Après Tricastin, Romans
Il n'y a pas que le Tour de France qui est pollué. La fuite radioactive de Romans-sur-Isère jette un doute sur la fiabilité de la filière nucléaire.
Voilà une sinistre loi des séries qui risque de ternir la technologie française de l'atome, « l'une des plus sûres du monde » comme l'avait qualifiée Nicolas Sarkozy fin avril en Tunisie, en bon VRP de l'énergie nucléaire.
Un cocorico un peu hâtif, car Areva, le géant mondial de l'activité, et le parc EDF des 58 réacteurs répartis dans l'Hexagone se seraient bien passés du très inquiétant feuilleton de l'été qui a commencé début juin avec divers dysfonctionnements sur le chantier de construction de l'EPR à Flamanville dans la Manche.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait ordonné alors de stopper les opérations de coulage de béton après avoir détecté « une énième anomalie dans le ferraillage de l'îlot destiné à supporter le futur réacteur ». Premier épisode.
Le second est survenu la semaine dernière avec la fuite de 74 kg d'uranium d'une cuve de la Socatri à Tricastin
et voilà que l'ASN jette un nouveau pavé de becquerels dans la mare en révélant hier matin une fissure « historique » dans une canalisation de l'usine Franco Belge de fabrication de Combustible (FBFC) à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Jamais trois sans quatre ?
Tuyau percéRomans, c'est là que demeure Roland Desbordes, le président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), une association née sur le mensonge du fameux nuage de Tchernobyl.
Dans notre édition du 16 juillet, il avait rappelé la présence d'une butte dans laquelle sont toujours enfouis des déchets radioactifs militaires sur le territoire de la centrale de Tricastin et leur incidence sur la contamination de la nappe phréatique au sud de l'installation.
Pas de déchets encombrants enterrés à Romans, mais la Criirad surveille depuis longtemps l'usine FBFC, dont « l'exploitant me semble sincère et correct», précise le physicien, « ce n'est pas un menteur, mais il ne dit pas forcément tout ».
Dans l'ex-capitale de la chaussure, l'activité nucléaire est ancienne. Elle a débuté avec la Compagnie européenne de réalisation de combustibles atomiques (CERCA) qui fabriquait « à partir d'uranium très enrichi, de l'ordre de 8O/90 %, les premiers combustibles pour les réacteurs de recherche, puis ceux des sous-marins nucléaires». Depuis 1977, la FBFC a repris le site avant d'être progressivement intégrée dans le giron d'Areva.
La fuite repérée jeudi par l'ASN «implique un tuyau en PVC posé dans une goulotte en béton recouverte de simples dalles. Ce béton n'étant pas étanche, les effluents se sont répandus dans la terre ».
Egouts atomiques
Hier, l'ASN et les pouvoirs publics se sont empressés d'affirmer que la fuite, qui daterait de plusieurs années, n'avait aucun impact sur l'environnement. « Certes, mais nous avons réalisé très récemment une étude sur l'ensemble du secteur pour la mairie de Romans .
Nos mesures ont relevé quelques petites anomalies, un peu plus d'uranium que la normale, rien de scandaleux, mais cette demande a prouvé que la municipalité tendait le dos », ajoute Roland Desbordes.
Pour une raison simple : il y a dix ans, la Criirad avait découvert que la FBFC rejetait ses effluents radioactifs dans les égouts de la ville !
« On retrouvait de l'uranium dans les boues de la station d'épuration, lesquelles boues étaient ensuite épandues dans les champs par les agriculteurs, voire incinérées...».
Belle démonstration d'une technologie parfaitement sécurisée.
Face à la levée de fourches, la FBFC avait accepté de réaliser une conduite spéciale qui envoie depuis cinq ans les effluents dans l'Isère, « en conformité avec la réglementation sur les effluents radioactifs,
car exiger le zéro rejet, ça fait rigoler tout le monde dans les réunions », soupire le président de la Criirad.
Mais avec ces incidents à répétition, plus personne ne rigole et surtout pas Jean-Louis Borloo. « Il faut bien comprendre que le nucléaire n'est pas une industrie banale. Il nécessite une culture de vigilance permanente.
Je sais que des règles draconiennes de sécurité sont appliquées au niveau des réacteurs, mais dès que l'on s'en éloigne, je constate beaucoup trop de laxisme et un jour ou l'autre, ça se paie ».
Patrice COSTAN
-->
19/07/08
http://www.estrepublicain.fr/une/france/art_830931.php
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je voudrais bien savoir si exiger le zéro rejet,ça fait rigoler Bertholet,
le préfet et Guillaume.
les pouvoirs publics sont garants de la sécurité des personnes,
si leur rôle les fait RIRE ...
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je retiens que la rêglementation actuelle permet de rejetter les effluents provenant de sites nucléaires dans les fleuves.
tranquilles,les pollueurs...
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Paysan Bio
Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.
dimanche 20 juillet 2008
samedi 19 juillet 2008
les effluents du site nucléaire de Romans sont rejetés entre 2 piles du pont des allobroges
extrait de la page
www.next-up.org/Newsoftheworld/AREVA.php
que marie pierre a laissé en commentaire
Script du reportage d'EHS TV News
événement du 18 juillet FBFC /CERCA
site AREVA de Romans sur Isère.
Monsieur le Maire,
Un nouvel incident nucléaire vient de se produire dans la Drôme à l’usine FBFC / CERCA à dix jours d’intervalle avec celui da la SOCATRI du site d’AREVA du Tricastin.
L’origine du site nucléaire de Romans sur Isère remonte à 1992 avec l’installation de la Compagnie pour l’Etude et la Réalisation de Combustible Nucléaire appelée CERCA destinée essentiellement aux réacteurs de recherche.
En 1977 la société Franco-Belge de Fabrication de Combustible en abréviation FBFC est créée pour la fabrication de combustible pour les réacteurs nucléaires à eau pressurisée.
Depuis l’année 2007 les entités CERCA et FBFC sont des filiales d’AREVA.
Les matières radioactives et chimiques utilisées par l’usine FBFC sont très variées dont principalement de l’hexafluoride d’uranium enrichi en Uranium artificiel type 235. Le site nucléaire a reçu l’autorisation en date de 1999 par le ministère de l’industrie pour mettre en œuvre cet enrichissement de l’uranium à 93,5 % .
Les capacités maximales de traitement sont d’environ 750 tonnes par an.
La société CERCA présente sur le même site façonne en autre aussi de l’uranium appauvri à des fins civiles et militaires.
Sur le site se trouve des zones de stockages de divers produits radioactifs dont dans les années 1994 et 1995 de l’uranium hautement enrichi d’origine américaine, il est probable que ce stock existe encore. Toujours en 1995 CERCA et la société américaine Général Atomics ont crée une filiale appelé TRIGA présente sur le site de Romans sur Isère dons l’usine comprend principalement un four dit d’hydruration pour la fabrication de combustible métallique à bas d’hydrures d’uranium et de zirconium pour les réacteurs de recherche.
Les demandes d’autorisations à l’ex Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires appelée DSIN concernant les rejets liquides et gazeux qui intègrent des rejets chimiques sont soumis à enquête publique à partir de 1998.
Depuis l’arrêt des opérations de fabrication de combustibles dans son usine au site nucléaire du Tricastin ou est situé la SOCATRI, la FBFC qui exploite un autre usine à Dessel en Belgique a recentré la totalité du processus de fabrication du combustible pour réacteurs à eau pressurisée en uranium enrichi type 235 à son usine de Romans sur Isère.
Voila pour le décor du complexe des usines de fabrication de combustible nucléaire de Romans sur Isère qui évidemment produit et retraite des effluents liquides, des déchets solides et des rebuts.
La localisation d’une telle usine nucléaire maintenant située en milieu périurbain à l’est de Romans sur Isère exige dorénavant un suivi environnemental renforcé.
L’usine dite Neptune du site qui traite les effluents liquides uranifères date des années 1998. L’opacité étant de rigueur il est probable que la fuite ou la rupture découverte le vendredi 18 juillet sur une canalisation souterraine reliant une cuve de la CERCA vers une station de traitements uranifères provient de cette station d’épuration qui permet la récupération de l’uranium contenu dans les effluents uranifères.
Les chiffres de rejets de 200 à 700 grammes d’uranium annoncés par l’ASN n’ont aucune valeur en soit et peuvent même être considérés comme totalement fantaisistes, voire de la désinformation pour rassurer, si comme cela est dit cette fuite était pérenne depuis plusieurs années.
Quoi qu’il en soit le site d’AREVA de Romans n’est traversé par aucun cours d’eau comme au site nucléaire du Tricastin lieu de l’accident de la SOCATRI.
En conséquence l’hydraulique sur zone est relativement plus simple à analyser puisqu’il n’existe qu’un seul collecteur ou émissaire des eaux sur zone.
A partir de ces constats et de l’analyse officielle de l’accident, notamment qu’il y a plus qu’une forte présomption, puisqu’il ne peut en être autrement, comme pour la SOCATRI, que les rejets uranifères issus du tuyau en PVC fuyard ont non seulement migré dans les couches mollassiques et marneuses du site nucléaire, mais aussi de leurs éventuelles évacuations par le collecteur.
Il est légitime de faire acte de responsabilité en se posant des questions sur la sécurité environnementale extérieure au site nucléaire de Romans sur Isère, en constatant qu’une pollution environnementale peut être rejetée notamment suite à un accident directement dans la ville de Romans au pont des Allobroges.
Que constatons-nous :
Jusqu'à l’année 2000 les effluents liquides du complexe industriel étaient après traitement d’épuration dirigés vers le réseau d’assainissement communal de la ville ou vers la décharge dite de Chambard dans la Drôme notamment pour les fluorures de calcium provenant du traitement des vapeurs d’acides fluorydriques rejetées.
Cette décharge qui est fermée depuis 1991 en entrepose toujours à ce jour 5 125 tonnes.
Néanmoins sous la pression des riverains, lors des grands travaux d’assainissement de la zone dans l’été de l’année 2000, il a été construit un collecteur spécial entièrement souterrain qui du site nucléaire traverse une partie de la zone industrielle, puis des lotissements pour aboutir directement en rejet dans l’Isère en aval du barrage hydroélectrique de Pizançon, plus exactement dans la ville de Romans entre les deux premières piles du pont dit des allobroges.
Ceci est évidemment totalement ignoré de la majorité de la population Romanaise.
Ce collecteur possède un évent de débordement avec un bac de rétention mitoyen à l’usine au cas ou il ne pourrait pas remplir son office.
Concernant les rejets d’effluents uranifères de l’évènement constaté le 18 juillet 2008 ou aggravé si la fuite était pérenne depuis plusieurs années il ne fait donc aucun doute sur leurs finalités possibles soit une migration dans les couches souterraines en dilution et le surplus épuré ou non en évacuation par l’unique collecteur central du site nucléaire qui aboutit directement dans l’Isère sous le pont des allobroges situé en milieu urbain à Romans sur Isère.
Le lieu exact de sortie du collecteur du site nucléaire de la FBFC / CERCA est ici entre les deux premières piles du pont des Allobroges de Romans sur la rive droite de l’Isère juste en aval de la centrale hydroélectrique de Pizançon.
Force est de constater qu’envoyer directement les effluents en principe épurés et domestiques du site nucléaire de Romans par un collecteur souterrain sous le pont des Allobroges dans l’Isère est une idée géniale qui permet éventuellement de camoufler ou minimiser une éventuelle pollution radioactive accidentelle.
En effet aucun contrôle physique extérieur n’est possible, puisque la sortie du collecteur en totalité souterrain est aussi intégralement immergée dans l’Isère qui a un débit moyen important d’environ 330 mètres cubes secondes.
En conséquence en cas d’incident la dilution du contaminant radioactif rendra son évaluation difficile, voire celui-ci pourra passer totalement inaperçue.
Dans ces conditions, il a été évidemment impossible de réaliser ce 18 juillet 2008 le moindre contrôle de radioactivité surfacique sur ces éffluents et encore plus de réaliser un prélèvement à la sortie du collecteur dans l’Isère qui est actuellement en hautes eaux.
Nous nous sommes donc rendus chez le seul et le plus proche riverain qui est mitoyen du site nucléaire afin de procéder avec un compteur Geiger Müller un contrôle global surfacique de rayonnements ionisants de l’eau.0
Il ne consomme pas l’eau de son puit profond d’une vingtaines de mètres de profondeurs qui est contrôlé périodiquement, paradoxalement ceci sans qu’il est pu obtenir depuis des année le moindre chiffre de contamination.
Néanmoins ce puit sert à l’arrosage du jardin potager.
La première mesure indicative montre toutefois un doublement du bruit de fond, ce qui démontre une trace de radioactivité, même minime qu’il est donc nécessaire de procéder immédiatement à un prélèvement afin d’analyse.
A la vue de ces constats et dysfonctionnements possibles pouvant entraîner de graves conséquences environnementales nous demandons à Henri Bertholet Maire de Romans sur Isère de prendre immédiatement les mesures qui s’imposent notamment en soumettant à l’approbation du prochain Conseil Municipal la création au pont des Allobroges sur le collecteur de l’usine nucléaire d’AREVA d’une station de contrôle et d’alerte indépendante automatique pour les effluents liquides et les boues actives pouvant être contaminés notamment en émetteurs radioactifs alpha.
[J-L Borloo: Sécurité "tout est à remettre à plat"]
Cette station de contrôle étant évidemment gérée par un organisme indépendant comme par exemple la CRIIRAD.
Nous notons que paradoxalement ce nouvel incident comme celui du Tricastin est classé lui aussi officiellement par l’ASN en niveau 1 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES), c’est à dire comme simple anomalie, ceci malgré l’évidence de rejets extérieurs au site nucléaire qui oblige une classification d’un niveau supérieur.
A ce sujet Next-up organisation rappelle qu’il sera engagé une procédure contre l’Autorité de Sûreté Nucléaire en cas de non réponse ou de réponse négative concernant la demande qui a été faite de reclassification du niveau de l’incident nucléaire dit de la SOCATRI.
Les dérives environnementales d’AREVA ne sont plus tolérables.
En ce qui concerne l’Autorité de Sûreté Nucléaire elle doit mettre en conformité ses actes et extériorisations médiatiques avec la loi numéro 2006-686 du 13 juin 2006, dans le cas contraire il faut qu’elle sache que le temps de l’opacité et de la désinformation sont révolus.
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lire la page d'origine:il y a des photos
www.next-up.org/Newsoftheworld/AREVA.php
que marie pierre a laissé en commentaire
Script du reportage d'EHS TV News
événement du 18 juillet FBFC /CERCA
site AREVA de Romans sur Isère.
Monsieur le Maire,
Un nouvel incident nucléaire vient de se produire dans la Drôme à l’usine FBFC / CERCA à dix jours d’intervalle avec celui da la SOCATRI du site d’AREVA du Tricastin.
