Paysan Bio

Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

jeudi 26 novembre 2009

l'agriculture intensive:POLLUEUR MAJEUR de l'UNION EUROPEENNE

pourtant l'agriculture intensive est exonérée à 75% de la taxe carbone ?
les POLLUEURS ne sont décidément pas les PAYEURS
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L'agriculture intensive en Europe greve l'effet des puits de carbone, AFP, 23/11/09

Paris (AFP) - 11:04 -
Les emissions de puissants gaz a effet de serre, comme le methane et l'oxyde d'azote, lies a l'agriculture intensive, risquent d'annuler en Europe l'effet positif des puits de carbone naturels que sont les forets et les prairies, selon une etude publiee dimanche.
Oceans, forets, prairies, tourbieres sont capables de stocker une part importante des gaz a effet de serre, reduisant ainsi la proportion de gaz carbonique (CO2) qui s'accumule dans l'atmosphere et contribue au rechauffement climatique.
Mais en Europe, "la tendance au developpement d'une agriculture et d'une exploitation forestiere de plus en plus intensives pourrait faire de la surface terrestre europeenne une source significative de gaz a effet de serre", previennent des scientifiques dans la revue Nature Geoscience.
"La mise en place de politiques de gestion des terres visant a reduire les emissions de gaz a effet de serre devrait etre une priorite", insistent-ils, a l'issue de travaux effectues dans 17 pays europeens, dans le cadre du projet CarboEurope.
De 2000 a 2005, les forets et prairies d'Europe ont ainsi pu stocker plus de 300 millions de tonnes de carbone par an, ce qui correspond a 19% des emissions de CO2 liees aux energies fossiles (petrole, gaz, charbon).
Mais si l'on tient compte d'autres emissions de CO2 (terres agricoles, tourbieres assechees...), de l'oxyde d'azote du aux engrais et du methane emis par les ruminants et les tourbieres, l'effet positif des puits de carbone se retrouve quasiment annule, expliquent Detlef Schulze (Institut Max-Planck pour la biogeochimie, Iena, Allemagne) et ses collegues.
Si l'on prend en compte "tous les gaz a effets de serre dans la biosphere terrestre de l'Europe", c'est comme si les puits de carbone naturels n'eliminaient plus de l'atmosphere que 2% du CO2 emis par les menages, l'industrie et le transport, selon leurs calculs comportant de fortes marges d'incertitude.
Le bilan est encore plus defavorable au sein des 25 pays de l'UE, ou forets et prairies ont pu, de 2000 a 2005, compenser environ 12% du CO2 lie aux energies fossiles, mais ou les emissions de methane et d'oxyde d'azote sont relativement plus elevees qu'ailleurs en Europe.
Malgre la presence de puits de carbone naturels, les ecosystemes terrestres de l'UE emettent au final plus de gaz a effet de serre qu'ils n'en absorbent, augmentant ainsi de 3%, en "equivalent CO2", les emissions attribuees aux combustibles fossiles.
<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.53d4b2a061d5b2b0f5c5f84730b445f6.141.xml>

40 MILLIONS D' HECTARES VOLES AUX POPULATIONS LOCALES PAUVRES grace à l'ONU et DE SHUTTER

rappelez-vous cet article:
l'ONU et OLIVIER DE SHUTTER ONT CAUTIONNE le LAND-GRABBING
http://paysan-bio.blogspot.com/2009/06/land-grabbing-nouveau-fleau-mondial.html

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Publié le :
20/11/2009

Les paysans s'élèvent contre l'accaparement mondial des terres fertiles
Les investisseurs privés se sont lancés dans un gigantesque jeu de Monopoly mondial qui porte sur les terres fertiles. Des dizaines de millions d'hectares sont en train de changer de mains. Les paysans, les peuples autochtones et les mouvements sociaux tentent de s'élever contre cette « razzia ».

« A ce jour, plus de 40 millions d’hectares, dont 20 millions rien qu’en Afrique, ont changé de mains ou sont l’objet de négociations » (GRAIN)


Alors que le sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui vient de se tenir à Rome s'achève sur un échec (pas de mesure significatives contre la faim dans le monde, un engagement de principe mais pas de calendrier de travail...), les paysans, les peuples autochtones et les mouvements sociaux, qui se sont réunis au sein d'un forum parallèle de la société civile, le « Forum des peuples », tentent de faire entendre leurs voix. Ils dénoncent dans leur déclaration finale l'accaparement mondial des terres : « Les investisseurs s’entendent avec les gouvernements pour s’emparer de dizaines de millions d’hectares de terres fertiles en Asie, en Afrique et en Amérique latine ».
Dans une déclaration faite à l'issue d'une conférence de presse, les membres de GRAIN (petite organisation internationale qui souhaite renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité) soulignent l'évolution du profil des « accapareurs de terres ». Ils racontent : « Au début, durant les premiers mois de 2008, les investisseurs justifiaient l’acquisition de ces terres au nom de la « sécurité alimentaire », ou du moins de l’idée qu’ils se font de la sécurité alimentaire. Des représentants des États du Golfe ont alors commencé à faire le tour du monde à la recherche de vastes étendues de terres cultivables à acquérir pour y faire pousser du riz, dans le but de nourrir leurs populations en plein essor, sans avoir recours au commerce international ».
Faire de l'argent avec les terres cultivables
Mais au cours de l'été 2008, la crise financière s'aggrave et de nouveaux investisseurs se présentent : « fonds de couverture, groupes de capital-risque, banques d’investissement et autres organismes du même genre. Eux ne s’intéressaient pas du tout à la sécurité alimentaire : Ils avaient compris qu’on peut faire de l’argent en investissant dans l’agriculture, parce que la population mondiale continuant à s’accroître, les prix alimentaires risquent de rester élevés sur le long terme ; de plus, les terres agricoles sont très bon marché. En acceptant de mettre un peu de technologie et quelques compétences en gestion dans ces acquisitions de terres agricoles, ils peuvent diversifier leur portefeuille, se prémunir de l’inflation et garantir leurs bénéfices, grâce aux récoltes et à la terre elle-même ».
Les chiffres de ce gigantesque jeu de Monopoly sont éloquents : « A ce jour, plus de 40 millions d’hectares, dont 20 millions rien qu’en Afrique, ont changé de mains ou sont l’objet de négociations. D’après nos calculs, plus de 100 milliards de dollars US ont été déboursés pour en arriver là. Même si de temps à autres les gouvernements n’hésitent pas à faciliter les transactions, ce sont principalement des entreprises privées qui signent et réalisent ces accords, avec la complicité de fonctionnaires des pays hôtes ».
Pour la souveraineté alimentaire
Les membres de Grain se disent extrêmement inquiets de la situation. « Nous pensons que l’accaparement actuel des terres ne peut qu’aggraver encore la crise alimentaire. Il favorise un système agricole tourné vers les monocultures à large échelle, les OGM , le remplacement des paysans par des machines, et l’usage de produits chimiques et d’énergies fossiles. Ce système ne peut pas nourrir tout le monde. C’est une agriculture qui, par la spéculation, nourrit les bénéfices de quelques-uns et accroît la pauvreté des autres. Certes, les investissements sont nécessaires. Mais ce qu’il faut, c’est investir dans la souveraineté alimentaire, dans d’innombrables marchés locaux et dans les quatre milliards de ruraux qui produisent l’essentiel de la nourriture qui permet à nos sociétés de vivre, et non pas dans des méga-fermes aux mains de quelques méga-propriétaires ». -->
Alors que le sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui vient de se tenir à Rome s'achève sur un échec (pas de mesure significatives contre la faim dans le monde, un engagement de principe mais pas de calendrier de travail...), les paysans, les peuples autochtones et les mouvements sociaux, qui se sont réunis au sein d'un forum parallèle de la société civile, le « Forum des peuples », tentent de faire entendre leurs voix. Ils dénoncent dans leur déclaration finale l'accaparement mondial des terres : « Les investisseurs s’entendent avec les gouvernements pour s’emparer de dizaines de millions d’hectares de terres fertiles en Asie, en Afrique et en Amérique latine ».


ET AUSSI...
Sommet de la FAO : un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes
Sous-nutrition : 200 millions d’enfants souffrent d’un retard de croissance ...
La préservation de l’environnement comme gage de paix

Dans une déclaration faite à l'issue d'une conférence de presse, les membres de GRAIN (petite organisation internationale qui souhaite renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité) soulignent l'évolution du profil des « accapareurs de terres ». Ils racontent : « Au début, durant les premiers mois de 2008, les investisseurs justifiaient l’acquisition de ces terres au nom de la « sécurité alimentaire », ou du moins de l’idée qu’ils se font de la sécurité alimentaire. Des représentants des États du Golfe ont alors commencé à faire le tour du monde à la recherche de vastes étendues de terres cultivables à acquérir pour y faire pousser du riz, dans le but de nourrir leurs populations en plein essor, sans avoir recours au commerce international ».

Faire de l'argent avec les terres cultivables
Mais au cours de l'été 2008, la crise financière s'aggrave et de nouveaux investisseurs se présentent : « fonds de couverture, groupes de capital-risque, banques d’investissement et autres organismes du même genre. Eux ne s’intéressaient pas du tout à la sécurité alimentaire : Ils avaient compris qu’on peut faire de l’argent en investissant dans l’agriculture, parce que la population mondiale continuant à s’accroître, les prix alimentaires risquent de rester élevés sur le long terme ; de plus, les terres agricoles sont très bon marché. En acceptant de mettre un peu de technologie et quelques compétences en gestion dans ces acquisitions de terres agricoles, ils peuvent diversifier leur portefeuille, se prémunir de l’inflation et garantir leurs bénéfices, grâce aux récoltes et à la terre elle-même ».
Les chiffres de ce gigantesque jeu de Monopoly sont éloquents : « A ce jour, plus de 40 millions d’hectares, dont 20 millions rien qu’en Afrique, ont changé de mains ou sont l’objet de négociations. D’après nos calculs, plus de 100 milliards de dollars US ont été déboursés pour en arriver là. Même si de temps à autres les gouvernements n’hésitent pas à faciliter les transactions, ce sont principalement des entreprises privées qui signent et réalisent ces accords, avec la complicité de fonctionnaires des pays hôtes ».

Pour la souveraineté alimentaire
Les membres de Grain se disent extrêmement inquiets de la situation. « Nous pensons que l’accaparement actuel des terres ne peut qu’aggraver encore la crise alimentaire. Il favorise un système agricole tourné vers les monocultures à large échelle, les OGM , le remplacement des paysans par des machines, et l’usage de produits chimiques et d’énergies fossiles. Ce système ne peut pas nourrir tout le monde.

C’est une agriculture qui, par la spéculation, nourrit les bénéfices de quelques-uns et accroît la pauvreté des autres.
Certes, les investissements sont nécessaires. Mais ce qu’il faut, c’est investir dans la souveraineté alimentaire, dans d’innombrables marchés locaux et dans les quatre milliards de ruraux qui produisent l’essentiel de la nourriture qui permet à nos sociétés de vivre, et non pas dans des méga-fermes aux mains de quelques méga-propriétaires ».

claire charpy

http://www.developpementdurable.com/politique/2009/11/A3539/les-paysans-selevent-contre-

dimanche 22 novembre 2009

CHOMSKY ET LE POUVOIR

Là-bas si j’y suis et les Mutins de Pangée
vous font vraimentUn cadeau modeste et génial !
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DEUX FILMS AVEC NOAM CHOMSKY

Novembre 2009,
sortie d’un DOUBLE DVD
1 . CHOMSKY et Cie 2 . CHOMSKY ET LE POUVOIR (INEDIT)Réalisation Olivier Azam et Daniel Mermet
Pour tout savoir : www.lesmutins.org
Pour commander : lesmutins.org/officine/

Chers Amis de Là-bas,Grâce à vous l’aventure continue ! Après le succès en salle de Chomsky et Cie, voici la suite, Chomsky et le pouvoir, en réponse aux nombreuses questions posées lors des débats qui ont suivi les projections. Les deux films sortent dans un double DVD. Un moyen d’aller plus loin et de s’approprier le regard émancipateur de Chomsky. Car c’est bien connu pour la crème des penseurs français, Chomsky est un négationniste, Chomsky a soutenu Pol Pot, Chomsky c’est la théorie du complot, Chomsky est anti-américain et donc antisémite. En un mot, Chomsky a les pieds fourchus.

C’est ce que nous avons voulu vérifier en partant sur ses traces à Boston en avril 2007. Et nous avons réussi à le rencontrer.
Pour mettre le monde en garde, nous avons lancé une souscription pour la réalisation d’un DVD avec les images des entretiens qu’il nous a donnés en avril 2007. Vous avez répondu si favorablement que nous avons eu les moyens suffisants pour réaliser « Chomsky et Cie ». Plus de 15 000 SMG, (Souscripteurs Modestes et Géniaux) nous ont soutenu. Un financement original qui nous a permis de déjouer pressions et censures économiques. Avec le soutien du CNC (Centre National du Cinéma) et de France Inter, le film est sorti en salle en novembre 2008. Un accueil chaleureux de la presse et plus de 55 000 entrées, un vrai succès pour un documentaire ! Et le film fait le tour du monde, de Bratislava à Seattle, de Téhéran à Brasilia, de Buenos Aires à Alger. En juillet 2009, pour son festival estival, Michael Moore choisit de présenter ce « Modest and genial film »
Plus de 100 000 spectateurs au total et plus de 200 débats en France !
Grosse fatigue, vrai bonheur et beaucoup de questions sur des sujets qui n’étaient pas abordés dans le film ou sur des points qui demandaient précisions et développements.
Aussi, en passant par Boston en avril 2009, nous sommes retournés voir Noam Chomsky, avec l’essentiel de ces questions, les intellectuels et le pouvoir, le conflit israélo-palestinien, l’Etat et la crise du capitalisme, le socialisme libertaire, les luttes sociales d’hier et d’aujourd’hui. Voilà ce qui a donné un deuxième document, « Chomsky et le pouvoir » L’aventure continue donc, et nous en sommes heureux, plusieurs projets sont en route.
Heureux aussi parce que votre soutien donne raison à nos penseurs de métier, c’est bel et bien un complot !
Là-bas, 22 novembre 2009

samedi 14 novembre 2009

BOLKESTEIN:comment les SOCIALISTES ont aidé Sarkosy

avant d'entendre le document sonore sur le site de France Info,j'étais persuadé que la directive BOLKESTEIN avait été,sinon abandonnée,du moins vidée de son contenu nauséabond.

pourtant,je me suis dit que Sarkozy ne pouvait pas présenter à un syndicat des contrats illégaux.

les contrats sont donc légaux mais comment ont-ils pu le devenir malgré le tollé qu'il y a eu autour de l'affaire du plombier polonais?

la réponse se trouve dans cet article de POLITIS et...
ça dépasse l'imagination

je recopie le passage de l'article qui me donne la nausée:

"En pleine campagne pour les européennes, la discrétion est requise au gouvernement et à l’Elysée. Et les principaux candidats aux élections européennes, en particulier ceux de la majorité et du parti socialiste, se gardent bien de débattre sur ce terrain glissant de la libéralisation des services, d’autant plus que, lors de la campagne référendaire française de 2005, les partisans du oui au TCE ont laissé croire que celle-ci était « enterrée ».
En vérité, une majorité a été trouvée (avec le PPE pour la droite et le Parti socialiste européenne, PSE, pour la gauche) pour consacrer la déréglementation de services publics en Europe ainsi que le dumping social.

pour moi,tous les gens qui s'associeront avec les socialistes seront complices de la mise en place de cet ESCLAVAGE SOCIAL,

n'est ce pas José Bové and co ??????
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vendredi 22 mai 2009 à 17:45

Au secours, la directive Bolkestein revient ! Aux européennes !
par Thierry Brun

La directive de libéralisation des services dite « Bolkestein », du nom de son auteur ultralibéral Fritz Bolkestein, n’est pas morte.
Elle doit même faire l’objet d’une procédure législative en France d’ici le 28 décembre 2009. Depuis quelques semaines, le ministère des Finances, chargé de la transposition de cette directive et d’évaluer les exigences existantes, travaille sur ce dossier lourd de conséquences pour un secteur des services qui pèse 66 % du PIB européen et 75 % des emplois.

Fritz Bolkestein, celui par qui est arrivée la libéralisation des services
Les Etats membres de l’Union européenne ont en effet jusqu’au 28 décembre pour « évaluer pour chacune des exigences identifiées dans leur législation, si elle est non discriminatoire, justifiée par une raison d’intérêt général et proportionnée » (article 15 de la directive « révisée », relative aux services dans le marché intérieur, dite directive Bolkestein).

En pleine campagne pour les européennes, la discrétion est requise au gouvernement et à l’Elysée. Et les principaux candidats aux élections européennes, en particulier ceux de la majorité et du parti socialiste, se gardent bien de débattre sur ce terrain glissant de la libéralisation des services, d’autant plus que, lors de la campagne référendaire française de 2005, les partisans du oui au TCE ont laissé croire que celle-ci était « enterrée ».
En vérité, une majorité a été trouvée (avec le PPE pour la droite et le Parti socialiste européenne, PSE, pour la gauche) pour consacrer la déréglementation de services publics en Europe ainsi que le dumping social.

Quel est le contenu de cette directive ?
La directive Bolkestein a pour objectif de lever les obstacles à la libre circulation des services dans l’UE. Et après plus de deux ans d’intenses controverses, qui ont suscité un débat déterminant en faveur du non au traité constitutionnel européen lors du référendum de mai 2005, une directive « révisée » a finalement été adoptée en deuxième lecture par le Conseil européen (seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues) en décembre 2006.
La version actuellement en cours de transposition n’est pas moins dangereuse que l’original.
Si l’on se souvient de la controverse sur le « principe du pays d’origine » et des objectifs de libéralisation des services publics, la version actuelle de la directive, principal outil de mise en œuvre de la Stratégie de Lisbonne, consacre le principe de « libre prestation de services », une des dispositions du traité de Rome, et le champ d’application concerne bien les services publics, du moins les « services d’intérêt économique général » (SIEG), c’est-à-dire les transports, les services postaux, l’approvisionnement en eau, l’électricité, le traitement des déchets, etc. Auxquels il faut ajouter les services aux entreprises, les services fournis à la fois aux entreprises et aux consommateurs.

Les architectes, un exemple de la déréglementation en cours des services
Cette directive, entérine la mise en concurrence des salariés et le nivellement de la protection sociale par le bas, et applique à la lettre le principe de la concurrence « libre et non faussée », fondement que l’on retrouve dans le Traité de Lisbonne dans un Protocole, partie intégrante du Traité, qui stipule : le « marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 [...] comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée ».

Pourquoi est-il si intéressant de revenir sur cette directive Bolkestein ? En cette période de crise et de retour annoncé à plus de régulation, le ministère des Finances, sous couvert de crainte de contentieux à venir, est à l’évidence en train de s’aligner sur la position de la Commission européenne, validée par le Parlement européen après un compromis entre les groupes du PPE et du Parti socialiste européen.
Certains rétorqueront que la directive révisée a supprimé le « principe du pays d’origine », selon lequel un prestataire qui souhaite fournir ses services temporairement dans un autre pays (sans s’y établir) peut le faire sans avoir à appliquer d’autres mesures que celles de son pays d’origine. Il n’en est rien.
Après l’adoption de la directive Bolkestein, un règlement européen (593/2008/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 sur la loi applicable aux obligations contractuelles), qui s’applique donc directement aux Etats membres, a, sans bruit, mis en place un dispositif similaire au « principe du pays d’origine ».

Le "principe du pays d’origine" dans le règlement européen du 17 juin 2008
Le réseau européen de soutien aux entreprises Enterprise Europe Network, mis en place par la Commission européenne en février 2008, l’a fort bien résumé : « Ce règlement s’applique à toute obligation née d’un contrat, tel qu’un accord de transfert de technologie ou une licence internationale de propriété intellectuelle. Le principe de base de ce texte est que les parties contractantes sont libres de choisir la loi applicable au contrat. Si elles ne parviennent pas à s’accorder, la loi la plus étroitement liée au contrat s’appliquera. Il est présumé que cette loi est la loi de résidence ou d’établissement du titulaire de la licence, bien qu’il puisse y avoir des exceptions ».

Ce règlement s’appliquera aux contrats conclus après le 17 décembre 2009 et remplacera la convention de Rome de 1980.
A cette date « une entreprise et un salarié français exerçant ses talents en France, pourront parfaitement convenir en toute liberté que la loi applicable à leur rapport sera celle du Yémen du Sud », explique Gilles Karpman, directeur général délégué du Cabinet Idée Consultants dans un article publié en septembre 2008.

Il ajoute que cette règle « s’applique à tous les contrats y compris de travail et permet aux parties de choisir et de changer à tout moment la loi applicable à leurs relations, et cela pas seulement en optant pour une des législations des Etats membres mais en vertu d’un principe dit d’universalité (c’est beau) éventuellement pour n’importe quelle législation même extra communautaire (le plombier kazakh fera-t-il autant jaser que son confrère polonais ?) ».

D’autres souligneront que six mois après l’adoption de la directive Bolkestein, un protocole inédit sur les « services d’intérêt général » annexé au traité de Lisbonne fait clairement la distinction entre les SIEG et les services « non-économiques » (justice, police, régimes de sécurité sociale). Ce document n’est pas encore ratifié et loin de l’être. Dans le même temps, les SIEG sont quasiment tous tombés sous le coup de la concurrence libre et non faussée. De plus, le ministère des Finances n’a pas encore indiqué quels seraient les services sociaux exclus de la transposition de la directive Bolkestein. En effet, les services d’intérêt général (SIG) n’existent pas en droit européen et la Commission ne connaît que la définition des services que donne la jurisprudence de la Cour de justice par laquelle une activité de service est « une activité fournie en échange d’une contrepartie économique ».
Rappelons enfin que la directive 96/71 du 16 décembre 1996 sur le détachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de services intercommunautaire laisse aussi la place à de nombreuses pratiques de dumping social. « La règle qu’elle édicte veut que quelle que soit la loi applicable à la relation de travail, les travailleurs détachés d’un pays à un autre de l’Union en application d’un contrat de prestation de services restent soumis à la loi du pays où ils ont conclu leur contrat de travail à l’exception d’un socle de règles du pays d’accueil ». Plusieurs affaires jugées par la Cour de justice (CJCE) ont donné lieu à un jugement privilégiant la liberté d’établissement et la libre prestation des services plutôt que les droits sociaux fondamentaux.

Directive Bolkestein, ce qui est déjà transposé :
La loi de modernisation de l’économie adoptée en juillet 2008 a transposé une partie de la directive européenne sur les services de 2006, en particulier dans son titre II. Il s’agit de l’assouplissement des conditions d’implantation des grandes surfaces sur le territoire. Une grande surface de moins de 1000 m² (contre 300 m² auparavant) pourra désormais s’installer sans autorisation préalable de la commission départementale d’urbanisme (autorité compétente pour délivrer les permis d’implantation).

plus d'informations sur le site de POLITIS
http://www.politis.fr/Au-secours-la-directive-Bolkestein,7133.html?7133.html

vendredi 13 novembre 2009

BOLKESTEIN:les menteurs pris la main dans le sac

http://www.france-info.com/france-social-2009-11-05-des-travailleurs-d-europe-de-l-est-a-bas-prix-dans-les-champs-365560-9-44.html

il faut cliquer sur le document sonore de l'article sur la page de France Info

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qui a intérêt au mensonge?
les représentants des paysans ou le conseiller du président?
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Des travailleurs d’Europe de l’est à bas prix dans les champs français ?
France Info - 5 novembre 2009

Le syndicat Légumes de France affirme ce soir qu’un conseiller de l’Elysée leur aurait proposé d’engager des ressortissants d’Europe de l’est au tarif pratiqué dans leurs pays pour faire baisser leurs coûts de production. L’Elysée nie qu’il se soit agi d’une proposition, affirmant avoir seulement proposé une étude sur d’autres pays.
La séquence polémique n’est pas encore terminée pour le gouvernement. Ce soir, les producteurs de fruits et légumes, furieux, maintiennent, malgré les dénégations élyséennes, qu’un conseiller de Nicolas Sarkozy leur a fait une proposition cynique.
Selon le syndicat Légumes de France,
Christophe Malvesin, conseiller du président de la République pour l’agriculture
, aurait proposé la semaine dernière à la présidente de l’organisation, Angélique Delahaye de “faire venir des intérimaires polonais aux conditions du pays d’origine” pour faire baisser les coûts salariaux des exploitants français.

Cette suggestion aurait été réitérée mercredi devant un responsable agricole du Vaucluse reçu à l’Elysée, selon Denis Digel, chargé des coûts salariaux au sein de Légumes de France. “Ils souhaitent nous aider à créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés.
Ce n’est pas du tout ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé”, a souligné Denis Digel, lui-même producteur de légumes en Alsace.

Pas du tout, répond en substance l’Elysée, les producteurs auraient mal compris. Il ne s’agissait pas d’une proposition. Christophe Malvesin voulait seulement étudier la situation dans les pays qui font appel à cette main d’oeuvre faiblement payée, sans nécessairement l’importer en France. Selon lui, il s’agissait “d’analyser ce qui se passe dans les autres pays” plus compétitifs que la France, conformément à la demande du président de la République “qui a demandé que l’on tienne compte de leur expérience”. “Ce n’est pas parce que les Allemands font venir des Polonais à des coûts polonais qu’on va le faire en France, mais il faut aller au bout de l’analyse”, jure-t-il.
Le sujet a de quoi relancer les polémiques qu’avait provoquées en France le projet de directive Bolkestein, finalement abandonné, qui aurait permis à un prestataire de services de travailler dans n’importe quel pays de l’Union européenne aux conditions de son pays d’origine. Ce texte avait été à l’origine du mythe du “plombier polonais”.
Les producteurs de fruits et légumes français dénoncent depuis des années les distorsions de concurrence avec les pays voisins. Ils demandent que leurs charges et cotisations sociales soient remplacées par une TVA sociale applicable à l’ensemble des productions agricoles, nationales et importées.

pourquoi les écolos veulent une taxe carbone à 100 euros?pour assurer une rentabilité aux industriels du captage

un marché captif de quelques 4 000 MILLIARDS D'EUROS,ça vaut bien quelques mensonges.

et qui seraient les heureux bénéficiaires du JACK-POT?

les sites des centrales electriques au charbon, au gaz ou au fioul, ou ceux des cimenteries, des raffineries et des usines siderurgiques, puis le transport, enfin l' enfouissement dans le sous-sol et bien sûr les politicien(nes) et les écolos qui leur auront apporté ce marché si juteux.
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Le captage-stockage du CO2 vise la maturite en 2020, Le Monde, 06/11/09
Pierre Le Hir

"La prochaine decennie sera celle ou ca passe ou ca casse" : tel est le pronostic du Japonais Nobuo Tanaka, directeur de l'Agence internationale de l'energie (IEA), qui ouvrait le 3e colloque international sur le captage et le stockage du CO2 organise, jeudi 5 et vendredi 6 novembre a Paris, par l'Institut francais du petrole (IFP), l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe) et le Bureau de recherches geologiques et minieres (BRGM).
Le captage et stockage du CO2 (CSC) est "la technologie dont nous avons besoin pour attenuer les effets du changement climatique", affirme M. Tanaka. Selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'evolution du climat (GIEC), entre 20 % et 40 % des emissions mondiales de gaz carbonique d'origine humaine pourraient etre neutralisees de la sorte a l'horizon 2050.
Mais, ajoute le patron de l'IEA, "il faudra gagner la confiance du public". "Les gouvernements devront prendre position et clairement indiquer qu'il s'agit d'une technologie fiable", dit-il. De fait, la demonstration de la surete de cette filiere - gage de son acceptabilite sociale - apparait comme la cle de son developpement.

"Dans le protocole de Kyoto, le CSC etait totalement ignore. Aujourd'hui, de nombreux projets existent dans le monde. Le temps du deploiement industriel est venu", estime Olivier Appert, president de l'IFP, qui considere que la filiere arrivera a maturite dans les annees 2020.

Deja, principalement aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, quelque 140 installations sont en service ou en gestation.

Mais il s'agit, le plus souvent, de projets de recherche ou d'unites pilotes de faible capacite. C'est le cas, en France, de l'experimentation menee par Total dans le bassin gazier de Lacq (Pyrenees-Atlantiques), avec un demonstrateur a l'echelle de 1/10e.

"Nouvelle usine a gaz"
L'IEA a etabli une feuille de route ambitieuse. L'objectif est d'arriver a cent projets a grande echelle en 2020, puis de monter a 850 installations en 2030 et 3 400 en 2050, ce qui permettrait de pieger 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an. Un chiffre a comparer aux 30 milliards de tonnes annuelles aujourd'hui relachees par les activites humaines. L'investissement necessaire sur quarante ans est de pres de 6 000 milliards de dollars (4 000 milliards d'euros).

La premiere incertitude qui pese sur ce scenario est financiere. Avec les techniques actuelles, la sequestration d'une tonne de CO2 sur les sites des centrales electriques au charbon, au gaz ou au fioul, ou ceux des cimenteries, des raffineries et des usines siderurgiques, puis son transport, enfin son enfouissement dans le sous-sol, reviennent a pres de 100 euros.

Un cout dissuasif, quand les droits d'emission se negocient, sur le marche du CO2 a moins de 20 euros la tonne. D'autant que le captage est une operation gourmande en energie, qui peut reduire de plus d'un quart le rendement d'une centrale au charbon.
La donne pourrait changer si, comme le prevoient des experts, le cours de la tonne de CO2 grimpe a 100 euros en 2030, et si celui du captage-stockage tombe a 30 euros la tonne, grace a une standardisation des procedes.

La seconde incertitude est environnementale. Les methodes de capture et d'acheminement du dioxyde de carbone sont maitrisees par l'industrie petroliere. Mais des recherches restent a mener pour garantir la securite, sur une periode d'un ou plusieurs millenaires, d'un enfouissement dans une formation geologique profonde, telle qu'un aquifere salin. Les risques potentiels etant une acidification du milieu, une remontee gazeuse vers une nappe d'eau potable, voire un degazage brutal dans une zone ou, a forte concentration, le CO2 pourrait avoir des effets deleteres.

C'est ce qui fait dire au reseau associatif France nature environnement que le CSC est "une nouvelle usine a gaz". Et qu'il vaut mieux miser sur la preservation - et la restauration - de la capacite naturelle des oceans, de la vegetation et des sols a absorber le carbone.
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Plusieurs options techniques a l'etude
Trois procedes existent pour capter le CO2 : extraction dans les fumees de combustion, dans le combustible initial, ou apres concentration par la presence d'oxygene. Son transport vers un site de stockage peut s'effectuer par gazoduc terrestre ou sous-marin, ou par bateau. Son enfouissement est envisage dans des aquiferes salins, des gisements de petrole et de gaz, ou des veines de charbon inexploitees.
Sur le meme sujet :
Eclairage La Norvege, pionniere de la sequestration
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/11/06/le-captage-stockage-du-co2-vise-la-maturite-en-2020_1263650_3244.html#ens_id=1223016>

vous le saviez ? ils JOUENT avec le climat.

à qui appartient le climat?
peut-on laisser des autorités le modifier sans aucune transparence ?
ne peut on imaginer des intérêts économiques s'emparer de cette arme imparable?
cet article me pose beaucoup de questions.
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Des chutes de neige artificiellement provoquees sement le chaos a Pekin,
Notre Planete Info, 10/11/09
Christophe Magdelaine

Afin de limiter la secheresse qui persiste sur Pekin, les services meteorologiques chinois ont modifie la meteo en dispersant massivement des produits chimiques dans les nuages le premier week-end de novembre 2009.

Resultat : il a tellement neige sur la capitale chinoise que la ville fut partiellement paralysee.

Ensemencer les nuages avec des produits chimiques pour controler en partie la meteo s'appelle l'ingenierie climatique (ou geoingenierie). Ces techniques sont utilisees regulierement et depuis de nombreuses annees pour faire face a des situations meteorologiques qui deviennent problematiques. Toutefois, elles ne sont pas sans consequences comme en temoigne les abondantes chutes de neige sur Pekin (Beijing en chinois).

Au dela de la pollution qui est engendree par la dispersion dans l'atmosphere de produits chimiques*, l'operation sur Pekin a suscite de fortes critiques.
En effet, les precipitations forcees se sont transformees en neige (16 millions de tonnes) avec la presence d'un front froid et des temperatures qui ne depassaient pas 2 °C, a indique l'agence de presse Chine Nouvelle.
Des chutes de neige qui ont seme le chaos dans la ville
Ces chutes de neige exceptionnelles ont stupefie les 17 millions d'habitants de Pekin qui se sont reveilles dans une ville recouverte d'un manteau blanc, cela faisait au moins 10 ans que la neige n'etait pas tombee si tot dans la saison.
L'eau tant attendue est donc bien arrivee, meme si la forme solide des cristaux de neige ne permet pas directement l'infiltration dans le sol et la recuperation de l'eau via les canalisations en ville.
Consequence plus facheuse, la capitale a ete particulierement desorganisee : accidents de circulation, habitants frigorifies, plus de 200 avions cloues au sol, transport maritime interrompu... Les services de chauffage de la capitale se sont meme actives en debut de semaine pour mettre en route le chauffage dans les residences avant la date reglementaire du 15 novembre.

"La decision arbitraire du gouvernement n'a pas pris en compte les interets de la population",
soulignait le mercredi 4 novembre le China Daily, qui s'interroge egalement sur les consequences ecologiques de telles actions : "on devrait reflechir aux dangers potentiels de la dispersion de produits chimiques dans les nuages", rapporte le journal Le Parisien.

