Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

vendredi 13 novembre 2009

pourquoi les écolos veulent une taxe carbone à 100 euros?pour assurer une rentabilité aux industriels du captage

un marché captif de quelques 4 000 MILLIARDS D'EUROS,ça vaut bien quelques mensonges.

et qui seraient les heureux bénéficiaires du JACK-POT?

les sites des centrales electriques au charbon, au gaz ou au fioul, ou ceux des cimenteries, des raffineries et des usines siderurgiques, puis le transport, enfin l' enfouissement dans le sous-sol et bien sûr les politicien(nes) et les écolos qui leur auront apporté ce marché si juteux.
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Le captage-stockage du CO2 vise la maturite en 2020, Le Monde, 06/11/09
Pierre Le Hir

"La prochaine decennie sera celle ou ca passe ou ca casse" : tel est le pronostic du Japonais Nobuo Tanaka, directeur de l'Agence internationale de l'energie (IEA), qui ouvrait le 3e colloque international sur le captage et le stockage du CO2 organise, jeudi 5 et vendredi 6 novembre a Paris, par l'Institut francais du petrole (IFP), l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe) et le Bureau de recherches geologiques et minieres (BRGM).
Le captage et stockage du CO2 (CSC) est "la technologie dont nous avons besoin pour attenuer les effets du changement climatique", affirme M. Tanaka. Selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'evolution du climat (GIEC), entre 20 % et 40 % des emissions mondiales de gaz carbonique d'origine humaine pourraient etre neutralisees de la sorte a l'horizon 2050.
Mais, ajoute le patron de l'IEA, "il faudra gagner la confiance du public". "Les gouvernements devront prendre position et clairement indiquer qu'il s'agit d'une technologie fiable", dit-il. De fait, la demonstration de la surete de cette filiere - gage de son acceptabilite sociale - apparait comme la cle de son developpement.

"Dans le protocole de Kyoto, le CSC etait totalement ignore. Aujourd'hui, de nombreux projets existent dans le monde. Le temps du deploiement industriel est venu", estime Olivier Appert, president de l'IFP, qui considere que la filiere arrivera a maturite dans les annees 2020.

Deja, principalement aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, quelque 140 installations sont en service ou en gestation.

Mais il s'agit, le plus souvent, de projets de recherche ou d'unites pilotes de faible capacite. C'est le cas, en France, de l'experimentation menee par Total dans le bassin gazier de Lacq (Pyrenees-Atlantiques), avec un demonstrateur a l'echelle de 1/10e.

"Nouvelle usine a gaz"
L'IEA a etabli une feuille de route ambitieuse. L'objectif est d'arriver a cent projets a grande echelle en 2020, puis de monter a 850 installations en 2030 et 3 400 en 2050, ce qui permettrait de pieger 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an. Un chiffre a comparer aux 30 milliards de tonnes annuelles aujourd'hui relachees par les activites humaines. L'investissement necessaire sur quarante ans est de pres de 6 000 milliards de dollars (4 000 milliards d'euros).

La premiere incertitude qui pese sur ce scenario est financiere. Avec les techniques actuelles, la sequestration d'une tonne de CO2 sur les sites des centrales electriques au charbon, au gaz ou au fioul, ou ceux des cimenteries, des raffineries et des usines siderurgiques, puis son transport, enfin son enfouissement dans le sous-sol, reviennent a pres de 100 euros.

Un cout dissuasif, quand les droits d'emission se negocient, sur le marche du CO2 a moins de 20 euros la tonne. D'autant que le captage est une operation gourmande en energie, qui peut reduire de plus d'un quart le rendement d'une centrale au charbon.
La donne pourrait changer si, comme le prevoient des experts, le cours de la tonne de CO2 grimpe a 100 euros en 2030, et si celui du captage-stockage tombe a 30 euros la tonne, grace a une standardisation des procedes.

La seconde incertitude est environnementale. Les methodes de capture et d'acheminement du dioxyde de carbone sont maitrisees par l'industrie petroliere. Mais des recherches restent a mener pour garantir la securite, sur une periode d'un ou plusieurs millenaires, d'un enfouissement dans une formation geologique profonde, telle qu'un aquifere salin. Les risques potentiels etant une acidification du milieu, une remontee gazeuse vers une nappe d'eau potable, voire un degazage brutal dans une zone ou, a forte concentration, le CO2 pourrait avoir des effets deleteres.

C'est ce qui fait dire au reseau associatif France nature environnement que le CSC est "une nouvelle usine a gaz". Et qu'il vaut mieux miser sur la preservation - et la restauration - de la capacite naturelle des oceans, de la vegetation et des sols a absorber le carbone.
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Plusieurs options techniques a l'etude
Trois procedes existent pour capter le CO2 : extraction dans les fumees de combustion, dans le combustible initial, ou apres concentration par la presence d'oxygene. Son transport vers un site de stockage peut s'effectuer par gazoduc terrestre ou sous-marin, ou par bateau. Son enfouissement est envisage dans des aquiferes salins, des gisements de petrole et de gaz, ou des veines de charbon inexploitees.
Sur le meme sujet :
Eclairage La Norvege, pionniere de la sequestration
<http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2009/11/06/le-captage-stockage-du-co2-vise-la-maturite-en-2020_1263650_3244.html#ens_id=1223016>

1 commentaire:

Escaravage a dit…

Business as usual :
Malgré un regain de dernière heure le lobby du charbon doit reconnaître que ses campagnes « antiwarming »ont fait long feu. Qu’à cela ne tienne, il opère une conversion à 180°. Derrière l’urgence climatique qu’il proclame désormais, se cache en fait l’urgence de s’emparer de l’aubaine financière que constitue la CCS, remède miracle. Pour faire plébisciter cette technologie dont les tares ont pu être décrites par la formule « trop risquée, trop chère, trop peu , trop tard », une nouvelle campagne de désinformation est engagée. La dissimulation des risques majeurs de fuites hors des aquifères profonds est systématique. Les spécialistes du lobbying ont beau jeu d’abuser de décideurs qui multiplient publiquement les preuves des consternantes lacunes de leur culture technoscientifique. Ainsi sont différées les mesures urgentes d’économies énergétiques et confisquées les ressources qui devraient s’investir dans les véritables énergies propres. Compte-tenu de la progression cataclysmique du dérèglement climatique au cours des dix dernières années et de son accélération prévisible lors des dix prochaines du fait des rétroactions « positives » que constituent la réduction de l’albédo des pôles et la libération de méthane due à la fonte du permafrost, c’est se moquer que de promouvoir des « usines à gaz » prétendues opérationnelles à l’échéance 2020.

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Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.