L’origine du site nucléaire de Romans sur Isère remonte à 1992 avec l’installation de la Compagnie pour l’Etude et la Réalisation de Combustible Nucléaire appelée CERCA destinée essentiellement aux réacteurs de recherche.
En 1977 la société Franco-Belge de Fabrication de Combustible en abréviation FBFC est créée pour la fabrication de combustible pour les réacteurs nucléaires à eau pressurisée.
Depuis l’année 2007 les entités CERCA et FBFC sont des filiales d’AREVA.
Les matières radioactives et chimiques utilisées par l’usine FBFC sont très variées dont principalement de l’hexafluoride d’uranium enrichi en Uranium artificiel type 235. Le site nucléaire a reçu l’autorisation en date de 1999 par le ministère de l’industrie pour mettre en œuvre cet enrichissement de l’uranium à 93,5 % .
Les capacités maximales de traitement sont d’environ 750 tonnes par an.
La société CERCA présente sur le même site façonne en autre aussi de l’uranium appauvri à des fins civiles et militaires.
Sur le site se trouve des zones de stockages de divers produits radioactifs dont dans les années 1994 et 1995 de l’uranium hautement enrichi d’origine américaine, il est probable que ce stock existe encore. Toujours en 1995 CERCA et la société américaine Général Atomics ont crée une filiale appelé TRIGA présente sur le site de Romans sur Isère dons l’usine comprend principalement un four dit d’hydruration pour la fabrication de combustible métallique à bas d’hydrures d’uranium et de zirconium pour les réacteurs de recherche.
Les demandes d’autorisations à l’ex Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires appelée DSIN concernant les rejets liquides et gazeux qui intègrent des rejets chimiques sont soumis à enquête publique à partir de 1998.
Depuis l’arrêt des opérations de fabrication de combustibles dans son usine au site nucléaire du Tricastin ou est situé la SOCATRI, la FBFC qui exploite un autre usine à Dessel en Belgique a recentré la totalité du processus de fabrication du combustible pour réacteurs à eau pressurisée en uranium enrichi type 235 à son usine de Romans sur Isère.
Voila pour le décor du complexe des usines de fabrication de combustible nucléaire de Romans sur Isère qui évidemment produit et retraite des effluents liquides, des déchets solides et des rebuts.
La localisation d’une telle usine nucléaire maintenant située en milieu périurbain à l’est de Romans sur Isère exige dorénavant un suivi environnemental renforcé.
L’usine dite Neptune du site qui traite les effluents liquides uranifères date des années 1998. L’opacité étant de rigueur il est probable que la fuite ou la rupture découverte le vendredi 18 juillet sur une canalisation souterraine reliant une cuve de la CERCA vers une station de traitements uranifères provient de cette station d’épuration qui permet la récupération de l’uranium contenu dans les effluents uranifères.
Les chiffres de rejets de 200 à 700 grammes d’uranium annoncés par l’ASN n’ont aucune valeur en soit et peuvent même être considérés comme totalement fantaisistes, voire de la désinformation pour rassurer, si comme cela est dit cette fuite était pérenne depuis plusieurs années.
Quoi qu’il en soit le site d’AREVA de Romans n’est traversé par aucun cours d’eau comme au site nucléaire du Tricastin lieu de l’accident de la SOCATRI.
En conséquence l’hydraulique sur zone est relativement plus simple à analyser puisqu’il n’existe qu’un seul collecteur ou émissaire des eaux sur zone.
A partir de ces constats et de l’analyse officielle de l’accident, notamment qu’il y a plus qu’une forte présomption, puisqu’il ne peut en être autrement, comme pour la SOCATRI, que les rejets uranifères issus du tuyau en PVC fuyard ont non seulement migré dans les couches mollassiques et marneuses du site nucléaire, mais aussi de leurs éventuelles évacuations par le collecteur.
Il est légitime de faire acte de responsabilité en se posant des questions sur la sécurité environnementale extérieure au site nucléaire de Romans sur Isère, en constatant qu’une pollution environnementale peut être rejetée notamment suite à un accident directement dans la ville de Romans au pont des Allobroges.
Que constatons-nous :
Jusqu'à l’année 2000 les effluents liquides du complexe industriel étaient après traitement d’épuration dirigés vers le réseau d’assainissement communal de la ville ou vers la décharge dite de Chambard dans la Drôme notamment pour les fluorures de calcium provenant du traitement des vapeurs d’acides fluorydriques rejetées.
Cette décharge qui est fermée depuis 1991 en entrepose toujours à ce jour 5 125 tonnes.
Néanmoins sous la pression des riverains, lors des grands travaux d’assainissement de la zone dans l’été de l’année 2000, il a été construit un collecteur spécial entièrement souterrain qui du site nucléaire traverse une partie de la zone industrielle, puis des lotissements pour aboutir directement en rejet dans l’Isère en aval du barrage hydroélectrique de Pizançon, plus exactement dans la ville de Romans entre les deux premières piles du pont dit des allobroges.
Ceci est évidemment totalement ignoré de la majorité de la population Romanaise.
Ce collecteur possède un évent de débordement avec un bac de rétention mitoyen à l’usine au cas ou il ne pourrait pas remplir son office.
Concernant les rejets d’effluents uranifères de l’évènement constaté le 18 juillet 2008 ou aggravé si la fuite était pérenne depuis plusieurs années il ne fait donc aucun doute sur leurs finalités possibles soit une migration dans les couches souterraines en dilution et le surplus épuré ou non en évacuation par l’unique collecteur central du site nucléaire qui aboutit directement dans l’Isère sous le pont des allobroges situé en milieu urbain à Romans sur Isère.
Le lieu exact de sortie du collecteur du site nucléaire de la FBFC / CERCA est ici entre les deux premières piles du pont des Allobroges de Romans sur la rive droite de l’Isère juste en aval de la centrale hydroélectrique de Pizançon.
Force est de constater qu’envoyer directement les effluents en principe épurés et domestiques du site nucléaire de Romans par un collecteur souterrain sous le pont des Allobroges dans l’Isère est une idée géniale qui permet éventuellement de camoufler ou minimiser une éventuelle pollution radioactive accidentelle.
En effet aucun contrôle physique extérieur n’est possible, puisque la sortie du collecteur en totalité souterrain est aussi intégralement immergée dans l’Isère qui a un débit moyen important d’environ 330 mètres cubes secondes.
En conséquence en cas d’incident la dilution du contaminant radioactif rendra son évaluation difficile, voire celui-ci pourra passer totalement inaperçue.
Dans ces conditions, il a été évidemment impossible de réaliser ce 18 juillet 2008 le moindre contrôle de radioactivité surfacique sur ces éffluents et encore plus de réaliser un prélèvement à la sortie du collecteur dans l’Isère qui est actuellement en hautes eaux.
Nous nous sommes donc rendus chez le seul et le plus proche riverain qui est mitoyen du site nucléaire afin de procéder avec un compteur Geiger Müller un contrôle global surfacique de rayonnements ionisants de l’eau.0
Il ne consomme pas l’eau de son puit profond d’une vingtaines de mètres de profondeurs qui est contrôlé périodiquement, paradoxalement ceci sans qu’il est pu obtenir depuis des année le moindre chiffre de contamination.
Néanmoins ce puit sert à l’arrosage du jardin potager.
La première mesure indicative montre toutefois un doublement du bruit de fond, ce qui démontre une trace de radioactivité, même minime qu’il est donc nécessaire de procéder immédiatement à un prélèvement afin d’analyse.
A la vue de ces constats et dysfonctionnements possibles pouvant entraîner de graves conséquences environnementales nous demandons à Henri Bertholet Maire de Romans sur Isère de prendre immédiatement les mesures qui s’imposent notamment en soumettant à l’approbation du prochain Conseil Municipal la création au pont des Allobroges sur le collecteur de l’usine nucléaire d’AREVA d’une station de contrôle et d’alerte indépendante automatique pour les effluents liquides et les boues actives pouvant être contaminés notamment en émetteurs radioactifs alpha.
[J-L Borloo: Sécurité "tout est à remettre à plat"]
Cette station de contrôle étant évidemment gérée par un organisme indépendant comme par exemple la CRIIRAD.
Nous notons que paradoxalement ce nouvel incident comme celui du Tricastin est classé lui aussi officiellement par l’ASN en niveau 1 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES), c’est à dire comme simple anomalie, ceci malgré l’évidence de rejets extérieurs au site nucléaire qui oblige une classification d’un niveau supérieur.
A ce sujet Next-up organisation rappelle qu’il sera engagé une procédure contre l’Autorité de Sûreté Nucléaire en cas de non réponse ou de réponse négative concernant la demande qui a été faite de reclassification du niveau de l’incident nucléaire dit de la SOCATRI.
Les dérives environnementales d’AREVA ne sont plus tolérables.
En ce qui concerne l’Autorité de Sûreté Nucléaire elle doit mettre en conformité ses actes et extériorisations médiatiques avec la loi numéro 2006-686 du 13 juin 2006, dans le cas contraire il faut qu’elle sache que le temps de l’opacité et de la désinformation sont révolus.
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vendredi 18 juillet 2008
les MENSONGES du MAIRE de ROMANS,henry Bertholet
il n'y a AUCUN DANGER:la nappe phréatique est à 30 mêtres prétend BERTHOLET
ENCADRE - Le maire de Romans-sur-Isère tente de rassurer
LYON, 18 juillet, (Reuters) - Henri Bertholet, le maire de Romans-sur-Isère, où a été déclarée vendredi une fuite dans un site nucléaire, a tenté vendredi de rassurer la population de cette commune de 33.800 habitants, gagnée par l'inquiétude.
"Depuis ce matin, nous recevons beaucoup d'appels téléphoniques de personnes qui veulent savoir s'ils peuvent continuer à boire l'eau", a-t-il dit à Reuters.
"Après l'incident de Tricastin, nous sommes dans une situation particulière et les gens sont inquiets. Nous les rassurons en leur disant qu'il n'y a aucun danger, qu'il peuvent continuer à consommer l'eau", a-t-il ajouté.
Selon lui, l'incident n'a pas d'incidence sur l'environnement. Il s'appuie sur les informations transmises par l'Autorité de sûreté nucléaire et l'exploitant, qui veut faire classer l'incident au degré 1 de l'échelle internationale, juste au-dessus du plus faible.
"Cette fuite est sans danger car elle reste à l'intérieur de l'enceinte de l'entreprise. La nappe phréatique qui se trouve à 30 mètres au-dessous n'est pas atteinte. Il n'y a donc pas d'impact sur l'environnement", a-t-il estimé.
"S'il n'y avait pas eu les incidents de Tricastin, ce nouvel incident n'aurait fait l'objet que d'un communiqué de quelques lignes dans la presse locale. Des incidents de ce type, on en recense plusieurs chaque année", explique-t-il.
LE MAIRE EST UN MENTEUR
et oui,la source est l'ASN
Paris, le 13 août 2004
AVIS D'INCIDENT
Romans sur Isère (Drôme) Usine FBFC Romans --> -->
Fuite d'acide nitrique au voisinage d'une pompe de transfert relié à un réservoir de stockage
Le mercredi 14 juillet 2004, vers 5 h 30 du matin, une fuite d'acide nitrique est détectée, au voisinage d'une pompe de transfert reliée à un réservoir de stockage, dans l'usine FBFC de Romans. Selon l'exploitant, cette fuite résultait de la défaillance d'un joint d'étanchéité situé à l'aval de la pompe.
L'exploitant a immédiatement isolé la pompe, par fermeture des vannes amont et aval, puis a rincé à l'eau le sol bétonné où se trouvait la pompe ce qui a eu pour effet d'entraîner de l'acide sur le sol naturel situé à proximité de celle-ci.
Le 15 juillet 2004, un décaissage du sol a été réalisé pour enlever les terres souillées sur une profondeur de trente centimètres, profondeur au-delà de laquelle un contrôle a montré que la terre était exempte d'acidité. Les terres collectées ont été stockées à l'abri en attente d'un traitement approprié.
L'exploitant précise que la coupe lithologique du site montre que la nappe phréatique se situe à 18 m de profondeur et qu'une couche imperméable de plus de 10 m d'épaisseur se trouve au-dessus de cette nappe.
Le 21 juillet 2004, l'Autorité de sûreté nucléaire a procédé à une visite de l'installation concernée et il a été constaté que la fuite avait bien pour origine la défaillance du joint d'étanchéité placé à l'aval de la pompe concernée.
L'Autorité de sûreté nucléaire a ensuite demandé à l'exploitant de compléter son analyse des causes de l'incident afin de prendre les mesures adaptées pour éviter son renouvellement. Il apparaît d'ores et déjà que les enseignement tirés auront pour effet d'améliorer le confinement des matières dangereuses dans l'usine. Il a donc été décidé de classer cet incident au niveau 0 de l'échelle INES.
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est-ce qu'une population peut faire CONFIANCE à des menteurs pareils surtout lorsqu'elle vit à proximité de sites potentiellement dangeureux?
ENCADRE - Le maire de Romans-sur-Isère tente de rassurer
LYON, 18 juillet, (Reuters) - Henri Bertholet, le maire de Romans-sur-Isère, où a été déclarée vendredi une fuite dans un site nucléaire, a tenté vendredi de rassurer la population de cette commune de 33.800 habitants, gagnée par l'inquiétude.
"Depuis ce matin, nous recevons beaucoup d'appels téléphoniques de personnes qui veulent savoir s'ils peuvent continuer à boire l'eau", a-t-il dit à Reuters.
"Après l'incident de Tricastin, nous sommes dans une situation particulière et les gens sont inquiets. Nous les rassurons en leur disant qu'il n'y a aucun danger, qu'il peuvent continuer à consommer l'eau", a-t-il ajouté.
Selon lui, l'incident n'a pas d'incidence sur l'environnement. Il s'appuie sur les informations transmises par l'Autorité de sûreté nucléaire et l'exploitant, qui veut faire classer l'incident au degré 1 de l'échelle internationale, juste au-dessus du plus faible.
"Cette fuite est sans danger car elle reste à l'intérieur de l'enceinte de l'entreprise. La nappe phréatique qui se trouve à 30 mètres au-dessous n'est pas atteinte. Il n'y a donc pas d'impact sur l'environnement", a-t-il estimé.
"S'il n'y avait pas eu les incidents de Tricastin, ce nouvel incident n'aurait fait l'objet que d'un communiqué de quelques lignes dans la presse locale. Des incidents de ce type, on en recense plusieurs chaque année", explique-t-il.
LE MAIRE EST UN MENTEUR
http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/actualites/avis-d-incident/2004/fuite-d-acide-nitrique
et oui,la source est l'ASN
Paris, le 13 août 2004
AVIS D'INCIDENT
Romans sur Isère (Drôme) Usine FBFC Romans --> -->
Fuite d'acide nitrique au voisinage d'une pompe de transfert relié à un réservoir de stockage
Le mercredi 14 juillet 2004, vers 5 h 30 du matin, une fuite d'acide nitrique est détectée, au voisinage d'une pompe de transfert reliée à un réservoir de stockage, dans l'usine FBFC de Romans. Selon l'exploitant, cette fuite résultait de la défaillance d'un joint d'étanchéité situé à l'aval de la pompe.