La geoingenierie en Chine : une operation courante
Le Bureau de modification meteorologique de Beijing a declare avoir utilise des moyens artificiels pour augmenter les chutes de neige, dans le but d'attenuer la secheresse persistante. Le recours aux produits chimiques n'est ni exceptionnel, ni cantonne a la Chine. "Nous ne manquons pas une occasion de provoquer des precipitations depuis que Pekin souffre d'une secheresse persistante" a declare Zhang Qiang, directeur du Bureau de Pekin pour la modification du climat. Ainsi, les meteorologues chinois provoquent des pluies depuis des annees en injectant des substances chimiques dans les nuages. Ceci se fait notamment dans le Nord du Pays ou la penurie d'eau devient inquietante.
Le Bureau de modification meteorologique chinois (dependant de l'administration meteorologique chinoise) s'est notamment illustre lors des Jeux Olympiques de Pekin en 2008. Mais la Chine n'est pas le seul pays qui utilise la geoingenierie : le president russe Poutine se vante de preparer un soleil radieux lors de chaque grande manifestation officielle et selon l'Organisation Meteorologique Mondiale (OMM), plus de cent projets de modification artificielle du temps sont mis en œuvre aujourd'hui par plusieurs dizaines de pays, notamment en Afrique.
La geoingenierie pour lutter contre le rechauffement climatique ?
Au dela de ces operations locales, soulignons que dans le cadre de la lutte contre le rechauffement climatique, certains scientifiques et industriels travaillent sur des projets capables de modifier le climat terrestre en agissant par exemple sur le rayonnement solaire, la composition des oceans ou directement sur la teneur de l'atmosphere en gaz a effet de serre.

Certains y voient meme la seule solution efficace face a l'inertie de nos comportements et de nos decisions sur ce sujet majeur... Mais a quel prix ?

Dans un rapport publie en novembre 2007, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) decrivait ces projets de geoingenierie comme "largement speculatifs" et comportant "un risque d'effets collateraux inconnus".


Note
* L'iodure d'argent peut etre ainsi utilisee et sert de germe artificiel pour la croissance des cristaux de glace.
References
Un front froid frappe le Nord de la Chine - CCTV
Notre Planete Terre Bientot Climatisee ? - Joelle Penochet
La geo-ingenierie, inutile face au rechauffement climatique ? - GEO.fr
<http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2170_neige_Pekin_geoingenierie.php>

FOOD,inc:un monde où élever des vaches au pré serait un acte de résistance

ce film est à relier au livre de fabrice NICOLINO :

B I D O C H E,

l’industrie de la viande menace le monde (éditions LLL).

toute ressemblance avec le plan de SARKOZY pour imposer les contrats précaires BOLKESTEIN n'est pas non plus fortuite.

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FOOD, inc : le documentaire choc sur l’industrie alimentaire,

Cdurable.info, 07/11/09
David Naulin

FOOD, inc est un documentaire de Robert Kenner (sortie au cinema le 2 decembre 2009) :

Ce film est produit par Eric Schlosser, journaliste, auteur du celebre ouvrage Fast Food Nation, premiere enquete sur les dessous de la restauration rapide et les ravages sanitaires de ce mode d’alimentation standardise.

La projection sera suivie d’un debat anime par Perico Legasse, redacteur en chef de la rubrique Art de vivre-consommation a Marianne et realisateur du documentaire "Ces fromages qu’on assasine" et Christian Jacquiau, auteur de "Les coulisses de la grande distribution" et "Les coulisses du commerce equitable".


Apres ce film vous ne regarderez plus votre assiette de la meme maniere


Colette Roos, journaliste a Rue89 et France Inter, a ecrit au sujet du film : "Un monde ou elever des vaches au pre serait un acte de resistance. Ou l’on tuerait, dans un abattoir gargantuesque, 30.000 porcs par jour. Ou il serait plus difficile d’obtenir le droit de visiter une usine de steaks qu’une centrale atomique. Ou se faire servir un hamburger couterait moins cher qu’acheter une pomme. Ou les poulets, eleves dans le noir et engraisses trop vite, ne pourraient plus tenir sur leurs pattes.


Un monde ou la nourriture rendrait malade et ou il serait impossible de savoir de quoi elle est faite.

Ce monde, c’est celui que les chaines de fast-food et, derriere elles, les industriels de l’agroalimentaire ont faconne.

C’est celui que le documentariste Robert Kenner a choisi de montrer dans son film a charge, Food, inc.

Les acteurs principaux ? Mc Donald’s ou Monsanto, mais aussi Tyson, IBP ou Smithfield, transformateurs de viande qui controlent des millions de betes et decident du sort de fermiers desesperes et surendettes.

Face a ces entreprises qui ruinent l’environnement autant que la sante de leurs clients, nul salut a attendre des instances de regulation americaines, infiltrees par d’ex-cadres de l’agroalimentaire.

Le seul mode d’action possible ?

S’informer pour comprendre pourquoi les calories les moins cheres a l’achat sont aussi les plus couteuses pour la planete, les humains et les animaux qu’ils exploitent.

Un avertissement adresse a ses compatriotes, mais aussi valable ici, ou des lobbies travaillent a affaiblir la reglementation europeenne et des entreprises, a s’approprier le vivant. Consommateurs, vous etes ce que vous mangez. Et vous forgez le monde de demain par ce que vous achetez".


Ce que vous allez apprendre avec Food, Inc.
Dans les annees 70, le top 5 des emballeurs de viande bovine controlait environ 25% du marche. Aujourd’hui, les 4 plus grosses entreprises detiennent plus de 80% du dit marche. A la meme epoque, les Etats- Unis comptaient des milliers d’abattoirs produisant la majorite du boeuf vendu. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 13. Un supermarche moderne a, en moyenne, 47 000 produits ; la majorite de ceux-ci a ete produit par seulement une poignee d’entreprises de l’agroalimentaire.

En 1998, le Departement de l’Agriculture des USA (USDA) a decide de faire des tests bacteriologiques contre la salmonelle et certains E. coli (bacterie intestinale). Ainsi, si une usine echouait plusieurs fois a ces tests, l’USDA pouvait la faire fermer. Apres avoir ete traine au tribunal par les associations de producteurs de viandes et de volailles, le Departement de l’Agriculture n’a desormais plus ce pouvoir. En 2007, 73 000 personnes ont ete atteintes du virus E. coli.

En 1972, l’Administration de l’Alimentation et des Drogues (FDA) a conduit 50 000 inspections sanitaires. En 2006, ce nombre est tombe a 9164 controles. Sous l’administration Bush, la FDA avait a sa tete l’ancien vice-president de l’Association Nationale des Robots de Cuisine. Toujours, sous Bush, le chef d’equipe de l’UDSA etait un ancien chef du lobby de l’industrie bovine a Washington. Avant de se reconvertir dans l’agro-business, Monsanto etait une industrie chimique qui a produit, entre autres choses, des pesticides (DDT) et l’Agent Orange (un defoliant utilise pendant la guerre du Vietnam). Le juge de la Cour Supreme, Clarence Thomas etait un avocat de Monsanto a la fin des annees 70. Alors qu’il etait en poste a la Cour Supreme, Mr Thomas a ecrit, dans une affaire, une opinion majoritaire qui a aide Monsanto a faire respecter ses brevets de semences. Avec 32 000 cochons tues par jour, l’entreprise Smithfield de Tar Heel en Caroline du Nord est le plus gros abattoir du monde. En moyenne, un americain mange plus de 90 kg de viandes pas an. 30% des terres americaines servent aux plantations de mais.

1 americains sur 3, ne apres 2000 va contracter un diabete precoce.

Pour les minorites, ce ratio peut monter a 1 sur 2.


- Presentation de FOOD, INC au Salon Marjolaine le 14 novembre a 11h30 au Salon Marjolaine (Parc Floral). La projection est suivie d’un debat anime par Perico Legasse, redacteur en chef de la rubrique Art de vivre-consommation a Marianne et realisateur du documentaire "Ces fromages qu'on assassine" (sous reserve).
- FOOD, INC au Festival International du Film d’Environnement


En competition officielle au Festival International du Film d’Environnement, FOOD, INC. est presente le vendredi 20 novembre a 18h30 et le 21 novembre a 11h au Cinema La Pagode.
Site officiel :
<http://www.foodinc-lefilm.com/>
<http://www.cdurable.info/FOOD-inc-Documentaire-Choc-sur-l-Industrie-Alimentaire-au-Salon-Marjolaine-2009,2105.html>

jeudi 12 novembre 2009

maçon écologique

http://videos.tf1.fr/jt-we/macon-ecolo-une-profession-a-fort-debouche-5492238.html

mercredi 11 novembre 2009

SARKO dans la DROME:mettre en place le BOLKESTEIN de l’agriculture

Message de A.Lepage

A tous les "ouistes" qui nous racontaient en 2005 que la question du "plombier polonais" était une fable. Il suffisait d'attendre un peu. Qui sont au fiinal les affabulateurs ?

des pommes avec un sale goût d'exploitation de la misère.
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Sarkozy lance l’« exploiter plus pour gagner plus »

À deux reprises en quelques jours, l’Élysée a fortement suggéré aux producteurs de légumes de recourir à des contrats précaires de type Bolkestein pour embaucher à vil prix des travailleurs d’Europe centrale.

L’information qui suit ne devait pas sortir.
D’ailleurs, l’Agence France-Presse ne s’y était pas encore intéressée, hier, en milieu d’après-midi. La veille, pourtant, Reuters indiquait dès 16h16 depuis Strasbourg que le conseiller agricole de l’Élysée avait suggéré aux producteurs français de légumes « de faire venir des intérimaires polonais aux conditions du pays d’origine » pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’Hexagone




L’information a été donnée à notre confrère Gilbert Reilhac par Denis Digel, producteur alsacien de légumes et administrateur de Légumes de France, un syndicat spécialisé de la FNSEA. Récemment, Denis Digel accompagnait à l’Élysée Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France. Évoquant les propos du conseiller agricole de l’Élysée, Christophe Malvezin, le maraîcher alsacien a déclaré à Reuters : « Ils souhaitent nous aider à créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé (…), on ne peut pas tolérer qu’on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu’on se bat pour le développement de l’emploi local. »

Sollicité par Gilbert Reilhac pour Reuters, Christophe Malvezin a expliqué dans la soirée de jeudi que sa proposition était « d’analyser ce qui se passe dans les autres pays », conformément au souhait exprimé par le président de la République dans son discours de Poligny. Ce dernier avait en effet donné une feuille de route en ce sens à Bruno Le Maire, son ministre de l’Agriculture (voir encadré). Selon Reuters, la proposition a également été formulée par le conseiller de l’Élysée devant un responsable agricole du Vaucluse le mercredi 4 novembre. On peut donc dire que l’Élysée fait le forcing pour que le syndicalisme agricole majoritaire collabore afin de mettre en place un système de précarisation massive et de sous-rémunération des salariés de l’agriculture.

Cette offensive est aujourd’hui en vigueur dans des pays qui ont transposé en droit intérieur la directive Bolkestein, amendée et finalement votée par une majorité de parlementaires européens, dont ceux de la droite française.

Et les dégâts qu’elle occasionne vont bien au-delà de la baisse des coûts du travail saisonnier dans les serres, les champs de légumes et les vergers.

Dans les pas de l’Allemagne
En Allemagne, les porcheries industrielles, les abattoirs et leurs ateliers de découpe fonctionnent désormais avec de plus en plus de main-d’œuvre polonaise, roumaine ou bulgare. L’absence de salaire minimum dans les régions autonomes de notre voisin d’outre-Rhin facilite cet appel à la main-d’œuvre étrangère cantonnée dans les contrats précaires renouvelables pour les tâches les plus difficiles et les plus faiblement rémunérées.



Selon une étude rendue publique le 17 février 2009 en France par l’Institut du porc, dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine en Allemagne étaient des travailleurs des pays d’Europe centrale fournis par des prestataires de services. Cette étude indiquait que le coût de cette main-d’œuvre était de 7 euros de l’heure pour les industriels allemands de la découpe contre 15 euros avec des nationaux et 20 euros en France. L’étude ajoutait à ce propos : « On estime que cette situation s’est traduite par un avantage de coût de la main-d’œuvre d’au moins 5 centimes par kilo traité en abattage-découpe. Les abattages allemands sont en forte croissance ces dernières années (…). Ce système gagne plusieurs pays européens comme l’Irlande ou le Royaume-Uni. On estime que l’Espagne bénéficie d’un avantage du même ordre. Le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne ont aussi plus de facilité pour employer de la main-d’œuvre étrangère dans les élevages. ».
Faute de pouvoir délocaliser certaines productions agricoles aussi facilement que des activités industrielles et de services, l’Europe délocalise les travailleurs pour réduire encore la part des salaires dans la valeur ajoutée. La voilà, la signification de la proposition faite par Nicolas Sarkozy dans son discours de Poligny.
Gérard Le Puill
http://www.humanite.fr/2009-11-07_L-Evenement_Sarkozy-lance-l-exploiter-plus-pour-gagner-plus

C’était déjà dans le discours de Poligny, le 27 octobre dernier
Tel quel :Nicolas Sarkozy, président de la République.
Extrait de son discours, dans lequel il suggérait déjà la proposition faite depuis par son conseiller :
« Nous produisons des tomates, pour le coût du travail à 12 euros de l’heure. Le problème, c’est que nos voisins les produisent à 7 euros de l’heure, voire à 6. Il est évident que les 35 heures ont été une catastrophe pour l’agriculture comme pour tous les secteurs économiques français (…). Je demande à Bruno Le Maire d’analyser l’organisation de la main-d’œuvre salariée étrangère chez nos partenaires européens pour me proposer avant la fi n de l’année des mesures visant à accroître la compétitivité de nos exploitations agricoles. Je ne laisserai pas partir la production agricole française. On va vous mettre dans un combat à armes égales avec vos concurrents. »
http://www.humanite.fr/2009-11-07_Politique-_-Social-Economie_C-etait-deja-dans-le-discours-de-Poligny-le

« Ce n’est pas ainsi que nous entendons nous battre
ANGÉLIQUE DELAHAYE, PRÉSIDENTE DU SYNDICAT LÉGUMES DE FRANCE.
Que vous a précisément proposé le conseiller de Nicolas Sarkozy à l’agriculture ?
ANGÉLIQUE DELAHAYE. Il nous a redit ce qu’avait dit Nicolas Sarkozy lors de son discours prononcé à Poligny, à savoir que le gouvernement compte étudier ce qui se pratique dans les pays de l’Union européenne (UE) dont les productions font concurrence à la France. Or, les plus concurrentiels sont ceux qui importent de la main-d’œuvre étrangère à bas coût, notamment de Pologne. Cet entretien remonte à quelques jours et je veux bien croire que mes souvenirs soient sensiblement émoussés. Mais j’ai discuté avec un de mes collègues qui avait lui aussi rencontré un représentant du gouvernement. Nous avons tous deux compris la même chose : il serait question de pallier à la distorsion de concurrence entre producteurs européens en utilisant les mêmes « outils » qu’en Allemagne, par exemple. Ce n’est pas ainsi que nous entendons nous battre.

Dans quelle mesure cette distorsion se manifeste-t-elle ?
ANGÉLIQUE DELAHAYE. Pendant longtemps, nous n’avons parlé de distorsion de la concurrence qu’avec les pays du pourtour méditerranéen. Nous savons aujourd’hui qu’elle existe au sein de l’UE. Nous ne comprenions pas pourquoi les producteurs allemands étaient si performants. En dix ans, leur chiffre d’affaires en fraises, en asperges et en salades a augmenté dans la même proportion que le nôtre a baissé. Une étude a montré que le coût du travail était déterminant. Là-bas, une heure de cueillette revient à 6 euros, contre 12 euros en France.
Vous-même revendiquez qu’il baisse. Est-il possible d’y parvenir sans rogner sur le salaire des ouvriers ?
ANGÉLIQUE DELAHAYE. Tout à fait. On peut envisager une fiscalité allégée, par exemple en assimilant les charges sociales à la TVA.
Actuellement, les exploitations bénéficient d’une réduction de 12 % de la TVA sur tous leurs achats mécaniques. Or, les fruits et légumes nécessitent peu de mécanique et beaucoup de main-d’œuvre…
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARIE-NOËLLE BERTRAND
http://www.humanite.fr/2009-11-07_Politique-_-Social-Economie_Agriculture-Ce-n-est-pas-ainsi-que-nous

L’Europe avilie
Il y a des sous-salariés en Europe et Nicolas Sarkozy veut les « dealer » à bas prix aux agriculteurs et aux producteurs de fruits et légumes, pour commencer.

On se souvient sans doute de la façon dont furent vilipendés les partisans du « non » au traité européen et les adversaires de la fameuse directive Bolkestein, censés redouter le plombier polonais 
qui viendrait concurrencer les plombiers français et leur tondre la laine sur le dos… Craintes infondées, xénophobie rampante, voire paranoïa. Pour le dire de manière plus claire, tous ceux qui s’opposaient à la perspective d’un dumping social généralisé en Europe au nom de la concurrence « libre et non faussée », et qui souhaitaient au contraire une Europe du progrès social étaient des anti-européens.
On peut se demander aujourd’hui qui est anti-européen quand un conseiller du président vient proposer, on a envie de dire « en douce », comme un produit de contrebande, des intérimaires polonais aux conditions de leur pays d’origine. Qui est anti-européen, quand la logique de cette offre ignominieuse, c’est d’abord de fouler aux pieds ces travailleurs polonais eux-mêmes.

Sous-payés, sans possibilités réelles de droits civiques et syndicaux, contraints de se loger au rabais, de vivre séparés de leur famille. Le sort réservé à ces citoyens européens, c’est celui d’Européens de seconde zone. Le temps de cette conception de l’Europe, c’est le temps du mépris.

Les paroles de Nicolas Sarkozy à Poligny sur la terre et l’identité française ont masqué cette partie de son propos, présentée comme une aide aux agriculteurs par laquelle il évoquait en des termes étranges au regard de l’histoire « l’organisation de la main-d’œuvre salariée étrangère chez nos partenaires », dans le but de mettre en place une organisation semblable en France, désignée comme « des mesures visant à accroître la productivité de nos exploitations agricoles ».

C’est lourd, très lourd, de demander aux agriculteurs français, au nom de leur bien et en faisant appel dans le même discours à l’identité nationale, de collaborer à la mise en place de la surexploitation d’une « main-d’œuvre étrangère ».

C’est cela l’Europe, la fraternité par-delà les frontières, le dépassement des chauvinismes ? C’est tout le contraire et c’est inquiétant. C’est un avilissement.

C’est aussi un mensonge. Car fonder la compétitivité agricole de la France sur une main-d’œuvre sous-payée, c’est mettre en difficulté les producteurs qui ne le pourront pas ou ne s’y résoudront pas.

C’est mettre en concurrence les producteurs entre eux, à qui fera trimer le plus ses Polonais et puis bientôt ses Roumains, ses Bulgares, ses clandestins… La réaction des producteurs, telle qu’elle s’est exprimée par la voix d’un responsable de leur syndicat est non seulement digne et forte, elle est juste. Il est vrai que nombre de producteurs étrangers travaillent à de moindres coûts. Mais l’Europe est à la croisée des chemins. Ou elle poursuit dans la voie de l’abaissement du coût du travail, qui est la voie d’une Europe de pauvres, ou elle œuvre pour de vraies coopérations fondées sur le progrès social, ce qui est la voie d’une économie forte.

Dénoncer, rejeter et balayer le deal de Nicolas Sarkozy, c’est refuser l’abaissement économique et moral, oui, moral, de la France. C’est agir en Européens pour une autre Europe.
http://www.humanite.fr/2009-11-07_Politique-_-Social-Economie_L-Europe-avilie

La droite française n’oublie pas Bolkestein
La proposition de l’Élysée aux agriculteurs est dans le droit-fil de la directive Services qui avait suscité un tollé en Europe dès 2006.
Réaliser ce vieux rêve, mille fois contrarié par les luttes sociales : diminuer le coût du travail jusqu’à la gratuité… ou presque. Deux à quatre euros de l’heure. La droite trouve prétexte dans la terrible crise que traverse l’agriculture à tenter de briser définitivement le modèle social français.

Proposer comme remède aux agriculteurs d’implanter des agences intérimaires en Pologne ou en Roumanie pour leur fournir de la main-d’œuvre sous-payée n’est pas une provocation, mais la constante d’une idéologie. Celle-là même qui prévalait en 2006, lorsque la directive Bolkestein fut proposée aux parlementaires européens et qui avait soulevé une indignation immense dans le monde du travail et au-delà. À l’instar de la proposition faite par le conseiller de Nicolas Sarkozy, en début de semaine, aux représentants de la filière agricole, le texte proposait alors le même scénario  : recruter des travailleurs à l’étranger et les rémunérer au tarif de leur pays d’origine. Une pratique déjà en vigueur chez certains de nos voisins, comme l’Allemagne, où le smic n’existe pas. « Elle est belle, leur Europe sociale », réagissait hier, dans un communiqué, l’eurodéputé du Front de gauche Patrick Le Hyaric. « Voilà bien l’Europe de la concurrence libre, celle du traité de Lisbonne (…), a-t-il pointé, avant d’appeler à « un salaire minimum en Europe et à l’harmonisation par le haut des niveaux de protection sociale. » C’est précisément dans le sens inverse que s’inscrit la proposition de l’Élysée. Loin de promouvoir l’esquisse d’une harmonisation, elle soumet les travailleurs à un dumping social insupportable. Ceux qui viennent de l’étranger, forcés de vivre dans des conditions déplorables, comme les locaux pris dans le piège d’une concurrence redoutable avec leurs homologues venus en France pour pouvoir travailler. Mais la proposition faite en catimini à l’Élysée révèle aussi l’extraordinaire duplicité de celui qui promettait « la revalorisation du travail ». « Tout doit être fait pour encourager le travail que depuis des décennies on s’efforce par tous les moyens de décourager », lançait Nicolas Sarkozy le 25 septembre 2008 à Toulon. Un mois plus tard, lors d’un déplacement en Haute-Savoie, le même affirmait sans ciller : « Je veux dire aux salariés que nous allons créer une véritable sécurité sociale professionnelle en sécurisant mieux les parcours professionnels. » Aujourd’hui, l’Élysée s’apprête au contraire à précariser le monde du travail au nom de la rentabilité et de la concurrence. Fort d’un argument qui fait mouche à droite – « la compétitivité de la France » –, le chef de l’État a demandé à son ministre de l’Agriculture d’aller voir comment, dans les autres pays européens, on « organise la main-d’œuvre étrangère ». En d’autres termes, si ces derniers profitent d’un travail à bas coût, la France devra s’aligner pour éviter toute « distorsion de concurrence » à l’intérieur du marché européen. « Je ne laisserai pas partir la production agricole française », prétextait le chef de l’État dans un récent discours à Poligny pour justifier par avance la proposition faite par son conseiller.
Frédéric Durand
http://www.humanite.fr/2009-11-07_L-Evenement_La-droite-francaise-n-oublie-pas-Bolkestein
Alain G. LEPAGE

mardi 3 novembre 2009

faites de la récup:le flyer



rappel:il faut cliquer sur l'image pour l'agrandir
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lundi 2 novembre 2009

ENERGIE GRISE:la part de marché des isolants écologiques stagne à 2 % depuis 10 ans

Energie grise, la face cachee de l'eco-construction, Novethic, 27/10/09
Philippe Chibani-Jacquot

Le secteur du batiment vit a l'heure de la reduction des consommations d'energie, via les incitations fiscales et la reglementation thermique.
Mais un facteur important de reduction des emissions de gaz a effet de serre reste en marge des politiques publiques : l'energie grise.


« Dans le cas de la construction d’un immeuble de bureau de 1500 m2, le bilan carbone passe d’une dette de 500 kg de CO2 /m2 a un credit de 300 kg de CO2 /m2 selon le scenario de construction.
De la construction conventionnelle a la plus ecologique », explique Luc Floissac, conseiller environnemental et chercheur a l’Ecole nationale d’architecture de Toulouse. Ce specialiste de l’eco-construction a elabore le logiciel « Cocon » qui permet, notamment, d’evaluer l’energie grise d’un batiment, c’est-a-dire ses emissions de gaz a effet de serre (GES) avant meme qu’il n’ai degage un gramme de CO2 du fait de son usage. Le calcul prend en compte les emissions de GES dues a la production des materiaux1, la construction elle-meme, l’entretien, la durabilite des materiaux et leur valorisation en fin de vie...
35 ans de pollution evitee
Pour exposer un cas concret, la renovation d’un immeuble ancien de 285 m2, destine a accueillir trois logements sociaux dans la banlieue de Toulouse, a ete l’occasion pour l’equipe de Luc Floissac, d’evaluer les differentes strategies de construction en recoupant l’energie grise, la performance energetique mais aussi le cout financier de l’operation (incluant la taxe carbone). Resultat : une rehabilitation conventionnelle aurait produit l’equivalent de 204 kg de CO2 /m2 contre 35,5 pour la solution d’eco-construction mise en œuvre qui allie le feutre de bois et le liege. A raison d’une pollution de 5 kg de CO2/m2 et par an du a l’usage des logements, il faudra 35 ans pour que la renovation ecologique produise autant de GES que la seule renovation du meme immeuble selon des techniques conventionnelles. La solution mise en oeuvre aurait pu etre encore reduite, notamment en preferant des fenetres en bois, plutot qu’en PVC. Mais ce type d’arbitrage a permis de reduire au minimum le surcout du aux eco-materiaux.

Debut de reconnaissance
Jusqu’a maintenant, les politiques publiques ne se sont attachees qu’a la reduction de la consommation energetique du fait de l’usage du batiment pour atteindre l’objectif de division par quatre des emissions de GES du secteur a l’horizon 2050(1).

L’effort, porte par des incitations fiscales a la renovation et la creation de normes dites basse consommation pour le neuf est justifie(2), mais risque de voir ses resultats minimises du fait de l’usage exclusif de materiaux industriels energetivores (monomurs de beton, fenetres en PVC...).

Selon un rapport sur les eco-materiaux des Amis de la Terre publie en 2009, la part de marche des isolants ecologiques (chanvre, paille, ouate de cellulose...) stagne a 2 % depuis dix ans. L’ONG souhaite que les pouvoirs publics fassent du developpement des filieres d’eco-materiaux un enjeu strategique dans la politique de renovation thermique du parc de logement en France. Un premier acte gouvernemental devrait intervenir d’ici le printemps 2010 avec la creation, par le ministere du developpement durable, d’un label « Batiment bio-source » charge de quantifier de l’energie grise d’un un projet immobilier. « C’est un signe positif, mais il est fondamental que des changements reglementaires forts facilitent le developpement des filieres », estime Cyrielle den Hartig, chargee de campagne Changement climatique aux Amis de la Terre.
Les professionnels des eco-materiaux montrent du doigt la reglementation sur la reconnaissance des materiaux de construction qui conditionnent, notamment, l’obtention des garanties decennales par les constructeurs aupres de leurs assureurs.
La realisation d’un « avis technique » par le Centre scientifique et technique du batiment (CSTB) coute aux alentours de 100 000 € pour un produit.
Or un tel document valide la fiabilite du materiau (une laine isolante, une poutre porteuse...) mis sur le marche. Mais cet investissement demeure inaccessible pour les producteurs d’eco-materiaux, dont aucun ne depasse aujourd’hui la taille d’une PME, alors que le secteur industriel se caracterise par une forte concentration des entreprises.
Regrouper la profession
L’ambiance est toutefois a l’optimisme parmi les professionnels. « Le climat evolue, positive Luc Floissac. Il y a dix, nous faisions ricaner. Aujourd’hui, un rapprochement avec les organismes officiels du batiment est en cours ». Le Reseau francais de la construction paille, par exemple, travaille avec le CSTB a la redaction de « Regles professionnelles », document qui etabli un consensus sur les techniques de constructions reconnues.
«Il est totalement indispensable d’etre present dans les instances reglementaires aujourd’hui afin d’etre ecoute et reconnu, le tout est d’avoir les moyens de le faire », explique Bernard Boyeux, vice-president de l’association Construire en Chanvre qui regroupe agriculteurs, architectes, transformateurs de la filiere. Le prochain chantier de l’eco-construction sera d’organiser un reseau interprofessionnel apte a faire nombre, face aux industriels du beton et de l’aluminium.
1. Par exemple la laine de roche, isolant parmis les plus utilise, produit pres de trois fois plus de GES que la laine de chanvre aux capacites isolantes equivalentes.
2.Le parc immobilier en France represente a lui seul plus de 40 % de la consommation energetique francaise, soit 23 % des emissions de GES.
<http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/immobilier/energie_grise_face_cachee_eco_construction/122077.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok>

mercredi 28 octobre 2009

21 NOVEMBRE :FAITES DE LA RECUP

Message à diffuser largement

Bonjour à tous!

L'association la Ressourcerie verte organise la "Faites de la récup'" le samedi21 novembre, de 10h à 19h à la salle Charles Michels Romans, dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets.

A cette occasion, vous trouverez :

- un vide grenier devant la salle Charles Michels, à partir de 9h...
- des loisirs créatifs à faire par vous même, animés par des bénévoles : atelier carte de Noël, atelier sac créés à partir de sacs en plastiques, atelier couture-récup et un espace spécial pour les enfants (construction d'instruments de musique et autres,...).
Vous repartirez avec VOTRE création!
- des stands récup : atelier bidon, éolienne, panneaux solaires, meubles encarton, réparation de vélos, compost et autres récup' nature, huile de friturepour moteur, carriole de vélo en bambou, etc. vous trouverez tout à la faites dela récup', expliqué par nos créateurs modestes géniaux!
- une zone de gratuité : amenez ce dont vous ne vous servez plus... et venezvoir si quelquechose vous intéresse... c'est gratuit!
- un stand d'information sur le concept de ressourcerie et l'initiative de laressourcerie verte.et d'autres animations : la fanfare Pekno Parade de Crest, Rodolphe et son vélo/orchestre, etc.

L'entrée est libre et gratuite

Pour plus d'information : http://faitesdelarecup.free.fr

ou contactez nous par mail : faitesdelarecup@free.fr

et par téléphone : Karine au 06 83 11 10 07

Ce projet est soutenu par l'appel à projets citoyens de la ville de Romans:

http://www.ville-romans.com/IMG/appel_a_projets.pdf

mardi 27 octobre 2009

l'état prédateur,comment les entreprises ont confisqué le pouvoir

ce qui me désole le plus:

Les écologistes comme NICOLAS HULOT qui prétendent que la solution écologique passera par ces gens là,qu'ils ne l'ont pas fait exprès,qu'il FAUT LEUR FAIRE CONFIANCE .

Tout autant que les socialistes qui ont trahi le peuple en le VENDANT à ces salauds.
Je ne pense pas qu'ils se sont laissés abuser,je pense qu'ils y ont trouvé leur intérêt.
Rebâtir quelque chose avec ces gens là c'est l'ASSURANCE de nouvelles trahisons.
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Interview. «Contre la crise financiere et ecologique, la planification», Liberation, 23/10/09
Propos recueillis par Vittorio de Filippis

Economiste americain heterodoxe, James K. Galbraith denonce la mise en coupe reglee des Etats-Unis par une coalition de la droite et des grandes entreprises. Rencontre, a l'occasion de la sortie de son livre «L'Etat predateur» (Seuil).

James K. Galbraith est professeur d’economie a la Lyndon B. Johnson School de l’universite du Texas. Economiste heterodoxe, il s’inscrit dans une longue lignee marquee par la figure mondialement reconnue de son pere, John Galbraith. Comme lui, il rejette de maniere radicale la plupart des apports et des methodes de la theorie economique neo-classique. De passage a Paris, il y a trois semaines, nous l’avons longuement rencontre pour parler de son dernier ouvrage: L’Etat Predateur (Seuil). Ou comment la droite a renonce au marche libre. Et pourquoi la gauche devrait en faire autant.

Facile d’acces, grand pedagogue, cet homme d’une cinquantaine d’annees explique pourquoi la gauche serait bien inspiree de se desintoxiquer et de comprendre enfin que les marches n’apporteront aucune solution a la crise contemporaine, a la pauvrete, aux inegalites, a la crise ecologique, tous ces defis qui appellent au contraire la «planification».


Du livre de Galbraith, le tres mediatique prix Nobel d’economie Joseph Stiglitz ecrit qu’il «montre comment briser l’emprise magique des conservateurs sur les esprits de la gauche». Tout un programme.

