Paysan Bio
Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.
jeudi 9 juillet 2009
nucléaire : énergie SALE : les poubelles débordent
Paris (AFP) - 16:27 - Plus d'un million de metres cube de dechets nucleaires etaient stockes sur 1.121 sites en France fin 2007, un volume appele a doubler d'ici 2030, selon un inventaire publie mardi par l'Agence nationale pour la gestion des dechets radioactifs (Andra).
Ces 1,15 million de m3 de dechets proviennent pour 62% du secteur electronucleaire, mais aussi de laboratoires de recherche, de la defense ou de materiel medical. Fin 2030, leur volume total devrait atteindre 2,25 millions de m3.
Les dechets hautement radioactifs, issus des combustibles uses des centrales, en composent une part infime en volume (0,2% avec 2.293 m3) mais ils representent 94,98% de la radioactivite totale, selon cet "inventaire national" qui dresse un etat des lieux au 31 decembre 2007.
Le volume de ces dechets dits a "haute activite" - plusieurs dizaines de milliards de Becquerels (Bq) par gramme - devrait depasser 5.000 m3 en 2030.
Ce nouvel "inventaire national des matieres et dechets radioactifs", le premier rendu public depuis la loi du 28 juin 2006, est un "outil de gestion qui permet d'assainir des situations passees", notamment sur les sites pollues, et "d'anticiper" les besoins de stockage pour l'avenir, a resume le president du conseil d'administration de l'Andra, Francois-Michel Gonnot, devant la presse.
Depuis l'entree en vigueur de cette loi, "nous devons apporter une solution pour tous les types de dechets presents sur le territoire francais", a precise la directrice generale de l'Andra, Marie-Claude Dupuis.
Dans l'attente d'un stockage durable en profondeur, envisagé dans un site autour de Bure (Meuse) d'ici 2025, les dechets de haute activite et de "moyenne activite a vie longue", issus des centrales nucleaires, sont actuellement conserves sur les sites de La Hague (Manche), de Marcoule (Gard) et Cadarache (Bouches-du-Rhone).
Les dechets de "moyenne activite a vie longue" dont la radioactivite prend plus de 31 ans pour diminuer de moitie, representent 3,6% du volume des dechets pour 4,98% des rayonnements.
La majeure partie des stocks est constitue de dechets de "faible activite", dont le rayonnement est de quelques dizaines a quelques centaines de milliers de Bq/g.
Les dechets de faible et moyenne activite a vie courte (moins de 31 ans pour diviser la radioactivite par deux) sont pris en charge par l'Andra dans le centre de stockage de l'Aube. Ils constituent 68,8% du volume (792.695 m3) pour 0,03% de la radioactivite.
En attente d'une solution de gestion definitive, les dechets de faible activite a vie longue (FA-VL) representent 7,2% du volume pour 0,009% de la radioactivite. Il s'agit notamment de dechets de graphite issus du demantelement des premieres centrales nucleaires, ou provenant de sites ou materiaux pollues par du radium.
Deux communes de l'Aube, Auxon et Pars-les-Chavanges, viennent d'etre pre-selectionnees dans le cadre de la recherche d'un site de stockage de ce type de dechets, qui devrait etre mis en service en 2019.
Les dechets de "tres faible activite" qui representent 20% du volume total soit quelque 232.000 m3, pour une part infime de la radioactivite, sont actuellement stockés en surface dans l'Aube. D'ici 2030, leur volume devrait presque quadrupler.
L'Andra qui publie tous les trois ans un nouvel "inventaire national" repertorie aussi les dechets "historiques", immerges ou stockes sur les anciens sites de mines d'uranium notamment, ainsi que les sites pollues par des activites du passe.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.51fe45638618c4884869b42799908e4b.481.xml>
lundi 6 juillet 2009
comment la F A O va assassiner l'afrique avec ses engrais et ses pesticides
Univers Nature, 22/06/09
Alex Belvoit
Sur les 600 millions d’hectares de savane guineenne, allant du Senegal jusqu’a l’Afrique du Sud, seuls 10 % sont actuellement cultives. Or, a l’heure ou la planete vient de franchir le milliard d’individus ne mangeant pas a sa faim, selon la FAO et la Banque Mondiale environ 400 millions d’hectares de cet espace conviendraient a une exploitation agricole.
Pourtant, les cycles de pluie abondants et imprevisibles, les sols pauvres enclins a l’acidite et aux toxines de cette region sont tres eloignes de la definition que l’on peut se faire d’une terre agricole. Un point dont sont conscientes les autorites, mais qui doit pouvoir etre depasse en tirant "des lecons de la masse d’experiences accumulees par differents pays". De meme, pour les deux organismes internationaux, au regard des experiences thailandaises et bresiliennes, l’exploitation de cette vaste bande de savane, qui traverse 25 pays, doit etre conduite par les petits exploitants agricoles pour eviter ce qui s’est produit au Bresil (exploitations enormes dirigees par de riches fermiers generant de nombreux conflits locaux et une acceleration de la pauvrete/malnutrition).
Michael Morris, eminent economiste agricole aupres de la Banque mondiale, a Madagascar, n’hesite d’ailleurs pas a ajouter a ce sujet que "La production mecanisee a grande echelle n’offre pas d’avantages evidents en ce qui concerne les couts, sauf dans certaines circonstances specifiques, et elle conduirait plutot a des conflits sociaux".
Une telle conversion a l’agriculture, sur une grande echelle, de la savane guineenne ne serait pas sans entrainer un impact considerable sur l’environnement regional. A la lumiere des experiences passees, la destruction des ecosystemes et l’utilisation excessive d’engrais et de pesticides sont les principaux maux a en attendre.
Conscient de ce risque, Guy Evers, chef du Service Afrique au Centre d’investissement de la FAO, estime qu’en "cas d’intensification de l’agriculture, les gouvernements doivent prendre soin d’en surveiller les effets sur l’environnement et mettre en place des mesures pour reduire ou eviter les degats."
Une petite phrase que l’on peut interpreter comme : nous initions le processus de conversion et vous vous débrouillez avec ses consequences !
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3810>
vendredi 3 juillet 2009
SYMBIOSES,magazine belge d'éducation à l'écologie:un exemple à suivre
dommage que le ministère de l'écucation français ne soit pas à la hauteur.
imaginez un ministère Français de l'éducation capable d'écrire aux élèves:
"
Au-dela des elections, des hommes et des femmes, des jeunes et des sans-voix, s’investissent au quotidien pour imaginer et construire le « vivre ensemble » : dans leur quartier, leur ecole, leurs institutions. Parce que la democratie et la politique, ce n’est pas seulement cocher une case sur un scrutin. C’est participer - ou parfois resister - aux decisions. A son echelle, avec ses moyens. C’est passer de l’individuel au collectif. Une question d’education. Un enjeu environnemental.
"
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Participation, resistance : on fait tous de la politique !,
Symbioses n°82, mars, avril, mai 2009
Au-dela des elections, des hommes et des femmes, des jeunes et des sans-voix, s’investissent au quotidien pour imaginer et construire le « vivre ensemble » : dans leur quartier, leur ecole, leurs institutions. Parce que la democratie et la politique, ce n’est pas seulement cocher une case sur un scrutin. C’est participer - ou parfois resister - aux decisions. A son echelle, avec ses moyens. C’est passer de l’individuel au collectif. Une question d’education. Un enjeu environnemental.
Il sera telechargeable en aout. Pour le recevoir des a present, vous pouvez le commander ou vous abonner
Symbioses, le magazine de l'Education relative a l'Environnement, est realise par le Reseau IDee. Chaque trimestre, il presente une thematique particuliere, sous la forme d'un dossier fait d'experiences educatives vecues, de references d'outils, d'adresses utiles, d'articles de reflexion, d'activites…
Il s'adresse aux enseignants, animateurs, parents, eco-conseillers, educateurs... qui desirent mener des activites ou des projets d'education a l'environnement aupres des publics jeunes et moins jeunes.
Pour retrouver les derniers numeros au format pdf :
n°81 Reveillez l'artiste qui sommeille en vous 2009
n°80 Precarite 2008
n°79 Changements climatiques 2008
Spec. Eduquer a l'Environnement dans le primaire 2008
n°78 Comment eco-gerer ? 2008
n°77 La publicite en questions 2008
n°76 Et le Sud dans tout ca ? 2007
n°75 Sports et Environnement 2007
Spec. Eduquer a l'Environnement dans le secondaire 2007
n°74 En famille ou en solo 2007
n°73 Jeunes en mouvement 2007
n°72 La foret 2006
n°71 Mer et Littoral 2006
<http://www.symbioses.be/>
mercredi 1 juillet 2009
victimes-pesticides.org
Propos recueillis par Claire Ane
Aurele Clemencin est charge de mission sante au sein de l'ONG Mouvement pour les droits et le respect des generations futures, affiliee a l'organisation europeenne Health and environment alliance (HEAL).
Quel est l'objectif du reseau des victimes des pesticides lance aujourd'hui ?
Nous voulons rassembler les victimes au niveau national, les conseiller et les soutenir, pour montrer qu'il y a un veritable probleme. Le site victimes-pesticides.org, lance jeudi 18 juin, rassemble notamment les temoignages d'une dame en Isere dont le fils a developpe une leucemie apres une surexposition aux pesticides, d'un particulier dont le fils a des problemes de tyroide, et d'un agriculteur atteint de la maladie de Parkinson apres un accident.
Nous souhaitons mettre en place des actions juridiques, en faisant valoir le principe de precaution inscrit dans la legislation francaise.
Il faut engager la responsabilite des pollueurs, qu'ils soient agriculteurs ou fabricants de pesticides, et obtenir des pouvoirs publics une restriction de l'usage de ces substances.
Quels sont les dangers de l'exposition aux pesticides ?
Certaines des substances qui les composent sont cancerogenes, tout particulierement pour les professionnels, ou mutagenes (elles induisent des mutations des genes, pouvant causer des desequilibres physiologiques ou des cancers), ou encore toxiques pour la reproduction : on parle alors de substances CMR. Et certains pesticides contiennent des perturbateurs endocrinaux, qui modifient les systemes hormonaux, pouvant entrainer des problemes des organes sexuels, et des problemes neurologiques (maladie de Parkinson, troubles psychomoteurs).
Existe-t-il des lois permettant de diminuer les risques et de condamner les derives ?
Oui, mais pas assez. Au niveau europeen les molecules classees CMR 1 et 2 sont interdites. Mais elles sont peu nombreuses. Nous avons recense, en croisant les listes d'autres organismes a l'international, tels le Centre international contre le cancer et l'Agence americaine pour l'environnement (EPA), plus de 70 molecules CMR sur les 350 autorisees en France. La classification des perturbateurs endocrinaux n'en est qu'a ses balbutiements, donc ces substances peuvent etre commercialisees.
Il est aberrant qu'aujourd'hui, il n'y ait pas de normes fixant un seuil de concentration maximale des pesticides dans l'air. Pour l'eau, ces normes fixent un maximum de 0,5 microgramme de pesticides par litre. Or des etudes ont montre que juste apres des pulverisations de pesticides, leur concentration peut atteindre quelques microgrammes par metre cube d'air. Et chaque jour, chaque individu absorbe 15 m3 d'air ! Heureusement, toutes les personnes exposees ne sont pas malades. Mais elles s'inquietent...
Autre vide normatif : il n'existe pas de valeur limite d'exposition aux pesticides, alors qu'il en existe dans l'industrie, pour chaque molecule et en fonction du poste de travail. Les industriels font valoir que l'utilisation de leurs produits necessite une protection individuelle, mais ce n'est pas suffisant.
Enfin, en France, il est interdit de pulveriser des pesticides des que le vent atteint le niveau 3 sur l'echelle de Beaufort (soit environ 18 km/h). Mais aucune sanction penale n'est prevue en cas de manquement. Et c'est a la victime qu'il revient de prouver que les regles n'ont pas ete respectees, en faisant venir un huissier...
Quelles sont vos demandes prioritaires ?
Nous demandons l'interdiction des pesticides les plus dangereux, classes CMR 1 a 3, et des pertubateurs endocriniens.
Et la creation d'une trame verte, soit l'interdiction d'utiliser des pesticides dans une zone de minimum 100 metres a proximite des habitations. Cet espace pourrait etre reserve aux paturages, ou a de l'agriculture bio.
Sur le meme sujet :
Les faits : Parkinson : les pesticides doublent le risque chez les agriculteurs
Compte rendu : Nos aliments ont trop de pesticides
Cadrage Zoom Compte rendu
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/06/18/un-nouveau-reseau-pour-defendre-les-victimes-des-pesticides_1208582_3244.html#ens_id=1207698>
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pollution des maisons
bien sûr, rien de ceci n'existe en France
nous avons un grenelle,nous.
tiens,on reparle du Fipronil,l'insecticide neuro-perturbateur jugé innoffensif par Michel Edouard Leclerc......
tout ce qui n'est pas interdit est écologique selon lui.
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Les habitations americaines remplies de pesticides,
Tout sur le bio, 26/06/09
C'est ce que revele une nouvelle enquete menee par le departement americain du Logement et du Developpement Urbain. Le DDT, pourtant interdit depuis 1972, a ete trouve dans 42% des habitations !
Le departement americain du Logement et du Developpement Urbain (U.S. Department of Housing and Urban Development) en collaboration avec l'EPA (Environmental Protection Agency) a mene une enquete (1) de mesure du plomb, des allergenes, et des insecticides dans plus de 1000 habitations residentielles aux Etats-Unis.
Les echantillons ont ete collectes entre juin 2005 et mars 2009 et ont fait l'objet d'analyses pour la detection de 24 composants.
Les resultats montrent notamment que les sols de cuisine sont impregnes de pesticides dont plusieurs sont reconnus toxiques et pourtant interdits depuis de nombreuses annees.
Les pesticides les plus courants qui ont ete detectes sont les suivant :
- Le Permethrine, insecticide que l'on vaporise notamment directement sur les vetements et sur les moustiquaires et utilise contre les termites, a ete trouve dans 89% des habitations.
- Le Chlorpyriphos-ethyl, insecticide commercialise jusqu'en 2001, a ete trouve dans 78% des habitations.
- Le Chlordane, insecticide organochlore non absorbe par les plantes et faisant partie de la liste des polluants majeurs a l'echelle mondiale selon la Convention de Stockholm. Cet insecticide, interdit en Europe en 1981 et aux Etats-Unis en 1984 a ete trouve dans 74% des habitations. En 2009 seule la Chine a ete autorisee a produire au maximum 500 tonnes de chlordane pour la lutte contre le termites dans les habitations.
- Le butoxyde de piperonyle a ete trouve dans 52% des habitations.
- Le Cypermethrine, insecticide utilise comme repulsifs pour moustiques par exemple et trouve dans certains produits Raid, a ete trouve dans 46% des habitations.
- Le DDT a ete trouve dans 42% des habitations alors que cet insecticide a ete interdit depuis 1972 aux Etats-Unis ! Debut 2009, la Convention de Stockholm a indique qu'elle visait l'elimination du DDT dans le monde.
- Le Fipronil a ete trouve dans 40% des habitations. Cet insecticide a ete mis au point en France par la societe Rhone-Poulenc (devenu la propriete de Sanofi-Aventis) en 1987 et mis sur le marche en 1993. Le fiprobil est utilisee notamment comme substance active de l'insecticide Regent commercialise par BASF pour le traitement des semences de mais. Le Regent, accuse de causer la mort des abeilles, a ete interdit en France.
- Le Diazinon, insecticide utilise notamment contre les fourmis, cafards et autres parasites et banni depuis 2004, a ete trouve dans 35% des habitations.
Soulignons que d'apres l'EPA, environ 165 composes de pesticides sont potentiellement cancerigenes.
En outre, une etude canadienne indiquait il y a quelques jours, que le risque de leucemie etait double chez les enfants dont les meres ont ete exposees professionnellement a des pesticides pendant la grossesse.
(1) American Healthy Homes Survey: A National Study of Residential Pesticides Measured from Floor Wipes
Telecharger l'etude complete
<http://www.toutsurlebio-nature.com/les-habitations-americaines-remplis-de-pesticides.html>
mardi 30 juin 2009
E10 :PRISE D'OTAGE des automobilistes
Helene Duvigneau et Karine Le Loet
Commercialise a la pompe depuis le 1er avril avec comme objectif de reduire l’impact des transports sur le rechauffement climatique, le nouveau supercarburant 95-E10 semble remplacer le SP95 plus vite que prevu. Premier bilan de sa mise en place.
Les industriels de la betterave, les groupes petroliers et automobiles se felicitent. Le SP95-E10 est un veritable succes. C’est en tout cas ce qu’ils assuraient lundi 22 juin, lors d’une conference de presse destinee a faire le bilan de ce nouveau carburant compose a 10% d’alcool de synthese fabrique a partir de betterave, ble et mais, et a 90% d’essence sans plomb SP95. Deux mois apres son lancement le 1er avril, l’E10 est en vente dans plus de 1 015 des 13 000 stations-essences du pays (soit 8% des points de vente). Et des la fin de l’annee, 70% des stations de l’Hexagone en proposeront. "C’est un produit qui va avoir une croissance exponentielle dans les dix ans a venir, a souligne Alain Jeanroy, directeur general de France Betteraves. J’espere que la France saura saisir cette opportunite. C’est une opportunite energetique, ecologique et creatrice d’emplois."
Aubaine pour le consommateur, l’E10 coute 3 a 5 centimes de moins que le traditionnel SP95.
Selon Laurent Hecquet, delegue general de l’association de defense des droits des consommateurs, le seul probleme reside dans la disparition un peu trop rapide du sans plomb 95 : "En region parisienne, l’E10 a tendance a se mettre en place au detriment du SP95", sans que le consommateur ne soit toujours au courant de la compatibilite ou non de son vehicule avec ledit carburant.
Or, poursuit-il, "une utilisation repetee de l’E10 pour des vehicules datant d’avant l’an 2000 peut entrainer une corrosion du moteur et des joints".
Obliges de se conformer aux reglementations, les petroliers invoquent en effet le manque de pompes pour remplacer le SP95 par l’E10, au lieu de faire cohabiter dans un premier temps les deux carburants. Chez BP, on a carrement decide de retirer le sans plomb 95 depuis la mi-mai.
Et pour les 40% de vehicules - trop vieux - qui ne peuvent carburer a l’E10, reste le SP98, en moyenne 5 centimes plus cher que le 95. "Choquant", juge Laurent Hecquet, qui en appelle a une meilleure prise en compte des droits des consommateurs : "Il faut veiller a ce que la mise en place de l’E10 ne constitue pas une forme de prise d’otage des automobilistes, qui, de toute facon, se retrouvent contraints d’acheter un carburant plus cher."
Clivage
Avant son lancement au 1er avril, l’agro-carburant E10 avait suscite une polemique entre ses partisans, au nombre desquels les cerealiers, betteraviers, constructeurs automobiles et l’Etat - qui a donne son feu vert par un decret du 26 janvier - et ses opposants ecologistes.
Sur le plan environnemental, l’E10 reduit a priori les emissions de gaz a effet de serre. Selon une etude de 2002 signee par l’Ademe et le ministere de l’Industrie, le bioethanol permettrait une reduction de 60% des emissions de CO2 du "champ a la roue"- production, acheminement du carburant et emissions des vehicules prises en compte - et aurait un bilan energetique deux fois meilleur que l’essence. Sur le plan politique enfin, l’E10 donne a la France une longueur d’avance dans la realisation de l’objectif europeen, a savoir 10% d’energies renouvelables dans le transport d’ici a 2020.
Passé au crible des ONG environnementales, le supercarburant semble pourtant beaucoup moins "super" que prevu. D’abord le chiffre de 60% de reduction des gaz a effet de serre ne s’applique qu’a la portion - 10% - de bioethanol inclue dans l’E10. Pis, ce carburant ne permet pas de consommer moins. Greenpeace calcule la surconsommation a environ 3% par rapport a un carburant classique (1,7% selon les industriels du secteur). Pour le meme nombre de kilometres, l’utilisateur devra donc acheter une quantite plus importante d’E10. Resultat, le gain a l’achat sera annule ou tres fortement tempere par la necessite de consommer plus. "La surconsommation est minime, se defend neanmoins Alain Jeanroy, directeur general de France Betteraves. Grace a l’E10, le conducteur peut continuer de gagner 2% sur le prix." "1 ou 2% ce n’est rien, affirme encore Francois Roudier, du Comite des Constructeurs Francais d’Automobiles. Avoir de bons pneus bien gonfles peut faire baisser de 5% la consommation de carburant."
Peut-etre sauf qu’a l’avenir, l’automobiliste devra aussi tabler sur une hausse du prix a la pompe de l’E10 en raison du cout de revient d’un agrocarburant, largement superieur a celui de l’essence. Et si le prix du baril de petrole venait encore a chuter, l’avantage economique de l’E10 sur son predecesseur pourrait bien s’envoler tout a fait. Et quid de l’etude americaine signee Marc Jacobson et parue il y a deux ans, qui demontrait que la combustion d’ethanol produisait de l’ozone, guere favorable aux poumons ?
Pour les associations de defense de l’environnement la solution passe plutot par les voitures propres ou par l’utilisation de biocarburants de seconde generation, fabriques a partir des parties non comestibles des plantes.
A lire aussi dans Terra eco :
Manger ou conduire, il faut choisir
Notre dossier : le mirage des biocarburants
Le jatropha, or vert prometteur ?
Les sources de cet article :
Le site du Ministere de l’Ecologie
Le site du Journal Developpement Durable
Sur le site de Futura Sciences, l’etude de Marc Jacobson
Le site 40 millions d’automobilistes
<http://www.planete-terra.fr/spip.php?page=article&id_article=1215>
vendredi 26 juin 2009
Biens mal acquis,à qui profite le crime?
Mercredi 24 juin 2009, à 12h 4, rue Jean Lantier 75001 Paris(Métro Châtelet)
Deux ans après la publication de son étude « Biens mal acquis », support des plaintes déposées en France contre Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema, le CCFD-Terre Solidaire publie le rapport « Bien mal acquis, à qui profite le crime ?».
On estime à plus de 1 000 milliards de dollars les avoirs détournés par des dirigeants corrompus à travers le monde.
En dépit des promesses répétées de la communauté internationale de lutter contre la corruption, seul 1% à 4% des montants détournés ont été à ce jour restitués aux populations volées.
Fruit d’un minutieux travail d’enquête, le rapport dresse un bilan actualisé des avoirs détournés par une trentaine de chefs d'Etats. Au-delà de la dénonciation de ces agissements, il analyse les raisons de la « non restitution » des fonds détournés, interpelle les institutions des pays du Nord sur leurs responsabilités (entraves aux restitutions, paradis fiscaux, pillages des richesses ...) et adresse des recommandations au gouvernement français et à l'Union européenne.
Présentation du Rapport en présence de :- Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire,- Jean Merckaert, chargé du financement du développement au CCFD-Terre Solidaire, auteur du rapport,- Jean-Marc Bikoko (Cameroun), président de la Centrale syndicale du secteur public (CSP) et coordinateur de la Plateforme d'information et d'action sur la dette du Cameroun.Merci de confirmer votre présence auprès de :Véronique de La Martinière01 44 82 80 64>>
téléchargez le rapport "Bien Mal Acquis - à qui profite le crime ?"
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je rapelle que selon la FAO 1 MILLIARD de personnes souffrent de la faim actuellement.
et on veut nous faire croire que le problème n'a pas de solution....que c'est une fatalité.
les spoliations sont une fatalité prétendent les spoliateurs...
quelle arnaque!
bio industriel:2,6 Milliards d'euros pour faire oublier l'éthique
ce raisonnement économique qui prévaut aujourd'hui va tuer le bio.
je reste persuadé que le bio marche grace à la confiance:ils vont tuer la confiance.
écoutez ensuite ce grossiste:
faire bouffer des poires en juin à des gens lui apparait comme une démarche bio...
c'est pourtant la négation de ce en quoi je crois,
négation au même titre que l'utilisation de poisons pour nourrir les gens...
quand je vois la tournure que prend ce bio,j'ai envie de pleurer.
comment donner envie à ces jeunes qui pour l'instant s'accrochent aux phytos comme des junkyes à leur dope ?
en leur proposant juste un raisonnement bio-économique encore une fois basé sur l'EXPLOITATION ET LE PROFIT MAXIMUM ?
je ne crois pas que ça marchera longtemps
http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-retard-de-la-filiere-bio-4452228.html
Jean Charles Bocquet a fait son beurre:il a bien répandu sa merde.
Paris (AFP) - 17:11 - Le marche francais des produits phytopharmaceutiques (pesticides) est en hausse en 2008, selon les chiffres rendus publics mardi par l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP).
Pour 2009, les professionnels s'attendent, sauf aleas climatiques, a une baisse des utilisations et a une stabilite du chiffre d'affaires, a indique Jean-Charles Bocquet, directeur general de l'UIPP lors d'un point presse.
En 2008, le chiffre d'affaires est en augmentation de 14% a 2 milliards d'euros,
retrouvant le niveau de 2001.
En volume, la hausse est de 2% a 78,6 milliers de tonnes, a precise M. Bocquet.
En raison du mildiou qui touche souvent la vigne, les viticulteurs restent les plus gros utilisateurs de pesticides avec 15% des utilisations des phytosanitaires pour 3% des surfaces cultivees.
L'UIPP a reaffirme ses "reserves sur les mesures arbitraires" decidees lors du Grenelle de l'environnement.
Aux termes du plan Ecophyto 2018 decide par le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, le secteur agricole doit reduire "si possible" de 50% dans les 10 ans l'utilisation de pesticides.
La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le quatrieme au niveau mondial apres le Bresil, les Etats-Unis et le Japon.
Les quantites vendues en France ont atteint des sommets dans les annees 1990 avant de s'orienter a la baisse.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.75e35b977d6cd5cc91c23310808b5ba1.741.xml>
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à mettre ,bien-sûr en relation avec le message précédent...
preuve biologique de la contamination des agriculteurs par les pesticides:jusqu'à 1000 fois plus
Marseille (AFP) - 11:26 - Les agriculteurs exposes aux pesticides presentent des anomalies chromosomiques pouvant favoriser le developpement d'un lymphome ou cancer du systeme immunitaire, selon une etude de chercheurs de l'Inserm bases a Marseille, communiquee mardi a l'AFP.
Cette decouverte d'un premier "marqueur biologique" du lymphome pourrait permettre de mieux depister ce cancer, de suivre les populations considerees comme "a risque" et de mettre en oeuvre, le cas echeant, des traitements plus precoces, selon un resume de l'etude, publiee dans la revue specialisee "The Journal of Experimental Medicine".
Cette etude a ete realisee par l'equipe "Instabilite genomique et hemopathies humaines" du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy, qui depend de l'Institut national de la sante et de la recherche medicale (Inserm), en collaboration avec une equipe d'epidemiologistes du Groupe regional d'etudes sur le cancer de Caen.
L'exposition aux pesticides en milieu agricole, ainsi qu'aux dioxines et aux solvants organiques, est consideree comme un facteur de risque accru de lymphomes, mais il manquait jusqu'a present la "preuve biologique" d'un lien de cause a effet.
Dans le cas du lymphome, le processus de cancerisation debute par un echange de materiel genetique, ou translocation, entre les chromosomes 14 et 18. Sauf exceptions, c'est la signature clinique de ce cancer.
Or, en suivant sur une periode moyenne de dix ans une population de 128 agriculteurs exposes aux pesticides, les chercheurs marseillais ont trouve qu'ils presentaient dans le sang une frequence de cellules transloquees pouvant etre jusqu'a 1.000 fois superieure a la normale.
Et l'analyse moleculaire de ces cellules suggere que certaines pourraient constituer de reels precurseurs tumoraux et une premiere etape vers la cancerisation.
"Nos resultats apportent une vision nouvelle des etapes de progression vers le lymphome tout en mettant l'accent sur le role majeur de l'exposition agricole aux pesticides dans les etapes de progression", affirment les chercheurs marseillais Sandrine Roulland et Bertrand Nadel.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.cfbb6abcb1c2e8585a4f2915320ab018.221.xml>
jeudi 25 juin 2009
la lutte contre les spoliations est possible.
Les Indiens d'Amazonie ont obtenu gain de cause.
Apres deux mois de bras de fer avec l'Etat, ils ont finalement obtenu que le Parlement abroge deux decrets loi sur l'exploitation des ressources d'Amazonie par des entreprises etrangeres.
Le president Garcia a fait machine arriere devant l'ampleur de la contestation.
« C'est un jour historique pour les peuples indigenes » affirment les Indiens du Perou.
Soixante-cinq ethnies d'Amazonie etaient mobilisees depuis le mois d'avril pour proteger leur terre.
A l'origine de la crise, une loi adoptee l'annee derniere et favorisant les investissements etrangers au Perou, les textes autorisaient notamment l'exploitation des ressources naturelles d'Amazonie
Devant l'ampleur de la contestation le president peruvien a finalement fait son autocritique et dans la foulee le Parlement de Lima a abroge, jeudi 18 juin, deux decrets controverses. En echange, la minorite indienne a accepte de lever ses barrages.
La volte face des autorites a permis de sortir d'une crise sanglante puisque 34 personnes au moins ont trouve la mort dans les affrontements entre les forces de l'ordre et les Indiens d'Amazonie.
Le Premier ministre peruvien a d'ailleurs annonce son intention de demissionner car il n'a pas su eviter le bain de sang. La region de Bagua ou se sont deroules les heurts reste malgre tout en etat de siege et les charges sont maintenues contre 4 dirigeants de la minorite indienne entres en clandestinite.
<http://www.rfi.fr/actufr/articles/114/article_82006.asp>
jeudi 18 juin 2009
écologie participative
-participation à la démocratie participative rhone-alpes
-association d'éducation populaire
-construction de maisons en paille avec un maximum de chantiers participatifs
-cours de jardinage partagé en permaculture inspirée de Masanobu Fukuoka
je ne vois pas l'avenir sans un développement énorme de toutes les actions de PARTAGE.
PARTAGE à tous les niveaux.
tout le monde n'est pas prêt à ça(il suffit de lire les commentaires de Papounet qui justifie presque systématiquement les spoliations,les injustices)mais ,parfois, il y a de bonnes nouvelles:
la parcours de Nicolas Hulot en fait partie.
j'ai beaucoup critiqué Hulot lorsqu'il s'était associé avec Leclerc,le spoliateur en chef, au nom du développement de l'écologie.
j'avoue qu'il a vraiment évolué dans sa démarche et,à mon avis,dans le BON SENS.
partir d'où il est parti pour en arriver là: chapeau !
j'invite tout le monde à participer à sa nouvelle initiative.
pascal
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Hulot mise sur l'ecologie participative, L’Express, 15/06/09
Anne-Sophie Ladonne
Videos, textes, musiques et images... Pour reagir face a la crise, la Fondation Nicolas Hulot fait appel aux idees et aux propositions multimedia des internautes.
Dans un contexte de crise economique et culturelle, la Fondation Nicolas Hulot veut proposer des solutions ou l'ecologie permettrait d'aller vers une nouvelle economie, plus "humaine".
C'est pourquoi la FNH a reuni, samedi 13 juin, ses quelques 850 000 membres a la Cite des Sciences. Nouveau logo, nouveau site internet, nouvel objectif: "Prendre un nouveau cap". Nom de l'operation: Evolution Chapitre 2.
Pour Nicolas Hulot, "on ne peut pas se contenter de constater" les problemes ecologiques sans proposer de solutions.
La crise que traverse le monde doit servir de point de rupture au systeme actuel. Et pour pallier cette "crise culturelle", la Fondation propose d'allier economie et ecologie en "faisant preuve de solidarite et de partage".
Ecologie participative
Pour ce faire, la FNH a donc lance une invitation a l'ecologie participative. "Nous voulons tenter une approche plus sociale et solidaire, dans le but d'expliquer la complexite des enjeux, et d'enrichir la reflexion au niveau humain", explique Anabelle Jaeger, chargee du developpement a la fondation.