L'exploitant a immédiatement isolé la pompe, par fermeture des vannes amont et aval, puis a rincé à l'eau le sol bétonné où se trouvait la pompe ce qui a eu pour effet d'entraîner de l'acide sur le sol naturel situé à proximité de celle-ci.
Le 15 juillet 2004, un décaissage du sol a été réalisé pour enlever les terres souillées sur une profondeur de trente centimètres, profondeur au-delà de laquelle un contrôle a montré que la terre était exempte d'acidité. Les terres collectées ont été stockées à l'abri en attente d'un traitement approprié.
L'exploitant précise que la coupe lithologique du site montre que la nappe phréatique se situe à 18 m de profondeur et qu'une couche imperméable de plus de 10 m d'épaisseur se trouve au-dessus de cette nappe.
Le 21 juillet 2004, l'Autorité de sûreté nucléaire a procédé à une visite de l'installation concernée et il a été constaté que la fuite avait bien pour origine la défaillance du joint d'étanchéité placé à l'aval de la pompe concernée.
L'Autorité de sûreté nucléaire a ensuite demandé à l'exploitant de compléter son analyse des causes de l'incident afin de prendre les mesures adaptées pour éviter son renouvellement. Il apparaît d'ores et déjà que les enseignement tirés auront pour effet d'améliorer le confinement des matières dangereuses dans l'usine. Il a donc été décidé de classer cet incident au niveau 0 de l'échelle INES.
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est-ce qu'une population peut faire CONFIANCE à des menteurs pareils surtout lorsqu'elle vit à proximité de sites potentiellement dangeureux?
fuite d'URANIUM à Romans:aucune mesure vis à vis de la population.
je trouve que les autorités se foutent carrément de la population.
autour de moi PERSONNE n'a confiance .
le message officiel est clair:
il y a eu une fuite d'uranium:c'est RIEN,passez votre chemin!
j'ai regardé la com de la préfecture:
ils ne veulent communiquer qu'avec les journalistes.
et les parents inquiets pour leurs enfants,c'est de la merde?
c'est illégitime de vouloir avoir des explications de la part des gens RESPONSABLES?
une copie du communiqué du préfet,représentant de l'état:
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté Égalité Fraternité
PRÉFECTURE DE LA DRÔME
Valence, le 18 juillet 2008
CABINET DU PREFET
BUREAU DE LA COMMUNICATION INTERMINISTERIELLE
COMMUNIQUE DE PRESSE
Incident sur le site FBFC de Romans-sur-Isère
Jeudi 17 juillet 2007, à l'occasion d'une opération de maintenance, l'entreprise FBFC a
constaté :
- d'une part, qu'une canalisation, reliant l'installation de recyclage de l'atelier de CERCA à la
station de traitement des effluents du site, était endommagée,
- d'autre part, la présence de boues dans la gaine technique bétonnée protégeant la
canalisation.
La neutralisation de la tuyauterie défaillante a été réalisée par l'exploitant. Les autorités
(préfecture et autorité de sureté nucléaire) ont été informées de la situation.
Les boues observées, au droit de la canalisation endommagée, ont fait l'objet d'une analyse
concluant à la présence d'une très faible quantité d'uranium. La situation ne présente pas de
critère d'urgence radiologique et n'a pas justifié la mise en oeuvre du plan d'Urgence Interne
(PUI) de l'entreprise.
Une inspection réactive diligentée par l'autorité de sureté nucléaire, la nuit dernière, a permis
de confirmer que :
– l'incident est circonscrit à l'intérieur du site FBFC de Romans, dans la gaine technique
bétonnée,
– n'entraine aucun impact sur l'environnement, notamment sur la nappe phréatique, ce qui
ne présente aucun risque pour l'eau potable.
Par conséquent aucune mesure particulière n'est à mettre en place vis à vis de la population.
L'incident est classé de niveau 1 sur l'échelle Internationale des Évènements Nucléaires,
allant de 1 à 7 et a été traité normalement par l'exploitant.
Contacts presse :
Michèle FOURNIOL tél. : 04.75.79.29.46 et 06.07.70.77.76
Marie-Claude ESTOUP tél. : 04.75.79.29.37
Site de l’Etat en Drôme www.drome.pref.gouv.fr
3, boulevard Vauban – 26030 VALENCE Cedex 9 – Téléphone : 08 21 80 30 26- Télécopie : 04 75 42 87 55
LE N0 DE TEL EST UN REPONDEUR QUI NE DONNE AUCUNE INFORMATION;
-------------------------------------------------------------------------------
carton rouge pour un préfet qui n'a aucune considération pour la population de son département,
-------------------------------------------------------------------------------
de plus,
carton ROUGE spécial pour la directrice d'AREVA pour qui le seul problème dans cette histoire était le risque de PERTE de SON POSTE.
tous ces gens si bien payés pour mentir à la population et servir de temps en temps de fusiles me donnent la nausée .
-------------------------------------------------------------------------------
pour avoir une information CREDIBLE,
va-t-il falloir créer une association de citoyens indépendante afin d'exiger une parfaite transparence et un dialogue sain(c'est à dire non pollué par les politiques)entre les citoyens et ceux qui courrent le risque de les polluer?
--------------------------------------------------------------------------------
une autre question que je me pose:
on parle de monter l'amende des pollueurs maritimes à 15 millions d'euros.
les pollueurs nucléaires ,EUX,ne risquent rien à part leur poste s'ils sont choisis comme fusibles.
à Romans on connaissait le problème.
la direction n'a pas réagit car elle ne risque rien.
si on ne crée pas les conditions pour qu'elle réagisse la prochaine fois,ça recommencera et on finira par avoir des morts !
comme il n'y a que le pognon qui les intéresse,je crois qu'il faut taper là où il y a des chances qu'ils aient mal.
--------------------------------------------------------------------------------------
tout va très bien madame la marquise:
Romans-sur-Isère : faible fuite d'uranium
Source : AFP18/07/2008 Mise à jour : 12:30
.
Selon un représentant de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) à Lyon, la rupture de canalisation dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme), révélée vendredi, a causé un "épanchement d'uranium d'une quantité comprise entre 120 et 750 grammes". Confirmant que la canalisation en cause était "défectueuse depuis longtemps", sans donner plus d'indications, il a assuré qu'il "n'y (avait) pas d'impact sur l'environnement". Dans un communiqué, l'ASN a affirmé vendredi que "la rupture de cette canalisation enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années".
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Bertholet n'est pas en reste:
il nous refait le coup de la frontière qui arrête le nuage en y ajoutant
sa touche personnelle:
pour lui,
c'est l'enceinte de l'entreprise qui stoppe les radiations.
on savait déjà qu'il prenait les gens pour des cons mais là il bat son record.
18/07/2008 - 13:13
Romans-sur-Isère: Les inquiétudes
Le maire de Romans-sur-Isère, où a été déclarée vendredi une fuite dans un site nucléaire, Henri Bertholet, tente de rassurer la population de cette commune de 33 000 habitants. "Après l'incident de Tricastin, nous sommes dans une situation particulière et les gens sont inquiets.
Nous les rassurons en leur disant qu'il n'y a aucun danger, qu'il peuvent continuer à consommer l'eau", a-t-il déclaré. Selon lui, l'incident n'a pas de conséquences sur l'environnement. Il se fonde sur les informations transmises par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). "Cette fuite est sans danger car elle reste à l'intérieur de l'enceinte de l'entreprise".
autour de moi PERSONNE n'a confiance .
le message officiel est clair:
il y a eu une fuite d'uranium:c'est RIEN,passez votre chemin!
j'ai regardé la com de la préfecture:
ils ne veulent communiquer qu'avec les journalistes.
et les parents inquiets pour leurs enfants,c'est de la merde?
c'est illégitime de vouloir avoir des explications de la part des gens RESPONSABLES?
une copie du communiqué du préfet,représentant de l'état:
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté Égalité Fraternité
PRÉFECTURE DE LA DRÔME
Valence, le 18 juillet 2008
CABINET DU PREFET
BUREAU DE LA COMMUNICATION INTERMINISTERIELLE
COMMUNIQUE DE PRESSE
Incident sur le site FBFC de Romans-sur-Isère
Jeudi 17 juillet 2007, à l'occasion d'une opération de maintenance, l'entreprise FBFC a
constaté :
- d'une part, qu'une canalisation, reliant l'installation de recyclage de l'atelier de CERCA à la
station de traitement des effluents du site, était endommagée,
- d'autre part, la présence de boues dans la gaine technique bétonnée protégeant la
canalisation.
La neutralisation de la tuyauterie défaillante a été réalisée par l'exploitant. Les autorités
(préfecture et autorité de sureté nucléaire) ont été informées de la situation.
Les boues observées, au droit de la canalisation endommagée, ont fait l'objet d'une analyse
concluant à la présence d'une très faible quantité d'uranium. La situation ne présente pas de
critère d'urgence radiologique et n'a pas justifié la mise en oeuvre du plan d'Urgence Interne
(PUI) de l'entreprise.
Une inspection réactive diligentée par l'autorité de sureté nucléaire, la nuit dernière, a permis
de confirmer que :
– l'incident est circonscrit à l'intérieur du site FBFC de Romans, dans la gaine technique
bétonnée,
– n'entraine aucun impact sur l'environnement, notamment sur la nappe phréatique, ce qui
ne présente aucun risque pour l'eau potable.
Par conséquent aucune mesure particulière n'est à mettre en place vis à vis de la population.
L'incident est classé de niveau 1 sur l'échelle Internationale des Évènements Nucléaires,
allant de 1 à 7 et a été traité normalement par l'exploitant.
Contacts presse :
Michèle FOURNIOL tél. : 04.75.79.29.46 et 06.07.70.77.76
Marie-Claude ESTOUP tél. : 04.75.79.29.37
Site de l’Etat en Drôme www.drome.pref.gouv.fr
3, boulevard Vauban – 26030 VALENCE Cedex 9 – Téléphone : 08 21 80 30 26- Télécopie : 04 75 42 87 55
LE N0 DE TEL EST UN REPONDEUR QUI NE DONNE AUCUNE INFORMATION;
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carton rouge pour un préfet qui n'a aucune considération pour la population de son département,
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de plus,
carton ROUGE spécial pour la directrice d'AREVA pour qui le seul problème dans cette histoire était le risque de PERTE de SON POSTE.
tous ces gens si bien payés pour mentir à la population et servir de temps en temps de fusiles me donnent la nausée .
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pour avoir une information CREDIBLE,
va-t-il falloir créer une association de citoyens indépendante afin d'exiger une parfaite transparence et un dialogue sain(c'est à dire non pollué par les politiques)entre les citoyens et ceux qui courrent le risque de les polluer?
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une autre question que je me pose:
on parle de monter l'amende des pollueurs maritimes à 15 millions d'euros.
les pollueurs nucléaires ,EUX,ne risquent rien à part leur poste s'ils sont choisis comme fusibles.
à Romans on connaissait le problème.
la direction n'a pas réagit car elle ne risque rien.
si on ne crée pas les conditions pour qu'elle réagisse la prochaine fois,ça recommencera et on finira par avoir des morts !
comme il n'y a que le pognon qui les intéresse,je crois qu'il faut taper là où il y a des chances qu'ils aient mal.
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tout va très bien madame la marquise:
Romans-sur-Isère : faible fuite d'uranium
Source : AFP18/07/2008 Mise à jour : 12:30
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Selon un représentant de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) à Lyon, la rupture de canalisation dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme), révélée vendredi, a causé un "épanchement d'uranium d'une quantité comprise entre 120 et 750 grammes". Confirmant que la canalisation en cause était "défectueuse depuis longtemps", sans donner plus d'indications, il a assuré qu'il "n'y (avait) pas d'impact sur l'environnement". Dans un communiqué, l'ASN a affirmé vendredi que "la rupture de cette canalisation enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années".
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Bertholet n'est pas en reste:
il nous refait le coup de la frontière qui arrête le nuage en y ajoutant
sa touche personnelle:
pour lui,
c'est l'enceinte de l'entreprise qui stoppe les radiations.
on savait déjà qu'il prenait les gens pour des cons mais là il bat son record.
18/07/2008 - 13:13
Romans-sur-Isère: Les inquiétudes
Le maire de Romans-sur-Isère, où a été déclarée vendredi une fuite dans un site nucléaire, Henri Bertholet, tente de rassurer la population de cette commune de 33 000 habitants. "Après l'incident de Tricastin, nous sommes dans une situation particulière et les gens sont inquiets.
Nous les rassurons en leur disant qu'il n'y a aucun danger, qu'il peuvent continuer à consommer l'eau", a-t-il déclaré. Selon lui, l'incident n'a pas de conséquences sur l'environnement. Il se fonde sur les informations transmises par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). "Cette fuite est sans danger car elle reste à l'intérieur de l'enceinte de l'entreprise".
mercredi 9 juillet 2008
le succès est dû à André Duny
et toute l'équipe Cen
Françoise Maquin
Marie Noëlle
Leslie
Corine
Odile
Alain
et aussi
l'équipe de Caracole de suc
à Saint fortunat près de Vernous en Ardèche
tel:04 75 58 19 39
Françoise Maquin
Marie Noëlle
Leslie
Corine
Odile
Alain
et aussi
l'équipe de Caracole de suc
à Saint fortunat près de Vernous en Ardèche
tel:04 75 58 19 39
une dédicace toute particulière pour Jérôme Prévieux qui m'a bien aidé pour l'atelier "construire en paille"
Jérôme est un "être rare"
en plus d'une humanité attentive aux autres,
c'est un véritable puit de sciences concernant les techniques de construction en paille.
notre complémentarité lors de l'organisation de chantiers participatifs m'avait déjà bluffé,
mais son adaptation immédiate à l'éducation populaire et la pertinence de ses interventions forcent encore plus mon admiration.
le week-end de la CEN à Caracole de suc consacré à l'écoconstruction et habitats groupés
le chameau pour remplacer le tracteur.
Le tracteur, espece en voie d'extinction, Le Monde, 05/07/08
Julien Bouissou, New Delhi correspondance
En raison de la hausse du prix de l'essence, les agriculteurs du Rajasthan abandonnent leur tracteur pour le chameau. Un moyen de transport certes plus lent, mais bien plus economique
Son vieux tracteur ne lui sert plus qu'a ecouter des chansons d'amour au moment de la sieste. Hukma Ram, un agriculteur qui possede 35 hectares de terres, a bien du se rendre a l'evidence depuis que le vendeur de bidons d'essence, situe a 25 kilometres de chez lui, a augmente ses prix : rouler en tracteur est devenu un luxe. Il a finalement redecouvert un autre moyen de transport, plus economique, qui peut charger jusqu'a 250 kg de marchandises, avance a une vitesse moyenne de 30 km/h, ne tombe jamais en panne et, surtout, ne consomme pas d'essence.