Quelle est votre lecture de la crise ?
Pour comprendre ma position, il est indispensable de remonter le temps. Nous sommes au debut des annees 80. Au debut des annees Reagan et Thatcher. Partout, c’est le triomphe du TINA, There Is No Alternarive. Leurs politiques irriguent le reste du monde: la decentralisation est la grande amie de toute les libertes. La centralisation est a combattre. Ce catechisme economique fait recette. Les politiques sociales sont mises sur la sellette. La chute du mur de Berlin renforce ces options politiques.
C’est-a-dire ?
Une conception de la politique economique dominait alors toutes les autres. La politique monetaire devait avoir un seul objectif, la lutte contre l’inflation. Les budgets publics devaient etre equilibres, le libre-echange le regulateur du commerce mondiaux et les impots sur le travail et le capital devaient etre reduits au maximum. Ce corpus de textes, frappe par un semblant de sceau scientifique, servait a legitimer le retrait de l’Etat. Et tirer un trait final sur toute forme d’interventionnisme. Ces principes etaient d’autant plus forts qu’ils semblaient coherents, clairs, faciles a expliquer. Et donc a comprendre. Et qu’ils etaient soutenus par des economistes qui passaient pour des sommites. Pensez a Milton Friedman, le pape du monetarisme. Les progressistes passaient pour des rabats-joie, de jeunes vieillards prisonniers de leurs idees.
Ce corpus d’idees a-t-il ete entierement concretise ?
En fait, il y a eu une ascension tres rapide des idees conservatrices, mais elles sont redescendues aussi vite. Il y a donc eu un discours tres fort… Mais ces principes n’ont jamais ete appliques avec rigueur aux Etats-Unis… Pas meme sous Reagan. Le monetarisme de Friedman n’a ete applique avec rigueur que jusqu’en 1982, moins de deux ans apres l’election de Reagan. A cette epoque les gouvernements de droite sont devenus plus realistes. Jamais les budgets n’ont ete en equilibre. Jamais le libre-echange n’a ete applique. Les conservateurs ont fini par accepter le role des institutions de l’Etat.
Pourquoi ce recul ?
Pas pour admettre une quelconque erreur. Pas par souci de recherche d’une plus grande equite economique… Mais pour une simple motivation: parce que remettre totalement en cause les institutions de l’Etat, c’etait, pour les conservateurs, prendre le risque de se tuer politiquement.
Alors, comment ont evolue ces institutions ?
Si elles n’ont pas ete rayees de la carte ni par l’administration Reagan, ni par Bush pere et fils, elles n’ont pas ete renforcees pour autant. Au contraire. Lorsque l’extreme droite de Bush fils gagne le pouvoir en 2001, elle ne s’interesse pas aux idees des economistes de droite. Son ambition etait tout autre: il s’agissait de controler l’Etat. De Reagan a Bush, la droite au pouvoir a transforme les Etats-Unis en une republique-entreprise.
Comme on parlerait de Republique bananiere ?
Oui. Et c’est pour cette raison que la crise financiere partie des Etats-Unis ne peut s’expliquer sans faire ce detour historique. Qu’avons-nous vu? Des membres d’une nouvelle classe sociale, dotee de moyens financiers qui depassent l’entendement, s’emparer de l’Etat dans le but de le gerer.
Ils ne l’ont pas fait pour mettre en oeuvre le grand projet ideologique du grand marche libre.
Les membres de cette classe l’ont fait pour que cela puisse leur rapporter le plus d’argent possible, a eux individuellement, et eux en tant que groupes.
Pour que leur pouvoir ne soit pas perturbe. Ils l’ont fait pour que cela leur offre les garanties d’etre renfloues au cas ou les choses tourneraient mal.
Ils ont decide d’agir en predateurs vis-a-vis des institutions de reglementation et de bien-etre social qui existaient avant leur arrivee au pouvoir.
C’est ca l’essor de ce que j’appelle «l’Etat-predateur». Les grandes firmes qui ont penetre la gestion de l’Etat n’ont aucun attachement a aucun pays. Elles ne reprennent a leur compte aucun but d’aucune collectivite a part la leur.
Disons que la notion meme d’interet public est etrangere aux dirigeants de cette coalition.
Ils nient l’existence d’un interet public.
Ce qui est valable aux Etats-Unis l’est tout autant chez vous en Europe.
C’est-a-dire ?
Aucune de ces grandes entreprises n’a interet a retrecir l’Etat. Car sans l’Etat et ses interventions economiques, ces entreprises n’existeraient pas. Elles ne pourraient pas jouir du pouvoir de marche qu’elles sont finalement parvenus a exercer.
Leur raison d’etre c’est plutot de profiter de l’Etat, tant qu’elles le controlent.

Il s’est produit, sans qu’on le dise, un mariage entre des organisations economiques et des organisations politiques de droite… Voila le constat.
Voila de quoi est ne l’Etat-predateur.

Car finalement la politique est une bataille permanente pour determiner qui sera admis a bord de l’Etat. Et l’un des passagers les plus influents de l’Etat est le lobby-entreprise. Il est constitue des fonds de pension, des compagnies d’assurances, de l’industrie pharmaceutique, des banques, du secteur de l’education… Il faut etre dans l’Etat pour influer sur les grandes decisions, et s’assurer un profit.
Il faut etre dedans pour obtenir ce qu’elles croient bon pour elles et s’assurer que les pertes seront socialisees en cas d’accident.
Pour revenir a la crise, en desserrant l’etau des contraintes reglementaires, l’administration conservatrice ou democrate savait tres bien que cela allait provoquer une expansion des credits hypothecaires batis sur des montages financiers qui ne pouvaient mener qu’a la defaillance des emprunteurs. Tout a ete fait au point de mettre a mal tout le systeme. L’explosion de cette bulle etait garantie. Elle a pu grossir grace a la complicite d’un Etat-predateur qui a permis l’enrichissement rapide des banquiers. Cette coalition ne pouvait pas ignorer les risques d’une explosion, a terme, de la bulle financiere, provoquee par les subprimes et conduisant a la ruine de millions de menages americains.
C’est ce qui s’est passe avec cette crise ?
Oui… Et ce systeme americain a, de proche en proche, plus ou moins contamine le reste de la planete. Quant a la difference gauche-droite, l’administration democrate de Clinton a, comme les administrations republicaines, systematiquement reduit les structures de controle des institutions financieres et des banques qui avaient ete mises en place apres la crise de 29. Si le discours de la droite est reste liberal c’est justement pour masquer cette forme de republique-entreprise.
Diriez-vous la meme chose de la gauche americaine ?
In fine, oui. Mais je prefere plutot parler de nouvelle gauche liberale qui s’est laisse contaminer par le culte du marche. Marche qui n’est qu’un mythe instrumentalise par ses promoteurs, les conservateurs, la droite en general.


Pourquoi parlez-vous de mythe lorsque vous evoquez le marche ?
Parce que le marche n’existe pas. L’idee du marche suppose qu’il puisse y avoir une situation d’equilibre, qui exprime une satisfaction entre les consommateurs et les producteurs, le tout sans intervention de l’Etat. Le tout dans un marche où tout les intervenants disposeraient de la meme information au meme moment. Tous agiraient en connaissance de cause. Tout ca, c’est un mythe, c’est une fable que la theorie economique heterodoxe n’a jamais partage. Cela n’existe nulle part. Il y a toujours une asymetrie d’information. Moi vendeur, je sais des choses sur mon produit que vous ne savez pas.

Faire un marche sans regulation c’est comme si demain les responsables du transport aerien nous disaient: «Nous avons supprime toutes les tours de controle du monde. Mais n’ayez aucune crainte, nos avions n’en ont pas besoin». Monteriez-vous dans un avion? Non: tout le monde serait persuade du pire. Je peux vous garantir que, dans ce cas, le transport aerien ferait faillite du jour au lendemain. Ni vous ni moi n’aurions la moindre confiance. Nous savons que nous prendrions un grand risque sans des tours de controles capables d’organiser le trafic aerien. Mais ce qui est valable dans cet exemple, ne l’est pas dans la finance. Dans le transport c’est evident. Mais c’est bien plus complexe dans la finance. Croyez-vous que le sens commun puisse evaluer les effets d’un changement ou d’une absence de reglementation bancaire? C’est impossible, c’est bien trop complique. Seuls les inities, et encore, peuvent deceler les risques d’un changement de regles. Le marche suppose transparent, efficace, capable de s’autoreguler n’existe pas. Donc, les consommateurs, les citoyens ne peuvent pas agir en connaissance de cause. Il ne peuvent pas sanctionner ou empecher une derive? Ils agissent en aveugle et encaissent tous les coups, au moindre choc. Ce qui vaut pour les Etats-Unis vaut pour le reste du monde. En fait, les marches ont besoin de regulation, car la deregulation c’est l’assurance que les marches vont exploser.
Qui peut reguler tout ca ?
L’Etat. Mais un Etat non predateur, qui n’est pas pollue par des interets prives
.
Des interets qui se trouvent essentiellement du cote des tres grandes entreprises multinationales. Pas un Etat qui emprunte la troisieme voie de Tony Blair. Expression qu’il a d’ailleurs usurpe aux intellectuels qui planchaient sur un modele a mi-chemin du modele anglo-saxon et du modele sovietique. Blair a usurpe cette expression pour faire un modele qui est celui de cette nouvelle gauche liberale. Pour reguler ? Il faut planifier !
On doit vous qualifier de bolchevik…
Je suis un economiste heterodoxe. Je ne fais pas partie de cette gauche qui s’etait accroupie depuis trente ans devant le catechisme liberal. Cette gauche doit regarder les choses en face. Certes, l’extension de l’assurance-maladie aux Etats-Unis, ou encore la mise en place, dans le reste du monde, de programme de reduction de la pauvrete, du chomage, de la reduction des gaz a effet de serre… Tout ceci est sans doute bien intentionne. Mais cela n’empechera pas qu’il y aura toujours penurie d’emplois, que les riches auront toujours une grosse longueur d’avance sur les travailleurs pauvres en matiere d’education, par exemple. Cela n’empechera le rechauffement de la planete. Les solutions polies a ces problemes ont un inconvenient: elles n’en font pas assez pour relever des defis qui se posent. Alors, oui, il est temps d’utiliser un gros mot: planification. Meme si la syphilis ou la lepre ont le meme statut que ce mot. Il faut le faire parce que le marche ne sait pas prevoir l’avenir.
Un exemple ?
Le changement climatique en est un bon. Du point de vue economique, ses consequences tomberont sur les generations futures. Or, ces generations n’ont, aujourd’hui, aucun pouvoir d’achat. Elles ne sont pas la sur le marche. Elles ne se presentent pas sur le marche pour dire: «Nous achetons seulement des biens qui meneront a des processus soutenables». Il y a asymetrie temporelle. La planification, correctement concue, s’occupe de l’utilisation de ressources actuelles pour repondre a des besoins futurs. Elle s’attaque en particulier a des problemes que le marche ne peut resoudre: determiner la part qu’il faut investir (donc epargner) pour tel ou tel probleme, les orientations qui doivent etre prises, le role de l’education, du savoir scientifique, de la culture…
Mais c’est la fonction du budget des Etats…
C’est vrai. Mais les grandes decisions sont laisses aux marches. Je crois que le probleme doit etre pose dans les termes suivants: la planification est essentiellement pratiquee dans la sphere privee, dans celle occupee par les entreprises. C’est la raision pour laquelle les entreprises existent. Faut-il laisser entierement le soin de planifier aux seuls entreprises privees, donc a une elite des affaires et notamment du monde de la finance. Ou l’Etat et la population sont-ils en droit de jouer un plus grand role en la matiere?
Prononcer ce mot de planification quand les Etats accusent un deficit public sans precedent, n’est-ce pas un contre-sens ?
On nous parle des deficits publics jusqu’a la nausee. Le probleme est justement de savoir a quoi vont nous servir ces deficits publics. Aujourd’hui, ils sont necessaires. Mais toute la question est de savoir si oui ou non ils vont servir a reduire les deficits d’infrastructure, comme les ecoles, l’habitat, l’ecologie, l’energie… Si les deficits servent a repondre a ces problemes et qu’ils creent des emplois pour repondre aux besoins des generations futures… Alors je ne suis pas inquiet. Nous serions meme dans la bonne planification.
C’est ce que vous voyez ?
Helas non. Ni en Europe, ni aux Etats-Unis.
Y compris pour l’administration Obama ?
Obama poursuit sur une voie desesperee, comme en Europe, de restauration du statu quo d’avant la crise. Son administration est en train de rebatir la meme maison, sur les memes fondations et avec les memes briques que celle qui s’est effondree il y a plus d’un an. Le probleme c’est que cette reconstruction ne tiendra qu’un temps. Cela se terminera encore par de la speculation. Et on nous expliquera encore qu’on va moraliser le capital. Depuis quand la morale est-elle une mesure qui entre dans la comptabilite des entreprises?
Le G20 a-t-il manque une occasion ?
Le G20 ne manque jamais une occasion de manquer une occasion.
Si vous aviez un conseil a donner au PS…
Cessez d’avoir peur de ces economistes. Cessez de faire genuflexion et signe de croix devant ces liberaux qui vous recitent le catechisme des theses liberales, alors meme qu’elles font plus de mal que de bien
… Cessez d’avoir peur des orthodoxes, affirmez des idees heterodoxes. Ne tombez pas dans le piege de ceux qui disent: «On ne peut rien faire».
Vous leur diriez « Yes you can ».
Bien sur… (rire).
<http://www.liberation.fr/economie/0101598998-contre-la-crise-financiere-et-ecologique-la-planification>

lundi 26 octobre 2009

la France ne recycle pas ses déchets plastiques:45% à la décharge,seulement 17% recyclés

En France,on ne touche pas à une industrie de 323 MILLIARDS d'euros,
par contre on taxe les citoyens au nom de l'écologie
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Plastiques : le recyclage toujours a la peine, Le Figaro, 16/10/09
Elsa Bembaron

Alors que la production mondiale de plastique a chute pour la premiere fois depuis 34 ans, la France fait figure de mauvais eleve pour le recyclage de ce materiaux.
Ce n'etait pas arrive depuis le premier choc petrolier, en 1973 : la production mondiale de plastique a chute l'annee derniere, en recul de 1,5 million de tonnes, a 245 millions de tonnes. Ce retournement est de taille: pendant trois decennies, la production a cru de 9 % par an en moyenne. L'Europe, dont la production a chute de 26% en un an, reste neanmoins un acteur majeur de cette industrie, avec 25 % de parts de marche et un chiffre d'affaires de 323 milliards d'euros.

La France est le troisieme producteur europeen de plastique, avec environ 7,22 millions de tonnes produites en 2008. «Nous notons une legere amelioration du marche, souligne Michel Loubry, directeur Europe de l'Ouest de Plastics Europe (Association des fabricants de plastiques). Mais plus qu'une debut de reprise, il s'agit plutot d'une reconstitution des stocks». Michel Loubry mise plutot sur une reprise en «U»: «Nous avons sans doute atteint le point bas, mais il est fort probable qu'il n'y aura pas de reelle reprise avant septembre 2010». En cause, le BTP, qui represente 21 % de la demande europeenne de plastique. «Les effets de la baisse du nombre de mises en chantier vont seulement commencer a se faire sentir», precise Michel Loubry. Les plastiques francais sont aussi fortement penalises par la chute de la production automobile. Or les constructeurs nationaux (PSA Peugeot-Citroen et Renault) sont en pointe dans l'utilisation de plastiques. «La chute n'en a ete que plus forte», constate Michel Loubry.
La gestion des dechets, toujours problematique


La France fait en revanche figure de mauvais eleve europeen pour la valorisation des dechets plastiques, dont encore 45 % sont mis en decharge.

La Suisse fait figure d'exemple, avec un taux de valorisation (recyclage et valorisation energetique confondus) qui atteint quasiment les 100 %. La mises en decharge des plastiques y est interdite.
Dans l'Hexagone, sur 3 millions de tonnes de dechets, 1,4 million est mis en decharge, 506 000 tonnes (soit 17 %) sont recyclees (retransformees en matieres plastiques) et 1,1 million de tonnes sont valorisees (c'est a dire utilisees comme combustible). Les freins au recyclage ou a la valorisation du plastique en France sont encore nombreux.

Tout d'abord il est aujourd'hui moins cher d'enfouir un etonne de plastiques (70 a 90 euros) que de la valorisation energetique (120 a 130 euros la tonne !). Les petites communes, qui ne souhaitent pas non plus augmenter leurs impots locaux optent donc plus volontiers pour l'enfouissement.

Pourtant, un kilo de plastique degage autant d'energie qu'un kilo de fioul,
avec l'avantage de reduire le recours aux energies fossiles. En outre, le recyclage des matieres plastiques est complique par le nombre de types de plastiques utilises (polymeres, PET, polypropylenes…). «Les causes de refus de tri (renvoi d'un camion entier vers une decharge) sont encore tres nombreuses dans les dechetteries, qui ne sont pas assez automatisees pour faire face a l'afflux de matieres», constate Michel Loubry, qui n'a cesse de plaider en faveur du renforcement de la filiere recyclage, afin que les dechets soient consideres comme une matiere premiere.
<http://www.lefigaro.fr/environnement/2009/10/16/01029-20091016ARTFIG00441-plastiques-le-recyclage-toujours-a-la-peine-.php>
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moins d'un portable sur 10 recyclé

Recyclage des portables : l’embarras du choix, Terra Economica, 21/10/09
Julien Vinzent

En quelques mois, les initiatives visant a donner une seconde vie aux telephones mobiles se sont multipliees. Ecologique, social, caritatif et financier : les acteurs rivalisent d’arguments.
Debut octobre, une petite start-up francaise de l’univers du mobile faisait parler d’elle en remportant le Grand Prix Medicis 2009 des micro-entreprises. Elle ne cree pas d’application pour iPhone, n’est pas a l’origine du dernier reseau social tendance et ne propose pas de forfait a des prix imbattables. Non, MonExTel recupere des telephones d’occasion sur internet... L’idee est simple : financer des associations grace a votre "ex" telephone. En quelque clics, le site vous indique le montant du don qui sera reverse puis vous propose de choisir une cause qui vous tient a cœur, avant de vous fournir une etiquette pre-affranchie, synonyme d’envoi gratuit.

Moins d’un portable sur dix recyclé


"Je sortais d’une mission d’un an avec Benoit Varin (l’un des fondateurs, ndlr) sur le reemploi et le recyclage des dechets d’equipements electriques et electroniques (D3E) dans les pays du Sud. Avant d’aller monter un projet a l’etranger, on s’est dit qu’il fallait regarder ce qui se faisait en France. Or, malgre les solutions qui existent deja, aupres des operateurs notamment, on a constate qu’il y a un taux de reemploi tres bas", raconte Pierre-Etienne Roinat , president de MonExTel. Et pour cause : seulement 9% des Francais recyclent leur ancien portable, selon un sondage TNS Sofres realise en 2008 pour l’association francaise des operateurs mobiles (AFOM). D’ailleurs, plus d’un sur deux avoue ne pas savoir comment s’y prendre...

"On s’est dit qu’il fallait proposer un moyen facile, gratuit et incitatif", poursuit Pierre-Etienne Roinat. Une methode baptisee "re-commerce". "C’est l’e-commerce inverse, necessaire dans un monde ou le reemploi est appele a devenir systematique. Jusqu’a present il n’y avait pas d’outil qui permette de se debarrasser d’un produit aussi simplement qu’on le commande sur e-bay", explique-t-il.


Un cheque ou un don
Il en existe maintenant deux. Car, dans la foulee du lancement de MonExTel en septembre, Regenersis, le leader du marche, s’est mis au gout du jour. Seule difference apparente : son site foneback.fr vous laisse le choix : soutenir le Telethon ou garder l’argent. "L’axe environnemental (voir ci-dessous) a lui seul ne suffit pas pour generer des retours importants. Il faut une dimension caritative ou financiere", justifie Jean-Lionel Laccourreye, directeur France du groupe.
Pour se demarquer, Jean-Lionel Laccourreye insiste sur la "legitimite" de l’offre de Regenersis, qui a pris en charge deux millions de telephones en 2008 : "les autres acteurs du marche, on les a vu naitre. Ce service est une evolution naturelle de ce que l’on propose depuis 2001. Par exemple, notre partenariat avec le Telethon a commence en 2005", rappelle-t-il. De son cote, MonExTel joue la carte de la souplesse : "n’importe quelle association, de l’ONG internationale a l’association locale, peut rejoindre gratuitement la liste des associations partenaires", affirme le site. Seule condition, etre "en phase avec les valeurs developpement durable".
Filiere d’insertion
Dans les deux cas, une touche sociale vient s’ajouter a l’argumentaire. Ainsi, MonExTel fait appel a un etablissement et service d’aide par le travail (ESAT), qui emploie des personnes handicapees, et Foneback met en avant un accord avec Envie, un reseau d’insertion specialise dans les D3E. Un aspect inevitable, quand l’autre acteur historique de l’activite s’appelle Emmaus, via l’entreprise d’insertion les Ateliers du Bocage (ADB).

Autre constante : la revente des telephones fonctionnels a des personnes a faible pouvoir d’achat. C’est le cas au sein du reseau Emmaus, mais aussi pour MonExTel et Fonebak. "Le marche prioritaire c’est d’abord la France ou il faut reduire la fracture numerique, mais une partie est aussi envoyee a l’international, ou nous imposons aux racheteurs de signer une charte", detaille Pierre-Etienne Roinat.
Mais de ce cote, un probleme subsiste : envoyer les vieux mobiles dans les pays du Sud, n’est-ce pas deplacer le probleme des dechets en prenant le risque qu’ils soient jetes ou recycles dans des conditions pires qu’en France, une fois hors d’usage ? "Nous sommes un peu impuissant face a cela", concede Pierre-Etienne Roinat. Du moins en tant que MonExTel. Au sein de TIC-Ethic, les deux fondateurs entendent continuer leur travail pour "augmenter les capacites de recyclage de ces pays". Ils ont notamment participe a la creation d’un "guide du recyclage des PC", en partenariat avec l’UNESCO et Les Ateliers du Bocage.
Bilan environnemental
Si c’est mieux que de le jeter (ce que font encore 6% des Francais), conserver son vieux portable au fonds d’un tiroir (solution choisie par 42% de nos concitoyens) n’est pas non plus totalement ecolo. Car, si l’on combine cette facheuse habitude avec celle de changer de portable tous les 18 mois, on arrive a un chiffre inquietant : 22 millions de telephones portables sont mis sur le marche chaque annee dans l’Hexagone. Or, la production de cette armada de bijoux technologiques demande l’equivalent d’environ 100 000 tonnes de petrole [1] et rejette presque 220 000 tonnes de CO2 ! Car, dans la vie d’un portable ce n’est pas l’usage ou le transport qui plombe le bilan, mais bien la fabrication.
Pour limiter la facture, deux solutions complementaires. La premiere est d’amortir cette etape en allongeant la duree d’utilisation du mobile, qui peut tenir facilement sept ans. Ceux qui tiennent a s’en debarrasser peuvent toujours le donner a un proche, comme 27% des Francais, ou s’adresser a un des prestataires qui, on l’a vu, ne recyclent que les appareils hors d’usage. Pour la deuxieme, on prend les meme et on recommence puisqu’il s’agit justement du recyclage. Une operation qui permet d’alleger de moitie le bilan en terme d’epuisement des ressources naturelles et de 20% les emissions de gaz a effet de serre.
Les operateurs plafonnent
Et les operateurs dans tout cela ? Ils misent sur les memes ressorts. Orange a lance en juin son programme "Seconde Vie Mobile", qui promet un cheque cadeau de 30 ou 70 euros contre la reprise d’un appareil en etat de marche ainsi que 5 euros reverses a Emmaus International "pour travailler a la collecte et au recyclage des mobiles en fin de vie en Afrique". Plus classique, SFR "reverse l’integralite des benefices" de la collecte aux associations Fondaterra et la Voix de l’enfant. Bouygues a lui abandonne au bout d’un an son operation de reprise des telephones a 10 euros, lancee en mai 2007, pour signer un partenariat avec les Ateliers du Bocage.
Mais le bilan reste en deca des enjeux : 500 000 mobiles collectes en moyenne dans leurs boutiques. Et juin dernier, le Figaro revelait un projet de Jean-Louis Borloo qui aurait pu booster la collecte. Il s’agissait de prelever 5 euros a l’achat puis de les restituer lorsque les usagers ramenent le mobile. Un systeme de consigne auquel le ministere du Developpement durable n’a pour l’instant pas donne suite. Il y a donc encore de place pour les idees neuve sur ce marche du recyclage.
Les sources de cet article :
MonExTel
Les travaux de TIC-Ethic
Foneback
Les Ateliers du Bocage
"Les reflexes verts" d’Orange
L’association francaise des operateurs mobiles
L’analyse de cycle de vie d’un telephone portable
A lire aussi dans Terra eco :
L’objet : le telephone portable
Ello mobile, le cœur sur le combine
Une montre "verte" reliee a un telephone portable
<http://www.planete-terra.fr/Recyclage-des-portables-l-embarras.html>
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dimanche 25 octobre 2009

plus d'un milliard de personnes frappées par la faim dans le monde

et pendant ce temps Nicolas Hulot nous assure que la priorité ce sont ses 300 000 réfugiés climatiques qu'il faut sauver grace à l'AMENDE CARBONNE.

pour cacher un problème majeur il suffit de braquer tous les projecteurs vers un autre problème bien plus mineur et surtout hypothétique.

lisez bien la conclusion:
s'occuper d'écologie sans se soucier de ceux qui crevent de faim nous conduit autant dans le mur que la politique industrielle polluante actuelle.
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Plus d'un milliard de personnes frappees par la faim dans le monde,
Liberation.fr,
14/10/09

La faim a progresse dans le monde en raison de la crise economique mondiale en 2008-2009 et touche aujourd'hui un sixieme de la population mondiale, selon un rapport publie mercredi par la FAO, une agence de l'ONU.

Pour la premiere fois depuis 1970, le seuil historique du milliard d'affames dans le monde a ete de nouveau franchit. A l'occasion de la semaine de l'alimentation, un rapport conjoint de la FAO (l'agence de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture) et du PAM (programme alimentaire mondial) estime qu'une personne sur six souffre de la faim.
«Aucune nation n'est epargnee et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres et les populations les plus demunies qui en patissent le plus», deplore Jacques Diouf, le directeur general de la FAO. La majeure partie des personnes sous-alimentees provient, en effet, des regions du tiers-monde : Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l'Afrique subsaharienne (265 millions), de l'Amerique latine (53 millions) puis d'une region comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Cependant, les pays developpes sont egalement frappes. 15 millions de personnes souffrent de la faim dans les pays du industrialises, precise le document.

Augmentation des prix des denrees alimentaires

Selon le rapport, les crises economique et alimentaire ont eleve de maniere dangereuse le prix des denrees de premiere necessite. Le nombre de victimes de la malnutrition a augmente de 100 millions par rapport a l'annee derniere. «Les menages pauvres se sont trouve dans l'obligation de reduire le nombre des repas et de consommer des aliments moins nutritifs, de diminuer les depenses de sante et d'education, et de vendre leurs avoirs», souligne-t-il.
Cependant, les crises n'ont fait qu'aggraver une situation deja inquietante. Le nombre de personnes mal nourries augmente de maniere reguliere depuis plus d'une decennie, effacant les benefices des progres observes dans les annees 1980 et au debut des annees 1990.

«Le probleme de l'insecurite alimentaire» est «d'abord une question de mobilisation au plus haut niveau politique pour que les ressources financieres necessaires soient disponibles», a declare Jacques Diouf, directeur general de la FAO.

«Chaque annee, les soutiens a l'agriculture des pays de l'OCDE atteignent 365 milliards de dollars et les depenses d'armement 1.340 milliards», a-t-il rappele, dans le cadre de la Semaine mondiale de l'alimentation.

300 experts a Rome
Alors que la population mondiale devrait atteindre les 9,1 milliards d'individus dans les quarantes prochaines annees, 300 experts internationaux s'interrogent sur le theme «comment nourrir le monde en 2050», cette semaine a Rome. «L'alimentation devient une bombe pour les gouvernements: si on ne fait rien, ca pete a la figure», analyse Jean-Louis Velajus du Comite francais pour la solidarite internationale (CFSI). «Le milliard de personnes souffrant de la faim n'est pas traitable par l'aide alimentaire mais par une reforme globale de l'agriculture», estime-t-il.

ONG humanitaires et de developpement militent ensemble pour une reforme des politiques commerciales et agricoles, qui maintiennent, selon elles, les pays en developpement dans la dependance. Elles reclament un arret de la «liberalisation a tous va», qui provoque une volatilite des cours des denrees alimentaires, mais demandent surtout des investissements massifs dans l'agriculture des pays du Sud.
Cette mobilisation autour de la Journee mondiale de l'Alimentation, organisee vendredi, servira de prelude au sommet sur la securite alimentaire a Rome mi-novembre, suivi du sommet de Copenhague sur le changement climatique en decembre. «Prise en tenaille» entre le milliard d'affames et «la question environnementale qui oblige a reflechir sur les modes d'exploitation, la communaute internationale est bien obligee de mettre les choses a plat sinon, on va dans le mur !», estime Jean-Louis Velajus.
<http://www.liberation.fr/monde/0101597076-plus-d-un-milliard-de-personnes-frappes-par-la-faim-dans-le-monde>

l'affiche pour la FAITES DE LA RECUP

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jeudi 15 octobre 2009

Noé Solsona vend sa machine à projeter pour les enduits en terre

le prix se trouve en bas du cahier technique.
il y a des photos.
certaines du chantier du batiment d'AKTERRE auquel j'ai participé
(autres photos sur ce blog)

à mon avis,le plus de la machine:une pompe à galet:le mécanisme n'est pas usé par le sable contenu dans l'enduit.

la machine est trop grosse pour moi.ma volonté est de ne travailler que de façon artisannale .

j'espère que cette machine intéressera d'autres pailleux.

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Bonjour,
Travaillant depuis cinq ans, dans la construction en paille et les enduits terre, mon parcourt m'a amené au développement d'une machine spécifique permettant de préparer et de projeter des enduits terre très fibreux. Au court de ces trois dernières années, plusieurs prototypes ont fait leur preuve.
A l'heure actuelle, de nombreux chantiers on été réalisés avec succès avec le dernier prototype.
Cependant, afin de continuer mon parcours, je vais me séparer du dernier prototype.
Je me permet donc, de vous informer de la mise en vente du LamaV3.4
Vous trouverez en pièces jointe, une documentation technique présentant l'ensemble de la machine et les conditions de vente.
Pour tout renseignement, n'hésitez pas à me contacter, de préférence par email.
En vous remerciant de votre compréhension pour l'envoie de ce message.
Bien cordialement et au plaisir
Noé Solsona
06 17 42 10 50
noe@anarchitecture.org
http://www.ftn-concept.com/Cahier_technique_Lama_V3.4_FR.pdf
Ps : merci de pouvoir faire suivre

la MAFIA du TRI MECANO-BIOLOGIQUE s'organise contre la fiscalité écologique

La politique des dechets a l'epreuve de la crise, Localtis.info, 13/10/09
Morgan Boedec / Victoires-Editions

Le 13 octobre, les quatriemes rencontres parlementaires sur les dechets etaient consacrees aux effets de la crise sur les engagements du Grenelle. Franck Gilard, depute de l’Eure, a d'emblee affirme que la crise n’avait pas touche outre mesure l’activite du syndicat de gestion des ordures menageres (OM) qu'il preside dans son departement. "On assiste surtout a la montee en puissance des dechetteries. Elles geraient quatre filieres de reprise il y a quinze ans, contre seize aujourd’hui. Leur role est desormais bien ancre dans les mœurs et leur infrastructure et capacite d’accueil necessitent en consequence d’etre renforces. De meme, les systemes parfois archaiques presents dans les centres de tri sont a ameliorer.
" Surpris en tant qu’elu par le durcissement du discours et la tarissement prevu des aides au tri mecano-biologique (TMB),
il a par ailleurs invite a ce que les plans d’elimination departementaux soient mieux coordonnes a l’echelon national.
Un meme objectif d’harmonisation doit etre mis en œuvre entre le droit interne et le droit europeen des dechets, selon Christian Huglo, avocat a la Cour de Paris. Ce droit est en effet globalement trop "incertain", il y manque a ses yeux "des balises, des guides pour savoir comment proceder par rapport a cette reglementation en partie nouvelle sur les dechets".

Guy Geoffroy, depute de Seine-et-Marne et president des Ecomaires, s’est dit pour sa part attriste par la logique de bataille conduisant a opposer tel et tel mode de traitement. "Tous sont en effet complementaires et, de ce point de vue, meme l’etape d’incineration est incontestablement noble.

Reste a mieux les structurer les uns par rapport aux autres." Quant a la fiscalite ecologique, il a rappele qu’"elle n’est pas une fin en soi et qu’elle doit s’adapter aux collectivites qui n’ont pas attendu le Grenelle pour etre vertueuses".

Il a formule dans ce sens des propositions en cours d’etude par Chantal Jouanno, secretaire d’Etat a l’ecologie.
Tout comme Christophe Cros, president de la Fnade (Federation professionnelle des activites du dechet), il defend l’idee d’une "fiscalite plus incitative que punitive". Ce dernier, par ailleurs PDG de Sita, a etaye cette idee en ajoutant que la fiscalite peut etre un outil de regulation, comme c'est le cas de facon selon lui plus assumee chez nos voisins anglais et hollandais.

En termes de tarification incitative, Christophe Cros a rappele que les neuf experiences menees par des collectivites pilotes ont donne lieu a un guide edite par l’Assemblee des departements de France (ADCF). "Si l’on en resume grossierement les conclusions, disons que le dispositif incitatif engendre durant les deux premieres annees de mise en œuvre une baisse de 20% des ordures menageres collectees et donc une augmentation des materiaux tries a recycler. Les annees suivantes, cette baisse neanmoins stagne." Encore trop peu flexible a ses yeux, ce dispositif necessite, comme il l’a rappele, un important effort d’information en amont, une analyse des couts, une experimentation sur des zones tests et une facturation plus a la levee qu’au poids. Il peut etre appuye par l’Ademe qui, lors de son dernier conseil d’administration la semaine derniere, l'a bien integre a la liste de secteurs et d'actions qu’elle s’apprete a appuyer des 2010. Introduits par le Grenelle 2, les plans locaux de prevention font partie du lot. "L’appui de l’Ademe pourra egalement porter sur les outils d’optimisation de la gestion des dechets, le compostage domestique et, plus nouveau, sur l’amelioration des centres de tri ou celle des recycleries pouvant servir de lieux de prevention", a conclu Laurent Michel, directeur general de la prevention des risques et delegue aux risques majeurs au sein du ministere de l'Ecologie.
<http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250258969179>

mercredi 14 octobre 2009

biocarburants deuxième génération:le SCANDALE continue avec les mêmes

Biocarburants : en avant pour la seconde generation, sans recul sur la premiere, AFP, 08/10/09

Paris(AFP) - 16:23 - Le gouvernement s'apprete a lancer l'experimentation a grande echelle des agrocarburants de deuxieme generation, avant meme d'avoir tire le bilan de la premiere, decriee pour ses impacts sur l'environnement et l'utilisation de terres agricoles.
Le conseil d'administration de l'Ademe, l'Agence pour le developpement et la maitrise de l'energie, vient de valider un plan de developpement des agrocarburants de 2e generation baptise BioTfuel, d'un montant de 112 M d'euros.

Produits a partir d'herbes et de residus agricoles et forestiers, la 2e generation, qui utiliserait davantage de varietes de plantes, ne se substituerait pas a priori a des cultures alimentaires.
Selon un document "confidentiel" de l'Ademe dont l'AFP a obtenu copie jeudi, confirmant ainsi des informations parues dans le quotidien Les Echos, ce plan vise la fabrication de "biocarburant de type biogaz et biokerosene en 2015".
Le projet prevoit la construction de deux sites industriels, dont un a Compiegne, l'autre sur "un site" de Total, qui a confirme, dans un communique, son "interet a prendre une part active" dans le projet.