Chacun est invite a apporter des reponses a cette question: "Comment voyez-vous le monde de demain ?", en utilisant toutes sortes de medias (textes, musique, videos etc.).
Le but n'est pas d'apporter une reponse toute faite, mais d'"agreger des fragments de solutions" pour ecrire le Livre des evolutions.
Une initiative qui s'adresse a tous:
adherents, citoyens lambdas, personnalites politiques...
Le moment d'ouvrir ce nouveau chapitre dans l'ecologie par l'ouverture semble opportun, au vu du score realise par la liste Europe-ecologie au scrutin europeen, le dimanche 7 juin dernier.
<http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/hulot-mise-sur-l-ecologie-participative_767602.html>_____________________________________________________________________________________________________________
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mercredi 17 juin 2009
LAND GRABBING : nouveau FLEAU mondial. Olivier DE SCHUTTER complice de l'escroquerie
Le Monde, 15/06/09
Jean-Pierre Stroobants (avec Antoine Le Bozec), Bruxelles correspondant
Olivier De Schutter, rapporteur special des Nations unies pour le droit a l'alimentation, s'inquiete de l'extension rapide des acquisitions et locations de terres agricoles dans des pays en developpement par des Etats riches et des fonds d'investissement.
Cette pratique du land grabbing ("accaparement de terre") s'est acceleree a la faveur de la crise alimentaire de 2008.
M. De Schutter juge que la question doit figurer a l'agenda des discussions agricoles du G8, le sommet des huit pays les plus industrialises, en juillet.
Il avance onze principes lies aux droits de l'homme qui devraient, selon lui, servir de base aux contrats futurs ainsi qu'a une approche multilaterale, afin d'eviter les menaces qui planent sur les populations locales.
Selon les estimations, de 15 a 20 millions d'hectares (ha) - l'equivalent des terres arables francaises - ont fait l'objet de transactions depuis trois ans, essentiellement en Afrique.
La Chine aurait achete 2,8 millions d'ha en Republique democratique du Congo pour y developper la plus grande exploitation mondiale d'huile de palme.
La Coree du Sud, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont acquis, au total, plus de 1,5 million d'ha au Soudan. L'Arabie saoudite aimerait louer un demi-million d'ha en Tanzanie.
Les experts estiment que, d'ici a 2030, il faudra trouver 120 millions d'ha de terres agricoles supplementaires pour repondre a la demande de produits alimentaires. "Ces investissements peuvent representer une chance de developpement, creer des infrastructures et de l'emploi, permettre a des agriculteurs d'acceder a la technologie et au credit, note M. De Schutter.
Ils peuvent aussi avoir des consequences tres negatives et menacer tant le droit a l'alimentation que les autres droits des populations concernees."
Faute de regles negociees, des cultivateurs sont, et seront, expulses et prives d'acces aux ressources indispensables a leur survie.
Le paradoxe, releve le representant special, est que parmi les personnes les plus exposees au risque alimentaire se trouvent 500 millions d'hommes et de femmes dont depend en grande partie l'avenir de la planete : ce sont les ouvriers salaries du secteur agricole. "Leur assurer une protection adequate constituerait une contribution majeure", estime-t-il.
M. De Schutter reclame egalement que les investissements soient couples a des projets a haute intensite de main-d'oeuvre, ce qui donnerait de l'emploi et des revenus aux groupes locaux. Ils devraient, en outre, se voir reserver une partie des recoltes, a mettre en vente sur les marches locaux. Le representant special demande encore que les principes du developpement durable et d'une approche agro-ecologique soient respectes partout.
Seule une approche multilaterale, conclut-il, permettra d'eviter la concurrence entre les pays pauvres desireux d'attirer des capitaux.
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/06/15/l-onu-veut-controler-la-ruee-vers-les-terres-agricoles_1206948_3244.html#ens_id=1207050>
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je pense que l'ONU,est malgré tout ce qu'il raconte, en train de mettre le doigt dans un engrenage qu'ils seront par la suite incapables de maitriser.
donner un cadre "légal" à des actions de SPOLIATION à l'échelle mondiale est,à mon avis une erreur monstrueuse car du coup ils les justifient.
je crois que l'ONU a tort et devrait exiger un moratoire sur toutes les actions de Land Grabbing.
120 millions d'ha nécéssaires d'ici 20 ans pour la consommation alimentaire,c'est déjà dûr à trouver,
si en plus il faut accepter de DONNER celles qui existent déjà pour satisfaire uniquement des investisseurs sans foi ni loi,sous prétexte de faire rouler des bagnoles,le but devient inateingnable.
les conséquences sont toujours les mêmes:FAMINE pour ceux qu'on a spolié et à qui on n'a,comme d'habitude ,pas demandé leur avis.
demandé aux 8 pays les plus riches de s'auto-réguler,surtout en période de crise économique:
quelle FOUTAISE !
mardi 16 juin 2009
risque de disparition du petit colibri
l'activité de vente a été stoppée en 2008 car le maire de la commune,un exploitant agricole veut répupérer le terrain.
pour cela il a changé le PLU et fait passer les terrains en zone verte inconstructible.
comment créer une ferme avec en plus un projet pédagogique sans aucun batiment?
il n'y a pas de réponse.
Richard Wallner n'a pas de réponse.
pourtant il se démène avec un courage exemplaire.
il a besoin de soutiens.
les informations sont là:
http://aupetitcolibri.free.fr/EcolieuAUPETITCOLIBRI.html
écologie à 2 vitesses:le particulier paye,l'industriel récolte
Paris (AFP) - 10:29 -
Le gouvernement a cree un nouveau regime d'autorisation simplifiee pour certaines installations industrielles classees, selon une ordonnance publiee vendredi au Journal officiel, provoquant la colere des ecologistes qui y voient "un symbole de la relance grise".
La creation de ce "troisieme regime", simplifié, sans enquete publique ni etude d'impact, vise a accelerer les procedures pour les installations potentiellement les moins dangereuses.
Il existe quelque 500.000 installations classees en France, dont environ 50.000 - celles presentant les risques industriels les plus importants pour l'environnement - sont soumises a une autorisation prefectorale prealable, les autres devant faire l'objet d'une simple declaration d'activite.
Farouchement opposees a cette reforme, les associations ecologistes ont juge qu'elle pourrait remettre en cause leur participation a la table ronde sur les risques industriels lancee il y a pres d'un mois par la secretaire d'Etat a l'Ecologie, Chantal Jouanno.
"On organise une concertation mais on decide avant la concertation !
C'est totalement contraire a l'esprit du Grenelle. C'est a vous degouter de la concertation", a reagi Arnaud Gossement, porte-parole de la federation France nature environnement (FNE, 3.000 associations).
"Dans la mesure ou cette reforme supprime un grand volume d'enquetes publiques, cela ne va pas servir a grand chose de savoir comment les ameliorer.
Or c'est l'un des sujets majeurs a l'ordre du jour de la table ronde", a-t-il ajoute.
Interroge sur un eventuel depart de la federation ecologiste de la table ronde, qui doit se reunir mardi, il a repondu: "Tres clairement, la question se pose".
Un decret doit maintenant fixer le champ d'application de cette ordonnance, c'est-a-dire la liste des activites qui passeront dans le troisieme regime simplifie.
"C'est dans les modalites d'application qu'il faudra etre coherents et vigilants", avait explique a l'AFP Mme Jouanno lors du lancement de la table ronde, le 19 mai.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.6cd7b9be54402b54b338f8cc5cf00c83.281.xml>
jeudi 11 juin 2009
pourquoi n'avons nous pas arrêté le changement clmatique quand nous le pouvions ?
j'avoue que je suis un peu décu par le choix du réalisateur de ménager la chèvre et le chou en ne mettant pas les acteurs industriels face à leurs responsabilités.
il y a des ACTEURS de la pollution qui se batissent des fortunes grâce à la pollution qu'ils engendrent.
penser qu'ils accepteront de changer radicalement de cap sans les mettre face à leurs responsabilités me parait être une grossière erreur.
pour compléter le film,je vous en propose un autre.
http://allantverslendroit.wordpress.com/2009/03/31/the-age-of-stupid-une-future-verite-qui-derange/
The Age of Stupid (L'ère de la stupidite) est un film documentaire britannique du realisateur Franny Armstrong (McLibel), sorti en 2009.
L'acteur Peete Postlewaite, nomine aux Oscars, incarne un homme vivant seul dans le monde devaste de 2055, et qui regarde de vieilles images tele datant de 2008 en se demandant : Pourquoi n'avons-nous pas empeche le changement climatique tant que nous le pouvions ?
mardi 9 juin 2009
pollueurs contre générations futures:utilisation du système judiciaire pour harceler et taire la vérité
Pascal Farcy
En octobre dernier, cinq associations environnementales europeennes achetaient du raisin de table dans 16 chaines de supermarches situees en Allemagne, France, Hongrie, Italie, Pays-Bas et Allemagne. L'objectif de l'operation etait d'evaluer la teneur en pesticides de ces raisins, de la meme maniere que cela l'avait deja ete pour le vin (1) precedemment. La publication des resultats de cette etude, fin novembre, a ete sans appel… 99,2 % des echantillons presentant une contamination par un ou plusieurs pesticides.
Un tel resultat n'a evidemment pas plu aux producteurs, puisque la Federation Nationale des Producteurs de Raisins de Table (2) a assigne en justice le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Generations Futures), association reference pour l'operation en France. En consequence, pour ce qui est considere comme un "denigrement du raisin de table", le MDRGF se voit reclamer la somme de 500 000 €, la publication du jugement dans 10 medias nationaux et la suppression sur son site Internet.
Pour l'association, il s'agit d'une "attaque scandaleuse visant simplement a nous faire taire car notre travail derange tous ceux qui voudraient que rien ne change dans les pratiques agricoles polluantes actuelles". Avec cette assignation, comme le souligne le MDRGF, c'est en fait la liberte d'information qui est mise en cause, et la decision du tribunal sera a ce titre doublement interessante a connaitre.
Notons que de la meme maniere, la chaine de television TF1 aurait egalement ete assignee en justice pour avoir denigre le raisin de table dans le cadre de l'emission "Attention a la marche", le 22 novembre dernier. Dans cette derniere, un candidat s'est en effet vu poser la question : "quel est le pourcentage de raisin contamine par les pesticides vendus en grande distribution ?"…
1- Voir l'article "Vin : jusqu'a 5800 fois plus de pesticides que dans l'eau".
2- La FNPRT est affiliee a la FNSEA (Federation Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3781>
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nul doute,pour moi, que Jean Charles Bocquet est derrière tout ça:
quand on se considère si puissant que tous les coups sont permis...
tiens je vais reposer la question:
Quel est le pourcentage de raisins contaminés par les pesticides vendus en grande distribution?
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lundi 8 juin 2009
l'alliance écologique indépendante revendique un bon score:près de 4%
PARIS - L'Alliance écologiste indépendante (AIE), en réunissant près de 4 % des suffrages en métropole aux européennes, "a réussi ses débuts", trois mois après sa naissance, en dépit du peu d'attention des médias, a souligné lundi son président Antoine Waechter.
La liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové a remporté 16,28% des voix aux Européennes, et va envoyer quatorze eurodéputés à Strasbourg. L'importance de cette percée est l'une des principales surprises de ce scrutin.
"Le vote écologiste est le principal signal envoyé par les électeurs au cours de ce scrutin.
Les défis climatiques, énergétiques, alimentaires, sanitaires, biodiversitaires et environnementaux exigent de véritables ruptures dans les choix politiques", a affirmé dans un communiqué M. Waechter, tête de liste malheureux de l'AIE dans l'Est.
"La schizophrénie qui consiste à convoquer un Grenelle de l'Environnement tout en poursuivant les programmes routiers et aéroportuaires, à mépriser les paysages français ou à stériliser chaque année des dizaines de milliers d'hectares pour l'urbanisation doit cesser", a-t-il estimé.
Alliance écologiste indépendante était en concurrence avec Europe-Ecologie de M. Cohn-Bendit et José Bové, et le MoDem avec Corinne Lepage et l'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias.
"Avec huit fois moins de moyens financiers et 50 fois moins de temps d'antenne, les listes de l'Alliance ne font que 4 fois moins qu'Europe Ecologie", a assuré M. Waechter indiquant que l'AEI s'engagera "dès les prochaines semaines, dans la préparation des élections régionales avec la capacité d'être présente dans toutes les régions".
Francis Lalanne, tête de liste AEI dans le Sud-Est, avait déposé fin mai une plainte auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour protester contre "la censure systématique" dont était victime, selon lui, son parti face à "une médiatisation à outrance" d'Europe-Ecologie.
(©AFP / 08 juin 2009 12h57)
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je veux ajouter que les pauvres,dans leur majorité ne sont pas allé voté.
ils ne voteront plus jamais pour le PS qui s'est largement foutu de leur gueule.
la gauche bobo encore plus RACISTE envers les pauvres que les riches n'a plus de raison d'être,elle n'a plus de base électorale.
ça fait longtemps que je le dis.
ce qui est nouveau c'est qu'
elle ne pourra plus jamais CONFISQUER le vote populaire avec son escroquerie du "vote utile"
le vote utile ,aujourd'hui c'est l'écologie.
les pauvres n'ont pas encore confiance dans l'écologie.
cela viendra peut-être mais à la seule condition qu'il n'y ait aucune alliance avec tous ceux qui ont déjà trahi le vote populaire.
je pense qu'EUROPE ECOLOGIE fera cette erreur.
UMP - PS et leurs vasseaux ,tous dans le même sac, et ......DEHORS.
pascal
vendredi 5 juin 2009
la France nazie est de retour.déportation des Roms
-des expulsions accompagnées de destruction
-des exclus sont poussés par les CRS vers un quai de garre et embarqués de force dans des wagons réservés pour cette déportation
-la création d'un guetto avec limitation de la liberté de circulation et des vigiles qui bloquent les accès.
on est revenu aux méthodes de l'extermination des juifs.
l'ecoeurement au plus haut degré
à quand la dernière étape ?
la solution ultime ?
la douche :c'est vrai qu'ils sont sales
et le ministre responsable de tout ça est un ex-socialiste...
http://www.m6replay.fr/emissions/enquete-exclusive/13500080
mardi 2 juin 2009
vol de terres:IIED, FIDA et FAO ne condamnent pas au nom du productivisme:quelle honte!
Laetitia Clavreul
Les investisseurs internationaux jettent leur devolu sur les terres agricoles - surtout les meilleures.
Elles constituent pourtant le moyen de subsistance des populations locales, qui risquent d'en perdre l'acces.
Mais les gouvernements font peu de cas de ces dernieres.
Ce phenomene vient, pour la premiere fois, d'etre analyse en detail dans huit pays africains par des experts de l'Institut international de l'environnement et du developpement (IIED), en collaboration avec deux institutions de l'ONU, le Fonds international de developpement agricole (FIDA) et l'Agence pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Intitule "Accaparement des terres ou opportunite de developpement ?", leur rapport, publie lundi 25 mai et dont Le Monde a eu connaissance, appelle a la consultation des populations rurales menacees et a une meilleure prise en compte de leurs interets dans les transactions. Il souligne un manque de transparence dans les processus de decision et les circuits d'investissement. De quoi alimenter les craintes de corruption.
Le rapport confirme l'accroissement des transactions a grande echelle.
En cinq ans, en Ethiopie, au Ghana, au Mali, a Madagascar et au Soudan, ce sont
2,5 millions d'hectares sur lesquels les investisseurs se sont rues. Comme souvent en Afrique, ces terres sont propriete des Etats, et les paysans ne detiennent qu'un droit d'usage.
Les droits sur les terres offerts aux investisseurs sont tres bas, car la priorite est donnee aux contreparties en termes d'emplois ou d'infrastructures. Mais les contrats examines sont presque tous "courts et simples, compare a la realite economique de la transaction", note le rapport. Les engagements des investisseurs y restent vagues et la question de la repartition des recoltes entre exportation et consommation locale pas vraiment evoquee.
Surtout, les populations concernees sont tenues a l'ecart des negociations et les donnees sur la superficie ou la nature des contrats ne sont pas publiques. Si les transactions commerciales privees peuvent demander une certaine confidentialite, "le manque de transparence parait problematique" quand il s'agit de discussions entre gouvernements.
"Absence de dialogue"
"Cette absence de dialogue est un probleme. Dans toutes nos actions, nous nous attachons a ce qu'il y ait un consentement libre et informe des populations quand il est question de ressources naturelles", explique Jean-Philippe Audinet, directeur de la division des politiques au FIDA, qui regrette de voir des gouvernements preferer "le business au developpement".
Faut-il pour autant condamner ces acquisitions - ou plutot ces concessions qui peuvent aller jusqu'a 99 ans, car il s'agit rarement de ventes ?
IIED, FIDA et FAO ne sont pas si categoriques. "Le phenomene existe et il est massif. Il faut faire en sorte que ses effets soient positifs et ses degats minimes", estime Paul Mathieu, expert a la FAO. "Tout depend des termes de la negociation et de l'implication des acteurs, qui ne doivent pas inclure que les investisseurs et les Etats", estime l'un des auteurs, Lorenzo Cotula (IIED).
Si l'accaparement de terres peut choquer, surtout dans des zones importatrices de denrees, les trois institutions veulent aussi y voir l'occasion, pour ces pays, de rendre leur agriculture plus productive. Les rapporteurs ne mettent pas moins les investisseurs, et tout autant les Etats, devant leurs responsabilites. "Les efforts pour attirer les investissements de grande echelle ne doivent pas detourner l'attention sur les besoins d'ameliorer la securite des populations locales", jugent ainsi les auteurs.
Ils invitent les investisseurs a communiquer sur leurs veritables intentions des le debut des transactions. Concernant les pays hotes, ils leur recommandent de clarifier leur politique en matiere d'accueil d'investissements, de mettre l'accent sur le partage des benefices, de reorienter les transactions vers la qualite, et non plus vers la quantite. Ils demandent la publication de toute decision et le respect des droits fonciers locaux.
Car, pour les auteurs, le phenomene va s'accentuer, entrainant des transformations economiques et sociales en Afrique et ailleurs.
Ce qui se joue la aura donc de fortes implications pour l'avenir de l'agriculture mondiale, ou "l'agribusiness" pourrait encore plus dominer.
Sur le Web : http://www.fao.org/nr/tenure/infores/newpubs/en
Sur le meme sujet :
Zoom : Une nebuleuse d'investisseurs prives et publics
Les faits : Les dangers de la ruee sur les meilleures terres d'Afrique
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/05/25/les-paysans-africains-ecartes-des-transactions-sur-les-terres-arables_1197633_3244.html#ens_id=1196528>
résistance:comment l'Amaranthe rend les OGM non-rentables
Sylvie Simon
Aux Etats-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgenique ont du etre abandonnes par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menaces.
Cette panique est due a une « mauvaise » herbe qui a decide de s’opposer au geant Monsanto, connu pour etre le plus grand predateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifere et defie le Roundup, l’herbicide total a base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne resiste ».
Quand la nature reprend le dessus
C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Georgie, ville situee a environ 130 kilometres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes resistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.
Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont ete ensemences avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant recu un gene de resistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne resiste ».
Depuis cette epoque, la situation s’est aggravee et le phenomene s'est etendu a d'autres etats, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri.
Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique situee a Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de genes entre la plante OGM et certaines herbes indesirables, comme l’amarante.
Ce constat contredit les affirmations peremptoires et optimistes des defenseurs des OGM qui pretendaient et persistent a affirmer qu'une hybridation entre une plante genetiquement modifiee et une plante non-modifiee est tout simplement « impossible ».
Pour le geneticien britannique Brian Johnson, specialise dans les problemes lies a l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement reussi sur plusieurs millions de possibilites. Des qu’elle est creee, la nouvelle plante possede un avantage selectif enorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilise ici, a base de glyphosphate et d’ammonium, a exerce sur les plantes une pression enorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »
Ainsi, un gene de resistance aux herbicides a, semble-t-il, donne naissance a une plante hybride issue d’un saut entre la graine qu’il est cense proteger et l’amarante, devenue impossible a eliminer.
La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes a la main, comme on le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible etant donne l’etendue des cultures. En outre, ces herbes, profondement enracinees sont tres difficiles a arracher et 5 000 hectares ont ete tout simplement abandonnes.
Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir a une agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coutent de plus en plus cher et la rentabilite est primordiale pour ce genre d’agriculture. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja a Dudley, dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ces derniers temps, ce secteur representait 80 % de son commerce. Aujourd’hui, les graines OGM ont disparu de son catalogue et la demande de graines traditionnelles augmente sans cesse.
Deja, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui revelait que des genes modifies de cereales avaient transite vers des plantes sauvages, creant ainsi une « supergraine » resistante aux herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministere de l’environnement. Depuis 2008, les media agricoles americains rapportent de plus en plus de cas de resistance et le gouvernement des Etats-Unis a pratique d’importantes coupes budgetaires qui ont contraint le Ministere de l’Agriculture a reduire, puis arreter certaines de ses activites.
Plante diabolique ou plante sacree
Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture genetique, est une plante sacree pour les Incas.
Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde.
Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en proteines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels mineraux.
Ainsi ce boomerang, renvoye par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce predateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanite en cas de famine.
Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les regions seches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problemes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.
Ainsi, « la marante » affronte le tres puissant Monsanto, comme David s’opposa a Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inegal ! Si ces phenomenes se reproduisent en quantite suffisante, ce qui semble programme, Monsanto n’aura bientot plus qu’a mettre la cle sous la porte. A part ses salaries, qui plaindra vraiment cette entreprise funebre ?
<http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article10632>
jeudi 28 mai 2009
l'électricité verte bien plus EFFICACE que les biocarburants
Voitures : l’electricite verte plus efficace que les biocarburants,
Le Nouvel Observateur, 11/05/09
Cecile Dumas, Sciences-et-Avenir.com
Tandis que se poursuit le debat sur les benefices et les risques des biocarburants, trois chercheurs americains apportent une nouvelle donnee au probleme. Grace a une comparaison chiffree, ils montrent qu’il est plus interessant de transformer la biomasse en electricite pour ensuite charger les batteries de vehicules electriques, que de transformer cette biomasse en carburant pour remplir les reservoirs.
Elliot Campbell (University of California, USA) et ses collegues ont ainsi calcule que pour une meme surface cultivee, un vehicule "bio-electrique" parcourt en moyenne sur l’autoroute une distance 81% plus longue qu’un vehicule roulant au biocarburant. Pour une acre cultivee (un peu moins d’un demi-hectare), la premiere parcourt 22.500 km, contre 14.500 km pour la seconde.
Les chercheurs ont pris en compte l’integralite des filieres pour batir leur comparaison, incluant les depenses energetiques de chaque technologie, de la production des carburants et des vehicules. Ils ont compare les rendements obtenus pour differents types de biomasse, mais ou graminees (Panicum virgatum ou "switchgrass").
La difference flagrante entre l’electricite issue de la biomasse et les biocarburants s’explique d’abord par le fait que le rendement des moteurs a combustion est beaucoup moins bon que celui des moteurs electriques, selon les chercheurs. Campbell estime meme qu’un vehicule hybride utilisant les bioethanols derniere generation ne ferait pas mieux qu’un vehicule electrique recharge grace a la biomasse.
D’autant plus que la voiture "bio-electrique" a un second avantage non negligeable, toujours selon Campbell et ses collegues : elle permet de reduire davantage les emissions de CO2 que la voiture roulant aux biocarburants. Pour une acre de panicum, une voiture "bio-electrique" evite le rejet de 10 tonnes de CO2 par rapport a une voiture de meme calibre brulant des carburants fossiles. L’economie est deux fois plus importante qu’avec un vehicule roulant au bioethanol versus un vehicule classique.
Faut-il alors abandonner la filiere du bioethanol au profit de centrales electriques a la biomasse ? Les chercheurs, dont les travaux sont publies dans la revue Science (datee du 8 mai), soulignent que d’autres elements, comme la pollution atmospherique, la consommation de l’eau ou le cout de production des vehicules doivent egalement etre pris en compte avant de realiser un tel choix.
<http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/nature/20090511.OBS6461/voitures_lelectricite_verte_plus_efficace_que_les_bioca.html>
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mercredi 27 mai 2009
comment ils ont TUE le bio
la phrase de Merillon est phénoménale:
« Le bio ne doit plus etre un choix ideologique, il doit s'imposer dans le circuit de distribution classique , martele Philippe Merillon, chef du service de la strategie agroalimentaire au ministere.
il me semble pourtant que c'est ce fameux choix idéologique qui donne confiance aux consommateurs...non?
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L'incroyable faillite du bio francais,
Le Point n°1914, 20/05/09
Emilie Lanez
Le premier pays agricole d'Europe a rate le virage bio.
Enquete.
Madame Bio, c'est elle. Chignon boheme, tailleur pantalon elegant, Elisabeth Mercier, ancienne economiste au ministere de l'Agriculture, preside l'Agence bio, l'ambassade du bio francais. Dans une rue silencieuse de Montreuil, en banlieue parisienne, quelques bureaux modestes, decores de posters de coccinelles et de souriantes vaches laitieres.
Avec une quinzaine de salaries et un budget annuel de 4,8 millions d'euros, sa mission consiste, depuis 2004, a mieux organiser cette filiere, a la defendre et a la faire connaitre.
Le retard bio est une expression qui, on s'en doutait, ne lui plait guere, meme si l'ancienne diplomate, qui negocia cinq ans durant nos quotas laitiers a Bruxelles et defendit notre agriculture aux Pays-Bas, ne le laisse guere paraitre : « Disons que c'est un monde riche de sensibilites contrastees. La consommation bio est une vraie tendance de fond. Depuis cinq ans, les consommateurs sont fideles, leur panier s'elargit, il faut engager une spirale vertueuse . » C'est bien la tout le probleme.
Les Francais adorent le bio-meme s'il leur coute plus cher-, ils en achetent et en redemandent.
Paradoxalement, la deuxieme puissance agricole de la planete est incapable de fournir du bio. Les distributeurs sont donc contraints d'importer massivement.
Recours qui donne a penser, car si, pour fournir aux Francais des pommes ou des carottes bio, on doit leur faire parcourir 2 000 kilometres en camion, le benefice environnemental de l'operation parait pour le moins amoindri.
« Nous vivons parfois des moments compliques pour trouver du lait bio, raconte Gilles Baucher, directeur des marques propres Monoprix , l'approvisionnement est tendu . » C'est la rancon du succes, car la marque bio Monoprix, lancee voila quinze ans, explose : les ventes ont augmente de 25 % l'an passe. L'entreprise de surgeles Picard est confrontee, elle aussi, chaque jour a cette penurie de bio. « Nous ne pouvons pas mettre un produit bio a la une de nos catalogues promotionnels. Nous serions incapables de suivre le boom de la demande », confie Delphine Courtier, directrice du marketing. Le bio chez Picard, c'est pres de 40 % de tous ses legumes vendus, 60 000 sacs de haricots verts achetes chaque mois, 20 000 sacs de choux-fleurs, « une explosion phenomenale depuis trois ans ». « Nous avons de plus en plus de difficultes a obtenir nos volumes », ajoute la directrice marketing. Pour fournir les 758 magasins, les producteurs doivent pouvoir livrer d'imposants volumes, mais aussi fournir des produits particuliers. Pas de carotte torve, de haricot riquiqui ou de petit pois bossele : les legumes Picard sont soumis a une charte esthetique contraignante. « Il nous faut du beau bio . » Des canons que dame Nature, surtout quand on la laisse faire, peine a respecter.
Le seul legume bio francais vendu chez Picard est donc le brocoli.
Tout le reste est achemine par route depuis l'Italie, mysterieusement capable, elle, de produire du beau bio.
La chaine a lance ce mois-ci ses premiers fruits issus de l'agriculture bio : « Les framboises sont cultivees et usinees sur place en Pologne, raconte Elisabeth Bouton, directrice de la qualite , le cocktail fruits rouges est achete en Bulgarie . »
Pour vendre du bio aux Francais, on importe donc. Etonnant. Car si l'agriculture biologique francaise est aujourd'hui a la traine de toute l'Europe, elle fut, voila vingt ans, la championne de cette filiere alors emergente. Le bio en France, c'est l'histoire du lievre qui demarre la course en tete, s'essouffle, ralentit, s'arrete et se fait depasser par tous ses concurrents. En pourcentage de surface consacree au bio par rapport a la surface agricole totale, le classement est sans appel : la Lettonie, l'Estonie, le Timor-Oriental et São Tome et Principe consacrent une plus grande part de leurs terres au bio que nous. Et par rapport a nos voisins europeens, nous sommes devances par l'Autriche, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Suede. « Lorsque l'Europe debloqua en 1992 des fonds pour inciter les agriculteurs a se convertir au biologique, raconte Stephane Bellon, coordinateur du programme bio a l'Inra, la France s'en servit pour maintenir son elevage de haute montagne. »
Une erreur politique que ne commirent pas ses voisins : l'Italie et l'Espagne investirent massivement dans le bio, parvenant ainsi a inonder aujourd'hui l'Europe de leurs productions. « La volonte politique de soutenir le bio a jusqu'ici ete bien faible , confirme Vincent Perrot, de la Federation nationale des agriculteurs biologiques, porte-voix de 70 % des 11 640 agriculteurs bio.
La France agricole est marquee par l'agriculture intensive, dominee par le lobby des grandes exploitations. Notre culture fut trop longtemps celle du produire plus pour exporter plus. »
Les agriculteurs sont des chefs d'entreprise ! L'ideologie productiviste de la FNSEA, syndicat majoritaire dans les campagnes, n'a pas fait de place au bio. « Car le bio est une technique d'exploitation qui ne se satisfait d'aucune recette livree par des representants en produits phytosanitaires, poursuit Vincent Perrot, il faut faire attention, tout inventer, beaucoup, beaucoup travailler. » Un engagement dont temoigne Jacques Frings, 57 ans, maraicher bio a la tete de 67 hectares sur la commune de Chevry-Cossigny, en Seine-et-Marne. « J'ai repris l'exploitation de mon pere, c'est lui qui a choisi la conversion, car il n'en pouvait plus d'arroser ses legumes avec des bidons qui portaient une etiquette a tete de mort. » Ensemble, ils ont « beaucoup galere sur le plan technique ».
« Vingt ans de galere »
Quand Frings reprend l'exploitation de son pere en 1977, il possede 18 hectares de vergers et une equipe d'ouvriers agricoles portugais. « L'avenir du bio a ete escamote par la revolution agricole. Les ouvriers agricoles sont partis parce que les logements etaient trop chers et que l'on gagne plus facilement sa vie en ville. Les avantages historiques de la production locale ont egalement disparu. Un camion de salades arrive a Rungis depuis Perpignan tout aussi vite que depuis la plaine de la Brie. » Sans personnel, sans circuit de distribution competitif, Jacques Frings a du tout reinventer. « Avec ma femme et nos deux enfants, on a connu vingt annees de galere. Financierement, on est descendus bien bas. Maintenant, cela va carrement bien. Le biologique, cela ne s'apprend pas a l'ecole, il faut faire du preventif, connaitre parfaitement son sol, afin que les plantes ne tombent pas malades », et ainsi eviter de les soigner a grand renfort de pesticides. Desormais, Jacques Frings maitrise, comme peu d'autres, la production de fruits et legumes bio. L'an passe, il a en tout et pour tout depense 10 euros en insecticide biologique, pour guerir « des choux envahis de chenilles », et, luxe inoui, il s'accorde une semaine de vacances trois fois par an. Pour ecouler ses produits, le maraicher s'appuie sur un cycle de distribution court, grace a son propre magasin Biocoop, vaste hangar chauffe au poele a bois, ou 400 clients viennent chaque semaine faire leurs courses. Saumon, poulet, ananas, creme hydratante, huile de sesame, miel, muesli, chocolat et carottes, rien ne manque et tout est gere par sa femme, ancienne infirmiere, et leur fille ainee. Les fruits et legumes proviennent des champs qui entourent a perte de vue le hangar, le reste est achete a la cooperative bio. Jacques Frings salarie desormais trois ouvriers, « des neoruraux qui un jour voudront s'installer a leur compte ».
