Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

mercredi 30 avril 2008

mondialisation folle : le Cameroun donne ses meilleures terres aux chinois;qui EXPORTENT le riz produit

http://videos.tf1.fr/video/news/0,,3837762,00-chine-cherche-riz-afrique-.html

le festival internet de Romans a fait un bide

et ça ne me désole pas:

http://leromanais.free.fr/?p=931

éco-habiter autrement

Le Groupe Eco-Village du Pays de Romans
organise une soirée d'information-débat :
le lundi 26 Mai 2008 à 20h à ROMANS

Eco-habiter autrement :
Une alternative à la spéculation foncière et immobilière
avec Terre de Liens et Habicoop
Terre de Liens accompagne les projets d'accès collectif et solidaire au foncier et au bâti
pour des projets ruraux écologiques et responsables.
Le mouvement Terre de liens se donne aussi pour objectif de sensibiliser le grand public et
les acteurs du territoire sur l'importance et l'urgence de préserver des espaces agricoles
du marché spéculatif de l'immobilier et d'y installer des projets qui respectent la nature et
maintiennent la vie dans les campagnes.
L'association Habicoop travaille au développement des coopératives d'habitants en
France.
Cette 3ème voie du logement allie non spéculation, propriété collective,
mutualisation des espaces, co-constructions, démocratie, mixité et écologie.

À la Salle Charles Michels – Maison des Syndicats – Place Marcel ARMAND.
Participation aux frais : 3€.
Contact : Valérie ABATZIAN au 04 75 02 67 42
Fabienne LE BRIS au 04 75 70 24 52

mardi 29 avril 2008

Stevia

Une plante édulcorante objet de pressions et de convoitises
Feuilles de Stevia
La Maison du stevia
Après la condamnation de Kokopelli pour commercialisation illégale de semences, Guayapi tropical, membre de la Plateforme pour le commerce équitable, risque d’être poursuivie pour commercialisation illégale de la stévia, une plante latino-américaine consommée depuis des siècles pour son pouvoir édulcorant.
Le 21 janvier dernier, Claudie Ravel, dirigeante fondatrice de la société de commerce équitable Guayapi tropical est ressortie des locaux de la Brigade de répression de la délinquance économique après trois heures d’audition et une épée de Damoclès au-dessus de la tête : si l’entreprise ne cesse pas la commercialisation de la stévia, sa dirigeante risque une peine de deux ans de prison et une amende de 37 000 € à titre personnel et 37 000 € pour l’entreprise.La fameuse stévia est une plante d’origine latino-américaine reconnue pour son effet sucrant (environ 300 fois plus que le sucre traditionnel) tout en étant acalorique. Sous forme de feuilles séchées, d’extrait ou d’additif, la stévia représente une alternative naturelle aux édulcorants de synthèse du type Aspartame ou Splenda. Seul problème : la stévia n’est pas autorisée en tant qu’aliment au sein de l’Union européenne. Non pas qu’une interdiction formelle et définitive ait été publiée, mais la stévia n’a jamais obtenu d’autorisation de commercialisation dans le respect d’une directive européenne de 1997 sur les nouveaux aliments. Cette réglementation couvre le champ des « nouvelles plantes » qui n’ont jusque-là pas été consommées au sein de l’Union mais aussi de leurs dérivés (extraits, additifs) et des OGM. La directive « Novel food » impose de prouver l’innocuité pour la santé humaine de la plante ou du produit afin d’obtenir une première autorisation de commercialisation.Guayapi tropical, membre de la Plateforme française du commerce équitable (PFCE) commercialise depuis 1992 la stévia sous forme de poudre de feuilles séchée, produite par une tribu d’Amazonie, les Satere Mawe. Mais la société n’a semble-t-il pas apporté de preuves suffisantes de cette commercialisation antérieure à 1997. Sous cette forme, la stévia est consommée depuis des siècles en Amérique latine. Pour la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraude), des siècles de consommation humaine de la plante ne remplace pas le respect de la réglementation. « Mon erreur est d’avoir été honnête en présentant la plante pour ce qu’elle est », constate Claudie Ravel. Nombres de magasins vendent la stévia en Europe mais sous l’appellation « base cosmétique » ou encore en tant que plante ornementale afin de contourner la législation.Guayapi n’en est pas à ses premiers déboires judiciaires. En 2005, la société a été condamnée en cassation pour tromperie sur la marchandise. Le packaging de la stévia indiquait le « pouvoir sucrant » du produit ce qui est réservé aux édulcorants autorisés. La mention a été retirée, mais les consommateurs l’achètent pour cette caractéristique.
Un marché de 250 millions d'euros
D’autres entreprises, comme Greensweet, installée en Auvergne, tentent de faire autoriser la stévia dans l’Union européenne, mais cette fois sous forme d’additif alimentaire. Greensweet, qui a fait des essais avec des groupes comme Danone et Unilever, a déposé un dossier auprès de la DGCCRF en 2006. L’autorité de la concurrence a demandé un complément d’information suite à l’avis négatif rendu par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) en octobre dernier, malgré des études positives récentes comme celles du groupe d’experts de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qui a renouvelé en 2007 une autorisation provisoire de consommation.Le marché mondial des édulcorants représente au niveau mondial « un milliard d’euros de chiffre d’affaires, 250 millions € en Europe » selon Joël Perret, directeur de Greensweet. Le potentiel économique d’un édulcorant naturel issu de la stévia est très important en ces temps où la méfiance grandit face aux additifs alimentaires de synthèse et notamment l’aspartame, édulcorant soupçonnée d’être cancérigène.Mais si le Japon a autorisé la stévia (40 % de part de marché) depuis plus de trente ans, tout comme une vingtaine de pays (Chine, Australie, Brésil…), d’autres comme l’Union européenne et les Etats-Unis ne veulent pas se presser.Aux Etats-Unis, la situation est encore plus étonnante. Si l’additif à base de stévioside (la molécule active) n’est toujours pas autorisé, la stévia est commercialisé légalement dans la catégorie des « compléments diététiques » depuis 1995.Ce particularisme laisse supposer une pression de l’industrie des édulcorants de synthèse pour empêcher l’arrivée d’un concurrent naturel sur le marché. Récemment, une nouvelle marque est arrivée sur le marché mondial, le Splenda, produit par la firme britannique Tate & Lyle qui vient d’inaugurer une nouveau site de production à Singapour.La situation pourrait bientôt changer. En juin 2007, Cargill et Coca Cola ont officiellement annoncé leur volonté d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché américain de la Rebiana, additif à base de stévia afin de le substituer à l’aspartame dans le Coca light. La puissance de ces deux multinationales pourrait faire plier la Food and Drug Administration.Pour Guayapi tropical, un signe d’espoir est venu de la Commission européenne qui a annoncé, le 14 janvier, vouloir assouplir la directive « Novel food ». Cet assouplissement vise à reconnaître la qualité d’aliments traditionnels dès lors qu’une documentation prouve « l’utilisation passée de l’aliment dans un pays tiers ». Reste à savoir si cette simplification n’arrivera pas trop tard pour Guayapi. Un retard d’autant plus préjudiciable pour ce promoteur du commerce équitable qu’une autorisation de l’additif provoquera un bouleversement du marché de la production de la plante.
Philippe Chibani-JacquotMis en ligne le
09/04/2008
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http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=115426&titre=Une%20plante%20%C3%A9dulcorante%20objet%20de%20pressions%20et%20de%20convoitises

samedi 26 avril 2008

que se passerait-il si tout le monde faisait du BRF ?