"Le chameau est l'avenir du tracteur", glisse-t-il, avec un large sourire entre ses oreilles percees de boucles d'or. Sur les routes qui traversent les paysages desertiques du Rajasthan, les chameaux n'ont jamais ete aussi nombreux a tirer, sous un soleil de plomb, des charrettes transportant des bidons d'eau, des villageois ou encore du materiel agricole. "C'est plus lent mais ca ne consomme que de l'eau et des feuilles d'arbustes", marmonne Hukma Ram.
Depuis la hausse du prix de l'essence, les vacances des chameaux sont terminees. Ils ne sont plus autorises a paitre en liberte, comme c'etait l'usage a cette periode de l'annee, et ont droit a seulement quelques jours de repit pendant la mousson. "Nous ne disposons que de tres peu de temps pour mettre les semences en terre. Le tracteur devient alors indispensable", explique Hukma Ram. Le reste de l'annee, le vehicule reste au garage, protege du sable dans une cahute de bois. Les paysans ne sont pas prets a s'en separer. "Meme si un proprietaire de tracteur achete des chameaux, il reste avant tout un proprietaire de tracteur", previent Hukma Ram. L'animal n'est pas encore devenu un signe exterieur de richesse, mais cela ne saurait tarder. Il est devenu rare, et son prix ne cesse d'augmenter.
A la foire de Pushkar, la plus importante du pays, qui a lieu tous les hivers dans un village du Rajasthan, un chameau se vend en moyenne 300 euros, soit cinq fois plus qu'il y a quatre ans. Desormais, la clientele vient de loin, notamment des grandes villes, car le chameau est capable de passer des dunes de sable au bitume sans sourciller. "Il sait gerer la circulation tout en restant serein. On le conduit comme une voiture. Un coup a droite pour accelerer, et un coup a gauche pour freiner", assure Hukma Singh, un vendeur.
Le chameau est le seul moyen de transport qui offre un retour sur investissement aussi rapide. Avec une charrette qui ne coute que 500 euros, la mise de depart est raisonnable. "Il y a tellement d'embouteillages en ville que ca ne sert plus a rien de s'acheter une petite camionnette pour aller plus vite", insiste Hukma Singh.
Preserver les chameaux
L'immatriculation des chameaux est devenue une precaution d'usage depuis que les vols se sont repandus. Sur les fesses gauches de ses cinq betes, Hukma Ram a tatoue au fer rouge le symbole de son village. Seuls les males, reputes pour leur endurance, peuvent travailler. Les femelles, elles, elevent leur progeniture. La tache est d'autant plus precieuse que la population des chameaux a diminue de moitie au cours des dix dernieres annees. Ils ne seraient plus que 450 000 aujourd'hui, d'apres les chiffres du gouvernement indien.
"La politique d'irrigation menee par le gouvernement a considerablement reduit les surfaces de paturage au profit des surfaces cultivees", explique Hanwant Singh, responsable de l'ONG Lokhit Pashu-Palak Sansthan, qui lutte pour la preservation des chameaux. Les animaux sont egalement les victimes des exercices militaires menes par l'armee indienne. Le desert du Thar se situe a la frontiere entre le Pakistan et l'Inde, et a quelques kilometres de Pokhran, le lieu utilise par l'Inde pour ses essais nucleaires. "Au moindre accident, le chameau meurt faute de soins veterinaires", deplore Hanwant Singh.
Depuis que le tracteur a fait son apparition sur les routes du Rajasthan, le metier d'eleveur, transmis de generation en generation, a vu son image se degrader. Dorenavant, les eleveurs, qui profitent de la hausse des prix du chameau, veulent a tout prix investir dans l'education de leurs enfants. "Je veux que mes garcons aillent a l'ecole pour qu'ils aient une vie differente de la mienne. Je ne souhaite pas qu'ils passent leur existence loin de la famille, a manger du pain et a boire du lait de chamelle", avoue Pradeep Ram, le visage burine par le soleil.
Mais, pour assurer un avenir a ses enfants, encore faut-il placer son argent en securite. Faute d'agences bancaires dans le desert, les eleveurs n'ont pas d'autre choix que conserver leurs economies au fond d'une armoire. "Ce qui n'est pas sans risque", soupire Pradeep Ram, depite. Les souris lui ont fait perdre l'equivalent de la moitie d'un chameau en grignotant ses billets pendant la nuit.
Le succes du "nouveau tracteur du desert", capable d'avancer sans essence, cause bien des soucis aux concessionnaires de la region. "Les terres sont transmises a plusieurs heritiers, ce qui conduit a un morcellement des surfaces cultivees. Quand on a si peu de terrain, il est difficile d'acheter un tracteur", analyse Sudeep Aggarwal, un vendeur de tracteurs base a Jaisalmer. Sur un tableau noir, les chiffres inscrits a la craie sont plusieurs fois barres, avant d'aboutir au prix final. Les tracteurs sont vendus au rabais.
Les premiers agriculteurs, qui sous-estimaient le cout d'entretien de la machine, reviennent au bout de trois ou quatre mois pour le revendre. Sudeep Aggarwal pense donc a se diversifier. "Mais le patron est reticent, car vendre des animaux pourrait nuire a la reputation de l'etablissement", regrette-t-il en passant la main sur son front noirci par le cambouis. Tout juste est-il parvenu a lui faire accepter de vendre des etuis en peau de chameau pour proteger les essuie-glaces du sable. Puis, apres un moment de silence, il finit par admettre que "Ford ou Massey Ferguson auraient sans doute du mal a accepter que l'on mette en concurrence leurs tracteurs avec des chameaux".
<http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/07/05/le-tracteur-espece-en-voie-d-extinction_1066799_3234.html#ens_id=1066881>
Julien Bouissou, New Delhi correspondance
En raison de la hausse du prix de l'essence, les agriculteurs du Rajasthan abandonnent leur tracteur pour le chameau. Un moyen de transport certes plus lent, mais bien plus economique
Son vieux tracteur ne lui sert plus qu'a ecouter des chansons d'amour au moment de la sieste. Hukma Ram, un agriculteur qui possede 35 hectares de terres, a bien du se rendre a l'evidence depuis que le vendeur de bidons d'essence, situe a 25 kilometres de chez lui, a augmente ses prix : rouler en tracteur est devenu un luxe. Il a finalement redecouvert un autre moyen de transport, plus economique, qui peut charger jusqu'a 250 kg de marchandises, avance a une vitesse moyenne de 30 km/h, ne tombe jamais en panne et, surtout, ne consomme pas d'essence.
"Le chameau est l'avenir du tracteur", glisse-t-il, avec un large sourire entre ses oreilles percees de boucles d'or. Sur les routes qui traversent les paysages desertiques du Rajasthan, les chameaux n'ont jamais ete aussi nombreux a tirer, sous un soleil de plomb, des charrettes transportant des bidons d'eau, des villageois ou encore du materiel agricole. "C'est plus lent mais ca ne consomme que de l'eau et des feuilles d'arbustes", marmonne Hukma Ram.
Depuis la hausse du prix de l'essence, les vacances des chameaux sont terminees. Ils ne sont plus autorises a paitre en liberte, comme c'etait l'usage a cette periode de l'annee, et ont droit a seulement quelques jours de repit pendant la mousson. "Nous ne disposons que de tres peu de temps pour mettre les semences en terre. Le tracteur devient alors indispensable", explique Hukma Ram. Le reste de l'annee, le vehicule reste au garage, protege du sable dans une cahute de bois. Les paysans ne sont pas prets a s'en separer. "Meme si un proprietaire de tracteur achete des chameaux, il reste avant tout un proprietaire de tracteur", previent Hukma Ram. L'animal n'est pas encore devenu un signe exterieur de richesse, mais cela ne saurait tarder. Il est devenu rare, et son prix ne cesse d'augmenter.
A la foire de Pushkar, la plus importante du pays, qui a lieu tous les hivers dans un village du Rajasthan, un chameau se vend en moyenne 300 euros, soit cinq fois plus qu'il y a quatre ans. Desormais, la clientele vient de loin, notamment des grandes villes, car le chameau est capable de passer des dunes de sable au bitume sans sourciller. "Il sait gerer la circulation tout en restant serein. On le conduit comme une voiture. Un coup a droite pour accelerer, et un coup a gauche pour freiner", assure Hukma Singh, un vendeur.
Le chameau est le seul moyen de transport qui offre un retour sur investissement aussi rapide. Avec une charrette qui ne coute que 500 euros, la mise de depart est raisonnable. "Il y a tellement d'embouteillages en ville que ca ne sert plus a rien de s'acheter une petite camionnette pour aller plus vite", insiste Hukma Singh.
Preserver les chameaux
L'immatriculation des chameaux est devenue une precaution d'usage depuis que les vols se sont repandus. Sur les fesses gauches de ses cinq betes, Hukma Ram a tatoue au fer rouge le symbole de son village. Seuls les males, reputes pour leur endurance, peuvent travailler. Les femelles, elles, elevent leur progeniture. La tache est d'autant plus precieuse que la population des chameaux a diminue de moitie au cours des dix dernieres annees. Ils ne seraient plus que 450 000 aujourd'hui, d'apres les chiffres du gouvernement indien.
"La politique d'irrigation menee par le gouvernement a considerablement reduit les surfaces de paturage au profit des surfaces cultivees", explique Hanwant Singh, responsable de l'ONG Lokhit Pashu-Palak Sansthan, qui lutte pour la preservation des chameaux. Les animaux sont egalement les victimes des exercices militaires menes par l'armee indienne. Le desert du Thar se situe a la frontiere entre le Pakistan et l'Inde, et a quelques kilometres de Pokhran, le lieu utilise par l'Inde pour ses essais nucleaires. "Au moindre accident, le chameau meurt faute de soins veterinaires", deplore Hanwant Singh.
Depuis que le tracteur a fait son apparition sur les routes du Rajasthan, le metier d'eleveur, transmis de generation en generation, a vu son image se degrader. Dorenavant, les eleveurs, qui profitent de la hausse des prix du chameau, veulent a tout prix investir dans l'education de leurs enfants. "Je veux que mes garcons aillent a l'ecole pour qu'ils aient une vie differente de la mienne. Je ne souhaite pas qu'ils passent leur existence loin de la famille, a manger du pain et a boire du lait de chamelle", avoue Pradeep Ram, le visage burine par le soleil.
Mais, pour assurer un avenir a ses enfants, encore faut-il placer son argent en securite. Faute d'agences bancaires dans le desert, les eleveurs n'ont pas d'autre choix que conserver leurs economies au fond d'une armoire. "Ce qui n'est pas sans risque", soupire Pradeep Ram, depite. Les souris lui ont fait perdre l'equivalent de la moitie d'un chameau en grignotant ses billets pendant la nuit.
Le succes du "nouveau tracteur du desert", capable d'avancer sans essence, cause bien des soucis aux concessionnaires de la region. "Les terres sont transmises a plusieurs heritiers, ce qui conduit a un morcellement des surfaces cultivees. Quand on a si peu de terrain, il est difficile d'acheter un tracteur", analyse Sudeep Aggarwal, un vendeur de tracteurs base a Jaisalmer. Sur un tableau noir, les chiffres inscrits a la craie sont plusieurs fois barres, avant d'aboutir au prix final. Les tracteurs sont vendus au rabais.
Les premiers agriculteurs, qui sous-estimaient le cout d'entretien de la machine, reviennent au bout de trois ou quatre mois pour le revendre. Sudeep Aggarwal pense donc a se diversifier. "Mais le patron est reticent, car vendre des animaux pourrait nuire a la reputation de l'etablissement", regrette-t-il en passant la main sur son front noirci par le cambouis. Tout juste est-il parvenu a lui faire accepter de vendre des etuis en peau de chameau pour proteger les essuie-glaces du sable. Puis, apres un moment de silence, il finit par admettre que "Ford ou Massey Ferguson auraient sans doute du mal a accepter que l'on mette en concurrence leurs tracteurs avec des chameaux".
<http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/07/05/le-tracteur-espece-en-voie-d-extinction_1066799_3234.html#ens_id=1066881>
les carburants verts seraient responsables de 75 % de la flambée des prix . 206 milliards d'euros volés aux pauvres.105 millions de pauvres en plus
les chiffres et surtout la somme de souffrances qu'ils induisent donnent le tournis.
dans quel monde allons-nous faire vivre nos enfants?
allons-nous laisser perpétrer impunément ces crimes contre l'humanité?
xavier Beulin: un nom de plus à ajouter à la liste des criminels
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Agriculture. Crise alimentaire : la Banque mondiale accable les biocarburants, Liberation, 05/07/08
Laureen Ortiz
Les carburants verts seraient responsable de 75 % de la flambee des prix.
Question ultrasensible : quel est le veritable impact des biocarburants sur la hausse des prix alimentaires, qui, selon la Banque mondiale (BM), a coute 324 milliards de dollars (206 milliards d’euros) aux consommateurs des pays pauvres en 2007 ?
Un rapport tenu secret de la Banque, rendu public vendredi par le quotidien britannique The Guardian, revele que l’essor des carburants vegetaux serait responsable de 75 % de cette flambee mondiale. Flambee vertigineuse qui pourrait faire plonger plus de 105 millions de personnes dans la pauvrete.
Porte-a-faux.
Enorme decalage avec les estimations officielles du departement americain de l’Agriculture, qui evoque un impact de 3 %.
Selon The Guardian, le rapport n’est pas publie afin d’eviter de mettre l’institution de Washington en porte-a-faux avec l’administration Bush, qui subventionne largement le developpement du bioethanol (a base de mais).
Si les biocarburants sont de plus en plus critiques, aucune etude n’avait fait etat d’un tel effet. L’Union europeenne estime que «l’impact a long terme des biocarburants sur les prix des cereales ne depassera pas 3 a 6 % par rapport aux prix de 2006».
Plus recemment, la FAO et l’Organisation de cooperation et de developpement economique (OCDE) estimaient a 30 % l’impact des biocarburants sur les dix prochaines annees.
«Il faut distinguer les etudes prospectives des etudes faites sur le passe, souligne Stephan Tangermann, directeur de l’agriculture a l’OCDE. Celle de la BM concerne 2002-2008. Il est tres difficile de mesurer le pourcentage de tous les facteurs sur la hausse des prix. Ce qui est sur, c’est que 60 % de la hausse de la demande mondiale en cereales et huiles vegetales entre 2005 et 2007 [periode sur laquelle les prix ont explose, ndlr] etait due aux biocarburants.»
L’economiste de la BM Don Mitchell a calcule le prix d’un panier de denrees entre janvier 2002 et fevrier 2008, et mesure une hausse globale de 140 %, explique Tangermann. Sur ces 140 %, 35 % seraient imputables a la hausse des prix de l’energie, des engrais et a la faiblesse du dollar. La part des biocarburants (de 75 %) prend en compte une «chaine de consequences»: la baisse des stocks mondiaux, la speculation et les freins a l’exportation.