Le bio est soudain devenu, l'automne dernier, priorite nationale, Grenelle de l'environnement oblige. Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, veut que triple d'ici quatre ans la surface agricole bio, de 500 000 hectares a 1,6 million d'hectares. Fort ambitieux. Il faudrait que les agriculteurs se convertissent en masse. « Abandonner l'agriculture conventionnelle est un choix delicat, car, pendant trois ans, votre production, qui faute d'engrais et de pesticides s'effondre, ne peut etre vendue sous le label bio », commente Stephane Bellon. Ces annees dites de conversion-le terme n'est pas anodin-sont financierement soutenues par les pouvoirs publics. « Jusqu'ici, les aides etaient plafonnees a 7 600 euros par exploitation et par an. Elles sont desormais deplafonnees, de 200 a 600 euros par annee et par hectare, variable selon le type de production », souligne Vincent Gitz, charge du bio et de la recherche au ministere de l'Agriculture . L'idee est de seduire les grands refractaires : les cerealiers, qui, portes par le cours caracolant des cereales, ne songent guere a quitter leur mode de production conventionnel . Or, sans cereales bio, pas d'alimentation bio pour le betail, et donc pas d'elevage bio. La defection des ceraliers, qui ne jurent que par les hauts rendements, penalise toute la chaine de l'elevage bio francais.
Autre ecueil, un grave probleme de generation. Les militants des annees 70 sont, trente-cinq ans plus tard, en fin de course. Pour reprendre cet exigeant flambeau, il faudra que des jeunes s'installent. Le voudront-ils ? Le pourront-ils ? « Ce plan bio ne resout pas l'immense probleme du foncier , souligne Francois Lerique, president de l'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) en Ile-de-France. Il est impossible de trouver 4 ou 5 hectares pour s'installer comme maraicher, surtout pres des grandes villes. Comment voulez-vous qu'un agriculteur bio debutant dans la profession rivalise avec des promoteurs immobiliers ou un grand cerealier ? C'est pourquoi, a vec l'association Terre de liens, on achete des terrains qu'on loue a des exploitants bio. On vient ainsi d'acquerir 28 hectares sur le plateau de Saclay, au sud de Paris . » Les paysans bio sont de bien Petits Poucets, volontaires mais fragiles, face aux geants agricoles. L'agence des espaces verts, organisme public d'Ile-de-France, acquiert des terrains pour les maintenir en terres agricoles, afin de preserver la production autour de Paris. Elle a ainsi achete 13 hectares aux Mureaux, dans les Yvelines, attribues, apres appel d'offres, a un cerealier, soutenu par une banque specialisee. Offre certainement plus viable economiquement que celle, autrement aleatoire, d'un exploitant bio.
Tonnage trop faible pour les hypers
Pour rattraper notre retard, les paysans devront se convertir, trouver des terrains et ecouler leurs productions. « Le bio ne doit plus etre un choix ideologique, il doit s'imposer dans le circuit de distribution classique , martele Philippe Merillon, chef du service de la strategie agroalimentaire au ministere. Il faut lutter contre l'idee que faire du bio, c'est faire petit . » Le mouvement bio souffre de son image. Que chacun produise dans son coin, c'est peut-etre bien, mais les grandes enseignes de distribution ne peuvent rassembler a moindre cout les tonnes necessaires. Voila pourquoi elles se fournissent aupres des immenses cooperatives bio du sud de l'Europe, tandis que nos paysans vendent leur production en direct a la ferme ou sur des marches locaux. Le Moyen Age !
Pour convaincre les agriculteurs de passer au bio, Michel Barnier veut leur garantir des debouches importants. Il veut donc que, dans trois ans, 20 % des repas servis dans les cantines soient issus de l'agriculture biologique. Un objectif que tous les specialistes jugent hors de portee, a moins d'importer en masse. « A l'Inra, nous avons etudie la faisabilite d'un scenario fictif : admettons que Marseille veuille recevoir 1 million de repas bio, se souvient Stephane Bellon . On a etudie toutes les possibilites. Force a ete d'admettre que les quantites etaient impossibles a fournir . » En attendant, pour oublier, au ministere, on dejeune avec du pain bio, des yaourts bio et des pommes bio. Bien de chez nous.
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46 euros
C'est la somme moyenne consacree aux achats de produits bio par les menages francais sur une annee.
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Un Francais sur quatre consomme des produits bio
42 % des Francais achetent du bio au moins une fois par mois,
23 % au moins une fois par semaine et
6 % tous les jours (on les appelle en marketing des « biocitoyens »).
Les produits bio ne representent que 1,7 % du budget annuel total d'alimentation d'un menage francais.
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La liste des courses bio
Les Francais achetent d'abord des yaourts, du lait et des oeufs. Viennent ensuite les fruits (pommes, bananes) et les legumes (carottes, courgettes, concombres).
+ Voir l’infographie : Part de l’agriculture bio en 2006
<http://www.lepoint.fr/content/system/media/0/1914/085bio.pdf>
<http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-20/l-incroyable-faillite-du-bio-francais/916/0/345177>
dimanche 24 mai 2009
vendredi 15 mai 2009
exclusion des vieux
LES PERSONNES AGEES :UN PROBLEME ECONOMIQUE
Voila le ton est donné: d'un coté un directeur d'hôpital Monsieur Bouquet qui gère l hôpital d'un aspect purement comptable (ce qui peut se comprendre c'est son job )et de l autre monsieur Bertholet maire de romans qui incite a retarder l'accueil en établissement ....dénontrant au passage sa méconnaissance du sujet /2personnes agées sur 3 vivent chez elle !!!!
Actuellement , les vieux qui vivent a domicile payent les conséquences de quarante ans d'indifférence ETATIQUE:la politique de maintien a domicile, rarement accompagnée, aboutit a laisser de nombreux vieux.....En particulier le vieux pauvre a survivre sans aides et les soins nécessaires !!!!
Pour le premier aspect purement comptable..nous pourrions demander le remplacement de la direction et l 'encadrement par du personnel chinois tout aussi compétent mais nettement moins coûteux et pourquoi pas nos députés , nos sénateurs !!!!....
A force de ne pas affronter notre peur de la vieillesse et de la mort, nous nous sommes cachés que nous serons bientôt vieux et nous avons caché ces vieux qui nous rappellent ainsi que celles et ceux , familles, aidant, soignants qui en sont proches .
A force d'intéger la conception marchande de l homme , nous avons perdu le sens de la valeur humaine de tous ceux qui ne sont plus économiquement utiles, efficaces et performants.
Si les vieux restent sur le bord de la route , ce n'est pas parce que notre société rejette ceux qu'elles jugent inaptes, c'est simplement parce que les vieux , comme l écrivait Alfred Sauvy en 1946 ne peuvent s'adapter a la marche du monde ....comme c'est facile a dire !!!!!
A cause de nous , les personnes agées , dans leur grande majorité souffrent de se sentir inutiles.Déja notre société se conduit de telle maniére envers les vieux qu'elles finit par les contraindre a ressembler réellement aux stéréotypes qu elle utilise pour les décrire .
Il faut insister :il est nécessaire, si l'on ne veut pas que les vieux perdent le goût de vivre de cesser de les contraindre a ne survivre qu'en passifs béneficiaires de soins et de services.Pour cela il faut repenser la vieillesse, mais pas seulement .On ne naît pas vieux; On vieillit dans la continuité de toutes les autres périodes de sa vie .....C'est donc aussi comme l'écrivait Simone de beauvoir en 1970:L'homme tout entier qu il faut refaire , toutes les relations entre les hommes qu il faut recréer si l on veut que la condition du vieillard soit acceptable.
Un homme, une femme ne devraient pas aborder la fin de sa vie les mains vide et solitaire .
Si la culture n'était pas un savoir inerte acquis une fois pour toute et oublié, si elle était pratique et vivante, si par elle l individu avait sur son environnement une prise qui s'accomplirait et se renouvellerait au cours des années , a tout âge il serait citoyen actif .....si il n'était pas atomisé des l enfance clos et isolé parmi d'autres atomes , s'il participait a une vie collective aussi quotidienne et essentielle que sa propre vie .
Quand on a compris ce qu'est la condition des vieillards , on ne serait se contenter de réclamer une politique de la viellesse plus génereuse....c'est tout un systhéme qui est en jeu et la revendiquation ne peut étre que radicale:CHANGER LA ......VIE...Tous les jours des vieux meurent a cause de manques .Manque de soins, mais aussi de SENS!!!!!
POUR CES RAISONS :QUE VOUS SOYEZ JEUNES,MOINS JEUNES ,VIEUX : LE DIMANCHE 17 MAI A 10H30 DEVANT LA MAIRIE DE ROMANS....faites passez le message autour de vous :amis familles etc...MAIS VENEZ en nombres , méme ceux et celles qui ne sont pas concernés aujourd hui...MAIS DEMAIN?.....Des miracles peuvent se produire ?????
je ne pourrai pas aller dimanche devant la mairie car je serai en train de travailler sur une maison en paille mais je suis tout à fait d'accord avec le constat de Fournier.
je fais ce qui me semble nécéssaire au niveau du village de Crépol car il y a bien longtemps que je ne crois plus à la générosité des pouvoirs publics envers les anciens.
le conseil général a mis en place le CLIC de la drôme des colines:
au lieu d'être un outil au service des vieux,ils l'ont transformé en un outil économique d'encadrement,j'allais dire de parquage des vieux.
PlaNet Finance ou le genocide économique par le micro-crédit qui tue
Banquier des pauvres 2.2 envoye speciale 14.5.09
envoyé par 20thcenturyfox. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
c'est la suite du reportage:
on y apprend que le MARCHE DES PAUVRES est énorme,rentable et...sans fin
car il aura toujours des pauvres
Attali ,les économistes "socialiste" et les investisseurs sociaux créent un génocide
Banquier des pauvres 1.2 envoye speciale 14.5.09
envoyé par 20thcenturyfox. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
on ne voit pas la fin du reportage initial mais cette histoire finit pour un nombre de plus en plus important de gens par des suicides.
suicides familiaux car une clause du crédit prévoit que si la femme se suicide,sa famille doit quand même régler la dette.
le chiffre qu'on peut retenir:
pour 78% des emprunteurs,la dépendance aux crédits les empêche de sortir de cette situation
Aux rencontres mondiales sur la pauvreté , je m'étais insurgé contre la demande d'une généralisation du micro-crédit comme une solution majeure du problème.
je me suis frité avec tous les économistes présents.
ce reportage me donne raison.
ce micro-crédit est une horreur absolue.
je pense qu'on devrait JUGER les gens qui en tirent profit.
les juger pour génocide
autre pensée qui me vient:
quand on voit Attali à la tête de cette MAFIA
Strauss-kahn au FMI
d'autres "socialiste" à la tête des organismes économiques
est-ce que certains n'ont pas anticipé la crise? et inventé le moyen de s'assurer du cash à 30 % pendant la période ? en se foutant complêtement de la souffrance humaine qu'ils vont créer...
En France,le gouvernement dit se préoccuper du crédit à la consommation peu vertueux et pourtant ce sont des Français en col blancs qui sont en train d'organiser ce VOL manifeste des pauvres du monde entier.
des pauvres corvéables à merci dans des prisons sans bareaux ni gardiens.
que pensez-vous de ma proposition de juger ATTALI pour CRIME CONTRE l'HUMANITE ?
pascal
mercredi 13 mai 2009
Appel pour le revenu de vie
aussi bien les socialistes que les verts,que...bien d'autres m'ont écoeuré avec leur obstination à défendre le système de spoliation en place .
kouchner qui vote UMP:c'est ce qu'ils ont fait de la gauche!
allez,pour ceux à qui il reste un peu d'humanité,le lien est là:
http://appelpourlerevenudevie.org/
mardi 12 mai 2009
vélo en bambous
un bel exemple :
Un velo low-cost, Arte, GlobalMag, 01/05/09
Construire un velo a partir de bambou: c’est l'idee qu'a eue le designer americain Craig Galfee apres un voyage en Afrique. La plante y est souvent percue comme une mauvaise herbe. Pourtant, elle peut fournir des cadres tres robustes. Les ghaneens exportent meme leurs 2 roues vegetalises en Europe et aux Etats-Unis.
<http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/GLOBALmag---Tous-les-vendredis-a-19h00-/2606164.html>
et en plus je les trouve très jolis.
leur évolutivité peut permettre à chacun d'imaginer des développements pour chaque usage qu'on veut faire du véhicule.
à quand des vélos en bambous dans nos villes et nos campagnes?
lundi 11 mai 2009
quand on mélange le vert avec le rose, on se retrouve un peu marron
c'est une phrase de 2007 qu'avait sorti Francis Lalanne.
Phrase au combien vraie.
aujourd'hui il se présente aux élections Européenne
il pose une question pleine de bon-sens:
"pourquoi revoter pour des politiciens alors qu'on sait déjà que par le passé ils n'ont rien fait pour nous ? "
"il y a d'autres personnes que les politiciens qui ont des choses à dire et des propositions à faire pour améliorer la vie"
bon courage Francis.
tu vas prendre des coups mais accroche-toi
pascal
jeudi 7 mai 2009
mardi 5 mai 2009
les vers de terre et l'inra
Les lombriciens, des travailleurs infatigables ou lorsque Michel Bertrand, centre Inra de Versailles-Grignon et Paul Robin, centre Inra de Rennes vous parlent de la vie des vers de terre.
De quoi parle-t-on lorsque l'on evoque la faune du sol ?
par Michel Bertrand
La faune du sol regroupe un nombre tres important d'organismes animaux, qui se comptent en centaines de millions d'individus par m2, appartenant a plusieurs centaines voire milliers d'especes.
Suivant leur taille, on regroupe ces individus en microfaune, mesofaune ou macrofaune en allant des plus petits au plus grands.
Avec les limaces et les araignees, les vers de terre appartiennent a la macrofaune, et on en denombre de l'ordre de quelques centaines au m2 correspondant a une masse qui se compte en dizaines voire en centaines de kilos a l'hectare
Y a-t-il differentes sortes de vers de terre, comment peut-on les distinguer ?
Les vers de terre appartiennent a de nombreuses especes et, dans un milieu donne, on trouve facilement une dizaine d'especes differentes. On classe ces especes en groupes ecologiques suivant leur taille, leur habitat, leur comportement et leurs ressources alimentaires. On distingue classiquement les vers aneciques, de grande taille, vivant dans des galeries verticales et se nourrissant de matiere organique presente a la surface du sol, des vers endoges beaucoup plus petits qui digerent la matiere organique incorporee dans l'horizon de surface du sol et des vers epiges qui vivent a la surface du sol, surtout quand il y a des debris vegetaux.
Quel est le role des lombriciens dans le sol ?
Les vers de terre creusent des galeries et ingerent de la matiere organique c'est-a-dire principalement des residus de vegetaux. Leur activite entraine donc des modifications de la structure du sol car les galeries font partie de la porosite du milieu, qui joue sur les transferts d'eaux et d'air, ainsi que sur la capacite d'enracinement des plantes. Lorsqu'ils ingerent, digerent et excretent de la matiere organique, les vers de terre participent egalement a la transformation physique et chimique des residus vegetaux qui presentent alors une forme plus decomposee. De meme, ils prennent part a l'incorporation dans le sol de la matiere organique presente en surface, comme les residus de culture dans le cas des champs cultives. Ces animaux font partie des organismes qui modifient le milieu par leur activite et que l'on appelle, en ecologie, les ingenieurs de l'ecosysteme. A un niveau plus global, les vers de terre sont eux memes une ressource trophique pour des animaux de plus grande taille, comme les oiseaux, et leur abondance joue donc sur la biodiversite generale.
Les vers de terre sont-ils de bons indicateurs des pratiques agricoles ?
Les vers de terre sont sensibles aux techniques utilisees par l'agriculteur. En particulier, ils reagissent fortement au travail du sol et a tout ce qui joue sur la quantite de matiere organique mise a leur disposition, puisqu'il s'agit de leur nourriture. En regle generale le travail du sol profond est globalement defavorable aux vers de terre, mais il affecte principalement les vers de type anecique en detruisant leurs galeries, incorporant dans le sol la matiere organique de surface dont ils se nourrissent, voire en les blessant directement. Les vers de type endoges peuvent par contre etre plus nombreux dans les parcelles labourees car la couche labouree est riche en matiere organique, ce qui leur est favorable. La quantite globale de carbone dans le sol est egalement preponderante, ce qui fait qu'on trouvera plus de vers de terre dans les prairies que dans des parcelles de grande culture, ainsi que dans les parcelles recevant des amendements organiques provenant d'elevage (fumier par exemple). En grande culture, l'effet des pesticides apparait secondaire, en particulier nous avons observe que les effectifs etaient similaires en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique. Dans des vergers, ou la quantite de pesticides utilisee est nettement plus forte qu'en grande culture, on a par contre observe des effets negatifs de ces produits sur les lombriciens.
Comment se developpent actuellement vos recherches en rapport avec les vers de terre ?
A Grignon, nos recherches ont pour cadre general les regulations biologiques dans le champ cultive. Nous cherchons a preciser l'impact des techniques culturales sur les organismes vivants dans les parcelles agricoles, afin de mettre au point des manieres de cultiver plus respectueuses de l'environnement et valorisant les aspects positifs lies a la presence de certains organismes. Dans le cas des lombriciens, il s'agit a la fois de mieux comprendre l'effet des pratiques agricoles sur les vers de terre et l'effet des populations de vers de terre sur le milieu. A partir de ces connaissances, on pourra proposer des alternatives techniques alliant l'action des vers de terre et des operations culturales.
Une question que tout le monde se pose : les lombriciens repoussent-ils quand on les coupe ?
Suivant la position de la coupure par rapport aux organes vitaux, c'est-a-dire la tete et les organes sexuels, le ver de terre peut mourir ou non. Quand il survit, il reconstitue partiellement les anneaux manquants. Par contre, contrairement a ce qu'on peut entendre parfois, si l'on coupe un ver de terre en deux, les deux morceaux ne repoussent pas pour donner deux vers de terre !
Le role des lombrics dans la degradation de la matiere organique peut il etre mis a profit dans les filieres de l’agronomie ?
par Paul Robin
Certainement, surtout dans le contexte du developpement de filieres "non alimentaires".
L'evacuation rapide des dejections animales par un systeme de « chasse d'eau » permet une amelioration des elevages en batiment, grace a la limitation des odeurs, des emissions d’ammoniac et des gaz a effet de serre. Cependant, pour etre durable, le systeme doit recycler l'eau, etre facile a gerer pour les eleveurs et ouvrir de nouvelles voies de valorisation des nutriments excretes.
Par exemple, la lombrifiltration – elevage de vers de terre sur un support organique arrose par un liquide charge de matieres organiques (eaux usees, lisier ou fumier de batiments d’elevage, effluents de laiteries…) – permet de traiter avec succes du lisier et fumier porcin dans un systeme associant a une porcherie, un lombrifiltre, une serie de 4 lagunes alternant plantes flottantes et enracinees, puis un reservoir en vue des chasses d’eau toutes les 4 heures dans l’elevage. Le bassin de stockage peut accueillir des poissons rouges si l’on souhaite controler empiriquement la qualite de l’eau.
Ce procede, developpe avec la Chambre d'Agriculture du Finistere, le CNRS et d’autres partenaires (Universites de Rennes, Montpellier, Brest, Jiao Tong de Shanghai, Cemagref de Rennes, Agrocampus Ouest, Cirad avec des financements du Departement du Finistere, de la Region Bretagne, de l’Europe et de l’Etat), conduit a :
- produire des engrais organiques exportables,
- incorporer des coproduits agro-forestiers,
- reduire le besoin de surface d'epandage,
- reduire l'emission d'ammoniac, de methane et d'odeurs d'un elevage sur lisier conventionnel,
- considerer les lombriciens comme un bioindicateur, simple a controler, de la stabilite du systeme, a defaut de les elever en vue d’une recolte.
Comment se developpent actuellement vos recherches en rapport avec les vers de terre ?
L’enjeu est de rendre ces resultats utilisables par une majorite d’elevages. Si les effluents d’elevage ne sont pas valorises integralement, directement ou indirectement, vers la production d’engrais et d’aliments du betail, on va continuer a epuiser les sols d’une part et polluer les ecosystemes d’autre part. Nos recherches s'orientent donc vers :
- la prise en compte des specificites territoriales dans l'aide a la decision pour adapter le dimensionnement et la gestion a des tailles d'elevage et a des territoires varies (par exemple Bretagne, Corse, Chine, Bresil),
- la maitrise de la coexistence d'especes plus nombreuses : soit des especes pour les productions animales et vegetales dans differents compartiments ou successivement au cours du temps ; soit des especes naturelles a travers le developpement et le suivi d'especes locales d'interet ecologique qui interagissent aux limites du systeme de production,
- le commencement de travaux sur des systemes "secs" : dans ce que nous avons fait, l'eau assure le transfert des nutriments entre compartiments et il faut stocker de l'eau en hiver pour compenser l'evaporation estivale ; lorsque l'eau est rare ou salee, il faut limiter l'evaporation et nous devons identifier d'autres vecteurs des nutriments pour maximiser l'efficience des intrants et minimiser les fuites polluantes vers l'ecosysteme naturel qui entoure l'elevage. C'est l'elevage de volailles sur parcours qui pourrait nous conduire a des resultats equivalents en systeme "sec".
Source et contacts :
<http://www.inra.fr/la_science_et_vous/apprendre_experimenter/histoire_de_vers_de_terre>
intoxication des populations
donc on peut l'écrire:
Le Bresil nourri aux pesticides,
Univers Nature, 28/04/09
Elisabeth Leciak
Au Bresil, l’Agence Nationale de Vigilance Sanitaire (Anvisa) vient de rendre publics des chiffres alarmants sur les pesticides. Des residus de produits chimiques utilises dans l’agriculture ont ete retrouves dans de nombreux produits alimentaires, a des taux depassant les limites autorisees.
Au Bresil, « apres les medicaments, les produits chimiques issus de l’agriculture sont la deuxieme cause d’intoxication des populations » declare Jose Gomes Temporão, Ministre de la Sante.
Selon le rapport de l’Anvisa, sur plus de 1700 echantillons analyses, parmi les produits alimentaires les plus courants (patate, tomate, banane, oignon, etc.), 15 % ne presentent pas de resultats « satisfaisants ». Quelques produits se revelent comme les plus risques : 64 % des echantillons de poivrons analyses ont des teneurs en pesticides au-dessus des limites admises par les autorites sanitaires, ou encore le raisin et les fraises, pour lesquels pres de 30 % des echantillons sont contamines.
Le rapport met egalement en relief la presence de pesticides classes comme dangereux pour la sante dans la plupart des analyses.
Desormais interdits dans d’autres pays du monde, des produits comme l'acephate, l'endosulfan, le phorate et le metamidophos ont ete retrouves dans les cultures de laitue, de riz, de tomate ou encore d’ananas.
Pays emergent, le Bresil est considere comme le futur « geant vert » de la planete. D’une superficie 16 fois superieure a la France, ce pays-continent a en effet un potentiel agricole sans commune mesure. Deja premier exportateur de cafe et de canne a sucre, deuxieme exportateur mondial de soja et de viande bovine, le Bresil a connu ces dernieres annees une formidable expansion de son agriculture au point que la production agricole et l’ensemble des secteurs qui lui sont lies representent aujourd’hui pres de 33 % du PIB (Produit Interieur Brut). Mais ce developpement fulgurant ne se fait pas sans qu’il y ait de revers a la medaille. Sans meme parler de la deforestation du patrimoine planetaire qu’est l’Amazonie, c’est le peuple bresilien qui est le premier affecte.
D’apres les resultats d’analyses de l’Anvisa, il est clair que les risques sanitaires de l’agriculture industrielle sont tres loin d’etre maitrises.
Or si l’agence du ministere de la sante bresilien propose une serie de recommandations, pour les consommateurs et afin de renforcer le suivi, il est a esperer que le geant latino-americain s’imposera plus de vigilance, alors qu’il est devenu, en 2008, le premier consommateur mondial de pesticides, depassant les Etats-Unis.
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3717>
Telepac.agriculture.gouv.fr
les subventions perçues par l'agriculture industrielle dépassent largement le revenu des agriculteurs : un système qui marche sur la tête payé par le contribuable qui en prime se fait empoisonner à petit feu...
Les subventions aux agriculteurs rendues publiques. Et les "gagnants" sont...,
Le Monde, 29/04/09
Laetitia Clavreul
"Je vais m'en prendre plein la figure, c'est sur. D'accord, je suis cense etre l'un de ceux qui touchent le plus, mais en face du montant, il faudrait donner le benefice de ma societe : 20 000 euros." Jean-Pierre Pitois s'emporte. Ce Breton, engraisseur de bovins, pense qu'avec la publication exhaustive des beneficiaires de la politique agricole commune (PAC), jeudi 30 avril, il sera de nouveau sur le banc des accuses. Comme en 2006, quand la France, sous la pression des medias, avait fini par devoiler les noms des dix plus gros destinataires des aides aux grandes cultures et a l'elevage. Il y figurait. Et en avait entendu parler...
On avait alors su qu'il avait touche 358 000 euros de subventions, meme si, lui, dit percevoir "autour de 200 000 euros". Ce qui fait deja une coquette somme, surtout que desormais, il ne vend plus que 400 bovins par an, contre plus de 3 500 avant. Mais les aides, calculees sur une base historique, n'ont pas diminue pour autant. L'homme ne se demonte pas : "Il faut voir le boulot qu'on a abattu pour les avoir, ces primes."
Jean-Pierre Pitois le sait : dans la nuit de mercredi a jeudi sera active le site Telepac.agriculture.gouv.fr, qui permettra, en tapant le nom d'un individu, d'une societe ou d'une commune, de savoir combien touche chacun. Ou en inscrivant un montant, par exemple 300 000 euros, de deceler les plus gros beneficiaires de la PAC.
C'est un reglement europeen qui a rendu obligatoire, a cette date, la publication des aides par tous les pays de l'UE, et qui va permettre de lever le voile sur la repartition des 8 milliards d'euros que touche la France.
En Camargue, ou les riziculteurs et les producteurs de ble dur (pour les pates) sont particulierement aides, on n'apprecie pas forcement cette publicite. A la societe Fermes francaises, en tete du "top ten" de 2006 avec 872 000 euros d'aides, on propose de "rappeler la semaine prochaine"... Ancienne propriete de Monceau Assurances, le site appartient depuis l'ete dernier a des actionnaires danois, dont le fils cadet du couple royal du Danemark.
"Ces aides permettent de maintenir une activite sur notre territoire, qui est un milieu tres atypique", rappelle, au nom de tous les riziculteurs, Francois Callet, president de leur syndicat. S'il admet qu'il peut etre juge choquant que les aides soient restees les memes en 2008, alors que le prix du riz s'est envole, il justifie le systeme : "La flambee n'a dure que six mois. Nos exploitations ont une rentabilite faible, et quand les cours etaient bas et que nous puisions dans nos tresoreries, personne ne criait au scandale."
Avant que l'on puisse le decouvrir sur Internet, il refuse de dire combien il touche. Il concede juste cultiver 400 hectares, ce qui devrait le placer au-dela des 300 000 euros de subventions annuelles. En 2006, date des derniers chiffres publies par le ministere de l'agriculture, ils etaient 37 en France dans cette categorie, et 4 500 dans celle des plus de 100 000 euros. Ces gros beneficiaires ne representent cependant que 1 % des 394 000 exploitations francaises. Ils n'en sont pas representatifs : il s'agit plutot de structures industrielles, parfois meme de filiales de groupes agroalimentaires ou autres.
Chez les agriculteurs, la transparence n'est pas bien vecue.
Certains ont meme du mal a admettre qu'il s'agit la d'argent public.
Les cerealiers d'Ile-de-France, eux, ont meme plaide aupres de leurs elus pour que publication il n'y ait pas.
Nicolas Jaquet, producteur de mais dans les Landes, avoue toucher 180 000 euros. Mais il tient a preciser que "cette prime ne compense qu'un tiers de la baisse du chiffre d'affaires" qu'il subit depuis l'instauration du systeme, en 1992. Si la FNSEA et la Confederation paysanne sont favorables a la transparence, son syndicat, la Coordination rurale, souvent classsee a droite, y est hostile. Il craint les cliches et l'amalgame avec les "subventions du prince Charles ou d'Albert de Monaco". "Certains touchent 100 000 euros d'aides pour faire tourner leur entreprise, et ont un revenu inferieur au smic", dit-il.*
En moyenne, les agriculteurs recoivent 20 300 euros par an, et les subventions representent souvent bien plus que leurs revenus.
Mais ils savent que leurs voisins, leurs ennemis et meme leurs amis iront voir combien ils touchent, et les prendront a partie. Pourtant, ce systeme, qui devait compenser l'alignement des prix europeens sur les cours mondiaux, ils ne l'ont pas choisi. Beaucoup disent leur crainte de "trinquer" a cause des gros beneficiaires, la publication des aides sans explication servant les interets des anti-PAC.
Mais la transparence sera-t-elle totale ? Pas si simple. Certains beneficiaires pourront rester discrets, car il ne sera pas facile de distinguer qui se cache derriere certaines societes, et encore moins de savoir combien un meme individu en detient, ce que ne revelera pas le moteur de recherche.
Le ministere disait, mardi 28 avril, se refuser a publier une liste des principaux destinataires, et voulait se contenter de repondre a l'obligation de mettre en place "un outil de transparence". Mais les equipes du ministre de l'agriculture, Michel Barnier, lui ont prepare le terrain en decryptant les donnees a l'avance. Il sera en outre moins difficile pour le ministre de justifier les aides, puisqu'il a, en fevrier, annonce leur reequilibrage.
Les donnees revelees jeudi ne devraient pas manquer de surprendre. On trouvera parmi les plus aides, non des agriculteurs, mais des entreprises des secteurs laitier, volailler ou porcin, qui touchent differentes aides, dont des soutiens a l'exportation.
Certains montants pourraient s'elever a plusieurs millions d'euros.
Chez Lactalis, par exemple, on relativise. La somme qui sera publiee sera a mettre en relation avec les "10 milliards de chiffres d'affaires" de la societe, souligne Luc Morelon, porte-parole. "Le grand public sera capable de comprendre", juge-t-il.
On trouvera aussi des associations, comme les Restos du coeur, qui touchent des subventions pour l'aide alimentaire. Les fonds de la PAC, caverne d'Ali Baba, servent aussi a cela.
Sur le meme sujet :
Eclairage : L'Allemagne s'oppose toujours a la publication des donnees
<http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2009/04/29/agriculture-europeenne-et-les-gagnants-sont_1186892_3214.html>
dimanche 19 avril 2009
pour Jean François
http://pagesperso-orange.fr/agridura/pages/semidir.htm
il y a le détail du disque de semis direct sur une photo
samedi 18 avril 2009
mardi 14 avril 2009
Grenelle de l'empoisonnement
Révolte et cri d’alarme d’un apiculteur professionnel
Par José Nadan, Président du Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne
samedi 4 avril 2009 Posté par José Nadan
José Nadan est apiculteur professionnel. Pour lui, "l’abeille disparaît à cause des pesticides, il est malhonnête de le contester" … Et la situation continue à se dégrader…
Le Grenelle de l’environnement a viré au Grenelle de l’empoisonnement
L’industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d’une toxicité encore jamais vue.
On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb (partie par milliard).
Exemple du Cruiser récemment autorisé : la fine pellicule d’enrobage d’un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta), ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d’eau, vous atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l’eau potable. Le thiaméthoxam est hypersoluble dans l’eau (jusqu’à 5gr/litre d’eau).
Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d’un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d’un demi-milliard de litres d’eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c’est l’objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ. Et quel impact d’un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?
Les firmes chimiques connaissent l’extrême toxicité de la molécule ainsi que sa rémanence : « dangereux pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs », « une utilisation seulement tous les 3 ans », « pas de plante attractive pour les abeilles dans la rotation des cultures » (et le maïs ? ) , « installez des déflecteurs sur les semoirs pour que les poussières ne s’envolent pas », « remplissez le semoir à plus de 10m du bord du champ », « semez par vent faible », « portez des équipements qui protègent les yeux, la bouche et le nez, notamment un masque, des gants, une combinaison à capuche… »…
Seraient-ce « les graines de la mort » pour exiger de l’agriculteur tant de précautions ? Vous pouvez consulter toutes les précautions d’emplois à l’intention de l’agriculteur … à vous donner froid dans le dos… [1]
Veulent-ils exterminer les apiculteurs, ces témoins gênants ? Les abeilles disparaissent en quantité depuis une dizaine d’années, ce qui correspond à l’arrivée des néonicotinoïdes dont le fameux Gaucho que tout le monde croit interdit mais dont la molécule, l’imidaclopride, est de plus en plus présente dans les sols français. Elle est toujours utilisée pour les céréales, pour la betterave à sucre, pour des fruitiers… sous une vingtaine de marques commerciales, liste que vous pouvez trouver sur le site du Ministère de l’agriculture [2].
Elle est présente partout. Une étude en 2002-2003 relevait que 60 à 70% des pollens de végétation spontanée contenaient de l’imidaclopride à des doses suffisantes pour constituer une toxicité chronique.
La plupart des apiculteurs sont convaincus de ces faits mais ce n’est pas facile pour eux de le prouver : les abeilles ne revenant pas à la ruche, il est difficile de les faire analyser. On assiste de plus en plus à une dépopulation des ruches tout au long de la saison, avec beaucoup de problèmes de fertilité (beaucoup de ruches bourdonneuses…). Et que sait-on aujourd’hui des effets synergiques de plusieurs molécules ? On retrouve un tel cocktail dans la nature, même dans l’eau de pluie ! [3].
Une récente étude en Italie a prouvé l’extrême toxicité des exsudats de maïs traités aux néonicotinoïdes, de l’ordre de 1000 fois la dose fatale à l’abeille. [4]
La plupart des apiculteurs sont écœurés du refrain de l’AFSSA : « les mortalités d’abeilles sont dues à des causes multifactorielles ». L’apiculteur était-il plus compétent autrefois ? Il y a moins de 20 ans, des « papis » produisaient du miel en se contentant de soulever le toit de la ruche 2 fois par an, une fois pour poser la hausse, une fois pour l’enlever. Leur principal souci était d’avoir des ruches vides pour installer les essaims naturels qui se présentaient. Aujourd’hui malgré les élevages de reines et les nombreux essaims que nous faisons sans cesse, nous avons en permanence des palettes de ruches vides. L’évolution est dramatique depuis quelques années. D’ailleurs les chiffres officiels l’annoncent : moins 15 000 apiculteurs amateurs au niveau national entre 1994 et 2004 (source audit GEM) et depuis le déclin s’est accéléré…
Les maladies, parasites ou champignons divers existaient avant, ils ne sont pas la cause première de nos soucis mais plutôt la conséquence de l’affaiblissement par les pesticides. Méfiez-vous de la désinformation perpétuelle pratiquée par le lobby agrochimique dans les médias, sur Internet avec ses liens sponsorisés. Quand vous tapez « abeilles, environnement… » vous avez www.jacheres-apicoles.fr financé par BASF et les grands semenciers, vous y trouvez tout sur les menaces pesant sur l’abeille mais bien sûr un dédouanement des pesticides.
Nous avons face à nous la puissance de l’industrie chimique. Des « journalistes agricoles » tel Gil Rivière-Wekstein leurs sont totalement dévoués [5]... Ils réussissent même à établir une « collaboration » avec des collègues apiculteurs tel Philippe Lecompte, apiculteur, bio de surcroît. Doit-on encore considérer ceux-ci comme « apiculteurs » ou d’abord comme « consultants » pour ces firmes chimiques ?
L’UIPP « l’Union des Industries de la Protection des Plantes », organisme de propagande des pesticides siège à l’AFSSA, ainsi l’on comprend mieux pourquoi l’AFSSA peine tant à accuser les pesticides…. Sa présence est-elle compatible avec un fonctionnement indépendant ? [6]
Hier, je suis resté très perplexe à la lecture de la dernière fiche « Avertissements agricoles » sur l’utilisation du Cruiser, émise par le SRPV (Service Régional de la Protection des Végétaux) : juste les précautions d’emploi minimums concernant l’aspect technique…absolument rien sur la forte toxicité du produit, même pas pour l’agriculteur… aucune consigne pour demander de restreindre ce traitement des plus polluant aux parcelles à risque avéré de taupins
Récemment en Bretagne (et ailleurs sans doute) une grosse propagande a eu lieu pour inciter les agriculteurs à commander des semences traitées Cruiser, propagande de l’industrie chimique très bien relayée par certains revendeurs. Ils parviennent à convaincre nombre d’agriculteurs de jouer la sécurité, on met de la semence traitée même ou il y a très peu de risque de taupins.
Pourtant un technicien agricole expérimenté, libre et indépendant, vous dira que de nombreux agriculteurs conventionnels ne connaissent pas de dégâts sérieux dus aux taupins. Il vous dira que les risques déclenchants sont bien connus : dégradation des matières organiques en anaérobie, PH insuffisant, déséquilibre des sols… Il est aussi évident que ces agriculteurs s’imposent d’incorporer les matières organiques au sol suffisamment longtemps avant le semis…
Soyons tous bien conscients que ce ne sont pas les 1 à 2% de parcelles à risque qui sont visées par Syngenta mais bien toutes les surfaces de maïs. Dans leurs documents publicitaires, avec des arguments partisans et mensongers, avec des graphiques trompeurs, ils promettent des rendements meilleurs dans toutes les situations. La lutte contre le taupin n’est qu’un prétexte et une porte d’entrée pour convaincre les agriculteurs d’acheter leur poison. Le matraquage systématique par la diffusion de bulletins "Alerte taupins" auprès de techniciens agricoles et dans les journaux agricoles a préparé le terrain depuis quelques années. Ils avaient annoncé un pullulement de taupins suite à l’interdiction de certains produits jugés trop toxiques. Comme ce ne fût pas le cas, il fallait aux firmes chimiques maintenir la pression, communiquer tous azimuts sur les parcelles touchées, sinon l’absence de traitements (et de taupins) aurait pu habituer l’agriculteur à se passer de ces produits que les firmes veulent rendre indispensables.
Les agriculteurs italiens, eux aussi, ont dû faire face à ces stratégies commerciales offrant certains hybrides quasi exclusivement en semence traitée avec insecticides. Les agriculteurs étaient ainsi contraints d’acheter, bon gré mal gré, de la semence traitée…
Mais en Italie, suite à des hécatombes d’abeilles, toutes les semences enrobées insecticides sont aujourd’hui interdites (Gaucho, Cruiser, Poncho, Régent…). Auparavant, une expérience pluriannuelle, 2003 – 2006, menée sur un échantillon représentatif des conditions du maïs dans la plaine Padane, avait montré que le traitement avec des insecticides (Gaucho, Cruiser…) n’avait pas d’incidence significative sur les rendements et la production du maïs (Université de Padoue).
L’expérimentation avait mis en évidence que les rendements de maïs obtenus à partir de semences traitées avec fongicides seuls tendent à être supérieurs à ceux obtenus avec des semences traitées avec insecticides, alors qu’il n’y avait aucune différence de production significative entre le maïs provenant de semences traitées avec insecticides et les non traitées. Cette étude contredit tout ce qui est annoncé par Syngenta… En outre, les semences sans insecticide ont tendance à germer plus rapidement.
Malgré l’expérience italienne il va falloir à notre tour qu’on subisse ces hécatombes d’abeilles, qu’on accepte une pollution des sols, de l’eau, de l’air… Tout ça pour les seuls intérêts de Syngenta.
Nos responsables agricoles ne peuvent pas ignorer ces études… On peut donc s’interroger sur le rôle joué par la puissante FNSEA dans cette désinformation. Ses dirigeants roulent-ils exclusivement pour les firmes chimiques et les grands semenciers ? Que font-ils pour défendre, un tant soit peu, les vrais intérêts des agriculteurs ?
Pourquoi le journal « Le Paysan Breton » est il devenu un outil de propagande au services des firmes chimiques, au lieu d’être un outil de vulgarisation de techniques propres allant dans l’intérêt de l’agriculteur ?
Que font les firmes chimiques dans certains lycées de formation agricole ?
Cette année, le produit miracle est chez nous, il s’appelle « Cruiser », et la lutte contre le taupin – ou plus souvent son fantôme - va battre son plein. Après enquête auprès d’agriculteurs et de coopératives je constate, que les pourcentages des surfaces de maïs Cruiser ne sont pas liés au risque taupins mais bien plus en adéquation avec la politique commerciale de la coopérative, et avec son application sur le terrain par des commerciaux plus ou moins scrupuleux. Il n’y a aucune logique agronomique…
Si certaines coopératives n’en ont pas proposé, ou alors très peu, d’autres telle la Cooperl (producteurs de porcs de Lamballe) visent 50% des surfaces… L’on constate aussi les mêmes écarts au niveau des commerciaux d’une même coopérative : l’un des commerciaux de Coopagri me dit en limiter l’usage aux parcelles qu’il juge à risque tandis que d’autres en sont à plus de 50%... Soit suffisamment pour qu’on puisse leur suggérer la commercialisation prochaine d’un « Beurre Paysan Breton au Cruiser ».
Sur nos 4 départements le maïs couvrira plus de 400 000 ha. 100 000 ha avec Cruiser ? Ou plus ? Qui s’en intéresse ? Imaginez pourtant la quantité de ce poison de thiaméthoxam balancé dans la nature et qui fatalement nous reviendra à la figure… par l’air, par l’eau, par notre alimentation… Quels seront les dégâts pour nos abeilles déjà trop malmenées ? Qui peut dire quelle part de ce thiaméthoxam aboutira dans nos rivières ? Quel est l’avis du consommateur et du contribuable ? Qu’en pense le conseiller régional quand il doit trouver des millions d’euros pour le programme « Bretagne eau pure »… ou lorsqu’il vote d’importants crédits pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement ?
Tout ceci se fait en usant de formules injustes et malhonnêtes « L’agriculture durable et raisonnée » dit une publicité Cruiser expédiée aux agriculteurs. Alors que c’est tout l’inverse du raisonné, puisque l’on pellicule le grain d’insecticide et de fongicide sans savoir s’il y aura attaque d’insectes ou champignon éventuel. C’est le summum du traitement systématique et déraisonné.
Je suis fils, petit fils, arrière petit fils de paysans… et je pleure aujourd’hui que la sagesse paysanne aie pu à ce point déserter nos champs…
L’abeille est le témoin malheureux de ces pratiques inconscientes. Quel éleveur, quelle que soit la production, survivrait économiquement et psychologiquement à des pertes régulières de son cheptel de l’ordre de 30, 40, et parfois au-delà de 50% ? Des collègues sont désespérés, va-t-il falloir des drames humains, des drames familiaux pour que l’administration française arrête de nous traiter avec mépris. Dans tout rapport officiel sur l’apiculture, une soi-disante incompétence des apiculteurs prend plus de place que les conséquences de l’usage des pesticides. Quand j’ai démarré, il y a 25 ans, quasiment sans formation et sans expérience, la taille de mon cheptel progressait sans difficulté. Aujourd’hui, malgré les techniques que j’ai acquises, les moyens plus importants dont je dispose, je me sens aussi désarmé que le débutant. En cette fin mars, lors de mes premières visites ce printemps, la situation est toujours aussi préoccupante… Toute installation de jeunes devient impossible…
Le récent rapport de Martial Saddier « pour une filière apicole durable »ne nous donne aucun espoir. La limite des investigations est fixée dans la lettre de mission du Premier Ministre, Mr Fillon, en une phrase : « sans préjudice de la nécessaire prise en compte de la protection sanitaire des cultures », en d’autres termes : « rassurez les apiculteurs ! Occupez-les ! Mais interdiction au député de mettre en cause les pesticides » [7].
Face aux défis que nous devons affronter, les moyens d’actions de notre syndicat sont dérisoires. L’adversaire est puissant mais nous avons pour nous notre bonne foi et notre conscience, et surtout un fabuleux atout : l’opinion publique ! Car de plus en plus de personnes sont victimes de ces poisons jusque dans leur chair et ils doivent, en plus, payer les dépollutions. Nous avons besoin d’être épaulés, nous manquons de moyens, humains et financiers pour communiquer, pour combattre l’hypocrisie des lobbyistes de l’agrochimie.
L’urgence et l’enjeu sont de taille, ils concernent chacun d’entre nous.
Diffusez cet article, alertez vos élus pour mettre l’agrochimie face à ses responsabilités ! Le maïs dans nos campagnes bretonnes est une catastrophe pour la planète : c’est une plante exigeante en eau, en engrais, en pesticides… donc des plus polluante. c’est une plante déséquilibrée pour l’alimentation de nos troupeaux, obligeant l’agriculteur à compléter les rations alimentaires avec du soja OGM, produit à l’autre bout de la planète au détriment des forêts et des cultures vivrières… affamant encore un peu plus les populations démunies [8]
Diffusez cet article, alertez vos élus car le cruiser : constitue une grave menace supplémentaire pour nos abeilles constitue une grave menace pour l’eau, de nos rivières jusqu’à notre table.
José Nadan, Kercadoret 56320 Le Faouët - Apiculteur professionnel depuis 1984, Président du Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne - jose.nadan@wanadoo.fr
[1] Guide des bonnes pratiques Syngenta, adressé aux agriculteurs, les 4 pages qui suivent, et site http://www.syngenta-agro.fr/synweb/produit_fiche_1694_1_CRUISER.aspx.
[2] Site du Ministère de l’agriculture : http://e-phy.agriculture.gouv.fr/.
[3] Voir étude 1999-2002 « Produits phytosanitaires dans les eaux de pluie de la Région Nord – Pas-de-Calais »,1999 - 2002 l’étude ne semble plus téléchargeable (résultats peut être trop inquiétants ?). Nous pouvons vous la transmettre si vous désirez.
[4] Voir http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi ?id=3634 et http://www.mieliditalia.it/n_rugiada.htm visionner aussi la petite vidéo.
[5] voir site : voir site : www.affaire-gaucho-regent.com.
[6] Lire « Pesticides, révélations sur un scandale français. » http://www.fabrice-nicolino.com.
[7] Ces consignes ont été respectées, vous pouvez le constater dans le rapport rapport Saddier : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3 ?id_article=3776.
[8] Voir le film « Herbe » : http://www.herbe-lefilm.com/ .
http://cdurable.info/Revolte-et-cri-d-alarme-d-un-apiculteur-professionnel,1640.html
mardi 7 avril 2009
je ne suis pas le seul paysan bio à avoir arrêté les cultures commerciales
1 hectare par agriculteur= partage de la ressource
c'est l'agriculture d'un monde durable et juste,un modèle que notre société d'EXPLOITATION
refuse de voir s'implanter.
un modèle qui pourtant rend heureux ,qui permet de vivre en harmonie avec la nature et que nous serions fiers de léguer à nos enfants...
L’agriculture sans pesticides derange les idees recues,
Novethic, 23/03/09
Helene Huteau
La « semaine sans pesticides », Richard Wallner la vit a l’annee. En Charente, ce jeune agriculteur experimente une « agriculture naturelle » sans pesticides, sans engrais et sans labours, avec une production a la surface meilleure qu’en monoculture industrielle, notamment grace a la complementarite des cultures.
Richard Wallner a banni de son exploitation agricole, depuis trois ans, les produits chimiques. Enthousiaste sur les resultats, il cite pour l’exemple : « le probleme des limaces s’est regle de lui-meme, des la seconde annee, grace aux carabes, crapauds et herissons », des allies naturels qu’il a su attirer par des bandes enherbees et conserver en s’abstenant de traiter ses salades et de labourer. Ce jeune agriculteur s’est installe en Charente, a Marsac, pres d’Angouleme, pour mettre en pratique les principes d’une agriculture ecologique, en totale rupture avec le modele agricole intensif actuel. Sa ferme, Au Petit Colibri, qui est aussi un ecolieu pedagogique, ressemble au premier abord a une friche. Pourtant, lorsqu’on penetre, les choux, salades et autres legumes sont bien la, sur des buttes, calfeutres dans de la paille.
"Principe du non agir"
Richard Wallner pratique une agriculture dite « naturelle », qui preconise le non labour, interdit tout pesticide, fongicide ou herbicide et evite meme l’emploi de tout compost prepare, aussi naturel qu’il puisse etre.
Le concepteur de cette methode, le Japonais microbiologiste des sols Masanobu Fukuoka, avait tant etudie la complexite des interactions au sein des ecosystemes, dans les annees 1930, qu’il en etait arrive a la conclusion que toute intervention humaine causait plus de degats qu’elle n’en reparait.
« La nature fonctionne tres bien mais nous ne l’avons toujours pas comprise » resume Richard Wallner. Par exemple, ses plants de tomates, non tailles, resistent mieux aux maladies et donnent autant de fruits, meme si ces derniers sont un peu plus petits. Il est rejoint dans ce principe par un chercheur contemporain de l’INRA, Jean-Marie Lespinasse, qui, apres avoir tout essaye, conclut sur les arbres fruitiers : « il faut laisser l’arbre tranquille, avec de l’espace »...
Pour autant, precise Richard Wallner, « le principe du non agir n’est pas l’agriculture du rien faire. Cette methode necessite beaucoup d’observation, de presence et de travail ».
Surtout les premieres annees, ou il faut arracher ou faucher les herbes indesirables. Ensuite, la couverture du sol, le fait de ne pas labourer et quelques autres techniques reduisent la repousse.
Locale, sobre et productive
Cette agriculture se pratique a petite echelle (moins de 10 ha la ferme) et sur la proximite.
Rentable au plan economique, ecologiquement et socialement viable.
L’un des secrets de sa rentabilite, des la premiere annee, repose sur l’absence d’investissement lourd, puisqu’on se passe de tracteur et d’intrants. On evite au maximum les transports en organisant les terres autour de la ferme, selon les principes de la permaculture. La vente se fait aussi localement. Richard Wallner a vite fidelise des familles avec ses paniers hebdomadaires.
Le concept d’organisation permaculturelle, qui fait des emules dans le monde entier, optimise toutes les energies, humaines, fossiles et naturelles, du bati aux cultures, en passant par la gestion de l’eau. Cette ferme ideale est non seulement sobre mais tres productive grace au melange des cultures, qui permet de densifier l’usage de la terre. Ainsi, le verger sert aussi de poulailler. Les arbres sont d’ailleurs presents sur toutes les cultures puisqu'ils en sont les regulateurs, remontant les fertilisants a la surface grace a leurs racines. « La ferme est de plus en plus auto fertile, securisee et de moins en moins penible. Le systeme est mature au bout de dix ans, la duree d'une bonne emprise des arbres» explique Richard Wallner.
Une experience qui derange
L’objectif de l’experience de Richard Wallner est de prouver la viabilite du systeme, independant du petrole et de toute subvention europeenne, benefique pour la sante et l’environnement, et qui recreerait du lien social et de l’emploi dans les campagnes. « A terme, on peut envisager un hectare par agriculteur, qui nourrirait vingt a trente familles de facon diversifiee, hors viande. Avec un million de fermes on nourrit la France sur une surface ridicule ! » extrapole-t-il. Son projet a commence sur les chapeaux de roues, en 2005, grace a l’aide de benevoles et les deux premieres annees ont ete prometteuses.
Mais ce parisien exile, ingenieur de formation, a du arreter les cultures commerciales pour cause de blocage de la mairie de Marsac, qui lui refuse arbitrairement le droit de construction sur son terrain.
Son projet avait pourtant le soutien du Conseil General, de la Chambre d’Agriculture et de la DIREN. En janvier, il a meme recu la visite des Verts. « L’experience de Richard est interessante car il utilise des methodes que les agriculteurs traditionnels n’ont pas appris comme etant possibles » a declare Cecile Duflot, secretaire nationale. Peut-etre est-ce le succes potentiel de ce modele qui gene le maire de Marsac, maisiculteur et eleveur de porcs hors-sol ? Apres trois ans de negociation et de resistance, a vivre en caravane, Richard Wallner attaquera en justice la mairie a la fin du mois pour pouvoir mener son reve a bien et cultiver notre espoir d’une agriculture durable.
<http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/agriculture/l_agriculture_sans_pesticides_derange_idees_recues.jsp>
jeudi 27 novembre 2008
en FINIR avec la "gauche" molle
LE MONDE 19.11.08 16h08 • Mis à jour le 19.11.08 16h08 Hervé Kempf
Il y a des mots tellement horribles qu'il faut posséder la liberté d'impertinence d'un milliardaire pour les prononcer. Il revenait donc au premier d'entre eux, l'homme le plus riche du monde, Warren Buffett, de révéler une vérité inconvenante : "Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner" (le New York Times du 26 novembre 2006).
Cette observation lucide est le point de départ du livre de François Ruffin.
Il explore avec une verve caustique mais attristée ce mystère : pourquoi le terme de lutte de classes a-t-il disparu du débat politique, alors que l'évidence montre qu'il est plus actuel que jamais ?
Ce ne sont pas seulement les déclarations d'un milliardaire plus sincère que les autres qui légitime cette interrogation, mais aussi les études de la Banque des règlements internationaux (BRI), du Fonds monétaire international (FMI) ou de la Commission européenne, dûment référencées dans le livre et qui montrent que la part des profits, ou du capital, dans le partage de la richesse collective s'est singulièrement accrue, dans tous les pays occidentaux, depuis les années 1980, au détriment des revenus du travail.
La part de ceux-ci dans le produit intérieur brut a baissé dans les pays du G7 de 5,8 % entre 1983 et 2006. "Cette donnée majeure est quasiment effacée de la sphère publique, éclipsée dans les médias, à peine mentionnée par les politiques", observe François Ruffin, qui sait par ailleurs donner chair à cette statistique, en montrant notamment que cette redistribution des richesses au profit de l'oligarchie s'est opérée au détriment de la "génération des trentenaires précaires".
C'est surtout l'absence de toute référence à cette question par les partis de gauche - défenseurs supposés naturels des travailleurs - qui frappe l'auteur.
Il analyse d'une plume chirurgicale les discours de Ségolène Royal, de Marie-George Buffet, plus larmoyante que combative, de Vincent Peillon, un champion de la langue molle.
Comment s'explique cette démission de la gauche ?
François Ruffin cite l'analyse d'Emmanuel Todd : "L'immobilité idéologique des enseignants (noyau du Parti socialiste) les a séparés de cet autre coeur sociologique de la gauche que constituent les ouvriers, qui eux subissent, depuis près de vingt ans, toutes les adaptations, tous les chocs économiques concevables."
Mais l'explication ne suffit pas, comme le montre le travail d'une chercheuse du CNRS, Josette Lefèvre, qui a analysé le vocabulaire syndical depuis plusieurs décennies et constaté que le terme de "classe" disparaît du discours, donc de l'analyse, dans les années 1980, non seulement du PS, mais aussi des syndicats ouvriers.
M. Ruffin ne prétend pas livrer une explication définitive, simplement souligner un trait majeur et mesurer l'épaisseur du silence à son propos. S'appuyant sur Jaurès bien plus que sur le marxisme, rappelant que le grand leader sut être révolutionnaire sans céder à ce qui allait devenir le léninisme, François Ruffin propose un point de départ : "S'il suffit de poser capital/travail pour rendre à l'univers social un peu de sa clarté, pourquoi s'en priver ? Pourquoi déchirer ce schéma, grossier, certes, mais efficace au moins pour mettre à nu cette offensive générale de l'argent contre les hommes ?"
Pour M. Ruffin, la refondation de la gauche ne peut se faire qu'en redéfinissant un socle commun d'intérêts.
Il propose une grille de lecture sans doute insuffisante, mais qui s'appuie suffisamment sur les faits pour mériter une large réflexion chez ceux qui aspirent à changer les règles du jeu social et économique. Et les citations vigoureuses de l'humaniste socialiste Jaurès, d'une surprenante actualité, rappellent que l'on peut dénoncer l'âpreté de la lutte sociale sans tomber dans la dogmatique marxiste.
LA GUERRE DES CLASSES de François Ruffin. Fayard, 252 pages, 19 €.
Hervé Kempf
mercredi 26 novembre 2008
TF1 dans toute sa SPLENDEUR.
Lettre ouverte des parents des neuf mis en examens du 11 Novembre
lundi 24 novembre 2008, par cyril
Lettre ouverte des parents des neuf mis en examens du 11 Novembre
Dimanche, 23 Novembre 2008
Lorsque la cacophonie s’accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.
Certains médias se sont empressés d’accréditer la thèse affirmée par la ministre de l’intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours : Les personnes arrêtées étaient d’emblée condamnées.
Personne n’aura pu rater l’épisode de "police-réalité" que nous avons tous subi la semaine passée. L’angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergé et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéanti, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd’hui ce sont nos enfants, demain ce pourrait être les vôtres.
Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.
Les interpellés ont à l’évidence bénéficié d’un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d’eux des personnes hors normes. La police les suspecte d’être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d’avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d’avoir cultivé des terres abandonnées, d’avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours.
Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine.
A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l’intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu’elles sont collectives.
Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre "L’insurrection qui vient" du Comité Invisible fait d’une personne un terroriste, à force d’en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n’est pas un "bréviaire terroriste", mais un essai politique qui tente d’ouvrir de nouvelles perspectives.
Aujourd’hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d’avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu’ à 20 ans de prison.
L’opération policière la plus impressionnante n’aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.
Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s’ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.
Que devient la présomption d’innocence ? Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient évidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.
PS : Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu’ils vivent que ce qu’ils voient à la télé.
www.comite-visible.info
www.soutien11novembre.org
http://www.hns-info.net/spip.php?article16248
mardi 25 novembre 2008
crimes de l'UIPP et responsabilité de JC BOCQUET
Pollution : la fertilite masculine en peril, Novethic, 20/11/08
Rouba Naaman
Arte diffuse, mardi 25 novembre, le documentaire « Males en peril », qui fait le point sur les recherches scientifiques concernant la toxicite de certains produits chimiques. L’enquete demontre le lien, aujourd’hui avere, entre les substances toxiques et la baisse de fertilite observee chez les hommes. La gravite de la situation a egalement ete soulignee par la secretaire d’Etat a l’ecologie.
« Au depart, on n’osait pas croire ces resultats ». C’est sur ces temoignages glacants de chercheurs du monde entier que s’ouvre le documentaire « Males en peril » de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade*. Les auteurs reviennent sur les decouvertes scientifiques qui amenent aujourd’hui a affirmer – et non plus seulement a supposer – que la baisse de la fertilite observee chez l’homme depuis une quinzaine d’annees est liee a la pollution de son environnement. Des resultats tellement inquietants que les chercheurs eux-memes peinaient a les croire au debut. Mais aujourd’hui, aucun doute ne subsiste, a tel point que la secretaire d’Etat a l’ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a pris parti officiellement sur le sujet.
Comme souvent en sciences, les decouvertes majeures decoulent de hasards, d’observations fortuites, voire d’erreurs. C’est ainsi que Ana Soto, professeur d’anatomie et de biologie cellulaire a l’universite Tufts, a Boston (Etats-Unis) a soupconne les plastiques de contenir un produit qui imitait l’effet des œstrogenes, les hormones feminines. En parallele, le professeur Niels Skakkebaek, directeur de recherche a l’hopital universitaire de Copenhague (Danemark), observe qu’un garcon danois sur cinq a une fertilite tres faible. Chez les grenouilles d’un lac pollue a l’Atrozine, un herbicide de Syngenta, le professeur Tyrone Hayes, de l’universite de Californie (Etats-Unis), decouvre des œufs dans les testicules des males.
Effets prouves, inquietudes concretes
C’est ainsi que ces chercheurs ont decouvert les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui agissent sur le systeme hormonal et modifient les caracteristiques du systeme reproducteur, chez les animaux, mais aussi chez les hommes. « Males en peril » nous accompagne a travers les laboratoires, presente les tatonnements des chercheurs, puis leurs resultats, ahurissants. Le distilbene, œstrogene de synthese prescrit pendant 30 ans aux femmes enceintes pour eviter les fausses couches, contamine les fœtus. Le bisphenol A, present notamment dans les biberons et les bouteilles en plastique, passe dans les liquides puis dans le sang.
La presence de pesticides dans les urines des hommes est correlee avec la baisse de qualite de leur sperme.
Les phtalates, composants des plastiques souples, agissent sur la formation du systeme reproducteur chez le fœtus male (voir article lie).
Tous ces produits, omnipresents dans notre quotidien, ont en commun d’agir sur l’organisme comme des œstrogenes. Leurs effets sont particulierement aigus pendant la vie fœtale. Par defaut, le fœtus humain devient une fille ; c’est la mise en place du systeme hormonal masculin, induite par la presence du chromosome Y, qui en fait un garcon. Les perturbateurs endocriniens, en jouant le role d’hormones feminines, court-circuitent cette mise en place par des mecanismes encore mal connus. En contaminant la mere, les produits chimiques reprotoxiques (toxiques pour la reproduction) atteignent le fœtus, organisme tres sensible aux pollutions exterieures.
« Je pense qu’il est tres probable que de nombreuses maladies des adultes trouvent leur origine pendant la vie fœtale » affirme le professeur Skakkebaek dans le documentaire.
Henrik Leffers, docteur en biologie moleculaire a l’hopital universitaire de Copenhague, declare meme n’avoir jamais trouve, dans ses recherches, « une femme qui ne soit pas contaminee par les phtalates ».
Le risque du “cocktail” de produits chimiques
Les inquietudes n’ont pas finir de grandir. Les scientifiques craignent l’effet synergique des differents produits chimiques. Le laboratoire du professeur Ulla Hass, du departement de toxicologie et d’evaluation des risques de l’Institut national danois de l’alimentation, a teste sur des rats un cocktail de deux pesticides et un phtalate. La encore le resultat est inquietant. « Ces trois substances ne posaient pas de probleme injectees seules. Mais injectees ensemble, elles ont un effet tres net, quelle que soit la dose » precise Ulla Hass. Et il faudra probablement de nombreuses annees pour tester tous les melanges possibles des milliers de substances considerees comme inquietantes.
Devant ces informations gravissimes, on s’attend a une reaction ferme des decideurs. L’interdiction pure et simple des substances dangereuses ? Un moratoire sur les produits soupconnes d’etre reprotoxiques ? Une augmentation des credits de recherche pour les laboratoires ? Rien de tout cela. Nathalie Kosciusko-Morizet s’est certes declaree preoccupee par le sujet. Elle soutient la sortie du documentaire d’Arte et organise, mardi 25 octobre, un colloque international « Environnement chimique, reproduction et developpement de l’enfant » pour faire le point sur l’etat des connaissances scientifiques. La creation d’un pole d’ecotoxicologie est egalement a l’etude. Mais la secretaire d’Etat a l’ecologie n’a parle que d’une « campagne d’information des citoyens » et de prevention, essentiellement aupres des femmes enceintes. Elle place ses espoirs dans la reglementation REACH, qui « responsabilise l’industriel ». « Les questions posees par les chercheurs de notre reportage demandent des reponses politiques » a declare Sylvie Gilman, l’une des realisatrices du documentaire. « Les reponses de strategies individuelles ne suffisent pas ».
