Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

lundi 7 décembre 2009

NOUS REFUSONS LE SILENCE IMPOSE AUX PAUVRES

Nous refusons le silence imposé aux pauvres

Par Georges Arnold (prêtre), Jacques Benezit, Antoine Casanova (directeur de la revue La Pensée), Jacques Couland (historien), Patrick Coulon, Joël Dautheville (pasteur), Yves Dimicoli (économiste), Roland Farré (historien), Dominique Fontaine (théologien), Françoise Hurstel (psychanalyste), Jean George, Jean-Pierre Jouffroy, Jean Magniadas (économiste), Jean-Louis Papin (évêque de Nancy et Toul), Jean-Claude Petit (ancien directeur de La Vie), Albert Rouet (évêque de Poitiers), Claude Schockert (évêque de Belfort-Montbéliard) *

Tous les pays du monde sont atteints par une crise qui frappe en priorité et de plus en plus durement les centaines de millions d’hommes, de femmes, d’enfants dont les moyens d’existence sont, depuis des dizaines d’années, insuffisants et, pour beaucoup, diminuent encore.

Au Nord comme au Sud, autour de chacun de nous en France, cette pauvreté innombrable et multiforme est un scandale face aux richesses produites, aux fortunes étalées et aux moyens scientifiques et techniques qui pourraient permettre un mieux-être mondialisé.

Les médias s’intéressent moins à ces foules démunies qu’aux banques et aux banquiers. Les prises de risques et les malversations des financiers, opérées avec cynisme et conformes le plus souvent à des législations complaisantes, sont présentées comme la cause première de la crise.
Or elles n’ont fait que la précipiter.

Il faut au contraire rechercher les racines du marasme dans l’amenuisement généralisé et déjà ancien du coût du travail par les délocalisations, l’exploitation forcenée des mains-d’œuvre à bon marché et le développement d’un chômage de masse ; les rechercher aussi dans l’affaiblissement depuis longtemps programmé de la syndicalisation, dans la mise en cause des services publics et des systèmes de protection sociale. On cherche ainsi à en assurer la privatisation et on permet la montée en force des fonds spéculatifs de placement et de pension.
La crise est née et elle se nourrit d’un tel système.

La financiarisation a gangrené l’économie dans le monde entier, exigeant une rentabilité de plus en plus rapide à des taux dépassant de très loin ceux que la qualité de la production et la santé des producteurs peuvent normalement supporter. Tous les domaines de l’activité humaine ont été pervertis. La recherche scientifique et médicale, l’éducation, la santé publique, l’information,la création artistique se heurtent aux impératifs financiers comme en témoignent, entre autres, les dérives du marché de l’art.

Une idéologie de la rentabilité a été forgée par les tenants du système et les spécialistes du discours à leur service.

Elle a été habilement diffusée, opposant l’individualisme et l’égoïsme à la solidarité, aux luttes et solutions collectives. Elle est soutenue et mise en pratique par de nombreux politiciens et gouvernements comme étant la seule valable.

À tous les niveaux, les institutions financières ont restreint les crédits à long terme et à taux bas nécessaires aux investissements productifs et, plus encore, sociaux, ce qui a gravement nui au développement de nombreux pays. Elles ont au contraire développé les crédits à court terme et à taux élevé pour des placements financiers et des consommations immédiatement rentables. L’endettement massif d’accédants à la propriété aux ressources très insuffisantes devait fatalement déboucher sur une catastrophe. Elle a éclaté d’abord aux États-Unis, où l’excès est allé le plus loin. Les millions de foyers américains qui se retrouvent sans logis prouvent dans la douleur que la financiarisation aggrave la pauvreté. L’implication des banques du monde entier dans cette perversion du crédit en montre les limites, en dépit de ses outils mathématiques sophistiqués. Pendant ce temps, de grandes firmes constituent des empires en contrôlant la production et le commerce des matières premières industrielles et agricoles.

