campagnes. « A terme, on peut envisager un hectare par agriculteur, qui nourrirait vingt a trente familles de facon diversifiee, hors viande. Avec un million de fermes on nourrit la France sur une surface ridicule ! » extrapole-t-il. Son projet a commence sur les chapeaux de roues, en 2005, grace a l’aide de benevoles et les deux premieres annees ont ete prometteuses.

Mais ce parisien exile, ingenieur de formation, a du arreter les cultures commerciales pour cause de blocage de la mairie de Marsac, qui lui refuse arbitrairement le droit de construction sur son terrain.

Son projet avait pourtant le soutien du Conseil General, de la Chambre d’Agriculture et de la DIREN. En janvier, il a meme recu la visite des Verts. « L’experience de Richard est interessante car il utilise des methodes que les agriculteurs traditionnels n’ont pas appris comme etant possibles » a declare Cecile Duflot, secretaire nationale. Peut-etre est-ce le succes potentiel de ce modele qui gene le maire de Marsac, maisiculteur et eleveur de porcs hors-sol ? Apres trois ans de negociation et de resistance, a vivre en caravane, Richard Wallner attaquera en justice la mairie a la fin du mois pour pouvoir mener son reve a bien et cultiver notre espoir d’une agriculture durable.
<http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/agriculture/l_agriculture_sans_pesticides_derange_idees_recues.jsp>

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,

je suis un horticulteur belge et souhaite lancer une culture de petits fruits en Belgique. Votre mode de culture correspond exactement à ce que je souhaite. Je recherche un maximum d'informaitons sur les variétés résistantes et productives, l'estimation des coûts de main d'oeuvre, les rendements attendus, etc. afin de vérifier la possibilité d'en vivre. Je dispose d'un terrain de plusieurs hectares.

Merci pour votre partage d'information très précieux.

bungee a dit…

Merci pour ces informations, ça fait du bien d'entendre d'autres voix, et de voir qu'une autre agriculture est possible !

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.