Une promesse de révolution agricole: le bois raméal fragmenté

Efficace et simple, l’épandage de bois jeune en morceaux sur les sols de cultures permet de bons rendement et des produits de caractère… sans labour, ni engrais, ni pesticides, ni irrigation.
Dans les Causses du Lot, Jacky Dupéty est un des rares agriculteurs à le pratiquer en France. Plongée dans un sol fertile.
Le sol maraîcher semble une jeune friche, discrète. « Rien ne doit pousser là-dessus » pense-t-on aisément, à connaître les sols secs, des Causses du Lot, truffés de cailloux. Il suffit pourtant d’ouvrir la terre pour plonger dans l’univers grouillant des petits organismes, pour repérer des brochettes d’œufs de vers de terre. Petits, mais rudement actifs. Tellement que le sol devient irréprochable, fin et aéré, humide de vie, et délivre à la plante des éléments nutritifs facilement assimilables.
Résultat: sans labour ni irrigation, sans aucune lutte phytosanitaire, Jacky Dupéty réussit à cultiver légumes et blé avec un rendement au moins équivalent à celui de l’agriculture conventionnelle de la zone. Et d’un goût dense, fermes à la cuisson, d’après le cuisinier du restaurant trois étoiles qu’il fournit. Bref, ne reste plus qu’à semer et à récolter, le rêve de tout cultivateur.
Alors que les sols commencent à montrer des signes de fatigue, notamment dans le bassin parisien, Jacky Dupéty serait-il magicien? Son secret – largement ébruité à l'occasion de conférences, visites et publication d'un ouvrage -, réside dans un tas de copeaux de bois. Du bois raméal fragmenté, BRF, pour les intimes. Soit des déchets d’élagage broyés, qui proviennent de l’exploitation (forêt et haies) de Jacky, ou des chutes d’un élagueur professionnel: « en général, ces branches sont mises à sécher ou partent à la déchetterie: il y a une perte énorme dans la gestion de la forêt! » Épandu sur le sol en hiver en couche de 3 cm, ce bois vert de rameaux fait effet au moins pendant quatre à cinq ans. Trois à quatre mois après, il suffit d’incorporer le BRF au sol, sans labourer, puis de former un sillon pour semer. Avec cette technique, Jacky fait du maraîchage et du blé: « il n’y a que pour l’ail que ça ne fonctionne pas ». Le principe est de reproduire un écosystème de sol forestier (où les brindilles tombent au sol), donc de faire redémarrer directement la vie biologique du sol . La canicule : un tremplin Installé en bio en 1998, le néorural Jacky Dupety a subi de plein fouet la canicule de 2003: « rien n‘a poussé. ». Coup de grâce? Plutôt coup de pouce. « Alors, j’ai cherché sur internet des méthodes de culture sans eau. Sur le site du comité Jean Pain de Bruxelles se trouvait une publication scientifique du Professeur Gilles Lemieux au Québec, qui n’était passé que par le canal de la recherche agronomique et peu vulgarisé. » En 2004, Jacky applique ce qui est marqué sur 500 m3, avec l’aide des copains pour couper et broyer. « Je me suis forcé à ne pas arroser : ça bouleverse nos habitudes de toujours intervenir. Et j’ai été le premier à être surpris des résultats: les légumes poussent tout seuls et même en plein soleil, ne souffrent pas. Les courgettes avaient des parfums de noisette et de mangue… » Ce qui ne gâche rien, les investissements - donc les coûts de revient - sont minimes et la technique est intéressante en climat tempéré comme en climat tropical. La difficulté: récupérer 30 petits camions de bois élagué par hectare de culture… Qu’importe, la méthode fait des émules autant chez les jardiniers amateurs que chez les agriculteurs : une quinzaine la pratiquent en France à titre expérimental.Aujourd’hui, Jacky continue ses expériences. Sur les dates et densités de semis, sur les essences forestières à broyer. « Le BRF change radicalement le cadre intellectuel auquel on est habitué. Nous sommes arrivés à un point de rupture en agriculture conventionnelle: le BRF permet de répondre aux contraintes de sol, aux pénuries d’eau, à la cherté du pétrole comme aux pollutions agricoles. Il porte le germe d’une vraie révolution. »
Raquel Hadida 27.02.2008
Pour en savoir plus :
Site internet Les jardins de BRF
Le livre de Jacky Dupéty : Le BRF, vous connaissez ?

Le bois raméal fragmenté, comment ça marche ?
Des chaînes alimentaires se créent entre insectes, micro-organismes, champignons, etc., et font circuler eau et azote vers les plantes. Les vers de terre aèrent le sol en profondeur et, contrairement au compost, les filaments de champignons évitent l’érosion du sol « même dans des pentes de 35 % sous la pluie! ». La présence des copeaux de bois empêche les mauvaises herbes de pousser. En plus, comme les populations d’insectes et de micro-organismes se régulent, ravageurs et maladies n’ont qu’à bien se tenir.

Que se passerait-il si tout le monde faisait du BRF ?
Pour Daniel Henry, ingénieur agronome indépendant, « la transformation serait radicale. » D’une part au niveau économique: un marché du BRF s’installerait, remplaçant les approvisionnements centralisés par la proximité. Les investissements étant faibles, l’agriculteur ne serait plus pris à la gorge par l’endettement, et les petites exploitations pourraient être aussi compétitifs que les grandes. Ce qui favoriserait l’installation des jeunes et l’égalité de revenu, même si le travail serait plus manuel, pour un revenu comparable. Côté environnement, plus aucune pollution des nappes ni de pesticides, plus besoin d’arroser (alors que l’eau devient source de conflit), moins de pétrole utilisé et de CO2 dégagé. Mais voilà, le BRF remet en cause tous les réflexes acquis depuis 150 ans d’agronomie. Considérer que le sol n’est qu’une juxtaposition d’éléments a abouti à l’énorme marché de l’industrie agrochimique.

dimanche 20 avril 2008

trouvez l'erreur


les soldats chinois ont un nouvel uniforme?
photo prise juste avant les émeutes de Lhassa
Posted by Picasa

pour Papounet:la réalité sur les "bio-carburants" dans les pays sous-développés

Les Millions de Charles

Alors que les biocarburants participent à la hausse des prix agricoles et détournent des milliers d’hectares de terres de la chaîne alimentaire, l’ancien ambassadeur de France auprès de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) investit dans la bioénergie.

Charles Millon, nommé en 2003 ambassadeur de France auprès de la FAO, du fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA) et du programme alimentaire mondial (PAM), donnait 3 ans plus tard sa vision de ce "continent oublié" : « On a fait de la santé, de l’éducation, du religieux… mais on a oublié le développement » (Rhonealpespeople.com, 27 mars 2006).
Quant à la lutte contre la faim dans le monde, cela lui inspirait tout de même de belles envolées, comme à l’occasion de l’ouverture du comité mondial pour la sécurité alimentaire du 30 octobre 2006 : « Nous avons besoin d’une prise de conscience générale, civique, des enjeux non seulement humains mais aussi géopolitiques de la lutte contre la faim à un niveau mondial ».

« Un biocarburant qui demain participera au développement... »

L’ancien ministre de la Défense, fait alors partie des nombreux décideurs politiques qui semblent éblouis par le mirage des biocarburants.
Et il ne manque pas de communiquer son entrain au cours de ses visites.
En mission officielle au Bénin en octobre 2006, il venait ainsi “étudier, avec les entreprises béninoises et les banques, les opportunités d’investissement dans les domaines suivants : agricole, agroalimentaire, énergies renouvelables, biocarburants, ressources naturelles”.
Six mois plus tôt, il vantait les bienfaits du Jatropha curcas, dont la plantation sur des milliers d’hectares en Afrique de l’Ouest (10.000 ha pour le seul Mali) allait permettre de produire une huile aux multiples utilisations : insecticide, savon... et carburant. « Un biocarburant qui demain participera au développement », ajoutait-il.

Est-il pensable que les experts du FIDA l’en aient convaincu, moins de deux ans avant de conclure au cours d’une table ronde que « les biocarburants constituent un des facteurs de pression sur la demande et de hausse des prix agricoles.
La plupart des pays pauvres, acheteurs nets de produits alimentaires, seront donc perdants, d’autant plus que dépendance alimentaire et énergétique vont souvent de pair » [1].
Que les services des Nations Unies aient cru ou non aux vertus des agro-carburants à l’époque, il est rassurant de constater qu’il n’en est rien aujourd’hui. On ne peut pas en dire autant de Charles Millon.

“Partenariat public-privé”

Celui qui dit avoir été "aguerri aux relations internationales" par sa fonction de ministre de la Défense de 1995 à 1997, a démissionné fin août 2007 de ses fonctions d’ambassadeur de France auprès de la FAO, du FIDA et du PAM. Comme annoncé en 2006, il n’a pas pour autant oublié le continent africain : « l’Afrique sera toujours là, je m’en occuperai autrement via une association ou à l’extrême en créant ma société de développement ». Promesse tenue ! … à l’extrême : il est désormais membre du conseil de surveillance de la jeune société française Agro Energie Développement, alias AgroEd, qui souhaite « devenir un opérateur significatif du développement de la bioénergie » dans les pays en développement, selon le président de son conseil de surveillance, Jean-Claude Sabin.
Ce dernier, ancien responsable au sein de puissantes organisations professionnelles agricoles, n’est autre que le président fondateur de Sofiprotéol, l’établissement financier de la filière française des huiles et protéines végétales, dépositaire de la marque Diester.
Initiateur de la filière biodiesel en France, il est un pilier des groupes de lobbying qui ont convaincu, dès le début des années 90, les décideurs politiques français et européens d’investir massivement de l’argent public pour le développement des filières agro-industrielles aux débouchés prometteurs (La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants, Fabrice Nicolino, Fayard 2007).

La chargée de communication d’AgroEd, Christiane de Livonnière, par ailleurs ancienne directrice de cabinet de Charles Millon, peut donc se vanter que « l’un des principaux avantages de l’entreprise (...) est la qualité des compétences réunies » et parler du travail qui sera mené en partenariat avec l’agence française de développement (AFD) et le FIDA. Le « système basé sur un partenariat public-privé » qu’elle évoque peut en effet compter sur de solides amitiés politiques, et elle le sait.
Associée gérante du cabinet de conseil Intelstrat, elle siège aussi au conseil d’Administration d’un think tank [2] établi à Bruxelles, l’Institut Thomas More – tout comme Charles Millon. Plus récemment, tous deux ont rejoint la société Unipay’s qui s’intéresse au gigantesque marché africain du paiement sécurisé à distance par téléphonie mobile. Leur appui dans ce domaine sera-t-il aussi fructueux que pour AgroEd ?

Née en avril 2007, la société signait en effet, le 15 septembre, une convention-cadre avec le Mali "sur un ambitieux projet de production d’agro-carburants, la première d’une série qui couvrira plusieurs pays africains, mais aussi d’Asie et d’Amérique latine" (Marchés tropicaux & Méditerranéens N° 3219, 21 septembre 2007).
Charles Millon signait fin novembre une autre convention cadre, avec le Burkina Faso cette fois. Et les médias burkinabés de nous confirmer un partenariat public-privé douteux "l’action de la société AgroEd s’insérera également dans les plans d’actions définis par le FIDA et l’AFD.
La société AgroEd bénéficiera du soutien du gouvernement pour l’acquisition de terres pour la production et pour l’implantation d’une unité industrielle d’EMHV (l’Ester méthylique d’huile végétale)" (Le Pays, Ouagadougou, 14 décembre 2007).

La faim justifie les moyens

En attendant, les émeutes de la faim se multiplient en Afrique. Elles dénoncent les hausses hallucinantes du prix des denrées de base.

