Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

mercredi 28 mai 2008

le contenu de nos assiettes c'est trois fois plus de Gaz à effet de serre que les voitures

Notre assiette, c’est 1/3 des emissions de gaz a effet de serre", Metro, 13/05/08
Nadia Loddo

Claude Aubert fait le point sur le lien entre agriculture et rechauffement climatique quelques jours apres un colloque international qui s’est tenu a Clermont-Ferrand.

Comment est-il possible que notre alimentation soit responsable de plus d’emissions de gaz a effet de serre que les voitures particulieres ?
A elle seule, l’agriculture est responsable de 20 a 24% des emissions de gaz a effet de serre. Les emissions totales de GES sont composees a 70% de gaz carbonique, l’essentiel du reste est du methane et du protoxyde d’azote. Les 3/4 de ces deux gaz sont emis par l’agriculture et l’elevage. L’elevage est notamment responsable des 3/4 des emissions de methane a cause de la fermentation enterique et les gaz rotes par les ruminants et les dejections animales en generale. L’emission de protoxyde d’azote par le sol est un phenomene naturel provoque par les bacteries qu’y travaillent, mais l’utilisation d’engrais azotes chimique augmente fortement leur impact. A cela il faut ajouter les 10% d’emissions de l’industrie, de la distribution et du stockage, jusqu’au congelateur familial.
Le contenu de notre assiette, c’est 1/3 des emissions de gaz a effet de serre, soit presque 3 fois les emissions des voitures particulieres.
Il ne faut pas oublier que l’industrie agroalimentaire est la premiere industrie de France, avant le BTP et l’automobile.

L’agriculture biologique representerait, selon vous, la solution pour reduire ces emissions. Comment ?
D’abord, les emissions de CO2 sont reduites en raison de la non utilisation d’engrais de synthese, dont la fabrication represente, dans les exploitations intensives, environ la moitie des emissions de CO2. Ensuite, les emissions de protoxyde d’azote (N2O) sont reduites en raison d’apports d’azote plus faibles et d’emissions plus faibles lorsque l’azote provient de moyens de fertilisation naturels comme la fixation par les legumineuses et les fertilisants mineraux ou organiques. De plus, l’agriculture biologique sequestre du carbone dans le sol alors qu’en agriculture conventionnelle on assiste souvent au phenomene inverse a cause de l’appauvrissement des sols. Enfin l’agriculture biologique sequestre davantage de carbone que l’agriculture conventionnelle qui a tendance a appauvrir les terres.

La generalisation de l’agriculture biologique peut contribuer a reduire les emissions de GES, mais est-ce qu’elle peut repondre a une demande croissante de nourriture ?
On a tendance a penser que l’agriculture biologique soit une agriculture pour les riches, alors qu’en realite c’est justement dans les pays pauvres qu’elle peut permettre d’incrementer les rendements avec peu d’investissements.
Si l’on regarde ce qui se passe dans les pays du Sud, ou les rendements sont beaucoup plus faibles, on s’apercoit que la pratique de l’agriculture biologique permet d’augmenter les rendements, parfois dans des proportions tres importantes. C’est meme souvent la seule maniere d’y parvenir, les paysans pauvres n’ayant pas les moyens de mettre des engrais et des pesticides sur les cultures vivrieres. Les investissements se concentrent en effet sur les cultures destinees a l’exportation.
Selon des etudes recentes, une generalisation de l’agriculture biologique conduirait a une augmentation de la production mondiale de plus de 50%, sans augmenter les surfaces cultivees, largement de quoi nourrir les 9 milliards d’habitants de la planete attendus vers 2050.

Est-ce que c’est envisageable ?
D’abord il faudrait veiller a une vulgarisation des techniques utilisees par l’agriculture biologique. Aujourd’hui elles sont meconnues par beaucoup de paysans pauvres alors que la rotation des cultures avec des legumineuses et le compostage ne coutent rien et peuvent apporter des rendements deux, voire trois fois superieures. Le probleme est que souvent la formation sur le terrain, meme en France, est assuree par les firmes chimiques qui ont tout interet a vendre leurs produits.
Il y a deux autres conditions pour que l’agriculture bio puisse subvenir aux besoins alimentaires de l’humanite : qu’on limite les cultures consacrees aux agrocarburants et que notre mode de consommation ne se generalise pas.
Si tous les habitants de la planete souhaitaient manger autant de viande que nous, il serait mathematiquement impossible d’y subvenir.

Il faut donc consommer moins de viande ?
En France chaque habitant consomme environ 100 kg de viande par an. Dans les pays pauvres, ce sont moins de 10kg. Les chinois ont multiplie par trois leur consommation en 20 ans et atteignent aujourd’hui les 50kg.
Les projections de la FAO sont terrifiantes.
Notre apport de proteines est aujourd’hui a 3/4 d’origine animale et 1/4 d’origine vegetale : il y a un siecle, c’etait l’envers. Il faut revenir a une alimentation a base de legumes, de cereales et de legumineuses. Les legumes secs (haricots, pois chiches, pois casses…) contiennent autant de proteines que la viande et le poisson. Non seulement c’est bon pour la planete, mais aussi pour notre propre sante. Or, des recherches ont conclu que la famille d’aliments qui permettrait d’augmenter son esperance de vie est celle des legumineuses.
------------------------------------
Claude Aubert, ingenieur agronome, est un des pionniers de l’agriculture biologique dont il fut, dans les annees 70, une des grandes figures internationales. Il a ete le coordinateur scientifique du colloque « Agriculture biologique et changement climatique ».
Claude Aubert a co-ecrit avec Nicolas Le Berre "Faut-il etre vegetarien ? Pour la sante et la planete", Ed. Terre Vivante, 14,25 euros.
<http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/04/29/v1RglIponagMs/index.xml>

-----------------------------------------------------------------------------------------------
toute l'utilité du bio pour le bien commun est dans ce texte

POURTANT
la guerre économique va tuer le bio.
les politiques vont tuer le bio en prenant des décisions et en pondant des rêglements abérents.
les faux bios industriels vont tuer le bio.
la distribution industrielle va tuer le bio.

est ce qu'ils ont le droit de faire ça à nos enfants?

Aucun commentaire:

archives

Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.