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jeudi 4 mars 2010

atom'cratie française:le scandale ATMEA 1

Publié le :17/02/2010

Guerre dans le nucléaire français, accouchement en catimini d’Atmea 1

La fin de l'hiver nucléaire aurait commencé, ravivant l’appétit commercial des acteurs historiques comme des challengers. Les chantiers de réacteurs atomiques sur la planète ne sont pas pléthoriques, le carnet de commandes demeure encore largement virtuel, pourtant les acteurs français du nucléaire sont en pleine guerre d’influence.


GDF Suez pousse des coudes pour mettre fin au monopole d'EDF dans la construction et l’exploitation de centrales atomiques en France. Ainsi, un partenariat stratégique Areva-GDF Suez est à l’étude. Par ailleurs, EDF est en conflit ouvert avec Areva, pour la fourniture de combustible comme pour le retraitement.
D’aucuns veulent faire d’EDF le « chef » de la filière nucléaire national pour exporter le savoir-faire français. Total voudrait bien y mettre des billes, tout comme Bouygues

C’est une guerre commerciale intra-nationale qui se joue sous nos yeux. Aucun ne pense remettre en cause la garantie publique qui fait peser le risque sur le contribuable en dernier ressort. Dans une logique de la mutualisation des coûts et de privatisation des bénéfices, l’appétit de dividendes est grand pour nos deux électriciens privatisés…

Face à de tels enjeux financiers où la sécurité n’est même pas abordée, devant un tel Monopoly industriel où les intérêts sont mal identifiés, un peu de débat public ferait grand bien.

Au moment du Grenelle de l’environnement, le nucléaire était un sujet non négociable, d’intérêt national stratégique sans discussion démocratique. La pilule atom’cratique est passée et deux chantiers d'EPR ont été lancés.

Maintenant, on apprend au détour de la compétition entre EDF et GDF Suez, en catimini au travers de la fuite sur l’accord AREVA/GDFSuez, que l’on pourrait engager la construction d’une nouvelle centrale nucléaire en France : « Atmea 1 ». Un « petit » générateur de 1100 MW, pour compléter l’offre l’export du « gros » EPR à 1650 MW. J’ai cru m’étrangler devant une telle arrogance atom’cratique.

J’ai lu ça dans Le Monde : « L'accord avec Areva précise qu'en cas de feu vert de l'Etat, GDF Suez aura la maîtrise d'ouvrage du prochain EPR français et qu'ils collaboreront à la construction de deux autres à l'étranger. S'il n'obtient pas ce puissant réacteur de 1 650 mégawatts (MW), le groupe d'énergie pourra construire dans l'Hexagone l'Atmea 1, un réacteur moins puissant (1 100 MW) conçu par Areva avec le japonais Mitsubishi Heavy Industries ». L'enjeu est d'exporter du nucléaire « français » dans les pays émergents, qui n’ont pas nécessairement besoin du puissant EPR. Soit deux sujets – au moins - à mettre sur la table du débat démocratique :

A-t-on besoin d’engager prochainement un troisième chantier nucléaire en France, Atmea 1, en dehors de réaliser un prototype vitrine commerciale ? Dans l’affirmative, où ? Par qui ?

Quelle stratégie de dissémination du nucléaire civil dans le monde ? Quel rôle de la France dans la limitation du risque nucléaire global ? Les pays émergents et en développement peuvent-ils assumer un risque nucléaire ?

Ne pensez vous pas que cela fait du « lourd », qui mériterait le début d’un débat démocratique ? Deux EPR et un premier « Atmea », ça fait beaucoup de chantiers atomiques en un seul mandat !!! Exporter le risque nucléaire dans les pays émergent doit il être la politique commerciale française d’une filière aussi dangereuse ? A tout le moins, il y a nécessité d’en discuter à l’Assemblée, tandis que l’on n’a pas encore de solutions crédibles pour la gestion des déchets nucléaires et que le démantèlement des centrales existantes est un problème qui demeure devant nous, non réellement chiffré.

Pour l’atom’cratie française, il y aura toujours le contribuable à taper tandis que l’on ne demande pas son avis au citoyen !

Puisse ce billet être un petit caillou dans leur soulier.

Héloïm Sinclair


http://www.developpementdurable.com/technologie/2010/02/U157/guerre-dans-le-nucleaire-francais-accouchement-en-catimini-datmea-1.html

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