*Males en peril, de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade. Documentaire (2008 – 52 minutes)
Diffuse le mardi 25 novembre a 21h sur Arte, suivi d’un debat avec la secretaire d’Etat a l’ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
<http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/pollution/pollution_fertilite_masculine_en_peril.jsp>
jusqu'où est-il prêt à aller pour vendre sa daube?
c'est pas beau cette utilisation du grenelle par le représentant des pires pollueurs de notre pays?
lundi 24 novembre 2008
jeudi 20 novembre 2008
chalet de nécessité , chalet de commodité
l'aisance au fond du jardin.
disparition ou retour grâce aux toilettes sèches?
mercredi 24 septembre 2008
la France torpille la protection des sols
Eliane Patriarca
En proposant demain au groupe de travail ad hoc un projet de directive-cadre sur le sols qui n'a plus aucune des ambitions de sante publique et d'environnement du texte elabore par la Commission europeenne, Paris choisit de l'enterrer.
Alors qu'a Paris, on ergote sur la taxe pique-nique et autres bonus malus ecologiques, la France s'apprete a torpillé une directive europeenne fondamentale pour l'environnement: la directive-cadre sur la protection des sols, portee depuis 2006 par Bruxelles et adoptee en novembre 2007, en premiere lecture, par le Parlement europeen
La proposition de texte que la France, presidente de l'Union europeenne, va soumettre demain au groupe de travail qui se reunit a Bruxelles, et que Liberation s'est procuree, est un texte vide de sa substance et de son ambition initiales.
Les Etats-membres y sont delivres de toute contrainte, et leurs eventuelles actions en matiere d'identification et de remise en etat des sols pollues ou degrades sont desormais laissees... a leur bonne volonte.
Un mileu biologique essentiel mais neglige
C'est d'autant plus dommage que les sols constituent le seul milieu biologique a n'etre pas protege par un cadre juridique specifique europeen, contrairement a l'eau ou a l'air.
En France non plus, il n'existe pas de loi specifique de protection des sols, a la difference de l'Allemagne par exemple.
C'est d'autant plus grave que la directive repondrait «a une urgence ecologique», rappelle France Nature Environnement, federation qui regroupe 3000 associations de protection de la nature. «Les sols constituent une ressource non renouvelable et un ecosysteme fondamental pour la biodiversite, dont dependent notamment nos ressources en eau potable et alimentaires». Mais aussi la beaute et la vitalite de nos paysages.
Or la situation, si elle n'est pas desesperee, est carrement inquietante : en 2006, un rapport de la Commission europeenne indiquait que pres de 50% des sols europeens etaient affectes par la pollution, l'erosion, le tassement, l'urbanisation ou la desertification et qu'environ 45% avaient une faible teneur en matieres organiques.
Selon les travaux de l'Agence europeenne de l'environnement, il y aurait en Europe environ 3,5 milllions de sites potentiellement pollues dont au moins 1,5 million effectiment contamines et a depolluer.
Le texte, adopte apres moult reunions en premiere lecture par le Parlement europeen en novembre 2007, avait l'interet de prendre en compte les principales menaces : impermeabilisation, erosion, pertes de matieres organiques, contamination par des activites polluantes (sites miniers, decharges, industries diverses...). En bref, tous les degats resultant d'une agriculture intensive, de l'urbanisation et de plus de deux cent ans d'industrialisation.
Obligation d'inventaire des sites et d'assainissement
En matiere de contamination, le texte fixait trois grandes obligations a chaque Etat-membre: etablir un inventaire de sites et sols potentiellement pollues par des activites anciennes ou actuelles (sur un calendrier de 25 ans pour les 27 Etats-membres); puis caracteriser les risques par des analyses chimiques de la terre; et enfin remedier a ces risques, c'est a dire assainir les sites. La presidence portugaise de l'UE, tres dynamique et exigeante sur le sujet, avait fait d’enormes efforts pour parvenir a un accord sur le texte.
Mais en decembre 2007, cinq pays votaient contre: l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Royaume Uni et la France. Une minorite de blocage suffisante pour parvenir au gel du texte.
Intense lobbying du Medef
«Paris se disait alors favorable a une directive sur le sujet, contrairement a l’Allemagne et a l’Autriche qui ne veulent pas d’une legislation europeenne sur les sols, mais en desaccord sur le contenu qu’elle ne trouvait pas assez ambitieux», se souvient un haut fonctionnaire europeen.
Or, remarque-t-il aujourd'hui, «la version que la France a preparee depuis qu’elle a pris la presidence de l’Union europeenne a l’ete 2008, a perdu toute ambition ! C'est devenu un texte flou, on est passe du contraignant a l'optionnel. Par exemple, la ou il etait ecrit: "Les Etats ont obligation de…"», le texte dit maintenant: "S’ils le jugent opportun, les Etats…"»,souligne-t-il.
Alors, la France fait-elle preuve d’incoherence en soumettant demain un texte qui ne peut que faire echouer la negociation, face a des pays comme l’Espagne, le Portugal ou la Hongrie qui ont clairement manifeste leur souhait d’une legislation exigeante? Pas si sur.
A Bruxelles, on confie que si Angela Merkel est en proie au lobbying intensif des agriculteurs allemands qui ne veulent pas entendre parler de contrainte europeenne sur leurs terres, Paris est clairement lui soumis au lobbying du Medef.
Ainsi, lors du Grenelle de l’environnement, la question de la protection des sols et notamment le dossier des sites potentiellement contamines ont ete parmi les grands absents des groupes de travail.
«C’est un dossier bien trop explosif en France», analyse Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement.
En effet, selon le Bureau de recherches geologique et minieres (BRGM), on recense en France environ 300.000 sites pollues.
On imagine aisement l’ampleur de l’impact economique, pour les industriels, de l’application de la directive sur les sols…
Cliquez ici pour telecharger le projet de directive europeenne que la France soumet demain vendredi a Bruxelles.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/_files/file_352737_122232.pdf>
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/352737.FR.php>
coton BT TUEUR de paysans pauvres
"ils nous ont dit que la graine allait produire 4 fois plus,il y avait des gens du gouvernement avec eux;c'est comme ça qu'ils nous ont convaincus. "
"il nous ont dit qu'on n'aurait plus jamais besoin de pesticides mais cette année c'est déjà la quatrième fois qu'on doit en mettre dans nos champs"
"aujourd'hui la majorité des petits paysans est sur-endettée."
"les seuls à profiter des OGM sont les marchands de graines et de pesticides."
"les OGM ont rendu les terres moins fertiles."
certains petits paysans sont revenus à une agriculture plus traditionnelle:"c'était ça ou se donner la mort".
15 000 paysans se sont suicidé en 2007 rien que dans la région du Maharastra
il est beau le monde de MONSANTO
dimanche 21 septembre 2008
TOTAL,Erika et DIS (Déchets Industriels Spéciaux)
http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=379
Mais où va donc la merde ? (De l’Érika à ArcelorMittal)
Publié le 20 septembre 2008
J’ai été négligent, et même imbécile. À propos de l’Érika. Vous vous souvenez de cette marée noire de décembre 1999 ?
Sans doute, mais je résume tout de même.
Le samedi 11 décembre 1999, à quatorze heures, l’Erika signale une avarie par radio. Le pétrolier est dans le golfe de Gascogne, dans des creux de six mètres. Le 12, à six heures, il se trouve au sud de Penmarc’h, en Bretagne. À huit heures, l’Érika se brise en deux et lâche dans un premier temps 10 000 tonnes de fioul.
Dominique Voynet, ministre de l’Environnement de Jospin, est en vacances à La Réunion, et se perd dans des déclarations qui lui sont encore reprochées aujourd’hui, dont celle-ci : « Ce n’est pas la catastrophe du siècle ».
Elle a raison, c’est certain, mais la politique lui donne tort, gravement. Au total, plus de 11 000 tonnes de fioul seront récupérées dans ce qui reste de cuves, mais 20 000 polluent des centaines de kilomètres de côtes. Entre 150 000 et 300 000 oiseaux de mer sont tués dans l’aventure, dont 80 % des guillemots de la zone. J’adore le guillemot, j’en ai d’ailleurs sauvé un en 1987, mais je n’ai pas le temps de vous raconter la chose, pourtant pittoresque.
Propriétaire du fioul - mais pas du navire -, TotalElf amuse la galerie, je vous passe les détails. À croire notre grand pétrolier, ce fioul serait de la catégorie 2, pleine d’hydrocarbures aromatiques, assurément cancérigènes. Cela la fiche un peu mal, mais enfin, on ne fait pas tourner les turbines à l’eau de rose, en tout cas pas encore. C’est juste à ce moment-là que je me suis montré imbécile. Car pendant des années, je n’ai cessé de recevoir des avis, textes, analyses, rapports, alertes du laboratoire indépendant Analatyka, dirigé par Bernard Tailliez (ici). Et je les ai tous négligés.
Oh, je dois bien avoir une ou deux bonnes raisons pour cela. Mais surtout des mauvaises.
Ces avertissements me semblaient, je crois, trop écolos pour être vrais.
Je ne connaissais pas Analytika, je me méfiais de la bonne parole que le labo diffusait d’abondance. Je pense que j’avais tort. En résumé, sachez que très vite, l’Association des Bénévoles d’Erika (ABE), demande au laboratoire une analyse du fioul retrouvé sur les côtes. Or, surprise, celle-ci révèle la présence de chlorure d’ammonium quaternaire. Je ne vais pas faire le malin, j’ignore tout du sens de cette découverte.
Mais pas Tailliez. Confirmée depuis, la bizarrerie mène tout droit à une hypothèse hautement dérangeante : l’Érika n’aurait pas transporté du fioul n°2, utilisable, mais une infâme cargaison de déchets industriels spéciaux (DIS).
Citation d’un rapport final d’Analytika : « Qu’il s’agisse de “boues de forage” ou de “déchets de raffinerie”, il est clair que tout ou partie de la cargaison de l’Érika était donc en fait constituée de DIS (déchets industriels spéciaux) ». Oh, oh, oh.
N’ayant pas enquêté, ignorant en outre dans le vaste domaine de la chimie industrielle, je suis bien en peine de confirmer quoi que ce soit. Mais désormais, je crois Tailliez. Oui, je crois que la cargaison de l’Érika contenait en réalité de purs et simples déchets de raffinage du pétrole, dont il fallait se débarrasser au moindre coût. Ailleurs, au loin.
Ayant travaillé sérieusement sur le monde impitoyable du déchet dans le passé - notamment sur l’affaire Montchanin -, j’en ai retenu une leçon qui aurait dû servir avec l’Érika : tout est possible. Sur cette planète mondialisée, où l’on peut faire disparaître les pires poisons, de la région de Naples à la lagune proche d’Abidjan, tout est possible.
Et jouer le jeu du traitement, du retraitement, de la valorisation des résidus de l’activité industrielle coûte si cher que les tentations de contourner la loi sont constantes. Si je reviens ce jour sur l’Érika, c’est parce qu’une autre affaire vient d’éclater, qui concerne ArcelorMittal, géant mondial de la sidérurgie, avec 310 000 employés répartis dans 60 pays.
Excusez du peu : on parle d’un trafic portant sur des millions de tonnes de déchets industriels, sous la forme - tiens donc - de fioul naphtalisé (ici).
Au lieu d’être retraités à un coût bien sûr élevé, ce fioul aurait été revendu comme carburant de basse qualité pour des supertankers, grâce à une cascade de sociétés-écrans.
Vrai ? Vraisemblable en tout cas.
Et j’oserai sans hésiter cette hypothèse générale :
le trafic de déchets est consubstantiel à une industrie ivre de profits à court terme et de concurrence au couteau.
Le monde tel qu’il va ne peut pas s’encombrer, dans sa marche triomphale vers l’abîme, de menues saloperies qui grèveraient ses résultats financiers.
Et ce qui vaut pour les plus grands et les plus forts vaut également pour les plus petits.
Je vous laisse méditer sur le sort des déchets nucléaires quand cette industrie intrinsèquement folle aura été confiée aux intérêts privés.
Vous l’avez peut-être oublié, mais tel est bien le projet de Son Altesse Sérénissime Nicolas 1er, roi de France, empereur putatif de notre malheureux univers.
jeudi 18 septembre 2008
développement du ZAI et autres techniques simples de cultures en zones arides
en fait,je fais ce dont ils ont besoin:
je cherche des sous pour le CILLS.
les techniques,ils les connaissent.elles ont fait leurs preuves.
les moyens de trouver sufisemment de sous pour les mettre en oeuvre:ils ne les connaissent pas.
alors je fais ce que je peux.
ils ont failli avoir des sous avec un projet qui s'appelle la barrière verte mais ce financement de riches est bloqué( aux dernières nouvelles par le japon qui se sert de son véto dans une négotiation qui n'a rien à voir avec le sujet).
dans le projet global de barrière verte il y a pleins de projets foireux mais celui-ci tient vraiment la route.
c'est simple,pas cher et plein de bon-sens et surtout ça marche:tout ce que j'aime
pour une fois qu'on en parle en France,je ne vais pas bouder mon plaisir:
Agriculture. Bonne pioche au Sahel, Liberation, 16/09/08
Yves Sciama, envoye special au Burkina Faso
Au Burkina Faso, des paysans ont developpe des techniques simples pour augmenter les rendements des cultures de 30 %. Et stopper la desertification.
Reportage.
Le long des routes rectilignes et plates du Burkina Faso, a travers l’air qui tremble de chaleur, on les voit defiler sans fin, ensables ici, ecroules la, toujours renaissants : des murets de pierres empilees, hauts comme la main, une vingtaine de centimetres au maximum. Ils ont commence a quadriller la campagne sahelienne apres les grandes famines des annees 70, et depuis, ils s’allongent, se multiplient, s’entrelacent, totalisant des milliers de kilometres. Ici, les experts les appellent des «cordons pierreux».
Batis au prix d’heures de travail ereintant sous un soleil hostile, ils sont l’instrument d’un ensemble d’innovations agronomiques discretes, parfaitement low-tech, et qui ont pourtant l’ambition de faire la revolution verte en ces terres desolees.
Leur horizon ?
Rien moins que la victoire sur la desertification et la famine sur un territoire grand comme dix fois la France, ou vivront bientot 100 millions d’habitants.
Plus prosaiquement, il s’agit d’instaurer au Sahel des modes de culture qui assurent la securite alimentaire des hommes, et la bonne sante des ecosystemes qui les nourrissent.
Explosion demographique. Il y a urgence car la terre, ici, va s’epuisant sous l’effet de pratiques agricoles bouleversees par l’explosion demographique. Jusque dans les annees 60, les paysans saheliens pratiquaient la jachere. Afin de maintenir leurs rendements, ils abandonnaient periodiquement leur parcelle pour aller defricher la brousse, puis y revenaient plusieurs dizaines d’annees plus tard. Mais l’accroissement de la population sahelienne (+ 3 % par an !) a augmente la pression sur les terres cultivables et fait exploser ce systeme ancestral : aujourd’hui, les jacheres disparaissent, la terre est surexploitee tandis que la consommation de bois de feu, croissante, decime les arbres, dont les ruminants, omnipresents, empechent la repousse…
Ainsi les Saheliens sont-ils pieges dans un cercle vicieux bien connu des agronomes des zones arides : les sols a la vegetation rarefiee sont exposes a l’erosion sterilisante du vent et surtout de pluies qui sont, ici, a la fois rares (entre juin et septembre) et violentes.
La vegetation ne retient plus la terre qui ne retient plus l’eau des orages qui entrainent la terre. De vastes plaques desertiques encroutees, les «zipeles», grandissent puis convergent… Ainsi, la desertification avance. Pis, le rechauffement climatique devrait accelerer sa marche, en apportant dans cette region des precipitations accrues reparties sur une saison encore plus courte.
Partie perdue ? Ali Ouedroago, qui cultive des terres du village de Gourcy, a 100 km de Ouagadougou, est la preuve du contraire. A 70 ans, ce «paysan innovateur», comme on appelle ici ces agriculteurs a l’affut d’une meilleure maniere de faire, montre volontiers ses greniers pleins de mil et son cheval, un des signes exterieurs de richesse les plus envies en pays Mossi. Il a adopte les trois principales techniques qui font leur chemin au Burkina, sans tambour ni trompette.
Destinees a retenir l’eau et la terre, «ces technologies sont simples, bon marche et efficaces, produites par le milieu paysan», souligne Souleymane Ouedraogo, economiste a l’Institut national de l’environnement et de la recherche agricole (Inera) du Burkina.
Demi-lunes.
La premiere, le cordon pierreux, c’est tout simplement le plus petit barrage du monde : un muret qui casse les torrents de pluie et les retient dans une mare.
L’eau s’infiltre, depose les limons et nutriments qu’elle charrie, avant de traverser tres lentement le cordon et de continuer sa route.
Le resultat est fecond, surtout si le paysan a pris le soin de creuser des «demi-lunes», du nom de la seconde de ces petites techniques qui ne payent pas de mine, mais payent le paysan de retour : elle consiste a creuser un reseau de depressions en forme de demi-cercle de quatre metres de diametre, bordees par un bourrelet de terre.
Les semis sont faits dans ces demi-lunes qui retiennent la pluie, le trop-plein passant par-dessus le bourrelet pour tomber dans la demi-lune mitoyenne…
Enfin, contre l’erosion, il y a le «zai» : le paysan crible le sol de trous d’une vingtaine de centimetres de profondeur, a la pioche.
Puis il les comble avec un melange de terre et de compost (fait de pailles, de cendres domestiques, de dejection animales et d’eau) et y depose son semis.
Les orages venus, l’eau, au lieu d’emporter compost et semis, s’infiltre dans ce melange meuble qui reste longtemps humide.
Ces pratiques «low-tech» ont permis des hausses des rendements de l’ordre de 30 %, selon l’Inera.
Mieux, elles ont favorise l’enracinement spontane d’arbres.
Des arbres que les «paysans innovateurs» ont appris a epargner et proteger des ruminants, car leurs effets benefiques sont innombrables : penetration de l’eau amelioree, limitation du dessechement, production de matiere organique via leurs feuilles et fruits.
Ousseini Kindon, sexagenaire alerte qui vit a Bogaya, tout pres de la frontiere malienne, temoigne : «Il y avait neuf arbres sur ces terres quand je suis arrive a l’age de 29 ans, et regardez maintenant : j’en suis a environ 4 000 pieds», s’emerveille-t-il, montrant des dizaines de petits troncs de baobabs, particulierement prises dans la region. «J’ai compte 100 sortes de plantes differentes sur mes champs recemment, ajoute-t-il. Et avec les arbres sont revenus les oiseaux.»
Brouettes et charrettes.
Ces techniques simples ont permis de rehabiliter environ 10 % des surfaces cultivees du Burkina Faso, soit plus de 300 000 hectares, selon l’Inera.
Cependant, leur diffusion pourrait bien plafonner… faute de moyens.
Les experts du Comite interetatique de lutte contre la secheresse au Sahel (Cilss) ont calcule qu’il faut entre 120 et 230 € pour amenager un hectare. «Lorsque les pierres sont trop loin des champs, il faut louer un camion a la journee, explique Edwige Botoni-Liehoun, experte en gestion des ressources naturelles au Cilss.
Il faut aussi des outils elementaires, pelles, pioches, brouettes, charrettes… et un peu d’encadrement technique.»
Chaque hectare permettant de nourrir trois personnes au lieu de deux, l’investissement est amorti en environ cinq ans,
mais l’avance de fonds pose toujours probleme, tant la misere des paysans du Sahel est grande. Ici, une bouteille d’eau vide est aussitot recuperee comme un objet precieux. «Les gens ont besoin d’aide, insiste Edwige Botoni-Liehoun.
La demande est enorme : cette annee, nous avons recu 130 requetes de financement, mais nous ne pourrons en satisfaire qu’une trentaine.»
«L’enjeu, observe Henri Girard, agronome francais installe au Burkina depuis les annees 80 , est de passer d’une agriculture de defrichement a une agriculture a la fois intensive et ecologique, qui permette de nourrir toute la population.»
Cette transition pourrait avoir lieu en deux ou trois decennies si l’agriculture cessait d’etre le parent pauvre de l’aide au developpement.
Aujourd’hui, elle recolte 5 % de l’enveloppe dediee au Sahel alors que 65 % de la population, ici, en depend.
<http://www.liberation.fr/transversales/futur/reportage/352111.FR.php>
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pour moi il y a un enjeu tout aussi important:
il faut bloquer l'utilisation abusive des engrais chimiques qui vont stériliser le reste de l'afrique et entrainer le continent dans le même cercle vicieux que celui des sahéliens.
jeudi 11 septembre 2008
je vous expliquerai plus tard pourquoi je mets cet article
Gaelle Courcoux
En France, les batisseurs ecolos doivent encore trop souvent faire appel a des materiaux et equipements etrangers, faute de materiel francais.
Le cout ecologique du transport généré demolit alors leurs efforts en faveur de la nature.
Maisons ecologiques, passives et a energie positive : des concepts encore trop etrangers aux Francais. Et pour cause ! L'eco-construction n'en est qu'a ses balbutiements dans l'Hexagone.
De fait, pour construire un batiment autonome en energie, les maisons passives, et a fortiori un batiment a energie positive, les Francais se trouvent confrontes a quelques difficultes.
Ils doivent souvent faire venir les materiaux et equipements de l'etranger, parfois de l'autre bout de la planete, reduisant du meme coup les benefices environnementaux.
La Maison Zen, inauguree en novembre 2007, est la premiere maison a energie positive realisee en France. A titre d'exemple,
les panneaux photovoltaiques du toit viennent d'Allemagne,
les triples vitrages d'Autriche
et la pompe a chaleur du Japon.
"Bien sur, nous avons d'abord cherche des equipements francais, mais nous n'en n'avons pas trouve", regrette Yann Usseglio, consultant pour le cabinet d'etudes Cythelia specialise dans les energies renouvelables et maitre d'oeuvre de la Maison Zen.
"Le Grenelle de l'Environnement a cree le buzz"
Mais la France rattrape a toute vitesse ses voisins europeens. "Il est abusif aujourd'hui de dire que la France est en retard", s'insurge Guy Archambault, journaliste consultant specialise en eco-construction. "Il s'agit plutot d'une periode de mutation. En trois ans, le pays a accompli un travail fantastique dans le domaine", se felicite-t-il.
"Depuis quelques annees, les travaux du GIEC ont impulse une nouvelle dynamique", explique le specialiste. "Plus recemment, grace au Grenelle de l'Environnement, des engagements ont ete pris. Des obligations de resultats en termes de performance energetique des batiments ont ete fixees." Une loi, qui devrait voir le jour fin octobre 2008, stipulera qu'en 2012 tous les batiments vont devoir etre construits selon le label BBC (Batiment Basse Conso). "Il est vrai que le Grenelle de l'Environnement a lance une sorte de buzz autour de l'eco-construction", reconnait Yann Usseglio.
"Et la relocalisation de l'activite en France est une des priorites des militants pour le developpement durable du batiment", rencherit Guy Archambault.
Mais attention a ne pas "rester dans l'effet d'annonce", comme le consultant de Cythelia regrette que ce soit encore le cas.
A quand le passage a l'acte ?
<http://www.eco-life.fr/a_quand_les_maisons_ecolos_made_in_france.php>
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bio-carburants,travail des enfants et esclavage moderne:le rapport
Sao Paulo (AFP) - 11h08 - La rapide extension des cultures destinees aux biocarburants en Amerique latine profite a l'agrobusiness mais pas aux populations locales, accuse dans un rapport publie mercredi un reseau d'organisations de defense de l'environnement.
Dans ce rapport, Les Amis de la Terre affirment que les biocarburants, dont le Bresil s'est fait le champion, accroissent la deforestation, menacent la biodiversite, conduisent a l'eviction des petits paysans et remplacent les cultures vivrieres, a un moment ou les prix des produits alimentaires sont au plus haut.
Paul de Clerck, un des responsables de la campagne des Amis de la Terre, a estime dans un communique que "plus de biocarburants signifie que l'agrobusiness, les speculateurs financiers et les grands proprietaires vont faire de larges profits aux depens de la population et de l'environnement".
Le document est publie simultanement a Bruxelles, Montevideo et Porto Alegre (sud du Bresil), a la veille d'un vote au Parlement europeen sur l'utilisation des biocarburants dans l'Union europeenne qui envisage d'imposer jusqu'a 10% de biocarburants dans les vehicules d'ici a 2020.
Apres les Etats-Unis, qui produisent des biocarburants avec du mais, le Bresil est le second producteur mais le premier exportateur mondial. Le geant sud-americain, qui produit de l'ethanol a partir de la canne a sucre, se defend de menacer la foret amazonienne et de diminuer l'offre de nourriture.
Les amis de la Terre, premier reseau ecologique mondial present dans 70 pays, soulignent que les pays d'Amerique latine "augmentent leur production de biocarburants a un rythme alarmant" pour tenter de profiter de la hausse de la demande en Europe et aux Etats-Unis.
"Augmenter la surface des terres consacrees a la culture pour les biocarburants signifie une deforestation accrue et la destruction de la vie sauvage, des conflits plus nombreux, de mauvaises conditions de travail et une pollution de l'environnement", a estime le groupe.
Le rapport montre du doigt le Bresil, accusant notamment les grands producteurs de soumettre leurs travailleurs a des "conditions proches de l'esclavage".
Deforestation illegale, contamination des eaux et conflits agraires s'accompagnent, selon les Amis de la Terre, du deplacement de fermes et d'elevages dans des zones autrefois vierges.
Le groupe releve que quatre des dix plus grandes societes d'ethanol au Bresil avaient des investisseurs etrangers, notamment europeens.
Selon le rapport, en Amerique centrale, des pays comme le Salvador, le Costa Rica et le Guatemala cherchent aussi a profiter de cette nouvelle manne, bien qu'a une plus petite echelle.
Il souligne qu'au Salvador, "il a ete rapporte que 30.000 enfants travaillaient dans les cannaies".
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Les_biocarburants_profitent_a_l_agrobusiness_pas_aux_paysans_selon_une_ONG.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.6f585935efc9e6201be3d1457c18de0b.111.xml>
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mardi 9 septembre 2008
développement durable: arnaque juteuse pour certains
Anne Farthouat
Trois ans apres l’entree en vigueur du protocole de Kyoto, l’efficacite des instruments economiques dans la lutte internationale contre le rechauffement economique est encore timide.
Face aux subventions aux energies polluantes, les mecanismes de flexibilite destines a promouvoir le developpement durable des pays du Sud ne pesent pas lourd.
Si le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) recommande, dans un recent rapport, la suppression des subventions aux energies fossiles au profit d’investissements « propres », la realite economique semble en etre bien loin.
Le mecanisme de developpement propre (MDP) en decoit plus d’un.
Cree –en therorie- pour soutenir le developpement durable des pays du Sud, ce mecanismes de flexibilite instaure par le protocole de Kyoto (avec la Mise en Œuvre Conjointe, et le Permis d’Emissions Negociable) permet aux investisseurs des pays developpes d’obtenir des « credits d’emission » de gaz a effet de serre, en echange d’apports dans des projets « vertueux. »
Seulement, la machine peine a se mettre en route. Les projets MDP sont encore peu nombreux (on en compte aujourd’hui 1156), profitent avant tout a l’Asie (qui en cumule 749), et sont parfois l’occasion de « verdir » de banales operations economiques.
«C’est un ecran de fumee destine a masquer l’inaction.» Pierre Cornut, ancien consultant specialise sur le MDP ne cache pas sa colere.
Lassé de voir les arbitrages internationaux « peu soucieux de garantir l’integrite environnementale du systeme », il a cesse toute activite professionnelle dans ce domaine.
Selon lui, non seulement les mecanismes de flexibilite ne sont pas a la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux, mais surtout, ils sont en proie au monopole des industriels, qui y voient l’ouverture d’un nouveau marche potentiellement juteux.
Car le MDP est un mecanisme complexe, dans lequel de nombreux parametres entrent en jeu. Certains n’hesitent donc pas moduler ces derniers pour faire accepter leur projet par le Conseil executif en charge de la validation. Jean-Philippe Thomas, coordinateur du programme Energie d’Enda-TM (Environnement et developpement du Tiers-Monde) precise que 20% des projets MDP en Inde ne seraient que des « credits bidons. »
Decu de voir que cet outil economique profite peu a l’Afrique, il n’en est pas moins conscient que le MDP reste un instrument de marche, qui s’adresse avant tout aux speculateurs. « Pour l’instant, le prix du carbone ne l’emporte pas sur les risques qu’encourent les investissements. Or, ceux la sont eleves en Afrique, en particulier en Afrique sub-saharienne. Il faudrait une valeur carbone bien superieure pour attirer le MDP sur ce continent. »
Le MDP existera t-il toujours en 2012 ?
Pierre Cornut regrette la legerete avec laquelle les mecanismes de Kyoto ont ete elabores : « avant 2004, on assistait a des negociations de fond, il semblait y avoir une reelle ambition. Et finalement, dans le protocole, seulement 20 lignes sont consacrees a chacun des mecanismes. C’est insensé ! On ne batit pas un nouveau systeme sur 20 lignes ! »
Le principal point faible du MDP est le systeme de controle et d’evaluation des projets en cours. Et pour cause : les pays beneficiaires n’etant pas soumis a des quotas d'emissions, les reductions d'emissions doivent etre certifiees par des auditeurs independants. Ceux-ci doivent verifier que les projets contribuent reellement a l'attenuation des changements climatiques. Or, ces controles sont parfois difficiles a mener. L’opacite entretenue par certains acteurs rend les audits difficiles, d’ou des projets frauduleux Par ailleurs, la perennite des mecanismes de flexibilite n’est pas garantie. Qu’adviendra-t-il du protocole de Kyoto dans les negociations sur l’apres 2012 ? Jean Philippe Thomas attend patiemment la conference de Copenhague, mais craint que ne se developpe un regime speculatif des credits d’emissions, qui nuirait encore davantage aux pays en developpement. Pour autant, il refuse de se laisser aller au pessimisme. «Je crois fermement aux effets de l’apprentissage. Il ne faut pas tuer la poule dans l’œuf ! Qui sait ? Peut-etre le MDP deviendra-t-il attrayant vers l’Afrique, d’ici 10 ou 15 ans ?... »
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Une agence de notation des credits carbone
Lance fin juin a Londres par Ideacarbon , « Carbon Rating Agency » evalue la qualite et la fiabilite des credits carbone. Les projets concernes sont ceux qui generent des CER (pour Certificats de Reduction d’Emissions) dans le cadre notamment du MDP. L’agence tente non seulement de mesurer la reduction effective d’emissions de gaz a effet de serre mais prend aussi en compte les benefices sociaux et economiques des projets.
Elle souligne que les projets peu fiables provoquent un double dommage, perte d’argent pour la compagnie acheteuse de CER mais aussi absence de reduction effective d’emissions pour la planete.
<http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=117805&titre=Difficile%20mise%20en%20œuvre%20des%20m%E9canismes%20de%20Kyoto>
mode d'emploi:comment transformer les talibans en résistants?
pour la première fois,je vois sur TF1,le point de vue de la population Afgane.
quand on voit leurs conditions de vie,les "bavures" qui,à mon avis, n'en sont pas,on ne peut qu'espérer le RETRAIT de nos troupes qui ,pour l'instant PROVOQUENT INUTILEMENT de la souffrance.
donner une légitimité aux talibans est une erreur grossière,tellement grossière qu'on ne peut s'empêcher de penser que cette politique est PREMEDITEE par certains.
les civils,la population comptent une fois de plus pour du beurre.
http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,4078518,00-afghanistan-les-civils-paient-l-enlisement-du-conflit-.html
lundi 8 septembre 2008
l'avenir des agrocarburants européens.vive le"DURABLE"!! vive la bagnole
Bruxelles (AFP) - 18h01 - Les 27 Etats membres de l'UE se sont mis d'accord dans les grandes lignes sur les criteres qui encadreront a l'avenir l'utilisation des biocarburants, decriee car rendue responsable par certains de la flambee des prix alimentaires, a indique jeudi une source europeenne.