«Stupide». Xavier Beulin, a la tete de la filiere francaise des huiles et proteines vegetales, botte en touche : «Cette etude est stupide.
Il faudrait plutot mesurer l’effet des politiques de l’Argentine sur le soja, de la Russie sur les cereales ou de la Thailande sur le riz [dont le prix a explose mais qui ne sert pas a la production de biocarburants]».
En France, 800 000 hectares de colza etaient cultives en 2007 pour l’energie, contre 700 000 pour la filiere alimentaire.
Et cette concurrence des cultures, decrite comme une distorsion du marche dans le rapport Mitchell, risque d’aggraver la crise alimentaire mondiale. Theme majeur du prochain G8, au Japon a partir de lundi.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/337109.FR.php>
dans quel monde allons-nous faire vivre nos enfants?
allons-nous laisser perpétrer impunément ces crimes contre l'humanité?
xavier Beulin: un nom de plus à ajouter à la liste des criminels
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Agriculture. Crise alimentaire : la Banque mondiale accable les biocarburants, Liberation, 05/07/08
Laureen Ortiz
Les carburants verts seraient responsable de 75 % de la flambee des prix.
Question ultrasensible : quel est le veritable impact des biocarburants sur la hausse des prix alimentaires, qui, selon la Banque mondiale (BM), a coute 324 milliards de dollars (206 milliards d’euros) aux consommateurs des pays pauvres en 2007 ?
Un rapport tenu secret de la Banque, rendu public vendredi par le quotidien britannique The Guardian, revele que l’essor des carburants vegetaux serait responsable de 75 % de cette flambee mondiale. Flambee vertigineuse qui pourrait faire plonger plus de 105 millions de personnes dans la pauvrete.
Porte-a-faux.
Enorme decalage avec les estimations officielles du departement americain de l’Agriculture, qui evoque un impact de 3 %.
Selon The Guardian, le rapport n’est pas publie afin d’eviter de mettre l’institution de Washington en porte-a-faux avec l’administration Bush, qui subventionne largement le developpement du bioethanol (a base de mais).
Si les biocarburants sont de plus en plus critiques, aucune etude n’avait fait etat d’un tel effet. L’Union europeenne estime que «l’impact a long terme des biocarburants sur les prix des cereales ne depassera pas 3 a 6 % par rapport aux prix de 2006».
Plus recemment, la FAO et l’Organisation de cooperation et de developpement economique (OCDE) estimaient a 30 % l’impact des biocarburants sur les dix prochaines annees.
«Il faut distinguer les etudes prospectives des etudes faites sur le passe, souligne Stephan Tangermann, directeur de l’agriculture a l’OCDE. Celle de la BM concerne 2002-2008. Il est tres difficile de mesurer le pourcentage de tous les facteurs sur la hausse des prix. Ce qui est sur, c’est que 60 % de la hausse de la demande mondiale en cereales et huiles vegetales entre 2005 et 2007 [periode sur laquelle les prix ont explose, ndlr] etait due aux biocarburants.»
L’economiste de la BM Don Mitchell a calcule le prix d’un panier de denrees entre janvier 2002 et fevrier 2008, et mesure une hausse globale de 140 %, explique Tangermann. Sur ces 140 %, 35 % seraient imputables a la hausse des prix de l’energie, des engrais et a la faiblesse du dollar. La part des biocarburants (de 75 %) prend en compte une «chaine de consequences»: la baisse des stocks mondiaux, la speculation et les freins a l’exportation.
«Stupide». Xavier Beulin, a la tete de la filiere francaise des huiles et proteines vegetales, botte en touche : «Cette etude est stupide.
Il faudrait plutot mesurer l’effet des politiques de l’Argentine sur le soja, de la Russie sur les cereales ou de la Thailande sur le riz [dont le prix a explose mais qui ne sert pas a la production de biocarburants]».
En France, 800 000 hectares de colza etaient cultives en 2007 pour l’energie, contre 700 000 pour la filiere alimentaire.
Et cette concurrence des cultures, decrite comme une distorsion du marche dans le rapport Mitchell, risque d’aggraver la crise alimentaire mondiale. Theme majeur du prochain G8, au Japon a partir de lundi.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/337109.FR.php>
mardi 1 juillet 2008
réclamer l'interdiction de vente des pesticides indétectables dans la nourriture
alors que ça devrait être une simple mesure de bon-sens,cette demande légitime sonne comme une UTOPIE.
quel monde créons nous pour nos enfants ?
QUI décide que l'argent gagné par les pollueurs est plus légitime que la santé des consommateurs?
si ce sont NOS représentants,il y a des questions à se poser sur LA LEGITIMITE DE NOS REPRESENTANTS et plus généralement sur LE TYPE DE SOCIETE basé sur l'argent et l'accaparement par certains de toutes les richesses.
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Pesticides : la liste noire de Greenpeace, Novethic, 20/06/08
Rouba Naaman
Apres avoir dresse la liste des pesticides dangereux utilises dans le monde, Greenpeace passe au crible les 5 principales entreprises productrices de phytosanitaires. Aucune n’evite les critiques, et toutes sont accusees de mettre gravement en danger la sante des populations et celle de l’environnement.
L’ONG reclame une demarche forte de l’Union europeenne pour limiter l’impunite des multinationales.
« Les portefeuilles sales de l’industrie des pesticides ».
Des le titre de son rapport, Greenpeace accuse, et son plaidoyer est plutot inquietant.
L’ONG environnementale a examine les produits phytosanitaires proposes par les entreprises leaders du secteur : les Allemands Bayer Crop Science et BASF, les Americains Dow Agro-Science et Monsanto, et le Suisse Syngenta, qui a eux cinq representent les trois quarts du marche des pesticides.
Le rapport est accablant pour la filiere et alarmant pour les consommateurs du monde entier.
En janvier 2008, Greenpeace sort un rapport intitule « Black list of pesticides ».
Cette liste noire des pesticides recense les produits phytosanitaires qui menacent la sante et l’environnement.
Selon ce texte, 170 pesticides utilises dans l’Union europeenne et 327 utilises dans le monde sont dangereux pour la sante humaine.
Greenpeace demande alors que ces substances soient progressivement interdites.
Elle publie ensuite la liste des pesticides pour lesquels la toxicite ne peut etre ni confirmee ni infirmee, faute d’information publique suffisante.
Ce rapport, familierement denomme « Yellow list », n’indique certes pas de dangerosite averee, mais temoigne du secret, pretendu industriel, qui regne sur les produits phytosanitaires.
En publiant mi-juin le 1e classement au monde des principales compagnies productrices de pesticides, la section allemande de l’ONG a donne le coup de grace a la filiere.
Basee sur les risques et les effets de ces pesticides sur l’organisme et l’environnement, l’etude a considere 512 substances, et litteralement compte les points : 2 points si le produit appartient a la Black list, 1 s’il appartient a la Yellow list, ou s’il ne peut etre detecte dans l’alimentation.
Le total, deja peu glorieux, a ete reevalue selon les parts de marche de l’entreprise.
Le rapport conclut a de grandes differences entre les impacts sur la sante et l’environnement des 5 multinationales etudiees.
Toutes categories confondues, Monsanto reste le « leader » du toxique, mais, au final, les cinq firmes sont sur le banc des accuses.
Un tiers des pesticides sur le marche sont dangereux
Pres de la moitie des pesticides produits par les societes etudiees font partie de la Black list. Il s’agit principalement d’insecticides.
Autrement dit, plus d’un tiers des phytosanitaires mis sur le marche mondial presentent un risque pour la sante humaine et pour l’environnement.
Monsanto propose moins de principes actifs que ses concurrents, mais ils font tres largement partie de la liste noire. 60% des 15 produits vendus par Monsanto sont dangereux, contre 53% pour Bayer (163 substances), 48% pour BASF (45), et 39% pour Dow (29) et Syngenta (69). En parts de marche, Bayer et Syngenta sont les entreprises qui vendent le plus de substances dangereuses pour la sante humaine.
En moyenne, seuls 16% des pesticides produits par ces cinq entreprises, Monsanto en tete, font partie de la Yellow list.
Monsanto est egalement l’entreprise qui propose le plus de pesticides non detectables (75%, contre 50% chez Dow).
Ces substances, qui ne peuvent etre detectees dans la nourriture, faute de moyens scientifiques adequats, posent le probleme du principe de precaution.
Greenpeace reclame un suivi, du producteur aux assiettes, de la presence de pesticides dans l’alimentation, et demande qu’aucun pesticide indetectable ne soit autorise.
Elle interpelle egalement les « acteurs impliques dans le secteur alimentaire doivent remplacer les pesticides de la Black list par d’autres substances ».
L’Europe doit legiferer
L’ONG formule par ailleurs plusieurs recommandations a l’Union europeenne.
Outre une aide a la recherche de substituts aux substances dangereuses, elle propose la validation systematique des pesticides avant leur mise sur le marche.
Appel presque entendu par les ambassadeurs europeens, qui ont decide la revision des lois en vigueur sur les pesticides.
Les ministres de l’agriculture de l’Union devraient ainsi debattre lundi 23 juin de la possibilite de reduire le nombre des produits phytosanitaires autorises.
En parallele, le parlement europeen a annonce que 33 polluants, dont de nombreux pesticides, seraient soumis a des normes de qualite environnementale d’ici 2018.
Une echeance qui parait bien lointaine, et qui ne risque pas de porter atteinte a l’economie du secteur :
les 5 entreprises leaders ont realise 18,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur les pesticides en 2007.
Voir aussi : Le rapport de Greenpeace « The dirty portfolios of the pesticides industry » (en anglais)
<http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=116696&titre=Pesticides%20:%20la%20liste%20noire%20de%20Greenpeace>
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je crois qu'il est important de recaser cet article dans son contexte.
grennpeace fait un travail intéressant mais en ne s'occupant que de l'agriculture des pays riches où vivent ses donateurs,elle fait une grave erreur de stratégie car ,au final,elle ne contrera rien.
je tiens à rappeler,pour ceux qui n'ont pas suivi le blog que l'industrie des pesticides a bien compris qu'en Europe et aux états unis elle va être obligée de lacher du lest,alors
sa stratégie a changé:
elle est en train de mettre en place,avec l'aide de la FAO,Jacques Diouf,Kofi Annan,le FMI,le G8, une pseudo "REVOLUTION VERTE" en Afrique dont le but est d'imposer l'utilisation de pesticides et d'OGM sur toutes les terres cultivables du continent.
grace à la main-d'oeuvre pas chère et à la terre pas chère,les produits OGM et pleins de pesticides déferleront ensuite sur le marché Européen au nom de la libre concurence.
et on finira de toutes façons par les bouffer,même dans nos pays riches.
c'est quasi imparable si on n'arrête pas le processus à la source.
la clé de cette stratégie,pour l'instant,ce sont des institutions internationales et des politiciens achetés par les fondations GATES et ROCKEFELLER,
des politiciens qui n'hésitent pas à se servir de l'arme de la FAIM pour arriver à leurs FINS.
c'est eux qu'il faut bloquer en dénonçant leurs pratiques et leurs buts.
quel monde créons nous pour nos enfants ?
QUI décide que l'argent gagné par les pollueurs est plus légitime que la santé des consommateurs?
si ce sont NOS représentants,il y a des questions à se poser sur LA LEGITIMITE DE NOS REPRESENTANTS et plus généralement sur LE TYPE DE SOCIETE basé sur l'argent et l'accaparement par certains de toutes les richesses.
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Pesticides : la liste noire de Greenpeace, Novethic, 20/06/08
Rouba Naaman
Apres avoir dresse la liste des pesticides dangereux utilises dans le monde, Greenpeace passe au crible les 5 principales entreprises productrices de phytosanitaires. Aucune n’evite les critiques, et toutes sont accusees de mettre gravement en danger la sante des populations et celle de l’environnement.
L’ONG reclame une demarche forte de l’Union europeenne pour limiter l’impunite des multinationales.
« Les portefeuilles sales de l’industrie des pesticides ».
Des le titre de son rapport, Greenpeace accuse, et son plaidoyer est plutot inquietant.
L’ONG environnementale a examine les produits phytosanitaires proposes par les entreprises leaders du secteur : les Allemands Bayer Crop Science et BASF, les Americains Dow Agro-Science et Monsanto, et le Suisse Syngenta, qui a eux cinq representent les trois quarts du marche des pesticides.
Le rapport est accablant pour la filiere et alarmant pour les consommateurs du monde entier.
En janvier 2008, Greenpeace sort un rapport intitule « Black list of pesticides ».
Cette liste noire des pesticides recense les produits phytosanitaires qui menacent la sante et l’environnement.
Selon ce texte, 170 pesticides utilises dans l’Union europeenne et 327 utilises dans le monde sont dangereux pour la sante humaine.
Greenpeace demande alors que ces substances soient progressivement interdites.
Elle publie ensuite la liste des pesticides pour lesquels la toxicite ne peut etre ni confirmee ni infirmee, faute d’information publique suffisante.
Ce rapport, familierement denomme « Yellow list », n’indique certes pas de dangerosite averee, mais temoigne du secret, pretendu industriel, qui regne sur les produits phytosanitaires.
En publiant mi-juin le 1e classement au monde des principales compagnies productrices de pesticides, la section allemande de l’ONG a donne le coup de grace a la filiere.
Basee sur les risques et les effets de ces pesticides sur l’organisme et l’environnement, l’etude a considere 512 substances, et litteralement compte les points : 2 points si le produit appartient a la Black list, 1 s’il appartient a la Yellow list, ou s’il ne peut etre detecte dans l’alimentation.
Le total, deja peu glorieux, a ete reevalue selon les parts de marche de l’entreprise.
Le rapport conclut a de grandes differences entre les impacts sur la sante et l’environnement des 5 multinationales etudiees.
Toutes categories confondues, Monsanto reste le « leader » du toxique, mais, au final, les cinq firmes sont sur le banc des accuses.
Un tiers des pesticides sur le marche sont dangereux
Pres de la moitie des pesticides produits par les societes etudiees font partie de la Black list. Il s’agit principalement d’insecticides.
Autrement dit, plus d’un tiers des phytosanitaires mis sur le marche mondial presentent un risque pour la sante humaine et pour l’environnement.
Monsanto propose moins de principes actifs que ses concurrents, mais ils font tres largement partie de la liste noire. 60% des 15 produits vendus par Monsanto sont dangereux, contre 53% pour Bayer (163 substances), 48% pour BASF (45), et 39% pour Dow (29) et Syngenta (69). En parts de marche, Bayer et Syngenta sont les entreprises qui vendent le plus de substances dangereuses pour la sante humaine.
En moyenne, seuls 16% des pesticides produits par ces cinq entreprises, Monsanto en tete, font partie de la Yellow list.
