Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

mardi 1 décembre 2009

quand l'agriculture nourrit...les financiers:la débilité du système mis en place par les gouvernants.

Matieres premieres. Feux de paille, Le Monde, 14/11/09, 14h48
Alain Faujas

Au premier abord, rien que de tres normal dans la hausse continue, depuis deux mois, du cours du boisseau de mais : le ministere americain de l'agriculture a revu a la baisse, mardi 10 novembre, sa production mondiale a 789,3 millions de tonnes, contre 792,54 prevus en octobre, ce qui degonflerait de 3,8 millions de tonnes les stocks mondiaux.
Vendredi 13 novembre, le mais a Chicago pour livraison en mars 2010 a atteint 405 cents le boisseau, soit 26,9 % de plus par rapport aux 319 cents du 4 septembre.
A y regarder de plus pres, cette poussee est peu comprehensible. L'offre ne faiblit qu'a la marge alors que la demande se derobe, car la recession a reduit les achats de viandes d'animaux - volailles et betail - gaves au mais. Il n'y a guere que la fabrication d'ethanol, annoncee a la hausse en raison des subventions americaines, qui reclame plus de grains. Sans compter que la recolte de ble, qui peut se substituer au mais, est plethorique. Autrement dit, les cereales abondent et leurs prix montent. Bizarre !

"Les cereales sont l'objet d'achats speculatifs de fonds qui misent comme des malades sur toutes les matieres premieres, explique un analyste londonien, vexe de s'etre trompe de A a Z dans ses pronostics. Les fondamentaux auraient du pousser a la baisse, et c'est l'inverse qui se produit. Nous n'y comprenons plus rien. Pris a contre-pied, un certain nombre d'acteurs sur les marches des cereales ont perdu gros."
En effet, les investisseurs ne s'embarrassent pas de finesse tactique, et se contentent de jouer les index de matieres premieres, qui incorporent en moyenne le mais pour 5,2 %, le ble pour 4,7 % et le soja pour 5,1 %.
Automatiquement, leurs achats concernent des quantites respectables de cereales. Un exemple qui concerne le ble - qui s'est bien apprecie - illustrera l'irrealite de la situation.

A Chicago, la recolte du ble "Soft Trade Winter" sur le marche est d'environ 400 000 boisseaux, mais les contrats a terme sur ce ble representent... 1,7 million de boisseaux, soit 4,25 fois la recolte reelle !

"Et ca va continuer, soupire notre expert, car les banques centrales et les gouvernements ont tellement fait marcher la planche a billets avec leurs plans de soutien que les monstrueuses liquidites qui en ont resulte cherchent a se placer n'importe où. Les actions et l'or ne leur suffisent plus, et elles ciblent les cereales sans aucune logique autre que speculative." Attention ! Bulles en formation.
<http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2009/11/14/feux-de-paille_1267204_3234.html#ens_id=1261181>

1 commentaire:

JiBé a dit…

Ce que j'avais compris de la loi du marché, c'était que l'offre et la demande faisait le prix.
Or la situation qui est constatée dans votre article entre en complète contradiction avec ce mécanisme.

Ce que j'avais compris du capitalisme, c'est que chaque agent économique agit rationnellement sur les marchés au mieux de ses intérêts et c'est ainsi que, de la friction des intérêts de chacun, nait un équilibre qui tend globalement à satisfaire tout le monde.
Or il n'y a rien de véritablement rationnel dans ce qui est fait actuellement.

Ce que j'avais compris du libéralisme, c'est que les interventions de l'état étaient préjudiciables au bon fonctionnement des marchés car elles provoquaient un déséquilibre des forces en présence et entrainait irrémédiablement un dérèglement.
Bon, là, les adeptes de ce genre d'approche essayeront sans doute de nous expliquer que les interventions des états pour sauver les banques sont de nature à déclencher le déséquilibre que vous relatez. Mais c'est une position qui risque d'être dur à soutenir puisque les interventions étatiques étaient justement là pour sauver la barque de ces gens là.


Je crois donc qu'il est temps de développer un nouveau concept pour faire suite à la loi du marché, du capitalisme et du libéralisme.

Comment pourrions-nous appeler ce nouveau concept?

Hummm .. laissez-moi réfléchir ... hummm ... euh ...

Ha tiens.. j'ai une idée ..pourquoi ne pas appeler ça :
"LA MORALISATION DU CAPITALISME"

C'est vrai quoi? rien de plus irrationnel que la moral.

En plus, ça sonne bien ça .. "la moralisation du capitalisme" .. faudrait peut-être que je pose un brevet là-dessus. Avant que quelqu'un me pique l'idée.

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Qui êtes-vous ?

paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.