Le groupe petrolier, qui devrait apporter plus de 28 M d'euros - et en recevrait 7 M de l'Ademe- fait partie du consortium reuni pour conduire les experimentations, comprenant notamment l'Institut francais du petrole (IFP) et le Commissariat a l'energie atomique (CEA), Sofiproteol (Etablissement Financier de la Filiere des Huiles et Proteines Vegetales) et le groupe industriel allemand Uhde.
L'Ademe, qui s'est refusee jeudi a tout commentaire sur le sujet, apportera une aide de 30,06 M d'euros et la region Picardie, 3,2M.

BioTfuel vise un rendement de 30% au niveau experimental et un minimum de 20% au plan industriel: soit 1 Mt de matieres seches pour produire 200.000 a 300.000 litres de carburant.

"Il s'agit bien d'une experimentation", insiste Michel Dubromel, responsable du reseau Transports de la federation France Nature Environnement (FNE). "Mais le principe du coup parti nous gene: on met la charrue avant les boeufs. Notre souci, depuis le debut, est de connaitre le bilan carbone (les emissions de gaz a effet de serre) des agrocarburants".
Il s'inquiete notamment du transport de grandes quantites de matieres premieres jusqu'a leur site de traitement industriel.

Au sein du gouvernement, notamment au ministere du Developpement durable, la gene est palpable faute de pouvoir repondre a cette question.

L'Ademe a bien ete chargee d'une evaluation des impacts des agrocarburants de 1e generation; apres un premier rapport decrie, une seconde expertise lui a ete commandee mais sa publication se fait toujours attendre, laissant libre cours aux speculations.

Pour Patrick Sadones, de la Confederation paysanne, "le gouvernement met le champignon sur la deuxieme generation car le rapport va montrer que la premiere generation est nulle".
"Si le bilan etait bon, on ne se serait pas depeche", suspecte egalement Arnaud Gossement, porte-parole de FNE. Le "scandale", ajoute-t-il, c'est aussi de lancer la 2e generation "sans avoir procede a une etude d'impact" prealable.

En 2008, l'expert Energies renouvelables de l'Ademe, Jean-Louis Bal, mettait deja en garde contre les effets pervers des biocarburants, meme de seconde generation.

"Si on convertit des prairies ou pire, une foret, qui stockaient des quantites considerables de CO2, soudain relachees dans l'atmosphere, le bilan devient catastrophique".

<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.e0691dfedd19b96562f6ca824539481d.11.xml>

bio-carburant:l'arnaque écologique fer de lance du "développement durable" :BORLOO et ses mensonges

Des biocarburants pas aussi "verts" que ca, Le Monde, 09/10/09

Les biocarburants utilises en France ne sont pas tous aussi "verts" que l'on veut bien le dire. Qu'il s'agisse des emissions de gaz a effet de serre qu'ils engendrent ou de l'energie consommee dans leurs processus de fabrication, de grandes disparites apparaissent. Sans compter l'impact que peut avoir leur developpement sur l'utilisation des terres.

C'est ce que montre un rapport realise par le bureau d'etude Bio Intelligence Service (BioIS) pour le compte de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie) que Le Monde s'est procure. Ce rapport a servi de base a une etude sur les biocarburants de premiere generation consommes en France publiee par l'Ademe jeudi 8 octobre, tard dans la soiree, a la demande du ministere de l'Ecologie.

Le "haut du panier", l'ethanol de canne a sucre
L'ethanol de canne a sucre emet 90 % de moins de gaz a effet de serre que l'essence et les economies d'energies dans son processus de production sont d'environ 80 %.
Le bilan "correct" des bioethanols issus du mais, du ble, de la betterave et des biodiesels de tournesol, colza, soja
Ces bioethanols et ces biodesels assurent, selon le rapport, un gain en terme d'emissions de 60 % a 80% par rapport aux energies fossiles et des economies d'energies dans le processus de fabrication de 50 % a 80%.
Les mauvais comptes de la filiere ETBE (ethyl-tertio-buthyle-ether) issue d'ethanol de betterave, de ble, de mais
Apres le biodiesel de colza, la filiere ETBE (ethyl-tertio-buthyle-ether) qui est basee sur l'utilisation de l'ethanol de betterave, de ble, ou de mais est la filiere la plus developpee en France.
Son bilan, tant en termes de gains energetiques (a peine 20%) que de reductions d’emissions la qualifie tout juste aux exigences europeennes : selon la directive sur les energies renouvelables, un biocarburant, pour etre comptabilise dans le plan Climat, devra permettre une reduction de 35 % des gaz a effet de serre par rapport a l’energie fossile qu’il remplace en 2010 et de 50 % en 2013.

L'impact sur l'utilisation des terres modifie les bilans
Le rapport insiste egalement sur les consequences du developpement des biocarburants sur l'utilisation des terres, que les cultures sur lesquelels ceux-ci reposent prennent la place de cultures alimentaires ou prosperent a la place des forets.
Le rapport montre que la prise en compte de changement d'affectation des sols peut transformer un bilan a peu pres positif sur le plan environnemental et energetique en un bilan catastrophique.

L'etude de BioIS montre par exemple que, dans l'hypothese ou la production de biocarburants se traduit par de la deforestation en zone tropicale, le biodiesel issu du colza a un bilan carbone deux fois plus mauvais que le combustible fossile qu'il remplace.
Sur le meme sujet :
Decryptage : Ecologistes et agriculteurs s'affrontent durement sur la deforestation de l'Amazonie
Chronique Matieres premieres : L'ethanol a la ramasse, par Alain FaujasLes faits
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/10/09/des-biocarburants-pas-aussi-verts-que-ca_1251439_3244.html#ens_id=1251451>

jeudi 8 octobre 2009

éco-construction / agriculture biologique :similitude des problèmes

La maison "passive", peu energivore, peine a s'imposer en France, Le Monde, 28/09/09
Gregoire Allix

C'est une jolie maison contemporaine, habillee de pied en cap d'une treille ajouree en bambou. Un ovni, dans cette rue pavillonnaire de Bessancourt (Val-d'Oise). Mais sa veritable originalite est ailleurs : la maison Karawitz, inauguree en grande pompe jeudi 24 septembre, consomme dix fois moins d'energie que les pavillons voisins.


Voici donc la premiere maison passive d'Ile-de-France dument certifiee. Et, a ce jour, l'habitation la plus performante de l'Hexagone, selon ses concepteurs et destinataires, les architectes Milena Karanesheva et Mischa Witzmann, duo germano-bulgare fondateur de l'agence parisienne Karawitz.


Les maisons passives ? Un concept defini en 1998 par des chercheurs de Darmstadt, en Allemagne. Ces batiments ultra-basse consommation, etanches, capables de se passer de radiateurs, partent du constat que la meilleure energie est celle qu'on ne consomme pas.

Une maison passive brule 90 % moins d'energie qu'une construction moyenne, 75 % de moins qu'un logement aux normes thermiques actuelles.


"Notre maison est presque autonome. Notre consommation totale d'electricite atteint 60 kWh par metre carre et par an, moitie moins si l'on deduit la production de nos panneaux photovoltaiques", detaille M. Witzmann.
Reste que les maisons passives demeurent en France une exception notable. Quelque 20 000 batiments passifs ont ete batis en Europe ces dernieres annees... dont une centaine seulement dans l'Hexagone.

"Il y a en France 150 batiments en cours de constructions ou projetes, une petite centaine construits et habites. Mais seulement une demi-douzaine vraiment labellisee, tous des maisons individuelles", precise Etienne Vekemans, president de l'association La Maison passive France.
Plus de subventions


Dans le meme temps, l'Allemagne a bati 12 000 maisons passives et l'Autriche pres de 5 000, selon le reseau europeen Pass-Net. Au rythme actuel, ces deux pays devraient compter, d'ici a 2012, respectivement 38 000 et 27 000 maisons passives. Pas sur que le phenomene ait decolle en France d'ici la.


"Le premier obstacle est financier", estime M. Witzmann. Le cout de construction de ces maisons "thermos" dessinees sur mesure reste prohibitif : entre 1 800 euros et 2 000 euros hors taxes le metre carre en moyenne, 360 000 euros toutes taxes comprises pour les 160 m2 de la maison Karawitz.

"On estime le surcout de 20 % a 25 % pour une maison individuelle, environ 10 % en habitat collectif, precise M. Vekemans. Grace aux economies d'energie, cet investissement est amorti en quinze a vingt ans pour une maison, dix ans dans un immeuble."


La facture a de quoi decourager. D'autant que, "depuis le debut de l'annee 2009, la maison passive ne beneficie plus d'aucunes subventions, pourtant essentielles pour demarrer une filiere", tempete M. Vekemans.

"La France a abandonne l'interet pour le passif manifeste pendant le Grenelle de l'environnement, pour consacrer toutes ses aides a la promotion du label batiment basse consommation." Une norme bien moins exigeante.


Plus largement, "le passif en France est a-legal, hors la loi, non prevu dans les documents techniques qui definissent les regles de construction, observe M. Vekemans.

Des regles definies par un secteur du batiment qui a favorise les constructions jetables, bon marche mais tres gourmandes en energie.

Faire l'exact inverse tres vite, c'est delicat. Les regles ne collent plus."


Resultat : meme pour les budgets sans limite, le reve ecologique peut se transformer en cauchemar de chantier. "La maison passive demande une rigueur et une qualite absolues dans la conception, la fabrication et la mise en oeuvre, previent M. Vekemans.

Or les professionnels competents ne sont pas tres nombreux. Les filieres sont en train de se constituer. Beaucoup de materiaux n'etaient pas disponibles jusqu'a une date recente."


Retour dans la maison Karawitz.

"Les panneaux de bois, les poutrelles et les cellules photovoltaiques viennent d'Allemagne, l'isolant en ouate de cellulose de Suisse, le systeme de ventilation du Danemark", confirme M. Witzmann.
Autant de camions sur les routes.

Et autant d'accrocs dans le bilan ecologique de la maison.
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Des logements sans chauffage


Performance. Pour etre qualifiee de passive, une maison doit consommer 15 kWh par metre carre par an au plus pour le chauffage, contre 110 pour une maison neuve aux normes et 240 en moyenne pour le parc immobilier francais. La consommation totale d'electricite de la maison doit se situer sous les 120 kWh/m2/an.


Principe. La maison capte la chaleur produite par le soleil, les appareils electromenagers, la cuisine, les lampes, et meme le corps de ses habitants, emmagasinee et restituee par des materiaux a forte inertie.


Outils. A une conception bioclimatique pour optimiser l'apport solaire, la maison passive ajoute les exigences d'un batiment "thermos" : une forme compacte, des murs epais et surisoles, des fenetres double ou triple vitrage. Et pour aerer sans refroidir l'air, la ventilation met en oeuvre un systeme mecanique a double flux et recuperateur de chaleur.
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/09/28/la-maison-passive-peu-energivore-peine-a-s-imposer-en-france_1246107_3244.html#ens_id=1246206>

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mercredi 7 octobre 2009

la trieuse de Denis

juste parce que je trouve cette facade magnifique

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terre des fondations


sur ce chantier,
la terre des fondations est utilisé telle qu'elle
sans aucun apport

elle a juste été tamisée par la machine de Denis

il faut reconnaitre qu'elle colle !
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enduit terre/paille avant après



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enduit terre paille

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enduit de corps très pailleux, méthode Danoise


pour Jérôme

voilà ce que donne l'enduit de corps avec la méthode Danoise
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détail du tamis


il a ajouté unegrille et un système de secoueur
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tamisage mécanique de la terre


le tapis en rouge,c'est le tamis qu'a conçu Denis
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maison en paille de saint pierre de bressieux en isère


Denis et ses fondations.
il a décaissé sur plus de 2 mêtres de hauteur.
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ossature légère


en technique greb,l'ossature n'est composée que de lambourdes de 10 cm *4 cm
c'est très fragile jusqu'au moment où on insère la paille entre les montants.
une fois le mortier coulé c'est d'une solidité impressionnante!!
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coulage du mortier léger


non ce n'est pas du béton.

le mélange est le suivant:
3 vol de sable 0/4
1 vol de ciment
1 vol de chaux NHL 3,5
4 vol de sciure fine
et environ 2,5 vol d'eau.

on peut décoffrer dès le lendemain.
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maison en paille ,technique greb,à Barbières dans la drome



pour Colette
:-))
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lundi 5 octobre 2009

fête de la récup',faites de la récup' à Romans le 21 novembre

je vais participer à cette manifestation.
j'espère que nous serons nombreux

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Présentation de LA FAITES DE LA RECUP'

Quoi ?
La Faites de la récup est organisée dans le cadre de la semaine nationale de réduction des déchets. Elle a pour objectif de sensibiliser le grand public à la récupération. Il s'agit de faire prendre conscience que des alternatives à la consommation existent à travers des stands de savoir-faire et d'autres présentation de récupération, plus avancés.

Les stands de savoir-faire : toute personne qui le souhaite tiendra un stand où il montrera et apprendra au public comment créer un objet à partir de matériaux et objets recyclés. Les visiteurs pourront créer eux-même des objets-récup et repartir avec.

Les stands avancés : des personnes qui pratiquent depuis quelques années la récupération montreront leurs réalisations. Cette journée sera l'occasion d'expliquer comment ils en sont venus à la récupération, leur pratique et la conception de leurs objets.
Nous accueillerons des auto-constructeurs d'éoliennes en récup, un atelier bidon (ou comment recycler les bidons), des créateurs de meubles en carton, etc.

Un concours « la machine du XXIème siècle » (créées uniquement à partir de récup) a été lancé dans les écoles, collèges et lycées de Romans et ses alentours afin de sensibiliser également les plus jeunes.
Vous trouverez également une zone de gratuité, un vide grenier et des informations sur les ressourceries.
Qui ? Nous sommes un collectif de Romans, Bourg de Péage et les alentours, très intéressés par la récupération, face au gaspillage de notre société.
Le collectif existe depuis un an et a pour objectif de créer, à terme, une ressourcerie, lieu de collecte, réparation, remise en état et vente d'objets récupérés.
www.ressourcerie.fr

Où et quand?
La faites de la récup aura lieu le 21 novembre prochain, à la Salle Charles Michels, rue du Puy à Romans
de 9h à 10h : les enseigants déposent les « machines du XXIème sicle dans la salle »
de 10h à 19h : ouverture au grand public
à 15h : remise des prix aux groupes d'élèves

Comment participer?
Si vous souhaitez tenir un stand de savoir-faire ou plus avancé de récupération, il suffit de remplir la fiche d'inscription et de nous la retourner.
Stand de savoir-faire : Marion Cheucle
Stand avancé : Vincent Burais

Nous rejoindre

Pour plus d'infos, visitez le blog de la faites de la récup : http://faitesdelarecup.free.fr
Contactez-nous : faitesdelarecup@free.fr

Karine : 06 83 11 10 07
Vincent : 06 78 25 04 51

Ce projet est soutenu par l'appel à projets citoyens de la ville de Romans.

samedi 3 octobre 2009

Masanobu Fukuoka

je me suis rendu compte la semaine dernière que si je cite souvent Masanobu Fukuoka comme le déclencheur de ce que sera l'agriculture de demain , je n'ai jamais mis d'article explicant ses façons de faire.
j'en ai trouvé un petit résumé sur le net.
même si ,en fait, c'est beaucoup plus sophistiqué que c'est écrit dans l'article,les bases y sont.

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Révolution d'un seul brin de paille.
La Révolution d'un seul brin de paille. Masanobu Fukuoka
Les quatre principes de l'agriculture naturelle (permaculture)
de Masanobu Fukuoka

extrait de La révolution d'un seul brin de paille


Le premier principe et de NE PAS CULTIVER, c'est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre.
Pendant des siècles les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue était essentielle pour faire venir des récoltes. Cependant, ne pas cultiver est le fondement de l'agriculture sauvage. La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l'activité des microorganismes, des petits animaux et des vers de terre.

Le second est PAS DE FERTILISANT CHIMIQUE OU DE COMPOST PREPARE.
[Pour fertiliser, M. Fukuoka fait pousser une légumineuse en couverture du sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs et ajoute un peu de fumier de volaille (à la suite de la construction d'une route entre son poulailler et ses champs, ses volailles ne pouvaient plus se balader dans ses cultures. Il a été contraint à cet apport.] Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu'ils causent. Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l'épuisement annuel de la terre en est la conséquence. Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux.

Le troisième est NE PAS DESHERBER, NI MECANIQUEMENT, NI AUX HERBICIDES.
Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l'équilibre de la communauté biologique. C'est un principe fondamental que les mauvaises herbes doivent être contrôlées, non éliminées.

Le quatrième est PAS DE DEPENDANCE ENVERS LES PRODUITS CHIMIQUES. [Mr Fukuoka fait pousser ses récoltes de céréales sans produit chimique d'aucune sorte. Sur quelques arbres du verger il a occasionellement recours à une émulsion d'huile de machine pour contrôler la cochenille (insect scales). Il n'utilise pas de poison persistant ou à large spectre, et n'a pas de « programme » pesticide] Depuis le temps que les plantes faibles se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre. Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n'atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l'utilisation de poisons chimiques. L'approche intelligente du contrôle des maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain.


Pratique de l'agriculture naturelle...


« Mes champs sont peut-être les seuls au Japon à ne pas avoir été labourés depuis plus de vingt ans, et la qualité du sol s'améliore à chaque saison. J'estime que la couche supérieure riche en humus, s'est enrichie sur une profondeur de plus de douze centimètres durant ces années. Ce résultat est en grande partie dû au fait de retourner au sol tout ce qui a poussé dans le champ sauf le grain.» M. Fukuoka




« En un jour il est possible de faire assez de boulettes d'argile pour ensemencer environ deux hectares. Je trouve que là où les boulettes sont couvertes de paille, les semences germent bien et ne pourissent pas même les années de pluie



Culture
Quand le sol est cultivé on change I'environnement naturel au point de le rendre méconnaissable. Les répercussions de tels actes ont donné des cauchemars à des générations innombrables d'agriculteurs. Par exemple quand on soumet à la charrue un territoire naturel, de très solides mauvaises herbes telles que le chiendent et I'oseille arrivent parfois à dominer la végétation. Quand ces mauvaises herbes s'installent, I'agriculteur est confronté à une tâche presque impossible, le désherbage annuel. Très souvent la terre est abandonnée.Quand on est confronté à de tels problèmes, la seule solution de bon sens est de cesser en premier lieu les pratiques contre-nature qui ont amené cette situation. L'agriculteur a aussi la responsabilité de réparer les dommages qu'il a causé. La culture du sol devrait être arrêtée. Si des mesures douces comme de répandre de la paille et de semer du trèfle sont pratiquées, au lieu d'utiliser des machines et des produits chimiques fabriqués par I'homme pour faire une guerre d'anéantissement, I'environnement reviendra alors à son équilibre naturel et même les mauvaises herbes génantes pourront être controlées.

Fertilisant
Il m'arrive de demander en causant avec des experts de la fertilité du sol : « Si un champ est laissé à lui-même, la fertilité du sol augmentera-t-elle ou s'épuisera-t-elle? ». D'ordinaire ils hésitent et disent quelque chose comme : « Bien, voyons. Elle s'épuisera... » Non, ce n'est pas le cas si I'on se souvient que si I'on cultive le riz pendant longtemps dans le même champ sans engrais, la récolte se stabilise alors autour de 24 quintaux à I'hectare. La terre ne s'enrichit ni ne s'épuise.Ces spécialistes de réfèrent à un champ cultivé et inondé (culture du riz - MD). Si la nature est livrée à elle-même la fertilité augmente. Les débris organiques animaux et végétaux s'accumulent et sont décomposés par les bactéries et les champignons à la surface du sol. Avec I'écoulement de I'eau de pluie les substances nutritives sont entraînées profondément dans le sol pour devenir nourriture des microorganismes, des vers de terre et autres petits animaux. Les racines des plantes atteignent les couches du sol plus profondes et ramènent les substances nutritives à la surface. Si vous voulez avoir une idée de Ia fertilité naturelle de la terre, allez un jour vous promener sur le versant sauvage de la montagne et regardez les arbres géants qui poussent sans engrais et sans être cultivés. La fertilité de la nature dépasse ce que I'on peut imaginer. C'est ainsi.

Rasez la couverture forestière naturelle et plantez des pins rouges du Japon, ou des cèdres, pendant quelques générations et le sol s'épuisera et s'ouvrira à I'érosion. Par ailleurs, prenez une montagne improductive à sol pauvre d'argile rouge et plantez-la en pins ou en cèdres avec une couverture du sol en trèfle et en luzerne. Comme I'engrais vert allège et enrichit le sol, mauvaises herbes et buissons poussent sous les arbres, et un cycle fertile de régénération commence. Il y a des cas où le sol s'est enrichi sur une profondeur de dix centimètres en moins de dix ans.
Pour faire pousser les récoltes également, on peut arrêter d'utiliser des fertilisants préparés. Dans la plupart des cas une couverture permanente d'engrais vert et le retour de toute la paille et de la balle sur le sol seront suffisants. Pour fournir de I'engrais animal qui aide à décomposer la paille, j'avais I'habitude de laisser les canards aller en liberté dans les champs. Si on les y laisse aller quand ils sont canetons, pendant que les plantes sont encore toutes petites, les canards vont grandir en même temps que le riz. Dix canards vont pourvoir à tout le fumier nécessaire sur un are et aideront aussi à contrôler les mauvaises herbes.
J'ai fait cela de nombreuses années jusqu'à ce que la construction d'une route nationale vienne empêcher les canards de traverser pour aller aux champs et revenir à la basse-cour. Maintenant j'utilise un peu de crottes de poule pour aider à décomposer la paille. Sur d'autres terres, canards ou autre petit bétail sont encore possibles.Ajouter trop d'engrais peut causer des problèmes. Une année, juste après le repiquage du riz, je louai un demi hectare en champs fraîchement plantés de riz pour une période d'un an. Je vidai toute I'eau des rizières et procédai sans fertilisant chimique, répandant simplement une petite quantité de crottes de poule. Quatre champs poussèrent normalement. Mais dans le cinquième, quoi que j'y fisse, les plants de riz poussèrent trop épais et furent attaqués par la brunissure (blast disease). Quand je questionnai le propriétaire à ce sujet, il dit qu'il avait utilisé ce champ tout I'hiver comme dépôt de fumier de poules.
En utilisant de la paille, de I'engrais vert et un peu de fumier de volaille, vous pouvez obtenir de hauts rendements sans ajouter de compost ni de fertilisant du commerce. Depuis plusieurs dizaines d'années maintenant, je reste tranquille à observer la démarche de la nature pour faire pousser et fertiliser. Et tout en observant, je fais de magnifiques récoltes de Iégumes, d'agrumes, de riz et de céréales d'hiver, cadeau pour ainsi dire de la fertilité naturelle de la terre.

Venir à bout des mauvaises herbes
Voici quelques points clef à se rappeler dans la manière d'agir avec les mauvaises herbes. Dès qu'on arrête de cultiver, la quantité de mauvaises herbes décroît nettement. Les variétés de mauvaises herbes dans un champ donné vont de même changer.
Si I'on sème pendant que la moisson précédente mûrit encore, ces semences germeront avant les mauvaises herbes. Les mauvaises herbes d'hiver ne Ièvent qu'après la moisson du riz, mais à cette époque-là, les céréales d'hiver ont déjà pris une tête d'avance. Les mauvaises herbes d'été ne Ièvent qu'après la moisson de I'orge et de I'avoine, mais le riz est déjà en train de croitre avec vigueur. En calculant les semailles de sorte qu'il n'y ait pas d'intervalle entre la succession des cultures on donne aux graines semées un sérieux avantage sur les mauvaises herbes. Si I'on recouvre entièrement le champ de paille juste après la moisson, on coupe court momentanément à la germination des mauvaises herbes. Le trèfle blanc semé avec les semences, en couverture du sol, aide aussi à garder les mauvaises herbes sous contrôle.
L'habituelle voie d'action sur les mauvaises herbes est de cultiver le sol. Mais lorsque vous le cultivez, les graines enfouies profondément dans le sol qui n'auraient jamais germé autrement, sont remontées à la surface et vous leur donnez une chance de germer. De plus, dans ces conditions, vous donnez I'avantage aux variétés à germination et croîssance rapides. Ainsi pourriez-vous dire que I'agriculteur qui essaye de contrôler les mauvaises herbes par la culture du sol, sème littéralement les graines de sa propre infortune.
Contrôle des « maladies »
Il faut dire qu'il y a encore des personnes qui pensent que si elles n'utilisent pas de produits chimiques leurs arbres fruitiers et leurs champs de céréales vont dépérir sous leurs yeux. En réalité c'est en utilisant ces produits chimiques que les gens ont préparé à leur insu les conditions par lesquelles cette peur non fondée peut devenir réalité.
Récemment des pins rouges du Japon ont souffert de sérieux ravages dûs à une irruption d'hylobie de l'écorce (charançon du pin = pine bark weevils). Les forestiers utilisent maintenant des hélicoptères pour essayer d'arrêter les ravages par des pulvérisations aériennes. Je ne nie pas que ce soit efficace à court terme, mais je sais qu'il doit y avoir un autre moyen.
Les chancres de I'hylobie, selon les dernières recherches, ne sont pas une infestation directe mais continuent I'action de parasites médiats. Les parasites procréent à I'intérieur du tronc, bloquent le transport de I'eau et des éléments nutritifs, et causent éventuellement le dépérissement et la mort du pin. La cause profonde, naturellement, n'est pas encore clairement discernée.
Les parasites se nourrissent d'un champignon qui se trouve à I'intérieur du tronc de I'arbre. Pourquoi ce champignon s'est-il mis à proliférer ainsi à I'intérieur de I'arbre? Est-ce que le champignon a commencé à se multiplier après que le parasite eût déjà fait son apparition ? Ou bien est-ce que le parasite a paru parce que le champignon était déjà Ià ? Cela se résume par la question : qui vint le premier : le champignon ou le parasite ? Qui plus est, il y a un autre microbe dont on sait très peu de chose, qui accompagne toujours le champignon, et un virus toxique pour le champignon. Les effets s'enchaînant en tous sens, la seule chose dont on soit absolument sûr est que les pins dépérissent en nombre inhabituel.
On ne peut pas savoir quelle est la cause véritable du chancre du pin, ni les conséquences profondes du « remède ». Si I'on intervient à I'aveuglette cela ne peut que semer les graines de la prochaine grande catastrophe. Non, je ne peux pas me réjouir, sachant que les ravages directs de I'hylobie ont été résolus par des vaporisations de produits chimiques. Utiliser des produits chimiques agricoles est la manière la plus absurde de traiter des problêmes tels que ceux-là, et ne conduira qu'à de plus graves problèmes dans I'avenir.
Les quatre principes de I'agriculture sauvage - (ne pas cultiver, pas d'engrais chimiques ni de compost préparé, pas de désherbage par labour ni herbicide et pas de dépendance chimique)- obéissent à I'ordre naturel et conduisent au réapprovisionnement de la richesse naturelle. Tous mes tâtonnements ont suivi cette ligne d'idée. C'est le coeur de ma méthode pour faire pousser Iégumes, céréales et agrumes.
Agriculture au milieu des mauvaises herbes
Une grande variété d'espèces de mauvaises herbes poussent avec le grain et le trèfle blanc dans ces champs. La paille de riz répandue sur le champ I'automne dernier est déjà décomposée en riche humus. La moisson atteindra environ 59 quintaux à I'hectare .
Hier, quand le Professeur Kawase, qui fait autorité sur les herbes de pâturage, et le Professeur Hiroe, qui fait des recherches sur les plantes anciennes, virent la fine couche d'engrais vert dans mes champs, ils appelèrent cela une magnifique oeuvre d'art. Un agriculteur local qui s'était attendu à voir mes champs complètement recouverts de mauvaises herbes fut surpris de voir I'orge poussant si vigoureusement parmi les nombreuses autres plantes. Des experts techniques sont également venus ici, ont vu les mauvaises herbes, vu le cresson et le trèfle qui poussent partout, et sont partis en hochant la tête d'étonnement .
Il y a vingt ans, quand j'encourageais I'utilisation d'une couverture du sol permanente dans les vergers, il n'y avait pas un brin d'herbe visible dans les champs ou les vergers dans tout le pays. En voyant des vergers comme les miens les gens arrivèrent comprendre que les arbres fruitiers pouvaient très bien pousser parmi toutes sortes d'herbes. Aujourd'hui les vergers couverts d'herbes sont communs au Japon et ceux qui ne le sont pas sont devenus rares.

C'est la même chose pour les champs de céréales. Riz, orge et avoine peuvent pousser avec succès tandis que les champs sont couverts de trèfle et de mauvaises herbes tout au long de I'année. Revoyons plus en détail le programme annuel des semailles et moissons de ces champs. Début octobre, avant la moisson, on sème à la volée du trèfle blanc et des céréales d'hiver de variété à croîssance rapide parmi les tiges du riz finissant de mûrir. Le trèfle et I'orge, ou I'avoine, Ièvent et poussent de deux centimètres et demi à cinq centimètres pendant le temps qu'il faut au riz pour être prêt à moissoner. Pendant la moisson du riz, les semences levées sont foulées par les pieds des moissonneurs, mais récupèrent en un rien de temps. Quand le battage est accompli la paille de riz est répandue sur le champ.
Quand le riz est semé en automne et laissé découvert, les semences sont souvent mangées par les souris et les oiseaux ou bien elles pourrissent au sol et c'est pourquoi j'enferme les semences de riz dans de petites boulettes d'argile avant de semer. La semence est étalée sur un plateau ou une panière que I'on secoue dans un mouvement de va-et-vient circulaire. On la saupoudre d'argile finement pulvérisée et on ajoute de temps en temps une fine buée d'eau. Cela forme de petites boulettes d'environ un centimètre de diamètre. Il y a un autre procédé pour faire les boulettes.
- On fait d'abord tremper dans I'eau pendant plusieurs heures la semence de riz décortiqué. On la retire et on la mélange à de I'argile humecté tout en foulant des pieds ou des mains. Puis on presse I'argile à travers un tamis en grillage de cage à poule pour le séparer en petites mottes. On doit laisser sècher les mottes un jour ou deux, ou jusqu'à ce qu'on puisse aisément les rouler en boulettes entre les paumes. Idéalement il y a une graine par boulette. En un jour il est possible de faire assez de boulettes pour ensemencer environ deux hectares.
Selon les conditions j'enferme quelquefois les semences des autres céréales et des Iégumes dans des boulettes avant de semer. De mi-novembre à mi-décembre c'est le bon moment pour semer à la volée des boulettes contenant la semence de riz parmi les jeunes plants d'orge ou d'avoine, mais on peut aussi les semer à la volée au printemps. On étend sur le champ une fine couche de fumier de volaille pour aider à décomposer la paille et les semailles de I'année sont terminées.
En mai les céréales d'hiver sont moissonnées. Après le battage toute la paille est répandue sur le champ.

On fait alors entrer I'eau qu'on laisse stagner pendant une semaine à dix jours. Ceci provoque un affaiblissement des mauvaises herbes et du trèfle et permet au riz de lever à travers la paille. Durant juin et juillet la pluie suffit ; en août on fait passer de I'eau courante à travers le champ une fois par semaine sans la laisser stagner. Maintenant la moisson d'automne approche. Tel est le cycle annuel de culture du riz/céréales d'hiver par la méthode naturelle. Les semailles et la moisson suivent de si près le modèle de la nature qu'on peut considérer qu'elles suivent leur processus naturel plutôt qu'une technique agricole. Cela ne prend qu'une heure ou deux à un agriculteur de faire les semailles et de répandre la paille sur un are. A I'exception de la moisson on peut faire pousser seul les céréales d'hiver, et pour le riz deux ou trois personne suffisent en n'utilisant que les outils japonnais traditionnels. Il n'y a pas méthode plus facile, plus simple, pour faire pousser le grain. Elle comporte à peine plus que semer à la volée et répandre la paille, mais il m'a fallu plus de trente ans pour atteindre cette simplicité.
Cette manière de travailler la terre s'est développée conformément aux conditions naturelles des îles japonaises mais j'ai le sentiment que la méthode naturelle du travail de la terre pourrait aussi être appliquée dans d'autres régions et pour d'autres cultures indigènes. Dans les régions où I'eau n'est pas aisément disponible on pourrait faire pousser le riz des montagnes, par exemple, ou d'autres grains tels que le sarrasin, le sorgho ou le millet. Au lieu du trèfle blanc une autre variété de trèfle, la luzerne, la vesce ou le lupin peuvent se révéler meilleures couvertures du champ. L'agriculture sauvage prend une forme distincte, conformément aux conditions particulières de la région où elle est appliquée.
Pendant la transition vers cette sorte d'agriculture, un peu de désherbage, de compostage ou d'élagage peuvent être nécessaires au début mais ces mesures seront graduellement réduites chaque année. Finalement ce n'est pas la technique de culture qui est le facteur le plus important, mais plutôt I'état d'esprit de I'agriculteur.