Monsanto est egalement l’entreprise qui propose le plus de pesticides non detectables (75%, contre 50% chez Dow).
Ces substances, qui ne peuvent etre detectees dans la nourriture, faute de moyens scientifiques adequats, posent le probleme du principe de precaution.
Greenpeace reclame un suivi, du producteur aux assiettes, de la presence de pesticides dans l’alimentation, et demande qu’aucun pesticide indetectable ne soit autorise.
Elle interpelle egalement les « acteurs impliques dans le secteur alimentaire doivent remplacer les pesticides de la Black list par d’autres substances ».
L’Europe doit legiferer
L’ONG formule par ailleurs plusieurs recommandations a l’Union europeenne.
Outre une aide a la recherche de substituts aux substances dangereuses, elle propose la validation systematique des pesticides avant leur mise sur le marche.
Appel presque entendu par les ambassadeurs europeens, qui ont decide la revision des lois en vigueur sur les pesticides.
Les ministres de l’agriculture de l’Union devraient ainsi debattre lundi 23 juin de la possibilite de reduire le nombre des produits phytosanitaires autorises.
En parallele, le parlement europeen a annonce que 33 polluants, dont de nombreux pesticides, seraient soumis a des normes de qualite environnementale d’ici 2018.
Une echeance qui parait bien lointaine, et qui ne risque pas de porter atteinte a l’economie du secteur :
les 5 entreprises leaders ont realise 18,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur les pesticides en 2007.
Voir aussi : Le rapport de Greenpeace « The dirty portfolios of the pesticides industry » (en anglais)
<http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=116696&titre=Pesticides%20:%20la%20liste%20noire%20de%20Greenpeace>
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je crois qu'il est important de recaser cet article dans son contexte.
grennpeace fait un travail intéressant mais en ne s'occupant que de l'agriculture des pays riches où vivent ses donateurs,elle fait une grave erreur de stratégie car ,au final,elle ne contrera rien.
je tiens à rappeler,pour ceux qui n'ont pas suivi le blog que l'industrie des pesticides a bien compris qu'en Europe et aux états unis elle va être obligée de lacher du lest,alors
sa stratégie a changé:
elle est en train de mettre en place,avec l'aide de la FAO,Jacques Diouf,Kofi Annan,le FMI,le G8, une pseudo "REVOLUTION VERTE" en Afrique dont le but est d'imposer l'utilisation de pesticides et d'OGM sur toutes les terres cultivables du continent.
grace à la main-d'oeuvre pas chère et à la terre pas chère,les produits OGM et pleins de pesticides déferleront ensuite sur le marché Européen au nom de la libre concurence.
et on finira de toutes façons par les bouffer,même dans nos pays riches.
c'est quasi imparable si on n'arrête pas le processus à la source.
la clé de cette stratégie,pour l'instant,ce sont des institutions internationales et des politiciens achetés par les fondations GATES et ROCKEFELLER,
des politiciens qui n'hésitent pas à se servir de l'arme de la FAIM pour arriver à leurs FINS.
c'est eux qu'il faut bloquer en dénonçant leurs pratiques et leurs buts.
mercredi 25 juin 2008
contrôle au faciès illégal
chercher l'édition du 25 avril.
cliquer sur le titre:
Contrôles au faciès : circulaire préfecture 19h47m21s
pas un mot de tout ceci au 20 heures de TF1
lundi 23 juin 2008
autre message aux enfoirés achetés de la FAO et aux crapules qui gouvernent
article qui vient du blog de Fabrice Nicolino
http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/
La Via Campesina
La face cachée de la crise alimentaire: de multiples violations des droits des paysans
(Jakarta, 21 Juin 2008) Environ 1000 petits paysans et paysannes du Mouvement International Via Campesina, de 25 pays différents et de 12 provinces indonésiennes se sont réunis aujourd’hui à Djakarta en vue de réclamer leur droit de manger et de nourrir leurs familles et leurs communautés.
Ils vont participer pendant cinq jours à la Conférence Internationale sur les Droits des Paysans afin d’attirer l’attention à niveau mondial sur le sort des petits producteurs agricoles. Ils représentent presque la moitié de la population mondiale et sont la colonne vertébrale du système alimentaire. Pour autant, leurs droits sont systématiquement violés.
Des petits paysans sont expulsés de leur terre afin de laisser de l’espace pour les grandes plantations ou la construction de zones industrielles, résidentielles ou commerciales.
Par exemple en Indonesie, le 29 janvier 2008, 35 agents de sécurité de la plantation nationale PTPN IV Adolina, aidés par 70 policiers du district de Deli Serdan, ont détruit 30 hectares de terre plantés de maïs et de casava appartenant de petits paysans. Sept d’entre eux ont été arrêtés en essayant de défendre leurs récoltes (ils ont été relachés).
L’entreprise a mis a nu la terre pour ensuite y planter des palmiers pour la production d’huile de palme.
Le Rapporteur spécial des Nations unies sur le Droit au Logement estime qu’environ 71,6% des ménages en Afrique, Amérique Latine et Asie de l’Est et de l’Ouest (à l’exclusion de la Chine) n’ont plus de terre ou seulement des petits lopins de terre (1).
En outre, les paysannes subissent une double marginalisation en tant que paysannes et en tant que femmes.
Ce sont elles qui assument la plus grande partie des travaux agricoles mais elles ont moins accès à la terre, aux ressources, aux revenus et aux prises de décisions que les hommes.
Les politiques commerciales actuelles contraignent à la libéralisation des marchés alimentaires et engendrent une invasion des marchés nationaux par des aliments importés. Au Mexique, les accords de libre échange ont conduit à une importation massive de maïs à bas prix depuis les USA. Les agriculteurs locaux, ne pouvant plus être compétitifs, ont perdu leur gagne pain. L’augmentation récente des prix du maïs sur le marché mondial a fortement augmenté le nombre de personnes souffrant de la faim au Mexique.
De nombreux petits paysans disparaissent partout dans le monde.
En Turquie, une famille de paysans quitte la terre toutes les 50 secondes. Depuis 2 ans, les paysans ne pouvant plus rembourser leurs emprunts ont commencé à se suicider et cette situation n’a fait qu’empirer depuis.
Les organisations paysannes luttant pour défendre leurs droits, l’accès à la terre, à l’eau, aux semences, en particulier celles qui réclament une plus grande participation aux politiques agricoles sont l’objet de criminalisation et de répression violente. Au Brésil, en 2007, environ 4.340 familles ont été expulsées de leurs terres par des entreprises privées et 28 personnes ont été assassinées 259 ont reçu des menaces de mort à cause de conflits liés à la terre (2).
En novembre 2007, Valmir Mota d’Oliveira (Keno), un leader paysan de la Via Campesina Brésil a été assassiné par les services de sécurité employés par la multinationale Syngenta lors de l’occupation des terres (3).
En Indonésie au cours de 2007, plus de 196.179 hectares de terres agricoles ont été expropriés et plus de 166 paysans ont été arrêtés et /ou ont subi des violences, 12 personnes ont été bléssées et 8 tuées lors deconflits agraires. (4).
Les paysans et leurs alliés, participant à la Conférence internationale de Djakata vont présenter la situation existante dans leurs pays et unir leurs forces afin que leurs droits puissent être reconnus et appliqués.
Via Campesina demande aux Nations unies de créer un cadre juridique international reconnaissant les Droits des Paysans. Via Campesina pressent leurs gouvernements et les organisations internationales d’assumer leurs responsabilités et d’appliquer les droits des petits paysans en encourageant une agriculture paysanne durable, en lançant la réforme agraire et en développant les marchés locaux.
La crise alimentaire actuelle et celle de l’environnement sont la conséquence d’une agriculture extensive, du contrôle de la chaîne alimentaire par les multinationales et de la libéralisation du marché des aliments.
Tout ceci a entraîné la destruction de l’environnement et le remplacement de la petite ferme familiale par de très larges exploitations agricoles.
L’alimentation se trouve maintenant dans les mains des investisseurs et des spéculateurs.
De telles politiques ont dépouillé les paysans de leur revenu et a jeté la population du monde dans une crise alimentaire mondiale.
C’est maintenant aux gouvernements de résoudre la crise qu’ils ont créée alors qu’ils pensaient que le libre-échange suffirait à organiser les marchés et à nourrir la planète.
Il est temps de rediriger les politiques agricoles vers une production alimentaire à échelle humaine, une agriculture durable et des marchés locaux.
L’alimentation n’est pas seulement le problème des paysans, elle concerne l’humanité entière.
(1) E/CN.4/2003/5/Add.1
(2) Conflictos no Campo Brasil, CPT, 2007
(3) More information on www.viacampesina.org
(4) Serikat Petani Indonesia - Report on Peasant’s Rights Violations – 2007
Plus d’informations: www.viacampesina.org and www.spi.or.id
http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/
La Via Campesina
La face cachée de la crise alimentaire: de multiples violations des droits des paysans
(Jakarta, 21 Juin 2008) Environ 1000 petits paysans et paysannes du Mouvement International Via Campesina, de 25 pays différents et de 12 provinces indonésiennes se sont réunis aujourd’hui à Djakarta en vue de réclamer leur droit de manger et de nourrir leurs familles et leurs communautés.
Ils vont participer pendant cinq jours à la Conférence Internationale sur les Droits des Paysans afin d’attirer l’attention à niveau mondial sur le sort des petits producteurs agricoles. Ils représentent presque la moitié de la population mondiale et sont la colonne vertébrale du système alimentaire. Pour autant, leurs droits sont systématiquement violés.
Des petits paysans sont expulsés de leur terre afin de laisser de l’espace pour les grandes plantations ou la construction de zones industrielles, résidentielles ou commerciales.
Par exemple en Indonesie, le 29 janvier 2008, 35 agents de sécurité de la plantation nationale PTPN IV Adolina, aidés par 70 policiers du district de Deli Serdan, ont détruit 30 hectares de terre plantés de maïs et de casava appartenant de petits paysans. Sept d’entre eux ont été arrêtés en essayant de défendre leurs récoltes (ils ont été relachés).
L’entreprise a mis a nu la terre pour ensuite y planter des palmiers pour la production d’huile de palme.
Le Rapporteur spécial des Nations unies sur le Droit au Logement estime qu’environ 71,6% des ménages en Afrique, Amérique Latine et Asie de l’Est et de l’Ouest (à l’exclusion de la Chine) n’ont plus de terre ou seulement des petits lopins de terre (1).
En outre, les paysannes subissent une double marginalisation en tant que paysannes et en tant que femmes.
Ce sont elles qui assument la plus grande partie des travaux agricoles mais elles ont moins accès à la terre, aux ressources, aux revenus et aux prises de décisions que les hommes.
Les politiques commerciales actuelles contraignent à la libéralisation des marchés alimentaires et engendrent une invasion des marchés nationaux par des aliments importés. Au Mexique, les accords de libre échange ont conduit à une importation massive de maïs à bas prix depuis les USA. Les agriculteurs locaux, ne pouvant plus être compétitifs, ont perdu leur gagne pain. L’augmentation récente des prix du maïs sur le marché mondial a fortement augmenté le nombre de personnes souffrant de la faim au Mexique.
De nombreux petits paysans disparaissent partout dans le monde.
En Turquie, une famille de paysans quitte la terre toutes les 50 secondes. Depuis 2 ans, les paysans ne pouvant plus rembourser leurs emprunts ont commencé à se suicider et cette situation n’a fait qu’empirer depuis.
Les organisations paysannes luttant pour défendre leurs droits, l’accès à la terre, à l’eau, aux semences, en particulier celles qui réclament une plus grande participation aux politiques agricoles sont l’objet de criminalisation et de répression violente. Au Brésil, en 2007, environ 4.340 familles ont été expulsées de leurs terres par des entreprises privées et 28 personnes ont été assassinées 259 ont reçu des menaces de mort à cause de conflits liés à la terre (2).
En novembre 2007, Valmir Mota d’Oliveira (Keno), un leader paysan de la Via Campesina Brésil a été assassiné par les services de sécurité employés par la multinationale Syngenta lors de l’occupation des terres (3).
En Indonésie au cours de 2007, plus de 196.179 hectares de terres agricoles ont été expropriés et plus de 166 paysans ont été arrêtés et /ou ont subi des violences, 12 personnes ont été bléssées et 8 tuées lors deconflits agraires. (4).
Les paysans et leurs alliés, participant à la Conférence internationale de Djakata vont présenter la situation existante dans leurs pays et unir leurs forces afin que leurs droits puissent être reconnus et appliqués.
Via Campesina demande aux Nations unies de créer un cadre juridique international reconnaissant les Droits des Paysans. Via Campesina pressent leurs gouvernements et les organisations internationales d’assumer leurs responsabilités et d’appliquer les droits des petits paysans en encourageant une agriculture paysanne durable, en lançant la réforme agraire et en développant les marchés locaux.
La crise alimentaire actuelle et celle de l’environnement sont la conséquence d’une agriculture extensive, du contrôle de la chaîne alimentaire par les multinationales et de la libéralisation du marché des aliments.
Tout ceci a entraîné la destruction de l’environnement et le remplacement de la petite ferme familiale par de très larges exploitations agricoles.
L’alimentation se trouve maintenant dans les mains des investisseurs et des spéculateurs.
De telles politiques ont dépouillé les paysans de leur revenu et a jeté la population du monde dans une crise alimentaire mondiale.
C’est maintenant aux gouvernements de résoudre la crise qu’ils ont créée alors qu’ils pensaient que le libre-échange suffirait à organiser les marchés et à nourrir la planète.
Il est temps de rediriger les politiques agricoles vers une production alimentaire à échelle humaine, une agriculture durable et des marchés locaux.
L’alimentation n’est pas seulement le problème des paysans, elle concerne l’humanité entière.
(1) E/CN.4/2003/5/Add.1
(2) Conflictos no Campo Brasil, CPT, 2007
(3) More information on www.viacampesina.org
(4) Serikat Petani Indonesia - Report on Peasant’s Rights Violations – 2007
Plus d’informations: www.viacampesina.org and www.spi.or.id
vendredi 20 juin 2008
alter plan banlieues
et si on avait commencé par écouter ce qu'ils ont à dire ...
c'est parfois,en plus,joliment dit:
c'est parfois,en plus,joliment dit:
qui a acheté Jacques DIOUF pour PROMOUVOIR le chimique ?
Lettre ouverte a Monsieur Jacques Diouf, Directeur General de la FAO, Philippe Desbrosses, 29/01/08
Monsieur le Directeur,
Vous avez recemment, a titre personnel, exprime votre opinion sur l’agriculture biologique en precisant que vous ne « croyez » pas qu’elle puisse nourrir le monde, contestant ainsi les conclusions de la conference internationale qui a eu lieu a Rome du 3 au 5 mai 2007 sous l’egide de la F.A.O.
