Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

jeudi 5 juillet 2007

écologie et économie

je poste assez souvent des messages sur le blog de DSK.
parce que j'y ai rencontré virtuellement des gens très intéressants.
mais au départ j'y suis allé parce que je ne suis pas d'accord avec la doctrine économique de DSK.
il explique en gros que les pauvres doivent se serrer la ceinture pour donner de la marge économique aux politiques.les politiques vont exploiter cette marge pour augmenter le PIB.
au final,si le PIB monte,les pauvres devraient en profiter.

moi j'appelle cette doctrine "le diner de cons" pour les pauvres.

2 articles pour mieux comprendre:
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La croissance en question, Le Monde, supplement special, 31/05/07
Herve Kempf

Croissance,croissance, croissance ! Economistes, politiques, entrepreneurs, journalistes, tous n'ont que ce mot a l'esprit quand il s'agit de parler des solutions a apporter aux maux de la societe. Souvent, ils oublient meme que leur mot fetiche n'est qu'un moyen, et le posent en objectif absolu, qui vaudrait par lui-meme.
Cette obsession, qui rassemble la droite et la gauche, est aveugle a l'ampleur de la crise ecologique : changement climatique, mais aussi crise historique de la biodiversite et contamination chimique de l'environnement et des etres. C'est que l'instrument qui sert de boussole aux responsables, le PIB (produit interieur brut), est dangereusement defectueux : il n'inclut pas la degradation de la biosphere. Cela signifie que nous contractons a l'egard de celle-ci une dette toujours croissante. La deregulation emergente des grands ecosystemes planetaires est le prix de cette dette. Si rien ne change, les annuites ne vont plus cesser de s'en alourdir.
L'obsession de la croissance est aussi ideologique, car elle fait abstraction de tout contexte social. En fait, la croissance ne fait pas en soi reculer le chomage : "Entre 1978 et 2005, le PIB en France a connu une croissance de plus de 80 %, remarque Nicolas Ridoux dans le journal La Decroissance d'avril. Dans le meme temps, non seulement le chomage n'a pas diminue, mais il a double, passant de 5 a 10 %." Le Bureau international du travail et la Conference des Nations unies sur le commerce et le developpement confirment : malgre une hausse du PIB mondial de 5 % par an, le chomage ne diminue pas. Le Fonds monetaire international et la Banque mondiale observent aussi que l'elevation du PIB ne fait pas reculer la pauvrete ni l'inegalite. En realite, l'invocation permanente de la croissance est un moyen de ne pas remettre en cause l'inegalite extreme des revenus et des patrimoines, en faisant croire a chacun que son niveau de vie va s'ameliorer.
Il y a urgence a reinterroger le sens et le contenu de cette obsession moderne. Une piste nouvelle est de viser la reduction des consommations materielles, c'est-adire des prelevements que nous faisons sur les ressources naturelles. Un rapport du Parlement europeen, presente en mars par la deputee Kartika Tamara Liotar, le propose : "Il convient de reduire par quatre, a l'horizon 2030, la consommation de ressources primaires non renouvelables dans l'Union europeenne."
Rares sont les politiques qui prennent conscience de l'urgence. Le 16 janvier, dans une conference de presse a Paris, Alain Juppe declarait : "C'est une autre croissance qu'il faut inventer, qui s'accompagne d'une decroissance des gaspillages, et nous avons besoin, dans un monde frappe par la pauvrete et les inegalites, d'une croissance moins consommatrice des energies et des ressources non renouvelables, une croissance respectueuse des equilibres naturels, une croissance qui s'accompagne d'autres modalites de consommation et de production." Tres beaux mots. Qu'il faut faire vivre, Monsieur le Minitre.
<http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-916465,0.html>

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paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.