Prétendre moraliser un tel système relève au mieux de l’illusion, au pire de la mystification.

Les énormes capitaux publics que les gouvernements leur ont distribués n’ont pas modifié les pratiques des banques privées. Si leurs échecs conduisent celles-ci à moins miser, pour l’instant, sur l’endettement des consommateurs, elles refusent encore plus qu’auparavant d’accorder des crédits productifs d’emplois, qu’elles continuent à juger insuffisamment rentables de leur point de vue strictement financier.

Leurs dirigeants et, en général, les élites de l’économie et de la politique paraissent incapables de penser selon d’autres critères. Sévères envers les travailleurs, toujours trop coûteux à leurs yeux, oublieux des sans-travail, des sans-terre, des sans-logis, des sans-papiers que leurs décisions multiplient, à l’affût de la moindre accalmie pour reprendre leurs jeux dangereux, ils se montrent très soucieux de leurs faramineux avantages personnels.

Peut-on leur faire confiance pour modifier l’ordre ou plutôt le désordre actuel ? Les laisser maîtres des décisions majeures qui doivent être prises ne peut qu’aggraver la crise mondiale et ses dramatiques conséquences pour l’humanité, la paix mondiale et la planète elle-même, dont l’équilibre écologique est de plus en plus menacé.

Nous avons en commun le souci de la libération humaine et de la défense des victimes de l’intégrisme financier. Nous refusons le silence imposé aux pauvres. C’est pourquoi nous lançons, plus qu’un cri d’alarme, un appel à la mobilisation populaire.

Comme en d’autres heures graves de l’histoire de la France et du monde, ce n’est pas sur la bonne volonté des privilégiés qu’il faut compter, mais sur l’action du plus grand nombre.

Nous ne prétendons pas offrir des solutions qui doivent être inventées par les intéressés eux-mêmes. Ce ne sont pas les propositions d’économistes, de philosophes, de syndicalistes, de politiques qui manquent le plus, mais la volonté et le courage de s’attaquer à la racine du mal financier qui ronge nos sociétés, afin de remettre la finance à sa place, qui doit être seconde.

Il faut pour cela mettre en commun les bonnes volontés, faire converger les efforts, développer, voire restaurer les solidarités populaires mises à mal par des politiques destructrices du lien social.

Il est aussi indispensable de faciliter les prises de conscience, de souligner que la sortie de crise sera collective ou qu’elle ne sera pas, et qu’elle nécessite une maîtrise citoyenne de l’économie. Toute action, toute mobilisation en ce sens, si partielle soit-elle, favorisera le vaste mouvement d’émancipation qu’exige la situation en France, en Europe et dans le monde. Si celui-ci ne se développe pas, le risque est grand de voir surgir des hommes prétendument providentiels, inventeurs de solutions autoritaires.
Dès lors, l’action politique se révèle décisive. Elle nécessite bien sûr la recherche de convergences pour des objectifs particuliers ou généraux, locaux, nationaux, européens ou planétaires. Elle nécessite tout autant, sinon plus, une grande détermination. Ce n’est pas en abaissant les ambitions et les visées que l’on parvient aux rassemblements les plus larges. Ce sont au contraire celles et ceux qui donnent à voir le plus loin et à rêver le plus haut qui les aident à naître et à grandir.


*Ces premiers signataires forment un groupe de réflexion et d’échanges placé sous le patronage de Félicité de Lamennais, qui, en son temps, dénonçait déjà le silence imposé aux pauvres. Ce texte est à la disposition de celles et ceux qui veulent l’approuver, le diffuser, l’utiliser à leur gré dans d’autres groupes citoyens.
S’associent à cet appel : Guy Coq (philosophe), Jacques François, Claude Gindin (historien), Patrick Ribau (géographe)
Contacts : Georges Arnold, georges.arnold@wanadoo.fr - Jean George, georgejnj@wanadoo.fr

7 commentaires:

Anonyme a dit…

bla bla bla bla ...tout ça.
samedi a Rennes une manifestation de chômeur et précaire a été interdite par le pouvoir ump dont tu est le complice car tu a favorisé son élection.
4 jeune sont en garde a vue; mais ça tu t'en fou.
exploité la misère a des fin de propagande ça tu sait faire, mais faire quelque chose de vraiment concret contre les injustice ça tu t'en fou.
tu aurais fait merveille au 17 ème siècle dans les salon de discutions ou on bla_blatait a longueur de temps de la misère du monde pendants que celle ci progressait de plus belle.
à méditer.
le papounet

paysan bio a dit…

tu vois ce texte est la négation de ce que les socialos ont essayé d'imposer aux pauvres.
j'ai signé ce texte à cause d'une petite phrase que vous n'auriez jamais pu écrire:
"Nous ne prétendons pas offrir des solutions qui doivent être inventées par les intéressés eux-mêmes."
c'est le contraire de ce que vous avez toujours fait:
imposer VOS SOLUTIONS à des pauvres auquels vous avez refusé de droit de ,même, donner un avis sur ces solutions.

il fallait voter pour ta Madone...
pour continuer à se faire entuber par une "gauche" de DROITE qui a signé,la bouche en coeur son ADHESION à l'économie de marché et à la mondialisation alors même que la crise s'approchait.

elle est tout simplement cinglée ta Madone,obnubilée par son soit- disant "destin"
et ce qui se passe aujourd'hui montre qu'elle n'aurait pas hésité à entrainer tout le monde,et bien-sûr les pauvres dans sa déchéance.

ta solution:on prend les mêmes qui nous ont foutu dans la merde et...on recommence :
bravo Papounet.

tiens,juste pour le plaisir,pour que tu puisse méditer,un petit extrait du bla bla bla:

Leurs dirigeants et, en général, les élites de l’économie et de la politique paraissent incapables de penser selon d’autres critères. Sévères envers les travailleurs, toujours trop coûteux à leurs yeux, oublieux des sans-travail, des sans-terre, des sans-logis, des sans-papiers que leurs décisions multiplient, à l’affût de la moindre accalmie pour reprendre leurs jeux dangereux, ils se montrent très soucieux de leurs faramineux avantages personnels.

à part ça:
porte toi bien mon papounet

pascal

Anonyme a dit…

je n'ai jamais dit qu'il fallait voter pour royal et je l'ai assez critiqué pour qu'elle ne soit pas ma...."madone".
je te l'ai dit mille fois ,JE N'AI JAMAIS ÉTÉ ENCARTE AU PS ET JE NE SUIS PAS PRÉS DE LE FAIRE.
j'ai toujours dit qu'il fallait simplement voter contre sarko au 2eme tour car en plus de sa politique libéral il était pour moi très dangereux pour la démocratie beaucoup plus que royal ou Bayrou.
le présent me donne raison , fichage a tout va des opposant présent et a venir , garde a vue pour des gens qui manifestait contre sarko , interdiction de manifester pour les chômeurs comme a Rennes (les 4 personne inculpé ont de 19 à 23 ans et sont au chômage,) personne inculpé sans preuve a Reins pour avoir manifesté et que même la magistrature reconnait qu'elle sont inculpé pour faire un "exemple"
ÇA TE SUFFIT?????
je n'attendait strictement rien de royal mais je ne savait que trop ce qui allait arriver avec sarko.
les blablateur comme toi n'ont pas trop souffert de son arrivé au pouvoir mais va dans les banlieues et tu verra le désastre social que c'est devenu.
heureusement les réseau comme celui que j'ai animé jadis essaye de parer au plus préssé comme ils peuvent , distribution de vivre ,écoute , formation pour comment se dépatouillé avec l'administration , comme faire la chasse a tout les gaspillage énergétique a la maison ect.
je ne crois plus depuis longtemps au formations politiques je crois plus a l'action concrète des réseaux .
mais je ne suis pas maso, si demain bayrou , dsk ou royal sont face a sarko je voterais pour eux sans aucun état d'âme , question de salubrité démocratique
papounet