Laquelle affirmait qu’avec plus de trente annees d’experience sur tous les continents, l’agriculture biologique avait fait la demonstration de ses capacites a nourrir l’ensemble de la population mondiale aussi bien que l’agriculture conventionnelle, sans les nuisances generees par cette derniere.
Si je devais apporter ma contribution au debat concernant cette nouvelle polemique inutile sur "le bio et la faim dans le monde", j’inverserai plutot la question :
"Est-ce que l'Agriculture industrielle peut nourrir le monde ?
attendu que pour l'instant elle n’y est pas parvenue et, qu’en depit de la revolution verte, le nombre de personnes sous-alimentees s’est aggrave depuis 30 ans, alors que ses effets negatifs deviennent de plus en plus evidents et devastateurs :
- 1°) l'exode rural : depuis 40 ans l'hemorragie silencieuse a entraine la disparition d'une exploitation tous les 1/4 d'heures en France , toutes les 2 minutes en Europe, toutes les demi-secondes sur la planete, a cause de l'industrialisation et de l’artificialisation du modele alimentaire.
- 2°) la degradation des sols : 1/3 des terres arables ont ete sterilisees ou laterisees en 30 ans.
- 3°) la penurie d'eau : pour l'irrigation, 73% de l'eau pompee a la surface du globe est utilisee par l'agriculture intensive, l'efficacite de ses engrais solubles en depend. C’est pourquoi la plupart des ressources en eau douce sont menacees par ce modele de production.
- 4°) la pollution generalisee : les nappes phreatiques, l’air, les eaux des rivieres, les sols sont contamines par les pesticides, nitrates, hormones, antibiotiques, metaux lourds…
- 5°) l'effondrement de la bio-diversite : 100 especes par jour disparaissent, 75% des plantes comestibles cultivees ont disparu en un siecle, (chiffres FAO.).
- 6°) l'appropriation des ressources et du patrimoine commun par quelques oligarchies financieres : les paysans sans terre pourraient se nourrir sans l'aide des pays riches si on les laissait disposer de leurs moyens legitimes...
- 7°) la desertification : 1 ha passe au desert toutes les 4 secondes sur la planete – (chiffres de la conference internationale de Rio).
- 8°) les migrations de populations provoquees par les conflits sociaux ou ethniques qui resultent des degradations de leur environnement sont une bombe a retardement pour l’equilibre mondial et la paix.
- 9°) la dependance extravagante de l'agriculture aux energies fossiles : demain, sans le petrole, que devient l'agriculture industrielle, essentiellement petroliere ?
- 10°) le rechauffement climatique : la responsabilite de l'agriculture et du modele alimentaire industriels sont, pour 1/3, responsables des emissions de gaz a effet de serre.
Monsieur le Directeur General, ne pensez-vous pas qu'il est temps d’arreter de promouvoir ce modele ?
Les indicateurs des desastres ne sont-ils pas suffisamment convaincants ? . .
Ce modele est notoirement :
- anti-economique : sans les subventions publiques ou impots des citoyens il n'existerait plus...
- anti-ecologique : il detruit plus de biens qu'il n'en produit, et les biens naturels qu'il degrade ne sont
pas renouvelables...
- anti-social ; il laisse exsangues des territoires entiers, ou sont demanteles le tissu communautaire
et les economies locales...
- enfin ce modele est aux antipodes de la sante publique : de toutes parts des medecins, des scientifiques, des Prix Nobel multiplient les appels pour reduire l'impact negatif de l'agriculture sur l'alimentation et l'environnement, dont depend la sante des etres vivants...
Faut-il continuer a s'illusionner sur ce mode de production qui met en peril les grands equilibres des ecosystemes, et a terme l’existence meme de l’humanite ?
Je pense que nous devons au contraire rehabiliter les paysans, en nombre suffisant, plutot que de leur substituer les artifices polluants et couteux de l’industrie chimique qui les a remplaces dans les champs depuis 1/4 de siecle.
Il faut inverser cet exode pour un retour a la Terre, aux soins de notre patrimoine commun, a la preservation des ressources et aux bienfaits des productions durables, generatrices de millions d’emplois non-delocalisables.
Partout le genie des petits paysans a fait merveille depuis des millenaires. Pourquoi ne s'inspire-t-on pas des exemples qui foisonnent dans le monde et dans l'histoire de l'humanite. Ils demontrent qu'une agriculture paysanne ou vivriere est de cent a mille fois plus productive par unite de production que l'agriculture industrielle.
Elle est egalement – contrairement a ce que certains affirment – plus productive par unite de surface. Une etude recente de plusieurs universites, notamment americaines et indiennes, faisant la synthese des resultats de 293 etudes comparatives, entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique, montre que dans les pays du Nord les resultats sont pratiquement equivalents et dans les pays de Sud l’agriculture biologique a des rendements superieurs de 80% a ceux de l’agriculture conventionnelle.
Elle seule peut donc repondre aux defis de ce temps : « Nourrir durablement l'ensemble de la planete sans l'abimer ». C'etait justement la conclusion des experts de la conference de la FAO a Rome en mai dernier, qu'aujourd'hui vous contestez.
Nous sommes prets a engager un vrai debat de societe sur ces questions car le temps presse et c’est le devoir de notre generation de reparer les degradations que nous avons provoquees.
Pouvez-vous y contribuer en nous aidant a l’organiser au sein de votre institution ?
Dans l’attente veuillez agreer, Monsieur le Directeur General, l’expression de mes respectueux sentiments.
Philippe Desbrosses.
Agriculteur, Ferme pilote de Sainte-Marthe
Docteur en Sciences de l’Environnement
Expert-consultant aupres de l’Union Europeenne
Charge de Mission au Ministere de l’Agriculture. Paris.
Centre Pilote Europeen, Ferme experimentale de Sainte-Marthe - 41200 Millancay
Site internet :<http://association-terre.blogspot.com/>
Monsieur le Directeur,
Vous avez recemment, a titre personnel, exprime votre opinion sur l’agriculture biologique en precisant que vous ne « croyez » pas qu’elle puisse nourrir le monde, contestant ainsi les conclusions de la conference internationale qui a eu lieu a Rome du 3 au 5 mai 2007 sous l’egide de la F.A.O.
Laquelle affirmait qu’avec plus de trente annees d’experience sur tous les continents, l’agriculture biologique avait fait la demonstration de ses capacites a nourrir l’ensemble de la population mondiale aussi bien que l’agriculture conventionnelle, sans les nuisances generees par cette derniere.
Si je devais apporter ma contribution au debat concernant cette nouvelle polemique inutile sur "le bio et la faim dans le monde", j’inverserai plutot la question :
"Est-ce que l'Agriculture industrielle peut nourrir le monde ?
attendu que pour l'instant elle n’y est pas parvenue et, qu’en depit de la revolution verte, le nombre de personnes sous-alimentees s’est aggrave depuis 30 ans, alors que ses effets negatifs deviennent de plus en plus evidents et devastateurs :
- 1°) l'exode rural : depuis 40 ans l'hemorragie silencieuse a entraine la disparition d'une exploitation tous les 1/4 d'heures en France , toutes les 2 minutes en Europe, toutes les demi-secondes sur la planete, a cause de l'industrialisation et de l’artificialisation du modele alimentaire.
- 2°) la degradation des sols : 1/3 des terres arables ont ete sterilisees ou laterisees en 30 ans.
- 3°) la penurie d'eau : pour l'irrigation, 73% de l'eau pompee a la surface du globe est utilisee par l'agriculture intensive, l'efficacite de ses engrais solubles en depend. C’est pourquoi la plupart des ressources en eau douce sont menacees par ce modele de production.
- 4°) la pollution generalisee : les nappes phreatiques, l’air, les eaux des rivieres, les sols sont contamines par les pesticides, nitrates, hormones, antibiotiques, metaux lourds…
- 5°) l'effondrement de la bio-diversite : 100 especes par jour disparaissent, 75% des plantes comestibles cultivees ont disparu en un siecle, (chiffres FAO.).
- 6°) l'appropriation des ressources et du patrimoine commun par quelques oligarchies financieres : les paysans sans terre pourraient se nourrir sans l'aide des pays riches si on les laissait disposer de leurs moyens legitimes...
- 7°) la desertification : 1 ha passe au desert toutes les 4 secondes sur la planete – (chiffres de la conference internationale de Rio).
- 8°) les migrations de populations provoquees par les conflits sociaux ou ethniques qui resultent des degradations de leur environnement sont une bombe a retardement pour l’equilibre mondial et la paix.
- 9°) la dependance extravagante de l'agriculture aux energies fossiles : demain, sans le petrole, que devient l'agriculture industrielle, essentiellement petroliere ?
- 10°) le rechauffement climatique : la responsabilite de l'agriculture et du modele alimentaire industriels sont, pour 1/3, responsables des emissions de gaz a effet de serre.
Monsieur le Directeur General, ne pensez-vous pas qu'il est temps d’arreter de promouvoir ce modele ?
Les indicateurs des desastres ne sont-ils pas suffisamment convaincants ? . .
Ce modele est notoirement :
- anti-economique : sans les subventions publiques ou impots des citoyens il n'existerait plus...
- anti-ecologique : il detruit plus de biens qu'il n'en produit, et les biens naturels qu'il degrade ne sont
pas renouvelables...
- anti-social ; il laisse exsangues des territoires entiers, ou sont demanteles le tissu communautaire
et les economies locales...
- enfin ce modele est aux antipodes de la sante publique : de toutes parts des medecins, des scientifiques, des Prix Nobel multiplient les appels pour reduire l'impact negatif de l'agriculture sur l'alimentation et l'environnement, dont depend la sante des etres vivants...
Faut-il continuer a s'illusionner sur ce mode de production qui met en peril les grands equilibres des ecosystemes, et a terme l’existence meme de l’humanite ?
Je pense que nous devons au contraire rehabiliter les paysans, en nombre suffisant, plutot que de leur substituer les artifices polluants et couteux de l’industrie chimique qui les a remplaces dans les champs depuis 1/4 de siecle.
Il faut inverser cet exode pour un retour a la Terre, aux soins de notre patrimoine commun, a la preservation des ressources et aux bienfaits des productions durables, generatrices de millions d’emplois non-delocalisables.
Partout le genie des petits paysans a fait merveille depuis des millenaires. Pourquoi ne s'inspire-t-on pas des exemples qui foisonnent dans le monde et dans l'histoire de l'humanite. Ils demontrent qu'une agriculture paysanne ou vivriere est de cent a mille fois plus productive par unite de production que l'agriculture industrielle.
Elle est egalement – contrairement a ce que certains affirment – plus productive par unite de surface. Une etude recente de plusieurs universites, notamment americaines et indiennes, faisant la synthese des resultats de 293 etudes comparatives, entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique, montre que dans les pays du Nord les resultats sont pratiquement equivalents et dans les pays de Sud l’agriculture biologique a des rendements superieurs de 80% a ceux de l’agriculture conventionnelle.
Elle seule peut donc repondre aux defis de ce temps : « Nourrir durablement l'ensemble de la planete sans l'abimer ». C'etait justement la conclusion des experts de la conference de la FAO a Rome en mai dernier, qu'aujourd'hui vous contestez.
Nous sommes prets a engager un vrai debat de societe sur ces questions car le temps presse et c’est le devoir de notre generation de reparer les degradations que nous avons provoquees.
Pouvez-vous y contribuer en nous aidant a l’organiser au sein de votre institution ?
Dans l’attente veuillez agreer, Monsieur le Directeur General, l’expression de mes respectueux sentiments.
Philippe Desbrosses.
Agriculteur, Ferme pilote de Sainte-Marthe
Docteur en Sciences de l’Environnement
Expert-consultant aupres de l’Union Europeenne
Charge de Mission au Ministere de l’Agriculture. Paris.
Centre Pilote Europeen, Ferme experimentale de Sainte-Marthe - 41200 Millancay
Site internet :
Kofi ANNAN acheté pour imposer les OGM ?
Papounet,
tu te rappelles que tu a écrit qu'il faut laisser faire les riches et prendre le fric qu'il veulent bien donner?
il faut donc laisser faire les gates qui financent Kofi Annan ?
tu connais les buts des Gates ?
et après tu prétends que tu es contre les OGM.
bravo.
------------------------------------------------------------------------------------------
Les grands semenciers brevetent les genes d'adaptation au changement climatique,
Le Monde, 10/06/08
Herve Kempf
Un groupe d'action canadien independant, ETC Group, revele que Monsanto, Bayer, BASF et d'autres firmes ont depose 532 brevets sur des genes de resistance a la secheresse.
Monsanto, premier producteur mondial de semences transgeniques, a publie le 4 juin, a Saint-Louis (Etats-Unis), un « engagement en trois points » : la firme s'engage a « doubler la productivite du mais, du soja et du coton en 2030 par rapport a 2000 », a « developper des semences qui reduiront d'un tiers les ressources requises » d'eau et d'engrais, et a aider « a ameliorer la vie des paysans, dont cinq millions des plus pauvres, en 2020 ».
Intervenant alors que se tenait a Rome la conference de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur la crise alimentaire, la demarche vise a convaincre que les organismes genetiquement modifies (OGM) sont un atout pour faire face a ce probleme et au changement climatique.
Mais pour les chercheurs independants d'ETC Group (Action Group on Erosion, Technology and Concentration), bases a Ottawa (Canada), la demarche des grandes firmes semencieres vise d'abord a s'assurer des positions commerciales profitables. Dans un rapport publie en mai (www.etcgroup.org), ETC Group revele que Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta et d'autres firmes ont depose 532 brevets sur des sequences genetiques favorisant l'adaptation au changement climatique. A elles deux, Monsanto et BASF detiennent 49 % des groupes de brevets concernes. Ces deux entreprises avaient annonce, en mars 2007, un partenariat de 1,5 milliard de dollars pour developper des plantes resistantes a des conditions climatiques nefastes - « probablement le plus grand accord prive de recherche jamais enregistre », dit ETC Group.
Ce dernier detaille les projets des principales firmes qui proposeront des 2010 des plantes supposees adaptees a la secheresse. Les compagnies cherchent a impliquer les grands organismes de recherche publique dans leur demarche, tels le Cimmyt (Centre international d'amelioration du mais et du ble) ou le CGIAR (Groupe consultatif international de recherche agricole).
Un programme pour developper des OGM en Afrique a ainsi ete lance par le Cimmyt avec un soutien de 47 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates.
Pourquoi ces depots de brevets par les multinationales des semences sont-ils critiques par ETC Group ? D'une part parce qu'ils risquent de distraire des ressources necessaires a une recherche agronomique plus proche des besoins des petits paysans.
Selon ETC Group, la recherche biotechnologique prolonge le modele agro-industriel alors que la communaute des agronomes affirme que la priorite pour faire face aux crises est le soutien a l'agriculture vivriere et aux petits paysans.