Des “troubles sociaux” évoqués, le 6 mars dernier, par la directrice du programme alimentaire mondial (PAM) devant des députés européens : « Le changement d’orientation (de nombreux exploitants) en faveur de la production des biocarburants a détourné des terres de la chaîne alimentaire. (...) Les prix alimentaires atteignent un tel niveau que celui de l’huile de palme en Afrique est désormais au niveau des prix du carburant » (AFP, 6 mars 2008).

En mars 2006, Charles Millon déclarait à Rhonealpespeople.com : « un poste en politique, c’est ce que vous en faites ; certains s’emmerdent, d’autres se passionnent, s’investissent ». Ou investissent. On aura bien compris.

Thomas Borrell

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les "bio-carburants" dans les pays pauvres c'est aujourd'hui
LE PILLAGE ORGANISE à la mode.

papounet,continue à donner aux voleurs leur légitimité.

lis un peu la presse libre africaine:ils ont un avis.

samedi 19 avril 2008

la mondialisation TUE,la mondialisation AFFAME

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3825735,00-haitiens-vivent-moins-dollars-par-jour-.html

il y a 20 ans Haîti subvenait à ses besoins.

les prix défiant toute concurence du riz américain ont TUE la production locale

aujourd'hui la crise alimentaire étreint 8 Haîtiens sur 10

et ce sont les gens honnêtes qui sont devenus plus pauvres

pour finir,on leur impose une mauvaise solution(engrais) qui les culpabilise en sous-entendant le fait qu'ils n'ont pas su produire....

pourtant,si on revient au début:
il y a 20 ans Haîti subvenait à ses propres besoins sans ces fameux engrais...

personne n'a l'idée que c'est ce fameux riz américain et l'ESCLAVAGISME ECONOMIQUE lié à ce riz qu'il faut BANNIR de l'ile.

le nouvel ordre mondial 15

quand je racontais Monsanto et les autres firmes vendant des semences et des produits phytosanitaires,on ne me croyait pas vraiment avant le film.
il y a déjà des livres sur le N.O.M.
peut-être qu'on aura bientôt un film...

En attendant,je trouve le parrallèle judicieux,et vous?

"on touche à quelque chose qui n'est pas touchable,qui est tellement gros,tellement puissant..."




bande annonce film Monsanto
envoyé par rue89

jeudi 17 avril 2008

où on reparle du rôle coupable de DSK dans la crise alimentaire actuelle

La Banque mondiale et le FMI ont contribué aux crises alimentaires dans les pays pauvres

Le Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde a accusé la Banque mondiale et le FMI d'avoir contribué aux crises alimentaires dans les pays pauvres. Cette association influente a estimé que le FMI comme la Banque mondiale avaient "contraint les pays du Sud à adopter des politiques d'ajustement structurel qui se sont révélées dramatiques sur de nombreux plans".

Pour le comité, qui ne cache pas son rejet des politiques néo-libérales, "les populations du Sud paient aujourd'hui le prix fort" de mesures dont le FMI et la Banque mondiale doivent faire leur "mea culpa".

En France, le député socialiste Jean-Louis Bianco a demandé au Fonds monétaire international, dirigé par le Français Dominique Strauss-Kahn, et à la Banque Mondiale "de renoncer complètement à leurs politiques stupides d'équilibre budgétaire en acceptant l'intervention des Etats pour contrer la hausse des prix".

Polémique sur les biocarburants Ce lundi, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, Jean Ziegler, a relancé la polémique sur les biocarburants et a enfoncé le clou en estimant que la planète se dirigeait "vers une très longue période d'émeutes" liés à la production massive de biocarburants, encouragée par les Etats-Unis et l'UE comme alternative aux hydrocarbures.

L'encadrement strict du développement des biocarburants afin qu'ils ne prennent pas la place des cultures alimentaires est désormais à l'ordre du jour.

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a demandé à la communauté internationale près de 500 millions de dollars (315 millions d'euros), minimum, pour faire face à l'inflation des prix agricoles. Ce lundi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a prévenu à son tour que la crise alimentaire avait atteint un "seuil d'urgence". Robert Zoellick, président de la Banque mondiale a averti que la crise pourrait avoir pour conséquence "sept années perdues" dans l'éradication de la faim dans le monde.

Selon les données de la Banque mondiale, 100 millions de personnes sont concernées, et 33 Etats sont menacés de troubles politiques et de désordres sociaux.

Robert Zoellick estime que les prix du blé ont augmenté de 181% en trois ans,

les produits alimentaires ayant augmenté de 83% sur la même période.

Les principales organisations internationales ont lancé plusieurs appels à contribution pour éviter le développement de famines. Les directeurs généraux du FMI et de la FAO, Dominique Strauss-Kahn et Jacques Diouf, ne doivent pas se contenter même s'ils ont raison d'agir de la sorte de constater la situation de la faim dans le monde, a indiqué de son côté le président sénégalais Abdoulaye Wade.

"Il ne faut pas se contenter simplement de constater ce qui va se passer'', a-t-il dit sur les ondes d'une radio française.

Selon M. Wade, le problème, c'est de définir "les moyens", c'est-à-dire ‘'les ressources et les orienter dans la bonne direction


Mercredi 16 Avril 2008

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en gros DSK parle un peu,MAIS IL NE FAIT RIEN;

Il ne fait rien parce qu'il a été mis à ce poste pour bloquer toutes les vélléités de s'occuper des pauvres en rétablissant les équilibres sociaux justes.

virons-le et on pourra peut-être sauver une partie de ces 100 Millons de personnes qui ont FAIM!!!!!!!

le nouvel ordre mondial 13

l'auteur de la page précédente qui explique.
a-t-il une voix de fou furieux ou de nazillon comme le suggère papounet dans son commentaire?

le nouvel ordre mondial 12

Stratégies de manipulationLes stratégies et les techniques des Maitres du Monde pour la manipulation de l'opinion publique et de la société...

1 La stratégie de la diversion

Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.
La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.
« Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

2 Créer des problèmes, puis offrir des solutions


Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3 La stratégie du dégradé

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.

4 La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.Exemple récent: le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple: les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

5 S'adresser au public comme à des enfants en bas-age

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l'Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?"Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans." (cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")


6 Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion

Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...

7 Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.
"La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures."(
cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

8 Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, et inculte...

9 Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts.

Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!...

10 Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

http://www.syti.net/Manipulations.html

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franchement,vous ne trouvez pas là dedans un petit fond de vérité ?

le nouvel ordre mondial 11

DSK n'est pas le seul à faire allégence:

Sarko n'est pas en reste:

Mardi 25 septembre, Devant la 62e Assemblée général des Nations unies, Nicolas Sarkozy manifeste comme prévu son soutien et sa soumission aux plans occultes du "Nouvel Ordre Mondial". tranquillement...

9ème minute:"La France entend poursuivre avec tous les hommes de bonnes volontés le combat pour construire le NOUVEL ORDRE MONDIAL du 21 ème siècle"

le nouvel ordre mondial 11

comment on porte allégence au groupe Bilderberg lors de sa prise de fonction?
en présentant au passage son remplaçant désigné qui ,bien entendu fait aussi le serment d'allégence.
les copains de S&D qui ont misé sur Moscovici ne vont pas apprécier ...

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Le Français Dominique Strauss-Kahn nommé à la tête du FMI

samedi 29 septembre 2007.


Dominique Strauss-Kahn
Le Français Dominique Strauss-Kahn a été élu vendredi au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et a aussitôt annoncé son intention de réformer l’organisme prêteur. L’ancien ministre socialiste de l’Economie et des Finances, dont la candidature était soutenue par les Etats-Unis et l’Union européenne et avait été avancée par le président Nicolas Sarkozy dans le cadre de sa politique "d’ouverture" vers la gauche, entamera le 1er novembre un mandat de cinq ans.
DSK, comme on le surnomme en France, était parti nettement favori par rapport à son rival Josef Tosovsky, ancien Premier ministre tchèque et ancien gouverneur de la banque centrale, soutenu par la Russie, selon des responsables du FMI qui ont requis l’anonymat.

Dominique Strauss-Kahn, qui est âgé de 58 ans, succède à l’Espagnol Rodrigo Rato, qui avait annoncé sa démission au mois de juillet. Il devient le quatrième Français à la tête du FMI, après Pierre-Paul Schweitzer (1963-1973), Jacques de Larosière (1978-1987) et Michel Camdessus (1987-2000).
Il rejoint en outre trois compatriotes dirigeant actuellement une grande institution internationale : Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE), et Jean Lemierre, président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).
Selon une tradition non écrite, la direction générale du FMI est assurée par un Européen et la présidence de la Banque mondiale par un Américain depuis la création des deux organismes internationaux par les accords de Bretton Woods en juillet 1944.
"REFORMER SANS TARDER"
Mais le fonctionnement de l’institution financière a été mis en cause ces derniers temps par les pays émergents qui souhaitent disposer d’un poids plus important dans les décisions prises en matière de prêt et de politique économique.
Autrefois au coeur des crises financières en Asie et en Amérique latine, le FMI a été moins présent ces dernières années alors que la situation économique nécessitait des aides d’urgence moins importantes au niveau mondial.
Dès sa nomination, Dominique Strauss-Kahn s’est engagé à "réformer sans tarder" l’institution sexagénaire pour la rendre plus représentative et plus présente dans sa mission de surveillance économique.
"C’est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité", a déclaré l’ancien ministre français de l’Economie dans un communiqué reçu à Paris.
"Fort de la puissante légitimité que me donne le très large soutien dont j’ai bénéficié, notamment dans les pays émergents et les pays à bas revenus, je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l’emploi", a-t-il dit.
A Paris, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il s’était entretenu au téléphone avec le nouveau patron du FMI, actuellement en visite au Chili, pour le féliciter.
Le président de la République a évoqué une "grande victoire pour la diplomatie française" et a souhaité que DSK fasse du FMI une organisation "davantage au service du développement".
Il a remercié les partenaires européens de la France, qui ont soutenu la candidature de l’ancien ministre de Lionel Jospin - il a cité l’Allemagne et à l’Angleterre - et les autres pays qui ont soutenu cette candidature, dont les Etats-Unis, la Chine, l’Inde et le Brésil.