Agriculture avec de la paille
On pourrait considérer que répandre de la paille est plutôt sans importance alors que c'est le fondement de ma méthode pour faire pousser le riz et les céréales d'hiver. C'est en relation avec tout, avec la fertilité, la germination, les mauvaises herbes, la protection contre les moineaux, I'irrigation. Concrétement et théoriquement, I'utilisation de la paille en agriculture est un point crucial. Il me semble que c'est quelque chose que je ne peux pas faire comprendre aux gens.
Répandre la paille non-hachée
Le Centre d'Essai d'Okayama est en train d'expérimenter I'ensemencement direct du riz dans quatre vingt pour cent de ses champs expérimentaux. Quand je leur suggérai d'étendre la paille non-hachée, ils pensèrent apparemment que cela ne pouvait pas être bien, et firent les expériences après I'avoir hachée dans un hachoir mécanique. Quand j'allai voir I'essai il y a quelques années, je vis que les champs avaient été divisés en ceux utilisant la paille non-hachée, hachée et pas de paille du tout. C'est exactement ce que je fis pendant longtemps et comme la non hachée marche mieux, c'est la non-hachée que j'utilise. M. Fujii, un enseignant du Collège d'Agriculture de Yasuki dans la Préfecture de Shimane, voulait essayer I'ensemencement direct et vint visiter ma ferme. Je lui suggérai de répandre de la paille non-hachée sur son champ. Il revint I'année suivante et rapporta que I'essai avait raté. Après avoir écouté attentivement son récit, je m'aperçus qu'il avait posé la paille de manière rectiligne et ordonnée comme le mulch d'un jardin japonais. Si vous faites ainsi, les semences ne germeront pas bien du tout. Les pousses du riz auront du mal à passer au travers de la paille d'orge ou d'avoine si on la répand de façon trop ordonnée. Il vaut mieux la jeter à la ronde en passant, comme si les tiges étaient tombées naturellement.
La paille de riz fait un bon mulch aux céréales d'hiver, et la paille de céréales d'hiver est encore meilleure pour le riz. Je veux que cela soit bien compris. Il y a plusieurs maladies du riz qui infesteront la récolte si on applique de la paille de riz fraîche. Toutefois ces maladies du riz n'affecteront pas les céréales d'hiver, et si la paille de riz est étendue en automne, elle sera tout à fait décomposée quand le riz germera au printemps suivant. La paille de riz fraîche est saine pour les autres céréales, de même que la paille de sarrazin, et la paille des autres espèces de céréales peut être utilisée pour le riz et le sarrazin. En général la paille fraiche des céréales d'hiver telles que le froment, I'avoine et I'orge ne doit pas être employée comme mulch pour d'autres céréales d'hiver parce que cela pourrait provoquer des dégats par maladie .La totalité de la paille et de la balle restant après avoir battu doit retourner sur le champ.

La paille enrichit la terre.
Eparpiller la paille maintient la structure du sol et enrichit la terre au point que le fertilisant préparé devient inutile. Ceci est lié bien entendu à la non-culture. Mes champs sont peut-être les seuls au Japon à ne pas avoir été labourés depuis plus de vingt ans, et la qualité du sol s'améliore à chaque saison. J'estime que la couche supérieure riche en humus, s'est enrichie sur une profondeur de plus de douze centimètres durant ces années. Ce résultat est en grande partie dû au fait de retourner au sol tout ce qui a poussé dans le champ sauf le grain.
Pas besoin de préparer de compost.
II n'est pas nécessaire de préparer de compost. Je ne dirai pas que vous n'avez pas besoin de compost - seulement qu'il n'est pas nécessaire de travailler dur à le faire. Si on laisse la paille étendue à la surface du champ au printemp ou en automne et qu'on la recouvre d'une mince couche de fumier de poule ou de crottes de canard, en six mois elle se décomposera complètement. Pour faire du compost par la méthode habituelle, I'agriculteur travaille comme un fou sous le soleil brûlant, hachant la paille, ajoutant de I'eau et de la chaux, retournant le tas et le tractant jusqu'au champ. Il se donne toute cette peine parce qu'il pense que c'est une « meilleure voie ». Je préférerais voir les gens éparpiller de la paille, de la balle ou des copeaux sur leurs champs .
En voyageant sur la ligne de Tokaïdo à I'ouest du Japon, j'ai remarqué qu'on coupe la paille plus grossièrement que lorsque j'ai commencé à parler de la répandre non coupée. I1 faut que je rende justice aux agriculteurs. Mais les experts d'aujourd'hui continuent à dire qu'il est préférable de n'utiliser que tant de tonnes de paille à I'hectare. Pourquoi ne disent-ils pas de remettre toute la paille dans le champ ? En regardant par la fenêtre du train, on peut voir des agriculteurs qui ont coupé et répandu environ la moitié de la paille et laissent pourrir le reste à I'écart sous la pluie.Si tous les agriculteurs du Japon se mettaient d'accord et commençaient à remettre toute la paille sur leurs champs, le résultat serait qu'une énorme quantité de compost reviendrait à la terre.


Germination
Pendant des centaines d'années les agriculteurs ont mis grand soin à la préparation de semis de riz pour faire pousser du plant sain et fort. Ils nettoyaient les petits semis comme s'ils avaient été I'autel des ancètres. La terre était cultivée, du sable et les cendres de balle de riz brûlée étaient répandus tout autour, et une prière était offerte pour que les plants réussissent.
Il n'est donc pas étonnant que les villageois des environs aient pensé que je n'avais plus ma tête de jeter la semence à la volée tandis que les céréales d'hiver étaient encore sur pied, avec des mauvaises herbes et des morceaux de paille en décomposition éparpillés partout.
Naturellement les semences germent bien quand elles sont semées directement sur un champ bien retourné, mais s'il pleut il devient boueux, on ne peut pas y entrer et y marcher et les semailles doivent être différées. La méthode sans culture a la sécurité sur ce point, mais par ailleurs elle a I'inconvénient des petits animaux tels que taupes, grillons, souris et limaces qui aiment manger les semences. Les boulettes d'argile enfermant les semences résolvent ce problème.Pour semer les céréales d'hiver la méthode habituelle est de semer la semence et de la recouvrir de terre. Si la semence est mise trop profondément, elle pourrira. J'ai autrefois laissé tomber la semence dans de petits trous dans le sol, ou dans des sillons sans les recouvrir de terre, mais j'ai expérimenté beaucoup d'échecs avec les deux méthodes. Depuis peu je suis devenu paresseux et au lieu de faire des sillons ou de faire des trous dans la terre, j'enveloppe les semences dans des boulettes d'argile et je les lance directement sur le champ. La germination est meilleure à la surface où elle est exposée à I'oxygène. J'ai trouvé que Ià où les boulettes sont couvertes de paille, les semences germent bien et ne pourrissent pas, même les années de forte pluie.
La paille aide à tenir tête aux mauvaises herbes et aux moineaux
Idéalement, un hectare produit environ quatre tonnes de paille d'avoine. Si la totalité de la paille est étendue sur le champ, la surface sera entièrement recouverte. Même une mauvaise herbe génante comme le chiendent, problème le plus difficile dans la méthode d'ensemencement direct sans culture, peut être maintenue sous contrôle.
Les moineaux m'ont causé de fréquents maux de tête. L'ensemencement direct ne peut pas réussir sans moyen sûr pour venir à bout des oiseaux et il y a beaucoup d'endroits où I'ensemencement direct a été lent à se répandre pour cette seule raison. Certains d'entre vous peuvent avoir le même problème aves les moineaux et vous comprendrez ce que je veux dire. Je me souviens du temps où ces oiseaux me suivaient et dévoraient toutes les graines que j'avais semées avant même que j'aie pu finir I'autre côté du champ. J'ai essayé les épouvantails à moineaux et les filets, des boîtes de conserve cliquetant sur des ficelles, mais rien n'a vraiment bien marché. Ou s'il arrivait qu'une de ces méthodes réussît, son efficacité ne durait qu'un an ou deux.
Mon expérience a montré qu'en semant quand la récolte est encore sur pied de telle sorte que la semence soit cachée par les herbes et le trèfle et en répandant un mulch de paille de riz, d'avoine ou d'orge dès que la récolte mûre à été moissonnée, le problème des moineaux peut être résolu avec beaucoup d'efficacité. J'ai fait quantité de fautes en expérimentant au cours des ans, j'ai fait I'expérience d'erreurs de toutes sortes. J'en connais probablement plus sur ce qui peut aller mal dans la croissance des récoltes agricoles que personne d'autre au Japon. Quand j'ai réussi pour la première fois à faire pousser du riz et des céréales d'hiver par la méthode de la non-culture, je me suis senti aussi heureux que Christophe Colomb a dû I'être quand il découvrit l'Amérique .

vendredi 25 septembre 2009

le lien vers le blog de Denis.une nouvelle maison en paille qui sort de terre.

http://maison-en-paille.blogspot.com/


au vu du trou pour les fondations et de la profondeur du puit canadien,Denis ne va pas faire les choses à moitié.

j'ai été impressionné,ce n'est pas fréquent.

jeudi 24 septembre 2009

fiscalité écologique punitive et socialement injuste

maintenant qu'on va tous payer cette amende "écologique",les verts qui ont tout fait pour le mettre en place commencent à se poser des questions.
Ou bien ont-il simplement peur du résultat des urnes pour les régionales?peur de la SANCTION des pauvres ?
conseiller régionnal c'est un poste qui paye bien...
QUEL GACHIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

article où on reparle aussi du rôle de rabbateurs pour le PS .
les bourreurs d'urnes .
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Journee parlementaire. Les Verts ne savent plus sur quelle taxe danser, L’Humanite, 22/09/09
Rosa Moussaoui

Les elus ecologistes se reunissaient hier, a Paris. L’occasion d’afficher leurs doutes sur la taxe carbone voulue par Sarkozy.
La taxe carbone facon Sarkozy, petit pas ou grande arnaque ? La question embarrasse les elus ecologistes, qui se reunissaient hier a la mairie du 14e arrondissement de Paris pour leur journee parlementaire, a trois semaines de l’examen de la loi de finances 2010 devant enteriner le nouvel impot.

Au centre du questionnement des ecologistes, cette question, objet d’une table ronde : peut-on concilier fiscalite ecologique et justice sociale ? Contraints de prendre en compte l’hostilite de l’opinion publique a la mise en place d’une taxe carbone percue comme socialement injuste, les Verts deplorent « l’incomprehension » le « manque de pedagogie » et l’absence « d’aide a la transition energetique » en direction des plus modestes.
Surtout, ils mettent en cause les « arbitrages gouvernementaux ». Le taux de 17 euros par tonne de CO2, d’abord, juge insuffisant pour modifier les comportements. L’assiette, ensuite : les Verts critiquent l’exclusion de l’electricite, le recours a des centrales thermiques lors de pics de consommation etant emetteurs de gaz carbonique. Les incertitudes sur la progressivite promise, enfin, les Verts jugeant peu probable une hausse le la nouvelle taxe d’ici a 2013, echeances politiques nationales obligent.
Au final, les ecologistes hesitent sur l’attitude a adopter face a ce « bebe malingre », que Jean-Paul Besset, venu de la Fondation Nicolas-Hulot, elu depute europeen en juin dernier, appelle a « faire grandir ». « Le projet gouvernemental est mauvais et globalement contre-productif, tranche, de son cote, l’eurodepute Yannick Jadot, ancien de Greenpeace. Il donne l’image d’une fiscalite ecologique punitive et socialement injuste. » Favorable a la reprise des propositions initialement emises par la commission Rocard, Noel Mamere admet qu’il n’existe en l’etat « aucune garantie » sur des mecanismes de redistribution des 3,4 milliards d’euros que devrait rapporter cette taxe.
Quant a la perspective d’une exoneration des transporteurs routiers, des agriculteurs et des industriels soumis a un marche de quotas d’emission pourtant peu contraignant, le depute de Gironde la juge « scandaleuse ».
Ce « gachis », cet « enterrement d’une idee fondatrice du developpement soutenable », selon l’expression du senateur Jacques Müller, n’entament pourtant pas l’euphorie qui regne, depuis les elections europeennes de juin dernier, dans les rangs des Verts. Ceux-ci brandissaient hier comme un trophee le score de 20,15 % enregistre dimanche par la candidate ecologiste Anny Poursinoff au premier tour de la legislative partielle dans la dixieme circonscription des Yvelines. Arrivee seconde, derriere l’UMP (43,94 %), celle-ci devance largement un PS mal en point (12,44 %). La preuve, selon Cecile Duflot, que « les temps changent en politique ». Alors que des premieres consultations militantes se sont degagees, ce week-end, une ecrasante majorite en faveur de listes autonomes sur le modele d’Europe Ecologie au premier tour des regionales, la secretaire nationale des Verts a insiste sur la constitution, au second tour, de « majorites de gestion » dans les regions. Avant de prevenir, histoire de faire monter par avance les encheres : « Ceux qui pensaient que ces elections europeennes seraient sans lendemain se trompent. »
<http://www.humanite.fr/2009-09-22_Politique-_-Social-Economie_Les-Verts-ne-savent-plus-sur-quelle-taxe>

mardi 22 septembre 2009

écolo-IMPERIALISME

je le craignais fortement,
ce qui est bien avec Sarko c'est qu'il ne faut pas attendre longtemps pour savoir où il veut en venir:
se servir de l'écologie pour mettre en place un écolo-impérialisme c'est la possibilité d'empêcher les pays pauvres de changer de statut.

on sait que si tous les humains consommaient comme les Français il faudrait 8 terres.
si nous voulons conserver notre style de vie durablement,il faut absolument empêcher les autres d'y arriver.c'est à la fois simple et...cynique

L'europe ne se gênait pas trop ,grace a FMI et à l'OMC ,pour piller les ressources des pays pauvres.
avec l'excuse ,en plus ,de la préservation du climat,elle va s'en donner à coeur-joie dans l'impérialisme.

salauds de pauvres qui veulent à tout prix produire et consommer en risquant de POLLUER notre belle planête !

le pire dans l'histoire:
Nicolas hulot qui a tout fait pour faire mettre en place cette fameuse taxe carbone injuste fait un documentaire où il prétend que son but final est exactement le contraire de ce qui va arriver.
ça s'appelle" le syndrome du Titanic".
forme de justification au vu de ce que ce colonialisme va presque forcément engendrer ?

PARTAGER en laissant les pauvres crever de faim,c'est vraiment une notion de PARTAGE que je trouve DEGUEULASSE.

pascal

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pour Climat : Sarkozy et Merkel pour une taxe carbone contre les mauvais eleves, AFP, 18/09/09

Paris (AFP) - 20:09 - La France et l'Allemagne soutiennent le principe d'une taxe carbone pour les mauvais eleves en matiere de reduction des gaz a effet de serre et souhaitent la creation d'une organisation mondiale de l'environnement, dans une lettre vendredi au secretaire general de l'ONU.
"Il ne serait pas acceptable que les efforts des pays les plus ambitieux soient compromis par les fuites de carbone qui resulteraient de l'absence ou de l'insuffisance d'action de certains", ecrivent le president francais Nicolas Sarkozy et la chanceliere allemande Angela Merkel dans ce courrier a Ban Ki-moon rendu public par l'Elysee.
"Pour cette raison, il doit etre possible de mettre en place des mesures d'ajustement appropriees visant les pays qui ne respecteraient pas cet accord (ou n'en seraient pas partie)", ajoutent M. Sarkozy et Mme Merkel en faisant reference a un accord qui serait obtenu a la conference sur le climat de Copenhague en decembre.

Le chef de l'Etat francais, qui vient d'annoncer l'entree en vigueur des 2010 d'une taxe carbone en France, s'est prononce a plusieurs reprises pour la mise en place d'une mesure equivalente aux frontieres de l'Union europeenne (UE) afin de preserver une "concurrence loyale et equitable" entre les entreprises de ses membres et celles des pays moins "verts".

L'Allemagne s'etait jusque-la montree plus reservee sur ce type de mecanisme. En juillet dernier, le secretaire d'Etat allemand a l'Environnement Matthias Machnig avait ainsi craint qu'une telle taxe soit percue par les pays en developpement comme "une nouvelle forme d'eco-imperialisme".
Dans ce courrier, les deux dirigeants estiment qu'une "nouvelle architecture institutionnelle devra etre mise en place et favoriser l'emergence d'un droit international de l'environnement". Ils souhaitent des progres "sur la voie de la creation d'une organisation mondiale de l'environnement".
Leur lettre a ete publiee a la veille du sommet sur le climat qui doit se tenir mardi prochain a New York pour relancer les negociations afin d'aboutir a un accord a Copenhague.
M. Sarkozy et Mme Merkel y souhaitent que le sommet de New York permette de deboucher sur un consensus sur quatre points essentiels, dont la reduction d'au moins 50% des emissions mondiales de gaz a effet de serre d'ici a 2050 par rapport a 1990, adoptes par les pays du G8 en juillet.
Ils demandent egalement des "engagements contraignants et ambitieux des pays developpes", conformes avec l'objectif de -80% d'emissions d'ici a 2050 adoptes par ceux du G8, avec des "efforts comparables" a partir de 2020.
Les pays emergents doivent pour leur part s'engager a "reduire la croissance de leurs emissions par rapport au niveau actuel",
a adopter "un calendrier" de reduction et publier avant 2012 des "plans de croissance sobre en carbone", plaident aussi le president et la chanceliere.

Enfin, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pronent la definition de mecanismes permettant de soutenir les politiques de reduction des emissions de CO2 dans les pays en developpement, en matiere de financement comme de cooperation technologique.

<http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-.htm?&rub=14&xml=newsmlmmd.45cb02177a376cada8ec67299d9fc249.5b1.xml>

lundi 14 septembre 2009

le blog de Guy sur la maison des petits cochons

http://maison-nifnafnouf.blogspot.com/

Denis aussi a attaqué les fondations
photos à venir sur le blog

merci aux CASTORS,j'ai beaucoup apprécié leur visite sur le chantier de Loïs samedi après-midi.
les maisons en paille sont sur la bonne voie.

le nouvel article de Dominique GUILLET. où on reparle de la TERRA-PRETA

je tiens à préciser que je n'ai jamais rencontré Dominique Guillet et que je n'ai jamais assisté à la moindre de ses conférences.

on arrive aux mêmes conclusions en prenant des chemins différents.

d'ici qu'il découvre le BOCASHI ...


http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/carbonemonamour.html

vendredi 11 septembre 2009

Arnaque écologique:a qui profite la taxe carbone ?

Comment le nouvel ordre mondial réussit à imposer de nouvelles taxes aux peuples pendant que la mafia continue de tout empoisonner, de tout polluer, de tout saccager et d’engranger des dividendes.

le raisonnement proposé:

- Aujourd’hui, ce sont plus d’un milliard d’êtres humains qui ne mangent pas à leur faim.

- Tous les jours, ce sont 35 000 êtres humains, principalement des enfants, qui meurent de faim: à savoir, ils trépassent.
- Les sols agricoles sont ruinés, biologiquement morts, et selon certaines études, au taux de 76 milliards de tonnes de sols érodés tous les ans, il n’y aura plus un seul gramme de terre arable en 2050.
- Ce sont 2,6 milliards d’humains qui sont sans assainissement, et ce sont 1,3 milliards d’humains qui sont sans accès à l’eau potable. Tous les ans, 2 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies diarrhéiques liées au manque d’eau potable.
- La biosphère est cancérisée et une partie de l’humanité se meurt empoisonnée par les aliments et les produits de la chimie, de la pharmacie et de l’agrochimie.
- 300 personnes possèdent autant que les 3 milliards d’individus les plus pauvres de la planète: ces 3 milliards d’individus vivent avec 1 dollar par jour et peut-être moins.

Ces faits, qui sont loin d’être exhaustifs, dans le catalogue des calamités, remettent fort bien en perspective les dangers, réels ou illusoires, liés à une augmentation de la température d’1 ou de 2°C

pourtant presque personne ne parle de ces faits.
mais beaucoup de gens parlent de la taxe carbone...

http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html

jeudi 10 septembre 2009

COLAS pollue aussi les esprits

des nouvelles de nos pollueurs.

Lundi ,en début d'après-midi un gros camion pompe est venu aspirer les caniveaux et les canalisations.
les entrées ont toutes été grattées pour enlever les traces du méfait.

contrôle du maire qui a soulevé lui-même les bouches.

c'est un de mes voisins qui m'explique ça.
puis il ajoute:
"tu les as énervés"

le chef d'équipe lui a déclaré:
"quelqu'un du village nous a trahis"
"est-ce-que vous savez qui c'est ?"

je crois que ça en dit long sur le sentiment d'impunité des employés de Colas.

sur la pollution,leur justification a été simple :
d'habitude ils lavent le ciment des trottoirs avant de mettre l'enrobé sur les routes.
ils versent donc leur "merde" sur la route,elle est ensuite recouverte par l'enrobé...

dans le cas de Crépol,ils ont enrobé la route plus tôt "pour rendre service".
c'est trop INJUSTE de se faire accuser, surtout quand c'est pour rendre service.

c'est-y pas beau comme raisonnement ?

lundi 7 septembre 2009

ce que ça donne en face de l'écoulement du tuyau



les poissons sont gâtés:
ils ont droit à la mousse dans leur bain
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le niveau d'eau est au plus bas

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le tuyau va directement à l'herbasse 40 mêtres plus loin

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effets du lait de ciment sur les poissons

information pour Monsieur Perraudin
le policier des eaux qui craint de se déplacer pour rien....
la décantation en bassin,si tant est qu'elle soit branchée sur les égoûts ne change absolument rien sur le PH.

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EAUX DE LAVAGE DES BÉTONNIÈRES

Caractéristiques
Le tableau suivant résume les résultats d'une étude portant sur les eaux de lavage des bétonnières. Ces résultats mettent en lumière deux caractéristiques importantes :
Les eaux de lavage des bétonnières ont un pH élevé, autrement dit, elles sont très basiques, ou « alcalines ». Cela signifie qu'elles peuvent attaquer les tissus des poissons et qu'elles peuvent tuer les saumons, les truites et tout autre animal aquatique.
Les eaux de lavage des bétonnières sont très troubles et ont une teneur très élevée en matières en suspension (sédiments).
Caractéristiques des eaux de lavage des bétonnières :
Volume d'eau utilisé moyen = 25,6 L
pH moyen de l'eau de lavage = 12 1
Turbidité moyenne2 = 27 000 uTN3
Concentration totale moyenne des solides en suspension = 79 000 ppm4


1Les Recommandations canadiennes pour la qualité des sédiments : protection de la vie aquatique mentionnent que le pH devrait rester entre 6,5 et 9,0.
2 la turbidité est l'état d'un fluide trouble
3 uTN = unité de turbidité néphélémétrique
4 ppm = parties par million. Les Land Development Guidelines (directives pour l'aménagement du territoire) énoncent que le niveau maximal acceptable pour la concentration des solides en suspension est de 25 ppm au-dessus de la ligne de base lorsque le temps est sec, et de 75 ppm au-dessus de la ligne de base lorsque le temps est humide.
LE pH DES EAUX DE LAVAGE DES BÉTONNIÈRES EST ÉLEVÉ
Le ciment Portland (l'ingrédient actif du béton, du mortier et du lait de ciment) est le produit toxique qui est léthal pour les poissons.

Lorsqu'il se dissout dans l'eau, il forme de l'hydroxyde de calcium (Ca(OH)2), une substance alcaline très soluble, et entraîne donc une élévation substantielle du pH de l'eau (jusqu'à 12 unités à 25 °C).

C'est pourquoi le pH des eaux de lavage des bétonnières est fatal aux poissons.

Il est intéressant de constater que la Loi sur les pêches de 1868, (dont une partie est montrée à droite), promulguée peu de temps après la confédération du Canada, mentionne spécifiquement que la chaux vive, ingrédient principal du ciment Portland, est une substance qui ne doit pas être déversée dans les cours d'eau contenant du poisson.



Qu'est-ce que le pH?
Le pH est une mesure de l'acidité d'un échantillon. L'échelle de pH va de 0 à 14 (7 représentant un échantillon neutre). Plus le pH est faible, plus l'échantillon est acide. Plus le pH est élevé, plus l'échantillon est basique ou « alcalin ».
pH de quelques substances communes
La figure de droite montre la vaste gamme de pH couverte par différentes substances. Pour afficher la version plein format de ce graphique, cliquez sur la vignette. Vous pourrez retourner à cette page à l'aide du bouton RETOUR (BACK) de votre navigateur.
Gamme de pH inoffensifs pour la faune aquatique :
6,5-9,0
Les variations soudaines de pH, même à l'intérieur de cette gamme, peuvent néanmoins être nocives au poisson et doivent être évitées.
Effets du pH sur les poissons.
Effets possibles d'une augmentation du pH sur le poisson : MORT, dommages aux tissus externes tels que les branchies, les yeux et la peau, et incapacité d'éliminer les déchets métaboliques.
Un pH élevé peut également augmenter la toxicité d'autres substances. La toxicité de l'ammoniaque est par exemple multipliée par dix lorsque le pH passe de 7 à 8.


Comment mesure-t-on le pH?
On peut mesurer le pH d'un échantillon avec :
des bandes indicatrices de pH couvrant une gamme de valeurs adéquate (les trousses vendues pour les aquariums ne peuvent mesurer les valeurs élevées de pH)
un pH-mètre portable.
Les bandes indicatrices de pH sont faciles à utiliser et bon marché. Il suffit de tremper la bande dans le liquide et de comparer la couleur que prend la section qui a été immergée avec une échelle étalonnée. (voir photo de droite).
Un pH-mètre portable est plus cher mais il permet de faire des mesures plus précises du pH si l'opérateur sait comment l'utiliser. L'utilisation d'un pH-mètre nécessite également des équipements supplémentaires tels que des solutions standard d'étalonnage.
Les bandes indicatrices de pH et les pH-mètres sont distribués par les compagnies qui vendent des instruments scientifiques et des produits chimiques (consultez les pages jaunes de l'annuaire pour trouver les compagnies dans votre secteur).
Y a-t-il un moyen de faire baisser un pH élevé?
Un liquide dont le pH est élevé peut être « neutralisé » ou ramené à l'intérieur de la gamme sécuritaire pour les poissons de plusieurs façons. On peut par exemple ajouter un acide mais il faut dans ce cas être très prudent parce qu'il est facile de dépasser la neutralisation et de se retrouver avec une eau acide tout aussi dangereuse pour le poisson (consultez Le pH de quelques substances communes). On peut aussi abaisser le pH en injectant du gaz carbonique dans le liquide ou en y immergeant de la glace carbonique.
Le traitement actif des déchets dont le pH est élevé est plus facile dans les installations fixes telles que les usines de préparation de béton ou les grands sites de construction sur lesquels des équipements de contrôle fiables peuvent être installés. Pêches et océans n'encourage pas le traitement actif des déchets sur les sites. Pour éviter tout dommage à l'environnement, le plus prudent est de recueillir les eaux usées et de les traiter en dehors du site.

Il est important de remarquer que le filtrage ou la décantation en bassin des eaux de lavage des bétonnières (parfois mis en oeuvre sur le site) ne changera absolument rien au pH.

Les composants responsables de la valeur élevée du pH restent dissous et l'eau reste capable de tuer tous les poissons d'un cours d'eau en l'espace de quelques minutes.


LES EAUX DE LAVAGE DES BÉTONNIÈRES SONT TOUJOURS TRÈS TROUBLES
Le ciment de Portland est constitué de particules très fines. Les eaux de lavage des bétonnières sont en fait des boues de ces particules en suspension dans l'eau. Si les eaux de lavage d'une bétonnière ou d'une dalle de béton sont rejetées dans un collecteur d'eaux pluviales, une grande partie des particules en suspension ainsi rejetées dans l'eau peuvent facilement atteindre un cours d'eau abritant du poisson. L'aspect turbide est dû aux particules qui diffractent la lumière.

L'image de droite montre un dépôt de sédiments fins dans un cours d'eau de Delta (Colombie-Britannique) dû à un rejet de lait de ciment dans un collecteur d'eaux pluviales. Les branchies des poissons étaient recouvertes par les fines particules et le gravier qui constitue le lit du cours d'eau était complètement colmaté (voir ci-dessous).

Les sédiments fins peuvent :
Obstruer les branchies des poissons
Les poissons absorbent l'oxygène dissous dans l'eau à l'aide de leurs branchies. Si ces dernières sont couvertes de sédiments, l'oxygène ne peut plus être absorbé dans leurs tissus et les poissons suffoquent et meurent rapidement.


Étouffer l'habitat
Si l'espace entre les graviers se comble, les oeufs de poisson qui incubent dans le lit de la rivière, tout comme les insectes qui y vivent et dont se nourrissent les poissons, n'ont plus assez d'oxygène et meurent.
Diminution de la capacité de se nourrir
Les saumons sont des prédateurs visuels. Si l'eau dans laquelle ils se nourrissent est trouble, ils ne peuvent plus voir leurs proies.
Le graphique de droite montre les résultats d'une étude portant sur l'efficacité des salmonidés (un groupe de poissons qui inclut les saumons) en tant que prédateur en fonction de la turbidité de l'eau. Pour afficher la version plein format de ce graphique, cliquez sur la vignette. Vous pourrez retourner à la présente page en cliquant sur RETOUR (BACK) dans votre navigateur.
En eau claire (turbidité = 0 uTN*), les poissons étaient capables de capturer 100 % des proies tandis qu'en eau trouble (turbidité = 60 nTN), les poissons n'ont capturé que 5 % des proies présentes dans le bassin d'essai (*nTN = unité de turbidité néphélémétrique)
(Graphique adapté de : Berg, L. 1982. The effect of exposure to short-term pulses of suspended sediment on the behavior of juvenile salmonids. Dans : G. Hartman (ed.). Proceedings of the Carnation Creek workshop, a 10 year review. Feb. 24-26, 1982, Malaspina College, Nanaimo (Colombie-Britannique)
Veuillez communiquer vos questions ou vos commentaires concernant cette page à : wernickb@pac.dfo-mpo.gc.ca

dimanche 6 septembre 2009

COLAS POLLUEUR mais qui se targue de développement responsable et durable

(je rappelle qu'en cliquant sur les photos,vous pouvez les agrandir)

pour info:la rivière herbasse coule là où se trouve la voiture au centre de la photo.

une copie du mail que j'ai envoyé à la responsable de"l'action RESPONSABLE "de l'entreprise :
bonjour,
je pense que je m'adresse à la bonne personne.

si j'ai bien compris,vous êtes responsable du développement RESPONSABLE de l'entreprise Colas.

Je m'apelle pascal Caradec
Tel 04 75 45 69 19

j'ai un blog et je vous conseille d'y jeter un coup d'oeil.

http://paysan-bio.blogspot.com/

une entreprise comme la votre qui se permet ce genre d'agissements qui, dans sa COM , se targue de développement durable ,c'est d'autant plus choquant.

ASSUMEZ votre rôle de POLLUEURS ou bien mettez en place des garde-fous efficaces.

là, votre entreprise ,si grande, se couvre de RIDICULE.

pas cordialement

pascal

PS:j'ose espérer que vous ne ferez pas payer aux contribuables les conséquences de vos erreurs
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pour vous faire une idée:le lien vers la page d'acceuil du pollueur:
ça vaut son pesant de cacahuettes
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COLAS POLLUEUR et malfaçon.


Cerise sur le gâteau et résultat du travail de l'entreprise:
je vous le donne en mille:
ils ont tellement mis de béton qu'ils ont réussi à boucher l'égoût.

oui,oui, vous avez bien compris:
ils ont bouché l'égoût tout neuf ,celui avec les tuyaux encastrés dans les trottoirs en béton tout neufs!

personne ne réponds chez COLAS au 04 75 44 36 57 en ce beau dimanche bien ensoleillé....
du beau soleil qui chauffe si bien les plaques d'égoût noires...
la chaleur,c'est efficace pour faire prendre le béton.
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COLAS :POLLUEURS et même pas soigneux !


Voilà sous un autre angle l'état dans lequel ils ont laissé le caniveau.

ça ressemble à du travail de nettoyage soigné?
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COLAS s'est débarassé de son ciment en l'envoyant dans la rivière en utilisant les égouts



l'histoire:
il y a soit-disant une opération d'embellissement de mon village. Crepol 26350.
Enfin embellissement est le mot utilisé par nos élus pour qualifier une opération où ils ont coupé des platanes centenaires et en échange,ils nous offrent un bétonnage et un asphaltage en rêgle du village.

les élus ont décidé;c'est soit-disant la démocratie,domage qu'ils aient des goût de chiottes et qu'ils vivent pratiquement tous à l'extérieur du village,et par conséquent ils ne subissent pas les conséquences de leurs choix.

j'ai pris l'habitude de ne pas faire de politique dans mon village car je suis locataire d'un batiment communal.
je déteste les conflits d'intérêts.

Seulement là,ILS ONT DEPASSE LES BORNES.

Vendredi l'entreprise Colas,ou un de ses sous-traitants, a nettoyé les trottoirs tout neufs en béton au karcher.
il fallait faire joli:il y a la fête dans le village ce week-end.

mais le temps c'est de l'argent.
Pour enlever le béton en trop,au lieu de le ramasser,ils se sont contentés de le pousser dans les bouches d'égoût.
il y a même sur la photo la trace de la raclette dont ils se sont servis.

Il y a dans ces grandes entreprises de batiment une sorte d'impunité pour toutes les action de pollution.
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COLAS Rhône-alpes POLLUE dans notre région

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jeudi 3 septembre 2009

chronique d'un massacre annoncé:le bio sans conscience qui DERAPE

le cocktail importation à bas coûts lié à la main-mise des grandes surface TUE tout simplement la filière bio,tout comme ce même cocktail a ,il y a quelques années tué tous les petits maraîchers des ceintures vertes.
l'histoire ne nous apprend décidément rien
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La filiere bio commence a etre victime de son succes, Le Monde, 31/08/09
Laetitia Clavreul

"Bio", mais pas local. C'est un paradoxe, et surtout une realite dans les rayons francais. A

lors que la production en mode biologique prone le respect de l'environnement, l'essor rapide de la consommation de ce type de produit a pour effet un recours massif aux importations, et donc au transport sur longue distance de marchandises. La preuve que la sortie de la confidentialite de ce marche de niche est difficile, voire mal maîtrisee.

En 2008, le marche a affiche une croissance de 25 %, a 2,6 milliards d'euros. Entre 2000 et 2007, la hausse etait deja de 10 % par an. Revers de la medaille, en 2008, tous produits confondus, les importations se sont elevees a 30 %, contre moins de 20 % en 2005, selon l'Agence Bio, organisme public charge de la promotion du secteur. La France manque de lait bio, de cereales, surtout de fruits et legumes.