La source a fait etat d'un "accord a 27 sur les grandes questions" qui restaient a trancher afin de definir les mesures de precaution permettant a l'UE de produire et importer des biocarburants "durables".
Les Etats membres veulent aller plus loin que la Commission europeenne, qui souhaitait au depart que les biocarburants permettent une reduction de 35% des emissions de gaz a effet de serre compare aux carburants traditionnels.
S'ils conservent ce seuil d'efficacite de 35% pour l'entree en vigueur des mesures, prevue normalement en 2010, ils veulent l'augmenter a 50% a partir de 2017.
Ce dernier objectif sera toutefois confirme lors d'une evaluation intermediaire en 2014.
Les Etats membres souhaitent aussi s'assurer que leur recours accru aux biocarburants n'aura pas d'effet nefaste sur les prix alimentaires.
La Commission devra faire un rapport d'impact tous les deux ans et proposer le cas echeant des contre-mesures.
Surtout, pour inciter la production pour les biocarburants sur des terres dites "degradees", pas utilisees pour l'agriculture alimentaire, les 27 se sont mis d'accord sur le principe d'un "bonus": l'exigence d'efficacite sera moindre pour les biocarburants tires des cultures sur ces terres.
L'ampleur du bonus dependra de plusieurs criteres, la nature des sols par exemple.
En outre, la production des biocarburants ne devra pas affecter la biodiversite, ni se faire sur les zones a stock eleve de carbone: pas question par exemple de defricher des forets pour les cultures destinees aux biocarburants.
Ces criteres, contraignants, s'appliqueraient a l'UE comme aux pays tiers qui exportent des biocarburants en Europe.
S'y ajouteraient d'autres criteres non contraignants pour les producteurs, environnementaux (protection de l'air, de l'eau, du sol) et sociaux (pas de travail force ou des enfants).
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Biocarburants_durables_les_pays_de_l_UE_d_accord_sur_les_grandes_lignes.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.bf0d4f461a1b4560693a3f3a67f61f21.391.xml>
nos dirigeants ne perçoivent pas l'immensité du danger
Agence Rea, Matthieu Auzanneau, Sipa
Lester Brown, un des ecologistes les plus influents de la planete, analyse pour « Terra Economica » le premier choc ecologique du XXIe siecle
Egypte, Mauritanie, Mexique, Maroc, Bolivie, Pakistan, Indonesie, Malaisie… La liste des pays secoues par des « emeutes de la faim » est longue. Selon le Fonds international de developpement agricole (Fida), une agence de l’ONU, a chaque augmentation de 1 % du prix des denrees de base, 16 millions de personnes supplementaires sont plongees dans l’« insecurite alimentaire ».
Cette situation – non pas cyclique, mais structurelle – rend caducs les modeles d’intervention des organisations internationales, Nations unies en tete.
Aujourd’hui, ces dernieres doivent agir dans des zones ou la nourriture existe, mais ou les gens n’ont pas de quoi se la payer.
Pour Lester Brown, agronome americain, ce n’est pas seulement l’affaire d’une mauvaise recolte. A ses yeux, la planete connait une crise a la fois alimentaire, economique, demographique et ecologique.
A-t-on une quelconque raison d’esperer que la crise alimentaire s’attenue et que les prix de la nourriture redescendent dans le futur ?
Je pense que l’ere de la nourriture bon marche appartient au passe. Nous avons deja connu des hausses importantes des prix des cereales au XXe siecle, mais elles etaient liees a des evenements climatiques isoles. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus complique. Nous faisons face a une chaine d’evenements. Du cote de l’offre, nous assistons a un resserrement des ressources alimentaires mondiales, tandis que du cote de la demande, la population mondiale continue de croitre de 70 millions de personnes chaque annee. En outre, pres de 4 milliards de personnes dans le monde voient leurs revenus augmenter et aspirent a « remonter la chaine alimentaire ». Pour arriver a produire la viande, le lait et les oeufs supplementaires qu’elles reclament, il faut beaucoup plus de cereales.
Quel est l’impact du developpement de la demande d’agrocarburants ?
Cette annee, j’estime que plus d’un quart de la production americaine de cereales ira dans les distilleries d’ethanol. Cette explosion des biocarburants a fait doubler le rythme de croissance de la consommation mondiale de cereales. On est passe d’une augmentation annuelle de 21 millions de tonnes entre 1990 et 2005, a plus de 40 millions de tonnes aujourd’hui.
Les agriculteurs peinent a maintenir les rendements. Pour quelles raisons ?
Le premier facteur, c’est la progression des penuries en eau, consequence d’une production trop intensive. Dans certains pays, le manque d’eau fait meme chuter les recoltes de cereales, notamment en Chine pour le ble – c’est pourtant le premier producteur mondial de cette cereale – ou dans certains pays du golfe Persique. Des pompes d’irrigation qui s’assechent, il y en a aussi beaucoup en Inde, ce qui affecte la production. Et puis, il y a l’erosion des sols qui progresse dans bien des regions : environ un tiers des terres arables dans le monde s’erodent plus vite qu’elles ne sont capables de se regenerer.
Quel est l’impact de l’urbanisation sur l’agriculture ?
La conversion de terres arables en terres perdues pour la culture atteint des records. Regardez le boom de la construction residentielle et industrielle, et les routes, autoroutes et parkings necessaires pour repondre aux besoins des 21 millions de vehicules supplementaires mis en circulation chaque annee.
Agrocarburants, penurie d’eau, erosion, destruction de terres arables : des contraintes telles sur les recoltes qu’il n’a jamais ete aussi difficile d’augmenter l’offre agricole. Depuis sept ans, la consommation de cereales surpasse sa production. Les stocks sont aujourd’hui a leur plus bas historique. Et j’oubliais l’augmentation des temperatures ! Avec 1° C de hausse des temperatures globales, on peut s’attendre a une baisse de 10 % des rendements des cultures de ble, de riz et de mais.
Comment s’en sortir ?
Dans le passe, la solution, c’etait d’augmenter les subventions agricoles pour inciter a produire plus, ou d’investir plus d’argent dans la recherche. Nous devons continuer a faire ces choses-la. Mais il faut avant tout reussir a stabiliser le climat et la population mondiale. Il faut aussi une initiative globale afin d’ameliorer la productivite de l’eau, de la meme maniere qu’au siecle dernier, il y a eu un mouvement mondial pour faire progresser la productivite des sols. Aujourd’hui, les rendements a l’hectare sont trois fois plus eleves que dans les annees 1950.
L’augmentation des prix agricoles n’est-elle pas, finalement, une bonne nouvelle ? N’est-ce pas la condition pour que les agriculteurs puissent investir, augmenter leurs rendements et donc la production ?
Les prix eleves vont inciter les fermiers a produire plus en effet, mais helas, dans beaucoup de cas, cela veut aussi dire plus de surexploitation des nappes phreatiques, plus de deforestation tropicale, en Amazonie et en Afrique. C’est dangereux.
Toutefois, les hauts prix de la nourriture, du petrole et des matieres premieres constituent aussi une opportunite historique pour modifier notre facon d’investir et parvenir a des modes de production durables ?
Je le souhaite mais, pour l’instant, les debats dans les institutions internationales se concentrent sur des solutions agricoles traditionnelles pourtant insuffisantes. Je le repete : la solution pour eviter les penuries de nourriture, c’est desormais d’abord la stabilisation du climat et de la population. Et la, nous sommes tres loin du compte.
A quel point sommes-nous loin du compte ? Vous dites souvent que la mobilisation necessaire est comparable a un effort de guerre.
Il y a de la bonne volonte partout dans le monde, mais je ne vois encore aucune reaction qui soit a la hauteur du danger. La prise de conscience mondiale progresse, mais beaucoup trop lentement.
Je crois que c’est en partie parce que les gens se disent : « Si nous sommes patients, toutes ces difficultes finiront par disparaitre. Prions pour que la prochaine recolte soit meilleure… »
Peu de gens realisent a quel point la recente crise alimentaire a des racines profondes qui sont liees a la structure meme de l’economie planetaire. Pour y echapper, il va falloir des changements radicaux dans le mode de vie humain : moins d’enfants par couple, une alimentation beaucoup moins gourmande en viande notamment. Il faut regarder ces enjeux en face avant qu’il ne soit trop tard !
Mobiliser l’economie mondiale prend du temps. La lenteur des negociations internationales pour limiter les emissions de gaz a effet de serre vous rend-elle pessimiste ?
Bien sur que oui. Meme chez vous, en Europe, les effets du protocole de Kyoto sont encore bien maigres. Ce n’est pas grace aux accords internationaux que nous reussirons a survivre. Nous ne pouvons y arriver que si des initiatives locales spontanees se multiplient pays par pays. La Nouvelle-Zelande envisage, par exemple, de devenir le premier pays neutre en termes d’emissions de gaz a effet de serre. Ce qui est remarquable dans ce choix, c’est que le Premier ministre neo-zelandais n’a pas dit : « Nous allons le faire si l’Australie, la Chine ou les Etats-Unis font pareil. »
Aux Etats-Unis, malgre l’intransigeance de Washington dans les negociations internationales, on voit poindre beaucoup d’initiatives de ce type. Cela vous semble-t-il suffisant ?
En moins d’un an, un puissant mouvement politique partant de la base a presque reussi a imposer un moratoire de fait sur la construction de nouvelles centrales electriques au charbon (qui sont une source majeure d’emissions de gaz a effet de serre, ndlr). Je trouve cela tres encourageant. Sur 151 projets de nouvelles centrales au charbon, plus de 60 ont deja ete abandonnes grace a l’opposition des elus locaux et de la societe civile. Soixante autres projets sont attaques en justice par des associations ecologistes. Si l’humanite survit au rechauffement, ce sera grace a des initiatives democratiques spontanees comme celles-ci. Negocier des accords internationaux, puis les ratifier, prend beaucoup trop de temps. Si on ne compte que la-dessus, le sable aura fini de s’ecouler dans le sablier avant que nous ayons pu faire ce qu’il faut.
Mais la contestation democratique peut-elle l’emporter sur les realites economiques ? Car le charbon reste le moyen le moins cher pour produire actuellement de l’electricite.
Justement ! Les plus grandes banques americaines, comme, JP Morgan ou Citigroup, disent qu’elles ne preteront plus d’argent pour construire des centrales au charbon a moins que leurs constructeurs ne leur demontrent qu’elles seront encore rentables lorsque Washington finira par imposer des restrictions sur les emissions de gaz a effet de serre. Faire cette demonstration est evidemment impossible. La seule certitude, c’est que la democratie finira par imposer ces restrictions. En consequence, Wall Street est donc en train de tourner le dos a l’industrie americaine du charbon. Il y a un an, personne aux Etats-Unis ne voyait venir cette levee de boucliers. Je crois qu’elle va devenir un phenomene planetaire, et ca me rend enthousiaste !
Raison democratique et rationalite economique semblent pouvoir se rejoindre. Depuis quelques mois, les Americains n’achetent pratiquement plus de 4x4. Oui, c’est aussi une tendance interessante, et tres spectaculaire, un effet de la hausse du petrole. Comme si, de fait, une taxe sur le carbone avait ete instituee. Les prix eleves des matieres premieres, du petrole dans le cas present, peuvent finalement etre une bonne nouvelle. Dans ce sens, oui. C’est une heureuse coincidence pour le climat.
En savoir plus :
Earth Policy Institute
- « L’agriculture pour le developpement », rapport 2008 de la Banque mondiale
- « L’etat de l’insecurite alimentaire dans le monde », rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO)
<http://www.terra-economica.info/Nos-dirigeants-ne-percoivent-pas-l,3953.html?bravo=oui>
vendredi 5 septembre 2008
nouvelle législation européenne sur les pesticides
Claire Avignon
Certaines limites maximales de presence de pesticides dans les fruits et legumes vont bientot augmenter en France comme dans d’autres Etats membres de l’Union.
C’est ce qu’ont denonce plusieurs ONG europeennes dans un communique commun.
En France, le Mouvement pour le droit et le respect des generations futures (MDRGF) denonce par exemple le cas du fenoxycarbe. Jusqu’ici, un arrete francais (1) avait limite la presence de cette substance toxique a 0,05 milligramme par kilogramme pour les «fruits a noyau et a pepins». Il sera remplace des le 1er septembre par une norme de 2 mg/kg pour tous les agrumes. Soit une tolerance 40 fois superieure. Des ONG europeennes arrivent a des conclusions similaires pour d’autres pesticides.
En cause : un reglement du 29 janvier 2008 (2) qui harmonise les limites maximales applicables au sein de l’Union europeenne.
«Pour chaque pesticide, la Commission a identifie le pays ayant la plus ‘mauvaise’ limite de securite et a adopte ce niveau pour les normes europeennes, estime dans un communique Hans Muilerman, porte-parole de l’ONG neerlandaise Natuur en Milieu.
Les consommateurs europeens vont donc etre moins bien proteges alors qu’ils sont exposes a plus de 200 pesticides differents a des niveaux importants.»
ONG Natuur en Milieu et le reseau PAN Europe ont lance une action en justice contre cette nouvelle legislation
(1) Arrete du 12 juillet 2006 modifiant l’arrete du 5 aout 1992 relatif aux teneurs maximales en residus de pesticides admissibles sur et dans certains produits d’origine vegetale
(2) Reglement (CE) n°149/2008 de la Commission du 29 janvier 2008 modifiant le reglement (CE) n°396/2005 du Parlement europeen et du Conseil pour y ajouter les annexes II, III et IV fixant les limites maximales applicables aux residus des produits figurant a son annexe I
<http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=22129&idThema=5&idSousThema=26&type=JDE&ctx=257>
bon-sens paysan
Philippe Desbrosses
Ce paysan Japonais cultive 2.8 hectares dans le village de Teisen ou s’est rendue Mae Wan Ho, directrice de « Institute of Science in Society » pour enqueter sur ce que l’on nomme deja la ferme-miracle.
Ayant remarque dans des gravures anciennes des elevages de canards associes a la culture du riz, il s’en etonne car il croit, selon les prejuges, que ceux-ci peuvent degrader la plante et compromettent les recoltes.
Apres bien des hesitations, il decide de tenter l’experience et contrairement a ce qu’il craignait il decouvre que les canards ne touchent pas aux plantules de riz, trop siliceuses, mais s’ebattent dans la rizieres entre les rangees en mangeant les insectes, les parasites, les escargots qui attaquent les plants de riz. Ils mangent aussi les mauvaises herbes en grattant avec leurs pattes pour les deterrer, ce qui contribue a oxygener l’eau et a augmenter la croissance du riz.
Cette heureuse collaboration lui permet d’economiser 240 heures de desherbage manuel par hectare.
Les canards pondent des œufs qui sont ensuite vendus au marche.
Mais ce n’est pas tout, M. Furuno eleve aussi des gardons qui se nourrissent du plancton et des dejections des canards et sont aussi vendus au marche.
Les gardons et les canards produisent de la fumure pour les plants de riz
L’ensemble de ces organismes interdependants constitue un ecosysteme complexe, equilibre et durable.
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La ferme de Takao Furuno ne fait que 2.8 hectares, dont 1,4 ha est couvert par la riziere, le reste est consacre a des legumes biologiques. Le resultat est impressionnant, la petite ferme produit 7 tonnes de riz, 300 canards, 4.000 canetons et suffisamment de legumes et de poissons pour nourrir cent personnes toute l’annee… A ce rythme, les economistes ont calcule que 2% de la population suffisent pour nourrir la nation tout entiere ! Le Japon pourrait tres bien devenir auto-suffisant.
Pour plus d'information, consulter les sites de la Schwab Foundation ou du Leopold Center for Sustainable Agriculture<http://ee.angenius.net/tiki-index.php?page=Ferme+de+Takao+Furuno>
NB : Takao Furuno fait l'objet du premier documentaire de la serie "Artisans du changement" (Lato Sensu Production), diffusee le 3 septembre 2008 sur Ushuaïa TV.
lundi 1 septembre 2008
pourquoi j'ose parler de meurtre écologique?
Libreville (AFP) - 10h06 - Le changement climatique pourrait provoquer la mort de millions de personnes d'ici vingt ans en raison de ses effets sur la malnutrition et les maladies, estiment des experts reunis a Libreville pour une conference interministerielle sur la sante et l'environnement en Afrique.
"Hippocrate disait deja que pour etudier la medecine, il fallait etudier le climat.
Le changement climatique aura des effets directs et indirects sur la sante des gens.
Directs avec des desastres, des inondations, des secheresses, mais aussi indirects avec les maladies", analyse le medecin espagnol Maria Neira, directrice du departement Sante publique et environnement a l'Organisation mondiale de la sante (OMS).
"Entre le milieu des annees 1970 et les annees 2000, le changement climatique a ete responsable d'environ 150.000 morts supplementaires par an.
Il touche de maniere ecrasante les populations les plus pauvres.
Selon nos estimations, les chiffres devraient croitre, et encore nous ne prenons en compte qu'une partie des causes (de morts dus au changement climatique). Ce n'est que la partie immergee de l'iceberg", affirme a l'AFP le chercheur Diarmid Campbell-Lendrum, specialiste du sujet a l'OMS.
"A ce rythme la", le nombre de morts, causes directement par le changement climatique, se chiffrera en millions "d'ici a vingt ans", estime-t-il en marge de la premiere conference interministerielle sur la sante et l'environnement en Afrique, qui se tient cette semaine.
Le paludisme, qui fait environ un million de morts par an et touche plusieurs millions de personnes, devrait progresser. "Nous avons deja un gros probleme de paludisme, et le changement climatique va le rendre encore plus difficile. La temperature influe sur la survie des moustiques et sur les parasites (qui transmettent le paludisme) a l'interieur des moustiques. En gros, plus il fait chaud et plus le taux d'infection est haut", explique le Dr. Campbell-Lendrum.
Avec l'augmentation des temperatures et la frequence accrue des inondations, le paludisme apparait deja dans des regions ou a des altitudes ou des cas n'avaient pas ete signales jusqu'a present.
Autre source d'inquietude, les maladies diarrheiques. La encore, la temperature joue un role crucial. "Dans de nombreux cas, la bacterie qui infecte l'eau ou la nourriture survit mieux a une temperature plus elevee. Mais, l'augmentation du nombre d'inondations et surtout de secheresses va contaminer les sources d'eau. Par exemple, en periode de secheresse, les gens stockent de l'eau pendant plus longtemps ou se lavent moins les mains", explique le chercheur.
"Un de nos plus gros soucis est la sous-nutrition.
C'est le principal facteur de mauvaise sante et elle tue 3,5 million de personnes par an. (Avec le changement climatique), la production alimentaire devrait augmenter legerement dans les pays riches mais devrait baisser autour de l'Equateur. Ceux qui en ont le plus besoin en auront moins", souligne le Dr Campbell-Lendrum.
Toutefois, comme le souligne Banon Siaka, un ingenieur du Burkina Faso, "on est d'accord sur le constat mais il y a un defi : comment se developper et moins polluer? C'est difficile".
"Les pays africains sont ceux qui ont le moins contribue au changement climatique et ce sont eux qui en souffrent le plus", fait remarquer le Dr Neira.
"Nous ne voulons en aucun cas compromettre la lutte contre la pauvrete dans les pays les plus pauvres. Les pays riches, qui ont contribue a la plus grande partie du probleme, doivent faire le premier pas", estime le Dr Campbell-Lendrum.
"Des exemples de developpement durable peuvent permettre a la fois de reduire les emissions de gaz a effet de serre et ameliorer la sante", assure-t-il. "Ce n'est pas un choix entre ‘developper’ et ‘ne pas developper’ mais ‘comment developper’."
+ Principaux gaz a effet de serre
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp/francais/journal/sci/photo_1219917741425-1-0.jpg>
+ Principaux emetteurs de CO2, selon des donnees 2004
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp/francais/journal/sci/photo_1219917753503-1-0.jpg>
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Le_changement_de_climat_pourrait_tuer_des_millions_de_personnes_d_ici_20_ans.htm?idrub=14&xml=newsmlmmd.6024681a7602c74c1d425f7d43fc5fda.5e1.xml>
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je ne sais pas grand chose mais je suis certain que ce n'est pas en TUANT les sols avec des engrais chimiques qui ,en plus dégagent dans l'atmosphère des gaz 296 fois plus pollueurs que le CO2,qu'on va créer les conditions d'un développement harmonieux,juste et écologique en Afrique.
je crois vraiment que le but de tout ça est d'implanter massivement 2 industries en Afrique.
2 industries dont la population ne veut pas en Europe:
-les O.G.M.
et
-les nécro-carburants.
2 industries qui n'apporteront RIEN DE BON à la population Africaine.
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meurtre écologique:borloo écologiste ou SUPER VENDEUR des engrais Français "de la mort"?
Herve Kempf
Pres de 30 000 personnes sont victimes des inondations dans le sud du Tchad, a annonce, le 25 aout, la coordination humanitaire de l'ONU dans ce pays. En Ethiopie, 75 000 personnes, selon la Croix-Rouge, sont durement touchees par la secheresse. Rien ne permet d'attribuer ces phenomenes au changement climatique. Mais ils presagent les perils que fait courir celui-ci au continent africain, qui n'en est pourtant pas responsable, avec moins de 5 % des emissions mondiales de gaz a effet de serre.
Dans le debat sur le climat, l'Afrique est "le continent oublie", comme l'a dit Yvo de Boer, secretaire de la Convention sur le climat des Nations unies, a Accra (Ghana), ou devait s'achever, le 27 aout, une conference internationale de negociations sur les suites du protocole de Kyoto.
L'Afrique risque fort, en effet, d'etre une des principales victimes du rechauffement planetaire, sans avoir pour l'instant les moyens d'une parade. Selon le president du Ghana, John Kufuor, le continent souffre deja de "chocs climatiques" : dans son pays, les pluies ont diminue de 20 % sur les trente dernieres annees. Cette baisse des precipitations a ete confirmee, a une echelle plus vaste, par des scientifiques allemands et africains lors d'un colloque tenu a Ouagadougou (Burkina Faso), le 26 aout, autour du programme de recherche Glawo. Selon ces chercheurs, la saison des pluies commence en Afrique de l'Ouest trente jours plus tard qu'il y a quarante ans.
Il faut, selon cette etude, s'attendre a un "rechauffement considerable" sur toute l'Afrique et a une reduction "remarquable" des precipitations en Afrique subsaharienne et sur la rive de la Mediterranee d'ici a 2050. Ces resultats corroborent ceux du rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'evolution du climat (GIEC) publie en 2007. Pour l'Afrique, il envisageait une extension de 5 % a 8 % des terres arides ou semi-arides d'ici a 2080, une augmentation de nombre de personnes souffrant de penuries d'eau d'ici a 2020, des difficultes croissantes pour l'agriculture pouvant atteindre une reduction de moitie de la production dans certains pays.
La hausse du niveau de la mer pourrait aussi affecter les pays cotiers, notamment la Gambie, le Nigeria et le Ghana, selon des experts presents a Accra. Stefan Cramer, responsable de la Fondation Heinrich-Boll au Nigeria, a souligne que cela toucherait notamment les deltas, qui sont densement peuples. Par exemple, Lagos, la capitale du Nigeria qui compte 15 millions d'habitants, serait concernee. Plusieurs quartiers de cette metropole, situes au-dessous du niveau de la mer, sont deja regulierement inondes.
Les moyens manquent pour faire face a cette situation, que l'augmentation de la population africaine devrait aggraver. Selon la Division de la population des Nations unies, le nombre d'habitants du continent devrait passer de 922 millions en 2005 a 1 998 millions en 2050. Si la croissance economique est vigoureuse depuis quelques annees (6,2 % en 2007, selon le Rapport economique sur l'Afrique - ERA 2008 - de l'ONU et de l'Union africaine), l'aide publique au developpement des pays riches est en baisse, de 8,4 % en 2007, selon l'OCDE.
Les instruments economiques qui s'elaborent dans le cadre du protocole de Kyoto permettront-ils d'aider l'Afrique a parer au changement climatique ? Pour l'instant, ce n'est pas le cas. "La valeur totale des projets en Afrique finances par le Fonds pour l'environnement mondial au cours des dix-sept dernieres annees est de 378 millions de dollars, alors que la valeur des projets a l'echelle du monde est de plus de 2,4 milliards de dollars", a releve Yvo de Boer a Accra. Quant au "mecanisme de developpement propre" (MDP), qui permet de financer des projets de technologies reduisant les emissions de gaz a effet de serre, il se repand peu sur le continent. "Seulement 2 % des projets MDP dans le monde se trouvent en Afrique, ce qui est inacceptable, contre 45 % en Chine, 16 % en Inde et 13 % au Chili", a observe Ewah Otu Eleri, qui dirige le Centre international pour l'energie, l'environnement et le developpement, base au Nigeria.
Cette situation devrait commencer a evoluer. Un Forum africain du carbone se tiendra a Dakar du 3 au 5 septembre, ou devraient s'engager plusieurs projets de MDP. Un des points essentiels de la negociation en cours pour elaborer la suite du protocole de Kyoto est par ailleurs d'y inclure les forets : eviter la deforestation, c'est empecher des emissions de gaz a effet de serre.
D'autres idees emergent, comme le soutien a l'agriculture par une distribution raisonnee d'engrais, ce qui limiterait le deboisement visant a gagner des terres agricoles.
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Paris plaide pour une alliance Europe-Afrique
Le ministre de l'ecologie, Jean-Louis Borloo, a plaide, au nom de la presidence francaise de l'UE, pour une alliance Europe-Afrique dans les negociations climatiques, lors d'une reunion, mardi 26 aout, du Fonds de l'environnement mondial, a Cotonou (Benin).
"Je suis venu vous demander que nous nous aidions mutuellement a convaincre le reste du monde. Il faut changer le caractere irreversible du changement climatique", a-t-il declare devant ses homologues de 14 pays d'Afrique equatoriale et occidentale.
M. Borloo voudrait que "l'Europe, qui a la responsabilite historique du rechauffement climatique", etudie de nouveaux flux financiers pour lutter contre la deforestation et developper les ressources energetiques africaines. - (AFP.)
<http://abonnes.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/27/l-afrique-continent-oublie-de-la-negociation-climatique_1088424_3244.html#ens_id=1088512>
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c'est quoi les "ressources énergétiques Africaines?"
ça ne serait pas les nécro-carburants par hazard?
nécro-carburants si ...nécéssaires aux voitures Européennes...
mardi 19 août 2008
bio-fioul pas cher mais INTERDIT en France
le gouvernement Français décroche la médaille.
Sarko et son gouvernement pleurent sur le pouvoir d'achat des Français plombé par le prix du pétrole.(en fait,plombé par les taxes).
ce qu'il ne dit pas c'est que des solutions pas chères existent pour fabriquer de l'énergie mais ces solutions sont tout simplement bloquées par son gouvernement afin de préserver les intérêts de
-l'état
-Total
-et des distributeurs comme Leclerc.
quand on pense qu'on a un ministre et une secrétaire d'état à l'écologie qui COUVRENT CES PRATIQUES:
il et elle font du vent ailleurs (grenelle de l'environnement pour acheter des associations qui se disent écologiques)pendant que les "pollueurs institutionnels" se gavent en pompant (au sens propre)l'argent des citoyens.
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Royaume-Uni. Roulez au biofioul fabrique a la maison, Sciences & avenir n°738, aout 2008
Contrairement a la France ou la pratique est interdite, les Britanniques se lancent a fond dans le biodiesel.
Quelques constructeurs vendent des petits digesteurs hauts de 1,20 m et larges de 66 cm.
L'heureux proprietaire place l'appareil dans son garage et nourrit cette cuve de dechets organiques, d'huile usagee et de methanol, qui sont chauffes a 60 °C.
Il obtient un carburant a verser dans son reservoir.
De quoi produire jusqu'a 100 litres par jour.
Les particuliers peuvent fabriquer jusqu'a 2500 litres sans payer de taxes.
Ce carburant de cuisine revient a un peu moins de 0,20 Euros le litre.
La machine vaut, elle, 3100 livres hors taxes, soit 3900 Euros.
1250 conducteurs irlandais et britanniques l'ont deja adoptee.
(+) http://greenfuels.co.uk/
<http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p738/articles/a379998-roulez_au_biofioul_fabrique_a_la_maison.html>
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ce qui m'énerve le plus dans l'histoire?
comme la fabrication d'énergie individuelle écologiquement valable est INTERDITE en France,il n'y a aucun marché dont il n'y a AUCUNE RECHERCHE.
pendant ce temps nos voisins avancent vers des solutions valables car il y a la carote au bout.
et NOUS,LES FRANCAIS,nous restons à LA TRAINE.
tout cette politique est en place pour engraisser encore plus quelques ultras privillégiés.
ma question:
est-ce que les décideurs le font par CONNERIE PURE
ou est-ce qu'ils sont tout simplement ACHETES ?
dimanche 17 août 2008
agro-carburants:la révolte des petits paysans contre les puissants qui les spolient
07-07-2008
Document de position Via Campesina
Les petits paysans nourrissent le monde
Présenté aux médias le 24 juin dernier à Djakarta lors de la Conférence Internationale sur les Droits paysans.
«Droit à cultiver, droit à nourrir, droit à manger »
L’actuelle vague massive d’investissements dans la production d’énergie issue de la culture et de la transformation industrielles de matières premières végétales comme le maïs, le soja, l’huile de palme, la canne à sucre, l’huile de colza, etc. ne résoudra ni la crise climatique, ni la crise énergétique. Elle aura des conséquences sociales et environnementales désastreuses, en créant une nouvelle menace très sérieuse pour la production alimentaire des petits paysans et la réalisation de la souveraineté alimentaire de la population mondiale.Au cours des vingt dernières années, les politiques néolibérales adoptées mondialement ont échoué et n’ont su répondre aux besoins fondamentaux des peuples. Les promesses de la FAO en 1996, lors du Sommet Mondial de l’Alimentation, repris par les Objectifs du Millénaire pour le Développement, de réduire la pauvreté n’ont pas été tenues. De plus en plus de personnes souffrent de la faim.On affirme que les agro-carburants aideront à lutter contre le changement climatique. En réalité, c’est l’inverse qui est vrai. L’expansion de nouvelles plantations de monocultures augmente les gaz à effet de serre par la déforestation, le drainage des zones humides et le démantèlement des terres communales. Si nous prenons en considération l’ensemble du cycle de production, de transformation et de distribution des agro-carburants, ils ne produisent pas moins de gaz à effet de serre que les carburants fossiles, à quelques exceptions près. De plus, les agro-carburants ne pourront jamais remplacer les carburants fossiles. Selon les dernières estimations, ils vont seulement couvrir l’augmentation de la consommation à partir de maintenant jusqu’à 2020. Il n’y a tout simplement pas assez de terres dans le monde pour produire le carburant nécessaire à une société industrielle dont les besoins pour le transport des personnes et des biens ne cessent d’augmenter. La promesse des agro-carburants crée l’illusion que nous pouvons continuer à consommer toujours plus d’énergie. La seule réponse aux changements climatiques est de réduire les dépenses énergétiques partout dans le monde et de réorienter le commerce international vers les marchés locaux.Pourtant, les impacts sociaux et environnementaux du développement des agro-carburants vont être dévastateurs. La monoculture et l’agriculture industrielle, pour produire des agro-carburants ou n’importe quelle autre production, détruisent la terre, la forêt, l’eau et la biodiversité. Elles expulsent des familles de leurs terres. On estime que cinq millions de paysans ont été expulsés de leurs terres à la faveur des monocultures en Indonésie ; cinq millions au Brésil, quatre millions en Colombie...
L’agriculture industrielle génère beaucoup moins d’emplois que l’agriculture paysanne familiale durable ; c’est une agriculture sans paysans.
L’expansion actuelle de la production d’agro-carburants contribue à la concentration massive du capital par les propriétaires, les grandes entreprises et les multinationales, provoquant une véritable contre-réforme agraire dans le monde entier.
