Blog sur la production de framboises biologiques avec une méthode utilisant les "mauvaises herbes" comme engrais-paillage. la technique est une amélioraion du BRF:"Bois,Rameaux Fragmentés". elle nécéssite très peu de matériel donc très peu d'investissement; elle ne nécéssite pas non plus de travail de force style bêchage ou passage de motoculteur. en double-cliquant sur les photos,vous verrez mieux les détails. pour laisser un commentaire, choisir l'identité anonyme.

dimanche 1 juillet 2007

plaidoyer auprès des décideurs politiques

Plaidoyer pour la mauvaise herbe, Les Echos, 06/06/07
Patricia-M. Colmant

Laissez-les vivre ! acceptez que quelques plantes fassent dissidence ! C'est le plaidoyer que lancent les nouveaux jardiniers en faveur de la petite mauvaise herbe, de la plantule indesirable qui, telle une grosse tache verte, souille le gris souris du pave urbain. Ces plantes qui s'insinuent envers et contre beton et bitume, s'immiscent dans les interstices entre trottoirs et bordures ou s'infiltrent a travers les gravillons des allees de Versailles ont genere, annee apres annee, un fantastique marche : les dix-neuf societes membres de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) jouissent en France du premier marche europeen de produits phytosanitaires avec plus de 75.000 tonnes vendues par an. L'appellation est jolie pour ces fabricants de produits dont la fonction est, justement, de detruire les herbes irremediablement qualifiees d'indesirables par les agronomes cartesiens. En 2006, le CA de cette association professionnelle s'est eleve a 1,72 milliard d'euros. Une coquette somme, mais, au paradis du Roundup, le chien sauteur commence a faire grise mine : les ventes sont en baisse de 8 % par rapport a 2005, montrant peut-etre enfin une inversion de tendance. Celle-la meme qui, telle une plante pionniere, s'insinue dans les pratiques. A Versailles, Alain Baraton, jardinier en chef, a rehabilite la binette et supprime depuis cinq ans tout recours aux pesticides, soit une economie de 50.000 euros par an. A Rennes, Denis Pepin, ingenieur agronome, grand specialiste du compost et paillage au jardin, a fait accepter a la municipalite l'existence de quelques plantes indesirables entre les paves de la vieille ville, avec pour objectif : « zero phyto ». A Chalon-en-Champagne, Sebastien Renaud-Goud, a la direction du cadre de vie, est devenu un adepte du paillis de tontes, de dechets de bois ou d'ecorces de pin au pied des arbres et des massifs ayant ainsi reduit de moitie, a 25.600 litres, la consommation d'herbicides de la ville. Un bon debut, mais encore insuffisant : des milliers de litres destructeurs de vie continuent de ruisseler vers les bassins versants des agences de l'eau. Les 10 % de pesticides destines aux espaces verts, voiries et jardins prives, a l'honneur ce week-end aux Tuileries avec l'exposition « Jardins, jardin », sont responsables de 30 % de la pollution des eaux. Alors vive la binette et le paillis !

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paysan bio producteur de framboises biologiques. passionné par mon métier. mais gêné par le fait qu'il ne procure pas un revenu suffisant pour faire vivre correctement ma famille. c'est elle la priorité,donc je vais certainement changer de métier.