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dimanche 24 avril 2011

DSK et le NUCLEAIRE:une affaire de LOBBY,une affaire juteuse

D.S.Kapital


15 mars 2011
Vincent Giret et Véronique Le Billon, journalistes à L’Expansion ont publié en 2000 aux éditions du Seuil un livre intitulé “Les vies cachées de DSK”, relatif à Dominique Strauss-Kahn (DSK). Le chapitre intitulé ” Ministre privé” montre de façon préoccupante la collusion entre un ancien ministre de l’économie et le lobby nucléaire.

Aucun des faits cités n’a fait l’objet d’un démenti de l’intéressé. La Cour des comptes a même sévèrement critiqué DSK pour les honoraires de consultant qu’il a perçus d’EDF entre 1994 et 1996 (1,5 million de francs). La Cour a souligné ” l’insuffisance des termes du contrat d’origine, qui ne donne aucune indication sur le contenu de la prestation assurée”. Un porte-parole d’EDF a pour sa part affirmé au Canard enchaîné que les relations du groupe avec DSK avaient été” dans la norme de ce qui se pratique ” avec ses quelques dix mille consultants…!



Quand il quitte le gouvernement, en 1993, DSK doit se trouver un métier et des revenus. Il devient conseil d’entreprise. Rien n’interdit à un ancien ministre ce type d’activité. D’abord, il crée DSK Consultants, puis, à partir du 8 novembre 1994, redevient avocat. Pourquoi ce changement de statut? Parce qu’il continue d’être professeur d’université et qu’il est gênant de mener en même temps une activité commerciale. Voici quelques exemples de ses activités, qui, entre 1993 et 1997, lui rapporteront en moyenne 200 000 F par mois. En 1993, DSK travaille plusieurs mois pour Eurométaux, une association d’industriels européens des métaux non ferreux. Sa mission: résoudre la crise de surproduction du zinc. Il formule des recommandations pour réduire les capacités des entreprises. DSK s’emploie également pour Lafarge et Alcatel, l’un de ses plus gros clients: il travaille sur plusieurs dossiers et intervient, avec succès, pour faire évoluer une directive européenne sur l’attribution des marchés publics de télécommunications. La Sofres recrute également l’ancien ministre: moyennant un forfait mensuel d’un peu moins de 20 000 F, de 1993 à 1997, date où il redevient ministre, DSK est conseil de Consulting Industriel, une filiale de l’institut de sondage: il travaille notamment pour l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) et pour EDF, deux clients de Consulting Industriel.



EDF a alors le projet de développer un réacteur du futur, l’” EPR “, en coopération avec l’Allemand Siemens et le Français Framatome.
Strauss-Kahn a toujours été favorable au nucléaire et, comme ministre de l’industrie, il avait discrètement contré la pression exercée par les écologistes.

Il avait aussi fermement engagé la coopération franco-allemande sur ce dossier sensible. ” Le rôle de l’État, expliquait le ministre en octobre 1992, c’est un rôle de marieur, de catalyseur d’alliances ; dans le nucléaire, ce sont les français EDF et Framatome qui travaillaient avec les électriciens allemands et Siemens sur un projet de réacteur du futur. Dans l’électronique, ce sont des industriels français et italiens qui produisent en commun les puces SGS-Thomson. Ces coopérations auraient pu se nouer sans l’État, mais il se trouve que, dans ces deux cas, les pouvoirs publics ont joué un incontestable rôle d’aiguillon. ” Pourquoi alors ne pas continuer, malgré l’alternance politique et le changement de gouvernement ? EDF a apprécié le travail du ministre, elle l’utilise cette fois dans la coulisse, comme Alcatel avec ses soucis bruxellois.



