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dimanche 1 juillet 2007

Les nitrates

Nitrates dans l'eau : Bruxelles reclame une lourde amende contre la France, AFP, 27/06/07

Bruxelles (AFP) - Bruxelles a saisi mercredi la Cour de justice europeenne pour lui demander d'infliger a la France une lourde amende en raison de la pollution par les nitrates de sources d'eau potable en Bretagne.
La Commission europeenne juge insuffisants les efforts francais, en recommandant une amende de plus de 28 millions d'euros, assortie d'astreintes journalieres de 117.882 euros.
Certes, la France a concretise "un certain nombre" de mesures de son "plan d'action complementaire" annonce il y a trois mois, reconnait l'executif europeen dans un communique. "Neanmoins, seul un nombre tres faible d'exploitants ont souscrit aux mesures agro-environnementales volontaires essentielles a la mise en oeuvre du plan".
Bruxelles considere donc que "ce plan n'a pas ete a ce jour completement engage", et s'inquiete "des incertitudes" sur sa mise en oeuvre complete prevue des le 1er janvier 2008.
Le gouvernement francais a promis de son cote "d'intensifier ses efforts dans les semaines qui viennent".
Cela fait 20 ans que la France est en infraction dans cette affaire. Elle aurait du se plier depuis 1987 a une directive europeenne datant de 1975, qui limite le taux de nitrates a 50 mg/l dans les eaux de surface destinees a la production d'eau potable.
En 2001, la Cour de justice europeenne avait juge que la France ne respectait pas cette loi. Elle avait alors conclu que 37 rivieres en Bretagne avaient des concentrations excedant 50 mg/l.
La France avait alors essaye de reduire la quantite d'azote epandu sur les terres agricoles, mais ses efforts s'etaient reveles insuffisants pour 9 rivieres. En mars 2007, Paris avait donc propose un plan d'action supplementaire.
Bruxelles avait alors accorde un ultime delai de 3 mois a la France, en brandissant la menace de saisir la justice europeenne.
Le probleme recurrent de la pollution aux nitrates dans les rivieres bretonnes s'explique par la nature intensive de l'elevage et des cultures dans cette region.
La Bretagne represente 7% de la surface agricole francaise mais rassemble 50% des elevages de porcs, 50% des volailles et 30% des bovins. C'est aussi une grande region de production legumiere, consommant beaucoup d'engrais azotes.
Le president de la chambre d'Agriculture du Finistere, Jacques Jaouen, n'a pas cache mercredi son "amertume": "C'est injuste compte-tenu de tout le travail qui a deja ete effectue", a-t-il deplore.
"De 37 bassins versants bretons en contentieux, on est tombe a 9 et seuls 4 nous posent probleme. Ces dernieres annees, plus d'un milliard d'euros a ete investi en Bretagne dans l'environnement. Le fruit de ces investissements, on ne l'a pas recupere", a-t-il explique.
"Si on empeche les gens de produire, ils partiront. On va vider les territoires", a-t-il conclu.
Des agriculteurs de Bretagne ont organise dans la soiree une "operation escargot" avec 70 tracteurs sur une route nationale de Bretagne.
Mais l'association Eau et Rivieres, qui avait porte en 1992 le contentieux sur la pollution aux nitrates devant la Commission europeenne, a accueilli positivement la nouvelle.
"On est au pied du mur. Profitons de ce coup de semonce tres fort pour prendre les mesures qu'on aurait du prendre depuis 15 ans", a declare a l'AFP Jean-Francois Piquot, porte-parole pour la Bretagne.
Le principal probleme pose en Bretagne, a souligne M. Piquot, c'est la "concentration incroyable de cheptels, qui ne tient compte ni de l'agronomie, ni des consequences environnementales d'une telle concentration".
L'association prone "une reorientation generale de l'agriculture bretonne et une reduction des cheptels", par le biais d'un engagement important de l'Etat francais.
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je suis paysan,
d'origine bretonne(29)
pourtant je suis d'accord avec M.Piquot.

je pense néanmoins que la concentration n'a pas été voulue par les paysans.
Ce sont les coopératives comme Coopagri qui souhaitaient limiter leurs frais de livraisons d'aliments en regroupant les élevages.
elles se sont fait un fric fou grâce à cette méthode liée à l'intégration.
en fait,elle n'a pas choisi les meilleurs paysans mais les plus proches des garres et des voies express.
pendant des décénies elles ont imposé leur dictact au nom de la productivité.
même quand il y avait des surplus monstrueux.

maintenant les politiques décident de faire payer les conséquences de l'intensification
MAIS ils ne font pas payer aux principaux coupables:
les consommateurs et les paysans crachent a bassinet.
c'est carrément honteux.

les paysans bretons s'accrochent à un modèle révolu car néfaste pour notre société.
l'agro-industrie est une CATASTROPHE ECOLOGIQUE.
cependant changer de modèle n'est pas facile:
aujourd'hui un paysan qui pollue gagne de l'argent(en général pas beaucoup)
un paysan bio qui ne triche pas n'en gagne pas.
ce n'est pas une fatalité car système actuel dépend complêtement d'une organisation basée sur des subventions:
en gros le contribuable Français paye des impôts pour bouffer de la MERDE et se faire empoisonner son eau.
tout le monde le sait
MAIS EN FRANCE, ON NE TOUCHE PAS AUX AVANTAGES ACQUIS.

l'Europe essaye un peu de secouer le cocotier avec ses amendes mais je crains fort que les fruits pourris restent accrochés à l'arbre alors que les jeunes,victimes d'injustice,tomberont par grappes.

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paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.