Le probleme est simple. D'un cote, l'offre ne peut que progresser lentement car il faut deux ans pour convertir un elevage laitier au bio, trois pour une exploitation cerealiere, le temps que les produits chimiques utilises jusque-la ne laissent plus de traces dans le sol. De l'autre, la demande s'est beaucoup accrue dernierement, dopee, selon les observateurs, par deux evenements qui ont fait prendre conscience des risques d'une consommation non durable : le Pacte ecologique de Nicolas Hulot, puis le Grenelle de l'environnement.

Du coup, industriels de l'agroalimentaire et marques de distributeurs, qui avaient investi plus recemment le secteur, ont augmente leur offre. Sans pour autant trouver de matiere premiere sur le marche francais. "Ceux qui sont impliques depuis longtemps dans la filiere ont moins de difficultes car ils ont passe des contrats avec les agriculteurs", explique Cecile Frissur, deleguee generale du Synabio, le syndicat des transformateurs de produits alimentaires bio, qui compte plus de 5 600 entreprises. Un chiffre en hausse de 12 % en 2008. Elle juge que les nouveaux venus, comme l'ont fait les anciens, devraient adapter leurs objectifs de croissance dans le bio au rythme d'evolution de l'offre de matieres premieres. En bref, etre patients, et moins gourmands.
Meme des "historiques" doivent importer. "La situation est loin d'etre ideale, nous sommes en tension permanente. Nous voudrions trouver pres de chez nous, sinon cela n'a pas de sens", reconnaît Christophe Barnouin, directeur general de Distriborg (marques Bjorg et Bonneterre).
Chez Biolait aussi, l'approvisionnement est une question-cle. Ce groupement de pres de 500 producteurs est l'acteur incontournable de la collecte de lait biologique en France. En 2009, il a du en importer du Royaume-Uni pour livrer ses clients. "Nous pouvons fournir 40 millions de litres, mais la demande frole les 50 millions", explique Loic Dete, le directeur general. Vu que des eleveurs plus nombreux, en cours de conversion, pourront a l'avenir fournir l'entreprise, dans deux ans, la production aura augmente de 50 %. Les importations ne seront alors plus de mise.
Pour les cereales aussi, c'est un passage oblige. Les principaux moulins bio ont pris l'habitude d'importer du ble d'Italie. Selon les previsions du ministere de l'agriculture, la collecte de ble biologique sera en hausse de 19 % en 2009, mais le recours aux importations restera necessaire.
A l'Agence Bio, l'optimisme regne pourtant, car l'on juge l'inadequation entre offre et demande "conjoncturelle". "Vue la dynamique des conversions, la situation n'a pas vocation a perdurer", assure la presidente, Elisabeth Mercier, mettant en avant les efforts financiers du ministere pour aider au developpement de la filiere. Il prevoit un passage de 2 % a 6 % des surfaces d'ici a 2012. Un taux que certains jugent inatteignable.

Pour s'assurer que la hausse de la production aura bien lieu, et le plus rapidement possible, les fabricants tentent eux-memes de convaincre les agriculteurs d'opter pour le bio. Ils ajoutent ainsi au prix du lait une prime de 30 euros pour 1 000 litres durant le temps de conversion des elevages. Pendant cette periode, l'eleveur produit selon les principes du bio, mais est paye le prix du lait conventionnel, tout en produisant moins. Il se dit que pour s'attacher de nombreux producteurs, certaines entreprises offriraient une prime plus consequente que les autres.
Autre moyen d'agir, le conseil technique. C'est ce que propose Danone a ses eleveurs, autour de son usine du Molay-Littry (Calvados) d'ou sortent ses produits Les 2 Vaches, sa marque bio. S'assurer leur collaboration est le meilleur moyen d'acheter local, et de securiser la croissance de ses approvisionnements, alors que le groupe lance en octobre une gamme de produits pour enfants sous la meme marque. Il se fournit par ailleurs aupres de Biolait, exclusivement en lait francais.
Terrena, principale cooperative agroalimentaire francaise, finance aussi les services de conseillers techniques. Le groupe ne veut plus se faire pieger. En 2008, ses deboires ont fait grand bruit. Pour produire ses volailles bio, il doit importer du soja, bio lui aussi, dont la France manque. Son fournisseur habituel, un bresilien, ne pouvant ponctuellement le livrer, il s'etait approvisionne en Chine. Et dans le soja, de la melamine a ete retrouvee...
Tout cela va-t-il trop vite ? Bien trop, estiment certains. "Le Grenelle de l'environnement a eu pour effet pervers un emballement. La demande a explose, notamment pour les cantines. Resultat : c'est l'echec assure", s'enerve Etienne Gagneron, producteur et responsable de la commission bio de la Federation nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).
Les importations a bas couts font leur place, selon lui, et il sera impossible apres coup pour les productions francaises de recuperer ces debouches.
Une autre question se pose. La crise ne va-t-elle pas remettre en cause l'essor actuel ? En Allemagne et au Royaume-Uni, deja, les chiffres s'affichent en baisse. Les Francais restent sereins, car ici le marche est n'est pas encore mature.
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Une part de marche de 1,7 % dans l'alimentation
Principes Une gestion durable de la production, ne nuisant pas a l'environnement, a la sante humaine, a celle des animaux et des vegetaux. L'agriculture biologique interdit par exemple l'utilisation des produits chimiques de synthese ou des OGM.
Production Selon l'Agence Bio, en 2008, 2,12 % de la surface agricole etait consacree a la production biologique, en hausse de 4,8 % sur un an (avec + 11,6 % pour les cereales et + 25 % pour le vignoble). Elles devraient augmenter de 10 % en 2009.
Marche Dans l'alimentation, la part de marche des produits bio atteint 1,7 %. C'est desormais en grandes surfaces qu'il s'en ecoule le plus (42 %), et la aussi que la croissance des ventes est la plus forte (+ 39 % sur un an). En trois ans, les ventes de lait bio ont double. Celles des oeufs ont ete presque multipliees par deux. En 2008, 46 % des cantines scolaires ont integre au moins ponctuellement des produits bio dans leurs menus, un chiffre qui devrait atteindre 77 % en 2012.
Sur le meme sujet :
Zoom : Le secteur commence a s'integrer dans le monde agricole
Eclairage : C'est quoi, du bio ?
<http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2009/08/31/la-filiere-bio-commence-a-etre-victime-de-son-succes_1233778_3234.html#ens_id=1233872>

Sarrasin;culture sans herbicide,sansfongicide,sans insecticide et sans gluten

Le retour du ble noir breton, Le Monde 2, 01/08/09
JP Gene

Sarrasin, ble noir, gwinigh du (en breton), qu'on l'appelle comme on veut, son histoire se resume a deux chiffres : a la fin du XIXe siecle on en comptait 350 000 ha en Bretagne et en 1990 seulement 200 ha. La duchesse Anne etait au desespoir, elle qui, des la fin du xve siecle, en avait encourage la production sur ses terres, aussi pauvres que les serfs qui s'y crevaient a la tache. Ramenee du Levant par les croises, cette graminee, qui n'est pas une cereale mais appartient a la famille des polygonacees (oseille, rhubarbe), passait pour le " mil des Maures ", d'ou son nom de sarrasin.
Pendant plusieurs siecles il fut le pilier de l'alimentation locale, la bouillie a la farine de sarrasin etant un rempart efficace contre la famine. Sa version " riche ", la galette, etait fourree a la fortune du pot avant de faire fortune en creperie. Dans les annees 1950 les producteurs sechaient eux-memes leur recolte – ce qui n'est pas chose aisee sous ces climats – et livraient aux meuniers des graines de mediocre qualite, trop humides et mal triees, impropres a la farine. La minoterie s'en desinteressa au profit des cereales. Ce fut le premier coup porte au ble noir. La politique agricole commune (PAC) l'acheva en encourageant d'autres cultures : pomme de terre, mais, ble, elevage… Exit le sarrasin ! Depuis des decennies, les fameuses " galettes au ble noir de Bretagne " dont vous vous regalez en pays bigouden sont le plus souvent au ble noir chinois, canadien, voire polonais. Un secret de polichinelle chez les meuniers, qui savent bien ce qu'ils mettent sous leurs meules et dans leurs sacs. Quelques pionniers de l'agriculture bio reagirent les premiers contre la disparition de cette culture emblematique, enracinee dans la tradition a chapeau rond, et la seule " cereale apparentee " sans gluten. Etrangers aux coopes cerealieres, prives des techniques modernes de sechage et de stockage, les " bios " ont repete les erreurs de leurs aines : le sarrasin sortait toujours de leur ferme avec un taux d'humidite et d'impuretes trop eleve et la galette a la farine de ble noir bio avait parfois du mal a s'etaler sur la plaque… Pour sauver le sarrasin, il fallait batir une filiere. C'est la tache que s'est fixee l'association Ble noir Tradition Bretagne, creee en 1987 et regroupant producteurs, collecteurs et meuniers.
Franck Adenys a adhere au projet avant meme de reprendre la ferme paternelle, pres de Pontivy (Morbihan). Sorti du lycee agricole avec diplome en poche, il travaille dans une cooperative de stockage de cereales qui traitait egalement un peu de ble noir. C'est la qu'il decouvre l'etat dans lequel celui-ci est produit. " Il arrivait a 30 % d'humidite et autant d'impuretes. Il fallait le ramener a 14-15 % d'humidite et 3 % d'impuretes. Seuls des professionnels, disposant de la technologie moderne, peuvent le faire. " Durant ses etudes on ne lui a jamais parle de ble noir et encore moins de bio. Son pere comme son grand-pere en faisaient un peu, " par tradition ". Lorsqu'il lui succede en 2004, la ferme se divise en trois : l'elevage laitier (40 vaches), les cereales (ble, mais pour le betail) et le sarrasin (10 ha). Il en portera la surface a 17 ha. " Les trois quarts de nos revenus viennent du lait, le ble noir n'est qu'une culture d'accompagnement qui offre un petit supplement. " Franck ne tarit pas d'eloges sur le sarrasin devant ses parcelles fleuries de rose et de blanc sous un ciel breton ou le soleil et les nuages se tiennent par la barbichette. " On peut dire que c'est une plante naturellement bio car elle ne demande aucun intrant. Ni herbicides, ni fongicides, ni insecticides. Je seme a la fin mai et cent vingt jours plus tard je recolte. Pas de prise de tete. C'est une culture rustique, bien maitrisee. " Tout est dans le semis qui doit etre fait par temps sec sur une terre fine et bien preparee.
S'il est suffisamment dense et regulier, les larges feuilles de la plante etoufferont elles-memes les adventices. Apres, il n'y a plus qu'a attendre – il ne supporte aucun traitement – en esperant le beau temps pour la recolte. Franck a calcule qu'un hectare de ble noir necessite trois heures de travail par an contre une semaine pour la meme surface en ble. Certes les rendements sont differents – 6 tonnes/ha pour le ble, 1,5 tonne/ha pour le sarrasin – mais les marges brutes sont proches : 680-720 euros/tonne pour le premier, 600 euros/tonne pour le second. Avec un avantage : " On sait le prix de vente en semant ", a la difference des autres cereales au cours fluctuant.

Malgre ces atouts, il suscite encore bien des reticences en milieu rural. Reputation de " ble des pauvres ", symbole du passe, de trop d'annees de maigres pitances, peu interessant pour l'industrie phytosanitaire, " on dit que le ble noir, c'est une ideologie ".
Franck sait qu'il " passe pour un mec qui est loin de la route " mais il poursuit et cherche a convaincre ses collegues de franchir le pas. C'est le travail de l'association qui a d'abord etabli un cahier des charges pour chaque secteur de la filiere. La harpe de type argente est la seule variete cultivee dans sept departements de l'Ouest. Semences certifiees achetees chaque annee, densite de semis a 35 kg/ha, taux d'humidite et d'impuretes a respecter, aucun traitement a base de produits chimiques de synthese durant la fabrication et le stockage de la farine, la filiere s'est mise en ordre de bataille pour obtenir une IGP (indication geographique protegee), l'equivalent europeen de notre AOC. Le dossier est en bonne voie a Bruxelles. Trois cent vingt producteurs, six moulins, trois entreprises de collecte et de traitement ont rejoint l'association qui, en une quinzaine d'annees, a redonne ses lettres de noblesse au ble noir. En 2008, ses adherents ont produit 1 600 tonnes, ils en esperent plus de 3 000 en 2009. Et les creperies utilisant le sarrasin breton dans leurs galettes le signalent en devanture. Vous voila avertis. Et n'oubliez pas : " Nulle Bretonne n'est plus mignonne a voir que la belle que l'on appelle Fleur de Ble Noir. "
<http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=016b6e0a039e148fedf5b71d836cce74bce7cf11fc4fde0a>

le CHARBON VERT (biochar),basé sur la TERRA PRETA ,est enfin disponible pour le tiers-monde.

c'était un de mes rêves les plus fous:
donner au tiers-monde le top de la technologie que nous avons développé dans le domaine de la culture des fruits et légumes en agriculture intensive biologique.

bien-sûr il y a des lacunes dans le kit proposé:
utilisation du plastique au lieu du BRF,
non-utilisation du BOKASHI en engrais foliaire et en valorisation des déchets organiques,
etc,
mais la voie est ouverte et c'est GENIAL,c'est géant!!!!!!!!!!!!!!!!
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Des supers potagers aux nouvelles oasis, Pro-Natura, Lettre d’information, 29/08/09

Un Super Potager avec biochar donne une alimentation equilibree a une famille de 10 personnes sur moins de 60 m2 avec 80% d’economie d’eau.

Pro-Natura International s’est associe a la societe a but social JTS Semences pour developper le Super Potager qui est un jardin potager novateur, ecologique et tres performant, concu initialement pour l’Afrique. C’est une combinaison entre le Jardin Tropical Ameliore (JTA) de JTS Semences et le Biochar de Pro-Natura. Tout en mettant en valeur les terres, il permet de produire au quotidien, sur une surface de 60 m2 seulement tous les elements nutritifs necessaires a une parfaite alimentation pour une famille de 10 personnes. La mise au point de ces jardins a ete faite initialement au Niger et au Senegal et ils representent la promesse d’une humanite en meilleure sante.


C’est un mode de culture biologique intensif, fruit de plus de 15 ans de recherche et de 30 ans d’experience terrain, applicable a toutes les zones tropicales. Le kit comprend les semences adaptees, les amendements du sol, le materiel d’irrigation, les equipements innovants (voile de couverture, outils, etc.), son prix depart France est a partir de 149 euros.
Les semences sont le fruit de plus de 15 ans de recherche agronomique et ne contiennent pas d’OGM. La production est constante toute l’annee, independamment des saisons avec un cycle tres regulier de 45 jours quelle que soit la saison. Le systeme permet une reduction de la consommation d’eau de plus de 80% et limite le travail necessaire a 2 heures par jour.
Le Super Potager comporte de nombreuses innovations et l’on peut noter en particulier l’introduction de biochar produit par la technologie du charbon vert de Pro-Natura.
La fertilisation du sol par la poussiere de charbon de bois (biochar) est une pratique ancestrale initiee il y a plus de 7 000 ans par les Indiens pre-Colombiens des regions amazoniennes. Les proprietes exceptionnelles de ces sols ont ete conservees jusqu'a nos jours, et decouvertes recemment par la communaute scientifique qui accorde desormais au biochar un interet croissant.
Le biochar de Pro-Natura evite les problemes ecologiques lies au charbon de bois car le biochar utilise est du charbon vert produit exclusivement a partir de biomasse renouvelable (residus agricoles ou forestiers, plantes invasives…) par un processus de carbonisation en continu, propre et efficace (machines Pyro-6 et Pyro-7). Les fertilisants complementaires choisis se limitent a des produits naturels (compost, fumier…).
Cette technique permet d’au moins doubler la productivite et la qualite des terres agricoles grace a la fertilisation du sol une fois pour toute par l’incorporation d’un kilogramme de biochar par m2. En plus de l’effet fertilisant direct, le biochar agit aussi comme puits durable de carbone, permettant ainsi, en sequestrant du carbone provenant du CO2 de l’atmosphere, de lutter a long terme contre les changements climatiques (une tonne de biochar est equivalente a 3 tonnes de CO2.
Le Super Potager se presente sous forme d’un kit auquel il est possible d’ajouter des options, afin d’ameliorer encore ses rendements, et la facilite d’implantation.
Le kit comprend :
- Les contours de baches : ils permettent de limiter les planches de culture et de localiser le travail en un seul et meme endroit (tel un pot de fleur), permettant ainsi d’ameliorer le substrat, de limiter les attaques, de lutter contre l’erosion hydrique et eolienne. Ces contours de baches sont la base de la technique JTA. Leur installation entraine un travail du sol en profondeur permettant un enracinement plus profond, et donc une meilleure emprise au sol des plantes ;
- Le cygne d’eau : retenteur d’eau permettant d’ameliorer et de valoriser les sols, contribuant ainsi a une meilleure gestion et a une economie de l’eau (ajoute aux baches et aux voiles, il permet de consommer jusqu’a 4 fois moins d’eau qu’une culture traditionnelle) ;
- L’engrais naturel : il est tres utile pour relancer la fertilite des sols et contribuer au bon developpement des plantes ;
- Les voiles de germination : indispensable sur le JTA, ils ont pour objectif de lutter contre l’evaporation de l’eau (d’au moins 2/3), de limiter la duree de fermeture des stomates (cellules foliaires de la plante indispensables a la photosynthese) aux heures les plus chaudes de la journee augmentant ainsi la periode de photosynthese, de realiser une barriere contre les insectes volants, de lutter contre le froid du petit matin et de proteger contre les vents de sable et contre les fortes pluies ;
- Les voiles de pepinieres : ils permettent de garantir le meme effet que les voiles de cultures sur de petites surfaces caracteristiques des pepinieres et d’eviter le compactage superficiel du sol ;
- L’arrosoir a pomme fine : il permet d’apporter l’eau de maniere reguliere et non agressive pour les plantes ;
- Le plantoir : indispensable pour faciliter le repiquage des plants ;
- Le cordeau : il permet de delimiter les plates bandes et de realiser un semis en ligne ;
- Les semences JTS : elles sont le fruit de plus de 15 ans de recherche agronomique sans OGM. Leur conditionnement en sachet etanche, a usage unique, ainsi que leur germination verifiee en continue par nos laboratoires permettent de garantir des taux de germination optimum.
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Les nouvelles oasis : des super potagers en plein coeur des systemes agroforestiers
L’agroforesterie designe un systeme d’utilisation rationnelle des terres qui accroit le rendement total en combinant les cultures agricoles (vivrieres, annuelles) avec les arbres (cultures perennes) et/ou l’elevage, sur une meme parcelle en synergie. La combinaison peut s’etaler dans le temps, dans le respect des conditions ecologiques et socio-economiques des populations locales. C’est un moyen pour recreer et maintenir la fertilite des sols.
L’agroforesterie etait autrefois une agronomie specifique et traditionnelle dans les communautes paysannes des tropiques. Les synergies entre foresterie, agriculture et elevage ont mis longtemps a etre explorees pour leurs benefices economiques et socio environnementaux.
La methodologie que nous preconisons est celle de la mise en place d’un projet pilote a petite ou moyenne echelle, avant de passer a une echelle plus vaste. Elle permet de preciser les itineraires techniques en obtenant des donnees chiffrees sur la productivite des systemes agroforestiers, generalement beaucoup plus competitifs que les systemes monoculturaux.
L’agroforesterie repond aux enjeux de la lutte contre la pauvrete et la malnutrition mais egalement aux enjeux climatiques. C’est ainsi que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’evolution du climat (GIEC), qui s’est vu attribuer le Prix Nobel de la Paix, decrit l’opportunite : « plus d’un milliard d’hectares sont disponibles pour une conversion a des systemes agroforestiers a haute productivite qui ont la capacite de reduire la pauvrete et la deforestation de maniere significative et de sequestrer du carbone a grande echelle ».

D’apres le GIEC, dans les 50 prochaines annees de tels projets de lutte contre la pauvrete sont financables par le marche du carbone. Ils ont un potentiel de reduction des gaz a effet de serre dans l’atmosphere egal a 50 milliards de tonnes de CO2.
Depuis 20 ans Pro-Natura a demontre l’efficacite des systemes agroforestiers tant en Amerique Latine qu’en Afrique et en Asie et a developpe des centres de formation pratiques pour les agriculteurs finances par la Cooperation francaise et la Fondation Leventis. Toute cette experience se trouve concentree dans des guides pratiques disponibles en Francais et Anglais.
L’objectif prioritaire est aujourd’hui d’intensifier ce type d’actions en zone aride ou les problemes d’alimentation et de degradation de l’environnement sont alarmants.
<http://www.pronatura.org/index.php>
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mercredi 2 septembre 2009

banque Wir : un taux honnête de 0,8% qui couvre les frais.

et si celà nous ammenait à penser que TOUS les autres banquiers ne sont que de vulgaires ESCROCS ?
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Et si on essayait ? (2/6). Creer des monnaies par millions, Le Monde, 18/08/09
Herve Kempf

Ne dites pas a Roland Canonica qu'il contribue a changer le monde, il croit qu'il est banquier...

Et c'est d'un ton placide, avec un bel accent helvete de Neuchatel, qu'il explique au journaliste francais etonne que la Banque Wir existe depuis 1934, et que, oui, elle gere sa propre monnaie, et que, ma foi, ca marche bien : 60 000 entreprises participent au systeme.

Bien sur, on a ete un peu prudents, on visite tous les clients avant d'ouvrir un compte.

Ah, un detail, les wirs ne rapportent pas d'interets.

Si M. Canonica est tres heureux que vous l'appeliez, il n'est pas du genre a vous promettre que sa banque se pliera en quatre pour vous, et qu'il multipliera vos economies par miracle. "On vise le long terme", dit-il. Et, en passant : "C'est une opportunite pour resister a la mondialisation." En fait, la Banque Wir, dont M. Canonica se presente comme "le technicien", est un archetype des systemes monetaires independants que de plus en plus de groupes divers veulent creer a travers le monde : elle cree et gere sa propre monnaie.

Elle est nee en Suisse en 1934, au coeur de la crise economique, de l'union d'une quinzaine de petites entreprises : celles-ci voulaient pouvoir s'echanger leurs produits, alors meme que, faute d'argent, le commerce etait au point mort. L'idee etait de s'ouvrir des credits mutuels au sein d'un Wirschaft Ring ("cercle economique"). Ils seraient comptabilises en une unite specifique, le wir, de valeur egale a un franc suisse.

Comment cela fonctionne-t-il ? Quand l'entreprise A achete quelque chose a B, A recoit un credit et B enregistre le debit correspondant. Le debit en wir sera compense par les ventes de B a un participant C, ou regle en francs suisses, avec lesquels la convertibilite est totale.

Le systeme a fait ses preuves, de nombreuses autres entreprises s'y sont agregees, l'organe de comptabilite a obtenu le statut bancaire.

Mais cette banque presente une caracteristique remarquable : elle ne cherche pas a gagner de l'argent, juste a faciliter les transactions entre les participants.

"Nous pratiquons un taux de 0,8 %, pour couvrir les frais, dit M. Canonica d'un ton detache. C'est beaucoup moins qu'ailleurs."

Le systeme prospere : soixante-quinze ans apres sa creation, il fait circuler chaque annee plus de 1,7 milliard de francs suisses (1,1 milliard d'euros), et il est cite en exemple par un des meilleurs specialistes mondiaux des monnaies complementaires.


"Vous l'aimez cuit comment, votre saumon ? - Euh, comme vous voulez, ca ira." Bernard Lietaer recoit tres gentiment dans son grand appartement de Bruxelles, decore de masques africains et asiatiques et de centaines de livres. Plutot que de vous retrouver dans un restaurant, il prepare - avec talent, il faut le dire - le repas, tout en poursuivant la conversation.
Son amabilite recouvre une longue et originale experience de financier. Au sein de la Banque royale de Belgique, il a appartenu a la petite equipe qui a concu le systeme monetaire qui a conduit a l'euro ; puis, il est devenu gerant d'un des premiers fonds speculatifs, le Gaia Fund, au debut des annees 1990. Il etait alors un des plus gros acheteurs "d'options" a la City de Londres. Mais, aussi etrange que cela paraisse, il a quitte ce jeu qui ne repondait pas a ses aspirations, et a commence a se passionner en intellectuel sur le phenomene monetaire, avant de promouvoir les monnaies complementaires.
Pour comprendre sa demarche ou celle de la Banque Wir, il faut se rappeler un fait, si contraire au sens commun : la monnaie n'est pas fabriquee par une autorite centrale qui l'adosse a des reserves d'or ou d'argent ; elle est creee par les banques privees a partir des promesses de remboursement des emprunteurs. Et durant les dernieres decennies, les banques se sont emancipees de toute autorite - avec les resultats que l'on sait.
"L'homogeneisation monetaire, dit M. Lietaer, a incontestablement facilite les echanges a chacune des etapes historiques, le passage a l'Etat-nation, puis la mondialisation. Mais elle a aussi penalise la capacite de gerer les problemes qui se manifestent dans les economies locales. En meme temps, la puissance financiere a tendance a se concentrer dans un nombre sans cesse plus reduit de centres de decision de plus en plus eloignes du citoyen ."
Les consequences sont nefastes. La monnaie est indifferente a la finalite de l'echange, et se moque de servir a enfouir des dechets toxiques ou a dispenser des cours d'alphabetisation. Elle pousse a des activites susceptibles de detruire l'environnement : "Quand une banque prete 300, il faut lui rendre 600. La croissance est necessaire pour creer les 300 supplementaires", explique Bernard Lietaer. La creation monetaire etant aux mains des banques, elle conduit a la concentration d'argent d'un cote et a la sous-monetarisation d'une partie de la population mondiale de l'autre : "Cette rarete, ecrit un autre specialiste, Patrick Viveret, oblige les domines a n'utiliser qu'une faible partie de leur potentiel d'echange et d'activite." Et puis, comme l'experience actuelle le montre, le systeme financier est intrinsequement instable.
La solution de Bernard Lietaer a tous ces maux ? "Il faut de la diversite monetaire, comme il y a de la biodiversite dans une foret, afin d'amortir les chocs. Les societes matriarcales ont toujours eu un systeme de double monnaie : une pour la communaute dans laquelle on vit, l'autre pour les echanges avec l'exterieur. Il nous faut creer des monnaies complementaires qui permettent aux communautes de satisfaire leurs besoins d'echange sans dependre d'une autorite exterieure."

Le plus etonnant est que deja, nombre de monnaies s'emancipent du systeme dominant : les bons de reduction dans les supermarches, les "miles" des compagnies aeriennes ou les cheques-dejeuner sont si courants qu'on n'y prete plus attention. A une echelle plus impressionnante, les "marches d'emissions de gaz a effet de serre" mis en place par les Nations unies ou par l'Union europeenne afin de parer au changement climatique ne creent rien moins qu'une nouvelle monnaie, la monnaie carbone.

Partout dans le monde, des communautes creent de nouvelles monnaies : les SEL (systeme d'echange local) permettent aux individus d'echanger leurs competences, comptees en unites de temps. Les SOL (abreviation de solidaire), experimentes en France par une dizaine de communes, fonctionnent sur carte a puce comme une carte de fidelite dans un magasin - sauf que c'est tout un reseau de magasins et d'institutions qui participent au systeme.
En Allemagne, plus d'une trentaine de monnaies regionales (appelees regio) ont cours. L'Argentine a passe le pire moment de sa crise financiere, entre 1998 et 2002, avec des systemes prives d'echange qui ont implique jusqu'a six millions de personnes. Au Bresil, dans un bidonville de Fortaleza, la Banco Palmas delivre depuis dix ans des microcredits avec le palma , sa monnaie, qui presente un taux d'interet tres faible. Elle a ainsi cree 3 200 emplois. D'autres villes bresiliennes commencent a imiter cette demarche.
Le mouvement est stimule par l'affaissement du systeme financier capitaliste, et va prendre une autre ampleur grace aux nouvelles technologies. Les telephones portables deviennent un moyen de paiement electronique. Une possibilite de plus en plus appreciee en Afrique, ou le systeme bancaire est defaillant : au Ghana, par exemple, TradeNet permet d'effectuer les transactions des matieres premieres agricoles sur le telephone.
Internet pourrait permettre a des communautes autonomes de creer leur propre monnaie. Un reseau discret prepare cette mutation, dont Jean-Francois Noubel, cocreateur en son temps du serveur AOL, est un prophete : "La philosophie d'Internet peut s'appliquer a la monnaie comme elle l'a fait avec les medias, ou l'on passe d'un systeme centralise a un systeme ou chacun est producteur et transformateur d'information. Il y aura ainsi des millions de monnaies, comme il y a maintenant des millions de medias. Il s'agit maintenant de fabriquer les outils d'interoperabilite, les protocoles permettant de mettre en reseau ce qui est fait."
Concretement, des groupes experimentaux commencent a definir des regles d'echanges et des registres de credit, avec deux caracteristiques essentielles : les monnaies ne peuvent generer de phenomene speculatif, et elles peuvent etre ponderees par des parametres definis en commun, comme par exemple la bonne reputation que s'attire chaque membre du reseau. De la meme maniere qu'Internet repose sur des protocoles tels que HTML (format de donnees concu pour representer les pages Web), le reseau "Metacurrency project" (projet monnaies libres) acheve d'elaborer un protocole pour des monnaies libres.
Les banquiers qui tiennent les renes des institutions monetaires laisseront-ils ce bouleversement arriver ? Jean-Francois Noubel ne s'en inquiete pas : "Le processus est enorme, il est dans l'air, il est en train d'arriver. On va deposseder les banques du pouvoir de faire la monnaie."
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Pour en savoir plus :
Monnaies regionales, de Bernard Lietaer, ed. Charles-Leopold Mayer, 2008.
Le site de "Metacurrency project" (creation de monnaies).
La Mare aux Canards (video)- TINA Films, contact tinafilms@free.fr
Decouvrir les SOL.
Un dossier sur l'enjeu des monnaies plurielles.
Prochain article :
"Recreer la nature"
<http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2009/08/18/creer-des-monnaies-par-millions_1229556_0.html>_____________________________________________________________________________________________________________

vendredi 28 août 2009

fin des enduits extérieurs à peyrins

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samedi 15 août 2009

je ne m'en lasse pas

Picasa Web Albums - maisons (détails) - maisons (détails)

sol en terre au Danemark :c'est beau non ?

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cliquer sur le lien pour voir la photo de Jérôme

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samedi 1 août 2009

non la maison en paille ne brule pas

"La maison en paille,est-ce-que ça ne brule pas facilement?"

c'est la question qu'on me pose le plus fréquemment.

j'ai une réponse simple:
quelle est la méthode la plus efficace pour éteindre un feu ?
on pense à l'eau
et pourtant les pompiers savent bien que c'est en recouvrant le feu de terre.
c'est pour celà qu'ils ont des pelles

une petite vidéo pour avoir une idée assez claire de ce qui se passe:

http://www.domainedelapailledor.fr/autoconstructeur-feu.html


c'est comme si on voulait enflammer un botin téléphonique.

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:-) je laisse l'autre lien vers le moteur pantone que j'avais mis par erreur

http://www.domainedelapailledor.fr/index-lien.html

un petit clin d'oeil à Denis 38,futur autoconstructeur et spécialiste du pantone

vendredi 31 juillet 2009

régionales:les verts vont servir de rabbateurs pour le PS

Régionales:en votant vert,vous votez ROSE.

PRATIQUES POLITIQUES SALES
je ne connais pas un seul élu socialiste prêt à abandonner les pratiques de clientélisme et de FEODALITE.
ce sont ces pratiques qui leur ont permis d'atteindre le pouvoir.

une fois de plus les verts vont aller pêcher les électeurs décus du socialisme dévoyé et ils vont revendre les voix en échange de places bien confortables.
franchement,j'ai HONTE de ces écologistes qui,en rentrant dans les combines électorales, VIOLENT eux aussi les principes d'une démocratie au service des citoyens .
vous connaissez le comble des faux-culs?
cacher leurs pratiques derrière une charte

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Édition du dimanche 5 juillet 2009
Régionales José Bové : « Pas d’alliance avec Georges Frêche »


Un mois après leur succès aux européennes, Daniel Cohn-Bendit et José Bové ont lancé samedi Europe-Écologie dans la course aux régionales de mars 2010. A leurs yeux, le rassemblement écologiste devrait « concurrencer » le PS et l'UMP pour gagner des présidences de région. « Dans certaines régions, nous pouvons peut-être avoir la prétention de gagner la présidence » d'exécutifs, a souligné Daniel Cohn-Bendit.

Et d’ajouter qu’il est « évident que dans la plupart des régions, nous ferons des alliances avec le PS » au second tour.

Pour autant, le Languedoc-Roussillon aura un traitement à part. Joint hier par Midi Libre, l’Aveyronnais José Bové , député européen Europe-Écologie : il n’est pas question de faire alliance au second tour avec le divers gauche Georges Frêche.
Le Languedoc-Roussillon est-il l’une des régions que vous espérez pouvoir conquérir ?
Quand on fait le calcul: notre parti Europe Écologie est arrivé devant le PS dans quatre départements sur cinq, lors des élections européennes. Donc, la situation est nouvelle.Vous présenterez une liste Europe Écologie au premier tour dans la région…Comme nous l’avons dit samedi à Saint-Ouen, nous ferons des listes dans toutes les régions au premier tour, en les ouvrant aux gens de la société civile et, plus généralement, à tous ceux qui veulent repenser le développement. Ensuite, dans le cadre d’un second tour, nous serons ouverts à des alliances, mais elles ne se feront que dans la mesure où les projets auront une véritable dimension écologique.

En cas de présence au second tour, quelles autres conditions poserez-vous ?
Nous mettrons en place une charte de déontologie, afin de restaurer des pratiques politiques cohérentes : en matière de cumul de mandats, de respect des citoyens, de transparence financière… Il ne faut pas qu’il puisse y avoir concurrence d’intérêt, par exemple, entre un président de Région et un président de communauté de communes ou d’agglo. La politique ne doit pas permettre de reconstruire des féodalités, entraînant du clientélisme. Cette charte sera rapidement présentée.