De plus, elle contribue à accroître la spéculation sur le prix des produits alimentaires et de la terre.La production d’agro-carburants a déjà commencé à remplacer la production alimentaire. L’extension en cours poussera encore plus de petits paysans et de peuples indigènes à quitter leurs terres. Au lieu de consacrer l’eau et la terre à la production de nourriture, ces ressources sont utilisées pour produire de l’énergie sous forme de diesel ou d’éthanol. Aujourd’hui, les paysans et les petits producteurs, les peuples indigènes, hommes et femmes réunis, produisent une grande partie de la nourriture consommée mondialement. Si on ne les arrête pas maintenant, les agro-carburants vont occuper nos terres et la nourriture deviendra encore plus rare et plus chère.Qui mangerait des agro-carburants?Une nouvelle alliance composée de gouvernements et d’entreprises des secteurs automobile, chimique, pétrolier et agro-industriel soutient les agro-carburants dans le seul but de gagner de l’argent. La crainte du changement climatique et de la crise énergétique est utilisée pour développer la production d’agro-carburants de façon à maintenir et renforcer le modèle agro-industriel. Ceci tout en sachant que ce modèle est en soi une des causes majeure du changement climatique et un grand consommateur d’énergie.Le contrôle de la technologie et des marchés par les multinationales renforce leur domination sur le secteur agricole. Les familles paysannes, dont la production vivrière était basée sur les semences traditionnelles, sont expulsées de leurs terres. Leur coexistence avec la biodiversité et leur mode de production de l’énergie à la force des hommes et des animaux sont bouleversées. Leur mode de vie utilisait bien moins d’énergie par unité d’aliment produit, et notamment, moins de carburants fossiles.Les entreprises de l’agro-business sont conscientes que les agro-carburants produits à grande échelle ne sont pas viables économiquement.
La course aux agro-carburants a été rendue possible par les énormes subventions directes et indirectes accordées par les gouvernements favorables et la spéculation sur les marchés financiers ; cette dernière étant également à l’origine de la hausse des prix alimentaires.Les chiffres évoqués sont alarmants. Des millions d’hectares et des milliards de dollars sont en jeu : Le gouvernement indien prévoit de planter 14 millions d’hectares de « jatropha », la Banque Interaméricaine pour le Développement affirme que le Brésil dispose de 120 millions d’hectares prêts pour la production d’agro-carburants et un lobby d’affaires suggère qu’il y a encore 397 millions d’hectares disponibles dans 15 pays africains. Tout cela signifie un niveau d’expropriation sans précédent.
Alors que les multinationales et les fonds d’investissement augmentent leurs profits, une grande partie de la population mondiale n’a pas assez d’argent pour s’acheter de la nourriture.
On estime que les agro-carburants sont responsables, à hauteur de 30%, de la crise actuelle des prix des produits agricoles.
Quand les multinationales ne sont pas en mesure de trouver des terres agricoles pour la production d’agro-carburants, la déforestation avance dans des régions où les forêts sont nécessaires à la préservation de la vie sur terre.
Des milliers d’agriculteurs n’ont d’autre choix que d’accepter de cultiver des agro-carburants parce qu’il leur faut trouver un revenu pour subvenir à leurs besoins jusqu’à la prochaine saison.Les politiques agricoles nationales et internationales imposées par les institutions financières internationales et les multinationales ont aggravé la dépendance des pays en développement, conduisant à la crise alimentaire, à la pauvreté extrême et à la faim partout dans le monde. C’est pourquoi les petits agriculteurs ne sont pas coupables d’avoir fait le mauvais choix ; ils sont les victimes du système actuel qui leur est imposé.Les petits paysans et les travailleurs agricoles, qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, avec des conséquences néfastes sur leur santé et pour un très maigre salaire, n’ont pas leur mot à dire sur la manière dont leur production est utilisée. Beaucoup d’entre eux travaillent pour des entreprises de l’agrobusiness qui transforment, raffinent et vendent le produit. Ainsi, ce sont les entreprises qui décident d’orienter les produits vers les carburants plutôt que vers les marchés alimentaires. Les prix élevés des produits alimentaires payés par les consommateurs ne se reflètent pas dans les revenus des petits producteurs.En réponse à la crise de l’énergie : production à petite échelle et consommation locale.L’agriculture durable à petite échelle est essentielle pour nourrir le monde.
L’agriculture familiale durable et la souveraineté alimentaire consomment jusqu’à 80 fois moins d’énergie que l’agriculture industrielle.
La souveraineté alimentaire implique tout d’abord l’utilisation de ressources locales pour la production alimentaire. Il s’agit également de minimiser les importations de matières premières et le transport. Ainsi, la nourriture produite est consommée localement de sorte que le produit fini ne voyage pas loin. Il n’est pas logique de consommer en Europe des asperges qui arrivent de l’Altiplano ou des haricots verts frais en provenance du Kenya.Tout au long de l’histoire de l’agriculture, les villageois ont tiré l’énergie de leurs terres agricoles pour leurs besoins quotidiens. Les familles paysannes utilisent les noix de coco et l’huile de tournesol, le biogaz, le feu de bois, le vent et l’eau pour produire l’électricité à usage local. De telles méthodes sont durables et intégrées au cycle de production alimentaire sur les terres agricoles.
Il est impératif de définir et d’adopter une attitude responsable pour la consommation alimentaire et d’adapter notre manière de manger, sachant que le modèle industriel de production et de consommation est destructeur alors que le modèle de production basée sur les paysans utilisent des pratiques énergétiques responsables.C’est pourquoi Via Campesina continue sa lutte contre le pouvoir des grandes multinationales et les systèmes politiques qui les soutiennent.
La crise de l’énergie ne doit pas être vue comme un problème isolé mais comme une partie d’une crise globale du modèle actuel de développement où le profit a priorité sur les femmes et les hommes.
Nous soutenons au contraire une agriculture à petite échelle, diversifiée, centrée sur les femmes et les hommes, avec des marchés locaux et des conditions de vie saines utilisant moins d’énergie, moins dépendante de l’extérieur.
L’agriculture familiale durable remplit la mission fondamentale de l’agriculture : nourrir les personnes.Via Campesina dénonce:Le modèle néolibéral, les institutions financières internationales et le capital transnational, responsables directs de la crise alimentaire et du changement climatique.La présentation irresponsable des agro-carburants comme réponse à la crise climatique et énergétique.Le scandale de la production d’agro-carburants dans un monde ravagé par la faim.L’attitude passive de nombreuses institutions confrontées à l’avènement des agro-carburants, qui implique que les populations rurales et urbaines ne peuvent ni produire, ni consommer des produits alimentaires.Que ces mêmes institutions placent en fait l’intérêt des multinationales au-dessus des besoins alimentaires et nutritionnels de toutes les personnes qu’elles sont censées représenter et défendre.L’insulte de continuer à promouvoir les agro-carburants en dépit du bilan négatif de leur production, de leur transformation et de leur transport.Via Campesina demande:La fin de la production d’agro-carburants basée sur la monoculture et contrôlée par les entreprises. Comme premier pas, un moratoire de cinq ans doit être déclaré sur la production, le commerce et la consommation d’agro-carburants industriels.Une évaluation approfondie du coût social et environnemental du boom des agro-carburants et des profits réalisés par les multinationales dans la transformation et le commerce des matières premières.La promotion et le développement de la production à petite échelle et de modèles de consommation locale, comme le rejet du consumérisme.Un soutien explicite des gouvernements et des institutions au modèle durable de production et de distribution alimentaire basé sur les paysans ; modèle qui utilise un minimum d’énergie, qui a la capacité de créer des emplois, qui respecte la diversité biologique et culturelle et qui a des effets positifs sur le réchauffement climatique (des sols fertiles constituent le meilleur moyen de capter le CO2).
La réorientation des politiques agricoles en direction de communautés rurales et de systèmes économiques durables, fondées sur la souveraineté alimentaire et une véritable réforme agraire.La promotion et le développement de modèles de consommation responsables.
Eteignons le feu des agro-carburants et portons la flamme de la souveraineté alimentaire.
http://www.viacampesina.org/main_fr/index.php?option=com_content&task=view&id=299&Itemid=1
vendredi 25 juillet 2008
l'avis d' Annie Thébaud-Mony,chercheuse à l'INSERM
"Contrairement à ce qui est affirmé OFFICIELLEMENT,il n'y a pas de dose en dessous de laquelle il n'y a pas de danger."
la source:
http://videos.tf1.fr/video/news/0,,3921898,00-quatrieme-incident-quinze-jours-tricastin-.html
jeudi 24 juillet 2008
mercredi 23 juillet 2008
message de Jean-Pierre
je conseille aussi la lecture de ce bouquin,pas cher en plus.
Eh oui,
les anars et les anti-étatistes ont de plus en plus de mal à exister.
Siné a-t'il oublié qu'il y a maintenant des normes (ISO 1984) à l'expression libre ?
et qu'en novlangue, on écrit ou dit strictement le contraire de la réalité, pour que ce soit admissible ?
Si vous "partez en vacances", je vous incite à lire ou relire toute l'oeuvre du génial Orwell
1984, La ferme des Animaux, et d'autres en poche, mais aussi la correspondance (ed Ivréa et Encyclopédie des Nuisances)
Si vous n'avez que quelques heures entre vos rendez-vous citoyennistes et décroissants,
ci dessous, un excellent texte disponible à "L'encyplopédie des nuisances" sur le désastre actuel,
et les gains qu'en escomptent Nos Bons Maitres et leurs experts, par le sauvetage durable de la civilisation industrielle.
Ecrit par deux agitateurs situationnistes en 68
(René Riesel a en plus été porte parole de la Confédération Paysanne,
avant d'être remplacé par Bové,
aux moustaches jugées plus correctes et politiquement fleuries par les organisateurs du Spectacle )
Amitiés
Jean-Pierre Oliva
lundi 21 juillet 2008
le fameux rapport de l'INRA sur l'agriculture biologique est enfin paru
L’Institut National de la Recherche Agricole vient de publier un rapport qui rompt avec 50 ans de promotion des pratiques agricoles intensives à base de chimie et de pétrole.
C’est une expertise scientifique collective intitulée “Agriculture et biodiversité : valoriser les synergies” qui a été rendue publique lors d’un colloque public à Paris le 2 juillet 2008.
Ce travail, commandité par les ministères en charge de l’agriculture et de l’écologie, a mobilisé pendant un an une vingtaine d’experts qui ont recensé et analysé quelque 2 000 articles de la littérature scientifique internationale.
L’expertise dresse ainsi le bilan des connaissances disponibles sur les impacts de l’agriculture sur la biodiversité, sur les services que peut rendre la biodiversité dans les processus de la production agricole, sur les moyens de mieux intégrer la biodiversité dans l’agriculture et sur les outils de l’action publique. Le constat est sans appel : “L’agriculture française moderne exploite peu ces services écologiques naturels, auxquels elle a substitué des intrants chimiques (pesticides, fertilisants).
En outre, la réduction du nombre de cultures, la simplification des méthodes culturales et l’homogénéisation des paysages (disparition des haies par exemple) ont des effets négatifs sur la biodiversité des espaces agricoles”
Les fameux services gratuits
Les “éléments semi-naturels” comme les haies, les bosquets ou fossés, trop souvent disparus pour faire place aux grosses machines, permettent de sauvegarder la biodiversité. “La complexité du paysage peut atténuer les effets négatifs de l’intensification de l’agriculture“, a déclaré lors d’un colloque Xavier Le Roux, de l’Inra. Dans un paysage encore suffisamment diversifié, l’adoption d’un mode de production moins intensif permet de multiplier insectes pollinisateurs et ennemis naturels des ravageurs, et de compenser relativement bien les pertes de productivité liées à la suppression des engrais chimiques. Les chercheurs ont constaté que pour que cette compensation fonctionne bien, le pourcentage d’élements naturels dans le paysage devait être supérieur à 30%.
Ils attribuent également à ce facteur une importance plus grande qu’à la “connectivité” (les trames vertes) qui permet aux espèces mobiles (insectes volants, petits mammifères) de se déplacer, mais ne suffit pas à garantir une biodiversité satisfaisante.
L’écologue Eric Garnier, du CNRS, a ajouté qu’après l’abandon des intrants chimiques, la biodiversité d’une parcelle pouvait être naturellement multipliée par cinq en 5 à 10 ans, mais qu’au delà, “un certain entretien est nécessaire si on veut la maintenir au même niveau”.
des enjeux sociaux économiques de l’agriculture biologique
Le dossier aborde aussi les domaines sociaux économiques attachés au développement de l’agriculture biologique. Favorable à la biodiversité, l’agriculture biologique peine à se développer.
Le nombre d’exploitants, en hausse dans les années 1990, a cessé de progresser depuis 2002.
L’agriculteur prêt à renoncer aux pesticides et aux engrais chimiques doit surmonter de nombreuses difficultés, à commencer par l’acquisition de nouvelles connaissances et une réorganisation de son temps de travail. Dans une profession à la mentalité encore très marquée par le productivisme, l’agriculteur qui se convertit au biologique risque en outre l’incompréhension de son entourage, sans compter les difficultés à écouler ses produits dans les circuits classiques de distribution.
La biodiversité est désormais définie par la loi comme une valeur à protéger, mais “le droit a du mal à se l’approprier, et elle ne pèse pas lourd par rapport à la propriété privée (foncière, et aussi intellectuelle pour les OGM) ou à la liberté des échanges“, relève la juriste Isabelle Doussan.
Elle souligne qu’au niveau européen, la PAC conditionne ses aides au respect de la réglementation et de “bonnes conditions agricoles et environnementales”, mais que “les pénalités sont sans rapport avec les coûts de mise en oeuvre de pratiques favorables à la biodiversité”.
En Espagne, l’Université de Barcelone a récemment publié une étude mettant en évidence une “réduction drastique des cultures de maïs biologique” en Catalogne et en Aragon, où la présence de 55% et 42% de maïs transgénique Bt “rend leur coexistence (avec le bio) pratiquement impossible”.
ecolopop
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c'est pas gai le bio actuellement, hein?
rôle des média dans un "incident" nucléaire:le dauphiné censure
beaucoup de médias se sont contentés de relayer les informations données par les autres sans rien vérifier.
parmi ceux qui ont fait l'effort d' informations un peu différentes,
je dois dire que Lyon Capitale a eu une attitude exemplaire:
notre échange se termine par ça:
Réponse à Paysan Bio. Cher Monsieur, j'ai lu avec attention vos messages et je me suis renseigné auprès de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) en leur mettant les contradictions sur la mesure de la hauteur de la nappe phréatique dans un avis d'incident d'août 2004 concernant la même entreprise (FBFC). Cet avis indiquait en effet que la nappe était à 18 mètres de profondeur. Après vérification, l'ASN me confirme cette mesure de 18 à 20 mètres de profondeur. Vous aviez donc bien raison de nous alerter de cette contradiction. La mesure annoncée initialement de 30 mètres de profondeur est donc bien fausse. Merci à vous!
Posté par LyonCapitale le 2008-07-21 12:32:18
http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=1&article=6034
par contre
je trouve que le Dauphiné a une politique en dessous de tout.
j'ai donné les mêmes information concernant les profondeurs,avec le lien vers l'article de mon blog:
http://paysan-bio.blogspot.com/2008/07/les-mensonges-du-maire-de-romanshenry.html
la réponse donne ça:
Ce commentaire a été modéré par la rédaction. Motif : propos injurieux]
un autre petit conseil:boire 2 litres d'eau par jour,avec tout le chlore qu'ils y mettent,ça doit sérieusement décaper le système dijestif.attention.à moins que le maire ne confonde clore et iode?
pascal
http://www.ledauphine.com/la-reaction-d-henri-bertholet-maire-de-romans-eviter-la-psychose--@/index.jspz?comnumcom=26281&article=38338&xtor=RSS-26281
que ce que j'avance soit vrai ou faux ne les intéresse pas.
leur but ne me parait pas être l'information du public mais au contraire de limiter l'information afin de protéger leurs bons rapports avec les personnalités en place.
pas top l'information locale,hein?
sauf que heureusement il y a LE ROMANAIS.
http://leromanais.free.fr/?p=963
Hubert y fait un article hybride entre un travail de journaliste et un ressenti de citoyen.
la démarche m'intéresse beaucoup car il y a une véritable implication.
dimanche 20 juillet 2008
exiger le zéro rejet,ça fait RIGOLER tout le monde dans les réunions
Il n'y a pas que le Tour de France qui est pollué. La fuite radioactive de Romans-sur-Isère jette un doute sur la fiabilité de la filière nucléaire.
Voilà une sinistre loi des séries qui risque de ternir la technologie française de l'atome, « l'une des plus sûres du monde » comme l'avait qualifiée Nicolas Sarkozy fin avril en Tunisie, en bon VRP de l'énergie nucléaire.
Un cocorico un peu hâtif, car Areva, le géant mondial de l'activité, et le parc EDF des 58 réacteurs répartis dans l'Hexagone se seraient bien passés du très inquiétant feuilleton de l'été qui a commencé début juin avec divers dysfonctionnements sur le chantier de construction de l'EPR à Flamanville dans la Manche.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait ordonné alors de stopper les opérations de coulage de béton après avoir détecté « une énième anomalie dans le ferraillage de l'îlot destiné à supporter le futur réacteur ». Premier épisode.
Le second est survenu la semaine dernière avec la fuite de 74 kg d'uranium d'une cuve de la Socatri à Tricastin
et voilà que l'ASN jette un nouveau pavé de becquerels dans la mare en révélant hier matin une fissure « historique » dans une canalisation de l'usine Franco Belge de fabrication de Combustible (FBFC) à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Jamais trois sans quatre ?
Tuyau percéRomans, c'est là que demeure Roland Desbordes, le président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), une association née sur le mensonge du fameux nuage de Tchernobyl.
Dans notre édition du 16 juillet, il avait rappelé la présence d'une butte dans laquelle sont toujours enfouis des déchets radioactifs militaires sur le territoire de la centrale de Tricastin et leur incidence sur la contamination de la nappe phréatique au sud de l'installation.
Pas de déchets encombrants enterrés à Romans, mais la Criirad surveille depuis longtemps l'usine FBFC, dont « l'exploitant me semble sincère et correct», précise le physicien, « ce n'est pas un menteur, mais il ne dit pas forcément tout ».
Dans l'ex-capitale de la chaussure, l'activité nucléaire est ancienne. Elle a débuté avec la Compagnie européenne de réalisation de combustibles atomiques (CERCA) qui fabriquait « à partir d'uranium très enrichi, de l'ordre de 8O/90 %, les premiers combustibles pour les réacteurs de recherche, puis ceux des sous-marins nucléaires». Depuis 1977, la FBFC a repris le site avant d'être progressivement intégrée dans le giron d'Areva.
La fuite repérée jeudi par l'ASN «implique un tuyau en PVC posé dans une goulotte en béton recouverte de simples dalles. Ce béton n'étant pas étanche, les effluents se sont répandus dans la terre ».
Egouts atomiques
Hier, l'ASN et les pouvoirs publics se sont empressés d'affirmer que la fuite, qui daterait de plusieurs années, n'avait aucun impact sur l'environnement. « Certes, mais nous avons réalisé très récemment une étude sur l'ensemble du secteur pour la mairie de Romans .
Nos mesures ont relevé quelques petites anomalies, un peu plus d'uranium que la normale, rien de scandaleux, mais cette demande a prouvé que la municipalité tendait le dos », ajoute Roland Desbordes.
Pour une raison simple : il y a dix ans, la Criirad avait découvert que la FBFC rejetait ses effluents radioactifs dans les égouts de la ville !
« On retrouvait de l'uranium dans les boues de la station d'épuration, lesquelles boues étaient ensuite épandues dans les champs par les agriculteurs, voire incinérées...».
Belle démonstration d'une technologie parfaitement sécurisée.
Face à la levée de fourches, la FBFC avait accepté de réaliser une conduite spéciale qui envoie depuis cinq ans les effluents dans l'Isère, « en conformité avec la réglementation sur les effluents radioactifs,
car exiger le zéro rejet, ça fait rigoler tout le monde dans les réunions », soupire le président de la Criirad.
Mais avec ces incidents à répétition, plus personne ne rigole et surtout pas Jean-Louis Borloo. « Il faut bien comprendre que le nucléaire n'est pas une industrie banale. Il nécessite une culture de vigilance permanente.
Je sais que des règles draconiennes de sécurité sont appliquées au niveau des réacteurs, mais dès que l'on s'en éloigne, je constate beaucoup trop de laxisme et un jour ou l'autre, ça se paie ».
Patrice COSTAN
-->
19/07/08
http://www.estrepublicain.fr/une/france/art_830931.php
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je voudrais bien savoir si exiger le zéro rejet,ça fait rigoler Bertholet,
le préfet et Guillaume.
les pouvoirs publics sont garants de la sécurité des personnes,
si leur rôle les fait RIRE ...
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je retiens que la rêglementation actuelle permet de rejetter les effluents provenant de sites nucléaires dans les fleuves.
tranquilles,les pollueurs...
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samedi 19 juillet 2008
les effluents du site nucléaire de Romans sont rejetés entre 2 piles du pont des allobroges
www.next-up.org/Newsoftheworld/AREVA.php
que marie pierre a laissé en commentaire
Script du reportage d'EHS TV News
événement du 18 juillet FBFC /CERCA
site AREVA de Romans sur Isère.
Monsieur le Maire,
Un nouvel incident nucléaire vient de se produire dans la Drôme à l’usine FBFC / CERCA à dix jours d’intervalle avec celui da la SOCATRI du site d’AREVA du Tricastin.
L’origine du site nucléaire de Romans sur Isère remonte à 1992 avec l’installation de la Compagnie pour l’Etude et la Réalisation de Combustible Nucléaire appelée CERCA destinée essentiellement aux réacteurs de recherche.
En 1977 la société Franco-Belge de Fabrication de Combustible en abréviation FBFC est créée pour la fabrication de combustible pour les réacteurs nucléaires à eau pressurisée.
Depuis l’année 2007 les entités CERCA et FBFC sont des filiales d’AREVA.
Les matières radioactives et chimiques utilisées par l’usine FBFC sont très variées dont principalement de l’hexafluoride d’uranium enrichi en Uranium artificiel type 235. Le site nucléaire a reçu l’autorisation en date de 1999 par le ministère de l’industrie pour mettre en œuvre cet enrichissement de l’uranium à 93,5 % .
Les capacités maximales de traitement sont d’environ 750 tonnes par an.
La société CERCA présente sur le même site façonne en autre aussi de l’uranium appauvri à des fins civiles et militaires.
Sur le site se trouve des zones de stockages de divers produits radioactifs dont dans les années 1994 et 1995 de l’uranium hautement enrichi d’origine américaine, il est probable que ce stock existe encore. Toujours en 1995 CERCA et la société américaine Général Atomics ont crée une filiale appelé TRIGA présente sur le site de Romans sur Isère dons l’usine comprend principalement un four dit d’hydruration pour la fabrication de combustible métallique à bas d’hydrures d’uranium et de zirconium pour les réacteurs de recherche.
Les demandes d’autorisations à l’ex Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires appelée DSIN concernant les rejets liquides et gazeux qui intègrent des rejets chimiques sont soumis à enquête publique à partir de 1998.
Depuis l’arrêt des opérations de fabrication de combustibles dans son usine au site nucléaire du Tricastin ou est situé la SOCATRI, la FBFC qui exploite un autre usine à Dessel en Belgique a recentré la totalité du processus de fabrication du combustible pour réacteurs à eau pressurisée en uranium enrichi type 235 à son usine de Romans sur Isère.
Voila pour le décor du complexe des usines de fabrication de combustible nucléaire de Romans sur Isère qui évidemment produit et retraite des effluents liquides, des déchets solides et des rebuts.
La localisation d’une telle usine nucléaire maintenant située en milieu périurbain à l’est de Romans sur Isère exige dorénavant un suivi environnemental renforcé.
L’usine dite Neptune du site qui traite les effluents liquides uranifères date des années 1998. L’opacité étant de rigueur il est probable que la fuite ou la rupture découverte le vendredi 18 juillet sur une canalisation souterraine reliant une cuve de la CERCA vers une station de traitements uranifères provient de cette station d’épuration qui permet la récupération de l’uranium contenu dans les effluents uranifères.
Les chiffres de rejets de 200 à 700 grammes d’uranium annoncés par l’ASN n’ont aucune valeur en soit et peuvent même être considérés comme totalement fantaisistes, voire de la désinformation pour rassurer, si comme cela est dit cette fuite était pérenne depuis plusieurs années.
Quoi qu’il en soit le site d’AREVA de Romans n’est traversé par aucun cours d’eau comme au site nucléaire du Tricastin lieu de l’accident de la SOCATRI.
En conséquence l’hydraulique sur zone est relativement plus simple à analyser puisqu’il n’existe qu’un seul collecteur ou émissaire des eaux sur zone.
A partir de ces constats et de l’analyse officielle de l’accident, notamment qu’il y a plus qu’une forte présomption, puisqu’il ne peut en être autrement, comme pour la SOCATRI, que les rejets uranifères issus du tuyau en PVC fuyard ont non seulement migré dans les couches mollassiques et marneuses du site nucléaire, mais aussi de leurs éventuelles évacuations par le collecteur.
Il est légitime de faire acte de responsabilité en se posant des questions sur la sécurité environnementale extérieure au site nucléaire de Romans sur Isère, en constatant qu’une pollution environnementale peut être rejetée notamment suite à un accident directement dans la ville de Romans au pont des Allobroges.
Que constatons-nous :
Jusqu'à l’année 2000 les effluents liquides du complexe industriel étaient après traitement d’épuration dirigés vers le réseau d’assainissement communal de la ville ou vers la décharge dite de Chambard dans la Drôme notamment pour les fluorures de calcium provenant du traitement des vapeurs d’acides fluorydriques rejetées.
Cette décharge qui est fermée depuis 1991 en entrepose toujours à ce jour 5 125 tonnes.
Néanmoins sous la pression des riverains, lors des grands travaux d’assainissement de la zone dans l’été de l’année 2000, il a été construit un collecteur spécial entièrement souterrain qui du site nucléaire traverse une partie de la zone industrielle, puis des lotissements pour aboutir directement en rejet dans l’Isère en aval du barrage hydroélectrique de Pizançon, plus exactement dans la ville de Romans entre les deux premières piles du pont dit des allobroges.
Ceci est évidemment totalement ignoré de la majorité de la population Romanaise.
Ce collecteur possède un évent de débordement avec un bac de rétention mitoyen à l’usine au cas ou il ne pourrait pas remplir son office.
Concernant les rejets d’effluents uranifères de l’évènement constaté le 18 juillet 2008 ou aggravé si la fuite était pérenne depuis plusieurs années il ne fait donc aucun doute sur leurs finalités possibles soit une migration dans les couches souterraines en dilution et le surplus épuré ou non en évacuation par l’unique collecteur central du site nucléaire qui aboutit directement dans l’Isère sous le pont des allobroges situé en milieu urbain à Romans sur Isère.
Le lieu exact de sortie du collecteur du site nucléaire de la FBFC / CERCA est ici entre les deux premières piles du pont des Allobroges de Romans sur la rive droite de l’Isère juste en aval de la centrale hydroélectrique de Pizançon.
Force est de constater qu’envoyer directement les effluents en principe épurés et domestiques du site nucléaire de Romans par un collecteur souterrain sous le pont des Allobroges dans l’Isère est une idée géniale qui permet éventuellement de camoufler ou minimiser une éventuelle pollution radioactive accidentelle.
En effet aucun contrôle physique extérieur n’est possible, puisque la sortie du collecteur en totalité souterrain est aussi intégralement immergée dans l’Isère qui a un débit moyen important d’environ 330 mètres cubes secondes.
En conséquence en cas d’incident la dilution du contaminant radioactif rendra son évaluation difficile, voire celui-ci pourra passer totalement inaperçue.
Dans ces conditions, il a été évidemment impossible de réaliser ce 18 juillet 2008 le moindre contrôle de radioactivité surfacique sur ces éffluents et encore plus de réaliser un prélèvement à la sortie du collecteur dans l’Isère qui est actuellement en hautes eaux.
Nous nous sommes donc rendus chez le seul et le plus proche riverain qui est mitoyen du site nucléaire afin de procéder avec un compteur Geiger Müller un contrôle global surfacique de rayonnements ionisants de l’eau.0
Il ne consomme pas l’eau de son puit profond d’une vingtaines de mètres de profondeurs qui est contrôlé périodiquement, paradoxalement ceci sans qu’il est pu obtenir depuis des année le moindre chiffre de contamination.
Néanmoins ce puit sert à l’arrosage du jardin potager.
La première mesure indicative montre toutefois un doublement du bruit de fond, ce qui démontre une trace de radioactivité, même minime qu’il est donc nécessaire de procéder immédiatement à un prélèvement afin d’analyse.
A la vue de ces constats et dysfonctionnements possibles pouvant entraîner de graves conséquences environnementales nous demandons à Henri Bertholet Maire de Romans sur Isère de prendre immédiatement les mesures qui s’imposent notamment en soumettant à l’approbation du prochain Conseil Municipal la création au pont des Allobroges sur le collecteur de l’usine nucléaire d’AREVA d’une station de contrôle et d’alerte indépendante automatique pour les effluents liquides et les boues actives pouvant être contaminés notamment en émetteurs radioactifs alpha.
[J-L Borloo: Sécurité "tout est à remettre à plat"]
Cette station de contrôle étant évidemment gérée par un organisme indépendant comme par exemple la CRIIRAD.
Nous notons que paradoxalement ce nouvel incident comme celui du Tricastin est classé lui aussi officiellement par l’ASN en niveau 1 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES), c’est à dire comme simple anomalie, ceci malgré l’évidence de rejets extérieurs au site nucléaire qui oblige une classification d’un niveau supérieur.
A ce sujet Next-up organisation rappelle qu’il sera engagé une procédure contre l’Autorité de Sûreté Nucléaire en cas de non réponse ou de réponse négative concernant la demande qui a été faite de reclassification du niveau de l’incident nucléaire dit de la SOCATRI.
Les dérives environnementales d’AREVA ne sont plus tolérables.
En ce qui concerne l’Autorité de Sûreté Nucléaire elle doit mettre en conformité ses actes et extériorisations médiatiques avec la loi numéro 2006-686 du 13 juin 2006, dans le cas contraire il faut qu’elle sache que le temps de l’opacité et de la désinformation sont révolus.
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lire la page d'origine:il y a des photos
vendredi 18 juillet 2008
les MENSONGES du MAIRE de ROMANS,henry Bertholet
ENCADRE - Le maire de Romans-sur-Isère tente de rassurer
LYON, 18 juillet, (Reuters) - Henri Bertholet, le maire de Romans-sur-Isère, où a été déclarée vendredi une fuite dans un site nucléaire, a tenté vendredi de rassurer la population de cette commune de 33.800 habitants, gagnée par l'inquiétude.
"Depuis ce matin, nous recevons beaucoup d'appels téléphoniques de personnes qui veulent savoir s'ils peuvent continuer à boire l'eau", a-t-il dit à Reuters.
"Après l'incident de Tricastin, nous sommes dans une situation particulière et les gens sont inquiets. Nous les rassurons en leur disant qu'il n'y a aucun danger, qu'il peuvent continuer à consommer l'eau", a-t-il ajouté.
Selon lui, l'incident n'a pas d'incidence sur l'environnement. Il s'appuie sur les informations transmises par l'Autorité de sûreté nucléaire et l'exploitant, qui veut faire classer l'incident au degré 1 de l'échelle internationale, juste au-dessus du plus faible.
"Cette fuite est sans danger car elle reste à l'intérieur de l'enceinte de l'entreprise. La nappe phréatique qui se trouve à 30 mètres au-dessous n'est pas atteinte. Il n'y a donc pas d'impact sur l'environnement", a-t-il estimé.
"S'il n'y avait pas eu les incidents de Tricastin, ce nouvel incident n'aurait fait l'objet que d'un communiqué de quelques lignes dans la presse locale. Des incidents de ce type, on en recense plusieurs chaque année", explique-t-il.