Anonyme a dit…

PUTAIN que c'est dégueulasse d'utiliser la pauvreté comme argument de propagande comme tu le fait.
Tu est comme les dames patronnesse du 19 ème siècle qui avait "leurs" pauvre pour se donner bonne conscience.
Pour moi "les pauvres" comme tu dis on un nom , désolé pour ta culture religieuse de marin breton , mais il ont des prénom pas toujours comme tu le souhaite(rachid , mohamed , gona , den ) , hé oui ils ne sonnent pas toujours la droite de terroir néovichisoise dont tu te fait le Hérault.
je connait pas des "pauvres" comme tu dit mais des être humains dans la merde comme rachid , héli ,gona , louise , arlette , dominique , mike ,louison ect.
Certain vivent depuis des années dans des appart miteux sans eau ni électricité (désolé c'est vrai) je connait plein de gens qui tout les matin a 5 heure (pour ne pas être vue de leur voisin ) descendent leur seau hygiénique du 5eme étage de leur tour.
je connait des famille qui vive a 7 dans 60m2 (désolé c'est vrai)
des fille qui a 17 ans ont des mômes (voulue) car c'est leur seul source de revenue.
et puis il y a la misère humaine la pire comme pour Roland qui a le visage complètement déformé par un accident de travail et qui ne sort jamais de chez lui tellement il a honte.
comme Rachide qui a 50 ans et qui na jamais connue de femme de sa vie et tu ne peut pas t'imaginer comment cela lui pèse sur l'existence.
et en plus de toute cette misère économique et humaine il y a les humiliation de ton ami sarko comme le débat sur l'immigration qui culpabilise encore plus ces personnes pour la plupart issu de l'immigration.
en plus d'être pauvre il sont aussi considéré par des gens comme toi comme pas tout a fait français et donc pas tout a fait citoyen.
honte a toi paysan bio les pauvre que défend ont la peau blanche sont catho ne construise surtout pas de minaret et surtout ne vote pas royal sinon c'est des mauvais pauvre (lol).
papounet

JiBé a dit…

Ce texte est superbe.
Ça donne vraiment de l'espoir.

Bon .. l'espoir retombe un peu vite quand on voit la façon dont il est accueilli par certains.
Ce texte n'est ni de gauche ni de droite, il est juste humain.
Et ça, ça fait du bien.

Merci paysan-bio pour cet article.

J'y reviendrai je pense

Anonyme a dit…

oui ce texte est très beau , il manque juste la petite bougie et la petite prière des enfants(sic).
il y a parfois des années de lumière entre les écrit et les acte .
les curetons qui on signé ce texte on les voie moins lors des manif de chômeur.
Pire j'ai souvent demandé des salle pour des formations ou des réunionS d'information pour des gens en difficulté.
c'est bizarre mais les curetons trouvait toujours une excuse , ils avait peur de alcolos? des "islamistes"(cad pour eux personne basané) , des gens qui pue , des gens avec des pathologies psychiatrique , peur pour leur locaux, peur pour leur chères paroissiens etc.
les seul qui mon aidé c'est les compagnons d'émaus et les prêtres ouvrier
c'est ce que je disait ce texte pue le "bon" pauvre, catho , blanc et...qui pue pas trop.
papounet

JiBé a dit…

@Papounet:

Lorsque je lis un texte, j'essaie de ne pas trop regarder l'identité de celui qui l'écrit. Cela me permet de decorréler l'analyse du contenu de celle des auteurs.

Je garde ainsi ma capacité de juger de la pertinence (et/ou de l'intérêt) d'un texte indépendante de ce que je peux ressentir à l'égard de celui qui l'écrit.

Je pense vraiment que c'est un bon exercice pour travailler l'indépendance et l'honnêteté intellectuelle.

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Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.