Quelle est donc votre position vis-à-vis de Georges Frêche, le président divers gauche du conseil régional qui briguera un autre mandat ?
Notre position est très claire et son nom a été cité à Saint-Ouen: si sa liste et la nôtre étaient présentes au second tour des régionales en Languedoc-Roussillon, il ne sera pas question de faire alliance avec lui. Il faut rompre avec cette logique d’"omnipouvoir" et d’omniprésence.Si une autre liste de gauche accédait elle aussi au second tour dans la région, en plus de la vôtre et de celle de Georges Frêche...Dans ce cas, nous serions en capacité de discuter avec toute autre liste de gauche arrivant au second tour.

dimanche 26 juillet 2009

pour comprendre la simplicité du montage

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détail de la pose des bottes sur le toit



les bottes sont "tarninées sur ce qui va devenir la face inférieure.
lorsque les bottes sont placées,elles sont tartinées également sur la face supérieure.
en plus de l'ignifuguation,l'effet "pompe à humidité "intervient dès que la terre a séché.
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avec la pose du fermacel,ça s'éclaicit


par contre,au niveau phonique, on perd en qualité
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toute la paille est ignifugée grâce à la terre



on utilise la terre des fondations.sur ce chantier elle est noire
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vue de l'étage.le toit est isolé en paille



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les bottes sont mises par l'intérieur



elles ont été pré-enduites d'un mélange terre-sable sur la face extérieure,fixées par un liteau.
les espaces manquants ont été bouchés au terre-paille.
il y a des panneaux solaires.
une partie de l'eau chaude circulera dans les tuyaux fixés au mur et noyés ensuite dans l'enduit.
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la charpente est plus simple

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maison en paille Saint Martin en Vercors



vu de l'extérieur,la construction en paille n'est pas flagrante
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charpente complexe

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du coup la charpente est contre-ventée

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le mur en paille sera posé à l'extérieur sur les briques monomurs

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maison en paille Saint Pierre de bressieux



Une nouveauté pour moi:

la charpente restera visible à l'intérieur de la maison
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jeudi 23 juillet 2009

scandale des poubelles de la drome :les élus SAVAIENT

ils ont même,et au nom de l'écologie,car décidément ils ne doutent de rien,essayé de faire pression sur le ministre de l'écologie pour minimiser l'impact de leurs décisions catastrophiques:

extrait d'un document du sénat:

Centre de tri mécano-biologique et taxe générale sur les activités polluantes
13 ème législature
Question écrite n° 06915 de M. Bernard Piras (Drôme - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 01/01/2009 - page 8

M. Bernard Piras attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire sur le lien entre la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) applicable aux déchets et les centres de tri mécano-biologique.
Il faut rappeler que ces centres ont pour objet de valoriser les déchets pouvant l'être, diminuant de ce fait la masse des déchets ultimes. Ils présentent ainsi un intérêt majeur en matière de traitement et répondent aux attentes des pouvoirs publics et aux besoins de notre environnement. Au regard du progrès réalisé par cette approche, plusieurs questions se posent en matière de TGAP : - l'activité et les tonnages de déchets accueillis en centre de tri mécano-biologique vont-ils être assujettis à la TGAP ?

- en cas de réponse positive, à quel taux et selon quelle évolution pour les années à venir ? - les sous-produits des centres de tri mécano-biologique, vont-ils être considérés comme des déchets ultimes et, en conséquence, se voir appliquer la TGAP ?
- en cas de réponse positive, le seraient-ils à une TGAP du même montant que celle appliquée aux ordures ménagères non valorisées, ce qui irait à l'encontre des politiques incitatives voulues par le législateur ? Il lui demande de lui apporter une réponse à ces légitimes interrogations.

Réponse du Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire
publiée dans le JO Sénat du 23/04/2009 - page 1010


Afin de favoriser la prévention et le recyclage, il a été retenu lors de la table ronde finale sur les déchets du Grenelle de l'environnement de renchérir progressivement et de façon lisible le traitement des déchets en augmentant la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) sur les décharges et en créant une taxe sur les incinérateurs, modulée en fonction de l'efficacité environnementale et énergétique, selon un calendrier progressif et lisible sur plusieurs années, et affectée en retour à des mesures de prévention.

Sur cette base, un groupe de travail du comité opérationnel consacré aux déchets s'est réuni, associant tous les partenaires concernés, dont les représentants des collectivités locales. À cette occasion, et dans des délais très courts, des études d'impact ont été menées, qui visaient à établir les répercussions de la taxe sur le contribuable local notamment, mais aussi le coût général des évolutions des modes de traitement. Le groupe de travail a fait une proposition au Gouvernement, conforme aux indications figurant dans l'engagement du Grenelle. Celle-ci a constitué la base du projet soumis au Parlement. La mesure vise bien à une augmentation du coût de traitement qui, combinée à l'ensemble des autres mesures du Grenelle, permettra le développement de la prévention de la production de déchets et du recyclage. Pour autant, la mise en oeuvre retenue tient compte de différents critères, puisqu'elle est progressive pour permettre les adaptations nécessaires et limiter des répercussions lourdes. Elle ne vise pas les déchets réceptionnés dans une installation de tri mécano-biologique. En revanche, les déchets issus de telles installations qui seraient ensuite incinérés ou mis en décharge seraient soumis à la taxe correspondante, modulée le cas échéant en fonction des caractéristiques de l'installation d'accueil.

Il convient de souligner qu'une vigilance particulière doit être apportée aux investissements relatifs à des procédés de tri mécano-biologique.

En effet, ces équipements, qui peuvent correspondre à des investissements importants, sont susceptibles dans certains cas de produire un compost qui ne pourrait pas respecter de manière régulière la norme NF 44051 définissant les exigences en matière de qualité du compost.

Il est, par ailleurs, nécessaire d'étudier la capacité des équipements à évoluer, notamment en fonction d'éventuelles exigences supplémentaires sur la qualité du compost. Ces critères, essentiels pour une valorisation optimale des déchets, doivent être examinés au cas par cas afin d'éviter l'orientation vers des décharges ou incinérateurs de tonnages importants sortant de ces installations.

54 Millions d'euros directement à la poubelle

extrait du document de présentation de la sogreah:
(ils ne savent même pas écrire le mot compost!!!)

Ardèche/Drôme - Plan de gestion des déchets
Pays
France (Ardèche-Drôme)
Client
SYTRAD
Syndicat de Traitement des
Déchets Ardèche-Drôme
Date
2005-2008
Montant des travaux
54 M€ HT
Prestations de Sogreah
Assistance à Maîtrise d'Ouvrage

Description / Particularités
Le SYTRAD a élaboré un plan de
gestion des déchets prévoyant la
construction de trois centres de tri
mécano-biologique de déchets
qui permettront de séparer les
déchets ménagers résiduels en
quatre fractions valorisables ou
ultimes : fermentescible valorisable
en composte à la norme
NFU44051, combustible valorisable
énergétiquement, matières
recyclables et résidus inertes.
Le principe du projet, qui
concerne environ 350 communes
et 470 000 habitants, est d'obtenir
une valorisation maximale avant
enfouissement des résidus ultimes.
Les trois sites traiteront les quantités
suivantes :
�� 85 000 tonnes par an,
�� 40 000 tonnes par an,
�� 35 000 tonnes par an.

SCANDALE du TRI MECANO BIOLOGIQUE dans la DROME

la SYTRAD,Syndicat de Traitement des Déchets drome-ardèche, "NOS ELUS",a décidé,malgré la controverse, d'investir 54 millions d'euros dans la construction de 3 usines de tri mécano-biologique.

aujourd'hui,on peut mettre tout ça....A LA POUBELLE.

de plus,il va falloir de nouveau mettre la main au porte monnaie pour construire de nouvelles installations fiables et cette fois-çi,on l'espère, écologiques

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Le tri mecano-biologique des dechets fait debat, Localtis.info, 20/07/09
Morgan Boedec / Victoires-Editions

Discretement mais surement, l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe) le repete : elle ne compte plus accorder de subventions aux nouveaux projets d'installations de tri mecano-biologique (TMB) des dechets. L'annonce intervient alors meme que dans certains departements, les Deux-Sevres ou la Vendee par exemple, des unites de TMB sont ou vont etre creees, souvent avec l'appui du conseil general.

En 2008, on en recensait huit en France mais une trentaine sont visees d'ici 2013. Des associations environnementales s'opposent pourtant a leur generalisation, en brandissant un argument choc : si le compost genere en bout de chaine par ces installations permet bien de reduire les volumes de dechets organiques a traiter, il se revelerait d'une pietre qualite.

En Alsace, un elu tel que Dany Dietmann, maire de Manspach (Haut-Rhin), va plus loin en ajoutant que ce compost produit est generalement inutilisable du fait de sa saturation en metaux lourds. Selon lui, certains voisins europeens fermeraient dans ce sens un par un leurs sites de TMB.

Explication : ce procede de tri par criblage permet de separer les dechets organiques des fractions non-organiques, mais sans pour autant eliminer suffisamment de particules fines et de polluants pour obtenir un compost norme. Des lors, meme des organismes de certification comme Ecocert s'opposent a l'utilisation de ce "compost" en agriculture biologique.


Quant a l'Ademe, elle rappelle que le risque encouru par les collectivites qui investissent dans ce type de dispositif est qu'in fine, le compost produit soit de si mauvaise qualite qu'il necessite d'etre stocke ou incinere.

L'Ademe s'appuie a ce sujet sur une etude que vient de publier le bureau d'etudes economiques Bipe. Celle-ci porte sur 65 sites de TMB existant en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Catalogne et en France. Dans le cas francais, le document note que "l'encadrement reglementaire des unites existantes reste a completer et l'exigence de qualite du compost produit a renforcer". La complexite de traitement en jeu dans ces centres y est nettement soulignee.

En supprimant les aides jusque-la accordees aux collectivites qui souhaitaient s'en doter, l'Ademe prend ainsi parti et vise, selon Marc Chevery, chef du departement dechets de l'agence, a "ne plus susciter un engouement excessif pour cette filiere".
<http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1247805064048>
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dimanche 19 juillet 2009

lié à l'article précédent:DOMINIQUE STRAUSS-KHAN et sa politique MEURTRIERE

Le FMI met en danger les malades dans les pays pauvres.

Le parti socialiste français doit exclure Dominique Strauss-Kahn

par Jesus Paris

Mondialisation.ca, Le 6 mai 2009


Directeur du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn, membre du parti socialiste, présidentiable, mène une politique de démantèlement des systèmes de santé dans les pays pauvres qui aggrave la situation des personnes vivant avec une pathologie grave, et les met en danger de mort. Comment le PS, Martine Aubry et Ségolène Royal, peuvent-elles accepter qu’un membre de leur parti sacrifie à la défense des banques et des pays riches la santé et la vie des plus vulnérables ?


Les dégâts causés par le FMI sur la santé publique
Parce qu’elle a reçu le « soutien » du Fonds Monétaire International (FMI), la Lettonie se voit contrainte de baisser ses budgets en matière de santé et d’éducation de 40 %.

Conséquences : une personne vivant avec le VIH dans ce pays va devoir payer trois fois plus pour sa prise en charge.

Avec 1% de personnes séropositives et une dynamique de l’épidémie liée principalement à l’injection de drogues, qui concerne une population très précaire, l’aide du FMI signifie, ni plus ni moins, la fin de la prise en charge pour une bonne partie des séropositifVEs en Lettonie.

Ce n’est qu’un des exemples des dégâts causés par le FMI.

En matière de démantèlement des systèmes de santé, les responsabilités de l’institution que dirige Dominique Strauss-Kahn ont été largement documentées. Ce sont les conditions imposées par le FMI aux pays d’Afrique qui les empêchent par exemple de tenir l’engagement d’Abuja de consacrer 15 % des budgets publics à la santéce qui aggrave encore et toujours la pénurie en professionnelLEs de santé, entre autres.

Dominique Strauss-Kahn, responsable et coupable

On aurait pu croire que la nomination d’un socialiste français à la tête du FMI changerait les choses. Il n’en est rien. Au contraire, interpellé à deux fois, d’abord par une vingtaine d’associations de lutte contre le sida, de France, d’Afrique ou d’Asie , puis par un collectif de 163 ONG de lutte contre le sida, Dominique Strauss-Kahn se satisfait de la situation et nie sa responsabilité en matière de démantèlement des services publics de santé.
Sa réponse aux ONG est une insulte à leur travail et à leur connaissance du terrain, autant qu’un modèle d’auto-satisfaction et de déni de ses choix politiques.

Le PS perd toute crédibilité en cautionnant Dominique Strauss-Kahn
Comment le PS espère-t-il jouer un rôle efficace dans le maintien d’un système de santé public de qualité s’il accepte qu’un de ses membres, qui a été présidentiable, démantèle les services de prévention, de dépistage et de soins des pays les plus pauvres et aggrave, au nom de logiques purement budgétaires, la situation des malades, notamment en Afrique ? Pourquoi Ségolène Royal, qui ne cesse de s’excuser au nom de la France, est incapable de s’excuser au nom du PS des dégâts qu’un de ses membres cause aux malades des pays les plus pauvres ? Comment Martine Aubry entend-elle mener une opposition efficace aux réformes conduites par Nicolas Sarkozy si le parti qu’elle représente n’est qu’une pépinière à responsables, toujours avides de sauver les banques au détriment des plus vulnérables ? Les candidatEs socialistes aux européennes n’ont–ils/elles pas conscience que leurs chances d’être éluEs ou rééluEs diminuent d’autant que leur parti sera associé aux pratiques telles que celles défendues par Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI ?
Act Up-Paris exige que le PS exclue Dominique Strauss-Kahn. Nous ne comprenons pas l’absence de réaction publique des dignitaires socialistes à l’égard de la politique meurtrière menée par un des leurs au FMI.
Articles de Jesus Paris publiés par Mondialisation.ca

nouvel ordre mondial

Le plan Bilderberg 2009 : réformer l’économie politique mondiale
par Andrew Gavin Marshall


Mondialisation.ca, Le 24 juin 2009

Du 14 au 17 mai l’élite mondiale a tenu une réunion secrète en Grèce dans le cadre de la conférence annuelle de Bilderberg sous l’attention éparse et restreinte des médias internationaux. Environ 130 des personnes les plus puissantes au monde se sont réunies afin de discuter des problèmes actuels urgents et de tracer une voie à suivre pour l’an prochain. Cette année, le principal sujet de discussion était la crise financière mondiale, ce qui n’est pas surprenant, si l’on considère que la liste des participants comprend bon nombre des premiers architectes de la crise ainsi que ceux étant sur le point de la « régler ».


L’objectif : la restructuration de l’économie politique mondiale

Avant le début de la rencontre, le journaliste d’enquête Daniel Estulin a fait un reportage sur le principal point à l’ordre du jour, que lui ont divulgué ses sources à l’interne. Bien que de tels reportages ne puissent être vérifiés, ses sources, ainsi que celles de Jim Tucker, traqueur vétéran du Groupe Bilderberg, ont fait preuve d’une extrême justesse par le passé. Il semblerait que le thème principal de la conférence cette année était d’aborder la crise économique de façon à entreprendre « une dépression prolongée et douloureuse condamnant le monde à des décennies de stagnation, de déclin et de pauvreté […] ou une dépression plus courte mais plus intense ouvrant la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, offrant moins de souveraineté, mais plus efficient ». À l’ordre du jour figuraient d’autres sujets dont un plan pour « continuer à tromper des millions d’épargnants et d’investisseurs croyant au battage autour de la prétendue reprise économique. Ils sont sur le point de faire face à des pertes massives et à d’éprouvantes difficultés économiques dans les mois qui viennent ». Il y aura également « des pressions ultimes visant à promulguer le traité de Lisbonne, dépendant du vote irlandais en sa faveur en septembre ou en octobre [1] », ce qui donnerait à l’Union européenne d’énormes pouvoirs sur les pays membres en faisant d’elle un gouvernement régional supranational, reléguant chaque pays à un statut davantage provincial.

Peu après le début des réunions, le traqueur Jim Tucker signalait que ses sources à l’interne avaient révélé que le groupe a comme priorité « la planification d’un département mondial de la santé, d’une trésorerie mondiale et d’une courte dépression plutôt qu’un long déclin économique ». Tucker rapportait que Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères et ancien premier ministre, « a fait un discours encourageant la transformation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en un département mondial de la santé, celle du Fonds monétaire international (FMI) en un département mondial du trésor, tous deux bien sûr sous les auspices des Nations Unies ». En outre, M. Tucker signalait que « le secrétaire au Trésor Geithner et Carl Bildt réclamaient une récession plus courte, non pas une récession de 10 ans […] en partie parce que cette dernière ferait du tort aux industriels du Groupe Bilderberg. Bien qu’ils désirent des départements mondiaux du travail et du trésor, ils font tout de même de l’argent et une longue récession de la sorte leur coûterait cher sur le plan industriel puisque personne n’achèterait leurs gadgets. […] Le penchant est pour une courte récession [2]. »

Daniel Estulin rapportait après les réunions que « selon lui, l’une des principales préoccupations du club Bilderberg est le danger que leur zèle à réformer le monde en engendrant le chaos afin d’implanter leurs objectifs à long terme ne mène à une situation hors de contrôle et qu’elle entraîne tôt ou tard un scénario où Bilderberg et l’élite mondiale en général sont dépassés par les événements et finissent par perdre leur contrôle sur la planète [3] ».

Le 21 mai, la Macedionian International News Agency affirmait qu’« un nouveau rapport du Kremlin sur l’obscur Groupe Bilderberg, qui tenait la semaine dernière sa rencontre annuelle en Grèce, mentionne que les membres de l’élite financière, politique et corporative de l’Occident ont émergé de leur conclave après être parvenus à l’entente selon laquelle il fallait ”complètement” détruire le dollar étatsunien s’ils voulaient continuer leur élan vers un nouvel ordre mondial dominé par les puissances occidentales ». De plus, ce même rapport non confirmé signalait que « lors d’une rencontre secrète à New York convoquée et présidée par David Rockefeller, la majorité des membres les plus riches de l’élite avaient convenu de conspirer l’effondrement du dollar étatsunien [4]. » Ce rapport, qui n’a pas été reconnu par d’autres sources médiatiques, doit être vérifié.

La réunion secrète des milliardaires

À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d’argent ». La conférence se tenait à l’Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu’« elle n’était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L’éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu’il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n’est pas typique qu’ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller [5]. [Voir appendice 2 Bilderberg Connections to the Billionaire’s Meeting].


Membre fondateur de Bilderberg David Rockefeller, président honoraire du Council on Foreign Relations,
président honoraire et fondateur de la Commission Trilatérale,
président du Council of the Americas et de la Americas Society,
ancien président et PDG de Chase Manhattan.

À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d’autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence [6]. » Des reportages indiquent qu’« ils ont discuté de la façon d’aborder la crise mondiale et d’élargir leurs activités charitables pendant le déclin [7]. »

Le journal Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu’ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d’après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu’ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu’ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d’ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu’ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu’ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu’« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu’ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange [8]. »


Un rapport a fuité

Daniel Estulin aurait reçu de ses sources au sein de Bilderberg un résumé de la réunion de 73 pages destiné aux participants et révélant de sérieux désaccords parmi ceux-ci. « Les partisans de la ligne dure sont favorables à un déclin dramatique et à une dépression courte et sévère, mais d’autres pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique mondial ne peuvent pas être calculées avec exactitude si le modèle de Henry Kissinger est choisi. » Richard Holbrooke est l’un d’eux, mais on ignore pour l’instant si sont point de vue est en fait celui d’Obama. » La vision du consensus était que la récession empirerait et que la reprise serait « relativement lente et prolongée » et de chercher ces termes dans la presse durant les semaines et les mois à venir.

M. Estulin rapportait « que face au spectre de leur propre mort financière, certains éminents banquiers européens sont extrêmement préoccupés et qualifiaient cet exercice de haute voltige d’« insoutenable », et affirmaient que les déficits budgétaire et commercial pourraient engendrer l’effondrement du dollar ». Un membre de Bilderberg a admis que « les banques mêmes ne savent pas quand [le fond sera atteint] ». Tous paraissaient s’entendre sur le fait que « le niveau de capital dont les banques étatsuniennes ont besoin pourrait être considérablement plus élevé que ce que le gouvernement états-unien a suggéré lors de ses récents tests de tension ». De plus, « quelqu’un du FMI a souligné que sa propre étude sur les récessions historiques suggère que les États-Unis ne sont rendus qu’au tiers de celle-ci. Par conséquent, les économies s’attendant à se rétablir grâce à la résurgence de la demande provenant des États-Unis devront attendre longtemps. » Un des participant à déclaré que « les pertes en capitaux propres en 2008 étaient pires que celles de 1929 [et que] la prochaine phase du déclin économique sera également pire que dans les années 1930, surtout parce que les États-Unis sont chargés d’une dette excessive d’environ 20 billions de dollars. L’idée d’un boom [économique] sain constitue un mirage jusqu’à ce que cette dette soit éliminée [9] ».

Selon Jim Tucker, le Groupe Bilderberg travail à la tenue d’un sommet en Israël du 8 au 11 juin, où « les experts internationaux en réglementation [pourront] aborder la situation économique actuelle dans un forum ». En ce qui a trait aux propositions de Carl Bildt concernant la création d’une trésorerie et d’un département de la santé mondiaux menés par les Nations Unies, le FMI deviendrait le Trésor mondial alors que l’Organisation mondiale de la Santé serait transformée en département mondial de la santé. M. Bildt a également réaffirmé que les « changements climatiques » serviraient de défi clé servant à la poursuite des objectifs de Bilderberg, faisant référence à la crise économique comme « une crise ne se produisant qu’une fois par génération alors que le réchauffement climatique est un défi qui n’arrive qu’une fois par millénaire ». Il a aussi prôné l’expansion de l’ALENA à travers l’hémisphère occidental dans le but de créer une Union américaine en utilisant l’UE comme « modèle d’intégration ».

Le FMI aurait envoyé un rapport au Groupe Bilderberg préconisant son ascension à titre de département mondial du Trésor et « le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner a cautionné ce plan avec enthousiasme, bien qu’il n’ait eu aucune assurance qu’il en serait le dirigeant ». Geithner a ajouté qu’« [ils] espéraient pouvoir travailler avec l’Europe à un cadre mondial, à une infrastructure mondiale pouvant effectuer une surveillance mondiale [10] ».


Le plan Bilderberg en marche?

Réformer la Réserve fédérale

À la suite de la rencontre du Bilderberg, plusieurs participants renommés ont fait des annonces intéressantes, particulièrement concernant la réorganisation de la Réserve fédérale. Le 21 mai, on rapportait que le secrétaire au Trésor Tim Geithner « était vraisemblablement fort enclin à donner un rôle majeur à la Fed dans la future réglementation [et] il est entendu que celle-ci effectuerait certaines des tâches de la Securities and Exchange Commission (SEC) étatsunienne [11] ».

Mercredi le 20 mai, Geithner a parlé devant le Comité des banques du Sénat (Senate Banking Committee), où il a déclaré que« des signes importants montrent que notre système financier commence à se rétablir ». À propos de la réglementation du système financier, il a ajouté : « Nous devons nous assurer que les règles financières internationales et les standard élevés que nous implanterons aux États-Unis sont cohérents [12]. »

Le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner, ancien président de la Federal Reserve Bank of New York


Un article de Bloomberg révélait ceci : « L’administration Obama pourrait demander qu’on retire à la SEC certains de ses pouvoirs dans le cadre d’une réorganisation réglementaire. La proposition, toujours à l’ébauche, donnera possiblement davantage d’autorité à la Fed pour superviser les institutions financières jugées trop grosses pour faire faillite. La Fed héritera peut-être de certaines fonctions de la SEC, les autres pourraient être assumées par d’autres agences. » Fait intéressant, « l’agence de Mary Schapiro, présidente de la SEC, a été absente durant la majeure partie des négociations sur la refonte réglementaire et elle s’est dite frustrée qu’on ne l’ait pas consultée ».

Par ailleurs, on rapportait que « le secrétaire au Trésor Geithner était prêt à discuter de propositions pour changer les règles financières hier soir à un dîner en compagnie du directeur du Conseil économique national, Lawrence Summers, de l’ancien président de la Fed Paul Volcker, [qui étaient tous deux à la conférence Bilderberg], de l’ancien président de la SEC Arthur Levitt et de la professeure de droit de l’Université Harvard, Elizabeth Warren, à la tête d’un groupe de vigilance parlementaire pour le Plan de sauvetage des actifs à risques (Troubled Asset Relief Program (TARP)) de 700 milliards de dollars [13] ». La Réserve fédérale est une banque centrale privée, détenue par ses actionnaires, qui sont les plus grandes banques formant chacune des Fed régionales (les plus grandes étant JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York). En gros, ce plan donnerait à une banque privée, laquelle possède une autorité gouvernementale, la capacité de réglementer les banques qui la détiennent. Cela équivaut à prendre un colonel pour veiller sur un général à qui il est directement redevable. C’est confier au renard la garde du poulailler. Il s’agit littéralement d’octroyer la propriété de la réglementation financière aux banques qui subissent la réglementation.

Comme le mentionnait Market Watch, une publication en ligne du Wall Street Journal, « la Réserve fédérale, créée il y a presque 100 ans dans la foulée d’une panique financière, pourrait être transformée en une agence différente au moment où l’administration Obama réinvente la façon dont le gouvernement interagit avec le système financier ». Concernant la présence de Geithner au Sénat, on mentionnait qu’« [il] a été bombardé de questions sur les relations étroites qu’entretiennent les grandes banques et les banques régionales de la Fed. Avant que Geithner ne se joigne au gouvernement, il était président de la Fed de NewYork, une étrange institution hybride publique-privée, en fait détenue et dirigée par les banques. » En réponse, « Geithner a insisté sur le fait que les banques privées n’ont pas leur mot à dire sur les politiques de la Fed de New York, mais a reconnu que celles-ci en ont un lors de l’embauche du président, qui, lui, fait les politiques. Le président de la Fed de New York, Stephen Friedman, a été contraint de démissionner plus tôt ce mois-ci en raison d’apparence de conflits d’intérêt dus à ses avoirs importants chez Goldman Sachs [14] ».

Le FMI comme trésorerie mondiale

L’objectif de Bilderberg visant à créer un trésor mondial avait déjà été mis en oeuvre avant leur réunion, avec les décisions prises lors du sommet financier du G20 en avril. Si le G20 semblait vouloir créer cette trésorerie en en faisant plutôt une banque centrale mondiale, il est probable que le FMI puisse assumer les deux rôles.

Après la réunion du G20 au début d’avril 2009, on mentionnait que « le monde a fait un pas de plus vers une monnaie mondiale, financée par une banque centrale mondiale, dirigeant une politique monétaire pour toute l’humanité », puisque le communiqué publié par les leaders du G20 indiquait : « Nous nous sommes mis d’accord pour soutenir une allocation générale de DTS, lesquelles injecterons 250 milliards de dollars (170 milliards de livres) dans l’économie mondiale et augmenterons la liquidité. Les DTS sont des droits de tirage spéciaux, un papier monnaie synthétique émis par le Fonds monétaire International qui dormait depuis un demi siècle. » Au fond, « il mettent en jeu une monnaie mondiale de facto. Elle n’est contrôlée par aucune entité souveraine [15] ». [Voir annexe 2: Creating a Central Bank of the World]

À la suite de la réunion de Bilderberg, « le président Obama a demandé au Congrès d’autoriser 100 milliards de dollars en prêts au FMI pour aider à la création d’un fonds de sauvetage mondial de 500 milliards », ce qui donnerait à cette institution le privilège exclusif essentiel d’un trésor mondial fournissant de l’aide financière aux pays dans le besoin autour du globe. De plus, « le projet de loi permettrait au FMI d’emprunter jusqu’à 100 milliards de dollars des États-Unis et d’augmenter sa contribution fiscale à l’organisation de 8 milliards ». Plus en détail sur le programme, on a mentionné que « les leaders internationaux ont commencé à mettre en œuvre l’initiative d’aide financière mondiale appelé Nouveaux accords d’emprunts (NAE) au sommet du G20 en avril. Le président a accepté à ce moment là de mettre les fonds additionnels à disposition. » Obama a écrit : « Le secrétaire au Trésor Geithner a conclu que la taille des NAE est lamentablement inadéquate pour affronter la nature grave de la crise économique et financière que nous vivons et je suis d’accord avec lui [16] ».

En ce qui a trait à la décision du G20 d’accroître l’usage des DTS du FMI, créant une monnaie mondiale de facto, on rapportait que « l’Afrique subsaharienne recevra environ 10 milliards du FMI en DTS afin d’aider ses économies à surmonter la crise financière mondiale. Dans le cadre d’un accord de 1,1 billion de dollars conclu au sommet du G20 en avril et visant à lutter contre le déclin économique mondial, le FMI émettra l’équivalent de 250 milliards de DTS, qui pourront servir à augmenter les réserves de devises étrangères ».

Des reportages récents ont également indiqué que le rôle du FMI dans l’émission des DTS va de pair avec la discussion de Bilderberg sur l’effondrement du dollar étatsunien et que « le fait de transformer l’étalon dollar en système basé sur les DTS constituerait une rupture avec la politique en vigueur depuis plus de 60 ans ». On signalait également ceci : « Il existe deux façons de réduire le rôle du dollar dans le système monétaire international. Une des possibilités serait son érosion graduelle comme monnaie de réserve en fonction du marché et en faveur de l’euro. Toutefois, même si le rôle international de l’euro a augmenté depuis son inauguration, particulièrement dans les marchés financiers, il est difficile d’envisager qu’il surpasse le dollar comme monnaie de réserve dominante dans un avenir rapproché. » Cependant, « puisque qu’il est improbable que l’hégémonie du dollar soit minée par les forces du marché, du moins à court ou moyen terme, la seule façon de provoquer une réduction majeure de son rôle comme monnaie de réserve assez rapidement est au moyen d’un accord international ». C’est là où les DTS entrent en jeu puisque « une façon d’[en] faire rapidement la principale monnaie de réserve serait de créer et d’allouer aux membres du FMI d’énormes sommes de DTS [18] ». Fait intéressant, c’est exactement ce qui se produit actuellement en Afrique avec le FMI.

L’ancien directeur général du FMI Jacques de Larosière a récemment déclaré que la crise financière actuelle, « compte tenu de son envergure, offre une chance unique d’améliorer les institutions et il y a déjà un risque de la rater si les différents acteurs n’arrivent pas à s’entendre sur les changements avant que la croissance économique ne reprennent ». Il est maintenant conseiller pour BNP Paribas, une compagnie fortement représentée aux réunions de Bilderberg, et il a été à la tête du Trésor de la France lors de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, un habitué du Groupe Bilderberg [19].

The Guardian couvre la rencontre de Bilderberg

Le journal britannique Guardian a été le seul des grands quotidiens dominants à couvrir la réunion à chaque instant au cours de la fin de semaine. Les premières rubriques de Charlie Skelton étaient satiriques et légèrement railleuses, en faisant allusion à l’événement comme « un long weekend dans un hôtel de luxe, où les élites du monde peuvent se serrer la main, faire tinter leurs verres, mettre au point leurs projets mondiaux, se disputer à propos de celui qui possède la meilleure chaise longue. Je suppose que Henry Kissinger fait apporter la sienne par hélicoptère et la fait surveiller par une équipe d’opérations spéciales de la CIA [20] ». Mais au courant de la fin de semaine, le journaliste a changé de ton. La samedi il a déclaré : « Je sais que je me fais suivre. Je le sais car je viens de discuter avec le policier en civil que j’ai surpris en train de me filer. » Il a aussi été arrêté à deux reprises la première journée des réunions pour avoir tenté de prendre des photos alors que les limousines arrivaient à l’hôtel [21].

Il a mentionné plus tard qu’il n’était pas certain de ce dont ils discutaient à l’intérieur de l’hôtel, mais qu’il « sentait qu’il y avait quelque chose de corrompu en Grèce. Il a ajouté qu’« en trois jours [il] était devenu un suspect, un fauteur de trouble, un indésirable, [qu’il] se sentait mal à l’aise, fatigué et un peu craintif ». Il poursuit en écrivant « Bilderberg c’est une question de contrôle. Tout tourne autour de "qu’est ce que nous devrions faire ensuite?" Nous dirigeons déjà plein de trucs, et si on en dirigeait plus? Et si on en facilitait la maîtrise? Rendre le tout plus efficace. L’efficacité c’est bien. Ce serait tellement plus facile avec une seule banque, une seule monnaie, un seul marché, un seul gouvernement. Et s’il n’y avait qu’une seule armée? Ce serait vraiment super. Nous n’aurions alors plus de guerre. Ce cocktail de crevettes est BON. Et s’il n’y avait qu’une seule façon de penser? Et si Internet était contrôlé? » Et il ajoute, « et si... Non, je blague ».

Puis, il fait une remarque avisé, contrant l’argument fréquent voulant que Bilderberg n’est qu’un forum où les gens peuvent s’exprimer librement : « Je suis incroyablement écoeuré que le pouvoir soit influencé par le plus petit nombre. Je l’ai vu de mes yeux pendant trois jours et cela m’emmerde au plus haut point. Ça m’est égal si le Groupe Bilderberg envisage de sauver le monde ou de le mettre dans un mélangeur et d’en boire le jus, mais je ne crois pas que c’est la façon de faire de la politique. » L’auteur, déclare ensuite de manière éloquente : « S’ils tentent de guérir le cancer, ils pourraient le faire à la lumière du jour. » Il explique ensuite que « Bilderberg c’est une question de positions de contrôle. Je m’en approche à un demi mille et soudainement, je suis un des contrôlés. On me suit, me surveille, m’enregistre, me met en détention et encore en détention. C’est le "pouvoir" sur la route qui m’a mis dans cette situation [22] ».