"UN NOUVEL ORDRE ECONOMIQUE ET FINANCIER"
Le mot "réforme" est revenu dans de nombreuses réactions vendredi soir. La ministre française de l’Economie Christine Lagarde estimé que Dominique Strauss-Kahn saurait "mener les réformes ambitieuses dont le Fonds a besoin pour l’adapter aux nouvelles réalités de l’économie mondiale",
Selon le ministère de l’Economie, "le FMI doit être le garant de la stabilité du système monétaire international mais aussi un acteur engagé au service de ses membres, dans le cadre d’un dialogue permanent avec eux, et en particulier avec les pays en voie de développement".
Le Premier ministre François Fillon a estimé que le large soutien dont avait bénéficié le dirigeant socialiste pour son élection répondait "à des attentes importantes" et lui donnait "un mandat clair pour réformer le FMI".
"Ses efforts devront notamment conduire à renforcer la voix et la participation des pays pauvres dans la gouvernance de cette institution", a ajouté le Premier ministre.
Les socialistes français se sont dits "fiers", tandis que Pierre Moscovici, un des proches de l’ancien ministre de l’Economie, a estimé qu’il faudrait "changer la gouvernance du FMI et réorienter ses actions".

Il faudra "agir sur la régulation des marchés financiers, évoquer la sous-évaluation de l’économie chinoise, contribuer à un nouvel ordre économique et financier mondial", a indiqué Pierre Moscovici lors d’un point de presse.
Reuters

http://www.lefaso.net/spip.php?article23711

mercredi 16 avril 2008

le nouvel ordre mondial 10

comment devient-on directeur du FMI?
à qui porte-t-on allégence?

le nouvel ordre mondial 9

si Bilderberg n'existe pas,cet anthropologue doit être complêtement taré.....?

http://www.dailymotion.com/video/x45d57_le-service-public-vous-informe_politics

le nouvel ordre mondial 8

je me suis trompé:
il n'existe pas:ce sont les spécialistes français autour de Calvi qui l'affirment:

http://leweb2zero.tv/video/tartempionlambda_3947cda51253118

le nouvel ordre mondial 7

Les associations professionnelles contribuant à l’élaboration des politiques du G8

© Mondialisation.ca, AlterInfo.net, un article à lire absolument, pour les sources cliquez sur les liens.

Durant les rencontres du G8 se réunissent notamment les dirigeants élus des 8 nations des nations les plus riches, pour décider des politiques internationales à mettre en oeuvre.
Mais comment parviennent-ils à obtenir un consensus entre 8 nations?
En amont de ces sommets suivis par les médias, se tiennent d’autres rencontres plus discrètes, qui contribuent à préparer les décisions politiques des sommets internationaux, tels ceux du G8, de l’OMC, de la Banque Mondiale.
Les leaders du G8
Les organisations qui contribuent à décider de l’agenda international et à ses orientations politiques sont de natures diverses : think tank (boîtes-à-penser) diplomatiques et stratégiques, offices d’orientation des recherches scientifiques et techniques, réseaux d’influence politique, mafias, services d’intelligence, banques, sociétés d’expertise juridique et d’audit.

Parmi elles, des « associations professionnelles » très influentes comme la Commission Trilatérale (Cetri, 1979) et le groupe Bilderberg oeuvrent pour que le néo-libéralisme reste l’idéologie dominante et hégémonique.

Selon Marc Raoul Jennar, ces “deux lobbies sont les véritables architectes de la mondialisation néo-libérale” (Jennar, 2005).

Les mécanismes d’influence des associations professionnelles
Selon un ancien délégué du groupe, le consensus élaboré au sein de du groupe Bilderberg sert de base à l’évolution des politiques internationales. Bilderberg “compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place par la suite. Ainsi, se tient le Forum économique mondial à Davos en février, les rencontres Bilderberg et du G8 en avril-mai et la conférence annuelle du FMI et de la Banque Mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge (…). Ce consensus devient la toile de fond des communiqués du G8; il inspire le FMI lorsqu’il impose le programme de réajustement à l’Indonésie, et la politique que le Président américain propose au congrès” (Armstrong, 1998).
Les dirigeants de la Chambre de Commerce International, tels Maucher, ceux de l’European Round Table (ERT), et des entreprises transnationales telles Nestlé, Shell ou Unilever participent eux aussi régulièrement aux rencontres du Forum de Davos et du groupe Bilderberg (Balanya, 2003).
C’est, dans ces lieux où se forgent les idées néo-libérales au plan mondial, que ces derniers se réunissent tous les ans (Gill, 1990 : 127).
Il n’est pas toujours facile d’obtenir des informations sur la teneur des débats qui filtrent de ces associations professionnelles telles le Bilderberg. Cependant, c’est principalement au sein des think-tanks, puis de ces associations professionnelles, qu’ont été forgées les principes de la « bonne gouvernance ». Cette dernière relève de l’idéologie néo-libérale à présent hégémonique au sein des organisations internationales comme la Banque Mondiale et au sein des rencontres comme celles du G8. Pour la Banque mondiale, la « bonne gouvernance » est aussi synonyme de bonne gestion du développement (World bank, 1992). Marie Claude Smouts la qualifie “d’outil idéologique pour une politique de l’État minimum” (1998).
Derrière la politique de “bonne gouvernance”, la Banque Mondiale cherche aussi à contraindre les pays à bas salaires à mener une bonne gestion, c’est-à-dire à appliquer les plans d’ajustements structurels, basés sur une politique économique néo-libérale, fondée sur les principes du “consensus de Washington”. L’Union Européenne depuis plusieurs années développe cette même politique, dont la mise en oeuvre a été expérimentée auparavant dans les pays en développement.
David Rockefeller est le principal fondateur du groupe Bilderberg, puis de la Commission Trilatérale et du Council on Foreign Relations (Geuens, 2003 : 30). Celui-ci déclarait à Newsweek international, “quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire” (Rockefeller, 1999). Ce même personnage avait déclaré, huit ans plus tôt, devant la Commission Trilatérale: “la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est préférable au principe d’autodétermination des peuples” (Jennar, 2005 : 17). En effet, ces derniers sont considérés par certaines élites, tels les certains experts de la gouvernance européenne comme “ignorants, émotifs et versatiles, comme nous le rapporte Hermet (2003 : 16).
C’est donc, pour leur éviter de commettre des erreurs nuisant à l’intérêt du peuple lui même, que les élites proposent d’ériger la gouvernance, par les seuls experts et les élites économiques et politiques.

