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dimanche 20 juillet 2008

exiger le zéro rejet,ça fait RIGOLER tout le monde dans les réunions

Après Tricastin, Romans

Il n'y a pas que le Tour de France qui est pollué. La fuite radioactive de Romans-sur-Isère jette un doute sur la fiabilité de la filière nucléaire.

Voilà une sinistre loi des séries qui risque de ternir la technologie française de l'atome, « l'une des plus sûres du monde » comme l'avait qualifiée Nicolas Sarkozy fin avril en Tunisie, en bon VRP de l'énergie nucléaire.
Un cocorico un peu hâtif, car Areva, le géant mondial de l'activité, et le parc EDF des 58 réacteurs répartis dans l'Hexagone se seraient bien passés du très inquiétant feuilleton de l'été qui a commencé début juin avec divers dysfonctionnements sur le chantier de construction de l'EPR à Flamanville dans la Manche.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait ordonné alors de stopper les opérations de coulage de béton après avoir détecté « une énième anomalie dans le ferraillage de l'îlot destiné à supporter le futur réacteur ». Premier épisode.
Le second est survenu la semaine dernière avec la fuite de 74 kg d'uranium d'une cuve de la Socatri à Tricastin
et voilà que l'ASN jette un nouveau pavé de becquerels dans la mare en révélant hier matin une fissure « historique » dans une canalisation de l'usine Franco Belge de fabrication de Combustible (FBFC) à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Jamais trois sans quatre ?

Tuyau percéRomans, c'est là que demeure Roland Desbordes, le président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), une association née sur le mensonge du fameux nuage de Tchernobyl.

Dans notre édition du 16 juillet, il avait rappelé la présence d'une butte dans laquelle sont toujours enfouis des déchets radioactifs militaires sur le territoire de la centrale de Tricastin et leur incidence sur la contamination de la nappe phréatique au sud de l'installation.

Pas de déchets encombrants enterrés à Romans, mais la Criirad surveille depuis longtemps l'usine FBFC, dont « l'exploitant me semble sincère et correct», précise le physicien, « ce n'est pas un menteur, mais il ne dit pas forcément tout ».

Dans l'ex-capitale de la chaussure, l'activité nucléaire est ancienne. Elle a débuté avec la Compagnie européenne de réalisation de combustibles atomiques (CERCA) qui fabriquait « à partir d'uranium très enrichi, de l'ordre de 8O/90 %, les premiers combustibles pour les réacteurs de recherche, puis ceux des sous-marins nucléaires». Depuis 1977, la FBFC a repris le site avant d'être progressivement intégrée dans le giron d'Areva.
La fuite repérée jeudi par l'ASN «implique un tuyau en PVC posé dans une goulotte en béton recouverte de simples dalles. Ce béton n'étant pas étanche, les effluents se sont répandus dans la terre ».

Egouts atomiques

Hier, l'ASN et les pouvoirs publics se sont empressés d'affirmer que la fuite, qui daterait de plusieurs années, n'avait aucun impact sur l'environnement. « Certes, mais nous avons réalisé très récemment une étude sur l'ensemble du secteur pour la mairie de Romans .
Nos mesures ont relevé quelques petites anomalies, un peu plus d'uranium que la normale, rien de scandaleux, mais cette demande a prouvé que la municipalité tendait le dos », ajoute Roland Desbordes.

Pour une raison simple : il y a dix ans, la Criirad avait découvert que la FBFC rejetait ses effluents radioactifs dans les égouts de la ville !

« On retrouvait de l'uranium dans les boues de la station d'épuration, lesquelles boues étaient ensuite épandues dans les champs par les agriculteurs, voire incinérées...».

Belle démonstration d'une technologie parfaitement sécurisée.

Face à la levée de fourches, la FBFC avait accepté de réaliser une conduite spéciale qui envoie depuis cinq ans les effluents dans l'Isère, « en conformité avec la réglementation sur les effluents radioactifs,
car exiger le zéro rejet, ça fait rigoler tout le monde dans les réunions », soupire le président de la Criirad.

Mais avec ces incidents à répétition, plus personne ne rigole et surtout pas Jean-Louis Borloo. « Il faut bien comprendre que le nucléaire n'est pas une industrie banale. Il nécessite une culture de vigilance permanente.

Je sais que des règles draconiennes de sécurité sont appliquées au niveau des réacteurs, mais dès que l'on s'en éloigne, je constate beaucoup trop de laxisme et un jour ou l'autre, ça se paie ».

Patrice COSTAN

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19/07/08

http://www.estrepublicain.fr/une/france/art_830931.php

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je voudrais bien savoir si exiger le zéro rejet,ça fait rigoler Bertholet,
le préfet et Guillaume.
les pouvoirs publics sont garants de la sécurité des personnes,
si leur rôle les fait RIRE ...

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je retiens que la rêglementation actuelle permet de rejetter les effluents provenant de sites nucléaires dans les fleuves.
tranquilles,les pollueurs...
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paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.