Dimanche le 17 mai, Skelton a demandé au chef de police pourquoi on le suivait, celui-ci lui a répondu en lui demandant : « Pourquoi vous êtes là? » Le journaliste a répondu qu’il était là pour couvrir la conférence de Bilderberg, après quoi le chef lui a rétorqué : « Hé bien voilà la raison! Voilà pourquoi! Notre conversation est terminée! [23] » Les reporters se font-ils suivre et traquer par la police lorsqu’ils couvrent le Forum économique mondial? Non. Alors pourquoi est-ce le cas avec le Groupe Bilderberg, si cette conférence n’est vouée qu’à discuter d’idées librement?

Le lundi suivant la conférence, Skelton écrit : « Il n’y a pas que moi qui ait été arrêté pour avoir osé traîner à un demi-mille des portes de l’hôtel. Les quelques journalistes qui ont fait le voyage jusqu’à Vouliagmeni cette année se sont tous faits harcelés et ont senti la partie travaillante d’un talkie-walkie grec. Bon nombre ont été arrêtés. Bernie, d’American Free Press et Gerhard, le documentariste (on dirait un nom de personnage de Donjons et Dragons) ont affrété un bateau d’une marina à proximité afin d’essayer de prendre des photos par la mer. Ils ont été arrêtés à trois milles du complexe hôtelier. Par la marine grecque. » Comme l’a dit Skelton : « Mes dépêches sur la conférence de 2009, si elles signifient quoi que ce soit, ne représentent rien de plus évident que l’absence de couverture médiatique grand public approfondie [24]. »

L’article final de Skelton sur Bilderberg le 19 mai montre jusqu’où il est allé durant ces quelques jours de reportage : de l’écriture humoristique à la découverte de sa filature par le service de sécurité de l’État grec. Il a fait ces réflexions : « Alors, qui est le paranoïaque? Est-ce moi, qui se cache dans les cages d’escalier, observant le reflet de la chaussée derrière moi dans les vitrines de magasins, demeurant en public par mesure de sécurité? Ou Bilderberg, avec ses deux F-16, ses hélicoptères qui font des rondes, ses mitraillettes, ses commandos de la Marine et sa politique visant à détenir et harceler à répétition une poignée de journalistes? Qui est le plus cinglé? Moi ou Baron Mandelson? Moi ou Paul Volker, le dirigeant du Conseil consultatif pour la relance économique? Moi ou le président de Coca-Cola »?

Il ajoute : « La publicité est comme du sel pur sur la limace géante qu’est Bilderberg. Je suggère donc que l’on se pointe l’an prochain avec quelques pots à sel de plus. Si la presse dominante refuse de couvrir convenablement cet important événement annuel, alors les citoyens intéressés devrons le faire : les médias du peuple. »

Étonnamment, Skelton juge que ce qu’il a appris de la conférence Bilderberg est « notre devoir de nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, dès maintenant, cette seconde même, avec chaque particule de notre âme, -- pour empêcher le projet des pièces d’identités, [puisque] tout tourne autour du pouvoir de demander à les voir, de l’obligation de les montrer, d’avoir à justifier son existence, du pouvoir de celui qui questionne sur la soumission de celui qui doit répondre. […] J’ai appris avec les fouilles aléatoires, les détentions, les coups des furieuses brutes de la sécurité et les bureaux de policiers sans numéros que j'ai cognés, que j’ai dû souffrir à cause de Bilderberg : j’ai passé la semaine à vivre à la fois le cauchemar d’un avenir probable et différentes versions d’un passé terrifiant. J’ai eu droit à un très petit aperçu d’un monde de vérifications ponctuelles et de forces de sécurité non contrôlées. Et j’en suis resté ébranlé. J’en suis resté marqué, littéralement. » Il explique ostensiblement : « la carte d’identité transforme le citoyen libre que vous êtes en suspect [25]. »


Qui était présent?

La royauté


La reine Beatrix des Pays-Bas, la plus importante actionnaire de Royal Dutch Shell

Parmi les membres du Groupe Bilderberg, on trouve divers monarques européens. À la conférence cette année, il y avait la reine Beatrix des Pays-Bas, laquelle est justement l’actionnaire individuelle la plus importante de Royal Dutch Shell, une des plus grandes compagnies au monde. Elle était accompagnée d’un de ses trois fils, le prince Constantijn, qui a travaillé avec le Commissaire européen néerlandais pour l’Union européenne et comme expert-conseil en politiques stratégiques chez Booz Allen & Hamilton de Londres. Ce cabinet de consultants en stratégie et en technologie possède de l’expertise en Analyse économique et commerciale, en Analyse du renseignement et recherche opérationnelle, ainsi qu’en Technologie de l’information, parmi bien d’autres. Le prince Constantijn a également été chercheur en politiques pour la RAND Corporation en Europe. La RAND était initialement un groupe de réflexion destiné à offrir des recherches et des analyses aux Forces armées étatsuniennes, mais elle travaille maintenant avec des gouvernements, des fondations et des organisations internationales et commerciales [26]. Parmi les autres membres de la royauté européenne présents à la conférence, on trouvait le prince Philippe de Belgique et la reine Sofia d’Espagne.


Les banquiers

Comme d’habitude, la liste des participants était pleine de représentants des plus grandes banques au monde. Parmi ceux-ci, David Rockefeller, ancien PDG et président de la Chase Manhattan – maintenant JP Morgan Chase – dont il était jusqu’à récemment président du Conseil consultatif international. Aussi, il siège toujours à titre de président honoraire du Council on Foreign Relations, de président du Board of the Americas Society et du Council of the Americas, de président honoraire de la Commission trilatérale, qu’il a fondé aux côtés de Zbigniew Brzezinski, également membre fondateur du Groupe Bilderberg, éminent philanthrope et actuel doyen d’une des dynasties bancaires les plus riches et puissantes du globe.

Josef Ackermann était également de la partie. Le banquier suisse est PDG de la Deutsche Bank et directeur non exécutif de Royal Dutch Shell, vice-président de Siemens AG – la plus importante firme d’ingénierie européenne – membre du Conseil consultatif international du groupe Zurich Financial Services, président de l’Institut de finances internationales — la seule association mondiale d’institutions financières – et enfin vice-président du Conseil de fondation du Forum économique mondial [27].

Roger Altman, spécialiste des services de banques d’affaires, investisseur de capitaux propres et ancien secrétaire adjoint au Trésor du gouvernement Clinton participait lui aussi à cette rencontre. D’autres banquiers étaient du nombre, comme Ana Patricia Botin, présidente de la Banque d’Espagne, de Banco Español de Crédito et anciennement au service de JP Morgan; Frederic Oudea, PDG et récemment nommé président du conseil de la Société Générale, banque française; Tommaso Padoa-Schioppa, économiste et banquier italien, anciennement ministre de l’Économie et des Finances; Jacob Wallenberg président de Investor AB; Marcus Wallenberg, PDG de Investor AB et George David, PDG de United Technologies Corporation et membre du conseil d’administration de Citigroup, du Business Council, du Business Roundtable et vice-président du Peterson Institute for International Economics [Pour en savoir plus sur le Peterson Institute, voir Annexe 1]

Parmi les banquiers canadiens figuraient W. Edmund Clark, président et PDG du Groupe Financier Banque TD, membre de la direction de l’Institut C.D. Howe – un important laboratoire d’idées canadien; Frank McKenna, vice-président du Groupe Financier Banque TD, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et enfin la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, qui siège par ailleurs sur le conseil de la Banque Scotia, une des plus grandes banques du pays.


Dirigeants des banques centrales

Au sein des membres du Groupe Bilderberg, il y a bien sûr les dirigeants des banques centrales les plus importantes du monde. Cette année, il y avait le gouverneur de la Banque nationale de Grèce, celui de la Banque d’Italie, le président de la Banque européenne d’investissement, l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et Nout Wellink membre de la direction de la Banque des règlements internationaux (BRI) [28] et Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne [29]. Rien n’indique que le président de la Federal Reserve Bank of New York, William C. Dudley, ainsi que le gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, y étaient, ce qui serait un étrange concours de circonstances si l’on considère que celui qui occupe ce poste est toujours présent aux rencontre du Bilderberg. J’ai contacté la Fed de New York afin de savoir si M. Dudley avait participé à des réunions en Grèce ou s’il y était allé du 14 au 17 mai ou si un autre haut représentant de l’institution y était allé à sa place. J’attends toujours une réponse.



Le gouvernement Obama à la conférence Bilderberg

Le conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones

Les membres de l’administration Obama étaient en grand nombre à cette conférence annuelle. Parmi eux, Keith B. Alexander, lieutenant général de la United States Army et directeur de la National Security Agency, l’agence d’espionnage monumentale des États-Unis; Timothy Geithner, secrétaire au Trésor et ancien président de la Federal Reserve Bank of New York; Richard Holbrooke, l’envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan; le général James Jones, conseiller national pour la Sécurité; Henry Kissinger, envoyé spécial pour la Russie, membre de longue date de Bilderberg et autrefois secrétaire d’État et conseiller national pour la Sécurité; Dennis Ross conseiller spécial pour le golfe Persique et l’Asie du Sud-Ouest de la secrétaire d’État Hillary Clinton; David Patraeus commandant de CENTCOM (Commandement du Centre des États-Unis au Moyen-Orient), Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, ancien président de l’Université Harvard et ancien économiste en chef de la Banque mondiale; Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale et chef du Comité consultatif de relance économique du président Obama; Robert Zoellick, ancien président de Goldman Sachs et actuel président de la Banque mondiale [30] et le secrétaire d’État adjoint James Steinberg [31].


Autres noms notoires

Parmi bien d’autres personnalités présentes à cette rencontre se trouvaient le vicomte Étienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne et président honoraire du Groupe Bilderberg; Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre du Portugal; Franco Bernabè, PDG de Telecom Italia et vice-président de Rothschild Europe; Carl Bildt, ancien premier ministre de la Suède; Kenneth Clarke obscur secrétaire administratif au Royaume Uni; Richard Dearlove, ancien chef du service de renseignements britannique MI6; Donald Graham, PDG de la Washington Post Company; Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN; John Kerr, membre de la Chambre des lords britannique et président de Royal Dutch Shell; Jessica Matthews, présidente de la Dotation Carnegie pour la paix internationale; Richard Perle de l’American Enterprise Institute; Romano Prodi, ancien premier ministre italien; J. Robert S. Prichard, PDG de Torstar Corporation et président émérite de l’Université de Toronto; Peter Sutherland, ancien directeur général de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), premier directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et actuellement président de British Petroleum (BP) et de Goldman Sachs International ainsi que membre de la direction de la Royal Bank of Scotland, président de la Commission trilatérale, vice-président de la Table ronde des industriels européens et membre de longue date de Bilderberg; Peter Thiel, membre du conseil d’administration de Facebook; Jeroen van der Veer, PDG de Royal Dutch Shell; Martin Wolf, rédacteur en chef adjoint et journaliste économique en chef du journal Financial Times et finalement Fareed Zakaria, journaliste étatsunien et membre de la direction du Council on Foreign Relations [32]. Certains reportages faisaient état de la présence d’Eric Schmidt, PDG de Google, et du rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Gigot [33], tous deux présents à la rencontre de l’an dernier [34].


Conclusion


Il est évident que la prérogative de cette rencontre annuelle de Bilderberg était d’exploiter au maximum la crise financière mondiale pour atteindre les objectifs que le groupe s’était fixés depuis de nombreuses années. Ceux-ci comprennent la création d’un département du trésor mondial, probablement en concomitance avec une banque centrale mondiale ou intégré à celle-ci, lesquels semblent en voie d’être incorporés au FMI.

Naturellement, ces rencontres de Bilderberg servent les intérêts des personnes et des organisations présentes.

Étant donné la vaste représentation de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à cette réunion, il est surprenant qu’il n’y ait pas eu plus d’informations provenant de cette rencontre en ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

Cependant, les États-Unis ont décidé récemment de congédier le général qui supervisait la guerre en Afghanistan et de le remplacer par « le lieutenant-général Stanley McChrystal, un ancien béret vert qui commandait il y a peu de temps les Forces d’opérations spéciales secrètes de l’armée en Irak [35] ». De 2003 à 2008, McChrystal était à la tête du Joint Special Operations Command du Pentagone (JSOC), lequel supervise les forces les plus cruciales de l’armée, y compris la Delta Force, « et que Seymour Hersh, journaliste d’investigation et récipiendaire du prix Pulitzer, a désigné comme le chef de “l’aile administrative d’assassins“ du vice-président Cheney [36].

Donc, vu les récents changements ainsi que le nombre élevé de représentants de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à la conférence Bilderberg cette année, il est probable que des décisions aient été prises ou, à tout le moins, qu’il y ait eu des discussions concernant l’escalade de la guerre en Afghanistan et de son expansion au Pakistan. Toutefois, il n’est pas surprenant que le principal point à l’ordre du jour ait été la crise financière mondiale. La prochaine année sera sans aucun doute intéressante et l’élite espère certainement en faire une année productive.

Article original en anglais,
The Bilderberg Plan for 2009: Remaking the Global Political Economy, publié le 26 mai 2009.Traduction : Julie Levesque, Mondialisation.ca.


Notes
[1] CFP, Annual Elite Conclave, 58th Bilderberg Meeting to be held in Greece, May 14-17. Canadian Free Press: May 5, 2009: http://canadafreepress.com/index.php/article/10854

[2] Paul Joseph Watson, Bilderberg Wants Global Department Of Health, Global Treasury. Prison Planet: May 16, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-wants-global-department-of-health-global-treasury/

[3] Paul Joseph Watson, Bilderberg Fears Losing Control In Chaos-Plagued World. Prison Planet: May 18, 2009: http://www.prisonplanet.com/bilderberg-fears-losing-control-in-chaos-plagued-world.html

[4] Sorcha Faal, Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? MINA: May 21, 2009: http://macedoniaonline.eu/content/view/6807/53/

[5] Kristi Heim, What really happened at the billionaires' private confab. The Seattle Times: May 20, 2009: http://seattletimes.nwsource.com/html/thebusinessofgiving/2009244202_what_really_happened_at_the_bi.html

[6] A. G. Sulzberger, The Rich Get … Together (Shhh, It Was a Secret). The New York Times: May 20, 2009: http://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/05/20/the-rich-get-together-shhh-it-was-a-secret/

[7] Chosun, American Billionaires Gather to Discuss Slump. The Chosun Ilbo: May 22, 2009: http://english.chosun.com/site/data/html_dir/2009/05/22/2009052200772.html

[8] John Harlow, Billionaire club in bid to curb overpopulation. The Sunday Times: May 24, 2009: http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece

[9] Press Release, Investigative Author, Daniel Estulin Exposes Bilderberg Group Plans. PRWeb: May 22, 2009: http://www.prweb.com/releases/Bilderberg_Group_Meeting/Daniel_Estulin/prweb2453144.htm

[10] James P. Tucker Jr., BILDERBERG AGENDA EXPOSED. American Free Press: June 1, 2009: http://www.americanfreepress.net/html/bilderberg_2009_179.html

[11] James Quinn, Tim Geithner to reform US financial regulation. The Telegraph: May 21, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/5359527/Tim-Geithner-to-reform-US-financial-regulation.html

[12] Greg Menges, U. S. Secretary of the Treasury Timothy F. Geithner speech before the Senate Banking Committee. Examiner: May 20, 2009: http://www.examiner.com/x-8184-Boston-Investing-Examiner~y2009m5d20-U-S-Secretary-of-the-Treasury-Timothy-F-Geithner-speech-before-the-Senate-Banking-Committee

[13] Robert Schmidt and Jesse Westbrook, U.S. May Strip SEC of Powers in Regulatory Overhaul. Bloomberg: May 20: 2009: http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a18ctNv3FDcw

[14] Rex Nutting, Fed could be completely retooled, Geithner says. Market Watch: May 20, 2009: http://www.marketwatch.com/story/fed-could-be-completely-retooled-geithner-says

[15] Ambrose Evans-Pritchard, The G20 moves the world a step closer to a global currency. The Telegraph: April 3, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5096524/The-G20-moves-the-world-a-step-closer-to-a-global-currency.html

[16] Marie Magleby, Obama Wants U.S. to Loan $100 Billion to Global Bailout Fund. CNS News: May 20, 2009: http://www.cnsnews.com/public/content/article.aspx?RsrcID=48329

[17] Joe Bavier, Sub-Saharan Africa to receive $10 bln in SDRs-IMF. Reuters: May 25, 2009: http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLP336909

[18] Onno Wijnholds, The Dollar’s Last Days? International Business Times: May 18, 2009: http://www.ibtimes.com/articles/20090518/dollar-rsquolast-days.htm

[19] MATTHEW SALTMARSH, Former I.M.F. Chief Sees Opportunity in Crisis. The New York Times: May 22, 2009: http://www.nytimes.com/2009/05/23/business/global/23spot.html?ref=global

[20] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: in pursuit of the world's most powerful cabal. The Guardian: May 13, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/13/in-search-of-bilderberg

[21] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: They're watching and following me, I tell you. The Guardian: May 15, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

[22] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: I'm ready to lose control, but they're not. The Guardian: May 15, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch1

[23] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: 'You are not allowed to take pictures of policemen!' The Guardian: May 17, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/17/charlie-skelton-bilderberg

[24] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Fear my pen. The Guardian: May 18, 2009: http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/18/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

[25] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Let's salt the slug in 2010. The Guardian: May 19, 2009: http://www.guardian.co.uk/news/blog/2009/may/19/bilderberg-skelton-greece

[26] Dutch Royal House, Work and official duties. Prince Constantijn: http://www.koninklijkhuis.nl/english/content.jsp?objectid=18215

[27] Deutsche Bank, Management Board. Our Company: http://www.db.com/en/content/company/management_board.htm

[28] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[29] Demetris Nellas, Greek nationalists protest Bilderberg Club meeting. AP: May 14, 2009: http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jep_nbEq1srzJHFQ8fRGNQO3P38QD987H3200

[30] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[31] MRT, Top US official arrives in Greece. Macedonian Radio and Television: May 15, 2009: http://www.mrt.com.mk/en/index.php?option=com_content&task=view&id=6112&Itemid=28

[32] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009: http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

[33] WND, Google joins Bilderberg cabal. World Net Daily: May 17, 2009: http://worldnetdaily.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=98469

[34] Adam Abrams, Are the people who 'really run the world' meeting this weekend? Haaretz: May 14, 2009: http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085589.html

[35] YOCHI J. DREAZEN and PETER SPIEGEL, U.S. Fires Afghan War Chief. The Wall Street Journal: May 12, 2009: http://online.wsj.com/article/SB124206036635107351.html

[36] M.J. Stephey, Stan McChrystal: The New U.S. Commander in Afghanistan. Time Magazine: May 12, 2009: http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1897542,00.html

Appendices (voir la version anglaise).Notes pour les appendices.[37] PIIE, About the Institute. Peterson Institute for International Economics: http://www.petersoninstitute.org/institute/aboutiie.cfm

[38] PIIE, Board of Directors. Peterson Institute for International Economics: http://www.petersoninstitute.org/institute/board.cfm#52

[39] Jeffrey E. Garten, Needed: A Fed for the World. The New York Times: September 23, 1998: http://www.nytimes.com/1998/09/23/opinion/needed-a-fed-for-the-world.html

[40] Jeffrey Garten, Global authority can fill financial vacuum. The Financial Times: September 25, 2008: http://www.ft.com/cms/s/7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c.html&_i_referer=http%3A%2F%2Fwilliamnotes.wordpress.com%2F2008%2F09%2F30%2Fgarten-on

[41] Jeffrey Garten, We Need a Bank Of the World. Newsweek: October 25, 2009: http://www.newsweek.com/id/165772

[42] Ambrose Evans-Pritchard, IMF may need to "print money" as crisis spreads. The Telegraph: October 28, 2009: http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/3269669/IMF-may-need-to-print-money-as-crisis-spreads.html
Andrew Gavin Marshall est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Andrew Gavin Marshall publiés par Mondialisation.ca

jeudi 16 juillet 2009

industrie pétrolière :pollueurs en toute impunité.l'inhumanité dans toute sa splendeur

Les compagnies petrolieres epinglees par Amnesty International, Metro, 02/07/09

Au Nigeria, la pollution aux hydrocarbures represente une "tragedie des droits humains" selon un rapport de l'ONG.

Il est difficile d'imaginer lorsqu'on fait son plein a la station-service en quelles conditions on extrait l'or noir qui nous fait rouler.

On ne sait meme pas exactement d'ou vient l'essence ou le diesel : pas de tracabilite a la pompe. Le rapport que vient de publier l'ONG Amnesty International sur le petrole, la pollution et la pauvrete dans le delta du Niger (Nigeria : Petroleum, Pollution and Poverty in the Niger Delta) est edifiant.
Dans ce pays qui compte parmi les plus gros exportateurs au monde de petrole, non seulement la population ne profite pas de la richesse creee, elle subit les consequences d'une pollution inquietante, selon Amnesty. L'ONG n'hesite pas a qualifier de "tragedie des droits humains" la situation dans le delta du Niger.
Des consequences sur la sante
"Les populations vivant dans les zones de production du petrole dans le delta du Niger doivent utiliser une eau polluee pour boire, cuisiner et se laver. Elles consomment du poisson contenant des hydrocarbures et d’autres toxines (lorsqu’elles ont la chance de trouver du poisson), et les terres qu’elles utilisent pour l’agriculture sont detruites. Apres les deversements de petrole, elles inhalent des vapeurs d’hydrocarbures, du gaz et d'autres polluants.", explique Audrey Gaughran, specialiste de la responsabilite des entreprises en matiere de droits humains pour Amnesty et coauteur du rapport.
"Pour pecher, il faut pagayer pendant quatre heures sur plusieurs rivieres pour arriver a un endroit moins pollue… mais malgre tout, lorsqu'on ouvre le ventre des poissons, ca sent parfois le petrole brut" , raconte un pecheur nigerian, cite par le rapport. "Les gens se plaignent de problemes respiratoires et de lesions cutanees – et pourtant, ni le gouvernement ni les compagnies petrolieres ne cherchent a controler les consequences humaines de la pollution par les hydrocarbures", ajoute Audrey Gaughran.

Shell mis en cause
Aujourd'hui, aucune etude n'a evalue l'ampleur des deversements d'hydrocarbures dans le delta du Niger. Ce qui est sur est que les consequences pour la population locale sont desastreuses : "la majorite de la population du delta du Niger depend de l'environnement naturel pour sa nourriture et ses moyens de subsistance, notamment par l'agriculture et la peche", explique l'ONG.
"Le delta du Niger constitue un exemple frappant du manque de responsabilite d’un gouvernement envers son peuple, et d’entreprises multinationales n’ayant pratiquement aucun compte a rendre quand leurs activites portent atteinte aux droits humains", resume Audrey Gaughran.

Les manquements du gouvernement ne dedouanent pas pour autant les compagnies petrolieres de leurs responsabilites, explique Audrey Gaughran : "Les compagnies petrolieres telles que Shell (le plus gros exploitant de la region, ndlr) ne peuvent pas ignorer les consequences de leurs actions simplement parce que le gouvernement ne parvient pas a leur faire rendre des comptes. La regle, en l’occurrence, ce n’est pas le ‘ pas vu, pas pris ’ – il existe des normes internationales concernant l’industrie petroliere et ses consequences sociales et environnementales. Les compagnies operant dans le delta du Niger les connaissent tres bien."

Telecharger le rapport (pdf en anglais)
<http://www.metrofrance.com/planete/les-compagnies-petrolieres-epinglees-par-amnesty-international/migb!UUZTbsvSGdzqc/>

mardi 14 juillet 2009

le tourisme peut nuire gravement à la santé.

Le tourisme peut nuire gravement a la sante, Blog Six pieds sur Terre, 10/07/09
Laure Noualhat

Les iles Andaman ont ete rendues celebres le 26 decembre 2004, un jour de tsunami. A cette occasion, nous avons entendu parler de ses animaux qui fuyaient dans la foret forts de leur sixieme sens primal. Nous avons aussi entendu parler des Jarawa, une tribu de quelques centaines d'individus, vivant sur l'ile, a l'ecart du monde moderne. Les Jarawa aussi avaient "senti" le danger...

L'association Survival, dont l'objet est de defendre les peuples autochtones, attire notre attention sur le sort qui leur est reserve alors qu'un complexe hotelier menace d'etre construit sur le site. Survival avait reclame une zone tampon autour de la reserve des Jarawa, afin de les proteger. Mais la Cour des Iles Andaman a invalide le projet d’amenagement de ce type de zone. Ce qui donne le feu vert a Barefoot India pour construire un complexe hotelier, a proximite de la reserve.
"Les Jarawa, qui sont environ 320, ne sont en contact avec le monde exterieur que depuis 1998 et sont donc tres vulnerables aux maladies allogenes. Le jugement permettra egalement a d’autres compagnies touristiques d’ouvrir des hotels pres de la reserve ou un certain nombre de petits commerces sont deja etablis." explique Survival, dans un communique.
"Survival estime que le complexe hotelier Barefoot represente une grave menace pour la sante des Jarawa, en raison des risques potentiels de contagion auxquels sa clientele les exposera. De recentes etudes ont demontre que, meme s’ils sont en contact depuis longtemps avec le monde exterieur, les peuples indigenes sont particulierement menaces par la pandemie de grippe porcine. En raison de leur long isolement, les Jarawa qui ont deja ete exposes a des epidemies de rougeole, y sont excessivement vulnerables."
D'apres Survival, certaines recherches montrent qu'environ 20% des passagers aeriens developpent des rhumes et autres infections virales dans les quelques jours suivant leur vol. Or, pour farnienter aux Iles Andaman, la majorite des touristes s'y rend en avion.
<http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/07/le-tourisme-peut-nuire-gravement-a-la-sante.html>

lundi 13 juillet 2009

comprendre les ineractions et étudier les expositions à faible dose

Cancer et environnement : la logique de precaution s'impose, Le Monde, 02/07/09
Paul Benkimoun
Quelle est l'importance du lien entre environnement et cancer ? Sortant des querelles de chiffres, l'Agence francaise de securite sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) a rendu, jeudi 2 juillet, un avis et des recommandations sur cette question controversee.

L'Agence plaide pour une logique de precaution et demande que soit pris en compte le risque lie a l'ensemble des expositions, et non pas uniquement le danger avere de telle ou telle substance.

Chiffres et controverses. Tandis que le plan national sante environnement (PNSE) 2004-2008 indiquait que de "7 % a 20 % des cancers seraient imputables a des facteurs environnementaux", un groupe de travail de l'Academie de medecine et du Centre international de recherche sur le cancer affirmait en 2007 : "Le nombre de cancers lies a la pollution de l'eau, de l'air et de l'alimentation est faible en France. De l'ordre de 0,5 %, il pourrait atteindre 0,85 % si les effets de la pollution de l'air atmospherique etaient confirmes."

A l'inverse, le cancerologue Dominique Belpomme, avancait en 2004 qu'on pouvait "considerer que 80 % a 90 % des cancers sont causes par la degradation de notre environnement".

Progression inquietante. Selon une expertise realisee a la demande de l'Afsset par l'Institut national de la sante et de la recherche medicale (Inserm), l'incidence de la plupart des cancers a progresse en France entre 1978-2000.

C'est le cas en particulier pour neuf localisations : lymphomes malins non hodgkiniens (ganglions), cancers de la peau, du colon, du poumon, du foie, du rein, de la thyroide, et surtout de la prostate et du sein.
Entre 1980 et 2005, l'incidence des cancers s'est accrue de 35 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. Une augmentation qui, selon les experts, ne s'explique pas seulement par la demographie et les progres du depistage.
Cancerogenes averes ou possibles. Pour son nouvel avis, l'Afsset s'est appuye sur ce rapport de l'Inserm consacre aux liens entre environnement et localisations cancereuses les plus frequentes. La plupart des cancers ont une origine multifactorielle.
Certains facteurs sont des cancerogenes averes (tabac, alcool, vieillissement, certains aliments…) et, parmi les facteurs environnementaux, on retrouve aussi des cancerogenes averes ou probables (amiante, radiations, metaux lourds, travail poste avec perturbation des rythmes biologiques…).
Pour d'autres facteurs, le caractere cancerogene est debattu (pollution atmospherique, pesticides, solvants, champs electromagnetiques, etc.).


Agir et limiter les risques.
"Il ne faut pas attendre d'avoir des certitudes pour agir", resume le professeur Gerard Lasfargues, qui dirige les travaux d'expertise en sante environnement a l'Afsset.
L'Agence recommande de renforcer les actions sur les agents dont le role cancerogene est encore debattu afin de reduire le plus possible les expositions.
"La priorite doit etre accordee aux personnes cumulant des expositions professionnelles et environnementales, comme par exemple les interimaires et les sous-traitants", insiste le Pr Lasfargues.

L'Afsset souhaite sortir de l'approche binaire selon laquelle un agent est cancerogene (parce qu'il provoque des mutations genetiques) ou non.

Selon elle, il faut privilegier les recherches visant a comprendre les mecanismes d'action et a elucider la toxicite d'une substance et ses interactions possibles avec d'autres agents.
"Nous pourrons ameliorer les connaissances sur les expositions et les marqueurs d'exposition grace notamment a des registres pour lesquels il est indispensable d'accroitre les moyens", souligne le Pr Lasfargues.
Enfin, l'Afsset estime indispensable de completer l'epidemiologie – principale maniere de rendre compte des effets cancerogenes des facteurs environnementaux – par d'autres disciplines : la toxicologie, mais aussi l'"expologie" ou l'etude des expositions a de faibles doses et a des ages sensibles de la vie, notamment in utero ou chez les personnes agees.
<http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2009/07/02/cancer-et-environnement-la-logique-de-precaution-s-impose_1214179_3224.html#ens_id=1210700>
En savoir plus :
Consulter l´avis de l´Afsset (5,3 Mo - juillet 2009)
Telecharger le communique de presse
<http://www.afsset.fr/index.php?pageid=415&newsid=470&MDLCODE=news>

Roundup:miracle pour les transexuels mais pour les autres ?

Les herbicides Roundup perturbent les hormones sexuelles, CRIIGEN, 02/07/09

Selon une nouvelle etude de l'equipe du Prof. GE Seralini publiee recemment
Apres avoir montre la toxicite des herbicides Roundup a des doses infinitesimales notamment sur des cellules de nouveau-né, l'equipe du Pr. Seralini du CRIIGEN a l'Universite de Caen, en collaboration avec l'equipe du Pr. Chagnon de Dijon, vient de publier une nouvelle decouverte. A des doses pourtant tres inferieures (800 fois) a celles autorisees dans certains OGM alimentaires aux Etats-Unis, ce type d'herbicide, pour une formulation vendue en magasin, empeche l'action des androgenes, hormones virilisantes.

Puis l'action et la formation des estrogenes sont aussi perturbees. Les dommages sur l'ADN des cellules humaines commencent alors. Ces effets expliquent des resultats d'experiences preoccupants sur l'animal et en epidemiologie humaine.

Il est donc propose de revoir au niveau reglementaire la classification des Roundup et autres herbicides a base de glyphosate, comme etant toxiques pour la reproduction et perturbateurs endocriniens.

Ces phenomenes ont ete jusqu'alors sous-estimes car les producteurs de pesticides presentent majoritairement aux autorites des etudes avec le glyphosate seul, alors que le melange commercialise est bien plus actif.

L'etude est publiee fin juin 2009 dans la revue scientifique internationale Toxicology par Gasnier et al.
<http://www.criigen.org/content/view/257/1/>

jeudi 9 juillet 2009

nucléaire : énergie SALE : les poubelles débordent

Dechets nucleaires : plus d'un million de m3 en 2007, le double en 2030, AFP, 30/06/09

Paris (AFP) - 16:27 - Plus d'un million de metres cube de dechets nucleaires etaient stockes sur 1.121 sites en France fin 2007, un volume appele a doubler d'ici 2030, selon un inventaire publie mardi par l'Agence nationale pour la gestion des dechets radioactifs (Andra).

Ces 1,15 million de m3 de dechets proviennent pour 62% du secteur electronucleaire, mais aussi de laboratoires de recherche, de la defense ou de materiel medical. Fin 2030, leur volume total devrait atteindre 2,25 millions de m3.
Les dechets hautement radioactifs, issus des combustibles uses des centrales, en composent une part infime en volume (0,2% avec 2.293 m3) mais ils representent 94,98% de la radioactivite totale, selon cet "inventaire national" qui dresse un etat des lieux au 31 decembre 2007.

Le volume de ces dechets dits a "haute activite" - plusieurs dizaines de milliards de Becquerels (Bq) par gramme - devrait depasser 5.000 m3 en 2030.


Ce nouvel "inventaire national des matieres et dechets radioactifs", le premier rendu public depuis la loi du 28 juin 2006, est un "outil de gestion qui permet d'assainir des situations passees", notamment sur les sites pollues, et "d'anticiper" les besoins de stockage pour l'avenir, a resume le president du conseil d'administration de l'Andra, Francois-Michel Gonnot, devant la presse.
Depuis l'entree en vigueur de cette loi, "nous devons apporter une solution pour tous les types de dechets presents sur le territoire francais", a precise la directrice generale de l'Andra, Marie-Claude Dupuis.

Dans l'attente d'un stockage durable en profondeur, envisagé dans un site autour de Bure (Meuse) d'ici 2025, les dechets de haute activite et de "moyenne activite a vie longue", issus des centrales nucleaires, sont actuellement conserves sur les sites de La Hague (Manche), de Marcoule (Gard) et Cadarache (Bouches-du-Rhone).

Les dechets de "moyenne activite a vie longue" dont la radioactivite prend plus de 31 ans pour diminuer de moitie, representent 3,6% du volume des dechets pour 4,98% des rayonnements.
La majeure partie des stocks est constitue de dechets de "faible activite", dont le rayonnement est de quelques dizaines a quelques centaines de milliers de Bq/g.
Les dechets de faible et moyenne activite a vie courte (moins de 31 ans pour diviser la radioactivite par deux) sont pris en charge par l'Andra dans le centre de stockage de l'Aube. Ils constituent 68,8% du volume (792.695 m3) pour 0,03% de la rad