L’INFLUENCE DU GROUPE BILDERBERG
Ses buts et son rôle dans le processus de décision politique internationale
Le groupe Bilderberg, fut créé en 1954, grâce à un cofinancement de l’entreprise Unilever et de la CIA (Balanya : 2003). Selon le politologue Stephen Gill, il a pour but “d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles (…) entre les nations de l’axe atlantique” (Gill, 1990 : 127) en particulier les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest.
Le petit alter, dictionnaire altermondialiste d’Attac, précise qu’il s’est « constitué dans un contexte de guerre froide, se fixant comme but de contrecarrer l’influence de l’URSS dans les pays dits démocratiques, en empêchant par exemple l’accès des partis communistes ouest-européens aux fonctions gouvernementales. Depuis la chute du mur de Berlin, alors que sa fonction initiale est vidée de son contenu, le groupe Bilderberg poursuit ses réunions, dont on ne connaît ni l’ordre du jour, ni les comptes-rendus. Les participants, appelés couramment « Bilderbergers », sont tenus au silence et ne doivent pas prendre de notes au cours des réunions qui durent en principe quatre jours. La seule chose dont les médias soient informés, c’est la liste des participants » (Attac, 2006).
Les membres de Bilderberg et leur pouvoir
En 2002, le comité de direction de Bilderberg était notamment composé d’Henry Kissinger, de Paul Wolfowitz (Secrétaire à la défense des USA), d’André Lévy-Lang (Président de la BNP-Paribas) qui y représentait la France avec Bertrand Collomb (PDG Lafarge (le cimentier)), de James Wolfensohn (ex-directeur de la Banque Mondiale), de Peter Sutherland ex-directeur du Gatt et membre de l’ERT, du vicomte Etienne Davigon (Belgique) qui présidait le Groupe Bilderberg en 2006 et qui a été membre de l’ERT.
Ces groupes, tel Bilderberg, trouvent une cohérence renforcée par l’appartenance simultanée de certaines personnalités à plusieurs organisations, comme c’est le cas pour Peter Sutherland (ex-directeur du Gatt) ou pour Etienne Davignon (ex-commissaire européen à l’Industrie). Cela renforce la construction d’un consensus et l’intégration des réseaux entre eux. Ces organisations fonctionnent dans une logique de réseaux, c’est-à-dire que les échanges sont plus horizontaux que verticaux, même s’il existe des différences entre elles concernant leur niveau d’influence.
Ces organisations professionnelles exercent une influence parfois plus puissante sur les élus que les électeurs eux-mêmes. En effet, de par leur position sociale, « leur capital économique, social, culturel, symbolique » (Bourdieu) certains de ces individus, groupes ou lignées, influencent de façon plus ou moins indirecte, une part des décisions politiques et économiques internationales. Quelques uns sont des leaders politiques de premier plan, comme George Bush (père) ou Henry Kissinger. Mais la plupart d’entre eux sont généralement inconnus du grand public, bien qu’ils occupent des postes hauts placés dans le secteur professionnel ou dans celui de la noblesse.
On observe l’omniprésence de ces associations privées et de ces élites non-élues dans l’élaboration des politiques internationales par les pouvoirs publics. Les élus et les membres des gouvernements nationaux ont pour fonction représenter le peuple et ses intérêts. Or, on relèvera qu’il existe parfois entre les élus et les dirigeants et propriétaires des entreprises privés, une proximité (idéologique, professionnelle, économique, sociale…) beaucoup plus grande qu’avec leurs électeurs. Les élus et ministres nationaux sont souvent issus de postes de direction d’entreprises transnationales. Ils sont formés dans les mêmes écoles. Ils se réunissent dans des associations professionnelles communes plusieurs fois par an, de manière non officielle et dont les réflexions et les décisions sont peu ou pas relatées par les médias.
De plus, à travers les itinéraires professionnelles des élites des pouvoirs publics (ministres, commissaires, présidents…), tel Sutherland, Wolfensohn ou Davignon, on remarque que celles-ci passent successivement de postes dirigeants d’entreprises transnationales dans les secteurs privés, à des postes de direction au sein des pouvoirs publics (OMC, FMI, BM, ONU…). Cela les influence et les pousse, même inconsciemment, à développer une vision politique, une représentation du monde qui concorde avec les intérêts des propriétaires d’entreprises transnationales. C’est pourquoi, il leur sera difficile de créer des lois visant à encadrer et éventuellement contraindre les activités de ces entreprises privées, non seulement pour des relations idéologiques, mais aussi par intérêt personnel et du fait de leurs relations professionnelles.
James Wolfensohn était membre du comité directeur de Bilderberg notamment en 2003, il a été directeur de la Banque Mondiale, il a fait partie de la Rockefeller Foundation et du Population Council, du CFR ((Geuens, 2003 : 28), il a aussi créé une société avec Rothschild (la Rothschild, Wolfensohn & Co), il a travaillé avec Salomon Brothers, Schroder Banking Group, Darling and co. et a également fait partie de la Rockefeller Foundation (Bureau d’Etudes, 2004).
Peter Sutherland était aussi membre du comité directeur de Bilderberg notamment en 2003, il a été directeur du Gatt, membre de l’ERT, président d’honneur de la commission Trilatérale, président honoraire européen du Transatlantic Policy Network, président de Goldman Sachs International, président de British Petroleum (BP) (Geuens, 2003 : 28).
Le vicomte Etienne Davigon (Belgique) présidait le Groupe Bilderberg en 2006 notamment, il a été membre de l’ERT, participait à ce titre aux travaux de la commission européenne au sein du groupe de travail sur les communications en 1994, commissaire européen à l’Industrie de 1977 à 1994, membre du comité consultatif pour la compétitivité de l’UE, directeur de la société générale Belgique, président de l’AUME (association pour l’union monétaire Européenne) qui a collaboré à la création du traité de Maastricht et à l’indépendance de la Banque Européenne. Il a été reçu 4 fois par V. Giscard d’Estain avec le dirigeant de l’ERT, pour la création du Traité Constitutionnel Européen (TCE) (Balanya, 2005 ).
Les participants invités à la réunion annuelle de Bilderberg
Tous les ans, les représentants des entreprises transnationales, telles BP, Exxon, Shell, Unilever se rendent à la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Balanya : 2005 :292).
Voici quelques uns des membres les plus emblématiques.
Les réunions du groupe Bilderberg ont aussi accueilli divers commissaires et autres responsables de l’UE.
Parmi les personnes connues ayant participé aux rencontres du groupe Bilderberg on trouve ainsi ( en 2001 et 2003) Romano Prodi qui dirige l’Italie en 2007 et a été auparavant membre du comité de direction du groupe Bilderberg. De même il y a Pascal Lamy qui a participé au rencontre en 2001 et 2003, il est directeur de l’OMC en 2007 et autrefois représentant de l’UE à l’OMC (Balanya, 2005 : 68). En 2006, étaient présents José Manuel Barroso, actuel président de la Commission, Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, Mike Moore (Directeur général de l’OMC), Georges Soros (Geuens, 2003), Frits Bolkestein, ou encore Leon Brittan, Emma Bonino et Donald Rumsfeld (…). Plus généralement, le groupe Bilderberg ne néglige aucun interlocuteur susceptible de jouer un rôle sur la scène politique, quelle que soit son étiquette.
Plusieurs représentants éminents du parti socialiste français ont participé aux réunions du groupe, par exemple Michel Rocard, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn (en 2000), et plus récemment Bernard Kouchner en 2005.
Les journalistes sont fréquemment invités (pour la France, Nicolas Beytout ou Alexandre Adler), ainsi que des personnalités plutôt inattendues, comme par exemple le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière en 2003. Ce dernier défend notamment la position du gouvernement et de l’armée française concernant leur non implication dans les génocides du Rwanda.

L’INFLUENCE DE LA COMMISSION TRILATERALE
Elle a été créée en 1973 (avec les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, le Japon, la Belgique, le Danemark, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, la Hollande, la Norvège et le Royaume-Uni) (Cetri, 1979). Henry Kissinger, Zbigniew Brezinski et David Rockefeller sont les principaux fondateurs de la Commission Trilatérale, de même que du groupe Bilderberg et du Concil on Foreign Relations (Geuens, 2003 : 30) (Balany, 2003 : 293). Selon Stephen Gill, elle a été conçue comme une structure plus formelle et efficace que le groupe Bilderberg, visant à propager les mêmes idées néo-libérales, c’est à dire celle du “Consensus de Washington” (Gill, 1990).
En 1975, la commission Trilatérale a commandé un rapport à des chercheurs reconnus pour leur proximité avec le pouvoir dominant, Crozier et Huntington, qui reflètent la philosophie politique de cette association professionnelle. Ceux-ci affirment notamment que «L’esprit de la démocratie : individualisme, égalitarisme, populisme dans une reconnaissance des distinctions de classe et de rang a sapé l’aristocratie, l’Eglise, l’armée (…).
La valeur démocratique de l’égalité conduit à la déligitimation de l’autorité et à la perte de confiance dans le leadership (…). La soumission des gouvernements à leur électorat a encouragé le développement d’un naturalisme régional et national (…). La démocratie est égalitaire, elle détruit la base de la coopération entre les citoyens (…..)
Si la liberté des médias est indiscutable, elle ne peut cependant devenir un abus (…). Des mesures devraient être prises pour réinstaurer l’équilibre entre son pouvoir et ses responsabilités (…). En outre, les politiciens devraient pouvoir être protégés légalement contre les abus de pouvoir de la presse » (Crozier et Huntington, 1975).
David Korten ajoute que Rockfeller fut aussi le principal instigateur de la commission Trilatérale, dont il tient la présidence durant les années 80. A la même époque, il présidait le Council on Foreign Relations (CFR : Conseil pour les relations étrangères) qui regroupe des dirigeants d’entreprise des Etats Unis qui “contrôle plus de la moitié des richesses du pays” (Korten, 1995)13. Le CFR est une organisation américaine qui rassemble des leaders politiques ou économiques de haut niveau (comme George Bush père, Henry Kissinger, ou David Rockefeller, le président du CFR). Depuis le début du 20è siècle, presque tous les présidents américains sont des membres du CFR. Le Comité consultatif du CFR comprend des représentants étrangers, comme Michel Rocard (ancien premier ministre français) ou Otto Lamsdorf (ancien ministre des finances allemand).
Parmi les dirigeants de la commission Trilatérale les plus connus figurent, Etienne Davignon, Jimmy Carter, Bill Clinton, Georges Bush, Alan Greespan, Paolo Fresco (Fiat), Daniel Jansen (Solvay), Bjorn Svedberg (Ericsson)
Selon Stephen Gill, les membres de la Commission Trilatérale cherchent aussi à y déterminer les politiques économiques qui seront adoptées aux niveaux nationaux et internationaux par les dirigeants politiques. Les entreprises à vocation nationale et les organisations de travailleurs sont sous représentées (Gill, 1990).
Certains français ont été invités aux réunions de la commission trilatérale : Michel Barnier (ancien ministre, vice-président des laboratoires mérieux) ; le professeur Albert Bressand ; Henri de Castre (Pdg du groupe d’assurances AXA) ; Bertrand Collomb (Pdg du cimentier Lafarge) ; Richard Descoing (directeur de l’Institut d’études politiques de Paris) ; Patrick Devedjian (député) : Yves de Kerdrel (éditorialiste au Figaro) ; Anne Lauvergeon (Pdg du groupe d’énergie nucléaire Areva) Thierry de Montbrial (président de l’IFRI :Institut français des relations internationales) ; François Pinault (directeur du groupe Artemis) et Olivier Roy (orientaliste) (Geuens, 2003)
Les liens qui unissent ces trois associations professionnelles (Bilderberg Group, C.F.R., Trilatéral) sont très étroits, ce qui explique la présence de nombreux affiliés du Bilderberg Group au sein du C.F.R. ou de la Trilatérale.
Cela contribue à renforcer le consensus idéologique et la coordination des décisions à prendre à l’échelon international. Nous avons vu précédemment que le financier Rockefeller anime ainsi les trois organisations. D’autres personnes sont affiliées, en même temps, à deux ou trois de ces sociétés. Par exemple: georges Bush (CFR, Trilatérale); Zbigniew Brzezinski (CFR, Trilatérale, Bilderberg); Henry Kissinger (CFR, Trilatérale, Bilderberg); Robert McNamara (CFR, Trilatérale, Bilderberg); Giovanni Agnelli (Trilatérale, Bilderberg); Baron Edmond de Rothschild (Trilatérale, Bilderberg); Thierry de Montbrial, président de l’Institut Français des Relation Internationales (Trilatérale, Bilderberg); Jean-Claude Casanova (Trilatérale, Bilderberg), homme de confiance de Raymond Barre (Trilatérale) (Geuens, 2003).
Conclusion
Les associations altermondialistes réclament l’accès à toute l’information utilisée dans les processus de « policy-making » et la mise en place d’une démarche volontaire d’information publique, dans les décisions qui concernent les institutions internationales .
Or les dirigeants et leurs associés qui président l’OMC, la Banque Mondiale, le FMI, l’Union Européenne, et les gouvernement nationaux, sont parfois présents au sein de ces associations professionnelles comme la commission trilatérale. Dans ces derniéres, même s’il en ressort officiellement peu d’informations, on sait néanmoins qu’ils y discutent surtout de projets visant à développer une «gouvernance bonne et globale» dont la nature est néo-libérale.
Ce manque de transparence concernant la teneur des débats qui se tiennent ne contribue donc pas à la démocratie internationale.