Cela a ete clairement exprime dans un rapport de l'ONU elabore par la communaute scientifique et publie en avril. ETC Group cite aussi plusieurs exemples ou la recherche agronomique classique parvient a elaborer des riz adaptes a des conditions tres seches.
D'autre part, le depot de brevets sur les genes de familles de plantes pourrait rendre difficile aux organismes publics de recherche et aux groupes de petits paysans l'acces aux banques de semences : « Si les compagnies multinationales controlent les genes-cles de la resistance a la secheresse dans des cultures transgeniques (...), les chercheurs publics pourraient etre accuses de violer les regles de propriete des genes brevetes », s'inquiete le rapport.
Enfin, les experts soulignent que la creation de plantes OGM resistantes a la secheresse souleve de nombreux problemes scientifiques qui sont loin d'avoir ete resolus. Ainsi, selon un phenomene biologique appele pleiotropie, le gene introduit pourrait commander d'autres caracteristiques de la plante que sa seule capacite a resister au manque d'eau.
La pression pour imposer les solutions transgeniques a ete observee sur un autre front, lors de la Conference sur la biodiversite qui s'est achevee a Bonn le 30 mai. Face a l'opposition des Etats-Unis et du Bresil, les pays africains n'ont pu obtenir le moratoire temporaire qu'ils souhaitaient sur la diffusion des arbres transgeniques, le temps d'analyser l'effet qu'ils pouvaient avoir sur les ecosystemes.
Les arbres OGM pourraient produire... des agrocarburants a base de cellulose.
<http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=2ac495e8504cc27e2d200c04dbf01bdc5f2172baab228a9c>
tu te rappelles que tu a écrit qu'il faut laisser faire les riches et prendre le fric qu'il veulent bien donner?
il faut donc laisser faire les gates qui financent Kofi Annan ?
tu connais les buts des Gates ?
et après tu prétends que tu es contre les OGM.
bravo.
------------------------------------------------------------------------------------------
Les grands semenciers brevetent les genes d'adaptation au changement climatique,
Le Monde, 10/06/08
Herve Kempf
Un groupe d'action canadien independant, ETC Group, revele que Monsanto, Bayer, BASF et d'autres firmes ont depose 532 brevets sur des genes de resistance a la secheresse.
Monsanto, premier producteur mondial de semences transgeniques, a publie le 4 juin, a Saint-Louis (Etats-Unis), un « engagement en trois points » : la firme s'engage a « doubler la productivite du mais, du soja et du coton en 2030 par rapport a 2000 », a « developper des semences qui reduiront d'un tiers les ressources requises » d'eau et d'engrais, et a aider « a ameliorer la vie des paysans, dont cinq millions des plus pauvres, en 2020 ».
Intervenant alors que se tenait a Rome la conference de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur la crise alimentaire, la demarche vise a convaincre que les organismes genetiquement modifies (OGM) sont un atout pour faire face a ce probleme et au changement climatique.
Mais pour les chercheurs independants d'ETC Group (Action Group on Erosion, Technology and Concentration), bases a Ottawa (Canada), la demarche des grandes firmes semencieres vise d'abord a s'assurer des positions commerciales profitables. Dans un rapport publie en mai (www.etcgroup.org), ETC Group revele que Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta et d'autres firmes ont depose 532 brevets sur des sequences genetiques favorisant l'adaptation au changement climatique. A elles deux, Monsanto et BASF detiennent 49 % des groupes de brevets concernes. Ces deux entreprises avaient annonce, en mars 2007, un partenariat de 1,5 milliard de dollars pour developper des plantes resistantes a des conditions climatiques nefastes - « probablement le plus grand accord prive de recherche jamais enregistre », dit ETC Group.
Ce dernier detaille les projets des principales firmes qui proposeront des 2010 des plantes supposees adaptees a la secheresse. Les compagnies cherchent a impliquer les grands organismes de recherche publique dans leur demarche, tels le Cimmyt (Centre international d'amelioration du mais et du ble) ou le CGIAR (Groupe consultatif international de recherche agricole).
Un programme pour developper des OGM en Afrique a ainsi ete lance par le Cimmyt avec un soutien de 47 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates.
Pourquoi ces depots de brevets par les multinationales des semences sont-ils critiques par ETC Group ? D'une part parce qu'ils risquent de distraire des ressources necessaires a une recherche agronomique plus proche des besoins des petits paysans.
Selon ETC Group, la recherche biotechnologique prolonge le modele agro-industriel alors que la communaute des agronomes affirme que la priorite pour faire face aux crises est le soutien a l'agriculture vivriere et aux petits paysans.
Cela a ete clairement exprime dans un rapport de l'ONU elabore par la communaute scientifique et publie en avril. ETC Group cite aussi plusieurs exemples ou la recherche agronomique classique parvient a elaborer des riz adaptes a des conditions tres seches.
D'autre part, le depot de brevets sur les genes de familles de plantes pourrait rendre difficile aux organismes publics de recherche et aux groupes de petits paysans l'acces aux banques de semences : « Si les compagnies multinationales controlent les genes-cles de la resistance a la secheresse dans des cultures transgeniques (...), les chercheurs publics pourraient etre accuses de violer les regles de propriete des genes brevetes », s'inquiete le rapport.
Enfin, les experts soulignent que la creation de plantes OGM resistantes a la secheresse souleve de nombreux problemes scientifiques qui sont loin d'avoir ete resolus. Ainsi, selon un phenomene biologique appele pleiotropie, le gene introduit pourrait commander d'autres caracteristiques de la plante que sa seule capacite a resister au manque d'eau.
La pression pour imposer les solutions transgeniques a ete observee sur un autre front, lors de la Conference sur la biodiversite qui s'est achevee a Bonn le 30 mai. Face a l'opposition des Etats-Unis et du Bresil, les pays africains n'ont pu obtenir le moratoire temporaire qu'ils souhaitaient sur la diffusion des arbres transgeniques, le temps d'analyser l'effet qu'ils pouvaient avoir sur les ecosystemes.
Les arbres OGM pourraient produire... des agrocarburants a base de cellulose.
<http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=2ac495e8504cc27e2d200c04dbf01bdc5f2172baab228a9c>
jeudi 19 juin 2008
il n'y avait pas que des légumes au marché
il y avait du monde
programme prévisionnel de la rencontre régionale du 29 Novembre 2008.qu'en pensz-vous?
Rencontre régionale 29 novembre 2008
Conseil régional Rhône Alpes
« Pauvreté, précarité : quelle démocratie participative, pour quelles transformations ? »
Objectif :
Engager un débat entre citoyens, élus, partenaires sociaux, acteurs institutionnels, associations, autour des transformations nécessaires en termes de démocratie représentative et de fonctionnement des institutions, pour rendre possible un travail de coopération avec les personnes généralement éloignées des lieux de consultation, de concertation et de décisions.
C’est un processus de long terme qui, en amont et au-delà de cette Rencontre régionale, prendra en compte également les causes de la précarité et de la pauvreté, conduira à interpeller les pouvoirs publics sur la responsabilité de leur politique et cherchera à dégager des pistes d’action concrètes pour prendre en compte la participation des personnes en situation de précarité et leurs propositions pour faire reculer la pauvreté.
Problématique :
Est-ce que la démocratie participative peut permettre d’agir contre la pauvreté et la précarité, peut contribuer à changer la vie quotidienne des personnes qui vivent ces situations, peut infléchir les politiques publiques et à quelles conditions ?
Questionnements complémentaires :
Comment impulser l’intervention des personnes en situation de pauvreté et de précarité dans les politiques publiques afin qu’elles puissent participer aux décisions ?
Comment transformer les liens entre les politiques et ces personnes, pour une meilleure compréhension réciproque ?
Méthodologie - Organisation:
La priorité sera donnée à la parole des personnes directement concernées par la pauvreté et la précarité. Ce sont elles qui s’exprimeront en premier dans les ateliers ; leur prise de parole, travaillée en amont dans des collectifs, sera plus importante en temps que pour les autres participants.
Tous ceux qui s’engagent dans la préparation de la Rencontre régionale, en lien avec les membres ou les animateurs du groupe de pilotage auront leur place et une reconnaissance dans ce processus visant à mieux associer les personnes en situation de précarité.
Les frais de transport seront pris en charge par la Région mise à disposition de navettes ou des cars, remboursement des frais de transport individuels.
La Région finance, dans le cadre d’un appel à projets des initiatives s’inscrivant dans la problématique de cette Rencontre. Cependant, pour ceux qui n’ont pas pu ou pas souhaité répondre à cet appel à projets, , la MRIE (mission régionale d’information sur l’exclusion) se charge d’examiner, avec les collectifs ou acteurs qui le souhaitent, les modalités d’appui méthodologique, dont ils ont besoin pour permettre à des groupes d’habitants de se préparer et de participer à cette Rencontre. Ce travail en amont, avec les citoyens en situation de précarité est nécessaire pour construire une parole commune. Cela n’empêche pas les contributions individuelles, mais nous voulons permettre la restitution d’un travail collectif d’analyse, de propositions ou d’interpellations.
Déroulement : (à confirmer)
Accueil :
Les participants pourront prendre connaissance de quelques uns des projets mis en œuvre pour développer la participation de personnes vivant des situations de précarité.
L’accueil sera assuré par des personnes vivant elles-mêmes une situation de précarité, en lien avec le Crieur public qui jouera le rôle de « maître de cérémonie ». Il sera le « fil rouge » de l’animation de cette Rencontre, s’adressera à tout le monde, jonglera entre les « paroles sensibles » et la convivialité, sera attentif à ce que la parole de chacun soit respectée, que les bases du dialogue soient assurées.
Séance plénière :
Présentation de la journée, ses objectifs, ses « règles du jeu » (priorité à la parole des citoyens). Ouverture par un film court avec des paroles de citoyens en situation de précarité, s’exprimant sur ces enjeux de démocratie participative et de transformations.
Ateliers :
Ils favoriseront le dialogue entre citoyens, élus et professionnels.
- le matin, autour des réalités vécues, des analyses des causes de cette précarité, les propositions.
- l’après-midi, pour échanger autour d’expériences (réussies ou non) de démocratie participative, avec toujours la priorité à la parole des citoyens en situation de précarité.
Plénière :
Fin d’après-midi, pour le temps des réponses des élus et des institutions, aux questions soulevées en ateliers et aux propositions travaillées collectivement et la fin du débat.
La journée se terminera par un buffet et un temps festif.
Le déroulé précis de la journée et ses modalités d’animation vont encore être discutées en septembre et octobre avec des collectifs d’habitants et les associations, pour préciser avec eux les objectifs de cette journée, les suites qu’ils en attendent et quel rôle ils souhaitent jouer dans l’animation et la synthèse.
Conseil régional Rhône Alpes
« Pauvreté, précarité : quelle démocratie participative, pour quelles transformations ? »
Objectif :
Engager un débat entre citoyens, élus, partenaires sociaux, acteurs institutionnels, associations, autour des transformations nécessaires en termes de démocratie représentative et de fonctionnement des institutions, pour rendre possible un travail de coopération avec les personnes généralement éloignées des lieux de consultation, de concertation et de décisions.
C’est un processus de long terme qui, en amont et au-delà de cette Rencontre régionale, prendra en compte également les causes de la précarité et de la pauvreté, conduira à interpeller les pouvoirs publics sur la responsabilité de leur politique et cherchera à dégager des pistes d’action concrètes pour prendre en compte la participation des personnes en situation de précarité et leurs propositions pour faire reculer la pauvreté.
Problématique :
Est-ce que la démocratie participative peut permettre d’agir contre la pauvreté et la précarité, peut contribuer à changer la vie quotidienne des personnes qui vivent ces situations, peut infléchir les politiques publiques et à quelles conditions ?
Questionnements complémentaires :
Comment impulser l’intervention des personnes en situation de pauvreté et de précarité dans les politiques publiques afin qu’elles puissent participer aux décisions ?
Comment transformer les liens entre les politiques et ces personnes, pour une meilleure compréhension réciproque ?
Méthodologie - Organisation:
La priorité sera donnée à la parole des personnes directement concernées par la pauvreté et la précarité. Ce sont elles qui s’exprimeront en premier dans les ateliers ; leur prise de parole, travaillée en amont dans des collectifs, sera plus importante en temps que pour les autres participants.
Tous ceux qui s’engagent dans la préparation de la Rencontre régionale, en lien avec les membres ou les animateurs du groupe de pilotage auront leur place et une reconnaissance dans ce processus visant à mieux associer les personnes en situation de précarité.
Les frais de transport seront pris en charge par la Région mise à disposition de navettes ou des cars, remboursement des frais de transport individuels.
La Région finance, dans le cadre d’un appel à projets des initiatives s’inscrivant dans la problématique de cette Rencontre. Cependant, pour ceux qui n’ont pas pu ou pas souhaité répondre à cet appel à projets, , la MRIE (mission régionale d’information sur l’exclusion) se charge d’examiner, avec les collectifs ou acteurs qui le souhaitent, les modalités d’appui méthodologique, dont ils ont besoin pour permettre à des groupes d’habitants de se préparer et de participer à cette Rencontre. Ce travail en amont, avec les citoyens en situation de précarité est nécessaire pour construire une parole commune. Cela n’empêche pas les contributions individuelles, mais nous voulons permettre la restitution d’un travail collectif d’analyse, de propositions ou d’interpellations.
Déroulement : (à confirmer)
Accueil :
Les participants pourront prendre connaissance de quelques uns des projets mis en œuvre pour développer la participation de personnes vivant des situations de précarité.
L’accueil sera assuré par des personnes vivant elles-mêmes une situation de précarité, en lien avec le Crieur public qui jouera le rôle de « maître de cérémonie ». Il sera le « fil rouge » de l’animation de cette Rencontre, s’adressera à tout le monde, jonglera entre les « paroles sensibles » et la convivialité, sera attentif à ce que la parole de chacun soit respectée, que les bases du dialogue soient assurées.
Séance plénière :
Présentation de la journée, ses objectifs, ses « règles du jeu » (priorité à la parole des citoyens). Ouverture par un film court avec des paroles de citoyens en situation de précarité, s’exprimant sur ces enjeux de démocratie participative et de transformations.
Ateliers :
Ils favoriseront le dialogue entre citoyens, élus et professionnels.
- le matin, autour des réalités vécues, des analyses des causes de cette précarité, les propositions.
- l’après-midi, pour échanger autour d’expériences (réussies ou non) de démocratie participative, avec toujours la priorité à la parole des citoyens en situation de précarité.
Plénière :
Fin d’après-midi, pour le temps des réponses des élus et des institutions, aux questions soulevées en ateliers et aux propositions travaillées collectivement et la fin du débat.
La journée se terminera par un buffet et un temps festif.
Le déroulé précis de la journée et ses modalités d’animation vont encore être discutées en septembre et octobre avec des collectifs d’habitants et les associations, pour préciser avec eux les objectifs de cette journée, les suites qu’ils en attendent et quel rôle ils souhaitent jouer dans l’animation et la synthèse.