LE MAIRE EST UN MENTEUR
http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/actualites/avis-d-incident/2004/fuite-d-acide-nitrique
et oui,la source est l'ASN
Paris, le 13 août 2004
AVIS D'INCIDENT
Romans sur Isère (Drôme) Usine FBFC Romans --> -->
Fuite d'acide nitrique au voisinage d'une pompe de transfert relié à un réservoir de stockage
Le mercredi 14 juillet 2004, vers 5 h 30 du matin, une fuite d'acide nitrique est détectée, au voisinage d'une pompe de transfert reliée à un réservoir de stockage, dans l'usine FBFC de Romans. Selon l'exploitant, cette fuite résultait de la défaillance d'un joint d'étanchéité situé à l'aval de la pompe.
L'exploitant a immédiatement isolé la pompe, par fermeture des vannes amont et aval, puis a rincé à l'eau le sol bétonné où se trouvait la pompe ce qui a eu pour effet d'entraîner de l'acide sur le sol naturel situé à proximité de celle-ci.
Le 15 juillet 2004, un décaissage du sol a été réalisé pour enlever les terres souillées sur une profondeur de trente centimètres, profondeur au-delà de laquelle un contrôle a montré que la terre était exempte d'acidité. Les terres collectées ont été stockées à l'abri en attente d'un traitement approprié.
L'exploitant précise que la coupe lithologique du site montre que la nappe phréatique se situe à 18 m de profondeur et qu'une couche imperméable de plus de 10 m d'épaisseur se trouve au-dessus de cette nappe.
Le 21 juillet 2004, l'Autorité de sûreté nucléaire a procédé à une visite de l'installation concernée et il a été constaté que la fuite avait bien pour origine la défaillance du joint d'étanchéité placé à l'aval de la pompe concernée.
L'Autorité de sûreté nucléaire a ensuite demandé à l'exploitant de compléter son analyse des causes de l'incident afin de prendre les mesures adaptées pour éviter son renouvellement. Il apparaît d'ores et déjà que les enseignement tirés auront pour effet d'améliorer le confinement des matières dangereuses dans l'usine. Il a donc été décidé de classer cet incident au niveau 0 de l'échelle INES.
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est-ce qu'une population peut faire CONFIANCE à des menteurs pareils surtout lorsqu'elle vit à proximité de sites potentiellement dangeureux?
fuite d'URANIUM à Romans:aucune mesure vis à vis de la population.
autour de moi PERSONNE n'a confiance .
le message officiel est clair:
il y a eu une fuite d'uranium:c'est RIEN,passez votre chemin!
j'ai regardé la com de la préfecture:
ils ne veulent communiquer qu'avec les journalistes.
et les parents inquiets pour leurs enfants,c'est de la merde?
c'est illégitime de vouloir avoir des explications de la part des gens RESPONSABLES?
une copie du communiqué du préfet,représentant de l'état:
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté Égalité Fraternité
PRÉFECTURE DE LA DRÔME
Valence, le 18 juillet 2008
CABINET DU PREFET
BUREAU DE LA COMMUNICATION INTERMINISTERIELLE
COMMUNIQUE DE PRESSE
Incident sur le site FBFC de Romans-sur-Isère
Jeudi 17 juillet 2007, à l'occasion d'une opération de maintenance, l'entreprise FBFC a
constaté :
- d'une part, qu'une canalisation, reliant l'installation de recyclage de l'atelier de CERCA à la
station de traitement des effluents du site, était endommagée,
- d'autre part, la présence de boues dans la gaine technique bétonnée protégeant la
canalisation.
La neutralisation de la tuyauterie défaillante a été réalisée par l'exploitant. Les autorités
(préfecture et autorité de sureté nucléaire) ont été informées de la situation.
Les boues observées, au droit de la canalisation endommagée, ont fait l'objet d'une analyse
concluant à la présence d'une très faible quantité d'uranium. La situation ne présente pas de
critère d'urgence radiologique et n'a pas justifié la mise en oeuvre du plan d'Urgence Interne
(PUI) de l'entreprise.
Une inspection réactive diligentée par l'autorité de sureté nucléaire, la nuit dernière, a permis
de confirmer que :
– l'incident est circonscrit à l'intérieur du site FBFC de Romans, dans la gaine technique
bétonnée,
– n'entraine aucun impact sur l'environnement, notamment sur la nappe phréatique, ce qui
ne présente aucun risque pour l'eau potable.
Par conséquent aucune mesure particulière n'est à mettre en place vis à vis de la population.
L'incident est classé de niveau 1 sur l'échelle Internationale des Évènements Nucléaires,
allant de 1 à 7 et a été traité normalement par l'exploitant.
Contacts presse :
Michèle FOURNIOL tél. : 04.75.79.29.46 et 06.07.70.77.76
Marie-Claude ESTOUP tél. : 04.75.79.29.37
Site de l’Etat en Drôme www.drome.pref.gouv.fr
3, boulevard Vauban – 26030 VALENCE Cedex 9 – Téléphone : 08 21 80 30 26- Télécopie : 04 75 42 87 55
LE N0 DE TEL EST UN REPONDEUR QUI NE DONNE AUCUNE INFORMATION;
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carton rouge pour un préfet qui n'a aucune considération pour la population de son département,
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de plus,
carton ROUGE spécial pour la directrice d'AREVA pour qui le seul problème dans cette histoire était le risque de PERTE de SON POSTE.
tous ces gens si bien payés pour mentir à la population et servir de temps en temps de fusiles me donnent la nausée .
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pour avoir une information CREDIBLE,
va-t-il falloir créer une association de citoyens indépendante afin d'exiger une parfaite transparence et un dialogue sain(c'est à dire non pollué par les politiques)entre les citoyens et ceux qui courrent le risque de les polluer?
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une autre question que je me pose:
on parle de monter l'amende des pollueurs maritimes à 15 millions d'euros.
les pollueurs nucléaires ,EUX,ne risquent rien à part leur poste s'ils sont choisis comme fusibles.
à Romans on connaissait le problème.
la direction n'a pas réagit car elle ne risque rien.
si on ne crée pas les conditions pour qu'elle réagisse la prochaine fois,ça recommencera et on finira par avoir des morts !
comme il n'y a que le pognon qui les intéresse,je crois qu'il faut taper là où il y a des chances qu'ils aient mal.
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tout va très bien madame la marquise:
Romans-sur-Isère : faible fuite d'uranium
Source : AFP18/07/2008 Mise à jour : 12:30
.
Selon un représentant de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) à Lyon, la rupture de canalisation dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme), révélée vendredi, a causé un "épanchement d'uranium d'une quantité comprise entre 120 et 750 grammes". Confirmant que la canalisation en cause était "défectueuse depuis longtemps", sans donner plus d'indications, il a assuré qu'il "n'y (avait) pas d'impact sur l'environnement". Dans un communiqué, l'ASN a affirmé vendredi que "la rupture de cette canalisation enterrée daterait, selon l'exploitant, de plusieurs années".
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Bertholet n'est pas en reste:
il nous refait le coup de la frontière qui arrête le nuage en y ajoutant
sa touche personnelle:
pour lui,
c'est l'enceinte de l'entreprise qui stoppe les radiations.
on savait déjà qu'il prenait les gens pour des cons mais là il bat son record.
18/07/2008 - 13:13
Romans-sur-Isère: Les inquiétudes
Le maire de Romans-sur-Isère, où a été déclarée vendredi une fuite dans un site nucléaire, Henri Bertholet, tente de rassurer la population de cette commune de 33 000 habitants. "Après l'incident de Tricastin, nous sommes dans une situation particulière et les gens sont inquiets.
Nous les rassurons en leur disant qu'il n'y a aucun danger, qu'il peuvent continuer à consommer l'eau", a-t-il déclaré. Selon lui, l'incident n'a pas de conséquences sur l'environnement. Il se fonde sur les informations transmises par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). "Cette fuite est sans danger car elle reste à l'intérieur de l'enceinte de l'entreprise".
mercredi 9 juillet 2008
le succès est dû à André Duny
Françoise Maquin
Marie Noëlle
Leslie
Corine
Odile
Alain
et aussi
l'équipe de Caracole de suc
à Saint fortunat près de Vernous en Ardèche
tel:04 75 58 19 39
une dédicace toute particulière pour Jérôme Prévieux qui m'a bien aidé pour l'atelier "construire en paille"
Jérôme est un "être rare"
en plus d'une humanité attentive aux autres,
c'est un véritable puit de sciences concernant les techniques de construction en paille.
notre complémentarité lors de l'organisation de chantiers participatifs m'avait déjà bluffé,
mais son adaptation immédiate à l'éducation populaire et la pertinence de ses interventions forcent encore plus mon admiration.
le week-end de la CEN à Caracole de suc consacré à l'écoconstruction et habitats groupés
le chameau pour remplacer le tracteur.
Julien Bouissou, New Delhi correspondance
En raison de la hausse du prix de l'essence, les agriculteurs du Rajasthan abandonnent leur tracteur pour le chameau. Un moyen de transport certes plus lent, mais bien plus economique
Son vieux tracteur ne lui sert plus qu'a ecouter des chansons d'amour au moment de la sieste. Hukma Ram, un agriculteur qui possede 35 hectares de terres, a bien du se rendre a l'evidence depuis que le vendeur de bidons d'essence, situe a 25 kilometres de chez lui, a augmente ses prix : rouler en tracteur est devenu un luxe. Il a finalement redecouvert un autre moyen de transport, plus economique, qui peut charger jusqu'a 250 kg de marchandises, avance a une vitesse moyenne de 30 km/h, ne tombe jamais en panne et, surtout, ne consomme pas d'essence.
"Le chameau est l'avenir du tracteur", glisse-t-il, avec un large sourire entre ses oreilles percees de boucles d'or. Sur les routes qui traversent les paysages desertiques du Rajasthan, les chameaux n'ont jamais ete aussi nombreux a tirer, sous un soleil de plomb, des charrettes transportant des bidons d'eau, des villageois ou encore du materiel agricole. "C'est plus lent mais ca ne consomme que de l'eau et des feuilles d'arbustes", marmonne Hukma Ram.
Depuis la hausse du prix de l'essence, les vacances des chameaux sont terminees. Ils ne sont plus autorises a paitre en liberte, comme c'etait l'usage a cette periode de l'annee, et ont droit a seulement quelques jours de repit pendant la mousson. "Nous ne disposons que de tres peu de temps pour mettre les semences en terre. Le tracteur devient alors indispensable", explique Hukma Ram. Le reste de l'annee, le vehicule reste au garage, protege du sable dans une cahute de bois. Les paysans ne sont pas prets a s'en separer. "Meme si un proprietaire de tracteur achete des chameaux, il reste avant tout un proprietaire de tracteur", previent Hukma Ram. L'animal n'est pas encore devenu un signe exterieur de richesse, mais cela ne saurait tarder. Il est devenu rare, et son prix ne cesse d'augmenter.
A la foire de Pushkar, la plus importante du pays, qui a lieu tous les hivers dans un village du Rajasthan, un chameau se vend en moyenne 300 euros, soit cinq fois plus qu'il y a quatre ans. Desormais, la clientele vient de loin, notamment des grandes villes, car le chameau est capable de passer des dunes de sable au bitume sans sourciller. "Il sait gerer la circulation tout en restant serein. On le conduit comme une voiture. Un coup a droite pour accelerer, et un coup a gauche pour freiner", assure Hukma Singh, un vendeur.
Le chameau est le seul moyen de transport qui offre un retour sur investissement aussi rapide. Avec une charrette qui ne coute que 500 euros, la mise de depart est raisonnable. "Il y a tellement d'embouteillages en ville que ca ne sert plus a rien de s'acheter une petite camionnette pour aller plus vite", insiste Hukma Singh.
Preserver les chameaux
L'immatriculation des chameaux est devenue une precaution d'usage depuis que les vols se sont repandus. Sur les fesses gauches de ses cinq betes, Hukma Ram a tatoue au fer rouge le symbole de son village. Seuls les males, reputes pour leur endurance, peuvent travailler. Les femelles, elles, elevent leur progeniture. La tache est d'autant plus precieuse que la population des chameaux a diminue de moitie au cours des dix dernieres annees. Ils ne seraient plus que 450 000 aujourd'hui, d'apres les chiffres du gouvernement indien.
"La politique d'irrigation menee par le gouvernement a considerablement reduit les surfaces de paturage au profit des surfaces cultivees", explique Hanwant Singh, responsable de l'ONG Lokhit Pashu-Palak Sansthan, qui lutte pour la preservation des chameaux. Les animaux sont egalement les victimes des exercices militaires menes par l'armee indienne. Le desert du Thar se situe a la frontiere entre le Pakistan et l'Inde, et a quelques kilometres de Pokhran, le lieu utilise par l'Inde pour ses essais nucleaires. "Au moindre accident, le chameau meurt faute de soins veterinaires", deplore Hanwant Singh.
Depuis que le tracteur a fait son apparition sur les routes du Rajasthan, le metier d'eleveur, transmis de generation en generation, a vu son image se degrader. Dorenavant, les eleveurs, qui profitent de la hausse des prix du chameau, veulent a tout prix investir dans l'education de leurs enfants. "Je veux que mes garcons aillent a l'ecole pour qu'ils aient une vie differente de la mienne. Je ne souhaite pas qu'ils passent leur existence loin de la famille, a manger du pain et a boire du lait de chamelle", avoue Pradeep Ram, le visage burine par le soleil.
Mais, pour assurer un avenir a ses enfants, encore faut-il placer son argent en securite. Faute d'agences bancaires dans le desert, les eleveurs n'ont pas d'autre choix que conserver leurs economies au fond d'une armoire. "Ce qui n'est pas sans risque", soupire Pradeep Ram, depite. Les souris lui ont fait perdre l'equivalent de la moitie d'un chameau en grignotant ses billets pendant la nuit.
Le succes du "nouveau tracteur du desert", capable d'avancer sans essence, cause bien des soucis aux concessionnaires de la region. "Les terres sont transmises a plusieurs heritiers, ce qui conduit a un morcellement des surfaces cultivees. Quand on a si peu de terrain, il est difficile d'acheter un tracteur", analyse Sudeep Aggarwal, un vendeur de tracteurs base a Jaisalmer. Sur un tableau noir, les chiffres inscrits a la craie sont plusieurs fois barres, avant d'aboutir au prix final. Les tracteurs sont vendus au rabais.
Les premiers agriculteurs, qui sous-estimaient le cout d'entretien de la machine, reviennent au bout de trois ou quatre mois pour le revendre. Sudeep Aggarwal pense donc a se diversifier. "Mais le patron est reticent, car vendre des animaux pourrait nuire a la reputation de l'etablissement", regrette-t-il en passant la main sur son front noirci par le cambouis. Tout juste est-il parvenu a lui faire accepter de vendre des etuis en peau de chameau pour proteger les essuie-glaces du sable. Puis, apres un moment de silence, il finit par admettre que "Ford ou Massey Ferguson auraient sans doute du mal a accepter que l'on mette en concurrence leurs tracteurs avec des chameaux".
<http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/07/05/le-tracteur-espece-en-voie-d-extinction_1066799_3234.html#ens_id=1066881>
les carburants verts seraient responsables de 75 % de la flambée des prix . 206 milliards d'euros volés aux pauvres.105 millions de pauvres en plus
dans quel monde allons-nous faire vivre nos enfants?
allons-nous laisser perpétrer impunément ces crimes contre l'humanité?
xavier Beulin: un nom de plus à ajouter à la liste des criminels
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Agriculture. Crise alimentaire : la Banque mondiale accable les biocarburants, Liberation, 05/07/08
Laureen Ortiz
Les carburants verts seraient responsable de 75 % de la flambee des prix.
Question ultrasensible : quel est le veritable impact des biocarburants sur la hausse des prix alimentaires, qui, selon la Banque mondiale (BM), a coute 324 milliards de dollars (206 milliards d’euros) aux consommateurs des pays pauvres en 2007 ?
Un rapport tenu secret de la Banque, rendu public vendredi par le quotidien britannique The Guardian, revele que l’essor des carburants vegetaux serait responsable de 75 % de cette flambee mondiale. Flambee vertigineuse qui pourrait faire plonger plus de 105 millions de personnes dans la pauvrete.
Porte-a-faux.
Enorme decalage avec les estimations officielles du departement americain de l’Agriculture, qui evoque un impact de 3 %.
Selon The Guardian, le rapport n’est pas publie afin d’eviter de mettre l’institution de Washington en porte-a-faux avec l’administration Bush, qui subventionne largement le developpement du bioethanol (a base de mais).
Si les biocarburants sont de plus en plus critiques, aucune etude n’avait fait etat d’un tel effet. L’Union europeenne estime que «l’impact a long terme des biocarburants sur les prix des cereales ne depassera pas 3 a 6 % par rapport aux prix de 2006».
Plus recemment, la FAO et l’Organisation de cooperation et de developpement economique (OCDE) estimaient a 30 % l’impact des biocarburants sur les dix prochaines annees.
«Il faut distinguer les etudes prospectives des etudes faites sur le passe, souligne Stephan Tangermann, directeur de l’agriculture a l’OCDE. Celle de la BM concerne 2002-2008. Il est tres difficile de mesurer le pourcentage de tous les facteurs sur la hausse des prix. Ce qui est sur, c’est que 60 % de la hausse de la demande mondiale en cereales et huiles vegetales entre 2005 et 2007 [periode sur laquelle les prix ont explose, ndlr] etait due aux biocarburants.»
L’economiste de la BM Don Mitchell a calcule le prix d’un panier de denrees entre janvier 2002 et fevrier 2008, et mesure une hausse globale de 140 %, explique Tangermann. Sur ces 140 %, 35 % seraient imputables a la hausse des prix de l’energie, des engrais et a la faiblesse du dollar. La part des biocarburants (de 75 %) prend en compte une «chaine de consequences»: la baisse des stocks mondiaux, la speculation et les freins a l’exportation.
«Stupide». Xavier Beulin, a la tete de la filiere francaise des huiles et proteines vegetales, botte en touche : «Cette etude est stupide.
Il faudrait plutot mesurer l’effet des politiques de l’Argentine sur le soja, de la Russie sur les cereales ou de la Thailande sur le riz [dont le prix a explose mais qui ne sert pas a la production de biocarburants]».
En France, 800 000 hectares de colza etaient cultives en 2007 pour l’energie, contre 700 000 pour la filiere alimentaire.
Et cette concurrence des cultures, decrite comme une distorsion du marche dans le rapport Mitchell, risque d’aggraver la crise alimentaire mondiale. Theme majeur du prochain G8, au Japon a partir de lundi.
<http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/337109.FR.php>
mardi 1 juillet 2008
réclamer l'interdiction de vente des pesticides indétectables dans la nourriture
quel monde créons nous pour nos enfants ?
QUI décide que l'argent gagné par les pollueurs est plus légitime que la santé des consommateurs?
si ce sont NOS représentants,il y a des questions à se poser sur LA LEGITIMITE DE NOS REPRESENTANTS et plus généralement sur LE TYPE DE SOCIETE basé sur l'argent et l'accaparement par certains de toutes les richesses.
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Pesticides : la liste noire de Greenpeace, Novethic, 20/06/08
Rouba Naaman
Apres avoir dresse la liste des pesticides dangereux utilises dans le monde, Greenpeace passe au crible les 5 principales entreprises productrices de phytosanitaires. Aucune n’evite les critiques, et toutes sont accusees de mettre gravement en danger la sante des populations et celle de l’environnement.
L’ONG reclame une demarche forte de l’Union europeenne pour limiter l’impunite des multinationales.
« Les portefeuilles sales de l’industrie des pesticides ».
Des le titre de son rapport, Greenpeace accuse, et son plaidoyer est plutot inquietant.
L’ONG environnementale a examine les produits phytosanitaires proposes par les entreprises leaders du secteur : les Allemands Bayer Crop Science et BASF, les Americains Dow Agro-Science et Monsanto, et le Suisse Syngenta, qui a eux cinq representent les trois quarts du marche des pesticides.
Le rapport est accablant pour la filiere et alarmant pour les consommateurs du monde entier.
En janvier 2008, Greenpeace sort un rapport intitule « Black list of pesticides ».
Cette liste noire des pesticides recense les produits phytosanitaires qui menacent la sante et l’environnement.
Selon ce texte, 170 pesticides utilises dans l’Union europeenne et 327 utilises dans le monde sont dangereux pour la sante humaine.
Greenpeace demande alors que ces substances soient progressivement interdites.
Elle publie ensuite la liste des pesticides pour lesquels la toxicite ne peut etre ni confirmee ni infirmee, faute d’information publique suffisante.
Ce rapport, familierement denomme « Yellow list », n’indique certes pas de dangerosite averee, mais temoigne du secret, pretendu industriel, qui regne sur les produits phytosanitaires.
En publiant mi-juin le 1e classement au monde des principales compagnies productrices de pesticides, la section allemande de l’ONG a donne le coup de grace a la filiere.
Basee sur les risques et les effets de ces pesticides sur l’organisme et l’environnement, l’etude a considere 512 substances, et litteralement compte les points : 2 points si le produit appartient a la Black list, 1 s’il appartient a la Yellow list, ou s’il ne peut etre detecte dans l’alimentation.
Le total, deja peu glorieux, a ete reevalue selon les parts de marche de l’entreprise.
Le rapport conclut a de grandes differences entre les impacts sur la sante et l’environnement des 5 multinationales etudiees.
Toutes categories confondues, Monsanto reste le « leader » du toxique, mais, au final, les cinq firmes sont sur le banc des accuses.
Un tiers des pesticides sur le marche sont dangereux
Pres de la moitie des pesticides produits par les societes etudiees font partie de la Black list. Il s’agit principalement d’insecticides.
Autrement dit, plus d’un tiers des phytosanitaires mis sur le marche mondial presentent un risque pour la sante humaine et pour l’environnement.
Monsanto propose moins de principes actifs que ses concurrents, mais ils font tres largement partie de la liste noire. 60% des 15 produits vendus par Monsanto sont dangereux, contre 53% pour Bayer (163 substances), 48% pour BASF (45), et 39% pour Dow (29) et Syngenta (69). En parts de marche, Bayer et Syngenta sont les entreprises qui vendent le plus de substances dangereuses pour la sante humaine.
En moyenne, seuls 16% des pesticides produits par ces cinq entreprises, Monsanto en tete, font partie de la Yellow list.
Monsanto est egalement l’entreprise qui propose le plus de pesticides non detectables (75%, contre 50% chez Dow).
Ces substances, qui ne peuvent etre detectees dans la nourriture, faute de moyens scientifiques adequats, posent le probleme du principe de precaution.
Greenpeace reclame un suivi, du producteur aux assiettes, de la presence de pesticides dans l’alimentation, et demande qu’aucun pesticide indetectable ne soit autorise.
Elle interpelle egalement les « acteurs impliques dans le secteur alimentaire doivent remplacer les pesticides de la Black list par d’autres substances ».
L’Europe doit legiferer
L’ONG formule par ailleurs plusieurs recommandations a l’Union europeenne.
Outre une aide a la recherche de substituts aux substances dangereuses, elle propose la validation systematique des pesticides avant leur mise sur le marche.
Appel presque entendu par les ambassadeurs europeens, qui ont decide la revision des lois en vigueur sur les pesticides.
Les ministres de l’agriculture de l’Union devraient ainsi debattre lundi 23 juin de la possibilite de reduire le nombre des produits phytosanitaires autorises.
En parallele, le parlement europeen a annonce que 33 polluants, dont de nombreux pesticides, seraient soumis a des normes de qualite environnementale d’ici 2018.
Une echeance qui parait bien lointaine, et qui ne risque pas de porter atteinte a l’economie du secteur :
les 5 entreprises leaders ont realise 18,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur les pesticides en 2007.
Voir aussi : Le rapport de Greenpeace « The dirty portfolios of the pesticides industry » (en anglais)
<http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=116696&titre=Pesticides%20:%20la%20liste%20noire%20de%20Greenpeace>
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je crois qu'il est important de recaser cet article dans son contexte.
grennpeace fait un travail intéressant mais en ne s'occupant que de l'agriculture des pays riches où vivent ses donateurs,elle fait une grave erreur de stratégie car ,au final,elle ne contrera rien.
je tiens à rappeler,pour ceux qui n'ont pas suivi le blog que l'industrie des pesticides a bien compris qu'en Europe et aux états unis elle va être obligée de lacher du lest,alors
sa stratégie a changé:
elle est en train de mettre en place,avec l'aide de la FAO,Jacques Diouf,Kofi Annan,le FMI,le G8, une pseudo "REVOLUTION VERTE" en Afrique dont le but est d'imposer l'utilisation de pesticides et d'OGM sur toutes les terres cultivables du continent.
grace à la main-d'oeuvre pas chère et à la terre pas chère,les produits OGM et pleins de pesticides déferleront ensuite sur le marché Européen au nom de la libre concurence.
et on finira de toutes façons par les bouffer,même dans nos pays riches.
c'est quasi imparable si on n'arrête pas le processus à la source.
la clé de cette stratégie,pour l'instant,ce sont des institutions internationales et des politiciens achetés par les fondations GATES et ROCKEFELLER,
des politiciens qui n'hésitent pas à se servir de l'arme de la FAIM pour arriver à leurs FINS.
c'est eux qu'il faut bloquer en dénonçant leurs pratiques et leurs buts.
mercredi 25 juin 2008
contrôle au faciès illégal
chercher l'édition du 25 avril.
cliquer sur le titre:
Contrôles au faciès : circulaire préfecture 19h47m21s
pas un mot de tout ceci au 20 heures de TF1
lundi 23 juin 2008
autre message aux enfoirés achetés de la FAO et aux crapules qui gouvernent
http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/
La Via Campesina
La face cachée de la crise alimentaire: de multiples violations des droits des paysans
(Jakarta, 21 Juin 2008) Environ 1000 petits paysans et paysannes du Mouvement International Via Campesina, de 25 pays différents et de 12 provinces indonésiennes se sont réunis aujourd’hui à Djakarta en vue de réclamer leur droit de manger et de nourrir leurs familles et leurs communautés.
Ils vont participer pendant cinq jours à la Conférence Internationale sur les Droits des Paysans afin d’attirer l’attention à niveau mondial sur le sort des petits producteurs agricoles. Ils représentent presque la moitié de la population mondiale et sont la colonne vertébrale du système alimentaire. Pour autant, leurs droits sont systématiquement violés.
Des petits paysans sont expulsés de leur terre afin de laisser de l’espace pour les grandes plantations ou la construction de zones industrielles, résidentielles ou commerciales.
Par exemple en Indonesie, le 29 janvier 2008, 35 agents de sécurité de la plantation nationale PTPN IV Adolina, aidés par 70 policiers du district de Deli Serdan, ont détruit 30 hectares de terre plantés de maïs et de casava appartenant de petits paysans. Sept d’entre eux ont été arrêtés en essayant de défendre leurs récoltes (ils ont été relachés).
L’entreprise a mis a nu la terre pour ensuite y planter des palmiers pour la production d’huile de palme.
Le Rapporteur spécial des Nations unies sur le Droit au Logement estime qu’environ 71,6% des ménages en Afrique, Amérique Latine et Asie de l’Est et de l’Ouest (à l’exclusion de la Chine) n’ont plus de terre ou seulement des petits lopins de terre (1).
En outre, les paysannes subissent une double marginalisation en tant que paysannes et en tant que femmes.
Ce sont elles qui assument la plus grande partie des travaux agricoles mais elles ont moins accès à la terre, aux ressources, aux revenus et aux prises de décisions que les hommes.
Les politiques commerciales actuelles contraignent à la libéralisation des marchés alimentaires et engendrent une invasion des marchés nationaux par des aliments importés. Au Mexique, les accords de libre échange ont conduit à une importation massive de maïs à bas prix depuis les USA. Les agriculteurs locaux, ne pouvant plus être compétitifs, ont perdu leur gagne pain. L’augmentation récente des prix du maïs sur le marché mondial a fortement augmenté le nombre de personnes souffrant de la faim au Mexique.
De nombreux petits paysans disparaissent partout dans le monde.
En Turquie, une famille de paysans quitte la terre toutes les 50 secondes. Depuis 2 ans, les paysans ne pouvant plus rembourser leurs emprunts ont commencé à se suicider et cette situation n’a fait qu’empirer depuis.
Les organisations paysannes luttant pour défendre leurs droits, l’accès à la terre, à l’eau, aux semences, en particulier celles qui réclament une plus grande participation aux politiques agricoles sont l’objet de criminalisation et de répression violente. Au Brésil, en 2007, environ 4.340 familles ont été expulsées de leurs terres par des entreprises privées et 28 personnes ont été assassinées 259 ont reçu des menaces de mort à cause de conflits liés à la terre (2).
En novembre 2007, Valmir Mota d’Oliveira (Keno), un leader paysan de la Via Campesina Brésil a été assassiné par les services de sécurité employés par la multinationale Syngenta lors de l’occupation des terres (3).
En Indonésie au cours de 2007, plus de 196.179 hectares de terres agricoles ont été expropriés et plus de 166 paysans ont été arrêtés et /ou ont subi des violences, 12 personnes ont été bléssées et 8 tuées lors deconflits agraires. (4).
Les paysans et leurs alliés, participant à la Conférence internationale de Djakata vont présenter la situation existante dans leurs pays et unir leurs forces afin que leurs droits puissent être reconnus et appliqués.
Via Campesina demande aux Nations unies de créer un cadre juridique international reconnaissant les Droits des Paysans. Via Campesina pressent leurs gouvernements et les organisations internationales d’assumer leurs responsabilités et d’appliquer les droits des petits paysans en encourageant une agriculture paysanne durable, en lançant la réforme agraire et en développant les marchés locaux.
La crise alimentaire actuelle et celle de l’environnement sont la conséquence d’une agriculture extensive, du contrôle de la chaîne alimentaire par les multinationales et de la libéralisation du marché des aliments.
Tout ceci a entraîné la destruction de l’environnement et le remplacement de la petite ferme familiale par de très larges exploitations agricoles.
L’alimentation se trouve maintenant dans les mains des investisseurs et des spéculateurs.
De telles politiques ont dépouillé les paysans de leur revenu et a jeté la population du monde dans une crise alimentaire mondiale.
C’est maintenant aux gouvernements de résoudre la crise qu’ils ont créée alors qu’ils pensaient que le libre-échange suffirait à organiser les marchés et à nourrir la planète.
Il est temps de rediriger les politiques agricoles vers une production alimentaire à échelle humaine, une agriculture durable et des marchés locaux.
L’alimentation n’est pas seulement le problème des paysans, elle concerne l’humanité entière.
(1) E/CN.4/2003/5/Add.1
(2) Conflictos no Campo Brasil, CPT, 2007
(3) More information on www.viacampesina.org
(4) Serikat Petani Indonesia - Report on Peasant’s Rights Violations – 2007
Plus d’informations: www.viacampesina.org and www.spi.or.id
vendredi 20 juin 2008
alter plan banlieues
c'est parfois,en plus,joliment dit:
qui a acheté Jacques DIOUF pour PROMOUVOIR le chimique ?
Monsieur le Directeur,
Vous avez recemment, a titre personnel, exprime votre opinion sur l’agriculture biologique en precisant que vous ne « croyez » pas qu’elle puisse nourrir le monde, contestant ainsi les conclusions de la conference internationale qui a eu lieu a Rome du 3 au 5 mai 2007 sous l’egide de la F.A.O.
Laquelle affirmait qu’avec plus de trente annees d’experience sur tous les continents, l’agriculture biologique avait fait la demonstration de ses capacites a nourrir l’ensemble de la population mondiale aussi bien que l’agriculture conventionnelle, sans les nuisances generees par cette derniere.
Si je devais apporter ma contribution au debat concernant cette nouvelle polemique inutile sur "le bio et la faim dans le monde", j’inverserai plutot la question :
"