le lien:
http://www.nouvelordremondial.cc/cat/bilderberg-group/

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si je vous dis que Sarko est affilié au nouvel ordre mondial,
si DSK est affilié au nouvel ordre mondial
si Fabius est affilié au nouvel ordre mondial

si,comme je le crois ségo, est affiliée au nouvel ordre mondial

quelle chance avions-nous d'avoir un ou une présidente non-affilie(e)e au nouvel ordre mondial?

le nouvel ordre mondial finance grassement les campagnes de ses affiliés,
en échange,
IL CHOISIT LES CANDIDATS à NOTRE PLACE.

l'or vert donne FAIM:la position de Ziegler.le 30 oct 2007 à l'ONU.écoutez bien la fin ...

le nouvel ordre mondial 6

un historique qui fait froid dans le dos:

http://crise2007.wordpress.com/2007/10/24/le-jeu-de-largent/


En DEMOCRATIE ,le PEUPLE DECIDE
et ne veut pas que l'on décide pour lui.

êtes-vous d'accord avec cette phrase?

le film prétend que la France n'est plus une démocratie car le groupe Bilderberg a décidé pour nous,avant nous.
pensez-vous que c'est vrai?

le combat de 800 millions d'automobilistes CONTRE 2 milliards de pauvres

et qui va gagner?

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3820080,00-biocarburants-font-flamber-prix-mais-.html

80 millions de tonnes de maïs vont partir en fumées aux USA l'année prochaine.

soit presque la moitié de la récolte totale.

et qui va gagner encore plus?

les industriels,les financiers et leurs LAQUAIS

mardi 15 avril 2008

le nouvel ordre mondial 5

nouvel ordre mondial 4

vous croyez que ça ne concerne que la politique?
on retrouve les autres affameurs


Salon de l'agriculture 2007 : vers un nouvel ordre mondial

Le Salon international de l'agriculture, qui a ouvert ses portes samedi 3 mars, sera celui des grandes mutations.
Car un triple défi attend le secteur : nourrir 6 milliards d’humains, développer une alternative crédible au «tout pétrole» et protéger l’environnement.Salon de l'agriculture 2007 : vers un nouvel ordre mondial
Pour réussir, l’agriculture doit faire sa révolution. Verte. La disparition annoncée des vieux systèmes de soutiens communautaires place l’économie agricole européenne en situation de concurrence directe vis-à-vis des pays tiers.
Dans le même temps, la demande alimentaire ne cesse de croître, tout comme les nouveaux débouchés non alimentaires -biocarburants, chimie verte-, poussant les prix des matières premières végétales vers des sommets.
L’Or vert bouscule l’ordre agricole mondial et stimule les pays émergents.
La France et l’Europe sauront-elle tenir leur rang ? Une équation à plusieurs inconnues à laquelle les candidats à la présidentielle devront apporter des réponses.

1. Pourquoi le prix des matières premières végétales est-il aussi haut ?
La décision de Georges Bush, le 23 janvier, de fixer la production américaine de carburants verts à 1,3 milliard d’hectolitres d’ici à 2017 (7 fois plus qu’en 2006) a fait instantanément flamber le prix du maïs, déjà très hauts.
Les cours ont atteint 447,50 cents le boisseau le 23 février contre 247,75 en avril 2006.
Second coup de semonce : la mauvaise récolte de blé en Australie, le second exportateur mondial est à l’origine des 30% de hausse enregistrée entre aout et octobre sur le marché. Si ces deux éléments ont constitués de puissants déclencheurs, les vraies raisons de cette tension sont plus profondes. Ces corrections interviennent après un cycle de prix bas. Les stocks de céréales n’ont jamais été aussi réduits. Ils ne représentent guère plus que deux mois de consommation mondiale. La demande restant structurellement supérieure à l’offre, les échanges se font en flux tendus. La croissance ininterrompue des besoins alimentaires, liée à la pression démographique, et la recherche d’alternatives au pétrole grâce à « l’or vert » ne seront pas de nature à relâcher la pression.
2. Quelles conséquences pour le secteur alimentaire ?
Si ces hausses sont encore indolores pour le consommateur des pays riches (les matières premières agricoles pèsent moins de 4% du budget des ménages français) le contrecoup se fait déjà sentir chez les grands de l’agroalimentaire.
Début février,
Coca-Cola invoquait la hausse de l’isoglucose un édulcorant issu du maïs utilisé dans ses formulations de base, pour justifier un vaste plan d’économies et des charges exceptionnelles de plus de 2 milliards d’euros.
Kellogg’s met sur le compte du prix des céréales la baisse de 5,2 % de ses bénéfices au dernier trimestre 2006. Nestlé, qui a procédé en France à une hausse tarifaire de 2,5 % en janvier sur ses céréales pour petit déjeuner, n’exclut pas un nouveau réajustement.
La filière animale – nutrition et élevage – est aussi exposée. « L’alimentation représente environ 55 % du prix d’un poulet vivant, soit environ un tiers du prix de détail, explique Jacques Hardy, directeur de Huttepain (65 millions d’euros de chiffre d’affaires), la filiale alimentation animale du leader de la volaille LDC.
Quand le blé et le maïs prennent 40 %, cela devient tendu ».
Une lueur d’espoir toutefois : les sous-produits de la production de biocarburants (drèches de maïs et de blé, tourteaux de colza), riches en protéines, devraient arriver en masse sur le marché avec la montée en puissance des filières diester et éthanol. Ils constituent pour partie des alternatives face au soja américain ou brésilien massivement importé en Europe.

3. Pourquoi le secteur agricole investit toujours plus dans l’aval industriel ?
Le 8 février, le groupe Champagne Céréales (1,1milliard d’euros de chiffre d’affaires) sécurisait un débouché de 400 000 tonnes de blé en rachetant le glucosier Chamtor (100 millions d’euros de chiffre d’affaires), au sucrier allemand Pfeifer & Langen.
Le 22, Sofiproteol, bras armé financier des producteurs français d’oléagineux, prenait une option sur le rachat des intérêts français dans Dagris, omniprésente dans la filière cotonnière et oléagineuse africaine.
Sofiprotéol, toujours, pourrait monter dans les prochaines semaines au capital du groupe breton Glon Sanders (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires), spécialisé dans l’agro-fourniture et la nutrition animale.
Qu’est ce qui fait donc courir l’amont agricole vers l’agro-industrie d’aval ? « La recherche de nouveaux débouchés qui nous permettent de nous affranchir le plus possible des cours mondiaux, et de garantir le revenu des producteurs », répond Xavier Beulin, le président de Sofiproteol.
Décidée à rattraper son retard en matière de biocarburants, les coopératives françaises ont injecté en 2006 près de 1 milliard d’euros dans la production d’éthanol (sucre, blé, maïs), et de diester (colza, soja, tournesol..).
La course n’est cependant pas sans risque. Au cœur d’enjeux mondiaux, les carburants verts ne manqueront pas d’entraîner d’importants mouvements de concentration transnationaux, notamment dans le secteur sucrier encore très morcelé.
source: http://www.usinenouvelle.com/article/page_article.cfm?idoc=96666&nrub=1220

bon appétit:fraise industrielle

reçu par mail,donc je n'ai pas la source:
j'ai travaillé dans ce secteur donc je sais que ce qui est écrit là est parfaitement exact.

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.
Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion.
À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement.
Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année.
Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production.

À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine.

Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005);
le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. ...
Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides.
Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale.
Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition.
Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin.
Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. ...
Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré .....
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison.

Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer.
Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

NB: N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis...

le nouvel ordre mondial 3

"...Homme moderne, adulte pourtant parfois faible dans sa pensée et dans sa volonté, laisse-toi prendre par la main par l’Enfant de Bethléem ; ne crains pas, aie confiance en Lui !
La force vivifiante de sa lumière t’encourage à t’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques.
Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une « famille » appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du moment présent : de la menace terroriste aux conditions d’humiliante pauvreté dans laquelle vivent des millions d’êtres humains, de la prolifération des armes aux pandémies et à la dégradation de l’environnement qui menace l’avenir de la planète."
Benoit XVI messe de noël 2005

le nouvel ordre mondial 2

« La vraie menace de notre république est ce gouvernement invisible qui comme une pieuvre géante étale ses longues tentacules sur les villes, les états, et les nations. Comme le poulpe dans la vraie vie, il opère sous le couvert d'un écran créé par lui.... A la tête de ce poulpe sont les intérêts de Standard Oil de Rockefeller et un petit groupe d’établissements bancaires puissants généralement désignés sous le nom de banquiers internationaux. La petite coterie de banquiers internationaux puissants court virtuellement après le gouvernement des USA dans leurs propres buts égoïstes. Ils commandent pratiquement les deux partis politiques. » John F. Hylan, maire de New York, 1922.

« Les autorités du capitalisme financier ont eu un autre but de grande envergure, rien de moins que de créer un système mondial du contrôle financier dans des mains privées, capable dominer le système politique de chaque pays et l'économie mondiale.
Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords secrets, est arrivé lors de fréquentes réunions et conférences privées.
Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. La croissance du capitalisme financier rend possible la centralisation du contrôle économique du monde et l’usage de cette puissance pour des bénéfices financiers directs et des tords indirects à tous les autres groupes économiques. »
Tragédie et Espoir : Une histoire du monde de notre temps (Macmillan Company, 1966) Professeur Carroll Quigley de l'université de Georgetown, fortement estimé par ses anciens étudiants, William Jefferson Blythe Clinton.


« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, New York Times, Time Magazine et autres grandes publications, dont les directeurs ont assisté à nos réunions et ont respecté leurs promesses de la discrétion pendant presque quarante ans.
Il nous aurait été impossible de développer notre plan pour le monde si nous avions été sous les brillantes lumières de la publicité pendant ces années.
Mais, le travail est maintenant beaucoup plus perfectionné et disposé à marcher vers un gouvernement mondial.
La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et des banquiers du monde est sûrement préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. »
David Rockefeller, fondateur de la Commission Trilatérale, dans une allocution lors d’une réunion de la Commission Trilatérale, en juin 1991.

le NOUVEL ORDRE MONDIAL

Quelques chiffres à mediter
Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD):

-Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.

-Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d'habitants.

-Les 225 personnes les plus riches disposent d'une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d'individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.

Selon le même organe des Nations-Unies,
il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l'accès aux besoins de base et aux services élémentaires: santé, éducation, alimentation.

Rapport ONU - PNUD 1998 - disponible chez Economica, 49, rue Héricart, 75015 Paris
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ma question:
Comment de sont organisés ces gens pour conserver leurs privillèges?
est-ce qu'ils font confiance au hasard?
quelles sont les véritables conséquences du Nouvel ordre mondial?

vendredi 11 avril 2008

la FAMINE expliquée par Jacques Diouf

Jacques Diouf, directeur général de la FAO, estime qu'il faut attaquer le problème de la rareté des denrées alimentaires par rapport à la demande, et prendre des mesures pour augmenter la production dans les pays déficitaires, surtout les pays en développement. Il faut investir davantage dans les infrastructures rurales et favoriser l'accès aux semences ou aux engrais.

Jacques Diouf : Bonjour.

Patrick de Montmenard : Est-ce que l'augmentation des prix mondiaux du blé, du maïs, du soja, du riz... est due à la pénurie mondiale, qui commence déjà à se faire sentir ?

Jacques Diouf : Oui. Mais ce n'est pas seulement une pénurie mondiale, il y a tout un ensemble d'autres facteurs au niveau de la demande, pas seulement de l'offre. Il y a la demande de la Chine ou de l'Inde, deux pays avec une population de 2,2 milliards de personnes et depuis plusieurs années un taux de croissance de leur PIB entre 8 et 10 %. Ce qui se traduit par une augmentation des revenus de la population. Or, dans les pays du tiers-monde comme l'Inde, 50 à 60 % du revenu vont vers l'alimentation, contrairement aux pays développés, avec 10 à 20 %.
Il y a aussi la demande d'aliments allant vers les bioénergies, évaluée à environ 100 millions de tonnes en 2006.
D'un côté, il y a donc l'insuffisance de l'offre, mais de l'autre côté une forte demande.

Chef : Comment expliquez-vous l'envolée des prix des produits agricoles, y a-t-il un rôle de la spéculation ?

Jacques Diouf : Il y a des facteurs objectifs, comme ceux que nous venons d'indiquer au niveau de l'offre, qui a été affectée par les faibles stocks mondiaux de produits alimentaires et de céréales en particulier, qui sont au plus bas depuis 1980, et qui sont 5 % au-dessous des chiffres de l'année dernière. Et il y a l'impact du changement climatique, notamment les inondations en Asie, la sécheresse en Australie et au Kazakstan, les ouragans en Amérique latine et aux Caraïbes, et en Afrique une combinaison de sécheresse au Sahel et d'inondations en Afrique australe.
Et nous avons aussi les facteurs qui jouent au niveau de la baisse des productions due au coût des intrants agricoles : les semences, les engrais, les aliments du bétail, qui sont devenus inaccessibles pour les agriculteurs pauvres, à cause de l'augmentation des prix due essentiellement à l'augmentation des prix du pétrole.
Mais il y a aussi la spéculation, avec les hedge funds qui se sont portés sur les marchés à terme de Chicago, et on a vu en une journée des augmentations de 31 % des prix, qui naturellement n'avaient rien à voir avec la réalité de la demande et des stocks.

Anna : Quelles sont les régions les plus touchées dans le monde par le déficit de produits agricoles ?

Jacques Diouf : Pour le moment, c'est l'Afrique, mais aussi le Moyen-Orient, avec ce qui se passe en Egypte. Mais il y a des inquiétudes sérieuses pour l'Asie, avec le riz en particulier. Nous n'avons que douze semaines de consommation mondiale en stock, et il y a de fortes demandes, comme vous le savez, dans les pays asiatiques, au moment où les plus grands exportateurs sont en train de bloquer la sortie de leur riz pour satisfaire leur demande intérieure.

bcaron : Monsieur Diouf, devant la raréfaction des ressources hydrologiques exploitables sur l'ensemble du globe qui abaissent les rendements, n'y a t-il pas à craindre que les régions déjà les plus défavorisées soient frappées par des crises de famines majeures et entraînent une déstabilisation durable des zones sub-sahariennes et riftiennes ?

Jacques Diouf : Il y a des risques dus essentiellement au fait qu'on n'a pas investi dans la maîtrise de l'eau. En Afrique, au sud du Sahara, il n'y a que 4 % des terres arables irriguées, contre 38 % en Asie. Et ce n'est pas par manque d'eau, puisque l'Afrique au sud du Sahara utilise seulement 3 % de ses réserves en eau renouvelables, contre 14 % en Asie. Ce qui veut dire que l'agriculture en Afrique au sud du Sahara, sur 96 % des superficies, est aléatoire, puisque dépendant d'une pluviométrie sur laquelle on n'a aucun contrôle.
Il faut donc investir dans la maîtrise de l'eau, surtout sur les petits ouvrages de collecte d'eau et d'irrigation, au niveau des villages, et naturellement, améliorer la gestion et réhabiliter les grands ouvrages sur lesquels on a fait des investissements extrêmement importants. Et qui n'ont pas les rendements appropriés.

Oumar Seye : Quelles réactions vous inspirent la vague d'émeutes de la faim ?
Jacques Diouf : Une tristesse qui est d'autant plus forte que c'était la chronique d'une catastrophe annoncée.
"Le Monde" a d'ailleurs très justement rappelé que dès octobre, j'annonçais ces émeutes de la faim et qu'en juin dernier, j'avais déjà lancé, lors d'un séjour en Amérique latine, en Afrique et en Asie, la proposition d'un sommet mondial sur la sécurité alimentaire devant les défis du changement climatique et des bioénergies. Ce sommet, qui se tiendra du 3 au 5 juin 2008, va être une réunion d'urgence, avec les émeutes qu'on a vues en Asie, en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée, au Burkina Faso, au Cameroun, au Maroc, en Egypte, en Haïti, etc. Même au Mexique, on a eu des protestations. Les femmes sont descendues dans la rue en Italie pour protester contre l'augmentation du prix des pâtes.
Nous attendons du sommet que des décisions soient prises qui ne s'attachent pas seulement à la question des prix, mais aux conséquences, même si elles sont tragiques, comme on est en train de le faire avec les mesures sur les taxes, sur les droits à l'importation, les subventions, et même l'augmentation de l'aide alimentaire en valeur. Il faut attaquer le problème de la rareté des denrées alimentaires par rapport à la demande, et prendre des mesures pour augmenter la production dans les pays déficitaires, surtout les pays en développement.
Et vous savez que dans ce cadre, j'ai, dès décembre 2007, lancé l'initiative contre la hausse des prix alimentaires en mettant, sur les ressources de la FAO, 17 millions de dollars à un fonds qui devrait atteindre 1,7 milliard de dollars,
pour permettre aux agriculteurs, notamment les plus pauvres, d'avoir accès à des semences dont les prix ont augmenté de 36 à 72 %, à des engrais dont les prix ont augmenté de 59 %, et à des aliments du bétail dont les prix ont augmenté de 62 %.

voir la suite içi:
http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3220,55-1031985@51-1031034,0.html

c'est seulement lorsque la catastrophe est là qu'on réagit

C'est Jacques Diouf qui le dit.
il est directeur de la FAO

on ne parle plus de catastrophe alimentaire mais de catastrophe tout court.

et le problème pourrait dépasser celui du terrorisme....

http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3817918,00-emeutes-faim-cri-alerte-fao-.html

BOCASHI 4:le décalage

Pendant que certains en sont à mettre en place des méthodes de gestion efficaces des déchets comme le bocashi,d'autre théorisent sur le sujet:

Changer notre definition du dechet, Metro, 01/04/08
Par Assen Slim, maitre de conferences aux Langues’O et responsable du departement Affaires Internationale de l’Essca.