EDF veut à tout prix s’assurer que la réalisation de son projet nucléaire ne sera pas entravée par les députés du SPD, le Parti social-démocrate, frère allemand du PS français, mais parfois plus enclin à rejoindre la politique des Verts d’outre- Rhin, évidemment très antinucléaires. Le SPD est alors dans l’opposition, mais son activisme ou sa neutralité bienveillante sur ce sujet peut condamner ou faciliter le projet. Jean-Michel Fauve ( Directeur des affaires internationales d’ EDF ) a été directeur du projet de la centrale très controversée de Plogoff, en Bretagne ; il sait combien l’opinion publique peut déstabiliser une opération de cette nature. ” En Allemagne, nous avons besoin d’engager des discussions de fond, loin des meetings, d’organiser des réunions confidentielles “, explique-t-il. Un contact est identifié outre-Rhin : le député européen SPD Roif Linkohr, fondateur de l’Office d’évaluation des choix scientifiques et techniques du Parlement européen. Ce physicien est l’un des très rares pronucléaires du Parti social-démocrate.



Voilà Dominique Strauss-Kahn engagé dans une mission très politique de lobbying et de longue haleine. Il joue de son double carnet d’adresses pour organiser une série de rencontres discrètes à Düsseldorf et à Strasbourg, mêlant à la fois des députés (ou ex-députés) socialistes français et des élus sociaux-démocrates allemands. Très intéressée par cette prestation, la Cogema - qui produit les combustibles nucléaires - accepte de cofinancer l’opération avec EDF.
Son président Jean Syrota appelle dix fois Jean-Michel Fauve pour aligner au franc près les tarifs de la Cogema sur ceux concédés par EDF à Dominique Strauss-Kahn… Au total, la Cogema lui versera 600 000 francs.



Du côté socialiste français, DSK joue avec une extrême prudence et beaucoup d’ambiguïtés, il implique dans l’opération tous les spécialistes socialistes de l’énergie et quelques figures très pro-européennes, sans toujours leur préciser qu’il travaille pour le compte d’EDF et de la Cogema. Pour ses amis politiques, DSK agit ici dans le cadre de ses fonctions de délégué national du Parti socialiste. Dans ce groupe confidentiel, se retrouvent son complice Pierre Moscovici, l’économiste physicien et député européen Gérard Fuchs, le député de Meurthe-et-Moselle et nouveau président de l’Office d’évaluation des choix scientifiques et techniques Jean-Yves Le Deaut, le chercheur en électrochimie et ancien député des Hauts-de-Seine Philippe Bassinet, l’ancien ministre délégué à l’énergie auprès de DSK entre 1992 et 1993 André Billardon et le député du Nord, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des déchets nucléaires, Christian Bataille. Tous acquis à la cause nucléaire. D’autres responsables socialistes sont conviés à la discussion, comme Élisabeth Guigou et Henri Nallet.



C’est à cette occasion qu’il rencontre pour la première fois Gerhard Schrôder, futur chancelier, et déjà très connu pour ses liens privilégiés avec les plus grands patrons allemands. Le consultant d’EDF sonde aussi le leader écologiste et très pragmatique Joschka Fischer, qui deviendra, à l’automne 1998, ministre des affaires étrangères du gouvernement Schrôder. Pour ces missions et ces réunions spéciales, le secrétariat de DSK envoie à la comptabilité d’EDF trois factures de plus de 200 000 francs chacune, qui s’ajoutent ainsi à ses propres honoraires mensualisés.



DSK interviendra, notamment en Afrique du Sud, dans le montage d’une société d’électricité dans la township de Khayelitsha. Au Maroc, il permet à EDF, allié à la Lyonnaise des eaux, de prendre une participation significative dans la régie autonome de production d’eau et d’électricité de Casablanca.



Outre ces contrats réguliers avec de grandes entreprises, DSK assure, de temps à autre, des missions plus ponctuelles - mais tout aussi rémunératrices… Il y a, bien évidemment, les 603 000 F (TVA incluse) versés par la Mnef, qui ont acculé le ministre à la démission. Ce chèque rémunère les conseils donnés par DSK à la mutuelle étudiante pour la vente, à hauteur de 39%, d’une filiale, Raspail Participation et Développement, à la CGE (Compagnie générale des eaux). Les négociations, qui ont manqué d’être rompues à plusieurs reprises, se sont étalées sur près de deux ans. La justice s’interrogera sur plusieurs documents antidatés - dont certains signés DSK - destinés à justifier a posteriori le chèque de 603 000 F…

http://jacquoulecroquant.blog.lemonde.fr/2011/03/15/dskapital/
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candidat de GAUCHE ?
hihihi:c'est la blague du siècle

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paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.