Chaque Francais rejette en moyenne 553 kg de dechets par an. Au palmares des habitants de l’UE produisant le moins de dechets, les Francais occupent la 17e place (sur 27) faisant beaucoup mieux que les Irlandais (804 kg) ou les Chypriotes (745 kg) mais restant largement a la traine des Polonais (259 kg) et des Tcheques (296 kg).
Si le dechet est bien ce qu’affirme le dictionnaire, c’est-a-dire « ce qui reste d’une matiere qu’on a travaillee », le « residu impropre a la consommation, inutilisable (et en general sale et encombrant) », alors le bon sens pousse a rechercher son elimination par tous les moyens. Le developpement durable, ce serait « zero dechet » ! Toutefois, comment atteindre cet objectif dans notre societe de consommation de masse ou le « toujours plus » cede progressivement le pas au « toujours plus jetable » ? Comment effacer le dechet de la planete alors que celui-ci est inscrit dans notre metabolisme biologique meme ? Songez que depuis que vous lisez cet article vous avez deja rejete dans l’atmosphere 1,2 gramme de CO2 (soit 1,7 kg par jour et 620 kg en un an). Votre contribution au rechauffement climatique aurait pu etre plus lourde si, ce matin, vous aviez choisi la voiture plutot que le metro. Et il en va ainsi de toutes nos autres fonctions vitales : l’organisme humain extrait de la nature ce dont il a besoin et rejette les residus. Le dechet est donc indissociable de l’homme.
Et ce n’est pas un hasard si nos entreprises procedent exactement de la meme facon. Mais s’il est impossible d’eliminer le dechet, quelle est la bonne attitude a adopter face a ce dernier ? Il existe au moins deux reponses.
La premiere est evidente et decoule directement de ce qui vient d’etre dit. Si le dechet ne peut disparaitre, il peut etre neanmoins considerablement reduit et « l’economie de la fonctionnalite » peut y aider. Cette derniere decrit une situation dans laquelle les consommateurs n’acheteraient plus le bien, mais la « fonction » du bien. Par exemple, un fabricant de chaudiere ne vendrait plus la chaudiere en elle-meme mais le service « chaleur ». Pour les entreprises, les profits les plus importants viendraient alors des services d’usage et de maintenance, tandis que pour les consommateurs l’usage deviendrait plus important que la possession. Deux entreprises pionnieres en France se sont deja lancees dans ce creneau (Xerox avec les photocopieurs et Michelin avec les pneumatiques). Si elle devait etre generalisee, cette pratique substituerait naturellement un « toujours plus durable » au « toujours plus jetable »…
La deuxieme pratique consiste a « imiter la nature », c’est-a-dire a recycler au maximum ce qui peut l’etre, mais egalement a faire fonctionner les societes industrielles en cycles fermes a l’image des ecosystemes naturels. Dans ce cas, les dechets des uns deviendraient les ressources des autres. L’experience de la Grande-Synthe en France en est une illustration parfaite.
Mais toutes ces pistes impliquent une revision totale de notre definition du dechet devant desormais etre percu comme un element a multiples dimensions pouvant provenir de l’extraction, de la fabrication ou de la consommation, se presenter sous forme gazeuse, liquide ou solide et etre reutilise sans transformation, recycle apres transformation ou etre irrecuperable.
<http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/04/01/abI5yYQJncS1M/index.xml>

autre article sur les pesticides où on retrouve JEAN CHARLES BOCQUET de l'UIPP:les profiteurs du crime.

Les pesticides posent toujours question, Novethic, 02/04/08
Christophe Brunella

La "Semaine anti-pesticides" vient de s’achever. Elle aura ete marquee par une etude mettant en evidence des residus de pesticides dans du vin, qui a suscite la colere des viticulteurs francais. Pris entre "pro" et "anti", le debat semble toujours faire l'impasse sur le principe de precaution.
Conferences, debats publics, films, initiation au jardin biologique, la troisieme edition de la semaine sans pesticides s'est achevee le 30 mars. A l'initiative de l'Action citoyenne pour une alternative aux pesticides (ACAP) qui rassemble ONG environnementales et tenants de l'agriculture biologique, ce sont plusieurs centaines de manifestations qui ont eu lieu en France pour sensibiliser la population aux differentes alternatives a l'usage des pesticides.
Une initiative qui fait rappeler a Jean-Charles Bocquet, directeur de l'Union des Industries de la Protection des Plantes (l'UIPP qui rassemble fabricants et distributeurs de pesticides), dans un editorial disponible en ligne, que : "En Europe, le XXeme siecle a ete le premier siecle sans famine, grace a une augmentation de la production agricole a laquelle la protection des plantes a contribue." Pourtant, l'an dernier, un rapport de la FAO concluait a la possibilite de nourrir la population mondiale grace a l'agriculture biologique.

Des pesticides dans le vin
Non seulement la question de l'utilisation des pesticides pour mettre fin a la famine est sujette a discussion, mais surtout elle n'ecarte pas les risques lies aux produits phytosanitaires tant pour les utilisateurs qui les pulverisent que pour les consommateurs qui en ingerent les residus presents dans les aliments. Ainsi les associations membres du Pesticids Action Network-Europe ont publie un rapport demontrant la presence de residus de pesticides dans du vin issu de l'agriculture conventionnelle. 40 bouteilles de vin rouge ont ete analysees, en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 etaient issues de l’agriculture conventionnelle et 6 de l’agriculture biologique.
100% du vin conventionnel presentait des traces de pesticides sans pour autant depasser les limites maximales autorisees pour le raisin. Recusant l'objectivite de ce test portant seulement sur 40 bouteilles, Pekka Pesonen, Secretaire general du COPA-COGECA, qui represente les agriculteurs et viticulteurs europeens, a meme juge que "L’alerte declenchee par ce rapport ne fera qu’eveiller des craintes chez les consommateurs. Il est totalement injustifie, inapproprie et irresponsable."
De son cote Francois Veillerette, President du MDRGF* et administrateur du reseau PAN-Europe a declare : "L’etude (…) montre que l’utilisation tres intensive de pesticides en viticulture - 20% des pesticides utilises sur 3% de la surface agricole - a comme consequence la presence systematique de nombreux residus dans les vins. Il est grand temps, conformement aux decisions du Grenelle (voir article lie), que la viticulture reduise sa consommation de pesticides pour reduire l’exposition des consommateurs en privilegiant les techniques alternatives aux pesticides."
De plus en plus d'etudes confirment la dangerosite des pesticides
Outre le danger presume pour la sante des consommateurs, l'usage des pesticides a souvent ete denonce pour les risques probables ou possibles qu'il fait encourir aux agriculteurs les utilisant notamment les viticulteurs. Il est reconnu que de nombreuses molecules presentes dans les pesticides sont des cancerigenes possibles ou probables, des toxiques du developpement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques (voir article lie). En outre, deux etudes recentes, l'une francaise l'autre danoise temoignent de l'impact indirect des pesticides dont les consequences s'expriment sur les enfants de femmes ayant ete exposees aux produits phytosanitaires durant leur grossesse.
L'etude danoise, conduite par Helle R. Andersen de l'Institut de Sante Publique, University of Southern Denmark, a etudie le developpement des fonctions reproductrices des garcons de plus de 110 paires meres/fils, selon que les meres avaient travaille ou non dans des serres pendant leur grossesse. A l’age de trois mois ont ete mesures la position et le volume des testicules, la longueur du penis, la position de l’uretre ainsi que la concentration serique des hormones sexuelles.
Cette etude conclue que les garcons dont les meres travaillaient dans des serres ou on a utilise des pesticides durant leur grossesse ont un developpement des fonctions reproductrices perturbe. Des resultats qui vont dans le meme sens que ceux observes de Charles Sultan de l'universite de Montpellier au debut des annees 2000 (voir article lie). L'equipe de chercheurs francais, dirigee par Jeremie Rudant de l'Inserm, a montre quant a elle, que l'utilisation par des femmes enceintes d'insecticides menagers engendre un doublement du risque pour l'enfant a venir de developper une leucemie ou un lymphome.
Fin octobre 2007, le Parlement europeen votait une un reglement sur l’autorisation de mise sur le marche des substances et une directive portant sur l’utilisation de ces produits.
Le principe de precaution y etait inscrit en prealable a toute decision.
La situation telle qu'elle se dessine aujourd'hui semble demontrer qu'on est encore loin d'une reelle prise en compte de ce principe.

En France a l'issue du Grenelle de l'environnement, les ONG se sont felicitees de l’annonce du retrait du marche de 30 substances actives pesticides et de la volonte de reduire de 50% les usages de pesticides. Elles notent neanmoins que sur les 30 substances 20 etaient amenees a disparaitre suite a la modification d'une directive europeenne.

Reste aujourd'hui a attendre que le plan Ecophyto 2018, discute dans le cadre d'un comite operationnel faisant suite au Grenelle, voie le jour.



* Le Mouvement pour le Droit et le Respect des Generations Futures (MDRGF) est l'ONg coordinatrice de la Semaine sans pesticides<http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=115222&titre=Les%20pesticides%20posent%20toujours%20question>

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Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.